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XubEcol personnalisation de Xubuntu pour les écoles

12 juin, 2016 - 10:02

XubEcol est une personnalisation de la distribution GNU/Linux Xubuntu 16.04 LTS destinée aux écoles maternelles et élémentaires francophones. Elle est installée sur une classe mobile par la coopérative d'aide technologique et informatique des écoles.

XubEcol est conçue pour remplacer Windows XP, abandonné par Microsoft en avril 2014, sur le parc informatique des écoles, vieillissant, voire obsolète, car les moyens des collectivités territoriales qui les équipent sont limités. Les écoles qui ne disposent que d'ordinateurs âgés de 7 ou 8 ans, peuvent changer de système d'exploitation.

Pourquoi Xubuntu et pourquoi personnaliser ?

Xubuntu est une distribution Linux économe en ressources, fiable et sûre. Son interface classique est facile à prendre en main, proche de celle de Windows XP ou 7. Elle permet de redonner vie à des ordinateurs de moins de dix ans équipés d'au moins 1 Go de RAM.

Vous le savez : Linux n'est pas la cible des virus, donc pas besoin d'antivirus pour vérifier tout ce que l'on fait. Cela réduit considérablement les temps d'accès et la consommation de mémoire ! Des ordinateurs plus sûrs, plus rapides.

Xubuntu est entièrement paramétrable. Ce qui va vous permettre de la configurer soigneusement pour des écoles. Vous pourrez par exemple créer une session pour les élèves, avec les indispensables filtres et une session non filtrée pour les enseignants. Vous pourrez également installer un pack de logiciels spécifiques et supprimer tout ce qui ne vous sera pas utile.

Des activités pédagogiques en ligne

Pour Bruno DAVID et son équipe, l'idée de départ est assez simple et part du constat suivant :

  • beaucoup de petites écoles rurales sont maintenant équipées d'internet ;
  • de nombreuses activités intéressantes adaptées à l'usage en classe sont disponibles sur le Web.

Après avoir testé ces sites, il s'agissait d'orienter les enseignants vers ces ressources en ligne gratuites, sans installation. Le filtre du proxy de l'Académie assure la protection.

Pour qu'un enseignant ne soit pas noyé devant une multitude de possibilités, la page de démarrage élève de XubEcol ne contient que 12 liens. Il en utilise en général 2 ou 3 maxi avec ses élèves. Cette page est paramétrable.

Une ISO, trois sessions

L'ISO de XubEcol comporte trois sessions : élève, prof et directeur.

Pour les tester en Live USB, les mots de passe sont :

  • pour la session éléve : la lettre e
  • pour la session prof : ekole
  • pour la session directeur : direktion
Une documentation pour le prof

Des fiches de documentation sont proposées au format PDF.

Des outils d'administration pour le directeur

Conclusion

À la fin de cette brève présentation, vous constatez que XubEcol est simple, agréable à regarder, contient un pack minimaliste de logiciels installés accessibles par des icônes sur le bureau, et utilise principalement des activités pédagogiques en ligne.

XubEcol est un moyen pour remplacer Windows XP obsolète, sur des ordinateurs âges de 7 ou 8 ans dotés de 1 Go de RAM, pour conserver un équipement de l'école opérationnel.

Cette solution économique et rassurante pour les directeurs d'écoles, est mise en oeuvre depuis deux ans par Bruno DAVID et son équipe, dans des écoles de l'Hérault.

Si vous préférez disposer d'une logithèque pédagogique libre installée sur les PC des élèves, PrimTux pourrait vous convenir.

XubEcol pourrait être complétée par la suite de logiciels éducatifs AbulEdu, qui seront disponibles gratuitement lorsque la campagne de financement participatif aura atteint son objectif.

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Appel à contributions pour Embedded Linux Conference Europe, jusqu'au 26 juin 2016

10 juin, 2016 - 19:49

Connaissez-vous l'Embedded Linux Conference (ELC)? Il s'agit de la conférence la plus importante pour la communauté de Linux embarqué. Elle a lieu deux fois par an, aux États-Unis au printemps, et en Europe en automne. Elle attire des contributeurs parmi les plus connus dans la communauté du noyau Linux et de l'embarqué.

En 2016, l'Embedded Linux Conference Europe se tiendra à Berlin, du 11 au 13 octobre. A noter que contrairement aux dernières années, un tarif "hobbyiste" digne de ce nom (comparé au plein tarif professionnel) est à nouveau proposé à ceux qui paient leur participation par leurs propres moyens.

Si vous êtes intéressés par proposer une présentation ou une session informelle ("BOF"), sachez cependant que la date limite pour envoyer vos propositions arrive bien plus tôt cette année, le 26 juin. Aussi, si vous avez un projet à faire connaître, ou une expérience à partager, je ne saurais que vous recommander de vous y mettre sans tarder, pour ne pas manquer l’échéance du 26 juin! Les personnes dont les présentations sont acceptées ont un accès gratuit à la conférence.

Cette conférence est bien sûr très intéressante pour ceux qui souhaitent développer leurs connaissances, élargir leurs horizons et bénéficier de retours d'expérience dans le domaine de Linux embarqué.

Cependant, elle reste tout aussi intéressante pour des développeurs beaucoup plus aguerris. La preuve en est le nombre très important de mainteneurs et de développeurs de la communauté qui y participent année après année. En effet, même pour les plus expérimentés d'entre nous, la conférence aide à se tenir au courant des nouveaux développements dans les projets de la communauté, et permet aussi de rencontrer les mainteneurs des briques libres que vous utilisez. Enfin, une autre façon de tirer profit de l'événement est de partager son expérience, que vous soyez le mainteneur d'un projet ou un utilisateur des ressources de la communauté. C'est une excellente façon d'obtenir des retours de qualité sur le travail que vous présentez.

Personnellement, je reviens toujours de chacune de ces conférences riche de nouvelles rencontres, et d'une longue liste d'idées et de ressources à explorer.

En espérant vous rencontrer (et même pourquoi pas vous écouter) là-bas…

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Cozy Cloud lève 4 millions d'euros (pour faire du libre)

10 juin, 2016 - 08:42

Cozy Cloud, un cloud personnel que nous suivons et évoquons régulièrement sur LinuxFr.org. Il a fait récemment parler de lui via le recrutement de Tristan Nitot, sa version 2.0, sa quête permanente d'améliorations et sa toute nouvelle application de synchronisation de fichiers.

Aujourd'hui, ils annoncent avoir levé 4 millions d'euros auprès d'investisseurs français : la MAIF et Innovacom. Après avoir remporté avec Gandi le concours d'innovation numérique et les 500 000 € qui vont avec, gageons qu'il vont désormais passer à la vitesse supérieure.

Les partenaires et leurs motivations

Au delà des fonds d'investissements (Innovacom et Seed4Soft), Cozy Cloud compte déjà un certain nombre de partenaires « techniques » comme Gandi ou OVH, de soutien comme l'INRIA ou FING, mais aussi de « grands comptes » comme Orange, La Poste, EDF et maintenant la MAIF. Tous ces acteurs voient les GAFA collecter, ingérer et utiliser toujours plus de données personnelles, rendant captif les utilisateurs tout en monétisant leur données. Le risque de désintermédiation (aussi nommé überisation) est concret pour ces gros acteurs qui ne sont pas en mesure de rivaliser avec la puissance des GAFA.

Tristan Nitot ne dit pas autre chose :

« Avec Cozy Cloud, nous avons proposé une solution libre de Cloud personnel qui touche les geeks et utilisateurs avancés conscients de l'importance de reprendre la maîtrise des données personnelles. Avec l'investissement de MAIF et Innovacom, nous avons maintenant les moyens de nous adresser aux grands comptes qui veulent empêcher leur désintermédiation et pourront proposer des instances Cozy à leurs clients. Cela va nous permettre de toucher une audience beaucoup plus large ! »

Le thermostat connecté NEST est un cas typique : EDF n'a pas le droit d'en récupérer les données, par contre, si c'est l'utilisateur qui le fait via son cloud personnel et qu'il autorise EDF à accéder à celles-ci sur son cloud personnel, c'est l'utilisateur qui redevient l'intermédiaire et gère ses données, les accès et les croisements qu'il autorise.

Touche pas au Grisbi

En fait si ! Cozy Cloud veut notamment utiliser ses fonds pour accélérer sa démarche commerciale et amener les grands groupes à déployer leurs applications clients au sein du marketplace de Cozy ainsi qu’à diffuser Cozy auprès de leurs clients.

Et cette démarche commerciale va de pair avec un développement technique de la plate-forme Cozy afin

  • de lui permettre de briser les actuels silos de données et de faire en sorte que les utilisateurs puissent se ré-approprier encore plus de données, le fameux « SelfData » ;
  • d'être plus accessible aux utilisateurs. Que les Dupuis-Morizeau (chers à Framasoft) puissent s'en servir, qu'ils soient à la MAIF, chez EDF, etc.

Bref, l'espace client retourne chez le client.

Installer votre Cozy

Cozy est et reste du Logiciel Libre. Seul moyen de garantir le contrôle des données par l'utilisateur. Toutes les applications actuellement disponibles sur le market place de Cozy sont aussi libres. Vous pouvez le récupérer et l'installer vous-même. Si l'auto-hébergement n'est pas forcément simple et accessible pour tout le monde, il n'y a pas besoin d'être client chez MAIF Orange ou EDF pour en avoir un. Plusieurs solutions sont disponibles :

Ailleurs

Bref, la dégooglisation est en marche et ce n'est plus une douce utopie de geeks libristes. Les solutions se multiplient et il n'y a pas que Cozy. il y a aussi Yunohost, ownCloud et son fork NextCloud, les outils et services recensés par Framacloud qui traduisent la documentation et rendent la mise en œuvre plus accessible.

Des grands acteurs et fonds, pas forcément spécialisés dans le numérique, investissent dans ce type de solution qui redonnent la main à l'utilisateur. Et par forcément par simple mécénat mais parce que chacun y trouve son intérêt. Espérons que ces 4 millions ne soient qu'un début.

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PyData Paris 14 et 15 juin 2016 : Programme et réduction à l'inscription #OSIS2016

10 juin, 2016 - 08:27

Le programme de PyData 2016, organisé à Paris La Défense à l'ESILV (École Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci) par Stéfane Fermigier, est désormais publié et les inscriptions sont ouvertes depuis plusieurs jours.

Rappelons que PyData sont des cycles de conférences qui ont lieu un peu partout en Amérique du Nord et en Europe autour de l'analyse de données en Python. Cette année, PyData Paris 2016 aura lieu cette année les 14 et 15 juin au sein de l'OSIS 2016.

Le tarif pour s'inscrire dépend de votre situation. Ils vont de 60 € à 120 €, mais comme vous êtes de sympathiques lecteurs, vous aurez 20% en moins en utilisant le code L1nuxFR$. Ce qui vous ramène les tarifs entre 48 € et 96 €. Le programme est détaillé dans la suite de la dépêche.

L'an dernier, la conférence avait fait salle comble (plus de 300 participants) en réunissant la communauté des data scientists et des développeurs d'applications orientées données (big data, data analytics, machine learning, dataviz), en Python forcément.

Cette année, plusieurs cycles de conférence en parallèle sur deux jours au lieu d'un seul.

  • Le 14 juin, deux keynotes et deux cycles de conférences en parallèle qui couvriront des sujets variés portant sur :

    • Le machine learning
    • les statistiques et la génération de rapports
    • la dataviz
    • le retour d'expérience d'industriels
  • Le 15 juin, quatre salles en parallèle, plus orienté pratique avec des tutos et des ateliers de 2 heures minimum, en plus de conférences complémentaires. Une des salles est réservée pour un cycle sur Scikit-Learn

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Debian Jessie, 1 an plus tard

8 juin, 2016 - 08:05

Debian GNU/Linux 8 (Jessie) est sortie le 25 avril 2015 et plusieurs mises à jour ont ensuite été publiées. La dernière en date constituant Debian GNU/Linux 8.5 vient d'être annoncée samedi 4 juin (de nouvelles images d'installation sont disponibles).

À noter aussi la sortie de Debian GNU/Linux 7.11 Wheezy, qui sera la dernière des versions numérotées 7.x (le support longue durée se poursuit jusqu'en mai 2018 pour les architectures i386, amd64, armel et armhf ; le support normal s'est arrêté le 25 avril 2016).

En outre, une nouvelle édition du livre « Le cahier de l'administrateur Debian » vient d'être publiée par Eyrolles. Le contenu est libre et librement accessible sur le site idoine. Avec ses 538 pages, l'ouvrage pèse maintenant plus d'un kilogramme et sa nouvelle couverture, aussi énigmatique qu’hypnotisante, vous assurera l'admiration de vos collègues si vous l'exposez dans un coin de votre bureau.

Quant à ceux qui seraient à la recherche d'un DVD de Debian, ils peuvent farfouiller dans le rayon informatique de leur marchand de journaux, avec un peu de chance ils trouveront Linux Identity Set n°38 qui en contient un, accompagné de 42 pages.

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Synchronisez vos fichiers avec cozy-desktop

7 juin, 2016 - 19:26

Cozy Cloud est une plate-forme libre qui vous permet de mieux gérer votre vie numérique en vous réappropriant vos données. Grâce à elle, vous pouvez installer de nombreux services web à usage personnel sur votre propre machine à la maison ou louée chez un hébergeur.

Et maintenant, il est possible de synchroniser vos fichiers entre un ou plusieurs ordinateurs personnels et son nuage Cozy. Le client « desktop » vient de sortir en version beta pour Linux.

Utilisation de cozy-desktop

Un usage important de Cozy Cloud est de pouvoir stocker des fichiers dans son nuage, pour les utiliser depuis n'importe où. Jusqu'alors, Cozy Cloud pouvait importer des factures depuis des services tiers via l'application konnectors, et l'application Android permettait de sauvegarder les photos prises sur un mobile dans son nuage. Mais il manquait quelque chose pour rendre cet usage vraiment pratique : un client pour ordinateurs personnels.

Cozy-desktop sort en version beta pour Linux. Ce client va automatiquement synchroniser les fichiers entre un répertoire choisi sur votre ordinateur et votre instance Cozy. La synchronisation se fait dans les deux sens. Si un fichier est créé sur votre ordinateur local, il sera copié sur le Cozy et vous pourrez ensuite y accéder depuis le web, via l’application files, ou votre mobile. Si un fichier est ajouté sur votre Cozy (une facture importée par konnectors par exemple), vous pourrez le consulter sur votre ordinateur.

La majeure partie du temps, le client tournera en tâche de fond avec juste une tray icon. Il y a néanmoins une interface pour la configuration initiale (ce sont les 4 étapes ci-dessus) et certaines interactions. Le tableau de bord permet ainsi de voir les derniers fichiers synchronisés, de même que l'espace disque utilisé sur le Cozy. Il y a également des onglets Préférences, Compte et Aide, dont les intitulés me semblent suffisants pour comprendre ce dont il s'agit.

Si vous préférez un client en ligne de commande uniquement, vous pouvez installer cozy-desktop via npm, comme indiqué dans le README.

OSX et Windows

Si vous êtes sous OSX ou Windows, il va falloir patienter encore un peu mais nous ne vous avons pas oublié. Le développement a été pensé pour être multi-plateforme. Toutefois, ce n'est pas magique, il reste un peu de travail à faire pour l'adapter aux différents systèmes d'exploitation.

La version OSX devrait arriver dans les semaines qui viennent. Je suis en train de corriger des bugs dans chokidar, la bibliothèque utilisée pour détecter les changements sur le système de fichiers local. Notamment, chokidar ne remontait pas les bons événements lorsqu'un répertoire était déplacé sous OSX.

Pour Windows, ce sera plus long et ça dépendra des retours que l'on aura.

Point de vue technique

L'application cozy-desktop est développée en CoffeeScript et tourne sous node.js. L'interface est réalisée avec Electron et Elm.

Pour la synchronisation, nous utilisons une base PouchDB pour garder les méta-données sur les fichiers et répertoires. Elle est alimentée par le CouchDB de l'instance Cozy, via un changes feed et par chokidar pour les changements sur le système de fichiers local (c'est une surcouche à inotify, fsevents et équivalent pour windows).

En cas de conflit (un fichier qui serait modifié à la fois sur le système de fichier local et sur le cozy, quand cozy-desktop n'est pas connecté), cozy-desktop ne va pas écraser une des deux versions du fichier mais la renommer. Ce choix nous a paru être le plus prudent.

Pour finir

En tant que développeur de cozy-desktop, je suis content de pouvoir enfin montrer mon travail de ces derniers mois. Bien sûr, je ne saurais trop vous conseiller de faire une sauvegarde avant de commencer à utiliser cozy-desktop. C'est de toute façon une bonne habitude à prendre.

N'hésitez pas à poser des questions dans les commentaires, j'y répondrai avec plaisir.

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Nextcloud, le fork d'ownCloud

7 juin, 2016 - 11:59

Le créateur d'ownCloud, Frank Karlitschek, vient d'annoncer un fork hostile de son projet après avoir claqué la porte de l'entreprise ownCloud il y a un mois. La suite de la dépêche donne des détails sur cette annonce.

▶▶▶      

ownCloud est un logiciel permettant de créer et utiliser un service de cloud. Le logiciel peut être installé sur votre propre serveur pour bénéficier de partages et de synchronisation de fichiers, calendriers, contacts, lecteur de musique, etc. Pour ne pas avoir à installer et gérer un serveur ou pour bénéficier de services supplémentaires, une entreprise a été créée en 2011 et propose une version Enterprise.

Le 27 avril 2016, Franck Karlitschek a posté un billet sur son blog qui commence en ces termes :

Recently I had to make one of my hardest decisions so far. Because this has an impact beyond myself I want to share this here: I am leaving ownCloud, Inc. today. But, the journey of ownCloud and Frank is not over!

Puis il explique ses divergences avec sa propre entreprise sur la vision de la communauté, sur le respect des contributeurs bénévoles et sur l'avenir à long terme d'ownCloud. Il faudra ensuite attendre 5 semaines pour qu'il annonce le fork d'ownCloud sous le nom de Nextcloud et la création de la société Nextcloud GmbH pour proposer logiciels et services aux entreprises et grosses organisations.

Que propose donc Nextcloud de différent et de meilleur ?

Pour les contributeurs

  • arrêt de l'utilisation d'un contributor license agreement (CLA)
  • arrêt de la double licence
  • le trademark va être porté par une fondation indépendante
  • un développement ouvert à la communauté à la place d'un développement semi-fermé

Pour les utilisateurs

  • gestion complète des fonctionnalités calendriers et contacts
  • gestion des visioconférences grâce à Spreed.ME, WebRTC, et Spreed WebRTC
  • gestion de certaines fonctionnalités aujourd'hui disponibles uniquement dans la version entreprise d'ownCloud

Pour les clients et les partenaires

  • Gestion complète des contacts, calendrier et webmail
  • Gestion complète de la visio-conférence
  • Travail ensemble pour définir la feuille de route
  • Nextcloud GmbH est créé pour avoir une vision long terme et pas des bénéfices rapides

Pour les employés

  • Nextcloud GmbH cherche la pérennité et non pas une croissance à court terme
  • Les actionnaires seront les employés
  • Respect de la vie privée et sécurité des données interne et externe
  • Travail en équipe et création de lignes directrices pour l'entreprise et d'un code de conduite pour travailler avec la communauté.

Par ailleurs, Nextcloud GmbH s'engage à prendre en charge gratuitement tous les clients actuels owncloud pour simplifier la transition. Nextcloud est annoncé pour juillet prochain.

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OpenStack Workshop Lyon 2016 le 15 juin

6 juin, 2016 - 19:12

Une journée d'ateliers (workshops) se tiendra le mercredi 15 juin 2016 à l'ENS de Lyon.

Cet événement, organisé par l'association des utilisateurs francophones d'OpenStack (OpenStackFr) vise à offrir des sessions de travaux pratiques autour d'OpenStack et ce pour différents publics. De la découverte du projet à sa participation en tant que contributeur, il y aura en effet des sujets pour tout le monde via ces 3 parcours : «découverte», «déploiement» ainsi que «développement & contribution.»

  1. Découverte
    OpenStack 101 : Animé par Christophe Sauthier, vous pourrez découvrir OpenStack à travers une journée d’initiation.
  2. Déploiement
    • [ Matin ] Déploiement (Modèle, Sécurité): animé par Christian Perez et Arnaud Lefray
    • [ Après-midi ] Terraform/Ansible, déploiement-orchestration d’infrastructure animé par Adrien Cunin et Jean-François Taltavull
  3. Dev et Contribution
    Développement sur OpenStack et processus de contribution : animé par Sylvain Bauza

L'inscription préalable est nécessaire pour participer (coût 10€) et chacun devra amener son ordinateur portable.

Merci à chacun des sponsors sans qui cet événement ne pourrait pas avoir lieu :

  • ENS Lyon : S’appuyant sur la tradition française d’excellence des Écoles normales supérieures, l’ENS de Lyon forme les cadres de l’enseignement supérieur et de la recherche en France et dans le monde.
  • Objectif Libre : Spécialistes du devops, Objectif Libre est à l’origine du module de facturation OpenStack CloudKitty.
  • Osones : Les experts Osones vous accompagnent dans vos projets Cloud avec ses consultants certifiés AWS et OpenStack.
  • OVH : 3ème hébergeur mondial, OVH vous offre une vaste gamme de services IT pour les entreprises et les technophiles. OVH Public Cloud est propulsé par OpenStack.
  • PaaSage : PaaSage est un consortium financé par l’Union Européenne autour des problématiques de déploiement dans le Cloud.
  • Red Hat : Leader des solutions Open Source, Red Hat est régulièrement dans le top 3 des contributeurs au projet OpenStack.
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Revue de presse de l'April pour la semaine 22 de l'année 2016

6 juin, 2016 - 19:05

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Numerama] En 2020, toutes les publications scientifiques européennes publiques seront libres d'accès

Par Omar Belkaab, le samedi 4 juin 2016. Extrait:

Le Conseil Compétitivité de l'Union européenne a annoncé qu'à partir de 2020, les résultats de toutes les recherches scientifiques financées en partie ou en totalité par des fonds publics seraient disponibles en libre accès.

Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/sciences/173928-2020-toutes-publications-scientifiques-europeennes-seront-libres-dacces.html

[lepopulaire.fr] Pascal Desfarges: «Je compare l’émergence des tiers-lieux à celle des monastères au XIIe siècle»

Par Julien Rapegno, le vendredi 3 juin 2016. Extrait:

Je compare l’émergence des tiers-lieux à celle des monastères au XIIe siècle. Le tissu des monastères a irrigué le territoire en amenant le savoir. Aujourd’hui se tissent des réseaux de lieux de savoir, à l’échelle mondiale, porteurs de nouveaux modèles sociaux, économiques, politiques. De nouveaux médias. Et la France est particulièrement bien placée car on a, depuis la fin des années 1990, un réseau d’espaces publics numériques qui muent en tiers-lieux.

Lien vers l'article original: http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/creuse/2016/06/03/pascal-desfarges-je-compare-lemergence-des-tiers-lieux-a-celle-des-monasteres-au-xiie-siecle_11939823.html

[Les Echos] Panorama des dispositions du projet de loi pour une République numérique

Par Dla Piper, le vendredi 3 juin 2016. Extrait:

A l'heure de l'innovation technologique et de l'utilisation du numérique tant dans le cadre personnel que professionnel, il semble que la loi de 1978 ne puisse plus faire face à la réalité des situations induites par les nouvelles technologies. Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés

Lien vers l'article original: http://business.lesechos.fr/directions-juridiques/partenaire/partenaire-656-panorama-des-dispositions-du-projet-de-loi-pour-une-republique-numerique-211033.php

[ActuaLitté.com] France: pour le livre, l'absence d'interopérabilité “est insupportable”

Par Nicolas Gary, le mardi 31 mai 2016. Extrait:

En mai 2015, Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne, présentait la stratégie numérique de l’Europe pour le marché unique numérique. Parmi les grands piliers qui sous-tendaient les propositions, la volonté ferme de «définir les priorités en matière de normes et d’interopérabilité». L’ensemble s’articulait autour d’une facilitation d’accès aux biens et services numériques pour les consommateurs et les entreprises, à travers les États. La France a décidé de porter le combat plus loin.

Lien vers l'article original: https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/france-pour-le-livre-l-absence-d-interoperabilite-est-insupportable/65225

[ouest-france.fr] Nantes: une école du logiciel libre ouvrira à la rentrée

Par la rédaction, le mardi 31 mai 2016. Extrait:

Elle a été lancée ce mardi matin dans les locaux du start-up palace. Une école du logiciel libre et des solutions open source ouvrira à la rentrée à Nantes.

Lien vers l'article original: http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-une-ecole-du-logiciel-libre-ouvrira-la-rentree-4265057

[L'OBS] L’open source, pierre angulaire de la démocratie

Par Thomas Watanabe-Vermorel, le lundi 30 mai 2016. Extrait:

Rue89 pointait récemment du doigt l’opacité du système informatique qui distribue les affectations post-bac. Au-delà du caractère arbitraire de la décision qui conditionne l’avenir de toute une génération, l’affaire illustre la problématique de la sûreté dans le monde numérique.

Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2016/05/30/lopen-source-pierre-angulaire-democratie-264184

Et aussi:

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Sortie du noyau Linux 4.6

6 juin, 2016 - 18:58

La sortie de la version stable 4.6 du noyau Linux a été annoncé le dimanche 15 mai 2016 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d'habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence CC BY-SA).

Sommaire En bref

Le noyau Linux 4.6 est dans l’ensemble une grosse version, qui comporte beaucoup plus de commits que d’habitude. Cette version apporte le nouveau système de fichiers distribué OrangeFS, la gestion de l’USB 3.1, des améliorations de l’efficacité du tueur de processus qui débordent sur la mémoire ainsi que la gestion des clés de protection de la mémoire pour les processeurs Intel, la connexion multiplexeur ainsi que le chiffrement 802.1AE de l’adresse MAC.

De plus, le noyau gère le protocole B.A.T.M.A.N. (Better Approach To Mobile Adhoc Networking) V, le vérificateur en ligne d’inode pour le système de fichier OCFS2, dma-buf, la gestion des CGroup Namespaces et la gestion de la couche pNFS SCSI.

Annonces des RC par Linus Torvalds RC1

La version RC1 est sortie le samedi 26 mars 2016 :

Donc, je ferme la fenêtre d’intégration un jour en avance, d’une part parce que j’ai des voyages à venir, mais d’autre part parce que ce fut une des plus grosses fenêtres d’intégration depuis un moment et si quelqu’un planifiait de glisser une modification à la dernière minute, je ne veux vraiment pas en entendre parler.

De manière globale, en dépit de la durée de la fenêtre d’intégration, ce fut principalement sans douleur. Il y a eu assez peu de conflits et la branche ARM, qui en compte traditionnellement le plus, fut l’une des plus faciles. Bon travail.

Bien sûr, pour compenser ça, nous avons eu quelques problèmes inhabituels de système de fichiers, avec les demandes d’intégration de f2fs et Ceph nécessitant un rappel à l’ordre pour avoir désorganisé leurs branches, dans les deux cas pour essayer de les rendre plus simples pour l’intégration, mais dans les deux cas, je souhaite vraiment, vraiment, que les gens ne se préoccupent que de leur propre code et non qu’ils fassent des changements pour s’adapter à ce qui se passe en dehors de leur branche.

Mais il s’agissait principalement de problèmes de maintenance de git et non du code en lui-même… Et tant qu’on parle de la partie système de fichiers, il est à noter que nous avons aussi un nouveau système de fichiers cette fois-ci : orangefs. En fait, il était en attente depuis longtemps, la première demande d’intégration datant de fin août, mais il a été longtemps mis en attente à cause du travail d’Al qui a, je pense, rendu tout le monde plus heureux. La demande d’intégration en elle-même est arrivée assez tard dans la fenêtre d’intégration, mais je suis content qu’elle soit enfin intégrée — les développeurs d’orangefs ont été très réactifs aux problèmes qui ont été soumis.

Mais comme d’habitude, la majeure partie des changements — de loin — est juste l’ensemble des diverses mises à jour de pilotes. Donc, malgré le travail sur le système de fichiers, les pilotes représentent environ ⅔ des changements. Il y en a partout : pilotes staging, réseau, drm, rdma, usb, media, sound — ce que vous voulez.

En dehors des pilotes, le plus gros des changements est comme d’habitude les mises à jour d’architecture : la branche ARM étant une grosse partie, mais il y a d’autres mises à jour arm (et arm64), combinées avec x86, powerpc, s390, xtensa, et quelques m68k.

Le reste est la partie générale du réseau, mises à jour des systèmes de fichiers (en plus des trucs déjà mentionnés sur orangefs, f2fs et ceph, il y a aussi des mises à jour sur xfs, btrfs, ocfs2, ext4 et la partie générique vfs). Et le travail sur la base du noyau, ainsi que des mises à jour de documentation et d’outillage.

Donc pas mal de travail partout. Le journal abrégé étant beaucoup trop gros à poster, j’ajoute simplement mon habituel « journal de fusion » qui montre de qui j’ai récupéré les modifications, avec une très courte description. Comme d’habitude, l’intégralité des crédits se trouve dans l’arbre git.

Espérons qu’une fenêtre d’intégration raisonnablement indolore se transforme en une période d’accalmie encore plus indolore, bien que ce soit une assez grosse sortie.
S’il vous plaît ?
Linus

RC2

La version RC2 est sortie le dimanche 3 avril 2016 :

Vous connaissez tous le refrain maintenant — une autre semaine, une autre RC. Je dirais que les choses ont l’air normales sur ce point : ce n’est pas une grosse RC2, mais cela a été vrai récemment (les RC3 ont tendance à être un peu plus grosses — probablement juste parce que ça prend du temps pour que les gens se rendent compte des problèmes).

Les statistiques du patch ont l’air plutôt normales aussi : environ la moitié sont des pilotes, environ le quart sont des corrections d’architecture, et le reste est principalement du réseau et des mises à jour de documentation, mais il y a aussi quelques corrections au cœur du noyau, de la gestion de la mémoire, des systèmes de fichiers.

Le journal abrégé est joint et donne une bonne image des types de changements que nous avons.

Allez-y et testez, rien n’a l’air particulièrement effrayant ici.
Linus

RC3

La version RC3 est sortie le dimanche 10 avril 2016 :

Le fait que la RC3 est plus grosse que la RC2 devient une tendance (mon explication est qu’il se passe un temps avant que les gens trouvent des problèmes, en plus de la pause qu’ils prennent après la fenêtre d’intégration) donc ce point n’est pas surprenant.

Ce qui est surprenant, toutefois, est que la moitié du gros des patches de la RC3 concerne du code de système de fichiers. Je me souviens pas d’une situation similaire, et cela m’a surpris – J’ai du aller en chercher la raison. Il s’avère que bien que nous ayons effectivement des changements sur plusieurs systèmes (btrfs, ext4, orangefs, f2fs) la grosse raison était simplement le remplacement de la macro PAGE_CACHE_SIZE par PAGE_SIZE partout. Et le code faisait grand usage de ce nommage reliquaire.

De toute façon, une fois cette petite bizarrerie expliquée, les statistiques ont l’air assez normales, le reste étant essentiellement des pilotes. Le plus gros patch est la résurrection du pilote staging olpc_dcon, qui n’était pas si obsolète que ça, après tout. On a raté un truc là, puisque cette résurrection a raté Pâques d’une semaine. On fera mieux dans le domaine des dates rigolotes la prochaine fois, promis.

Il y a également l’habituel saupoudrage de correctifs d’architectures, mais c’est assez léger.

Dans l’ensemble, je trouve qu’on est bon. Il est assez tôt dans les RC, mais tout semble nickel. Allez-y, testez.

Linus

RC4

La version RC4 est sortie le dimanche 17 avril 2016 :

Ce fut une semaine assez calme, et la RC4 n’est pas si grosse que ça. Il n’y a rien de particulièrement effrayant.

Des changements dans tout l’arbre, les pilotes (40 %) et des correctifs d’architecture (30 %) représentant le gros de la chose. Le reste est saupoudré autour, et c’est tout petit. En fait, les correctifs « VM » représentent plus de 5 % du patch, mais c’est uniquement parce qu’on s’est débarrassé du hack conversion-time, d’où quelques conventions d’appel différentes pour get_user_pages().

Donc rien de particulièrement intéressant. C’est ainsi que j’aime les RC, espérons que ça reste ainsi.

Le journal abrégé est joint à l’attention de ceux qui ont du mal à trouver le sommeil.

Linus

RC5

La version RC5 est sortie le dimanche 24 avril 2016 :

Les choses continuent à être normalement calmes : la RC5 est plus grosse que la RC4, mais la RC4 était vraiment petite.

Et alors que nous sommes revenus cette fois à un nombre normal de changements pendant la fenêtre de sortie, les types de bugs trouvés restent très ordinaires : il n'y a absolument rien d'effrayant ici. Si on continue sur cette voie, ce pourrait être une de ces rares sorties qui n'ont pas besoin de six RC. Au moins c'est ce qu'il semble maintenant, même si pour être honnête je suspecte que même si les choses continuent de se calmer ainsi, je ferai une RC7 normale simplement parce qu’il n’y pas d'urgence, ni de raison de ne pas le faire.

Un comportement qui est très clair, c'est que les demandes d'intégration sont envoyées en fin de semaine. Plus de la moitié de toutes les intégrations ont été faites vendredi et particulièrement samedi. Je ne me plains pas, je pense que c'est juste un signe qu'il n'y avait rien de particulièrement urgent cette semaine, et donc les gens envoient leurs demandes d'intégration en fin de semaine de travail et/ou savent juste que la RC arrive.

De toute façon le gros des changements vient des pilotes comme d'habitude (à environ 60 % – les pilotes Ethernet ressortent des statistiques de diff, mais c'est plutôt disséminé), avec le réseau et l'outillage pour la majeure partie du reste. Il y a quelques autres petits changements, et vous pouvez avoir un aperçu des détails en survolant le journal abrégé en annexe.

Allez-y et testez. Ça a l'air robuste.

Linus

RC6

La version RC6 est sortie le dimanche 1e mai 2016 :

Les choses continuent d'être plutôt calmes, même si je suis presque sûr de faire une RC7 dans cette série.

Il n'y a rien de particulièrement effrayant ici — il y a un correctif pour le problème récurrent des interfaces infiniband, mais comme cela concerne du matériel spécifique, ça ne risque pas de toucher beaucoup de gens, et le contournement du bug était assez simple. La majeure partie du reste est juste le bruit de fond normal. Les pilotes (son, graphique, ethernet principalement), les architectures (arm, s390, x86), le réseau en prenant la plus grande part.

Le journal abrégé est joint pour votre édification.

Linus

RC7

La version RC7 est sortie le dimanche 8 mai 2016 :

Donc voici la RC7, parce que quand les choses étaient vraiment calmes ici pour quelque temps, cela n'a jamais été si calme pour que je décide que ça ne vaille pas le coup de faire la traditionnelle dernière RC. Mais c'est ainsi, à moins que quelque chose de surprenant n'arrive.

Il n'y a rien de particulièrement étrange ici, et le journal abrégé joint est suffisamment petit pour le survoler et pour avoir un aperçu des détails. C'est principalement des petites corrections de pilotes et d'encore plus petites mises à jour d'architecture. Ajoutez du réseau, quelques correctifs du cœur du système de fichiers et du noyau, et c'est à peu près tout.

Rien de particulièrement effrayant, et plus de gens la testent, plus nous pouvons être confiants que la 4.6 finale est très bien. Donc s'il-vous-plait prenez un moment pour l'essayer,

Linus

Version finale

La version finale est sortie le dimanche 15 mai 2016 :

C’est une bonne chose de ne pas avoir clos le cycle des RC trop rapidement, puisque la semaine dernière s'est terminée avec un peu plus de correctifs que prévu, mais rien ne semble bizarre ou anormal. Donc, la version 4.6 est sortie comme prévu et ça signifie évidemment que je vais ouvrir la fenêtre de fusion des intégrations pour la 4.7 dès demain.

Depuis la RC7, il y a eu un peu de bruit un peu partout, les corrections de pilote en étant la plus grande partie, mais il y a du bruit plus léger un peu partout (outils de perf, réseau, systèmes de fichiers, documentation, quelques petits correctifs d'architecture…).

Le journal abrégé joint vous donnera un aperçu de ce qui s'est passé durant la semaine écoulée. Le noyau 4.6 était dans l'ensemble assez gros — plus de commits que j'en ai eu depuis un moment. Mais tout a semblé plutôt calme malgré tout.

Linus

Les nouveautés Architecture Ordonnanceur

L'introduction des files simples permet une autre gestion des processus et diminue la mémoire tout en augmentant les performances.

Pour les systèmes NUMA (multi socket), une meilleure répartition des processus permet d'avoir plus de bande passante mémoire et donc de meilleures performances.

L'option NOHZ qui permet d'économiser l'énergie en ne générant pas d'interruption quand le cpu est à vide est aussi plus performante.

EFI

Diverses améliorations de l'EFI ont été faites, particulièrement en isolant le contexte de l'EFI du reste du noyau, cela permet une meilleure sécurité. Le noyau peut désormais fonctionner avec un firmware UEFI et les interruptions.

Même si des améliorations sont à noter dans la partie x86, les architectures ARM 64 bits ne sont pas en reste.

USB 3.1

Gestion du protocole SuperSpeed Plus (SSP) pour l’USB 3.1 qui offre des vitesses de transfert pouvant aller jusqu’à 10 Gbit/s.

Générique

Plus de code assembleur a été porté en C, ce qui permet un code générique et réutilisable sur d'autres plateformes. Et cela permet aussi au compilateur de faire des optimisations spécifiques au processeur utilisé.

Objtool a évolué pour trouver plus facilement les bugs dans le code assembleur du noyau.

Gestion d'énergie AHCI

L'AHCI est une norme des contrôleurs SATA, une meilleure gestion de l'énergie surtout via la mise en suspension permet de gagner en énergie.

FBC & PSR pour les cartes graphiques Intel

La compression de buffer FBC est maintenant activée par défaut, cela permet de transférer moins d'informations.

Panel Self Refresh (PSR) est aussi activé, cela permet de réduire la consommation en ne renouvelant pas l’image affichée si celle-ci ne bouge pas. Le gain peut aller de 29 % à 85 %.

CPUFreq et PState

Source sur la lkml

Tout d'abord, la manière dont se déclenchent les mises à jour de la fréquence CPU est maintenant différente. Au lieu d'avoir à mettre en place et gérer une horloge programmée pour chaque CPU du système, pour évaluer et éventuellement modifier périodiquement sa fréquence, les régulateurs de cpufreq demandent l'aide de l'ordonnanceur régulièrement (essentiellement lors des mises à jour d'utilisation). Les « anciens » régulateurs OnDemand et conservative, font toujours tout leur travail dans le contexte du processus (bien que cela soit déclenché par l'ordonnanceur maintenant), mais intel_pstate fait tout lors du rappel invoqué par l'ordonnanceur sans avoir besoin de tout traitement asynchrone supplémentaire.

Bien sûr, ça élimine les surcharges liées à la gestion de tous ces timers, mais ça permet aussi de simplifier un peu le code du régulateur de cpufreq. En outre, le code commun et les structures de données utilisés par les régulateurs OnDemand et conservative sont nettoyés et rendus plus simples et certains problèmes assez ennuyeux et qui perduraient sont traités. En particulier, la gestion des attributs du régulateur sysfs est modifiée et le verrouillage associé est plus finement granularisé ce qui permet à certains problèmes d'accès simultanés d'être évités (notamment les blocages avec le code du cœur de cpufreq).

En principe, le nouveau mécanisme de déclenchement des changements de fréquence permet de passer des informations d'utilisation de l'ordonnanceur à cpufreq. Bien que le code actuel ne fasse pas usage de celui-ci, il y a en travaux un nouveau régulateur de cpufreq qui prendra des décisions fondées sur les données d'utilisation de l'ordonnanceur. Cela devrait permettre à l'ordonnanceur et cpufreq de travailler ensemble plus étroitement à long terme.

ARM SoC gérés

Des dizaines de nouveaux SoC sont gérés :

Axis Artpec-6 SoC (artpec6), TI keystone-k2g, Mediatek MT7623 (mt7623), Allwinner A83T SoC (a83t), NXP i.MX6QP SoC (imx6qp), ST Microelectronics stm32f469, Annapurna Labs Alpine (alpine-v2), Marvell Armada 3700 SoCs (armada-37xx), Marvell Armada 7000/8000 SoCs (armada-7xxx/8xxx), Amlogic S905 (meson-gxbb), Qualcomm Snapdragon 820 (msm8996), Socionext UniPhier (uniphier-ph1), ARM Juno Development Platform (juno-r2), Allwinner A64 SoC, et Broadcom Vulcan (vulcan).

Et beaucoup d'améliorations du côté de la prise en charge de ARM 64 bits.

Développement Pilotes graphique libres Direct Rendering Manager

La principale nouveauté pour les utilisateurs de cette version du code commun des pilotes graphiques DRM est la possibilité de sélectionner à chaud le GPU sur lequel exécuter une application pour les Macbook Pro pre-Retina. La gestion des Macbook Pro Retina est en cours de développement et arrivera dans le futur.

Une autre nouveauté importante est l'ajout d'une interface permettant de tester la conformité des pilotes DisplayPort. Toujours lié aux moniteurs, la gestion d'un nouveau panneau d'affichage (ARM HDLCD) fait son apparition.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la demande d'intégration faite par Dave Airlie.

AMD (pilotes radeon et amdgpu)

Le changement inclut des améliorations sur le coprocesseur audio, optimisation des ioctl liés aux compute shaders, optimisation de l’ordonnanceur, optimisation du GPUVM, gestion préliminaire du GPU reset, une nouvelle interface PowerPlay (gestion d'énergie), correction de la virtualisation.

Pour les possesseurs de GPU AMD un peu anciens, aucune nouveauté du côté du pilote Radeon.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la demande d'intégration d'AMD.

Intel (pilote i915)

La nouveauté principale pour le pilote Intel est la prise en charge du rafraîchissement automatique du panneau d'affichage ainsi que de la compression du framebuffer dans la majorité des plateformes. Cela aurait pris plus d'un an à deux ingénieurs mais cela permet désormais d'économiser beaucoup d'énergie lorsque l'utilisateur utilise faiblement la machine comme c'est le cas lors du visionnage de pages Internet. Toujours concernant l'efficacité énergétique, les processeurs Skylake se rapprochent d'une gestion dynamique de l'horloge à destination des CRTC.

Du côté de la gestion atomique du mode graphique, le travail continue avec la conversion du code de détection des moniteurs et de celui des watermarks des tampons des CRTC.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter l'article de blog de Daniel Vetter, mainteneur du pilote i915.

Nouveau

Très bonne nouvelle pour le pilote Nouveau, NVIDIA a enfin rendu public à la fois les firmwares nécessaires à la prise en charge de la 3D pour la 2e génération de GPU Maxwell (sortie le 1er juin 2015) ! Ces firmwares étant signés par NVIDIA, il était impossible pour les développeurs de Nouveau de produire leurs propres firmwares comme ils le faisaient pour les générations précédentes.

Il aura donc fallu plus de six mois pour qu'NVIDIA rende ce code public ce qui a ralenti les efforts de développement sur les processeurs Maxwell. Cependant, quelques jours à peine après la gestion expérimentale dans le noyau, la gestion des nouveaux GPU est apparue dans mesa et est disponible dans mesa 11.2. Cependant, cette gestion n'est pas au niveau des processeurs Kepler qui gèrent OpenGL 4.3 et OpenGLES 3.1. Maxwell est quant à lui limité à OpenGL 3.3 à cause de l'absence de gestion des shaders de tesselation et Image Load/Store. Cette gestion est cependant en cours de développement ce qui devrait permettre à tous les GPU qui le gèrent d'exposer OpenGL 4.5 et OpenGLES 3.2 avant la fin de l'année !

Pour finir, les possesseurs de GPU milieu et haut de gamme peuvent désormais suivre la consommation énergétique de leur GPU, chose qui n'est pas possible avec les pilotes officiels d'NVIDIA.

Raspberry Pi (pilote vc4)

De nombreuses améliorations de la couche 3D du Raspberry Pi ont été faites, tant du côté DRM (noyau) que VC4 Gallium3D (espace utilisateur).

Grâce à l’amélioration du pipelining et du rendu, certains tests gagnent jusqu’à 20-30 % même si dans les jeux cela est moins spectaculaire. Cela est fait via l’utilisation de threads qui permettent de limiter les passages à vide.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la demande d'intégration.

Autres

Le pilote Exynos (Samsung) reçoit dans cette version la gestion des systèmes sur puce (SoC) 5420/5422. Plus d'information ici.

Le pilote msm (Qualcomm) gère dorénavant l'adreno 430 ainsi que l'HDMI pour les snapdragon 820.

Réseau Pilotes

Divers ajouts et améliorations sur les puces Realtek.

Coupe-feu

Ajout de nouveau type BFP, le BFP est par exemple utilisé dans le coupe-feu pour l'optimiser.

Autre

Traitement par thread des entrées TCP et UDP, un multiplexeur pour les flux TCP, gestion du 802.1AE MACSEC, divers travaux de décharge de la couche réseau (par exemple du checksum en local).

Sécurité MPK-PKeys

Les Memory Protection Keys sont des mécanismes de protection de la mémoire. Ils associent une page mémoire à une clef, et lors d'un accès à cette page mémoire, la clef est vérifiée afin de s'assurer que seul le programme autorisé y accède. Ce mécanisme sera ajouté lors d'une prochaine version des microprocesseurs Intel.

32 bits

Pour la sécurité des programmes 32 bits, la distribution aléatoire de l'espace d'adressage est activée, cela permet de se défendre d'un attaquant qui essayerait d'injecter des données à une adresse déterminée à l'avance.

Systèmes de fichiers Ext4

Il y a beaucoup de corrections, d'optimisations lors du changement de position dans un fichier, une meilleure mise a l'échelle des attributs xattr et diverses corrections de bogues.

F2FS

Il y a des changements pour la partie chiffrement, des améliorations des AIO (Asynchronous I/O), des optimisations du changement de position dans un fichier.

XFS

Les nouveautés sont une meilleure gestion des erreurs pour les échecs d'entrées/sorties directes (O_DIRECT), une nouvelle interface pour les quotas, des corrections de bug, une réduction des informations dupliquées entre XFS et VFS (couche de FS d'abstraction du noyau), nettoyage des drapeaux du tampon.

OrangeFS

OrangeFS est désormais pris en charge par le noyau Linux. Il est principalement utilisé dans les grappes de serveurs présentes dans les universités, centres de recherches et dans les entreprises.

C'est, au même titre que CeFS ou GlusterFS, un système de fichier décentralisé, réparti. Il a été en partie élaboré lors d'études de la NASA pour les schémas d'IO parallèles.

Il gère la répartition entre plusieurs serveurs, les accès simultanés de plusieurs clients, et garde les données et méta-données via les systèmes de fichiers locaux.

Virtualisation CGroup Namespaces

Ce petit code de seulement 600 lignes était en gestation depuis deux ans, il est utilisé pour faire le lien entre les Cgroups (pour gérer un bloc de processus) et l'espace de nommage (isolation et vue unique d'un groupe de processus). Ce patch permet de virtualiser les Cgroups pour ne pas exposer d’informations globales et critiques dans un espace de nommage et permet d'améliorer la virtualisation de LXC, Docker et VServer.

Virtio

L'interface Virtio bénéficie de plusieurs améliorations : entre autres, virtio_net. Ce patch permet à l'utilisateur d'obtenir et modifier la vitesse et le duplex du dispositif réseau via ethtool. Avoir cette fonctionnalité est très utile pour simuler des environnements différents et c'est parfois nécessaire quand les paramètres appropriés en vitesse et duplex sont requis.

Autres

Diverses améliorations pour Xen et KVM

Intégration dans les distributions

Le noyau Linux 4.6 :

Le bilan en chiffres

Cette version du noyau 4.6 a donné lieu à participation de 1 661 développeurs, ce qui est un nouveau record, en battant le nombre des 1 625 contributeurs de la version 4.3. Parmi eux, 283 de ces développeurs ont fait leur premier commit au noyau au cours de ce cycle de développement.

Les développeurs les plus actifs en nombre de modifications sont Arnd Bergmann (204), Chaehyun Lim (197) et Oleg Drokin (165). En nombre de lignes de code, Faisal Latif (28327), Dennis Dalessandro (16034) et Mike Marshall (15434) ont été les plus productifs.
Arnd Bergmann, développeur de longue date du noyau est en tête de liste principalement pour son travail en cours pour l'élimination des avertissements de compilation sur ARM.
Faisal Latif est le premier contributeur en nombre de lignes pour l'ajout du pilote InfiniBand i40iw.

Parmi les entreprises les plus contributrices à ce noyau, c'est incontestablement Intel qui l'emporte loin devant RedHat, Linaro et IBM. À noter, un nouveau venu parmi ces noms connus et habitués dans ce classement : Omnibond Systems, la société derrière OrangeFS.

Plus de chiffres sur ces contributions sur LWN.net

Appel à volontaires

Cette dépêche est rédigée par plusieurs contributeurs dont voici la répartition :

Mainteneur Contributeur(s) La phase de test Aucun goernil Arch BRULE Herman (alpha_one_x86) Développeurs Pilotes graphiques libres Martin Peres Réseau Aucun BRULE Herman Systèmes de fichiers Aucun BRULE Herman (alpha_one_x86) Sécurité Virtualisation Xavier Claude Édition générale Aucun Moul, eggman, Yassin Philip, jcr83

Un peu de vocabulaire :

  • le mainteneur d’une section de la dépêche est responsable de l’organisation et du contenu de sa partie, il s’engage également à l’être dans le temps jusqu’à ce qu’il accepte de se faire remplacer ;
  • un contributeur est une personne qui a participé à la rédaction d’une partie d’une section de la dépêche, sans aucune forme d’engagement pour le futur.

Malgré cette équipe importante, beaucoup de modifications n’ont pas pu être expliquées par manque de temps et de volontaires.

Nous sommes particulièrement à la recherche de mainteneurs pour les sections Systèmes de fichiers et Réseau, les précédents n'ayant pas donné de signes de vie pendant la rédaction des dernières dépêches.

Si vous aimez ces dépêches et suivez tout ou partie de l’évolution technique du noyau, veuillez contribuer dans votre domaine d’expertise. C’est un travail important et très gratifiant qui permet aussi de s’améliorer. Il n’est pas nécessaire d’écrire du texte pour aider, simplement lister les commits intéressants dans une section aide déjà les rédacteurs à ne pas passer à côté des nouveautés. Essayons d’augmenter la couverture sur les modifications du noyau !

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Les journaux LinuxFr.org les mieux notés du mois de mai 2016

6 juin, 2016 - 14:06

LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l'équipe de modération avant publication. C'est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori des modérateurs. Ceux-ci s'appellent des journaux. Voici un florilège d'une dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs… qui notent. Lumière sur ceux du mois de mai passé.

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