Syndiquer le contenu
Mis à jour : il y a 6 heures 50 min

Superpowers sort en libre/opensource

28 janvier, 2016 - 21:46

Dépêche réalisée d'après l'article de Korben et modifiée avec son accord, sous licence CC BY-SA

Si vous vous sentez l'âme d'un créateur de jeux vidéo, voici Superpowers, un outil libre et open source, développé par des Français, qui va vous permettre de concevoir vos jeux 2D et 3D en HTML5 !

Superpowers est déjà connu des lecteurs de LinuxFr.org puisqu'un article lui a été consacré lors du lancement de sa campagne de financement participatif. Le logiciel est désormais open source depuis le 7 Janvier 2016, nous y reviendrons plus loin.

Présentation du logiciel

Superpowers fonctionne grâce à un serveur web que vous lancez en local sous OS X, Linux ou Windows. Vous n'avez donc pas besoin d'avoir une connexion à Internet pour travailler sur votre jeu. Toutefois, si vous êtes connecté, vous pouvez aussi travailler à plusieurs sur le même jeu. Il suffit simplement de donner l'adresse du serveur (IP de votre ordinateur + mot de passe) pour que tout le monde s'y connecte et puisse contribuer au jeu grâce à l'éditeur TypeScript intégré.

Démo vidéo

Voici une démo (accélérée) de ce qu'il est possible de faire avec Superpowers : [FR] Introduction à Superpowers (v0.3) — l'outil de création de jeux vidéo HTML5

HTML5, JS et CSS

Superpowers utilise les technologies HTML5, JS et CSS et permet d'exporter vos jeux sur toutes les plateformes (Windows, OS X, iOS, Linux, Android) et si votre truc, ce n'est pas le graphisme, sachez qu'il est possible de télécharger gratuitement des packs de sprites, de décors, des effets spéciaux et des musiques sur des thématiques aussi variées que l'espace, la fantasy, la préhistoire, etc.

Exemples de jeux

Pour les jeux, si vous voulez voir ce qu'il est possible de faire, voici quelques exemples de jeux réalisés avec Superpowers. Et si vous trouvez ça cool, mais que vous êtes un peu perdu, une communauté prête à vous aider existe et un peu de code avec des jeux tout faits se trouve ici.

Bref un must pour tous ceux qui veulent se lancer dans la création de jeux vidéos !

Plus de détails sur le projet Un projet opensource

Superpowers est publié sous licence ISC compatible avec la licence publique générale GNU, pour fonctionner il utilise de nombreux projets libres comme : Three.js, Socket.IO, TypeScript, Electron, Node.js ainsi que bien d'autres projets Open Source.

Superpowers met à disposition des packs de ressources graphiques et sonores, ceux-ci sont publiés sous licence CC0 (proche du domaine public) et disponible sur la page de téléchargement de Superpowers.

Et pour vous aider dans vos développements, les sources des différents jeux réalisés par Sparklin Labs lors de game jam sont disponibles afin que vous puissiez les étudier et les comprendre. Leur code est consultable publiquement mais il n'est pas sous licence libre.

Des fonctionnalités extensibles à l'aide de modules


Sont inclus les modules permettant d'importer vos personnages et objets animées ou vos modèles 3D, de créer des jeux multi-joueurs en ligne et bien plus avec Socket.IO, de mettre en place une physique 2D ou 3D avec Cannon.js ou P2.js. Vous pouvez aussi créer des interpolations d'animations avec tween.js, construire des modèles 3D cubique, importer des sons ou éditer les niveaux de votre jeu.

Construisez ou installez d'autres modules

Non seulement vous pouvez construire vos propres modules mais Superpowers est réalisé de telle manière qu'il n'est pas dépendant d'un moteur ou d'une technologie particulière. Vous pouvez l'adapter à d'autres moteurs et éditeurs (il y a par exemple un projet de Superpowers pour LÖVE et phaser.js)

Profiter de la puissance de l'éditeur TypeScript intégré

TypeScript est un langage qui combine habilement la simplicité du web et la robustesse d'un système de types. Profiter des rapports d'erreurs instantanés, de l'autocomplétion, de la coloration syntaxique et du navigateur d'API pour scripter plus vite.

Soutenir Sparklin Labs sur Patreon

Sparklin Labs travaille avec tout son amour sur Superpowers depuis fin 2014.
Soutenez-les financièrement via Patreon. Merci pour eux! :)

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Recette de cuisine : serveur de messagerie collaborative, inter‐opérant et sans extensions

28 janvier, 2016 - 20:51

Liberasys rend public ses recettes de cuisine pour créer un serveur de courriels collaboratif. Postfix, PostfixAdmin, Dovecot, Horde, Apache, PHP, MySQL, ClamAV, rmilter, rspamd. SPF, DKIM, DMARC. Synchronisation des clients sans utilisation de greffons. Inter-opérant, quasi-universel et conforme à l'état de l'art.

Voir le lien pour le contenu et les liens vers les recettes. C'est le résultat de 3 semaines de travail à temps complet. Faire son propre serveur de courriel, avec les fonctionnalités modernes est de plus en plus complexe.

Sommaire Introduction Pourquoi ?

Je voulais pour ma société et pour moi‐même un système de courriel qui se rapproche le plus des fonctionnalités que l’on trouve dans les systèmes des grands éditeurs. Et je voulais installer le tout sur un serveur que je maîtrise.

Quand ?

Sur l’année 2015, j'ai fait une étude préliminaire des différentes solutions. Entre août et octobre, j’ai travaillé à intégrer les différentes briques et à documenter. Cela représente trois semaines de travail à temps plein.

Comment ?

Les spécifications étaient :

  • utiliser un maximum de logiciels libres ;
  • utiliser des composants logiciels connus, fiables et maintenus par une société ou une communauté ;
  • gérer les boîtes de courriels virtuels (les utilisateurs n’ont pas de compte sur le système) ;
  • gérer les synchronisations avec les clients lourds et les terminaux mobiles, notamment courriel, agenda et carnet d’adresses ;
  • pouvoir partager des informations entre utilisateurs (exemples : agenda entre un directeur et une assistante de direction, ou partager l’agenda de ma chérie et le mien pour savoir qui va chercher notre enfant à l’école au jour le jour) ;
  • être conforme à l’état de l’art en termes de sécurité et en terme de gestion de réputation d’émetteur de courriels.
Qui ?

Gautier Husson, Liberasys.

Architecture générale

Je me suis rendu compte que l’architecture générale dépendait fortement du « cœur de synchronisation ». Aujourd’hui (de mon point de vue), c’est à ce niveau que se situe la valeur ajoutée d’un système de courriel. C’est ce que tout le monde veut de nos jours : avoir des outils efficaces, simples à prendre en main et permettant de collaborer facilement. Le « cœur de synchronisation » n’est pas toujours une seule brique logicielle, il peut être lié et implémenter l’ensemble des fonctionnalités du système de courriel. Il fallait alors choisir ce « cœur de synchronisation ».

J’ai fureté longtemps. Je connaissais de nom et je me suis renseigné sur : Zimbra, OBM, BlueMind, OpenXchange, Kolab. Je n’étais pas satisfait, car soit le logiciel était codé avec des bases difficiles à maintenir pour moi (ex : programme en Java), soit la licence n’était pas de type logiciel libre, soit le logiciel nécessitait un client spécifique ou des extensions propriétaires sur les clients lourds. Puis j’ai redécouvert Horde.

Horde est un projet qui existe depuis longtemps. Il a connu une baisse de régime dans les années 2008-2012, quelque chose comme ça. En conséquence, il est « tombé dans l’oubli ». Mais, depuis quelques années, la société éditrice a mis les bouchées doubles pour rattraper son retard. Beaucoup d’administrateurs système se souviennent de l’interface très moche et très « vieille école » de Horde. Mais cette dernière a été entièrement revue. Personnellement, je la trouve un peu triste en termes de charte graphique (gris), mais on peut personnaliser tout ça ! Globalement, l’interface utilisateur n’est pas aussi aboutie que d’autres serveurs de courriel. Mais, « ça fait le boulot » et tout le monde n’utilise pas cette interface.

Ce qui m’a vraiment plu avec Horde :

  • code en PHP ;
  • sur leur site on peut voir des informations précises sur les spécifications de synchronisation ;
  • hautement intégrable et paramétrable ;
  • bonne communauté libre ;
  • logiciel libre avec une société éditrice qui fait payer du conseil à l’heure (au cas où l’on a un besoin d’expertise) ;
  • pendant le travail sur le projet, les collaborateurs de Horde ont fait un financement par les masses (crowdfunding), dont le but est d’implémenter la dernière version du protocole ActiveSync. Je n’ai pas retrouvé les éléments, mais ils demandaient quelque chose comme 3 000 US$, ils y sont arrivés en moins de deux semaines. Cela m’a vraiment fait plaisir de voir ça !

Je suis donc parti sur Horde comme « cœur de synchronisation ». Les tâches confiées à Horde dans mon architecture sont les suivantes :

  • webmail (je ne sais pas comment on peut dire en bon français) ;
  • client web pour l’agenda, les contacts, les tâches, les partages de fichiers (je n’intègre pas cette dernière fonctionnalité) ;
  • client web pour les filtres de courriels (SIEVE) ;
  • client web pour la gestion des droits (je partage mes données avec qui et comment) ;
  • synchronisation des courriels, agendas et carnets d’adresses avec CardDAV, CalDAV et ActiveSync, compatible Android, iOS et Outlook.

Il me manquait encore certaines tâches :

  • serveur de courriel (SMTP) ;
  • serveur de boîtes de courriels (IMAP) ;
  • antivirus, anti‐pourriels ;
  • gestion de la réputation (SPF, DKIM, DMARC).

Les choix effectués ont alors été les suivants :

  • SMTP : j’ai travaillé un peu avec Sendmail et EXIM et beaucoup avec Postfix, j’ai donc choisi ce dernier sans me poser de question (je ne vais pas m’étaler sur ce qui m’a poussé à choisir Postfix dans les architectures que j’ai mises en place précédemment) ;
  • IMAP : j’ai travaillé un peu avec Cyrus et beaucoup avec Dovecot, je suis donc resté sur ce dernier. À noter (suite à discussion que j’ai eue avec M. Maudet de Linagora) : Dovecot a été repris par une société et fait des modules payants, on sort donc du cadre purement logiciel libre, d’où le fait que Linagora ait préféré intégrer Cyrus ;
  • antivirus : le premier qui me soit passé sous le coude dans les recettes de cuisine que j’ai trouvées sur Internet : Clamav (en passant, je me suis laissé entendre dire que la qualité de détection de la base antivirus avait bien baissé ces dernières années, en conséquence il faudrait voir à intégrer une meilleure brique logicielle au besoin) ;
  • antispam : j’ai travaillé un petit peu avec SpamAssassin et dspam, j’ai découvert et décortiqué rspamd, ça m’a plu (code, fonctionnalités à venir, paquet Debian…), alors je l’ai intégré : l’avantage est qu’il ne fait pas que de l’analyse bayésienne, mais l’inconvénient est que la base statistique est unique pour tous les comptes de courriel (mais cela va changer dans les prochaines versions) ;
  • pour lier Postfix à Clamav et rspamd, j’ai utilisé le multiplexeur de canal « milter » rmilter, qui, coup de bol, s’occupe également des signatures DKIM.
Les petites choses en plus

Quitte à refaire une architecture complète, j’ai intégré des petits bonus. Tout d’abord, les répertoires virtuels dans Dovecot : cela permet d’avoir les messages importants dans un dossier et les nouveaux messages dans un autre. J’ai essayé de faire un dossier qui présente tous les courriels (entrants et sortants, c’est très pratique pour suivre les échanges), mais ça faisait boucler Icedove. Je n’ai pas investigué ce problème, j’ai donc désactivé ce dossier virtuel.

Ensuite, la liaison Dovecot — Horde via le protocole SIEVE. Elle permet l’édition facile des filtres pour les utilisateurs et permet l’activation d’un message d’absence.

Continuons avec le dossier des pourriels : Dovecot est lié à rspamd : quand un pourriel arrive, il va dans un dossier particulier et est marqué comme lu. Si le courriel en question est déplacé dans un autre dossier, rspamd change sa base statistique pour du ham (non spam).

Enfin, pour la gestion de la réputation, j’ai créé un script qui facilite le travail de l’administrateur système : il crée les clefs asymétriques, donne les paramètres à configurer dans le cadre de cette infrastructure pour implémenter SPF, DKIM et DMARC pour vos noms de domaine (configuration pour rmilter et le serveur DNS).

Conclusion

Voilà un système complet de messagerie moderne basé sur des logiciels libres ou à code source ouvert. Cela intègre pas mal de briques logicielles interdépendantes. L’ensemble fonctionne depuis quelques mois pour ma société et mon cadre familial, et j’en suis très satisfait.

Je voulais libérer les recettes de cuisine, car j’ai moi‐même été inspiré de plusieurs recettes par le passé, pour le cadre professionnel ou personnel. Et, aujourd’hui, c’est compliqué de trouver une recette qui fonctionne « clef en main », à jour et intégrant toutes les briques nécessaires et la gestion de la réputation.

Autant vous le dire tout de suite : non, je ne vais pas faire de support gratuitement ici sur cette solution, désolé. :-( Mais, je suis sûr que d’autres administrateurs système vous aideront en cas de pépin.

Profitez bien et dégooglisez Internet !

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Sortie de la version 0.4 de Drone

28 janvier, 2016 - 10:26

Drone est une solution d’intégration continue basée sur des conteneurs écrite en Go. Chaque exécution se passe à l’intérieur d’un conteneur Docker éphémère, ce qui permet de donner aux développeurs un contrôle complet sur l’environnement tout en l’isolant.

Cette nouvelle version apporte la fonctionnalité la plus demandée, une matrice de construction et s’intègre directement sur les plates‐formes d’hébergement GitHub, Bitbucket, GitLab et Gogs.

Matrice de construction

La matrice de construction permet de tester le projet sur plusieurs configurations différentes, par exemple des versions différentes du langage, mais aussi bien des bases de données différentes, voire des images (distributions) différentes.

Greffons

Le système de greffons de Drone est assez unique en ce qu’il est basé sur des conteneurs Docker. Chaque étape de la construction est exécutée par un conteneur différent, chacun ayant un accès partagé aux volumes de construction. Les conteneurs sont téléchargés et mis à jour automatiquement. L’intérêt de ce système est que les greffons ne sont pas liés à un langage particulier et donc il est possible d’en écrire dans son langage préféré.

Orchestration

Les machines de construction peuvent être maintenant attachées via la ligne de commande. Cela permet de grandir ou diminuer le nombre de machines à la volée en fonction du volume.

Nouveau format

Le format de configuration en YAML a été revu afin d’être plus proche du format de composition de Docker. Celui‐ci permet plus de flexibilité quant à la configuration des options de construction.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Sortie de Creme CRM en version 1.6

27 janvier, 2016 - 00:50

Ce 15 Janvier est sortie la version 1.6 du logiciel de gestion de la relation client CremeCRM, 10 mois après la version 1.5.

Même si les principales améliorations de cette version se trouvent sous le capot, des fonctionnalités intéressantes font aussi leur apparition. Les nouveautés sont détaillées dans la suite de la dépêche.

Sommaire Description du logiciel

CremeCRM est un logiciel de Gestion de la Relation Client, généralement appelé CRM (pour Customer Relationship Management). Il dispose évidement des fonctionnalités basiques d'un tel logiciel :

  • un annuaire, dans lequel on enregistre contacts et sociétés : il peut s'agir de clients bien sûr, mais aussi de partenaires, prospect, fournisseurs, adhérents…
  • un calendrier pour gérer ses rendez-vous, appels téléphoniques, conférences… chaque utilisateur peut avoir plusieurs calendriers, publics ou privés ;
  • les opportunités d'affaires, gérant tout l'historique des ventes ;
  • les actions commerciales, avec leurs objectifs à remplir ;
  • les documents (fichiers) et les classeurs.

CremeCRM dispose en outre de nombreux modules optionnels le rendant très polyvalent : campagnes de courriels, devis/factures/bons de commande/avoirs, tickets, génération des rapports/graphiques…

L'objectif de Creme est de fournir un CRM libre pouvant convenir à la plupart des besoins, simples ou complexes. À cet effet, il propose quelques concepts puissants qui se combinent entre eux (entités, relations, filtres, vues, propriétés, blocs), et il est très configurable (bien des problèmes pouvant se résoudre par l'interface de configuration). De plus, afin de satisfaire les besoins les plus particuliers, son code est conçu pour être facilement étendu.

Principales nouveautés de la version 1.6 Passage à Django 1.8

Creme est une application Web écrite en Python avec le cadriciel (framework) Django. Creme 1.4 & 1.5 utilisaient Django 1.4, qui était la précédente version supportée à long terme (LTS) de Django ; mais son support est arrivé à sa fin, et c'est désormais la version 1.8 qui est la nouvelle version LTS. Et c'est donc le passage à Django 1.8 qui constitue le gros des changements de Creme 1.6. Les améliorations mineures dont nous avons bénéficiées sont nombreuses : meilleure gestion des transactions, de l'initialisation des modules, possibilité d'avoir un modèle utilisateur personnalisé…

Mais le plus gros changement vient du système de migration (de la base de données) intégré ; en effet nous devions utiliser auparavant une app externe bien connue (à savoir South) pour faire les migrations. En raison de pas mal de spécificités du code, ce changement n'a pas été sans problème (et a permis par exemple de résoudre un bug dans Django). Nous avons été amenés à modifier, entre autres, les mécanismes permettant de personnaliser les modèles existants. La mauvaise nouvelle c'est que les gens qui modifient le code de Creme devront sûrement revoir leur code (documentation). La bonne nouvelle c'est que maintenant la façon de faire permet d'aller plus loin et d'éviter pas mal d'écueils.

Pour les personnes se contentant de déployer un Creme "standard" (vanilla, ahah!), ces changements devraient être quasi-invisibles bien évidement.

Le masquage de champs

Il y a maintenant la possibilité de cacher certains champs dans les modèles. Les champs ainsi cachés n'apparaissent plus dans l'interface, et tout se passe comme s'ils n'existaient pas. Donc si certains champs sont inutiles dans votre façon de travailler, n'hésitez pas à les cacher et ainsi alléger l'interface ; car s'il était déjà possible de créer ses blocs personnalisés ou ses vues de liste (et donc de ne pas afficher les champs indésirables dans ses blocs/listes), le masquage de champs va plus loin, et les champs disparaissent aussi des formulaires par exemple.

Notez que tous les champs ne sont pas masquables car certains sont nécessaires ; mais par exemple dans les sociétés, mis à part les champs "Utilisateur propriétaire" et "Nom", tous les champs peuvent être cachés.

Configuration des champs du modèle 'contact' :


Configuration des blocs par rôle

La plupart des types de fiche (contact, société, facture…) disposent d'une vue détaillée qui affiche diverses informations sur ces fiches ; ces informations sont organisées par blocs ("Les relations", "Les propriétés", "Les alertes"…). Chaque type de fiche peut recevoir une configuration spécifique pour ses blocs (quels blocs sont présents, quelles sont leur position), ce qui permet évidement de ne mettre que les informations qui vous intéressent.

Dans Creme, les permissions sont gérées par des rôles. Chaque utilisateur a un rôle, qui définit par exemple quelles types de fiches sont visibles ou modifiables, si on peut modifier toutes les fiches ou uniquement celles qui nous appartiennent. On pourra par exemple définir des rôles comme "Commercial" et "Directeur commercial".

On peut dorénavant configurer les blocs par rôle, c'est-à-dire que pour le même type de fiche, on peut associer des configurations différentes à des rôles différents. Par conséquent les utilisateurs associés pourront avoir des vues détaillées plus adaptées à leur travail.

Quelques fonctionnalités en vrac
  • la configuration de la recherche globale peut se faire par rôle ; la configuration par utilisateur a disparu ;
  • on peut fusionner deux dossiers de documents ;
  • on peut créer les participants à une activité directement dans le formulaire de création d'une activité ;
  • un segment de marché peut être supprimé et remplacé par un autre ;
  • refonte des tâches de projet : ce ne sont plus des activités en elles-mêmes, mais à la place on les relie à des sous-activités ;
  • un ticket ouvert plus de 7 jours est affiché en rouge dans la liste des tickets.
La future version 1.7

La version 1.7 disposera notamment d'un système de jobs, pour mieux gérer les tâches longues et les tâches en arrière plan.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Movim 0.9 - Tchouri

26 janvier, 2016 - 14:15

Après un an et trois mois d’attente, voici enfin la nouvelle version de Movim. Avant de rentrer dans le vif du sujet, quelques rappels concernant le projet.

L’architecture de Movim est unique en son genre, c’est à la fois un client XMPP pouvant gérer plusieurs sessions simultanées mais également une application web déployable sur un serveur et accessible au sein des navigateurs et sur les mobiles.

Même s’il est défini en tant que réseau social, il faut plutôt le voir comme un nouvel outil, mêlant fonctionnalités sociales et de messagerie instantanée, le tout reposant sur le standard de messagerie XMPP.

À vrai dire Movim n’est pas vraiment un réseau en lui-même (par rapport à Facebook, Diaspora ou WhatsApp). L’un des buts du projet est, au contraire, de démontrer qu’il est parfaitement possible d’utiliser un protocole unique de communication créant par lui-même un réseau de communication, tout en laissant le choix aux utilisateurs et administrateurs d’utiliser les outils (clients ou serveurs) qu’ils souhaitent pour accéder à celui-ci.

Même si le numéro de version n’est pas majeur, la 0.9 du projet est un véritable bond en avant, tant sur les plans architecturaux, fonctionnels que visuels. Le cœur du projet a atteint sa maturité et permet désormais aux contributeurs de développer et compléter rapidement les fonctionnalités manquantes.

Sommaire

Une nouvelle identité visuelle

Cette version a été l’occasion d’entièrement remettre à plat l’interface du projet qui souffrait d’un effet patchwork particulièrement désagréable à l’utilisation. La nouvelle interface repose sur les codes graphiques Material Design développés par Google. Nous avons travaillé sur trois points clefs pour cette nouvelle mouture : la simplicité d’utilisation, l’intégration et la légèreté.

C’est un défi que nous nous sommes lancé : comment intégrer toutes ces fonctionnalités dans une interface à la fois agréable, unifiée et adaptable à tous les écrans ? Nous avons tout d’abord choisi d’utiliser un agencement en trois colonnes et cela sur (presque) toutes les pages du projet, puis, en s’inspirant du Material Design d’ordonner les informations de la façon la plus logique possible tout en garantissant l’accès rapide aux fonctionnalités. Il y a encore de nombreuses améliorations possibles mais nous sommes plutôt satisfaits du résultat.

L’application est donc maintenant divisée en quatre pages :

  • Actualité, qui regroupe l’ensemble des publications faites sur les flux où vous êtes abonnés ou des contacts que vous avez dans votre liste. Des onglets permettent de facilement filtrer ces publications. C’est également sur cette page que vous allez pouvoir publier un message sur votre flux, les éditer ou les supprimer et également commenter les articles ;
  • Contacts, où vous allez pouvoir retrouver votre liste de contacts, d’en inviter de nouveaux et explorer les profils ;
  • Groupes, qui vous permet de vous abonner, de créer et de publier sur des flux publics avec l’ensemble des autres utilisateurs ayant un compte XMPP ;
  • Discussions, où vous retrouvez vos discussions, un à un, et vos salons.

Un travail important a été apporté à la légèreté de cette interface pour garantir de bonnes performances en toutes occasions. La quasi-totalité de celle-ci repose sur du HTML5 simple et du CSS3, très peu de bibliothèques JavaScript sont utilisées et une très grande partie des traitements de données est réalisée côté serveur. Cela est particulièrement plaisant sur mobile où l’application affiche de très bonnes performances.

Un petit démon au cœur de la machine

Un autre grand changement apporté au sein de cette mouture concerne la façon dont sont traitées les informations dans Movim. Les versions précédentes utilisaient BOSH et parallélisaient les requêtes envoyées au serveur XMPP. La 0.9 apporte un démon qui se connecte directement aux serveurs XMPP via un socket XMPP standard (avec une couche de chiffrement TLS). Plus besoin de BOSH !

Ce démon possède également une architecture particulière, chaque session utilisateur fonctionne dans un sous-processus indépendant évitant ainsi de crasher toute la plate-forme si l’une des sessions possède des difficultés ou rencontre une erreur.

Lié à ça, le parseur XML interne au projet a été réécrit et fonctionne désormais en mode flux (les balises sont parsées au fur et à mesure qu’elles arrivent dans le socket évitant ainsi d’attendre la réception d’un bloc entier avant de le parser). Ce petit changement a permis de fortement améliorer les performances. La connexion sur un compte comptant 400 contacts ne prend que quelques secondes (s’approchant des performances de clients natifs comme Pidgin ou Gajim).

Le seul défaut apporté par cette architecture est la consommation mémoire particulièrement importante (entre 10 et 30 Mo par utilisateur) du démon. Un gros travail a été effectué pour corriger les fuites mémoires, réduire et stabiliser cette consommation, qui pouvait monter à plusieurs centaines de Mo pendant les phases de développement ! Un travail substantiel sera effectué dans les prochaines versions pour minimiser encore plus cette empreinte (un objectif de moins de 10 Mo par session est fixé). Les premiers tests effectués avec PHP 7 montrent des signes très encourageants en ce sens.

Le plein de fonctionnalités !

Au-delà de ces deux grosses avancées c’est un ensemble de nouvelles fonctionnalités qui ont été intégrées au sein du projet. Passons en revue les plus notables.

Nouvelle interface de publication

Le formulaire de publication d’articles a été entièrement retravaillé et intègre plusieurs nouvelles fonctionnalités. La possibilité de téléverser une image ou fichier en pièce jointe, via la XEP-0363: HTTP File Upload, si votre serveur XMPP le prend en charge. La création automatique de « cartes » si vous partagez un lien (comme sur cet article par exemple) ou encore l’ajout de tags à votre publication.

Vous pouvez également désormais éditer vos publications.

Coté serveur Movim génère maintenant des billets respectant la norme Atom.

Votre blog sur Movim

Tous les articles que vous avez publiés peuvent être rendus publics et accessibles en dehors du réseau XMPP en un simple clic ! Movim génère alors un flux public que vous allez pouvoir partager avec n’importe qui et cela pour les articles publiés sur votre profil ou ceux publiés dans les Groupes.

Dans la configuration vous pouvez également préciser une feuille de style CSS supplémentaire pour personnaliser l’affichage de votre blog (comme sur ce blog). Un flux Atom est également généré pour tous ceux qui souhaiteraient ajouter votre flux à leur agrégateur. Voici le flux public du Groupe officiel du projet Movim.

Sachez également que la rédaction des articles se fait au format Markdown, vous permettant ainsi d'utiliser une mise en page avancée et d’y inclure des liens et images.

Nouvelle liste de contact

La liste de contact a été réécrite et fonctionne désormais sur Angular, merci à Christine Ho pour ce super travail ! Toutefois des ralentissements peuvent être ressentis pour ceux qui possèdent une liste assez conséquente (plusieurs centaines de contacts), l’amélioration de ces performances fait également partie des points qui seront traités dans les prochaines versions.

Nouvelle interface de chat

Les chats ont maintenant une page dédiée (miaou !) et plein de petites fonctionnalités ont été ajoutées comme le support des emojis, une première implémentation de XEP-0313: Message Archive Management (qui sera améliorée dans la prochaine version) ou la possibilité d’envoyer des pièces jointes directement depuis l’interface (si votre serveur XMPP le prend en charge). Vous pouvez également changer le sujet et configurer vos salons de discussions en quelques clics.

Ajout du support des commandes Ad-Hoc

Le support des commandes Ad-Hoc (XEP-0050: Ad-Hoc Commands) est plus particulièrement destiné aux administrateurs qui souhaiteraient effectuer quelques manipulations sur leur serveur XMPP directement depuis Movim. Vous pouvez les retrouver dans l’onglet action de la page configuration.

Gestion de votre compte XMPP

Toujours sur la page Configuration, vous pouvez désormais gérer vos souscriptions aux passerelles offertes par votre serveur XMPP. Vous pouvez également changer votre mot de passe ou supprimer définitivement votre compte.

Partagez des pages web sur Movim

Afin que vous puissiez partager en un clic toutes les pages que vous souhaitez sur Movim, un bouton Partager universel est disponible sur la page d’accueil de votre Pod préféré une fois que vous vous êtes identifiés. Ce bouton prend la forme d’un bookmarklet que vous pouvez glisser dans votre navigateur. Chaque fois que vous souhaitez partager une page, cliquez dessus, Movim se charge du reste ! Il ne vous reste plus qu’à mettre un petit commentaire, un titre et à publier !

Mais également…

Le panneau d’administration du projet a également été revu et simplifié pour faciliter la vie des administrateurs. Le processus de génération et de parsage XML a été revu afin de minimiser les possibilités d’injection de code malveillant.

Autour du projet

Movim 0.9 ce n’est pas que des nouveautés sur le code et son architecture mais également plein de petits à-cotés !

Arrivée des premières applications mobiles et bureau

Movim est disponible en tant qu’application Android et Firefox OS ! Vous pouvez le télécharger sur le Play Store ou F-Droid (Android 5.0 minimum) ou sur le Firefox OS Marketplace.

Un travail est également en cours pour l'empaqueter à l’aide du projet Electron et ainsi le porter sur le bureau. Un premier paquet pour Debian et Ubuntu est prévu dans les prochaines semaines, si vous souhaitez donner un coup de main et aider à empaqueter pour votre système d’exploitation n’hésitez pas à jeter un œil au projet GitHub !

Paquet YunoHost

Grâce au merveilleux travail de Src386 un paquet YunoHost est également disponible pour le projet. Merci à lui !

Nouveau site web et déménagement sur GitHub

Afin d’améliorer l’accès au projet nous avons décidé de bouger celui-ci sur la forge GitHub où nous avons désormais notre propre organisation, le Wiki officiel a également été déplacé sur cette plate-forme et est accessible à cette adresse.

Finalement le site officiel a été retravaillé afin de mieux présenter le projet, n’hésitez pas à y faire un petit tour pour avoir un bon aperçu de l’état actuel du projet.

Et ce n’est pas fini…

Voici donc un petit aperçu de ce qui vous attend dans la version 0.9 du projet. Nous ne souhaitons pas nous reposer sur nos lauriers pour autant et plein de bonnes choses sont en préparation pour les prochaines versions.

Le cycle des versions va être considérablement réduit. À ce niveau Tchouri est plutôt une exception, le travail apporté ayant été particulièrement conséquent il explique pleinement les longs mois qui ont précédé sa sortie. Les prochaines moutures du projet vont être plus légères en fonctionnalités et se concentrer sur un thème en particulier.

Pour vous donner un petit aperçu, la prochaine version, qui sera très certainement une 0.9.1 se concentrera sur la partie chat du projet avec l’intégration de plein de petites fonctionnalités et l’amélioration de l’expérience utilisateur au sein de celles-ci.

Le but de Movim n’est pas uniquement de proposer un nouveau client de messagerie sociale. La motivation principale du projet est d’avoir une réflexion sur la façon donc il est utilisé quotidiennement. Pour ce faire nous réfléchissons continuellement à comment traiter au mieux au sein de Movim des thèmes comme l’expérience utilisateur, l’utilisation des standards (et cela à tous les niveaux), du respect des informations personnelles et de l’intégration de la plate-forme au sein de l’environnement des utilisateurs et du réseau XMPP.

L’idée derrière Movim c’est aussi de vous laisser le choix. De vous laisser choisir où vous déposez vos informations mais aussi du client (et du serveur) que vous utilisez pour y accéder.

Nous ne souhaitons pas enfermer les utilisateurs de Movim dans notre réseau mais au contraire montrer combien l’utilisation d’un standard de communication (même s’il possède des défauts nous en sommes conscients et nous y travaillons également) est primordial. Pour accéder au réseau derrière Movim (XMPP) pas d’API, mais de simple bibliothèques déjà disponibles dans tous les langages.

Merci encore pour le soutien grandissant pour le projet et à toutes les personnes qui y participent :) Pour nous aider n’hésitez pas à venir traduire le projet à remonter un bug sur le dépôt GitHub ou à venir discuter avec nous. Nous acceptons aussi les dons via Flattr ou PayPal pour nous aider à couvrir nos frais (infrastructure, déplacements, promotion…), vous trouverez les liens sur le site officiel du projet.

That’s all folks!

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Revue de presse de l'April pour la semaine 3 de l'année 2016

26 janvier, 2016 - 14:14

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[LeDevoir.com] Les petits de l’économie collaborative s’organisent

Par Jeanne Corriveau, le vendredi 22 janvier 2016. Extrait:

Devant les «prédateurs» Uber et Airbnb, un «think tank» s’installe à Montréal pour multiplier l’influence de 150 organismes à l’échelle du Québec

Lien vers l'article original: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/460966/les-petits-de-l-economie-collaborative-s-organisent

Et aussi:

[Next INpact] Les députés refusent la priorité du logiciel libre dans les administrations

Par Xavier Berne, le jeudi 21 janvier 2016. Extrait:

Suivant l’avis du gouvernement, les députés ont refusé hier d’obliger les administrations à recourir «prioritairement» aux logiciels libres et aux formats ouverts. Une proposition qui avait pourtant été très largement soutenue lors de la consultation citoyenne relative au projet de loi numérique.

Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/98171-les-deputes-refusent-priorite-logiciel-libre-dans-administrations.htm

Et aussi:

Voir aussi:

[Silicon.fr] La facture salée de Munich pour quitter Windows

Par Jacques Cheminat, le jeudi 21 janvier 2016. Extrait:

Connue pour son engagement Open Source, Munich va migrer les derniers PC sous Windows XP et 2000. Avec une facture de plus de 11 000 euros par salarié.

Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/linux-munich-une-facture-salee-pour-quitter-windows-xp-et-2000-136564.html

Et aussi:

[ZDNet France] Github: les utilisateurs déçus du manque de support

Par la rédaction, le mardi 19 janvier 2016. Extrait:

La plateforme de partage de code open source Github ne fait pas que des heureux. Dans une pétition signée par plusieurs centaines d’utilisateurs, les contributeurs de différents projets détaillent leurs griefs à l’égard de la plateforme, jugée trop peu transparente.

Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/github-les-utilisateurs-decus-du-manque-de-support-39831396.htm

[ActuaLitté.com] Le guide de l'Open Access pour Les Nuls, et au bénéfice du grand public

Par Marie Lebert, le mardi 19 janvier 2016. Extrait:

Le mouvement promouvant l’accès ouvert (open access en anglais) à la recherche a été lancé avec une belle idée, celle de mettre les résultats de la recherche à la disposition de tous dans des archives ouvertes et des revues ouvertes. Ce mouvement conquiert maintenant le monde pour le plus grand bénéfice des auteurs, des chercheurs, des étudiants, des bibliothèques, des éditeurs, des universités et des centres de recherche. Et, tout aussi important peut-être, pour le bénéfice du grand public, quelle que soit sa formation et quel que soit son parcours professionnel.

Lien vers l'article original: https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/le-guide-de-l-open-access-pour-les-nuls-et-au-benefice-du-grand-public/63062

[L'OBS] Le Parti pirate a dix ans, et plus beaucoup de dents

Par Nicolas Falempin, le lundi 18 janvier 2016. Extrait:

Le Parti pirate a fêté ses dix ans. Notre blogueur Nicolas Falempin en a été le secrétaire national. Nous lui avons demandé de raconter son expérience et dix ans de l’histoire d’un parti qui, malgré quelques réussites, n’est pas parvenu à faire de la politique autrement.

Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/18/parti-pirate-a-dix-ans-plus-beaucoup-dents-262874

[l'Humanité.fr] Microsoft, César et les grammairiens

Par Véronique Bonnet, le vendredi 15 janvier 2016. Extrait:

La consultation de l’automne dernier sur le projet de loi numérique, via une plate-forme en ligne qui revendiquait une exemplarité citoyenne, s’était présentée comme ouverte à d’éventuels amendements. L’association informée et réactive qu’est l’April (april.org), par exemple, avait honoré cette invitation et en avait éclairé les enjeux.

Lien vers l'article original: http://www.humanite.fr/microsoft-cesar-et-les-grammairiens-595705

Et aussi:

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

HandyLinux 2.3-Ian rajoute une couche pour l'hiver

25 janvier, 2016 - 08:49

Qui dit nouvelle version de Debian, dit nouvelle version de HandyLinux ! Celle-ci, bien qu'elle soit une version mineure, comporte énormément de nouveautés, pour votre plus grand plaisir ! Elle porte le nom « Ian », en hommage à Ian Murdock, créateur de la distribution Debian, sans qui HandyLinux n'existerait pas. Qu'il repose en paix.

La publication de cette version de mise à jour est aussi le moment qu'ont choisi arpinux et dyp pour transmettre le flambeau à une nouvelle équipe, pour le développement et le forum. C'est donc un nouveau départ, plus de deux ans après le début de l'aventure.

Sommaire


Archive originale du dessin de Péhä.

Passer à HandyLinux 2.3

Si HandyLinux est déjà installée sur votre ordinateur, sachez que vous n'avez rien de particulier à faire, mis à part mettre à jour votre système. Pour ce faire, vous pouvez suivre la démarche donnée dans la documentation en ligne ainsi que les différentes étapes données sur le forum.

Si vous n'avez pas cette chance, il est toujours possible de combler votre retard en téléchargeant une image 32 bits ou 64 bits HandyLinux, sur de nouveaux serveurs.

Liste des nouveaux outils et améliorations

Depuis la dernière version, de très nombreux changements sont à noter. Vous pouvez en retrouver la liste complète sur Framagit et ci-dessous les modifications les plus notables apportées à HandyLinux.

Logiciels Handy
  • Le Handymenu est totalement réécrit avec la bibliothèque GTK+ 3 et passe ainsi en version 4. Autre nouveauté, il peut lister vos documents récents ;
  • Le HandySoft est intégré. Il s'agit d'une logithèque simplifiée qui remplace le trop compliqué « Packages » issu de Gnome. Le gestionnaire de paquets Synaptic reste dans les applications par défaut car étant l'interface fournie avec apt… On ne peut pas s'en passer ;
  • Amélioration du thème GTK HandyLinuxClear/Dark (merci arpinux).
  • Mise en place d'un logiciel d'assistance, qui permet au débutant de régler ses petits soucis plus facilement, et de demander de l'aide plus efficacement ;

  • Intégration par défaut du handy-upgrade-manager : la mise à jour des dépôts, la notification de la mise à jour et leur installation sont prises en charge par des outils spécifiques HandyLinux qui nous délient des dépendances Gnome encore un peu plus ;

  • Disponibilité de liveUSBcreator, un outil permettant de créer des clés USB « live » comme son nom l'indique en toute tranquillité ;
  • Intégration des thèmes et images dans le paquet handylinuxlook (GTK, LightDM, pixmaps, fonds d'écran) (merci arpinux).
Généralités
  • Mise à jour de la base : Debian 8.3 (merci Debian—merci Ian) ;
  • Mise à jour de Iceweasel - v43 - et des addons ;
  • Mise à jour de Icedove - v38.5 ;
  • Mise à jour de la liste des stations radio pour radiotray (merci arpinux) ;
  • Ajout de aptitude pour être conforme à la documentation Debian (merci dyp) ;
  • Ajout d'un dépôt testing (non activé par défaut, merci arpinux) ;
  • La documentation est agrémentée et améliorée. (merci arpinux) ;
  • Ajout de l'aide intégrée LibreOffice (merci chalu) ;
  • Passage des installeurs Skype/Teamviewer en paquet : plus de soucis lors des mises à jour des versions Debian de ces vilains logiciels privateurs… Youhou !
Accessibilité
  • Disponibilité du décorateur de fenêtre xfwm4 en version 4.12 (rétroportage pour les connaisseurs). Cette version apporte des nouveautés non-négligeables au niveau de l'accessibilité. En effet, une loupe active est intégrée, permettant ainsi de zoomer et travailler en même temps ;
  • Francisation de la demande de mot de passe pour 'sudo' en cas d'installation française bien sûr (merci Mélanie et coyotus) ;
  • Passage à LightDM pour la gestion de la connexion compatible avec la lecture d'écran (merci arpinux) et avec une petite surprise en plus (merci Péhä);

  • Ajout de l'outil de configuration simplifiée de LightDM ldmconf (par thuban) ;

  • Ajout du paquet gnome-accessibility-themes par défaut (merci arpinux) ;
  • Activation de l'installation avec synthèse vocale (merci arpinux) ;
  • Amélioration de la lisibilité du terminal avec le thème Solarized (merci wlourf).
Outils divers
  • Retour du greffon DateTime dans le panel (merci Caribou, guantas et dyp) ;
  • Ajout de memtest86+ dans le live (merci ideefixe) ;
  • Ajout de gdebi et lintian pour la vérification et l'installation de paquets externes (merci arpinux) ;
  • Ajout du support d'impression directe d'images depuis Thunar (merci coyotus) ;
  • Retour de pciutils (merci dyp & coyotus).
Choc de simplification
  • Fusion des sources 32 bits et 64 bits : c'est un truc que les utilisateurs ne voient pas, mais la fusion des sources permet de créer les deux versions d'HandyLinux depuis le même dossier, ce qui simplifie grandement le travail et évite tout oubli quant aux modifications apportées ;
  • Suppression de loupy, remplacé par le zoom de bureau ;
  • Suppression de l'addon Youtube HTML5 (obsolète).
Héritage

Le dessin de notre bien aimé Péhä en introduction n'est pas anodin. En effet, la sortie de cette version marque aussi un nouveau départ pour HandyLinux.

L'équipe a été dernièrement entièrement réorganisée. Si le détail de ces changements vous intéresse, vous pouvez trouver toutes les informations sur le blog HandyLinux. Une attention toute particulière a été donnée par arpinux à la transmission des connaissances sur la construction de HandyLinux. La philosophie de HandyLinux est aujourd'hui appliquée à tous les niveaux.

Vous pouvez ainsi retrouver toutes les informations nécessaires pour construire votre propre HandyLinux (ou une dérivée) grâce à la nouvelle documentation rédigée par arpinux. Véritable cœur du système, les paquets ne sont pas en reste avec une documentation complète sur leur maintenance.

Ainsi, nous invitons maintenant les technophiles et les curieux à compiler, modifier, torturer les sources de HandyLinux afin de vous faire la main sur la création de dérivées Debian. Faites vous plaisir, c'est l'essentiel.

Merci arpi, merci dyp…

Conclusion et projets

Comme vous le voyez, une attention toute particulière a été apportée à l'accessibilité ainsi qu'à la création de petits outils facilitant l'utilisation de l'informatique pour les débutants. Mais l'équipe ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. En effet, plusieurs projets sont en cours :

  • la création d'un thème d'icônes facilitant le repérage et la lecture ;
  • la rédaction d'un plan d'apprentissage de l'outil informatique ;
  • et bien d'autres choses…

N'hésitez pas à tester la distribution et à venir nous en parler sur le forum.

Avant de se quitter, je laisse la parole à Péhä qui a composé ce petit message en même temps qu'il a réalisé le dessin de l'annonce. Énorme merci à toi Péhä.

Well, this is a little bit special.
People always represent superheroes with a cape, lazer eyes and strong muscles, ready to help ladies in danger.
This time the superheroe has only a computer and an idea, creates a collective GNU/Linux distribution to provide an operating system of high quality for every users "whether they paid to obtain it or not".
This Artwork is dedicated to the memory of Ian Murdock (1973-2015) an anonym superheroe, father of the Debian GNU/Linux distribution that helps millions people all over the world. Thanks to him.

`-:/+//::-.` `./syyyyyyyyyyyyooo:. `/syyyyy+::-...-:/oyyyyo- :yyyyo-.` `/yyyyo` . /yys:` `oyyys. `oys:` `..` +ys:- .oyy- `//:-....` `yy+. :yy: -+. oyo :ys `s` . oys` :y+ -s` `` sy:` :y+ `y: ` . `+y:. :yo .:o/` ` `-oo.`` .yy. `--/o+:...-:+o+- +yo-` `-/:///:-.` `syy/ `` `oys. `+ys. :os/` `-oo+. ./o//. .-:--.` Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Musescore, éditeur de partitions libre

24 janvier, 2016 - 17:54

Musescore est un logiciel d’édition musicale. Il permet de créer des partitions (de musique) en mode WYSIWYG, de les reproduire en audio, de les exporter au format MIDI, MusicXML ou MP3, et bien sûr de les imprimer. Il existe d’autres logiciels sous GNU/Linux permettant de créer des partitions, comme LilyPond, sorte d’équivalent de TeX pour la gravure musicale, ou bien Canorus ou Rosegarden. Mais Musescore est une alternative sérieuse face aux ténors de l’édition musicale en mode propriétaire que sont Finale et Sibelius.

La version 2.0 de Musescore est sortie le 24 mars 2015, puis des versions correctives 2.0.1 (5 mai) et 2.0.2 (16 juillet) sont parues. Après quatre années restées en version 1.3, les évolutions sont nombreuses et permettront certainement une plus large adoption par les musiciens et les compositeurs.
Voici, en deuxième partie de dépêche, une présentation de ce logiciel et un tour d’horizon de ses possibilités.

Sommaire

Interface utilisateur
  • Vue en continu : pour faire défiler horizontalement la musique sans aucun saut de ligne ou de page ;
  • Start Center : fenêtre de démarrage qui permet de choisir facilement le travail en cours ou de créer de nouveaux morceaux et comprend l'ancien « MuseScore Connect », qui met un compositeur de MuseScore à l'honneur et des liens vers le site de partage de musique MuseScore et vers les médias sociaux ;
  • panneau de contrôle : pour modifier facilement les paramètres (par exemple, le positionnement de chaque élément) ;
  • clavier de piano : à l'écran, un clavier de piano pour entrer les notes ;
  • palettes et espaces de travail personnalisables - sont inclus par défaut des espaces de travail de base et avancés, ou à définir soi-même.
Ergonomie
  • Filtre de sélection : choisir les types d'éléments à sélectionner pour des opérations de copier-coller ;
  • mode re-pitch : pour transposer sans changer le rythme ;
  • mode capture d'image : pour sauvegarder des sélections rectangulaires en graphique ;
  • explode / implode : accords séparés sur plusieurs portées, ou combiner plusieurs portées en accords ;
  • réglages manuels plus précis : déplacer presque tout élément dans n'importe quelle direction avec le clavier ou l'outil de contrôle.
  • plusieurs approches d’écriture : à la souris en cliquant sur la portée à l’emplacement de la note, au clavier en utilisant la notation anglo-saxonne pour les notes ou à l’aide d’un clavier MIDI.
Notation musicale
  • Tablatures : différents styles de notation en tablature pour guitare, basse, luth, et autres ;
  • grilles d'accords : pour créer facilement des grilles et mettre en place votre propre palette d'accords couramment utilisés ;
  • styles de texte dynamiques : les changements s'appliquent automatiquement à tous les éléments du même style ;
  • nouvelles polices : trois polices de musique à choisir, avec les polices de texte correspondantes ;
  • symboles d'accords variables : saisie des symboles d'accord en utilisant les graphies classiques incluant la nomenclature allemande et les notes de solfège, et les accords mineurs en minuscules.
Importation et exportation
  • importation de fichiers Guitar Pro. Musescore prend en charge les formats GP3, GP4, GP5 et GPX ;
  • importation de PDF grâce à l’ajout d’un service de reconnaissance optique de marques ;
  • l’importation et exportation vers MusicXML ont été améliorées avec la simplification automatique de rythmes et la possibilité de contrôler le degré de mise en page à conserver ;
  • l’importation de fichiers MIDI a été améliorée avec la simplification automatique des rythmes et la prise en charge de voix multiples ;
  • l’exportation MP3 a été ajoutée en plus de l’exportation vers WAV, FLAC et OGG ;
  • la sauvegarde en ligne a été améliorée avec une meilleure intégration du site http://musescore.com pour la publication en ligne.
Rendu sonore
  • Nouvelle banque de sons basée sur Fluid SoundFont ;
  • changement d'instrument au sein d’une portée en cours de lecture ;
  • swing paramétrable (croche et double croche, intensité réglable) ;
  • métronome intégré, accessible d’un clic en cours de lecture ;
  • amélioration de la prise en charge de JACK ;
  • ajout ou amélioration de l’interprétation des crescendo, decrescendo, tremolo, mordant, indications de tempo et reprises.
Gestion des partitions
  • Les partitions liées permettent de mettre à jour automatiquement les changements apportés à une partition dans un ensemble de partitions ;
  • les albums permettent de compiler plusieurs partitions en album (par exemple les différents mouvements d’une pièce) ;
  • les styles permettent de définir et d’utiliser des styles de partition personnels, ainsi que de choisir le style par défaut des partitions ;
  • la séparation et la fusion de mesures permettent respectivement de diviser une mesure en plusieurs ou de compiler plusieurs mesures en une seule.
Accessibilité
  • Raccourcis clavier : disponibilité étendue des actions et plus de raccourcis par défaut ;
  • documentation : manuel d'utilisation étendu (en français), disponible en HTML, prêt à l’impression et téléchargement PDF ;
  • traductions : dans plus de 50 langues, qui peuvent recevoir des mises à jour via le web ;
  • lecteur d'écran : prise en charge du lecteur d'écran NVDA (Windows seulement) pour rendre audible la lecture des partitions aux non-voyants ;
  • aide contextuelle : nouveau système d'aide en ligne (F1) agrégeant des ressources d’aide en ligne.
Téléchargements et installations

Des paquetages d'installation sont disponibles :

Comme exemple d’utilisation remarquable, nous avons la pianiste Kimiko Douglass-Ishizaka jouant les Variations Goldberg lors du Classical:NEXT 2012 où l’on peut voir à l’écran sur scène, les notes défiler en même temps qu'elles sont jouées sur MuseScore.

Que vous soyez compositeur, musicien, interprète ou simple mélomane, il y a maintenant Musescore pour vous aider dans la pratique de votre art.
Voici, pour finir, un exemple de partition « lue » par Musescore : La complainte du progrès de Boris Vian

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Deviens un Ninja avec Angular 2 : un ebook sans DRM à prix libre et en soutien à l'EFF

24 janvier, 2016 - 16:32

Deviens un Ninja avec Angular 2 : un ebook sans DRM à prix libre et en soutien à l'Electronic Frontier Fondation (EFF).

Ninja Squad propose un livre permettant d'apprendre à maîtriser le framework web Angular 2. Sur le modèle des Humble Bundle, cet ebook est proposé à prix libre, et en soutien optionnel à une association : l'EFF, qui défend un Internet libre dans le monde.

Si Angular 2 est encore en beta, cet ebook vous donnera toutes les clés pour connaître ses prérequis (ECMAScript 6, TypeScript, Web Components), découvrir sa philosophie (ce qui a évolué depuis la version précédente AngularJS), et construire une véritable application.

Les mises à jour de l'ebook seront fournies gratuitement.

NdM: la licence interdit explicitement la vente, l'utilisation commerciale et la redistribution.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Agenda du Libre pour la semaine 4 de l'année 2016

23 janvier, 2016 - 20:35

Calendrier web, regroupant des évènements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence) en France, annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 35 événements est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 4 de l'année 2016 [Kunheim] Formation Linux - Le lundi 25 janvier 2016 de 18h00 à 22h00.

Tous les lundis à partir de 18h00 jusqu'à 22h00 venez découvrir ou vous former sur Linux et les logiciels libres.
Ces séances de formation ont lieu à la salle "Kegreiss" au 56 rue principale - Kuhneim - face à la mairie - cette salle est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Nous vous attendons nombreux. Le Team Linux

[Rennes] Rencontre mensuelle des contributeurs OpenStreetMap 35 - Le lundi 25 janvier 2016 de 20h30 à 23h00.

La cartographie collaborative vous intéresse, vous contribuez un peu, beaucoup à OpenStreetMap :
cette rencontre est ouverte à tous, débutants, expérimentés, curieux…
La salle dispose d'un videoprojecteur et d'une connexion Internet.Venez avec votre ordinateur portable dans la mesure du possible.

[Teyran] Notions PC - Le mardi 26 janvier 2016 de 09h00 à 10h00.

Enregistrer, importer, manipuler des fichiers sonores avec Audacity
Téléchargement, installation et première approche du logiciel Gimp
Mettre en page une lettre avec le traitement de texte LibreOffice Writer

[Castelnau-le-Lez] Section GNU/Linux - Le mardi 26 janvier 2016 de 10h00 à 12h00.

Rendez-vous hebdomadaire, tous les mardis, salle 38 de la mjc (hors vacances scolaires).
L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien.
Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi d’adapter l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.

[Castelnau-le-Lez] Atelier de développement et programmation - Le mardi 26 janvier 2016 de 10h00 à 12h00.

Rendez-vous hebdomadaire, tous les mardis, salle 40 de la mjc (fermé pendant les vacances).
Cet atelier de développement est essentiellement axé sur les langages du Web : html, css (même si ce ne sont pas des langages à proprement parler) javascript et PHP, possibilité aussi d’utiliser Ajax, Jquery, Sqlite et MySql.
Notre équipe vous attend pour répondre à vos questions et satisfaire votre curiosité.

[Brignoles] Réunion mensuelle de Gullivar - Le mardi 26 janvier 2016 de 18h30 à 21h30.

Les membres de l'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du Var) vous invitent à leur réunion mensuelle qui aura lieu le 26 janvier 2016, de 18h30 à 21h30, dans la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles à partir de 18h30.
Cette soirée est ouverte à tous, adhérents et sympathisants.
Un Accès Haut débit par Ethernet et wifi est disponible pour la mise à jour et l’installation de distributions GNU/Linux.

[Schiltigheim] Install Party Linux - Le mardi 26 janvier 2016 de 18h30 à 22h30.

Le Linux User Group de Strasbourg et L'association Desclicks organisent chaque dernier mardi du mois une Install Party Linux ouverte à tous.
La soirée débute à 18h30 dans les locaux de l'association Desclicks au 3 rue St Paul à Schiltigheim.
Afin de réaliser l'installation et la mise en route du système dans les meilleures conditions, nous invitons les personnes intéressées à nous indiquer leur venue par mail à contact@desclicks.net ainsi qu'à se présenter avant 20h.

[Paris] Maîtriser l'encodage de caractère - Le mardi 26 janvier 2016 de 19h00 à 21h00.

Back to B-A-Basic : Maîtriser l?encodage de caract�res (Latin1, Unicode, UTF8)
Dans la série des ateliers Back to Basics Silex Labs vous propose un nouvel atelier pour comprendre et maîtriser l’encodage des caractères.
À propos de l’encodage

[Toulouse] QJELT, le repas du Libre Toulousain - Le mardi 26 janvier 2016 de 20h00 à 23h00.

Le groupe d'utilisateurs de Logiciels Libres de Toulouse Toulibre en collaboration avec Tetaneutral.net fournisseur d'accès internet et hébergeur libre proposent aux sympathisants de se retrouver l'un des mardis ou jeudis de chaque mois pour échanger autour des logiciels Libres, des réseaux libres, discuter de nos projets respectifs et lancer des initiatives locales autour du Libre. Ce repas est ouvert à tous, amateurs de l'esprit du Libre, débutants ou techniciens chevronnés.
Ce Qjelt aura lieu le mardi 26 janvier 2016 à 20 heures, au restaurant Bois et Charbon situé au 64 rue de la Colombette à Toulouse. C'est à proximité de la place Saint Aubin accessible par le métro à la station Jean Jaurès (ligne A et B). Entrée/plat/dessert + 1/4 de vin à 18€.
Pour des raisons de logistique, une inscription préalable avant la veille est nécessaire sur cette page.

[Lyon] Rencontre Python - Le mercredi 27 janvier 2016 de 19h00 à 21h00.

Une rencontre Python est un moment convivial où les développeurs et développeuses intéressés par Python se rencontrent pour discuter de ce langage.
Chaque rencontre donne lieux à une présentation. Ce mois ci, nous parlerons de Pew.
Pew est un outil permettant de gérer plusieurs environnements virtuels Python, écrit en Python. Après un rapide retour sur la notion d'environnement virtuel, nous ferons une présentation de pew et de ses avantages par rapport à ses concurrents.

[Chelles] Formation MAO "LMMS" Part1 - Le mercredi 27 janvier 2016 de 20h00 à 23h00.

MODULE « Logiciel de MAO - LMMS » : la présence aux 2 ateliers est requise.
Module 1 : LES CUIZINES (CHELLES, 77) : Mercredi 27 janvier 2016 – Gratuit – 20h-23h Module 2 : FILE7 (MAGNY LE HONGRE, 77): Mercredi 03 février 2016 – Gratuit – 20h-23h
ATELIER « LMMS » Intervenant : Yann COLLETTE

[Orléans] Latex, une alternative bureautique - Le mercredi 27 janvier 2016 de 20h30 à 22h20.

La prochaine conférence de Cenabumix aura lieue mercredi 27 Janvier 2016 de 20h30 à 22h30 à la maison des associations d’Orléans
sur le thème : La bureautique alternative avec Latex
LaTeX est un formidable outil permettant de réaliser des documents complexes et volumineux (rapports, articles scientifiques, livres), sans se soucier de leur mise en page.

[Mauguio] Infolibres - Le jeudi 28 janvier 2016 de 17h00 à 19h00.

Rendez-vous salle de formation informatique de la médiathèque.
L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à apprivoiser votre système GNU/Linux au quotidien. Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes.
Vous pourrez y aborder entre autre :

[Martigues] Le traitement de l'image : Gimp - Le jeudi 28 janvier 2016 de 18h00 à 19h30.

L’association ULLM (les Utillisateurs de Logiciels Libres du Pays Martégal) en collaboration avec ECM vous présente le programme de ses ateliers du première trimètre 2016.
Le jeudi 28 janvier de 18h00 à 19h30
Le traitement de la photo avec Gimp.

[Nîmes] Atelier Linux - Le jeudi 28 janvier 2016 de 18h15 à 20h45.

Bonjour à tous,
L'association Gard-Linux propose un rendez-vous à tous ceux qui sont intéressés par Linux :
jeudi 28 janvier 2016 de 18h15 à 20h45

[Lyon] Jeudi Bidouille - Le jeudi 28 janvier 2016 de 19h00 à 21h00.

Atelier de dépannage et de partage de connaissance entre utilisateurs de logiciels libres / Dépannage après une install party et réponses à des questions sur les logiciels libres
L'ALDIL accompagnée d'associations partenaires viennent dialoguer avec des utilisateurs de logiciels libres pour les dépanner après une Install party, répondre à des questions d'odre logiciel ou matériel sur la migration vers un système GNU/Linux ou l'utilisation de logiciels libres.
Chacun peut venir avec son ordinateur et se faire accompagner dans la résolution de son problème.

[Bordeaux] Joomapéro : atelier forum en live - Le jeudi 28 janvier 2016 de 19h00 à 21h30.

Régulièrement le JUG de Bordeaux organise un atelier de débugage Joomla, atelier rencontrant un certain succès auprès de nos Joomlers locaux. En quoi cela consiste-t-il ? Très simple, vous venez avec votre site, soit sur clé USB, soit sur votre ordinateur portable, soit en ligne, et l'ensemble des Joomlers se met dessus pour résoudre le problème qui vous bloque depuis des heures, des mois, ou des années ? ;)
Comme d'habitude cet atelier gratuit est placé sous le signe de la convivialité donc pensez à apporter de quoi boire et grignoter (la galette des rois étant encore d'actualité en cette fin janvier…)Nous partagerons tout cela autour d'un sourire et d'une bonne discussion entre amis.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour bien commencer cette année 2016 ! #jcommunity #jpositiv

[Paris] Apéro contributhon Silex Labs avec Parinux - Le jeudi 28 janvier 2016 de 19h00 à 23h00.

Pour bien débuter 2016, Silex Labs lance l’apéropen source v2 en partenariat avec Parinux !
En effet tous les jeudi Parinux propose aux utilisateurs et aficionados de logiciels libres de se réunir autour de projets libres afin d’apporter une pierre de plus à ces édifices communs.
Du coup, on s’est dit que ce serait une bonne idée de fusionner notre apéro mensuel avec eux pour mettre en commun nos forces et savoir au service du libre.

[Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 28 janvier 2016 de 19h30 à 23h00.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies)).
Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

[Paris] Rencontres des contributeurs OpenStreetMap - Le jeudi 28 janvier 2016 de 19h30 à 21h30.

Le groupe local d'OpenStreetMap (Paris et IdF) se réunit les derniers jeudis de chaque mois.
Ce mois-ci, c'est à la FPH via Parinux: Soirée de Contribution au Libre
Amenez votre ordinateur, le courant et Internet sont fournis. Il est de coutume de ramener des choses à manger pour partager avec les autres libristes qui partagent cette soirée.

[Lunel] Permanences « À la carte » Logiciels Libres & GNU/Linux - Le vendredi 29 janvier 2016 de 11h00 à 12h00.

L’intérêt de cette présence est d’avoir une information autour des postes Linux que nous avons installé à la médiathèque pour expliquer ce qu’est GNU/Linux et introduire les ateliers que nous animons à la médiathèque.
Une question sur l’informatique avec un environnement GNU/Linux ou sur tablette ?
Une aide sur les logiciels libres ?

[Montpellier] Permanence Les logiciels libres parlons-en ! - Le vendredi 29 janvier 2016 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?
Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00 (ou au delà sous réserve d’accord préalable), au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.
Si vous avez un peu de temps le vendredi soir, voici une occupation qui me semble très intéressante et si vous êtes intéressés par la promotion des logiciels libres, des biens communs, de l’accessibilité, de l’économie sociale et solidaire, de l’innovation sociale et numérique, de l’éducation populaire, ou encore du développement durable.

[Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 30 janvier 2016 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

[Lyon] DDD Day : DDD en PHP - Le samedi 30 janvier 2016 de 09h00 à 16h30.

Le DDD-Day (D4 ou Domain-Driven Design Day) aura lieu le samedi 30 janvier 2016 à l’atelier des médias de 9H00 à 16H30.
Cette conférence gratuite et en Français aura pour objectif de démystifier l’utilisation du DDD en PHP.
Le programme est le suivant :

[Saint-Martin-de-Londres] Rendez-vous des Garrigues : Expérimentons une opération libre - Le samedi 30 janvier 2016 de 09h30 à 18h00.

Sur le modèle des Opérations Libres, le Collectif des Garrigues s'associe à Montpel'libre, le Relais-SML, Mise à Jour et Radio Escapades pour organiser une rencontre visant à collecter et publier sous licence libre les données de la commune de Saint-Martin de Londres, avec votre participation et celle des habitants.
L'objectif est de contribuer à la création de biens communs au cours d'ateliers qui auront lieu tout au long de la journée, pendant lesquels vous découvrirez comment collecter des données (historiques, botaniques, géographiques…) pour les diffuser sur des plates formes libres telles qu'Open Street Map, Wikipédia, Wikimédia commons, Téla botanica…
Au programme :

[Courbevoie] Atelier StarinuX - La carte micro-ordinateur RASPBERRY-PI 2 - Le samedi 30 janvier 2016 de 09h30 à 18h00.

Les ateliers de StarinuX redémarrent après trois mois d'arrêt, dûs à une réorganisation de ses salles de formation.
Voici le prochain :
* La carte micro-ordinateur RASPBERRY-PI 2 *

[Lyon] Install Party - Experiences Numériques - Le samedi 30 janvier 2016 de 10h00 à 18h00.

Install party Linux - ALDIL
Dans le cadre des Expériences numériques de la Maison pour Tous des Rancy, l'Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre organise une installation de logiciels libres en partenariat avec des promoteurs de distributions GNU/Linux.
Chacun peut venir avec son ordinateur et se faire accompagner pour tester, installer un système GNU/Linux.

[Séné] Stand de découverte des Logiciels Libres au Forum Social Local du Morbihan - Le samedi 30 janvier 2016 de 10h00 à 17h00.

Comme depuis pas mal d'années maintenant, Rhizomes (groupe d'utilisateur de Logiciels Libres) du Morbihan participe au forum social local du Morbihan (FSL56) en Bretagne.
Retrouvez-nous pour découvrir qu'un autre monde de logiciels est possible. Au menu : démonstrations, installations…

[Lyon] Expériences Numériques - Le samedi 30 janvier 2016 de 10h00 à 19h00.

Faire des Expériences Numériques ? Rien de plus simple avec l'évènement organisé par L'EPN des Rancy (situé au 249 rue vendôme - 69003 Lyon) en collaboration avec l'Aadn, l'Aldil, Illyse ….
Tester et/ou découvrir des jeux vidéos ; créer des petits robots ; protéger votre vie privée ; tester et se faire installer des logiciels libres; réaliser des cartes de géographie ; animer des objets rétro-éclairés …… Le programme est aussi vaste que l'univers numérique.
La 16ème édition  se déroulera le samedi 30 janvier de 10h à 19h (entrée gratuite)

[Ramonville Saint Agne] Atelier web: les CSS - Le samedi 30 janvier 2016 de 14h00 à 18h00.

Deux nouvelles animations organisées très prochainement par le Projet Internet et Citoyenneté à la Maison des Associations de Ramonville. Ces deux animations sont complémentaires: c'est une bonne idée de participer aux deux, mais ce n'est pas obligatoire.
1/ SAMEDI 30 JANVIER 2016: Personnaliser son site Web avec les CSS: Initiation aux CSS. À partir de la version distribuée de SPIP, personnaliser son site en modifiant les fichiers CSS.
2/ SAMEDI 13 FEVRIER 2016: Initiation à l’écriture/modification des squelettes qui conditionnent les fonctionnalités présentes dans les pages d’un site sous SPIP. Modifier le squelette des articles, rubriques, etc. pour changer l’aspect et les fonctionnalités présentes dans les pages du site.

[Marseille] Install Party GNU/Linux - Le samedi 30 janvier 2016 de 14h30 à 19h00.

L’association CercLL (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres) vous invite à une install party GNU/Linux, le samedi 30 janvier 2016 de 14h30 à19h30, dans la salle de la Fabulerie au 4 rue de la Bibliothèque 13001 Marseille (prés du Conservatoire).
Vous avez envie de découvrir un système d’exploitation libre, simple d’utilisation, stable, rapide et sécurisé. Une nouvelle façon d’utiliser votre ordinateur.
Vous vous sentez une affection naissante pour le Gnou et le Manchot, les mascottes de GNU/ Linux.

[Lyon] Atelier Vie Privée - Le samedi 30 janvier 2016 de 16h00 à 18h00.

Cet atelier vous propose de découvrir comment protéger vos données personnelles tout en ayant une vie numérique remplie
Les thèmes abordés sont orientés sur l'usage d'Internet et de la protection des données (chiffrement des courriels, navigation anonyme, messagerie…)
Lieu : Maison Pour Tous / Salle des Rancy - 249 rue Vendôme Lyon 69003

[Lyon] Atelier TupperVim - Le samedi 30 janvier 2016 de 16h00 à 18h00.

Atelier TupperVim - ALDIL Réunions d'utilisateurs de l’éditeur de texte libre Vim (débutants ouavancés) durant lesquelles chacun des participants échange des trucs et astuces.
Ces sessions sont l’occasion de s’initier à son utilisation,d’approfondir ses connaissances, d’échanger ses vimrc respectifs, ouencore de découvrir des greffons pour aller plus loin.
Toute personne,quel que soit son niveau, est la bienvenue. Lieu :  la Maison pour Tous - Salle des Rancy 249 rue Vendôme 69003 LyonEntrée libre et gratuite

[Lyon] TupperVim - Le samedi 30 janvier 2016 de 16h00 à 18h00.

Les TupperVim sont des réunions d'utilisateurs de l’éditeur de texte libre Vim (débutants ou avancés) durant lesquelles chacun des participants échange des trucs et astuces.
Vim étant un éditeur très riche et hautement paramétrable, ces sessions sont l’occasion de s’initier à son utilisation, d’approfondir ses connaissances, d’échanger ses vimrc respectifs, ou encore de découvrir des greffons pour aller plus loin.
Toute personne, quel que soit son niveau, est la bienvenue.

[Strasbourg] Atelier découverte Raspberrypi - Le dimanche 31 janvier 2016 de 14h00 à 18h00.

Venez découvrir les RaspberryPi et autres nanos ordinateurs.
Des milliers d'utilisations possible, du media center au serveur domestique, une console de jeux retros…
Démonstration du rapsberrypi B+ avec OpenElec (media center) et Raspbian (distribution bureautique et serveur).

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Sortie de la version 7.4 de Bokeh

22 janvier, 2016 - 15:46

Bokeh est un portail documentaire libre et communautaire sous licence AGPLv3.

Il permet aux réseaux de médiathèques d'agréger leurs fonds physiques (livres, DVD, journaux…), numériques (fonds patrimonial numérisé, par exemple) ainsi que catalogues numériques externes (Arte VOD, Jamendo, Numerique Premium…).

Le moteur d'indexation et de recherche intégré offre une interface unifiée aux utilisateurs pour qu'ils puissent consulter ce fonds, rechercher des documents précis ou bien élargir sur des ressources susceptibles de les intéresser.

Les abonnés aux médiathèques peuvent réserver des documents ou gérer leurs prêts entre autres. CMS et gestion de lettres d'information permettent au médiathécaires de publier la programmation évènementielle du réseau, d'enrichir et mettre en avant leurs fonds.

Cette version comporte de nombreuses évolutions du moteur de recherche :

  • ajout des suggestions qui permettent d'améliorer la pertinence des recherches ;
  • l'élargissement de la recherche à d'autres sites ;
  • la possibilité de restreindre la recherche à des domaines favoris ;
  • la personnalisation de l'impression du résultat de recherche ;
  • l'abonnement à une recherche via flux RSS ;
  • l'amélioration des performances du moteur (avec affichage des temps de recherche) et calculs des facettes en totalité.

Bokeh 7.4 offre aussi la possibilité de s'interfacer avec la plateforme de Prêt Numérique en Bibliothèque de Dilicom (qui n'offre malheureusement pour l'instant que des livres sous DRM Adobe).

Vous pouvez consulter la liste complète des nouvelles fonctionnalités.

Et l'avenir ?

Actuellement Bokeh fournit un portail libre à plus de 200 réseaux de médiathèques.

Nous aimerions élargir la communauté Bokeh :

  • intégration avec plus de SIGB: actuellement Bokeh peut communiquer via web services avec une douzaine de plateformes libres (Koha, Nanook) ou non (Aloes, Orphée…). Plus il y en a, mieux c'est ;
  • internationalisation : nous avons besoin d'aide pour la traduction, pour les courageux, nous avons ouvert un projet sur Transifex ;
  • plus de forks du code source, de merge requests, de hackfests et d'initiatives à l'instar du projet Waterbear;
Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Mise à jour de la compilation de logiciels libres pour Windows (janvier 2016)

22 janvier, 2016 - 12:56

La compilation de logiciels libres faite avec COMPILIBRE a été mise à jour. Elle est disponible en téléchargement (merci à Framasoft qui offre un stockage FTP) ; le fichier ZIP à décompresser sur votre ordinateur ou une clé USB fait environ 5,1 Go.

Au menu, des mises à jour, des nouveautés comme le logiciel de généalogie Gramps, GnuCash, Gpg4win, KeePassX, OpenJDK, WinCompose qui a fait l'objet d'un article récent sur LinuxFr.org, la suppression de logiciels qui installent maintenant des virus ou d'autres logiciels indésirables (CC PDF Converter, PDF Creator, FreeFileSync) et qui salissent l'image des logiciels libres.

La compilation fonctionne sur une clé USB, c'est pratique si vous voulez installer des logiciels libres sur des postes Windows qui ont un accès bas débit ou pas d'accès internet du tout, prévoir dans le dernier cas d'y ajouter des bibliothèques de base (JAVA ou ZULU en 64 bits), Visual C++ 2005/2008/2010/2012/2013/2015, .NET Framework 3.5/4 ou 4.5.

Pour que le projet évolue, faites un don sur le site web du projet. De l'aide est aussi recherchée pour remplacer l'interface en XUL de l'installeur par une interface en HTML5.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Entretien avec Nicolas Auvray, contributeur du projet 0 A.D.

22 janvier, 2016 - 12:53

0 A.D. : Empires Ascendant est un jeu vidéo de stratégie en temps réel (RTS) historique en 3D développé par Wildfire Games.

C'est un projet libre (code sous GNU GPL v3, données sous CC by-sa 3.0), au développement ouvert, visant des standards de qualité artistique comparables à ceux de l'industrie, ainsi qu'un grand respect de la réalité historique.

Le jeu, multiplate-forme et multilingue, permet d'incarner 12 factions qui ont marqué l'Histoire entre les rives de l'Atlantique et la chaîne de l'Himalaya, au cours de la période allant de -500 à -1.

0 A.D. : Empires Ascendant a été libéré en 2009. Depuis, le projet a eu un parcours mouvementé, tant sur le plan technique que sur les plans budgétaire et humain. Dernier challenge en date : recoder complètement l'algorithme de recherche de chemin (pathfinder), bout de code extrêmement complexe et jusqu'alors responsable de la majorité des ralentissements que subissait le jeu depuis plus de trois ans. Le 12 juin 2015, Nicolas Auvray (Itms), contributeur du projet, commite un nouveau pathfinder qui améliore de façon significative les performances de la version svn du jeu. En fin d'année 2015, alors que la version alpha 19 "Syllepsis" vient de sortir, équipée de ce nouveau pathfinder, nous avons le plaisir d'interroger Nicolas dans les colonnes de LinuxFr.org.

Bonjour Itms, peux-tu te présenter ?

Bonjour eingousef ! Et merci de m'accueillir sur LinuxFr.org :-)
Pour les présentations, je m'appelle Nicolas Auvray dans la vraie vie et j'étudie la physique à l'ENS de Lyon. Je suis aussi passionné par plein d'autres choses en dehors, en particulier la programmation et l'Antiquité, ce qui fait de moi une proie facile pour un projet comme 0 A.D. !

Comment en es-tu venu au libre en tant qu'utilisateur et développeur ?

Je ne sais pas exactement comment je suis venu au libre en tant qu'utilisateur, mais comme beaucoup d'autres français, j'ai découvert la programmation sur feu le Site du Zéro, qui à l'époque faisait découvrir non seulement des outils libres mais aussi l'envers du décor et nous incitait à participer en tant que développeurs débutants à des projets libres. Puisque je suis sur LinuxFr.org, c'est par exemple à cette époque que j'ai découvert Linux, et même si je continue à utiliser un OS privateur au quotidien, y compris pour développer, j'ai toujours quelques machines virtuelles sous la main !

Comment as-tu découvert 0 A.D. et commencé à y contribuer ?

J'ai découvert 0 A.D. via un blog que je suis depuis un longtemps, celui de Dedoimedo, un blogueur qui a un avis (parfois très tranché) sur un peu tout, qui a consacré plusieurs posts au jeu il y a un certain temps. Je suis tout de suite tombé amoureux du jeu parce que c'était un projet très accueillant qui m'a tout de suite donné envie de contribuer, parce que je suis passionné par cette période antique et ses cultures, et que j'ai beaucoup joué à des jeux de type RTS. Malheureusement, je n'ai pas pu commencer à participer, parce que j'étais en prépa ! Mon idée de contribuer à 0 A.D. a donc dû sommeiller un bout de temps, et c'est à la rentrée 2013, en arrivant dans mon école (et en retrouvant une vie) que j'ai proposé mes premiers patchs pour le jeu et que j'ai commencé à rencontrer les gens de la communauté.

Tu as donc pu suivre le cheminement du jeu entre 2010 et 2012 si j'ai bien compris, grosso-modo sur les 12 premières alphas, en plein dans la période de "renaissance" de 0 A.D. Comment as-tu vu évoluer le projet depuis que tu y es impliqué ?

Non, pas vraiment, parce qu'en prépa je n'ai pas pu suivre grand chose ! C'est en sortant que je me suis souvenu de 0 A.D. Depuis que je suis impliqué dans le projet, il y a eu très peu de gros changements à mon avis, on fonctionne toujours à peu près de la même façon, mais on approche de plus en plus de la bêta et du coup il y a de moins en moins de nouveautés dans le code et les sorties de nouvelles versions s'espacent de plus en plus. On essaie de contrer ce phénomène parce que c'est mauvais pour attirer des contributeurs, vu qu'une nouvelle version ça nous donne beaucoup de visibilité.

Effectivement le projet a eu des hauts et des bas, mais il continue à avancer, quelles sont les barrières qu'il reste à franchir ?

La barrière majeure qu'il nous reste à franchir, c'est un problème d'équilibrage du jeu. Il faut rendre le jeu agréable à jouer, et c'est tout un métier ! Il y a un juste milieu à trouver entre profondeur de jeu et simplicité, et dans notre cas on doit aussi tenir compte du réalisme du jeu, parce qu'un des objectifs est d'avoir un jeu le plus exact possible historiquement. Malheureusement les fondateurs de 0 A.D. sont en grande partie inactifs désormais, et on ne peut pas se contenter du retour des joueurs sur ce point parce que tout le monde a une opinion différente, on ne peut pas faire un jeu qui plaise à tout le monde.

Au niveau des défis qu'il nous restent à franchir du point de vue "programmation", on est face à un problème de performance qui nécessite énormément d'investissement. On a nettement amélioré les choses dernièrement, mais l'optimisation du jeu est un défi qu'on ne peut pas relever d'un coup, on doit procéder par petites touches. En particulier, une grosse source de ralentissement venait de nos algorithmes de recherche de chemins, ce qui est un problème récurrent dans le développement de jeux vidéos ! Récemment, j'ai intégré au jeu un nouvel algorithme pour les chemins longs, mais celui pour les chemins courts reste une source de problèmes. Personnellement, cette année scolaire je n'ai que très peu (voire pas) de temps à consacrer à 0 A.D., mais il s'agit d'une de mes priorités pour quand ma vie sera moins chargée !

Nous avons effectivement eu plusieurs fois l'occasion d'évoquer le code de recherche de chemin, ou "pathfinder" en anglais, sur LinuxFr.org dans les annonces relatives à 0 A.D.. Mais pour les lecteurs qui ne seraient pas très familiers avec le concept, est-ce que tu pourrais expliquer ce qu'est un pathfinder, son rôle et comment il opère ?

L'objectif de la recherche de chemins, c'est de permettre au jeu de trouver les plus courts chemins entre deux points en présence d'obstacles. En effet, les humains sont très doués pour déterminer de tels chemins, c'est quasiment instinctif, mais du point de vue de l'informatique théorique c'est un problème extrêmement complexe. Du coup, la complexité ça se traduit par un nombre très important de calculs à effectuer et ça diminue les performances du jeu (en clair, ça fait lagger ;-) ) Dans 0 A.D., la recherche de chemins est essentielle pour deux systèmes : les unités, qui doivent trouver comment aller de leur position actuelle à celle que le joueur leur indique, et l'intelligence artificielle (l'IA), contre qui on peut jouer en mode solo, qui peut avoir besoin de déterminer un chemin qui évite la base de l'adversaire, etc. Il faut aussi savoir que le pathfinder est couplé à la détection des collisions, parce que si l'unité calcule un chemin, et que durant son déplacement un bâtiment est construit, elle doit le détecter et le contourner, par exemple. De manière générale, le gros problème n'est pas de trouver le plus court chemin (c'est bien sûr la ligne droite), mais plutôt d'éviter les collisions.

Donc plutôt que d'avoir un pathfinder qui explore tous les chemins possibles après le point de départ, ce qui consommerait beaucoup trop de ressources, on utilise un pathfinder qui va d'abord essayer la ligne droite, puis, s'il rencontre un obstacle, chercher dans toutes les directions de façon incrémentale, puis choisir le meilleur chemin parmi ceux qu'il a trouvé pour contourner l'obstacle, c'est cela ? Ou bien c'est plus complexe ?

C'est à peu près ça : tu as grosso modo décrit la différence entre l'algorithme de Dijkstra et le A* que nous utilisons pour le pathfinder longue portée. En réalité c'est légèrement plus compliqué mais les pages Wikipédia des deux algorithmes expliquent ça très bien ! Et pour les lecteurs plus versés en algorithmique, un des changements du nouveau pathfinder est d'utiliser l'optimisation dite "Jump point search" (je traduirais ça par "recherche par sauts" mais je ne connais pas la traduction officielle) qui est particulièrement efficace car dans 0 A.D., tous les chemins de même longueur sont équivalents (il n'y a pas de zones plus difficiles à traverser que d'autres).

[NdR : Représentations de processus de recherche de chemin entre un point de départ et un point d'arrivée, sur une carte disposant d'un obstacle entre ces deux points, l'un utilisant l'algorithme de Dijkstra, l'autre utilisant l'algorithme A*. On voit bien la différence de rapidité entre les deux algorithmes sur un cas pratique courant.]

Quelles sont les particularités du pathfinder de 0 A.D., et en quoi celui-ci diffère-t-il des pathfinders des autres jeux libres (Megaglest, Warzone 2100…) ?

Je ne connais pas trop les pathfinders d'autres jeux, malheureusement. Les particularités du pathfinder de 0 A.D., c'est probablement d'en avoir deux : un à courte distance et un à grande distance. L'idée, c'est que si on décide de prendre en compte toutes les collisions possibles, avec les bâtiments, les unités qui bougent, etc, on va faire planter le jeu, purement et simplement, c'est bien trop complexe. Donc on calcule un chemin "long", qui ne prend en compte que les obstacles fixes, et si jamais on entre en collision avec quelque chose, on calcule un chemin local avec le pathfinder courte portée, qui est moins efficace car il regarde tout, mais c'est compensé par le fait qu'il ne regarde que peu d'objets, ceux qui sont proches. Une autre particularité est que l'IA du jeu, Petra, est très aboutie et a donc des besoins assez importants, le pathfinder doit donc être capable de les satisfaire.

Je crois savoir que beaucoup de contributeurs se sont relayés les uns après les autres sur le développement du pathfinder de 0 A.D., est-ce que tu pourrais nous donner plus de détails sur l'historique de celui-ci, avant et après la refonte ?

Je ne connais pas trop l'historique de l'ancien pathfinder. Quand je suis arrivé, Philip Taylor (Ykkrosh), qui est le programmeur qui a entièrement réécrit le code de la simulation (c'est-à-dire les unités, les bâtiments, les attaques, les ressources, etc.) de 0 A.D. au moment où le jeu est devenu libre et open-source (c'est vous dire le niveau de cet homme !), avait écrit un prototype de nouveau pathfinder avant de devoir se retirer de l'équipe par manque de temps. Le nouveau pathfinder introduisait un graphe des régions de la carte connectées, pour pouvoir optimiser pas mal de fonctions, et ajoutait la fameuse optimisation "Jump Point Search" au pathfinder à longue portée.

Du coup ce nouveau pathfinder prenait la poussière sur un dépôt git, et une ou deux personnes qui avaient essayé de le finir et de l'intégrer au jeu avaient abandonné : je pense à quantumstate, qui n'était déjà plus actif quand je suis arrivé, mais je crois qu'il y a eu d'autres tentatives. D'ailleurs quantumstate avait déjà écrit le pathfinder de l'IA, donc il a été important dans l'historique de ce système. À l'été 2014, wraitii s'est à son tour lancé et a dû arrêter par manque de temps mais j'ai accepté de continuer son travail, et, cette fois, ça nous a vraiment permis d'avoir une base solide pour l'intégration du code. J'y ai passé presque un an, j'ai reçu l'aide de kanetaka, un contributeur occasionnel qui avait proposé un patch pour l'ancien pathfinder qu'on a intégré dans le nouveau, et qui a corrigé quelques bugs et ajouté des optimisations. J'ai aussi eu un coup de main de la part de mimo, qui est le développeur qui s'occupe de l'IA en ce moment, et de sanderd17 qui a corrigé quelques bugs de dernière minute. Et enfin, depuis le "commit" de ce code en juin, j'ai introduit quelques optimisations et corrigé toujours plus de bugs. :-)

Visiblement les premiers travaux sur le nouveau pathfinder datent de bien avant la focalisation sur les problèmes de performance : qu'est-ce qui posait problème avec l'ancien pathfinder et pourquoi fallait-il en écrire un nouveau ?

Le nouveau pathfinder a quand même été écrit pour améliorer les performances : ce problème a toujours été critique, même si on ne se focalise plus dessus en ce moment parce que le projet est plus avancé. Le problème essentiel de l'ancien pathfinder (qui n'impactait pas seulement la performance d'ailleurs), c'est qu'il ne savait pas si deux points de la carte étaient accessibles l'un à partir de l'autre. Ça le limitait énormément, et bien sûr ça causait aussi d'affreux ralentissements quand le joueur (ou, plus souvent, l'IA) demandait aux unités d'aller d'un endroit à un autre non accessible et que le jeu tentait de calculer des chemins impossibles. Ça se voit pas mal sur les illustrations de Dijkstra et de A* mises plus haut : si jamais tu trouves un chemin, le calcul est fini, mais si il n'y en a pas, il faut tester tous les chemins possibles avant de s'arrêter !

La connaissance de l'accessibilité d'une zone de la carte à partir d'une autre, l'inclusion de l'optimisation Jump Point Search dont tu as parlé (si j'ai bien compris il s'agit de représenter l'espace en un ensemble de "nœuds" interconnectés et de lancer dessus un dérivé de l'algorithme A* (JPS donc), optimisé pour ce type de représentation)… Quelles autres différences techniques y a-t-il entre le nouveau pathfinder et l'ancien ?

Il y a plein de petites choses qui ont changé mais globalement ce sont les deux changements majeurs au niveau du design.

À part ça, un changement assez technique a été effectué au niveau de la gestion des obstructions, dans le but d'accélérer la recherche de chemins : pour simplifier, les bâtiments et autres obstructions sont maintenant traités comme des zones infranchissables de la carte elle-même (comme l'eau ou les pentes escarpées). Ça accélère drastiquement la recherche de chemins, mais ça oblige à mettre à jour la carte en permanence, parce que les bâtiments sont construits, détruits, etc. Du coup pour que le bilan soit favorable, j'ai dû réécrire ce nouveau code qui "aplatit" les obstructions sur la carte.

Enfin, j'en ai parlé un peu plus haut, le nouveau pathfinder est accessible par l'IA (qui est écrite en JavaScript pour pouvoir être moddée) et donc on a pu se débarrasser du petit pathfinder personnalisé de l'IA, qui mangeait énormément de ressources et qui avait été introduit de manière temporaire.

Comment en es-tu arrivé à travailler sur le pathfinder de 0 A.D. et quelles étaient les particularités de ton travail au sein de Wildfire Games (qualités demandées, niveau de difficulté, salaire, temps, moyens…) ?

Ça s'est fait comme ça, wraitii n'était plus dispo pour continuer son travail, au cours d'un meeting on a décidé que je reprendrais le projet, avec l'aide de l'équipe bien entendu. On passe tous beaucoup de temps sur le jeu, on se sent quand même responsables du développement, mais notre travail est 100 % bénévole ! Pas de salaires ou autres, seulement de la motivation et une excellente ambiance. La difficulté et les qualités, ça dépend beaucoup des tâches, il y a beaucoup de choses très simples et quelques problèmes très compliqués (comme le pathfinder). Très peu d'entre nous sont aussi des développeurs dans la vraie vie, donc pour la plupart c'est face à un problème qu'on apprend à le résoudre, on ne dispatche pas les tâches en fonction des compétences de chacun, mais plutôt en fonction de ce sur quoi on aimerait travailler. Et on est très très contents quand des contributeurs nouveaux ou occasionnels nous aident ! Même les tâches simples demandent beaucoup (trop) de temps donc quand on reçoit de l'aide le jeu avance à plus grands pas ! Et pas besoin d'être une divinité de la programmation pour nous donner un coup de main ;-)

La communauté 0 A.D. n'a pas de divinités mais elle a ses héros, et pour beaucoup de fans du jeu tu as rejoint ce panthéon en permettant au projet de refonte du pathfinder d'atteindre son premier jalon (la finalisation du pathfinder longue-distance), et de revenir à des performances décentes dans la version alpha 19 du projet (un véritable soulagement !). Mais tu as dit que tu continuais à travailler sur le pathfinder et les performances, que reste-t-il encore à faire ?

Il s'agit essentiellement de travailler sur le pathfinder courte portée, qui ne pose pas d'énormes problèmes mais qui correspond tout de même à une grande partie du temps de calcul passé sur la simulation. Il est probablement possible de l'optimiser, et Philip avait également proposé le design d'un nouveau système, qui réduirait énormément notre utilisation du pathfinder courte portée. Mais je ne peux pas vraiment en dire plus avant de programmer et de tester le gain en performance ! Et bien évidemment, il reste des bugs à corriger, qui ont été introduits par le nouveau pathfinder, et qui seront résolus au fur et à mesure qu'on les découvrira. On peut compter pour cela sur elexis, le dernier arrivé dans l'équipe de développement, qui fait depuis son arrivée dans la communauté un travail incroyable de test du jeu pour repérer tous les problèmes !

Comment comptes-tu contribuer dans le futur, à 0 A.D. ou éventuellement d'autres projets libres ? Est-ce que tu peux nous dire deux mots sur tes contributions en-dehors du pathfinder ?

Eh bien pas de projets en particulier, je vais continuer à contribuer sur mon temps libre, sur ce qui me paraît important ! J'ai bien quelques patches en préparation, mais tant qu'ils ne sont pas prêts je préfère ne rien dévoiler ;-) Quand à d'autres projets libres, ça serait super mais je crains de ne pas du tout avoir le temps !

En dehors du pathfinder, ma plus grosse contribution a sans doute été de cacher les changements aux bâtiments dans le brouillard de guerre (ça a été introduit dans la version A17). Ça a été très difficile de faire ce système et on continue encore à trouver des bugs cachés liés à la visibilité des entités du jeu ! À part ça, j'ai fait énormément de petites et moyennes choses (la liste est trop longue et peu intéressante) ! Et en dehors de la programmation, je coordonne la traduction française, je travaille un peu sur les langues anciennes (les voix des unités et les textes) et je m'occupe du compte Twitter @play0ad.

Tu as dit qu'avec le départ de la plupart des membres fondateurs, le projet partait un peu dans des directions différentes, et que rééquilibrer le jeu pour le rendre plus agréable à jouer constituait la prochaine grosse étape. D'une façon plus générale, comment vois-tu 0 A.D. évoluer dans le futur (tant au niveau gameplay que art, code, technologies utilisées, etc.) ?

Je ne sais pas trop quelles nouvelles choses vont apparaître dans le jeu, mais je pense qu'on approche de plus en plus d'une version bêta et que le gameplay va de moins en moins changer. Il reste quand même à prendre une décision sur les formations, sur l'agriculture et possiblement d'autres choses qui peuvent avoir une grosse influence sur le ressenti des joueurs et des joueuses. Au niveau de l'art, il reste à terminer les bâtiments Séleucides et leur musique, et ça serait génial de pouvoir inclure les nouveaux modèles d'unité créés par Enrique, mais on manque d'animateurs 3D ! C'est sur ces domaines qu'on va se concentrer principalement.

Avec ton expérience actuelle au sein d'un gros projet communautaire, quels conseils donnerais-tu à une personne qui voudrait contribuer à un projet de jeu vidéo libre (que ce soit dans le domaine du pathfinding ou en général) ?

Un seul conseil : foncez ! Avec toujours l'envie de faire les choses bien et de toujours accepter les critiques des autres contributeurs, mais ne vous auto-censurez surtout pas ! C'est en essayant de faire des choses apparemment très difficiles et intimidantes qu'on réussit à les faire, et les progrès et les découvertes que vous pourrez faire en contribuant à un projet libre (jeu vidéo ou autre d'ailleurs) seront innombrables.

As-tu quelque chose à ajouter ?

Je voudrais dire "venez contribuer !" mais c'est essentiellement ce que je viens de dire dans la question précédente sur les conseils. En tout cas soutenir le projet, c'est jouer au jeu, en parler autour de soi, convertir des joueurs de RTS plus connus mais payants, etc ! Même si vous ne programmez pas ou ne faites pas de graphisme, vous pouvez grossir nos rangs !

Merci beaucoup Nicolas pour tes réponses et le temps que tu nous as accordé, à moi et aux lecteurs de LinuxFr.org, et bon courage pour tes contributions futures !

Et encore merci à toi et à LinuxFr.org pour cet entretien !

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

XMPP à fond !

21 janvier, 2016 - 18:15

En attendant de publier le prochain article de Parlons XMPP, voici quelques nouvelles en vrac du monde XMPP — particulièrement côté standard.

XMPP bouge beaucoup en ce moment :

  • chiffrement de bout en bout ;
  • protocoles de discussion de groupe ;
  • 19eXMPP Summit à Bruxelles ;
  • FOSDEM 2016 ;
  • Jingle ;
  • implémentations.
Sommaire Chiffrement Bout en bout : OTR vers Axolotl

Côté chiffrement de bout en bout, déjà. Vous avez peut‐être entendu parler de OMEMO ? C’est une nouvelle méthode de chiffrement basée sur Axolotl, qui a pour objectif de remplacer OTR.

Client à serveur et serveur à serveur : TLS

Commençons par expliquer rapidement : XMPP fait du chiffrement naturellement entre client et serveur, et entre serveurs, chiffrement qui est obligatoire depuis un an et demi, et qui se fait via TLS. Mais, comme tout le monde n’a pas son propre serveur, il est possible que vous n’ayez pas confiance en votre administrateur. Ou alors vous avez confiance en lui, mais vous ne savez pas si sa machine est sûre (par exemple, elle peut être hébergée en France — ou ailleurs — où des boîtes noires sont possibles). Pour protéger votre communication, même aux yeux de l’administrateur, il faut alors utiliser du chiffrement de bout en bout et c’est un domaine où XMPP n’a pas encore trouvé de solution convenable.

L’ancienne méthode : OpenPGP

Il y a eu d’abord une XEP pour utiliser OpenPGP, qui était une XEP dite « historique », c’est à dire basée sur l’usage existant. Cette XEP (la XEP-0027) posait des problèmes de sécurité et a été dépréciée pour cette raison.

Le bout en bout un peu fouillis : OTR

Quelques tentatives plus tard, OTR est apparu et est devenu la mode. Si bien que plusieurs clients XMPP se sont mis à l’utiliser, mais sans XEP. Autrement, dit c’était un peu la fête, surtout qu’OTR dispose de sa propre méthode de découverte indépendante du discovery de XMPP, que certains s’amusaient à mettre du XHTML dans le message sans rien pour le préciser (amenant à des situations comme « j’essaye de décoder du XHTML, pas d’erreur ? Si ? Alors, je prends ça comme du texte. »). Heureusement, une XEP a été publiée récemment pour améliorer la situation, la XEP-0364. On voit bien ici l’intérêt de la standardisation, c’est un cas d’école.

D’autres problèmes sont liés à OTR : il ne chiffre que le contenu du <body/>, c.‐à‐d. le cœur du message. Comme des tas d’extensions ajoutent des informations en dehors du <body/>, il est risqué de les utiliser avec OTR. Autrement dit, il vaut mieux que le client désactive tout quand il utilise OTR. D’autre part, il ne fonctionne qu’avec une conversation directe et il n’est pas possible de laisser un message hors ligne.

Le bout en bout moderne : Aloxotl

En parallèle est arrivé Aloxotl, qui corrige plusieurs défauts d’OTR. Désirant l’implémenter, les développeurs du client Conversations ont pu bénéficier du Google Summer of Code, sous l’égide de la XSF, à condition qu’ils rédigent une XEP.

Ceci a donné OMEMO, qui apporte principalement une synchronisation entre les ressources XMPP (et donc entre les appareils) et les messages hors ligne. Deux XEP ont donc été proposées (cf. le lien précédent), l’une pour le cœur d’OMEMO, l’autre pour son utilisation avec le transfert de fichiers Jingle. Malheureusement, elle souffre du même défaut qu’OTR, c’est‐à‐dire qu’elle ne chiffre que le <body/> du message. [N. D. L. A. : aussi, et c’est un avis personnel, leur méthode de chiffrement pour les fichiers n’est pas bonne, car elle ne profite pas de la souplesse de Jingle, mais ce sont des points qui vont très certainement s’améliorer à force de discussions sur la liste « standards »]. Les discussions de groupe type MUC sont prévues mais pas encore possibles.

Côté IETF

Mais ça n’est pas tout ! Il y a eu également un travail sur une méthode de chiffrement faite par l’IETF, dont on peut consulter le brouillon. Méthode qui, elle, chiffre la stanza complète !

Et re-OpenPGP

Enfin, il y un travail en cours pour une nouvelle intégration, propre cette fois, d’OpenPGP dans XMPP, dont un brouillon est disponible.

Les salons de discussion MIX

La nouvelle version du protocole de discussion de groupe (mentionnée brièvement dans l’épisode 5 de Parlons XMPP) a désormais une XEP officielle ! Elle est très intéressante et a un gros potentiel, on ne parle plus de MUC 2 désormais, mais de MIX pour Mediated Information eXchange (échange d’information avec modération), spécifiée dans la XEP-0369.

Les avantages sont nombreux, en voici quelques-uns :

  • tout est basé sur PubSub ;
  • ça fonctionne bien avec différentes ressources qui partagent le même surnom (« nick »), avant ça n’était possible qu’avec des bidouilles plus ou moins sales ;
  • les présences, qui étaient à la base de MUC, sont facultatives dans MIX. L’absence de présence est surtout utile pour réduire (de beaucoup) le trafic (et donc améliorer la durée de vie de la batterie sur appareils mobiles) ;
  • bien meilleure synchronisation, plus besoin de logs sur un site séparé : il suffit de retourner dans le salon pour savoir tout ce qui s’est dit pendant votre absence ;
  • possibilité de suivre un salon en « invisible » ;
  • la gestion du surnom (« nick ») d’une entité est découplée de la façon de s’y adresser, ainsi on peut continuer de s’adresser à quelqu’un de la même façon, même après un changement de pseudo ;
  • devrait pouvoir fonctionner en « MUC fédéré » (XEP-0289), c.‐à‐d. (en gros) un salon réparti sur plusieurs serveurs ;
  • extensible, la technologie peut être utilisée pour autre chose que des conversations de groupe, ou pour partager tout type de données.

Sans trop entrer dans les détails, en gros un salon MIX agit comme un service PubSub et contient des « nœuds » qui sont facultatifs. Chaque nœud gérant une information (présence, messages, sujet sur salon, configuration, etc.), on interagit avec le nœud qui nous intéresse de la même façon que pour un nœud PubSub traditionnel.

La XEP étant toute récente, elle comporte encore beaucoup de zones non remplies, elle risque d’évoluer très fortement au cours de l’année, et on verra peut-être des nouvelles utilisations pas forcément liées à la messagerie de groupe.

MUC light

Erlang Solutions (serveur MongooseIM) a également proposé son extension pour les salons de discussions, son nom est MUC light pour l’instant, mais il est probable que cela change. L’extension a été proposée et refusée avec commentaires, donc elle évoluera. De plus, elle entre un peu en compétition avec MIX, chose commune dans le petit monde des standards.

L’approche est intéressante car très simple : MUC light reprend MUC, tout en le simplifiant et en l’optimisant pour le mobile (consommation de bande passante et de batterie). Les implémentations auront donc un effort minimaliste à produire. De plus, elle implémente un ensemble de besoins concrets de vrais clients de l’entreprise, qui ont poussé cela en production. Le code du serveur est libre : branche muc_light du dépôt MongooseIM.

Les avantages sont nombreux, en voici quelques‐uns :

  • basée sur MUC : l’effort pour prendre en charge cette extension est donc minimaliste par rapport à MIX ;
  • pas basée sur PubSub, qui est très verbeux, et pas complètement pris en charge par les implémentations (MUC est très largement pris en charge) ;
  • pas de présence, ce qui allège considérablement le trafic ;
  • basé sur un ensemble de besoins de vrais clients concrets, qui ont vraiment des group chats en production (cela ne part pas de discussions théoriques, dont les implémentations ne sont que probables et à des dates lointaines et inconnues) ;
  • implémentation serveur existante ;
  • fonctionne avec MAM (XEP-0313: Message Archive Management).
XMPP Summit et FOSDEM FOSDEM

La semaine prochaine aura lieu le 19ᵉ XMPP Summit à Bruxelles, immédiatement suivi du FOSDEM, où XMPP fait son grand retour dans une devroom « RTC » (real-time communications, communications temps réel) avec SIP. Le programme est alléchant (cf. https://fosdem.org/2016/schedule/track/real_time/), avec notamment Nÿco, bien connu ici, qui aura une conférence samedi à 12 h 50 (soyez à l’heure, les conférences sont souvent courtes au FOSDEM). Edhelas de Movim aura également une conférence, mais dans une autre salle (salle H.2215 samedi à 17 h 40). Goffi fera deux conférences le samedi, une dans la devroom Python à 13 h 30, où il expliquera en quoi Python a aidé à développer SàT, et une dans la devroom RTC à 18 h à propos du développement d’un moteur de blog décentralisé basé sur XMPP. Les différents participants vont également être présents comme l’année dernière au XMPP lounge, mais pas en permanence (beaucoup assistent aussi à d’autres conférences).

XMPP Summit

Le Sommet XMPP a lieu deux fois dans l’année, dont une au FOSDEM à Bruxelles, et l’autre à l’OSCON. Ce sommet a lieu en marge du FOSDEM, les deux jours précédents. Le programme est en cours d’écriture.

Rencontre réseaux sociaux XMPP

Plusieurs membres de projets de communications (notamment Diaspora, Movim et SàT) ont décidé de se rencontrer informellement autour d’une bière. Si vous travaillez sur un de ces projets (ou pas, d’ailleurs), n’hésitez pas à nous contacter (en commentaire, par exemple) ou à venir nous voir après une des confs. Nous aimerions bien voir des gens de GNU Social, Friendica, Hubzilla, SeenThis, etc.

Jingle ICE-TCP

Pour finir, on peut noter qu’il y a de l’activité autour de Jingle (épisode expliquant le fonctionnement à venir), notamment par le bien connu Peter Saint‐Andre — déjà auteur ou coauteur d’une très grande partie des XEP et des RFC XMPP —, en particulier le transport ICE-TCP est à paraître et va compléter le ICE-UDP déjà disponible (ICE est une méthode pour faire de la traversée de NAT).

Transport HTTP

Un nouveau transport HTTP est également sorti, à travers la XEP-0370: Jingle HTTP Transport Method.

Implémentations Openfire 4.0 !

Dave Cridland nous a produit un effort remarquable : il a publié Openfire 4.0 ! Le vénérable serveur XMPP développé en Java sous licence Apache 2.0.

Movim 0.9

Movim est sorti en version 0.9 ! Ne vous y trompez pas, malgré le numéro de version inférieur à 1, c’est une version majeure. La liste des changements est impressionnante ! Une dépêche complète arrivera bientôt.

Vous pouvez déjà tester cette nouvelle version sur les Pods français : pod.movim.eu, néerlandais : nl.movim.eu et italien : it.movim.eu ou jeter un œil sur le site officiel.

Prosody 0.9.9

Une nouvelle version du populaire serveur Prosody est également sortie, principalement de sécurité. L’annonce est visible ici.

Gajim 0.16.5

Gajim continue son chemin avec une version mineure améliorant principalement l’implémentation de MAM.

Dépêches régulières ?

Comme l’activité de XMPP est très dynamique en ce moment, nous sommes plusieurs personnes à vouloir rédiger des dépêches collectives régulières (1 fois/mois) pour donner des nouvelles sur XMPP, un peu dans l’esprit des dépêches noyau.

Si d’autres personnes sont intéressées à participer, n’hésitez pas !

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Slackware 14.2 beta est de sortie

21 janvier, 2016 - 12:59

Patrick Volkerding, le fondateur et mainteneur de la plus ancienne distribution Linux encore en activité vient d'annoncer que la version current de Slackware passe en version 14.2 beta1. Pour mémoire, la version précédente (14.1) datait du 4 novembre 2013.

Derrière une évolution apparemment triviale du numéro de distribution se cachent pourtant des évolutions notables :

  • BlueZ 5 ;
  • pulseaudio (BlueZ 5 abandonne le support d'ALSA) ;
  • kernel 4.4.0 LTS ;
  • eudev et ConsoleKit2 (qui permettent un init sans systemd).

Tout confirme donc l'excellente santé de Slackware après plus de 23 ans d'existence !

En effet, sous ses airs conservateurs, la distribution est toujours aussi dynamique :

  • la gestion des dépôts tiers s'est améliorée grâce à slackpkg+ ;
  • la banque de logiciels issue des Slackbuilds est très à jour (grâce à Slackbuilds.org) et très facile à utiliser/maintenir à jour (grâce à sbopkg) ;
  • on peut maintenant tester la version current en live-CD/DVD/USB : différentes version live en fonction du volume du média, mais c'est du vrai Slackware dedans !
Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Discourse, plate-forme de discussion atypique

20 janvier, 2016 - 13:15

Jeff Atwood, connu entre autres pour Stack Overflow, a annoncé la sortie de la plateforme de discussion Discourse en version 1.0 le 26 août 2014 et en version 1.4 le 22 septembre 2015. La devise du projet est « Civilized Discussion. On the Internet. », soit « Discussion civilisée. Sur Internet. ».

En résumé, Discourse fonctionne à la fois comme une liste de diffusion, un forum de discussion et un salon de discussion… Il est développé en Ruby on Rails, avec Ember.js, basé sur du PostgreSQL et du Redis. Il est distribué sous la licence GNU GPL v2.

Sommaire


Interface principale de Discourse en version 1.3.

Motivations autour du lancement du projet

Extrait de l'annonce du lancement du projet en juillet 2013 :

Un des trucs qu'on a appris avec Stack Exchange est que, si ton but est d'améliorer le rapport signal sur bruit, tu dois réfréner les discussions.

Stack Exchange ne permet que le minimum absolu de discussion nécessaire à la production de bonnes questions et réponses. D'où la réorganisation constante des réponses par les votes, d'où les limites de formatage et de longueur des commentaires, le fait que peu s'affichent, et ainsi de suite. Presque toutes nos décisions de conception furent motivées par notre désir de réduire la discussion, de l'inhiber de toutes les façons possibles. Épargne-nous l'étalage kilométrique de ton avis, et réponds juste à la foutue question.

Après quatre années pleines à considérer la discussion comme l'Empire établi et corrompu, et Stack Exchange comme l'Alliance Rebelle, j'ai commencé à me demander - qu'est-ce que ça ferait de changer de camp ? Et si je devenais le champion de la discussion spontanée et impulsive, du genre que j'ai passé quatre ans à combattre aux niveaux conceptuel et spirituel ?

Fonctionnalités de Discourse

Rédigé d'après la FAQ et la page « à propos » :

  • 100 % libre : intégration de Discourse dans votre site en totale confiance ; le code appartient à tous ;
  • Système de confiance : au fur et à mesure que les utilisateurs deviennent des membres de confiance, ils peuvent devenir des modérateurs de leur communauté ;
  • Responsive pour mobiles : conception pensée depuis le premier jour pour les écrans tactiles ; modes d'affichage automatiques qui s'adaptent à votre support mobile et/ou tactile ;
  • Modération par la communauté : un système de drapeau permet à la communauté de supprimer les spams et les contenus dangereux et de résoudre amicalement ses propres disputes ;
  • Optimisé pour la lecture : pour continuer à lire, faites simplement défiler la page ; quand vous atteignez le bas de page, des sujets suggérés vous amènent à rester dans votre lecture. La discussion n’est pas coupée en plusieurs pages ;
  • Likes : exprimez votre accord, votre soutien, et mettez en avant des commentaires intéressants avec le gros bouton ❤ présent sur chaque commentaire ;
  • Dégrossir les fil de commentaires : Bouton « Summarize » pour condenser les longs fils de discussions et n'afficher que les commentaires les plus intéressants et populaires ;
  • Contexte en ligne : affichage des citations, des réponses ou du fil de discussion qui précédait une réponse ;
  • Traductions : disponible dans 17 langues, et plus à venir ; les utilisateurs peuvent configurer la langue de leur choix ;
  • Notifications en temps réel : avertissement quand quelqu'un vous répond, vous cite, mentionne votre @nom, vous envoie un message privé, crée un lien vers votre commentaire, modifie votre commentaire, ou re-catégorise votre discussion ;
  • Référencement : URL lisible et compréhensible et HTML valide, optimisé pour l'indexation par le moteur de recherche de Google ;
  • Greffons : système de greffons en cas de besoin de fonctionnalité spécifique à votre site ;
  • Single Sign On : intégration fluide avec le système d'identification du site hôte ;
  • Éditeur en surimpression : rédaction des commentaires dans un éditeur qui n'interrompt jamais la lecture, même si vous visitez un autre fil de discussion ;
  • Identification via sites sociaux : ajout facile de Google, Facebook, Twitter, Yahoo!, GitHub, et d'autres systèmes d'identification courants ;
  • Communautés privées : catégories entièrement ou partiellement privées  ;
  • Limitations : toutes les actions utilisateurs peuvent être soumises à des contraintes, par exemple très strictes pour les nouveaux utilisateurs ;
  • Nettoyage facile du spam : suppression des spams en deux clics, bannissement d'adresse de courriel et d'IP et auto-suppression de tous les contenus associés ;
  • Blocage du spam : heuristique uniforme et exhaustive, incluant un sas pour les nouveaux utilisateurs, le blocage par les utilisateurs, et l'utilisation de l'attribut nofollow ;
  • Analyses : tableau de bord pour les administrateurs listant les statistiques clés des utilisateurs, les sujets de discussion et toutes les actions des utilisateurs, en incluant les domaines et sujets les plus en vogue ;
  • Intégration automatique d'URL : les URL de sites populaires comme Wikipédia et YouTube incluront un résumé. Prise en charge complète de OpenGraph et oEmbed ;
  • Gestion avancée des images : téléversement d'images via sélection de fichier, glisser/déposer ou copier/coller ; les grandes images sont automatiquement réduites en miniatures et affichées à l'aide de lightbox ;
  • Adjonction de fichiers : inclusion de fichiers de toutes sortes et de toutes tailles ;
  • Suivi de liens : les liens externes sont accompagnés d'un compteur de clics ; les liens entrants et sortants vers d'autres sujets sont affichés à coté de chaque commentaire ;
  • Sondages : création rapide de sujets sur lesquels la communauté peut voter ;
  • Spoilers : étiquettes qui floutent les spoilers (information cruciale qui déflore le sujet central) éventuels, ne se révélant que par un clic ou un appui ;
  • Formatage flexible : mélange possible de Markdown, de BBCode et de HTML ;
  • Emoji : commencer juste à taper pour avoir accès à une liste complète des emoji courants ;
  • API exhaustive : tout ce qui est visible à l'écran est accessible via l'API. Discourse lui-même est une application en JavaScript qui communique avec une API ;
  • Avatars locaux : génération d'avatar locaux sans dépendances externes. Possibilité de choisir un Gravatar existant ou de téléverser son avatar ;
  • Invitation par courriel : les utilisateurs de confiance peuvent inviter des amis par courriel à rejoindre et participer à une discussion par un simple clic ; les administrateurs peuvent inviter des utilisateurs par groupes en renseignant une liste d'adresses courriel ;
  • Brouillon automatique : les réponses et sujets sont automatiquement sauvés sur le serveur en arrière plan pendant leur rédaction ;
  • Historique des révisions : suivi des révisions à chaque modification, avec mise en évidence visuelle des différences pour faire apparaître les changements ;
  • Commentaires wiki : les commentaires peuvent être déclarés comme modifiables par des membres de confiance de la communauté ;
  • Badges : les comportements positifs sont encouragés par un ensemble de badges préexistants ou de votre cru ;
  • Notification par courriel : quand vous n'êtes pas activement sur le site web, vos notifications seront envoyées par courriel ;
  • Réponse par courriel : répondez aux notifications par courriel pour participer sans visiter le site web ;
  • Modération en ligne : outils de contrôle rapide en ligne pour séparer, joindre, fermer, archiver ou re-catégoriser des sujets ;
  • File d'attente de drapeaux de modération : très visible, avec notification optionnelle par courriel. Un clic pour exprimer un accord, un désaccord, ou déférer un drapeau (à un autre modérateur).
  • Notification sur tout le site : punaiser des sujets localement ou globalement. Affichage d'un sujet pour qu'il soit immanquable par tous les utilisateurs ; alerte permanente pour des situations urgentes ;
  • Prise en charge des listes de diffusion : mode spécial pour lequel tous les messages sont envoyés par courriel, comme une liste de diffusion. Démarrage de nouveaux sujets par courriel ;
  • Espace « communauté » : sous-domaine meta.siteweb pour discuter fonctions, bugs, et demandes d'aide.
  • Messages privés : envoi de messages privés à un ou plusieurs utilisateurs ;
  • Sauvegarde et restauration sur le web : toutes les données du site sont enregistrables et restaurables depuis le navigateur ; changez vos données de serveur en quelques clics ;
  • Sauvegardes automatiques : sauvegarde de vos données tous les jours, sur le système de fichiers local ou ailleurs ;
  • Prise en charge des CDN : intégration facile de tous les fournisseurs de CDN pour accélérer l'accès au site.
Principes d’une discussion civilisée Installation

Discourse s'installe à l'aide de Docker.

Technologies

D’après le README du dépôt GitHub de Discourse :

  • Ruby on Rails
  • Ember.js
  • PostgreSQL
  • Redis
Modèle économique

Le projet Discourse vend des services d'hébergement.

Projet similaire

[NdM] Le cycle de développement est rapide, environ une version tous les quatre mois. La version 1.5 devrait arriver d'ici quelques semaines.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Hackathon Open Democracy Now! au Numa (Paris) les 22 et 23 janvier 2016

20 janvier, 2016 - 00:43

Dans le cadre d'un projet de l'association « Open Law, le droit ouvert », plusieurs organisations (Inno³, DemocracyOS, Numa, Etalab et République Citoyenne avec le soutien d'Etalab et du CNNum) organisent les vendredi 22 et samedi 23 janvier 2016 au Numa (39 rue du Caire 75002 Paris) un événement sur le thème des outils libres et ouverts pouvant être utilisés dans le cadre de démarche de gouvernement ouvert et de démocratie participative (le premier thème étant celui de la consultation publique et de la place des outils libres et open source).

Les objectifs de ces deux jours sont d'encourager la réflexion autour des enjeux de la démocratie participative ouverte et connectée en réunissant les acteurs intéressés par ces problématiques et désireux d'y contribuer, tout en leur offrant le cadre nécessaire pour l'amélioration et le développement d'outils concrets pour répondre à ces défis.

Objectif

Ce projet a vocation à s'inscrire durablement dans le temps afin de permettre le développement d'ici à fin 2016 d'une « boite à outils » dédiée, et cette première étape sera donc suivie par d'autres rendez-vous au cours de l'année 2016.

L’événement est entièrement collaboratif et ouvert, n'hésitez pas à participer. L'organisation elle-même se veut collaborative et il est possible de contribuer :

  • sur la forme, pour l'organisation pratique de l’événement ;
  • sur le fond, concernant les thématiques des ateliers de développement du 23, via l'instance DemocracyOS dédiée (possibilité de créer et d'alimenter des sujets).
Programme 22 janvier de 18h30 à 21h30 : Soirée de lancement du projet

Cette soirée consiste en une introduction aux thématiques, table ronde, ainsi que présentation et évaluation des solutions existantes.

23 janvier de 10h à 18h : Journée de Hackathon « Développement de solutions open source pour la consultation publique »

Cette journée fera l'objet d'ateliers thématiques, de développement d'outils et prototypes concrets, techniques et collaboratifs. Des équipes de développeurs seront présentes.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Tails, une distribution pour votre anonymat

19 janvier, 2016 - 21:34

La distribution Tails - The Amnesic Incognito Live System - est un media de type live-CD et live-USB, basé sur Debian GNU/Linux, visant à protéger votre anonymat et votre vie privée quand vous vous connectez à Internet.

À l'heure de la version 2.0 beta 1, nous fournissons plus de détails dans la suite de la dépêche sur les versions sorties depuis la dépêche précédente, dont les versions 1.3, 1.4, 1.5, 1.6, 1.7 et 1.8.

Sommaire Tails 1.3

Tails 1.3 est sortie le 24 février 2015, soit 4 mois après la sortie de Tails 1.2.

Les nouveautés de cette version sont :

  • l'intégration d'Electrum, un client Bitcoin ;
  • le Tor Browser se voit ajouter un système de sécurité des données qui limite les lectures/écritures à un ensemble limité de répertoires (voir Apprenez à manipuler les fichiers (en)) ;
  • un nouveau plugin de transport, obfs4, est disponible pour connecter les ponts Tor : les plugins de transport transforment le trafic entre le client et le pont pour « déguiser » le trafic aux yeux des censeurs.
  • Keyringer vous permet de gérer et partager des informations secrètes en utilisant OpenPGP et Git en ligne de commande.

Mises à jour et changements :

  • les procédures d'installation manuelles pour Mac et Linux ne nécessitent plus la commande isohybrid, ce qui simplifie l'installation ;
  • les réglages du pavé tactile prennent en compte par défaut le « taper pour cliquer » et le défilement à deux doigts, ce qui devrait faciliter l'usage du pavé tactile aux utilisateurs de Mac ;
  • la méthode de saisie Ibus pour le vietnamien est maintenant prise en charge ;
  • la prise en charge des cartes OpenPGP a été améliorée par l'installation de GnuPG 2.
Tails 1.4

Tails 1.4 est sortie le 12 mai 2015, soit 3 mois après la sortie de Tails 1.3.

Tor Browser

Le Tor Browser est disponible en version 4.5.

Le navigateur du projet Tor dispose maintenant d'un curseur de sécurité à l'aide duquel vous pouvez désactiver des fonctionnalités du navigateur, comme le JavaScript, servant de compromis entre sécurité et utilisabilité. Le curseur de sécurité est fixé à faible par défaut pour fournir le même niveau de sécurité que les versions précédentes et la meilleure expérience utilisateur.

Il protège mieux contre le pistage des tierces parties. Souvent, lorsque vous visitez un site Web, plusieurs connexions sont créées pour transférer du contenu depuis le site Web principal (sa page, des images, etc.) mais aussi du contenu tiers provenant d'autres sites Web (publicités, boutons Like, etc.). Dans Tor Browser 4.5, tout le contenu, du site Web principal ainsi que le contenu tiers, passe par les mêmes circuits Tor. Et ces circuits ne sont pas réutilisés pour visiter un autre site Web. Cela empêche les sites Web tiers de corréler vos visites aux différents sites Web.

Tor Browser 4.5 conserve maintenant le même circuit Tor lorsque vous visitez un site Web. Cela empêche le site Web de soudainement changer de langue ou de vous déconnecter. La vue des nouveaux circuits du Tor Browser a été désactivée pour des raisons de sécurité. Il est toujours possible d'utiliser la carte du réseau de Vidalia pour inspecter vos circuits. Le Tor Browser ne devrait plus crasher lorsque Orca est activé.

Autres changements

L'applet OpenPGP de Tails dispose maintenant d'un raccourci vers l'éditeur de texte gedit, grâce à Ivan Bliminse.

Paperkey permet d'imprimer une sauvegarde de votre clé OpenPGP secrète sur du papier.

Disconnect est le nouveau moteur de recherche par défaut. Disconnect fournit les résultats de recherche de Google sans captchas ou bans.

Il existe maintenant une meilleure gestion du vietnamien dans LibreOffice grâce à l'installation de fonts-linuxlibertine.

Les avertissements de sécurité ont été désactivés lors de la connexion aux ports POP3 et IMAP étant donné que la plupart utilisent maintenant StartTLS.

Davantage d'imprimantes sont prises en charge du fait de l'installation de printer-driver-gutenprint.

Tor a été mis à jour en version 0.2.6.7.

I2P est présent en version 0.9.19. Cette version corrige un certain nombre de problèmes dont une utilisation importante du CPU. Les performances pour le floodfill ont également été améliorées.

Toujours concernant I2P, le canal IRC #i2p-help a été retiré de Pidgin ; il était devenu obsolète.

Les clients de courrier électronique en ligne de commande mutt et msmtp ne sont plus présents. La décision a été prise suite à ce courriel où il est expliqué que ces deux clients sont fournis sans documentation, ni fichier de configuration utilisable. En particulier, il serait préférable de configurer le proxy Tor SOCKS et également de s'assurer qu'il n'y a aucune fuite dans l'en-tête du courriel, dans les citations, etc.

Il y a également de nombreux autres changements qui ne sont pas forcément visibles pour un utilisateur normal. Les détails de tous ces changements sont dans le Changelog.

Plusieurs problèmes sont corrigés :

  • le thème de navigateur de type « camouflage en Windows 8 » est maintenant compatible avec Unsafe Browser et le navigateur I2P ;
  • les paramètres réseau Tor ont été retirés du menu Torbutton ;
  • le Chromebook C720-2800 est mieux pris en charge grâce à une mise à jour de syslinux ;
  • une correction de l'internationalisation de l'outil de mise à jour Tails Upgrader a eu lieu ;
  • la liste des serveurs de clé OpenPGP configurée dans Seahorse a elle aussi fait l'objet d'une correction.
Tails 1.5 Tor Browser

Le Tor Browser est disponible en version 5.0. Cette nouvelle version est basée sur Firefox 38 ESR.

L'accès au réseau local a été désactivé pour le navigateur Tor. Il faut maintenant utiliser le navigateur non sécurisé, Unsafe Browser, pour y accéder. Les échanges ayant conduit à ce changement sont disponibles ici.

Autres changements

Grâce au chargeur d'amorçage GRUB EFI 32-bit, Tails devrait maintenant pouvoir se lancer sur des tablettes à processeurs Intel de la gamme « Bay Trail », entre autres.

Fait savoir à l'utilisateur quand l'installateur Tails a rejeté un dispositif de stockage parce qu'il ne contient pas assez d'espace.

La configuration d'AppArmor a été évaluée et améliorée de diverses manières, ce qui devrait renforcer le système.

Le réseau devrait maintenant être correctement désactivé lorsque l'usurpation d'adresse MAC échoue.

Enfin, 72 problèmes de sécurité ont été corrigés entre la version 1.4.1 et cette version 1.5. Ils concernent le navigateur Tor, le noyau Linux, ghostscript, bind9, expat, cups, icu, wmf et openjdk.

Tails 1.6

Tails 1.6 est sortie le 22 septembre 2015 et apporte, entre autres, les changements suivants :

  • mise à jour de Tor Browser en version 5.0.3 (basé sur Firefox 38.3.0 ESR) ;
  • mise à jour d'I2P en version 0.9.22 et activation de son profil AppArmor ;
  • correction de différents problèmes liés à l'usurpation d'adresse MAC.
Tails 1.7

Tails 1.7 est sortie le 3 novembre 2015. Parmi les changements apportés, on trouvera :

  • un nouveau mode hors ligne, qui désactive complètement toutes les connexions réseau ;
  • l'arrivée d'Icedove comme client mail, l'objectif étant de remplacer Claws Mail ;
  • une mise à jour du navigateur Tor vers la version 5.0.4.
Tails 1.8

Tails 1.8 est sortie le 15 décembre 2015. Quoi de neuf ? Au moins ça :

  • Icedove est disponible en version 38.4, et devient le client mail par défaut (si vous utilisez le mode persistant avec Claws Mail, il est possible de migrer les données) ;
  • Tor Browser a été mis à jour vers la version 5.0.5 ;
  • I2P a été mis à jour vers la version 0.9.23.
Et pour la suite ? Tails 2.0

La bêta 1 de Tails 2.0 a été rendu disponible le 23 décembre 2015 et la RC1 le 12 janvier 2016 pour la tester.

Tails est maintenant basée sur Debian 8 (Jessie), ce qui permet de mettre à jour à peu près tous les logiciels embarqués. La modification la plus visible est le passage à Gnome Shell en mode « Classic » comme environnement de bureau. Ce changement de bureau fait perdre la fonction de camouflage Windows, personne n'ayant répondu à l'appel d'aide à ce sujet (lancé en janvier 2015).

Cette version 2.0 est attendue pour le 26 janvier 2016.

Feuille de route : Tails 3.0

D'après la feuille de route, voici ce que l'on peut attendre pour les futures versions majeures de la distribution.

Pour les versions 2.x de Tails les efforts continueront de se focaliser sur la soutenabilité et la maintenabilité. La grosse partie consiste à réduire la charge de travail demandée par la création de nouvelles versions de Tails grâce à l'amélioration de l'infrastructure et à l'automatisation des tests. L'objectif est d'être capable de sortir des mises à jour de sécurité le jour même. En complément, le durcissement des logiciels critiques (comme I2P) en utilisant AppArmor sera poursuivi.

Tails 3.0 prévoit de s'appuyer sur Debian Stretch.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Sortie de Mixxx 2.0

19 janvier, 2016 - 12:59

Mixxx est un logiciel pour DJ, table de mixage, permettant de mélanger des sources audio comme on le fait avec deux platines disques, et d'émuler le vinyl.
Au menu : une prise en charge de plus de 80 contrôleurs matériels, du Denon au Pioneer, en passant par du Korg et du NuMark, par exemple. Possibilité de jongler avec 4 tables complètes. Une quasi refonte du moteur central. Une nette amélioration de la détection de mouvement à très faible vitesse, que les usagers qualifie maintenant de parfaite. Et bien d'autres nouveautés ou améliorations. Mixxx a déjà reçu des éloges de la presse spécialisée audio pour sa qualité et ses possibilités. Cette nouvelle version est une version majeure, estampillée 2.0, après une longue maturation en RC.

Sommaire Une compatibilité encore étendue avec les contrôleurs matériels

Ce sont plus de 15 contrôleurs matériels qui sont désormais pris en charge officiellement, et qui reçoivent la « certification du projet mixxx ». Ajoutons à cela plus 70 (!) contrôleurs pris en charge grâce à la communauté. Mixxx n’est pas loin de proposer une gestion de l'écrasante majorité des matériels disponibles (le delta se fait sur les mauvais matériels comme par exemple une table qui n’a pas de prise en charge midi réelle et passe par une verrue au niveau d’un module pour transformer le signal en midi).

Parmi les nouveaux matériels pris en charge, nous trouvons :

  • Traktor Kontrol S4 MK2 ;
  • Denon HS5500 ;
  • American Audio RADIUS 3000 (& 1000) ;
  • Denon MC6000MK2 (& SC 2000) ;
  • DJ-Tech Kontrol One ;
  • DJ-Tech Mixer One ;
  • Korg nanoKONTROL 2 ;
  • Numark MixTrack Pro II ;
  • Pioneer DDJ-SB (& DDJ-SB2) ;
  • Reloop Terminal Mix 2.

Citons aussi Hercules, Gemini, FaderFox, Behringer, Akai, American Audio, Stanton, Vestax, Allen & Heath, Keith McMillen, M-Audio et même Native Instruments !

Le wiki du projet recense des matériels, leurs prix moyens constatés, leurs spécifications (et, le cas échéant, leurs spécificités) à cette adresse.

Mixxx propose 4 platines virtuelles

Quatre «decks» (platines) sont maintenant disponibles. Chacune est entièrement contrôlable et leurs signaux librement routables, avec les mêmes possibilités.

Chaque deck offre une vue de la forme d'onde, permet un calage rapide, et dispose d'une émulation vinyle. Cette dernière permet le scratch, le contrôle temporel (ralenti, accélération, étirement du temps, changement de la tonalité, …) et est épaulée par un interpolateur de haute-qualité.

Une fonction de boucle rythmique est facilement accessible et configurable, permettant de créer des boucles de 4, 6, 8 (ou plus) segments choisis.

Un Master Sync est forcément de la partie

Le DJ peut opérer les mêmes configurations sur les 4 tables (vitesse, tonalité, beat loop, etc …) permettant ainsi de préparer un mixxx sur certaines tables en sorties audio publique et d'autres en sortie audio privée, par exemple. Ou encore ajuster aisément ses enchainements.

Quatre « points chauds » (points de repères) peuvent être posés. Ils serviront de points d'arrêt et de démarrage sur des pistes ou des mixs, évitant tout « saut » mal calé.

Une molette de contrôle pour jongler avec les rythmes et boucles rythmiques est intégrée. Le logiciel se charge automatiquement de conserver les pistes et tracks synchrones, « so you don’t miss a beat » ;-)

Une pluie d'effets

Que nous ne citerons pas ! Retrouvez dans Mixxx tous les grands types d'effets à appliquer sur vos signaux, allant de la distorsion jusqu'à la correction pré-réglée. L'interface graphique affiche une couleur là où un effet est appliqué, sur une partie d'un signal. Repère simple et efficace.

Des formats audio en veux-tu en voilà

Mixxx prend en charge les formats MP3, M4A/AAC, Ogg Vorbis, Opus, FLAC, WAVE, et AIFF. On peut mixer du flac :)

Mixxx prends aussi en charge les Vinyls disposant de la fonction Digital Scratch permettant son contrôle depuis des platines. Mixxx sait travailler avec des vinyls (et CDs) disposant de TimeCode et prends en charge leurs signaux, par exemple les vinyls Serato et Final scratch.

Gestion de la bibliothèque musicale

Intuition et ergonomie sont des adjectifs qui vont à ravir à la bibliothèque musicale de Mixxx, pensée par et pour des DJs.

En plus des fonctions usuelles on notera l'intégration des playlists de iTunes© et de Traktor©, et la gestion des tags de MusicBrainz.

La détection automatique des rythmes est intégrée. Une fonction AutoDJ est codée, permettant d'aller boire une bière limonade bien méritée.

Hey, t'enregistres ou tu diffuses ?

« Les deux mon ami » et en même temps. Mixxx propose de diffuser son set, sa soirée, sur internet via un support icecast intégré, mais également via Jack … qui ajoute le support IDJC (Internet DJ Console). C'est une diffusion en OGG par défaut (le mp3 est possible selon les options de compilations). Il propose aussi l'enregistrement, et avec le support de 4 microphones simultanés, au cas où la prise directe numérique ne vous suffirait pas et que vous souhaitiez capter aussi l'ambiance. Tout ceci est épaulé par un correcteur de gain automatique.

En bref

Mixxx rivalise avec le grand nom du marché, ce n'est pas un souhait mais une réalité, et offre tout cela en licence libre GPLv2.

L'ergonomie, alliance de possibilités et de facilités d'usages, a également été pensée afin de laisser aux utilisateurs un max de liberté. L'interface a été réalisée afin d'être configurable par thèmes. Ils ne sont pas de simples skins : ils permettent de mettre en avant certaines fonctionnalités choisies, et d'en retirer d'autres, par exemple. Le logiciel en intègre quelques uns directement. La communauté propose beaucoup d'autres thèmes, orientés usages spécifiques.

Mixxx fonctionne sur Apple osX© (support CoreAudio), Windows© (support Steinberg Asio possible selon les options de compilation) & GNU/Linux (support Alsa, PortAudio & Jack pour étendre les possibilités, support Steinberg Asio possible selon les options de compilations).

Mixxx et sa communauté sont présents sur facebook, twitter, sur un wiki, sur les forums, un chan irc, un bugtracker simplifié et une interface questions/réponses sur launchpad, et sur Github.

Enfin, un manuel complet est maintenu à jour.

Mixxx est développé en C++ / Qt essentiellement. Mais aussi JavaScript. Il utilise le moteur Scons pour sa production/compilation. Mixxx est disponible dans plus de 70 langues.

Les spécifications complètes si tout ça ne vous suffit pas avant de remercier les auteurs ;-)

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Le Top 500 des supercalculateurs de novembre 2015

19 janvier, 2016 - 01:07

Le quarante‐sixième Top 500 des supercalculateurs mondiaux est sorti en novembre 2015.

Rappelons que le Top 500 se base sur une soumission volontaire (de nombreuses machines puissantes mais classifiées ne participent pas à la course) et sur un comparateur de performances spécifique extrêmement parallélisable, le code LINPACK, qui concerne la résolution de systèmes d’équations linéaires.

La deuxième partie de la dépêche revient sur ce classement et aborde une partie des commentaires de la page d’annonce.

Tout ça pour ça ?

Lors de la dépêche précédente, l’année 2014 se finissait sur la quatrième victoire consécutive de Tianhe-2. Rien n’a changé de ce côté, le supercalculateur chinois installé en 2013 reste en tête, visiblement sans faire progresser son score de 33,86 pétaFLOPS et ses 16 000 nœuds de calcul (et sa consommation de 17,8 MW pendant le test). Le deuxième du classement est Titan, qui monte à 17,59 pétaFLOPS. Le podium est complété par Sequoia, qui atteint les 17,17 pétaFLOPS.

Seuls trois supercalculateurs parmi les dix premiers ont été installés ou mis à jour en 2015. Six datent de 2011 ou 2012. Les dix premiers n’ont jamais été aussi « vieux ».

La puissance du 500e supercalculateur ou la puissance moyenne des 500 progressent de 55 % par an.

L’évolution par pays

La Chine détient le premier du classement et est en pleine croissance (passage de 37 à 109 entrées dans le classement, devenant second en utilisation et en capacité de calcul).

Les États-Unis régressent (ou partagent), passant de 233 à 199 supercalculateurs, soit la valeur la plus basse depuis le début du Top 500.

L’Europe régresse de 141 à 107 systèmes, passant derrière la Chine. On décompte 32 systèmes en Allemagne, 18 en France et au Royaume‐Uni.

Le Japon compte 37 systèmes (contre 39 précédemment).

L’évolution par fabricant

On recense 89 % de processeurs Intel (en hausse) et 4,2 % d’AMD Opteron (en baisse). Et l’on trouve 63,5 % de NVIDIA pour l’accélération et 27,9 de Intel Xeon Phi. La tendance est d’ailleurs à la hausse pour ce type de technologie : 104 supercalculateurs disposent maintenant de puces d’accélération, contre 90 en juin dernier.

HP détient 155 systèmes (178 précédemment), Cray 69, Sugon 40, IBM 45 (111 préc.) et Lenovo 25 (3 préc.). IBM a pour particularité de proposer des processeurs de type Power, au lieu des habituels x86. Cette part diminue de 38 et 26 systèmes. De plus, l’activité de serveurs x86 ayant été revendue à Lenovo, certains systèmes auparavant totalement IBM sont maintenant annoncés comme IBM/Lenovo (pour 9 d’entre eux) ou Lenovo/IBM (5 d’entre eux).

En termes de performance, le trio de tête est formé de Cray (25 % de la puissance totale ; +1 point), IBM (14,9 % ; -8,1 points) et HP (12,9 % ; -1,3 point). Et côté accélération, 50,6 % de NVIDIA et 42 % d’Intel Xeon Phi.

Le National University of Defense Technology chinois contribue à 9,2 % avec Tianhe-2 et Tianhe-1A (-1,7 point).

Les systèmes d’exploitation

C’est devenu encore plus simple : 98,8% de GNU/Linux et 1,2 % d’Unix.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires