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Soirée GNU/Linux thème cryptographie

6 février, 2013 - 17:34

Linux-Alpes vous accueille à Digne mardi 12 février 2013 à partir de 20h chez Xsalto pour une nouvelle soirée consacrée aux logiciels libres. Nous vous proposerons une introduction à la cryptographie : assurer la confidentialité, l'authenticité et l'intégrité de ses données avec des logiciels libres.

Comme à l'habitude, venez avec vos questions, votre ordinateur, et nous pourrons vous aider à y installer des logiciels libres.L'entrée est libre, gratuite et ouverte à tous. N'oubliez pas votre lampe de poche, le quartier n'est pas éclairé. Le plan d'accès est disponible sur le site de Linux Alpes.

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Javascript comme langage par défaut pour GNOME

6 février, 2013 - 17:26

Les développeurs GNOME se sont rassemblés pour proposer des solutions afin d'améliorer l' expérience des développeurs. Dans la suite des annonces sur GNOME 4.0 et la volonté de fournir un SDK stable et accessible, cette édition est centrée sur l'expérience des nouveaux développeurs d'application tierce.

La question centrale est : « Quel processus depuis l'ouverture de mon éditeur jusqu'à l'installation de mon application par des utilisateurs ? ». Opération séduction donc, pour GNOME qui veut devenir une plateforme plus attractive pour les développeurs d'applications.

Sommaire

Le souci de plaire aux développeurs n'est pas nouveau au sein du projet GNOME. Dès son origine, le développeur doit pouvoir écrire une application GNOME dans le langage de son choix. Ce fut un des objectifs de GObject puis de GObject introspection, un des fondements de la plateforme GNOME.

Aujourd'hui que les bases techniques sont là, c'est une approche globale qui est recherchée pour multiplier les applications GNOME. L'idée est donc de fournir une solution officielle et unifiée aux problématiques du développement d'application, sans exclusive.

Le Hackfest

L'événement s'est déroulé à Bruxelles, capitale de la Belgique et haut lieu du logiciel libre grâce notamment au FOSDEM. Une trentaine de développeurs se sont réunis, y compris des développeurs du noyau comme Greg Kroah-Hartman ou des trolleurs comme Lennart Poettering.

À l'instar de la conception de l'interface utilisateur, les développeurs GNOME ont commencé la réflexion par analyser l'État de l'art dans la concurrence : SDK iPhone, OS X, Firefox OS, Androïd et Windows.

Outils de développement

Une des premières questions est : avec quoi coder ? Le projet GNOME propose plusieurs IDE, principalement Anjuta et MonoDevelop pour les plus actifs. Mais Emacs, Vim ou même Gedit restent des choix répandus. Question restée ouverte. Des idées ont émergé comme livrer des jeux d'extensions pour Emacs ou vim intégrant Devhelp, glade et d'autres outils incontournables pour le developeur GNOME.

Un deuxième aspect est le débuggage. C'est actuellement difficile de debugguer des interfaces en Gtk. Pourtant, des initiatives existent comme GtkParasite, un inspecteur à là Firebug. Ce genre d'outils gagnerait à être intégré et supporté dans la plateforme de développement. D'autres utilitaires de débuggages DBus, GObject, etc. gagneraient à avoir plus de visibilité.

Documentation

On ne peut pas se contenter de lire le code des autres. Le récent travail de fond sur http://developer.gnome.org/ va être poursuivit. il faut reconnaître la tâche considérable accomplie par des projets OPW pour documenter le développement d'application GNOME.

Outre les discussions, du code a été écrit durant l'événement. L'application de navigation dans la documentation − Devhelp − a commencé sa migration vers l'ergonomie GNOME 3. Portage vers gsettings, python3 et webkit2 et une tripotée de corrections de bugs. Le menu d'application est utilisé, mais la barre de menu de fenêtre persiste.

Plateforme et Javascript

Une décision importante a été prise par les membres de ce Hackfest : le choix du langage par défaut pour le développement d'application GNOME. Attention, il ne s'agit pas de réécrire les programmes existants dans un nouveau langage. Actuellement, le C est utilisé pour documenter la plateforme, car c'est la langue native des bibliothèques. Il faut présenter un langage de haut niveau pour le développement d'applications.

Pourquoi mettre en avant un langage ?

La question n'est pas nouvelle. Havoc PENNINGTON avait déjà abordé le sujet à l'époque de la sortie de la plateforme .NET. Le choix était plutôt Java, Mono ou C++ ? et Havoc était un peu seul à se poser cette question.

Voici quelques raisons qui ont poussé les développeurs GNOME à se poser cette question :

  • La majorités des applications sont écrites dans un langage de plus haut niveau : python, vala, javascript, perl, C#, etc. Peu sont écrites en C ou en C++.
  • La documentation de la plateforme est en C, de fait les documentations dans les langages de haut-niveaux sont en retard, alors que GObject introspection a supprimé le retard des passerelles.
  • Harmoniser la documentation de la plateforme autour d'un langage simple et accessible.
  • Aider les nouveaux développeurs à se lancer.
  • Faciliter le partage de code entre les développeurs.
  • Garantir un environnement pour le développement rapide : passerelles vers les bibliothèques, documentation, debuggers, etc.

Mettre en avant un langage n'est pas rejeter les autres, au contraire. Le but est justement que l'utilisation première des bibliothèques de la plateforme se fasse à travers des passerelles. Hors GObject Introspection est utilisé pour tout les langages. C'est donc un gain pour tous les langages de haut niveau que d'en avoir un mis en avant.

Quelles contraintes ce langage doit-il satisfaire ?
  • Paradigme objet, dynamique, de haut niveau.
  • Permettre le REPL : read-eval-print-loop.
  • Répandu hors de GNOME.
  • Intégrable facilement avec la plateforme GNOME, sans fournir de doublons standard.

Vala n'est donc pas choisit, cependant il a de beaux jours devant lui comme langage de choix pour écrire des bibliothèques. Python est également exclu car il fournit déjà une énorme bibliothèque standard, redondante en partie avec la plateforme GNOME.

C'est finalement Javascript qui a obtenu le plus large consensus. En voici quelques raisons :

  • Réponds aux critères ci-dessus.
  • Les développements récents en font un langage rapide et indépendant de la plateforme.
  • Très répandu, de plus en plus en dehors du web avec Windows 8.
  • Déjà fait ses preuves avec GNOME Shell et GNOME Document.

Concrètement, les nouvelles applications GNOME seront en javascript, à l'instar de GNOME Document. Les autres ne devraient pas migrer sauf avis du mainteneur. Ainsi GNOME Contact restera en Vala.

Les réactions n'ont pas manqué. Javascript est un langage à prototype, n'est-ce pas étrange pour utiliser GObject ? Les interprêteurs javascripts sont variés et incompatibles. Beaucoup de développeurs ont une mauvaise opinion de javascript, souvent justifiée. L'avenir confirmera si ce choix est judicieux. En tout cas, ce n'est pas la mode qui a dicté ce choix. Javascript est déjà utilisé intensivement par GNOME.

ECMAScript 6 − nom de code Harmony − devrait résoudre nombres de réticences. L'ajout de class, extends, super, des valeurs par défaut des arguments, des modules, les chaînes sur plusieurs lignes, etc. Les développeurs python devraient retrouver un peu de calme avec tout cela. Mais quand ? On avance l'horizon 2014… en attendant il y aura des mécontents !

Et Gtk+ ?

Le choix de javascript ne doit pas occulter les questions autour de Gtk+ lui-même. En vrac :

  • Fournir un widget adapté pour les nouvelles vues en grille de l'ergonomie GNOME 3. Étonnant que ça ne soit pas déjà fait…
  • Gestionnaire de scène pour les applications par étapes, avec différentes pages. Façon application téléphone. Actuellement, on utilise un notebook sans onglets pour basculer d'une vue à l'autre.
  • Alignement des widgets sur la ligne d'écriture, et non sur les limites. Très pratique pour aligner les champs et les étiquettes.

D'autres hacks dans les applications existantes montrent des limites dans Gtk+.

Conclusion

Ce hackfest est un tournant pour définir GNOME comme une plateforme. Les décisions importantes et l'augmentation du nombre de participants montrent un projet en bonne santé côté développeurs, mais les fruits ne sont pas encore visibles : GNOME 3 est toujours le parent pauvre sur Ubuntu, les utilisateurs de GNOME 3 sont encore peu nombreux, la communauté des développeurs occasionnels encore plus ! À confirmer donc !

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Sortie de Modoboa 0.9.4

5 février, 2013 - 21:58

Une nouvelle version du logiciel libre (licence MIT) Modoboa est disponible. Modoboa est un outil visant à simplifier l’administration et l’utilisation d’une plate‐forme d’hébergement de courriel. Il est disponible dans cinq langues (anglais, français, allemand, espagnol et portugais). Il est majoritairement écrit en Python/Django (avec un peu de JavaScript quand même pour la partie « dynamique »).

Cette version apporte quelques nouvelles fonctionnalités comme :

  • Une page de listing des identités plus facile à utiliser et plus performante ;
  • Des statistiques graphiques mieux présentés ;
  • Des informations complémentaires disponibles depuis la console d'administration.

En complément, un certain nombres de bogues ont été corrigés. La liste détaillée des changements est visible sur la forge.

Cette version permet de stabiliser les bases du logiciel dans le but de préparer l'arrivée (plus ou moins prochaine) de la future 1.0 dans les meilleures conditions. D'autre part, une feuille de route à moyen terme a été pensée afin de donner un peu de visibilité aux utilisateurs de Modoboa (ou ceux souhaitant le devenir).

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Revue de presse — février 2013

5 février, 2013 - 11:46

La revue de presse papier est plus qu'à l'heure ce mois-ci. Ceux qui ne sont pas encore passés par leur marchand de journaux ce mois‐ci peuvent actuellement trouver en kiosque les magazines suivants :

  • GNU/Linux Magazine № 157 qui fait la Samba à l'approche du carnaval de Rio ;
  • Linux Essentiel № 30, avec du LinuxFr.org dedans ;
  • Linux Pratique hors-série № 26 sur les solutions Open Source pour entreprises, indépendants et associations ;
  • Enfin, si vous cherchez des distributions sous forme de CD, Linux Identity vous propose tout un tas de magazines et hors séries avec Debian (6.0.4, 6.0.5), Ubuntu (de la 11.10 à la 12.10) et ses dérivées.

Ce sont tous des bimestriels, à part pour GLMF. Précipitez-vous donc pour l'acheter s'il vous intéresse ! Et encore trouvable en kiosque, pour les retardataires : Linux Pratique № 75, Linux Essentiel hors‐série № 3 sur GIMP, GNU/Linux Magazine hors série № 64 sur l'embarqué, MISC № 65 et Planète Linux № 73. D'ailleurs, au sujet de ce dernier, nous avions oublié de préciser le mois dernier qu'il est vendu avec un exemplaire de leur hors-série sur les applications Android paru l'année dernière.

NdM : La revue de presse est ouverte et collaborative. Si vous voulez parler de votre magazine préféré, ou prendre en charge un magazine spécifique, n’hésitez pas à nous rejoindre sur l’espace de rédaction de LinuxFr.org. Nous pourrons même vous faire gagner un abonnement au magazine choisi !

GNU/Linux Magazine № 157

GNU/Linux Magazine № 157 continue sa série d'articles dédiée à la formation des jeunes sysadmins. Après Apache et le serveur de mail, voici la mise en œuvre de Samba depuis la base pour, en une dizaine de page, mettre en place une configuration simple de partage de fichiers, d'imprimantes et de contrôleur de domaine. Un autre article vous montrera la puissance du shell (et de GraphViz) pour mettre en place des graphes sans pour autant chercher d'autres langages. A l'inverse, dans le coin des vieux barbus, point de IOCCC, mais le décorticage d'un code postscript qui dessine le flocon de Koch. Toujours côté développeur décidément gâtés, un très intéressant article sur la mort annoncée du ramasse-miette, la récupération d'informations d'udev pour les utiliser avec la libUSB et de la programmation audio en Python et la suite (et fin) de la découverte d'Ethernet au sein d'Android. Le prochain de la série abordera l'implémentation du protocole NFC. Quant aux curieux, il en apprendront plus sur MODSIGN, mécanisme de signature des modules du noyau (depuis le 3.7) et la première édition du EHSM, Exceptionally Hard & Soft Meeting.

Linux Essentiel № 30

Linux Essentiel № 30 et son dossier spécial Android en 25 questions, des plus simples (création de raccourcis ou personnalisation du bureaux) aux plus avancées (rootage, émulation et installation sur PC), en passant par des aspects plus classiques d'un smartphone (gestion de sa batterie et de sa consommation de données, lecture d'un ebook, etc.) ou pas selon le public : la question 7 s'intitule « Comment trouver des applications Libres ? ». Un dossier que l'on vous recommande si vous souhaitez passer à Android ou aider un débutant sur le sujet. Toujours sur Android, mais hors dossier, quelques applications sont passées en revue (DoubleTwist Player, Babbel, Go Locker, etc.) ainsi que l'activation du contrôle parental. Toujours concernant les logiciels, mais non Android, LXDE, Conky, Scid (jeux d'échec) ou Darktable pour traiter vos fichiers de photos en mode RAW. Côté distributions abordées, SnowLinux, Crunchbang, Koroora ou encore l'installation d'Ubuntu sous Windows avec Wubi.

Mais l'attraction de ce numéro (pour les lecteurs du site) concerne l'article en page 12 (NdA full disclosure : rédigé par votre serviteur) qui présente les différentes facettes et contenus de LinuxFr.org, ainsi qu'une petite partie de l'envers du décor. Nos lecteurs aguerris n'y apprendront pas grand chose, mais ils pourront enfin pointer vers cet article quand on leur demande ce qu'ils font toute la journée ! J'en profite pour réparer un petit oubli : La geekscotte illustrant l'article est de nojhan et sous licence CC-by-sa. Ceci sera aussi mentionné dans le prochain édito et nojhan a été invité par l'auteur fautif à boire une bière pour lui remettre son exemplaire du magazine :-)

Linux Pratique hors-série № 26

Linux Pratique hors-série № 26 démontre que les solutions Libres/Open Source peuvent répondre aux besoins des professionnels pour gérer leur entreprise (PME, TPE, indépendants, etc.) ou association au quotidien (hors solutions spécifiques aux métiers) : gestion de la relation client, de la facturation, des projets, de la documentation, etc. Pour cela, ce numéro présente 9 solutions reconnues, réparties en 5 catégories :

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Portage de Wine en cours sur Android

5 février, 2013 - 11:24

C'est l'information du moment remontée par Phoronix depuis le FOSDEM. Wine, (Wine Is Not an Emulator, littéralement « Wine n'est pas un émulateur » en français), implémentation libre de l'API Windows pour X/Unix, est en cours de portage pour les plate-formes ARM/Android. Une démonstration a été réalisée par le principal développeur Alexandre Juliard (employé à temps plein par CodeWeavers pour travailler sur Wine).

Selon les premiers retours, la démonstration était convaincante, mais horriblement lente. Il faut dire que Wine tournait sur l'environnement de développement, à savoir un émulateur Android (peu réputé pour sa vélocité), lui même fonctionnant sur Linux sur un MacBook !

Cela reste encore au stade de travaux et de la démonstration de faisabilité, mais l'arrivée d'applications Windows compilées pour ARM (avec Windows RT) permettrait donc de les faire fonctionner sur des tablettes Android, ou tout autre engin mobile suffisamment puissant. D'ailleurs, si on en croit l'article, CodeWeavers semble particulièrement regarder du côté d'Intel et de ses futurs processeurs x86 Atom pour tablettes, ouvrant alors un vaste champ d’opportunités pour des applications Windows spécifiques sur tablettes Android.

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Revue de presse de l'April pour la semaine 5 de l'année 2013

4 février, 2013 - 20:36

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Framablog] Protéger le secteur du logiciel des brevets

Par Richard Stallman, le dimanche 3 février 2013. Extrait:

Les brevets menacent chaque concepteur de logiciel, et les guerres de brevet que nous avons longtemps craintes ont éclaté. Les développeurs et les utilisateurs – soit, dans notre société, la plupart des gens – ont besoin de logiciels libres de tout brevet.

Lien vers l'article original: http://www.framablog.org/index.php/post/2013/02/03/brevets-logiciels-stallman

[Rue89] Bernard Stiegler: «Nous entrons dans l’ère du travail contributif»

Par Elsa Fayner, le samedi 2 février 2013. Extrait:

Fab’ lab’, imprimantes 3D… «Le consumérisme a vécu», assène le philosophe pour qui, motivés par nos seuls centres d’intérêt, nous allons changer de mode de travail.

Lien vers l'article original: http://www.rue89.com/2013/02/02/bernard-stiegler-nous-entrons-dans-lere-du-travail-contributif-238900

[Libération.fr] «Le domaine public est aussi un moteur économique»

Par S.F.A., le vendredi 1 février 2013. Extrait:

Conservateur à la Bibliothèque d’histoire internationale contemporaine, juriste et cofondateur de la plateforme SavoirsCom1 qui se mobilise pour la défense des «biens communs de l’existence», Lionel Maurel décrypte régulièrement sur son blog (1) les attaques qui visent le domaine public.

Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/culture/2013/02/01/le-domaine-public-est-aussi-un-moteur-economique_878691

Et aussi:

[LeMagIT] Des acteurs du Libre français lancent une pétition pour dégrouper les clouds souverains

Par Cyrille Chausson, le vendredi 1 février 2013. Extrait:

Certains membres de la communauté du cloud et du libre en France, associations et PME, ont décidé de monter au créneau face aux cloud souverains. A la clé, une pétition demandant à la ministre de l’Economie numérique Fleur Pellerin le «dégroupage» de ces infrastructures issues notamment de financement de l’Etat.

Lien vers l'article original: http://www.lemagit.fr/economie/business/2013/02/01/des-acteurs-du-libre-francais-lancent-une-petition-pour-degrouper-les-clouds-souverains

Et aussi:

[Framablog] L'éducation utilise une licence Creative Commons défectueuse

Par R. Stallman, le jeudi 31 janvier 2013. Extrait:

Des universités de premier plan utilisent une licence non-libre pour leurs ressources d’enseignement numérique. C’est déjà une mauvaise chose en soi, mais pire encore, la licence utilisée a un sérieux problème intrinsèque.

Lien vers l'article original: http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/31/stallman-creative-commons-non-commercial

[ZDNet.fr] Secure boot et Linux: les critiques montent et la FSF pétitionne

Par Thierry Noisette, le jeudi 31 janvier 2013. Extrait:

Nous rapportions il y a quelques semaines les difficultés pour installer Linux sur un ordinateur portable estampillé Windows 8. Celles-ci se confirment et poussent la Free Software Foundation à passer à l'action.

Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/secure-boot-et-linux-les-critiques-montent-et-la-fsf-petitionne-39786795.htm

Et aussi:

[les inrocks] Hackers: pourquoi tant de mecs?

Par les Inrocks, le mercredi 30 janvier 2013. Extrait:

En 2013, la communauté des hackers, ces bidouilleurs créatifs, reste masculine à 90%, et les accusations de machisme ressortent régulièrement. Et sus aux clichés: les communautés arabes semblent bien plus mixtes.

Lien vers l'article original: http://www.lesinrocks.com/2013/01/30/actualite/hackers-pourquoi-tant-de-mecs-11347682

[Tout Montpellier] A Montpellier, l'open data au service des personnes handicapées

Par Philippe Bourguet, le mardi 29 janvier 2013. Extrait:

Une association en faveur de l'utilisation des logiciels libres organise des opérations de saisies de données a travers la ville pour déterminer l'accessibilité des magasins aux personnes à mobilité réduite.

Lien vers l'article original: http://www.toutmontpellier.fr/a-montpellier-l-open-data-au-service-des-personnes-handicapees--36268.html

[LeJournalduNet] La filière open source va bien, merci!

Par Patrice Bertrand, le lundi 28 janvier 2013. Extrait:

Il y a une diversité d’associations dans l’écosystème du logiciel libre, mais pour celles dont la vocation est de représenter les entreprises, la situation est très simple: d’une part une dizaine d’associations régionales, d’autre part le CNLL au niveau national.

Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/web-tech/expert/53280/la-filiere-open-source-va-bien--merci.shtml

Et aussi:

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Appel à orateur pour une soirée « python et administration système » à la Cantine (Paris)

4 février, 2013 - 20:17

L'AFPy, Association Francophone Python, organise une soirée sur le thème "python et l'administration système" le 4 mars 2013 à La Cantine (Paris).

Nous cherchons des personnes intéressées pour faire une présentation. Si vous êtes admin sys ou « devops » et que vous utilisez python au quotidien, votre expérience nous intéresse. Pour participer, ajoutez-vous sur le pad prévu à cet effet en précisant la durée souhaitée pour votre intervention et si possible, votre courriel afin que nous puissions vous contacter. Si vous ne désirez pas faire apparaître votre email sur le pad envoyez une simple notification avec votre nom et titre de présentation à gawel@afpy.org.

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Rudder 2.5.0

4 février, 2013 - 20:14

L'équipe de Rudder est fière d'annoncer la sortie de la version 2.5.0 de ce logiciel libre d'automatisation et de conformité des infrastructures informatiques. Rudder est un logiciel de gestion de configuration basé sur CFEngine 3 et FusionInventory. Il permet de créer des règles pour gérer les serveurs de votre système informatique (pensez installation de logiciels, configuration, politique de sécurité…), de voir leur état d'application en temps réel, et de visualiser les inventaires des machines, le tout dans une interface web. L'interface graphique est écrite en Scala, tandis que l'agent de configuration (CFEngine 3) est écrit en C (et est donc très léger). Le tout s'installe très simplement grâce à des paquets tout faits sur de nombreux OS, sous licence libre AGPLv3.

Cette nouvelle version est la première du nouveau cycle de release prévisible de Rudder : une version majeure (2.4, 2.5, 2.6…) tous les 3 mois. La prochaine version sortira donc en avril 2013.

Au contraire des précédentes versions, celle-ci n'est pas estampillée "stable" puisqu'il n'a pas encore été démontré qu'elle était fiable sur des systèmes en production dans la durée. Les versions 2.4.* demeureront donc "stable" jusqu'à ce que la branche 2.5.* ait fait ses preuves. Pour plus de détails, reportez-vous à la FAQ correspondante.

Rudder en action

Changements

Changements principaux depuis la version 2.4 :

  • Permettre le rollback vers une configuration précédente (depuis l'écran des event logs, voir capture d'écran)
  • Ajout d'un fichier journal dédié pour lister les échecs de conformité ( Repaired, Error et Warn)
  • Nettoyage automatique (ou manuelle) de la base de données de rapports
  • Permettre de cloner des Règles dans l'interface web
  • Bibliothèque de best practices pour simplifier la création de nouvelles Techniques
  • Avertissement de l'utilisateur lors de la mise à jour d'un Groupe ou d'une Directive pour indiquer les Rules impactées
  • Prise en charge de nœuds Android

La liste complète des changements concernant cette version est disponible sur le site du projet.

La capture d'écran suivante illustre la possibilité de faire un retour arrière depuis les logs de changements de l'application :

Paquets

Des paquets pour les systèmes d’exploitation suivant sont disponibles :

  • Rudder server : Debian 5, Debian 6, Debian 7, RHEL/CentOS 6, SLES 11, Ubuntu 11.10, Ubuntu 12.04, Ubuntu 12.10
  • Rudder agent : tous ceux cités ci-dessus plus RHEL/CentOS 5 et SLES 10

L'installation peut être réalisée en suivant cette documentation. Une configuration Vagrant est également disponible pour tester rapidement Rudder dans une VM VirtualBox.

Journée d’introduction Rudder

À l'occasion de cette sortie, une journée d'introduction à Rudder est organisée le 12 mars 2013 dans les locaux de Normation : présentation de l'outil, découverte et sessions pratiques (une participation de 50 € par personne est demandée pour la journée pour couvrir les frais des pauses café, le déjeuner…). Il faut venir avec son laptop et s'inscrire à l'avance.

Le mot de l'équipe

L'équipe attend avec impatience les retours d'utilisateurs, que ce soit sous forme de commentaires sur la liste de diffusion, de questions sur Twitter, de rapports de bug, de demandes de fonctionnalités ou même de pull requests sur GitHub !

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Gestion et automatisation des tests : Squash TM et Squash TA en version 1.4.0

4 février, 2013 - 17:33

Le projet libre (GPLv3) Squash avance à très grand pas. La version 1.4.0 des modules de gestion du patrimoine de tests (Squash TM) et de celui d'automatisation des tests (Squash TA) ont été livrés le 21 décembre dernier. Depuis notre dernière dépêche sur la version 1.1 de Squash TM en avril dernier, beaucoup de nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées.

Revenons donc, dans la suite de cette dépêche sur le nouveau module, Squash TA et les nouveautés de Squash TM depuis la version 1.1

Sommaire Squash TA, le petit nouveau Présentation


Commençons par présenter le nouveau module. Arrivé en juin dernier, Squash TA permet d'automatiser les tests fonctionnels et d'industrialiser leurs exécutions. Il est compatible avec plusieurs automates open source, il permet de gérer les tests automatisés d'applications Web (via Sahi, Selenium 1 et 2), de webservices (via SoapUI) et de batchs (via Squash-TA-Batch, un automate développé par le projet Squash).

Concrètement, Squash TA est un framework écrit en Java et intégré dans deux packages différents :

  • Squash TA Toolbox : ensemble des outils nécessaires à la réalisation des scripts de tests automatisés. Outre le framework Squash TA, ce package se compose d'outils open source comme Eclipse, Jailer (création des jeux de données), Selenium, Sahi, SoapUI, etc. Il comprend un plugin Eclipse apportant une meilleur ergonomie pour la réalisation des tests automatisés. Ce plugin peut-être téléchargé seul.
  • Squash TA Server : permet de déployer Squash TA pour mettre en place un serveur d'exécution. Ce package est par exemple nécessaire pour connecter Squash TA avec Squash TM. En plus du framework Squash TA, il se compose d'outils comme Jenkins et Maven, et des automates Selenium, Sahi, SoapUI, etc.
Liste détaillée de fonctionnalités

Pour démarrer, le projet met à disposition un petit tutoriel illustré qui vous permettra de réaliser l'ensemble des fonctionnalités suivantes pour le moment :

  • Création de cas de test automatisés :
    • Écriture simple, grâce à un DSL (pas de langage de programmation).
    • Structuré en 3 phases : setup (pré-opération), run (interaction avec le SUT), teardown (post-opération).
    • Gestion de templates de projet.
  • Gestion de campagnes de tests automatisés :
    • Orchestration de l'exécution de plusieurs cas de tests automatisés (quel que soit le SUT et l'automate utilisé).
  • Interaction avec le SUT avec comme mentionné, Sahi, Selenium, SoapUI et Squash TA Batch.
  • Gestion d'opérations en base de données :
    • Exécution d'une requête SQL.
    • Exécution d'un script SQL.
    • Insertion, vérification et suppression de données à partir d'un dataset DbUnit.
    • Gestion du vieillissement des données : variabilisation des dates et substitution dynamique de dates au moment de l'exécution.
  • Gestion d'opérations sur fichiers :
    • Opérations FTP : dépôt, téléchargement et suppression de fichiers sur un serveur (S)FTP.
    • Gestion du vieillissement des données : variabilisation des dates et substitution dynamique de dates au moment de l'exécution.
    • Lecture/vérification/contrôle de fichiers séquentiel à champs fixes.
    • Lecture/vérification/contrôle de fichiers CSV.
    • Lecture/vérification/contrôle de fichiers TLV (à champs variables).
  • Exécution des tests automatisés :
    • Localement, sur le poste de l'automaticien.
  • Reporting :
    • Publication de rapports d'exécution au format HTML.
    • Rapport d'exécution du test global.
    • Rapport détaillé en cas d'échec d'une vérification en BDD : comparaison ligne à ligne des résultats attendus / obtenus.
    • Rapport détaillé en cas d'échec d'un test Sahi.
  • Plugin Eclipse :
    • Assistants :
    • Assistant de création de projet TA.
    • Assistants de création de Target : ftp, ssh, http, database.
    • Aide à la saisie des scripts automatisés (éditeur de fichiers TA) :
    • Coloration syntaxique
    • Auto-complétion
  • Points d'extension :
    • Le framework comprend des nombreux points d'entrée, qui permettent d'implémenter de nouveaux types de ressources, opérations et assertions.
  • Serveur d'exécution centralisé (Squash TA Server)
    • Exécution centralisée des tests automatisés.
    • Connexion avec TM.
    • Pilotage des campagnes de tests par Jenkins.
Squash TM 1.4.0 : nouveautés et feuille de route


Depuis 10 mois lors de sa présentation détaillée ici même, le gestionnaire de tests s'est particulièrement étoffé sur pas mal d'aspects :

  • Améliorations transverses
    • Création d'un lien entre Squash TM et Squash TA,
    • Prise en charge des tests automatisés directement dans TM,
    • Mise en place de vues transverses entre les différents espaces,
    • Ajouts multiples (champs personnalisés, templates de projets, etc.)
  • Améliorations sur la partie bugtracking
    • Amélioration de l'intégration entre le bugtracker et Squash TM : l'accès au bugtracker est intégré à la barre de navigation de Squash TM.
    • Prise en charge de JIRA,
    • Prise en charge de bugtrackers multiples,
  • Amélioration sur la génération de rapports
    • Création des rapports sous forme de plugins désormais
    • Ajout de nouveaux rapports
    • Couverture qualitative de l'exécution
  • Améliorations aux modules d'import/export
    • Import d'exigences au format CSV / XLS / Calc
    • Export en CSV des cas de test
  • Perfectionnement de la partie administration
    • Affinage de la gestion des habilitations en introduisant la notion de 'profil',
    • Bloc de statistiques
    • Retouches ergonomiques

Pour le (proche) futur, Squash TM devrait être en mesure de variabiliser les tests, importer des cas de test au format CSV/XLS/Calc, gérer les releases, ajouter des assistants et pouvoir créer des liens et dépendances entre exigences. L'ensemble des nouveautés présentes et à venir est détaillé dans la feuille de route du projet. Et le site de démonstration de Squash TM est lui aussi passé en version 1.4

Rappels sur le projet Squash


Pour rappel, Squash est un projet libre dont l'objet principal est la structuration et l’industrialisation des tests fonctionnels et plus largement de la qualité logicielle. Squash TM et Squash TA n'en sont que les deux premières briques. À terme, le projet souhaite adresser plusieurs domaines de la qualification fonctionnelle :

  • La gestion du référentiel de tests, avec Squash TM (Test Management), l'outil pivot de la suite permettant la gestion du patrimoine de tests, à l'instar de Salomé-TMF ou encore TestLink ;
  • L'automatisation des tests de non régression avec Squash TA (Test Automation), comprenant modélisation des scripts, lancement des campagnes automatisées, reporting, etc. ;
  • La gestion des jeux de données avec Squash Data comprenant l'extraction, l'échantillonnage, l'anonymisation, le stockage, le chargement dynamique, la maintenance des données, etc. ;
  • Le pilotage et administration de Centre de Services Qualité Logicielle assuré par Squash SC (Services Center) pour tous les aspects de planning, gestion des ressources, suivi des demandes, GED, supervision des outils et environnements.

Les deux dernières briques devraient être disponibles plus tard dans l'année.

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Les journaux LinuxFr.org les mieux notés de janvier 2013

4 février, 2013 - 16:35

LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l'équipe de modération avant publication. C'est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par mail, ou encore via médias sociaux.

Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori des modérateurs. Ceux-ci s'appellent des journaux. Voici un florilège d'un dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs… qui notent. Lumière sur ceux du mois de janvier passé.

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Entretien avec le hackerspace Osilab (laboratoire lillois militant)

4 février, 2013 - 15:18

Vous trouverez dans la seconde partie de la dépêche un entretien avec le hackerspace Osilab (laboratoire lillois militant) : son histoire, ses activités et réalisations, ses particularités, ses projets, ses publics, etc.

Sommaire

Quelle est l'histoire de l'Osilab ? Qui l'a créé ? Quelles étaient les premières activités/réalisations ? Comment est-il géré, comment fonctionne-t-il ? Quelles sont ses particularités ?

L'Osilab est issu du milieu libriste et hacker lillois. Le besoin d'un hackerspace se fait sentir dès 2006, mais plusieurs échecs interviennent de 2008 à 2011.

Fin 2010, Charles a l'opportunité d'avoir un lieu à prêter. S'en suivent au premier trimestre 2011, les premières permanences avec des personnes essentiellement de Chtinux et du Localhost. Puis la maison est renovée pendant un an et demi : murs, planchers, plafonds, électricité, réseau, domotique, aérations, évacuations, plomberie… soit quelques milliers d'heures de travail pour une poignée de personnes. À la fin du chantier, des gravats du pont de Canteleu (lui aussi en chantier à côté pendant 1 an ou plus) serviront pour créer les potagers en carré et la terrasse.

Toujours, à la fin du chantier les permanences reprennent (elles seront appelées Bar Bidouille au cours de 2012) et les scripts de gestion et de surveillance sont réécrits, améliorés. Deux nouveaux ateliers récurrents font leur apparition : « Système-D », atelier de réparation et « Fait maison » (expérimentations culinaires).

Le groupe démarre sous forme de collectif jusqu'à la fin du troisième trimestre 2012. Là, une personnalité juridique devient nécessaire (notamment pour le futur accueil du public, et donc une assurance et des subventions éventuelles).

On fonctionne avec un mélange d'autogestion et de doocratie. L'origine des ateliers est souvent doocratique, lorsqu'une personne a un besoin ou une envie et commence à formuler, elle démarre et d'autres se joignent et le groupe porte ensemble l'atelier. Pour la vie de l'association, les Bars Bidouille ou d'autres réunions sont l'occasion de prendre les décisions. Après, dans les textes, c'est une association classique mais il faudra que l'on patche (corrige) cela en 2013 (juin vraisemblablement). La vie de l'asso se fait à deux niveaux pour l'instant. Les personnes adhèrent à prix libre à l'association et participent à sa vie. Le structurel (juridique, comptabilité) n'étant pas la tasse de thé de beaucoup, il y a un sous-groupe où toutes les personnes volontaires participent. Enfin il y a les personnes qui signent (en attendant une direction collégiale en juin).

Il y a deux particularités au lieu et à l'association. L'association a pour objectif l'éducation populaire dans les sciences et les techniques et donc nous essayons de concentrer notre action sur l'échange horizontal de savoirs (à l'inverse d'un cours magistral), la mise à niveau des néophytes, autour des thèmes et techniques développées.

L'histoire de plusieurs participants et participantes, militants et militantes dans différent domaines a amené l'association à s'ouvrir aux problématiques vécues par d'autres collectifs côtoyés par l'association et à faire de l'Osilab, dans la mesure du possible, un lieu sauf et accueillant, sans discriminations sur les connaissances, les origines, la nature de la personne. Cela nous a amené à nous définir comme copyleft, écologistes et féministes. Les trois sont une évidence pour nous. Le copyleft rejoint naturellement l'éducation populaire. L'écologie est aussi une évidence à l'heure des aPhones, tablettes non-modifiables, ordinateurs cassés au bout de 3 ans. Le féminisme est aussi une évidence, et les évènements sexistes du 29c3 (NdM : voir par exemple AdaInitiative.org) ou même l'actualité nous le rappellent. Sur ce dernier point, nous préférons le terme de féminisme à anti-sexisme (comme des personnes préfèrent Libre à Open Source). Nous sommes loins des collectifs essentialistes. Nous sommes plus pour un féminisme « réaliste et inclusif » pour reprendre Morgane Merteuil. Dans le même élan, nous dépassons la binarité de genre (afin de ne pas rejeter les personnes intergenres ou en questionnement, et afin de ne pas forcer les gens à se positionner dans une case ou dans une autre).

L'Osilab a été victime d'un vol et d'un incendie criminel. L'enquête a-t-elle abouti ? Quelles ont été et sont les conséquences pour l'Osilab et ses activités ?

Nous n'avons plus beaucoup d'informations de la police depuis plus d'un mois. L'enquête est toujours en cours et donc les détails sont toujours couverts par le secret de l'instruction. Il y a cependant pas mal de zones d'ombre et de choses illogiques. Pour notre part, notre hypothèse principale est celle d'un incendie masqué par un cambriolage, bref, un acte politique. Le mobile étant la jalousie ou des idées très très à droite (voire les deux). Nous considérons cet acte comme lâche et indigne.

L'incendie a été déclenché dans la période où la communication avait fait connaître le lieu et où on commençait à prendre le rythme, l'impact a donc été maximum. L'arrêt total de l'activité a duré un mois, le temps de se remettre, de commencer le tri dans le matériel et les projets. Finalement, nous avons réussi à prendre le contrepied positif de cet acte de vandalisme. Nous avons gardé les projets essentiels (notamment l'atelier de réparation), nous nouons des partenariats avec d'autres groupes pour organiser des ateliers. Plusieurs pistes sont en cours pour un nouveau lieu. Globalement, cela nous a donné la rage et l'envie de tout refaire en mieux :)

L'Osilab a lancé un appel à l'aide, relayé par LinuxFr.org, en terme de soutien, de bras et de matériel. Les libristes/hackers se sont-ils mobilisés ? Quels sont les besoins actuels ?

Le soutien psychologique a été énorme avec souvent 30 mails par jour pendant 3 semaines, et encore des mails de soutien épars qui arrivent. Plusieurs habitants du quartier nous ont soutenus et ont regretté la visibilité que nous donnions dans le quartier à certaines thématiques. Quelques soutiens matériels nous ont été promis (dons d'ordinateurs, peut-être quelques fers à souder supplémentaires). Un grand merci de notre part à tous ceux et toutes celles qui nous ont contactés juste pour un petit mot ou des promesses de dons, vous avez été géniaux et géniales :)

Le besoin principal reste à l'heure actuelle celui d'un local pour inventorier, nettoyer, ranger, puis se réunir, bricoler, faire pousser… On a aussi besoin d'outils que peu ont à offrir (voir la liste sur le site de l'Osilab). Nous lançons donc un appel à financement (dons, crowdfunding sur Octopousse, subventions, adhésions) pour un local en location essentiellement, et du matériel nécessaire.

Quels sont les projets actuels et futurs d'Osilab ?

Pour l'instant, nous nous concentrons sur les 2 projets les plus importants :

  1. Le premier, c'est évidemment Osilab-NG (un nouveau local et de nouveaux aménagements). Le local est un gros manque mais pas une fatalité, nous finirons par trouver une solution. Pour l'instant, nous suivons plusieurs pistes de locations ou d'occupations et nous imaginons le design de certains meubles qui devraient être découpés par laser un peu plus tard ^^ (avec un don de matière première).
  2. Le deuxième c'est l'atelier de réparation. Le principe est la réparation ou la création d'objets avec le stock de pièces de l'Osilab ou des pièces glanées aux encombrants la veille ou récupérées via la liste de diffusion du quartier. C'est donc essentiellement un atelier d'électronique et de menuiserie. La personne répare elle-même son matériel, avec l'aide de membres ressources éventuellement pour aider. Il semble y avoir de la demande sur la métropole.

Et puis l'atelier de nettoyage ^^, ça c'est fun. Nous recherchons notamment la meilleure façon de nettoyer la suie sur du papier (sans l'altérer), si certains ou certaines ont des idées…

Plus sérieusement, d'autres ateliers sont en cours de préparation avec des structures amies (que l'on peut retrouver dans les liens sur le site).

Quels publics peuvent être intéressés par l'Osilab ? Y a-t-il des formations ? Des conférences ? Quels sujets sont accessibles au grand public (ou débutants) ?

La plupart des ateliers et sujets sont accessibles au grand public, avec parfois une restriction aux personnes majeures ou accompagnées lorsqu'il y a un risque important, mais c'est rare. Cette accessibilité s'explique par notre volonté de nous inscrire dans une démarche d'éducation populaire et de nous ouvrir à la vie du quartier (lorsque nous étions à Bois-Blancs). Nous sommes dans une démarche d'explication et nous encourageons à poser des questions. Quelques permanences ou ateliers ont pu cependant se révéler trop techniques pour des débutants ou débutantes (matriçage LED, DNSSEC, permaculture, IPv6). Il n'est notamment pas toujours évident d'éviter le jargon (informatique, électronique, botanique…). Là-dessus, nous cherchons encore à nous améliorer pour favoriser la progression de tous et toutes.

Quelles compétences (ou connaissances) ont les participants ?

Les participants et participantes ont des connaissances dans plusieurs domaines :

  • Une participante et une sympathisante ont de bonnes connaissances en mécanique.
  • Une participante occasionnelle a des connaissances professionnelles en développement. Et une participante commence à se former en développement (web essentiellement)
  • Un participant et un sympathisant ont une connaissance pointue en électronique.
  • Une participante a de bonnes connaissance en botanique et en menuiserie.
  • Un participant a de bonnes connaissances en textile (couture, tissage, tricotin)
  • Une sympathisante et un participant ont de bonnes connaissances en chimie et cosmétique.
Pour les plus aguerris, quels moyens sont (seront) mis à disposition (machine outil, fer à souder, plans de montages électronique ou mécanique, imprimante 3D…) ?

Pour l'instant, deux machines ont été détruites dans l'incendie. Nous avons des fers à souder dont certains asservis, de quoi découper, clouer, percer, visser, coudre… À terme, nous allons certainement acheter ou fabriquer une commande numérique par calculateur (CNC) ou une découpe laser. Un atelier prochain va nous demander une machine à coudre à nouveau. Il y a bien sûr 3 postes informatiques (qui devraient être remplacés par des machines données dans le courant du trimestre).

Mais d'autres structures ont déjà des machines comme l'association du CEM de Ronchin ou la société Fablab Lille. Nous allons donc nous concentrer dans un premier temps sur l'équipement essentiel ou complémentaire avec les autres structures.

De quels projets êtes-vous fiers ? (en citer deux principaux, en cours ou à venir)

Le premier projet est la maison du 157. La maison a été domotisée : volets et chauffage programmés, 2 compteurs surveillés en temps réel, 10 sondes de températures. Le réseau électrique fait au-delà des normes, pour cadrer avec nos besoins (14 prises sur 3 circuits dans le lab). Nous avions installé 16 prises RJ45 câblées en catégorie 6a dans toute la maison. Nous avons fabriqué un bar, une baie de brassage, nos paillasses…

Ce n'est plus vraiment en cours mais nous referons une meilleure installation dans Osilab-NG.

Pour le deuxième, il va certainement choquer, faire jaser, hurler une partie des lecteurs et des lectrices de LinuxFr…

C'est l'atelier de création de sextoys Do It Yourself. Ça peut sembler fantaisiste et bizarre à première vue, mais cet atelier a été une belle réussite : il a réuni des bidouilleurs et des bidouilleuses, des personnes LGBT, des personnes BDSM. Il a fait se rencontrer des gens d'horizons différents, suscité des échanges sur ce que les diverses personnes vivaient, sans jugement et dans le respect des personnes. Au travers de l'atelier, des discussions, des affiches, cela nous a donné l'occasion d'aborder les notions de libertés « informatiques » et de libertés individuelles. Et puis, le principal, on a créé des objets en fonction des besoins des personnes, avec ou sans plans. Du matériel ouvert ou libre en fait. Tout cela pour un coût dérisoire (entre 7 et 25 € pour le projet le plus cher) avec beaucoup de récupération ou de mutualisation. 2 ateliers au moins devraient être programmés en 2013.

Quelles sont les rencontres récurrentes qui rencontrent le plus de succès ?

Lorsque nous étions à Bois-Blancs, les deux évènements récurrents qui avaient le plus de succès étaient :

  • Les permanences : le rendez-vous hebdomadaire ou les idées et les sujets fusent. Où des projets démarrent, des ateliers se programment. Nous les avons nommées cet été les Bars Bidouille (bon ça plait pas à certains parce qu'il y'a le mot Barbie dans Bar Bidouille :P)
  • Fait maison : le rendez-vous mensuel de l'expérimentation culinaire (bon parfois c'est raté). Hamburgers végétariens ou végans, tofu fait maison, test de mélange dans des salades. Pour l'anecdote, lors de la réalisation du tofu maison, le dictionnaire n'a pas suffi pour presser le mélange et obtenir le solide. Nous avons donc utilisé des gros guides d'administrateur GNU/Linux pour obtenir le tofu (qui avait une forme de Lego une fois découpé ^^ )

Pourquoi afficher des liens au logiciel libre ? Qu'apporte-t-il ? Quel logiciel libre (ou distribution libre) rencontre le plus de succès ?

Nous sommes tous et toutes convaincues de l'importance du partage des connaissances et des outils et pour beaucoup critiques vis à vis de l'imposture que représente la «propriété intellectuelle». Au niveau des apports que nous procure le logiciel libre, les libertés arrivent en premier (« Oh tiens, bonjour captain obvious »). Mais bon c'est avant tout car il est plus adaptable, nous avons plus de choix et généralement il est plus qualitatif. Un gros bémol : les outils de design électronique où Eagle (non libre), que tous les électroniciens utilisent, a encore à l'heure actuelle un catalogue de composants bien plus fourni que ses équivalents libres. GNU EDA (GEDA) mériterait peut-être plus d'attention des développeurs et électroniciens.

Au niveau des distributions, Debian Wheezy ou Squeeze étaient utilisées sur tout le parc. C'est une distribution connue, simple à administrer. Beaucoup de choses dans le projet Debian font écho dans l'association : il y a la constitution Debian, un des systèmes de vote le plus consensuel possible.

Pour la maison, munin et OWFS étaient très utilisés, saupoudrés de quelques scripts shell (généralement compatibles avec tous les shells) et quelques tâches cron et at (at a surtout été utilisé pour calquer les ouvertures de volets sur les éphémérides de Lille).

Pour le datacentre, nous utilisions tinc pour les VPN et le routage dynamique (FreeLAN en test), et les outils réseaux Linux (ip, iptables). Il y avait un babeld et un bird en cours de déploiement (pour faire du réseau maillé à l'échelle locale et de l'autre côté plus tard gérer notre réseau). Nous avons fait quelques tests sous Debian kFreeBSD pour les futurs routeurs. Pour les sites, ce sont soit des scripts fait maison, soit des logiciels libres connus de gestion de site.

Sinon pêle-mèle, il y a les grands classiques : GNOME2, GIMP, Inkscape, LibreCAD, Agave (pour les nuanciers), Wings3D (modélisation 3D polygonale), Ferm pour scripter le parefeu, terminator (terminal), lighttpd, LXC ou OpenVZ pour des machines virtuelles (enfin des conteneurs en fait), Wireshark et… Wesnoth pour les soirées off du lieu ^^. Stellarium aussi pour une ou deux sorties nocturnes (trop de pollution visuelle à Lille).

La description de l'Osilab est trilingue français/anglais/flamand. Lille est une ville européenne carrefour. Cela se ressent-il dans le public et les activités de l'Osilab

Euuuuuuh, c'est surtout une ouverture sur les territoires et les langues qui nous entoure. La traduction a été faite grâce à la méthode La Rache, en traduction semi-automatique pour le flamand. Nous avons toutefois des visites récurrentes d'amis belges et parfois d'anglophones, mais pour l'instant le rayonnement est essentiellement local. Mais bon avec l'incendie, l'Osilab est maintenant connu jusqu'au Québec, en Afrique et en Israël, alors…

Y a-t-il des liens avec d'autres hackerspaces ?

Il y a des liens avec d'autres associations ou d'autres structures autour du matériel, de la bidouille et du libre. Essentiellement le m.e.u.h|lab, l'initiative de Thierry Mbaye portée par Chtinux, les sociétés Fablab-Lille ou PlexiDesign.

Les liens dans le milieu hacker autre que lillois se font surtout avec quelques bidouilleurs et bidouilleuses d'un peu partout, mais essentiellement de Bruxelles ou autour de Paris ou des personnes de Hackerspaces Equality. Nous gardons particulièrement un très bon souvenir de la visite et des échanges avec Mitch (NdM: M. Altman) lors des ROUMICS 2012.

En fait, nous essayons surtout d'hybrider (comme disent les botanistes), de provoquer des rencontres avec des organisations d'autres domaines (collectifs paysans, collectifs LGBT, association de cyclistes) et d'être dans l'échange (apprendre des autres et contribuer à d'autres efforts).

Cette hybridation nous a poussé à nous rapprocher dans l'esprit de lieux comme la Petite Rockette (et le collectif La Rockette Libre). La rencontre avec des personnes de la Coroutine autour des «tiers-lieux» tels cette équipe l'imagine nous poussera peut-être dans le futur à évoluer entre hackerspace et tiers-lieux.

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Présentation de JORAM

4 février, 2013 - 12:28

Un peu moins de trois mois après la sortie de sa dernière version, et à la suite de demandes de la part de la communauté DLFP, il est temps pour moi de vous présenter le logiciel développé au sein de mon entreprise : JORAM, un intergiciel à messages diffusé sous licence libre (LGPL).

Présentation

JORAM (Java Open Reliable Asynchronous Middleware) est un intergiciel à messages, ou MOM, qui implante l'API JMS (Java Message Service) et le protocole AMQP (Advanced Message queuing Protocol). Cet intergiciel est le fruit du travail de la société française ScalAgent Distributed Technologies et est distribué sous licence LGPL. JORAM est en exploitation dans de nombreux environnements opérationnels où il est utilisé de deux façons complémentaires :

  • comme un composant de messagerie asynchrone intégré dans un serveur d’applications JEE. Il est intégré en tant qu'implantation de JMS au sein du serveur d'application Java EE JOnAS. Il est également utilisé dans d'autres serveurs d'applications propriétaires ou libres, tels que WebSphere ou encore JBoss.
  • comme un système de messagerie Java autonome entre des applications développées pour des environnements variés (de J2EE à J2ME). C'est donc une alternative libre aux bus d'entreprise propriétaires, tels que MQSeries.

Pour schématiser, on pourrait dire qu'il permet de faire dans le monde Java ce que D-Bus permet de faire dans le monde Linux : il permet d'interconnecter, via des messages et de façon asynchrone, différents programmes exécutés sur une ou plusieurs machines, lesquelles pouvant être reliées par des topologies réseaux hétérogènes (LAN, WAN avec firewall, etc.), et ce, avec des fonctions de persistance qui garantissent une livraison fiable des messages. Le projet JORAM est hébergé par le consortium OW2, dédié à la promotion et à la diffusion de logiciel d'infrastructure libre dans le monde.

Historique

Initialement JORAM est le résultat d’une coopération scientifique entre ScalAgent Distributed Technologies, Bull et l’INRIA. Bien que peu connu de la communauté du logiciel libre, JORAM est disponible au téléchargement depuis mai 2000, il est intégré dans de nombreux produits et indépendamment il a été téléchargé plus de 100.000 fois. La dernière version en date est JORAM 5.8.0 (également disponible via le repository maven) et le code source de la version courante peut être récupéré sur la forge d'OW2.

Sous le capot

La mise en œuvre de JORAM s’appuie sur une technologie à base d’agents répartis qui lui confère des propriétés uniques en matière d’architecture répartie, de passage à l'échelle (ou scalabilité), de configurabilité et de résistance aux pannes. Les principales fonctions offertes par JORAM sont :

  • Conformité aux standards JMS 1.1 et AMQP v0.9.1, support du protocole STOMP pour les clients non Java.
  • Gestion de la distribution pour la répartition de charge, la scalabilité et la fiabilité, architecture maitre/esclave pour la disponibilité.
  • Bridges JMS pour l’interopérabilité avec d’autres providers JMS et des bridges AMQP.
  • Support des transactions XA et JTA, intégration aux serveurs d’applications au travers du standard JCA.
  • Support de « beans » JORAM au format Spring.
  • Fonctions de sécurité intégrées avec JAAS.
  • Fonctions de swap pour le support des gros messages.
  • Support de multiples connecteurs réseau (TCP, SSL, HTTP, etc.) permettant le fonctionnement dans de multiples environnements et au travers des firewalls.
  • Administration basée sur JMX et configuration simple en XML ou via une console Web 2.0.
  • Administration interactive en ligne de commande via des services OSGi.
Business model de la société ScalAgent DT.

Pour reprendre les propos de l'April : « Faire de l'argent avec du logiciel libre n'est pas sale, c'est même très bien, voilà ! ». Dans cet optique ScalAgent DT. propose de la formation sur JORAM ainsi qu'un paquetage de services appelé JoramMQ Entreprise, lequel contient :

  • une licence logicielle sur des outillages supplémentaires,
  • une offre de service en mode SaaS sur les services supplémentaires,
  • une offre de support et maintenance corrective et évolutive du runtime open-source et des outillages et services supplémentaires.

Il est important de noter que la solution JoramMQ Entreprise n'apporte aucune fonction supplémentaire dans l'intergiciel. Le logiciel reste donc le même pour les utilisateurs clients ou non-clients de ScalAgent DT. Ce modèle nous permet, au travers de Joram MQ Entreprise, d'apporter notre expertise pour optimiser la mise en oeuvre d'une solution JORAM.

Conclusion

Par cette dépêche, nous souhaitons faire connaître le produit libre JORAM en tant qu'exemple d'un logiciel libre français fiable et largement déployé, mais méconnu de la communauté du logiciel libre, malgré ses 12 ans d'âge. Tous les commentaires sur l'ensemble de la dépêche, sont bien entendu les bienvenus.

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Jeudi du libre de février à Lyon : l'auto-hébergement

4 février, 2013 - 11:49

L'ALDIL organise une nouvelle conférence sur le thème de l'auto-hébergement (voir dans la suite de la dépêche pour plus de détails). Elle visera donc à faire découvrir les principes de l'auto-hébergement pour permettre à tout un chacun de contribuer à un internet décentralisé, garant de nos libertés numériques.

Comme d’habitude, ça se passe le premier jeudi du mois (7 février) à 19 h 30. La présentation a lieu à la Maison pour tous, salle des Rancy, 249 rue Vendôme, 69003 Lyon (Métro Saxe Gambetta).

Introduction

Internet est aujourd'hui devenu incontournable pour une très grande part de la population. Il nous semble naturel d'avoir accès à une multitude de sites et de services, généralement hébergés sur les serveurs de quelques multinationales.

Pourtant, ce fonctionnement sous forme de "minitel 2.0" où l'internaute n'est qu'un consommateur de services est bien loin des principes fondateurs d'internet. À l'origine, le web a été pensé comme un réseau sur lequel n'importe quelle machine pouvait contribuer.

Ces dernières années, nous avons assisté à une centralisation de plus en plus poussée autour de quelques prestataires, allant jusqu'à menacer la neutralité du réseau. À présent, peu de gens savent qu'il est possible d'héberger ses services internet chez soi et ainsi reprendre le contrôle de ses données numériques.

Les conférenciers
  • Clément Février, doctorant en physique, président de l'association Ubuntu-lyon et membre de l'ALDIL (utilisateur d'Ubuntu depuis 2006, auto-hébergé depuis 2009).

  • Sébastien Dufromentel, doctorant en informatique, ancien professeur d'école, fondateur du collectif d'aide à l'auto-hébergement « Internet : Réseau Libre Non-Centré » (utilisateur de Debian depuis 2005, auto-hébergé depuis 2009).

Plan
  • Introduction : pourquoi l'auto-hébergement ?
  • Mise en place d'un serveur web
  • Mise en place d'un serveur mail
  • Gestion des noms de domaines
  • Administration générale du serveur
  • Quelques autres services possibles
  • Droit et sécurité
  • Conclusion
Lieu

La conférence a lieu à la Maison Pour Tous / Salle des Rancy à partir de 19h30.

Maison pour Tous — Salle des Rancy 249 rue Vendôme 69003 Lyon (Métro Saxe Gambetta)

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Richard Stallman à Niort le 19 mars

2 février, 2013 - 13:33

Le département STID (STatistique et Informatique Décisionnelle) de l'IUT de Poitiers, site de Niort, a eu la bonne idée d'inviter Richard Stallman à Niort (Deux-Sèvres France) le 19 mars 2013 sur le thème de la société numérique libre. Il a volontiers accepté profitant d'une autre invitation en Pologne. Cette visite a déclenché l'enthousiasme à l'IUT et plus largement parmi les autorités territoriales locales : Communauté d'Agglomération de Niort, Ville de Niort et Conseil général des Deux-Sèvres qui ont inclus cet évènement dans une manifestation plus large : les "Niort numeric". Un site dédié a été créé et l'IUT en profite pour développer tout un projet pédagogique auprès des étudiants : modules d'expression/communication, droit et anglais. Les étudiants étudieront ainsi sa biographie, visionneront des vidéos et conférences en anglais (bien qu'il parle souvent en français) et feront l'étude juridique de la licence GPL.

Les questions que l'on peut se poser :

  • y a-t-il en France d'autres collectivités territoriales aussi enthousiastes ?
  • quand verrons-nous apparaître un GUL à Niort ?

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Atelier LaTex mardi 5 février à Rennes

1 février, 2013 - 20:39

L'association Actux vous donne rendez-vous mardi 5 février à partir de 19h pour un nouvel atelier LaTex. Pour rappel, LaTeX est un logiciel et un système de composition de documents connu pour son excellente gestion de la typographie. Il permet de réaliser des documents allant de la simple lettre au livre complet en passant par les CV et les présentations.

L'atelier abordera les points suivants :

  • les bases (premiers documents, la gestion des figures et tableaux…)
  • l'écriture des formules mathématiques
  • d'autres sujets peuvent être abordés suivant la demande des participants :
    • les CV
    • les présentations avec Beamer
    • l'écriture d'examens

L'atelier se veut interactif et l'aide des personnes connaissant LaTeX est la bienvenue pour pouvoir aider les participants et couvrir le maximum de sujets.

Il est conseillé de venir avec son ordinateur avec LaTeX déjà installé :

L'atelier est gratuit, ouvert à tous et se déroulera au 3ème étage du 4 Bis, cours des Alliés à Rennes (métro Charles de Gaulle)

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Les Samedis Libres à Aix en Provence

1 février, 2013 - 14:12

C'est maintenant presque une habitude, le premier samedi de chaque mois, Mandr’Aix et l’Axul se retrouvent au Centre social et culturel des Amandiers, 8 allée des Amandiers, 13090 Aix‐en‐Provence, de 10 h à 18 h, pour une « journée Résolutions de problèmes informatiques ». Les solutions proposées feront appel à GNU/Linux et aux logiciels libres.

Vous pourrez venir avec votre matériel pour installer GNU/Linux, faire fonctionner une imprimante, configurer un accès Internet, etc. Nous ne vous proposerons que des solutions libres.

La réunion est prévue le samedi 2 février 2013.

Nous vous demandons de bien vouloir vous connecter sur un de nos sites (voir les liens) pour y faire une description précise de vos besoins. L’intervention pouvant éventuellement être longue et difficile, la priorité des interventions sera donnée aux personnes inscrites.

Pour certaines opérations particulières, il vous sera demandé de « préparer » votre ordinateur avant votre venue. Un formulaire explicatif est téléchargeable sur le site de Mandr’Aix.

La première séance sera consacrée à un diagnostic de votre ordinateur. Des solutions libres vous seront proposées. Si elles vous conviennent, elles pourront être installées le jour même si les horaires le permettent ou lors d’une réunion ultérieure.

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Pourquoi les développeurs n'utilisent pas plus de machines à état ?

1 février, 2013 - 12:43

Les langages de programmations, de quelques paradigmes qu'ils soient (bien qu'un peu moins pour le paradigme logique), sont basés sur le concept de liste d'instructions exécutées à la suite par la machine. La machine exécutant ce code est une machine à état, mais le programme n'est pas formellement pensé comme tel.

Les machines à état semblent pourtant un bon outil pour la programmation des logiciels que nous avons l'habitude de développer : facile à dessiner sur papier, permettant un découpage clair du fonctionnement de l'application.
Sans compter qu'une machine à état se patche plus facilement qu'un code classique où l'effet spaghetti peut vite impliquer des effets indésirables.
Les designers de Qt l'ont bien compris en permettant de définir des machines à état pour décrire le comportement du contrôleur.

C'est pourquoi certains se sont demandés si la programmation en machine à état ne devrait pas être plus pratiquée et aimée des programmeurs. C'est, par exemple, ce que se demande Willem van Bergen, carrément enthousiaste.
Celui-ci pense que c'est le stockage de l'historique qui est essentiel.

Plus circonspect, Alan Skorkin étudie la problématique de reprise de code, afin de comparer les approches, pour conclure que si les machines à états ne sont pas la panacée, elles sont très intéressantes si on conçoit le code avec.

Un très intéressant débat est né de cette polémique sur Hacker News.

Le point de vue du vieux singe (s/in/a/)

Un point de vue très intéressant d'un vieux programmeur nous racontant son expérience de HACMP en 1993. Il utilisait intensivement des machines à état pour gérer ses problèmes de protocoles gérant le cluster.
Selon lui les machines à état sont essentiellement boudées car mal codées à la base.
Pour être facile à utiliser il leur faudrait (traduction non littérale) :

  • Une manière simple de gérer les contextes entre états, ce qui doit être fait le plus souvent à la main
  • Un historique, dans les stacktrace, qui permette en particulier de connaître les changements d'états
  • La manière de coder les FSM implique que l'on contourne la vérification de typage, il faut donc mieux utiliser de la génération de code qui permettra de générer un code propre

Il conclue que si davantage de bonnes machines à états étaient implémentées, avec une gestion de contexte, un historique, et une machinerie de test, d'avantages de programmeurs les utiliseraient.

Machines à état fini hiérarchiques

La définition d'une machine à état peut vite devenir lourde à mesure que se complexifie le comportement. C'est pourquoi, on est amené à utiliser des machines à état hiérarchiques : chaque état peut comporter une machine à état (récursivement) qui s'active lorsqu'on passe dans l'état la contenant. Cela permet de définir des macro-comportement composés de micro-comportements.

Dans une telle machine, à chaque cycle, on va d'abord tester qu'une transition n'est pas à effectuer dans un état père. En l'occurrence, on part du père de plus haut degré, pour tester les transitions possibles. S'il n'y en a pas, on descend à son fils (dans la direction de l'état duquel on part à la base) et ainsi de suite, jusqu'à tester la transition de l'état courant vers un autre état auquel il est lié.

De même, si on effectue une transition sur l'un des père de cet état, on doit choisir son fils le plus "profond".
C'est un type de machine un peu plus difficile tant à écrire, qu'à vérifier la validité de son graphe, mais ce type de machine à état offre une facilité de conceptualisation : on retrouve l'effet "empilement de boîtes noires" qui a fait le succès du logiciel.

Une solution ?

Un agent (un objet, par exemple) dont le cycle de vie est géré par une machine à état. Chaque transition est basée sur une équation booléenne de conditions et d'évènements :

type 'event transition = | Condition of (unit -> bool) | Event of 'event * (unit -> 'event list ) | EventOr of 'event * (unit -> 'event list ) * 'event transition | EventAnd of 'event * (unit -> 'event list ) * 'event transition | EventXor of 'event * (unit -> 'event list ) * 'event transition | EventNot of 'event * (unit -> 'event list ) | ConditionOr of (unit -> bool) * 'event transition | ConditionAnd of (unit -> bool) * 'event transition | ConditionXor of (unit -> bool) * 'event transition | ConditionNot of (unit -> bool);;

L'agent possède un historique de ses transitions (et donc des évènements extérieurs).

Ainsi, les données restent dans l'objet, ce qui résout les problèmes de contexte. En effet, les état/transitions s'appliquant sur un objet, tout ce qui est relatif au contexte reste au même endroit et non coincé dans chaque état.

Gestion d'historique

La gestion d'historique peut sembler gadget, mais il peut devenir utile lorsqu'il va servir d'élément pour décider une transition. On acquiert ainsi une proto sémantique logique temporelle à peu de frais.

Conclusion

Les machines à état sont certainement discréditées du fait de leur présentation trop théorique qui est assénée aux étudiants lors de leur études. C'est néanmoins un outil puissant qui nécessite que l'on réfléchisse un peu plus sérieusement à son intérêt.

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FaitMain.org, un magazine collaboratif sur le Do It Yourself

1 février, 2013 - 09:49

Je suis heureux de vous faire part de la naissance de « Fait Main ». « Fait Main » est un magazine trimestriel en ligne conçu par des bénévoles passionnés par la bidouille en général. C'est un magazine qui couvre plusieurs sujets, à savoir l'informatique, l'électronique, la cuisine, l'art et enfin l'écologie.

« Fait Main » a pour objectif de montrer à travers ses articles ce qu'il est possible de faire avec les outils d'aujourd'hui et sans dépenser des sommes folles (ou sans rien dépenser du tout). « Fait Main » a envie d'éveiller la créativité de chaque lectrice et lecteur, et peut-être de lui donner l'envie de se lancer dans son propre projet DIY (Do It Yourself).

Le projet est fondé et maintenu par Tarek Ziadé et le code (open source) et le contenu (CC-By-NC-SA 3.0) sont hébergés sur github et ouvert à tout contributeur. Il a pour vocation de construire une communauté de contributeurs, que ce soit pour l'écriture d'articles, les relectures ou la conception et la mise à jour du site qui est en perpétuelle évolution (code ou design).

Contenu Volume 1

La tribune de ce numéro est un parallèle entre web hébergé et OGM.

Le premier article présente une application de reconnaissance de feuille écrite pendant un Hackathon. On y parle de machine-learning au service des plantes, des hackathons de programmation & de responsive design.

Le deuxième article parle de domotique et vous explique comment piloter des dispositifs sans fils - portails, détecteurs de mouvements etc. On y parle d'Arduino, de Raspberry-PI et de signal en 433 Mhz.

Le troisième article présente le travail de Marcin Ignac : des méduses animées en 3D. Des captures d'écran de ces méduses ont ensuite été utilisées pour faire partie d'un projet de livre génératif. On y parle d'animation procédurale, de processing.js et d'hachurage.

Le quatrième article vous donne 5 conseils de photos culinaires pour que vous puissiez prendre en photos vos soupes, gigots et autres desserts comme un(e) pro.

Suit un entretien avec Hugues Aubin au LabFab de Rennes.

Un cinquième article sur la conception d'un Juke box avec un Raspberry-PI, sans aucune soudure requise :)

Le sixième article vous explique comment recycler une vieille nappe de disque dur pour connecter le GPIO de votre Raspberry.

Le septième article est une rapide présentation du jeu The Midst, conçu avec Processing et WebPD.

Enfin, le huitième article aborde les bases du fonctionnement des CNC.

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Streaming du FOSDEM 2013

31 janvier, 2013 - 17:08

À quelques heures du début de la conférence FOSDEM, l'annonce des différents flux vidéos vient d'être publiée sur le site officiel du FOSDEM.

Cinq salles seront diffusées pendant tout le week end. Ainsi, l'ensemble des tracks principales, les deux "Cross distribution" et les lightning talks seront enregistrés et diffusés.
En parallèle, à la fois pour échanger autour du sujet ou pour poser des questions à l'intervenant, un channel IRC a été mis à disposition pour chacune d'entre elles.

Enfin, les vidéos encodées sont généralement publiées quelques jours après l'évènement.

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Traduction collaborative du livre Open Advice #9 ce jeudi à 21h

31 janvier, 2013 - 17:08

Ce soir, nous allons réaliser la neuvième session de traduction collaborative du livre Open Advice (qui s'y prête bien car il s'agit de 42 articles de 42 auteurs différents), projet commun à Framasoft et LinuxFr.org.

Cette session a une saveur particulière puisqu'elle contient le 21e chapitre du livre. Nous serons donc à la moitié de la traduction à l'issue de cette séance. C'est un projet qui avance bien grâce à tous les contributeurs, habitués comme occasionnels. Un grand merci à tous.

Pour rappel, on se donne tous rendez-vous (enfin les volontaires disponibles) sur un Framapad le jeudi à 21h pour traduire ensemble (dans la joie et la bonne humeur).

Au menu du jour :

  • Stop Worrying and Love the Crowd (Shaun McCance)
  • My Project Taught Me how to Grow Up (Runa Bhattacharjee)
  • Learn from Your Users (Guillaume Paumier)

Pour vous tenir au courant (du top départ), vous pouvez également suivre les comptes Identica et Twitter de Framasoft avec le hashtag (ou mot-dièse -_-') #OpAdFr.

À ce soir sur les pads. ;-)

Remarque : Les traductions finalisées sont mises en ligne au fur et à mesure sur le Framablog et le tout donnera lieu à un Framabook qui devrait être présenté aux RMLL de Bruxelles.

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