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Actualité des puces graphiques : Tegra, Optimus, UVD et Beignet
Voici l’actualité des puces graphiques, notamment la 3D dans Tegra 2 et 3, début de prise en charge d’Optimus, précisions sur UVD et le projet OpenCL Beignet.
- lien n°1 : Linux and Mesa 3D support for AMD’s video accelerator — The H Open
- lien n°2 : Intel Makes First Release Of Linux OpenCL Project — Phoronix
- lien n°3 : Prise en charge de la partie graphique d’Ivy Bridge par Linux — Wikipédia
On avait déjà évoqué la prise en charge de la 2D pour les systèmes mono‐puces ARM Tegra 2 et 3 de NVIDIA. Début avril, les premières modifications de code permettant la prise en charge de la 3D sont arrivées. Pour rappel, contrairement aux cartes graphiques du monde PC, ce pilote est développé avec le soutien (mais pas « par ») de NVIDIA.
Ce genre d’initiative dans le domaine des architectures ARM est indispensable si l’on veut espérer pourvoir facilement installer un système libre basé sur Linux sur tablettes et smartphones…
Début de la prise en charge d’Optimus avec le pilote privateur de NVIDIALa prise en charge d’Optimus, la technologie de NVIDIA qui permet d’utiliser la carte intégrée (basse consommation) de l’ordinateur quand il n’y pas besoin de performance et de ne démarrer la carte dédiée NVIDIA qu’à la demande, commence à apparaître dans la bêta du pilote propriétaire. Ce dernier utilise la fonctionnalité de RandR 1.4 qui permet d’effectuer le rendu du contenu d’une fenêtre par un autre processeur graphique. Pour l’instant, il n’y a aucune information sur la consommation d’énergie (on ne sait donc pas si Optimus vaut la peine d’être activé) et il est seulement possible de faire un rendu de tout l’écran (pas d’une seule application). Il n’y a pas non plus d’outil pour activer automatiquement la carte dédiée.
Il existe actuellement d’autres projets qui permettent d’utiliser sa carte NVIDIA sur un matériel Optimus, tels que Bumblebee (site officiel, explication du projet Bumblebee).
Décodage matériel des vidéos avec le pilote libre AMD : vraiment ?Ce point a déjà été traité dans une dépêche LinuxFr.org ; toutefois la lecture du fichier README joint au code peut nous amener à pondérer notre enthousiasme :
The software may implement third party technologies (e.g. third party libraries) that are not licensed to you by AMD and for which you may need to obtain licenses from other parties. Unless explicitly stated otherwise, these third party technologies are not licensed hereunder. Such third party technologies include, but are not limited, to H.264, MPEG-2, MPEG-4, AVC, and VC-1.
For MPEG-2 Encoding Products ANY USE OF THIS PRODUCT IN ANY MANNER OTHER THAN PERSONAL USE THAT COMPLIES WITH THE MPEG-2 STANDARD FOR ENCODING VIDEO INFORMATION FOR PACKAGED MEDIA IS EXPRESSLY PROHIBITED WITHOUT A LICENSE UNDER APPLICABLE PATENTS IN THE MPEG-2 PATENT PORTFOLIO, WHICH LICENSES IS AVAILABLE FROM MPEG LA, LLC, 6312 S. Fiddlers Green Circle, Suite 400E, Greenwood Village, Colorado 80111 U.S.A.
En gros, il faut s’assurer de bien détenir les droits (comprendre : dans les pays connaissant les brevets logiciels, « avoir payé les redevances ») des codecs concernés, soit H.264, MPEG-2, MPEG-4, AVC et VC-1, avec une exception pour l’encodage MPEG-2 qui peut être utilisé gratuitement, mais uniquement à des fins personnelles…
Pour les mêmes raisons, il semble que l’implémentation du (dé)codage par une puce graphique Intel ne puisse être activée dans nos distributions libres.
Bientôt OpenCL pour les puces Intel Ivy Bridge ?OpenCL 1.1 serait supporté par les puces Gen7 Ivy Bridge, toutefois son implémentation par Intel dans ses pilotes pour Linux ne semblait pas prioritaire… Il ne fallait pas pour autant désespérer : Intel a finalement annoncé le 15 avril 2013 la version 0.1 du projet libre Beignet qui doit permettre l’accélération matérielle d’OpenCL sur ses dernières puces. Petit bémol : différents développeurs reprochent à la solution d’Intel de dupliquer le travail existant plutôt que de s’y associer.
OpenStack : Foundation, communauté et organisation
Aujourd'hui se conclut l'OpenStack Summit à Portland. Il s'agit de la grand-messe annuelle de la communauté OpenStack. Pour rappel, Openstack est une solution d'Infrastructure as a Service (Iaas), sous licence Apache, organisée autour de différents composants : les trois principaux sont Nova (Application), Swift (Stockage d'objet), Glance (Service d'image). Les composants additionnels qui sont Keystone (gestion des identités), Horizon (Dashboard), Quantum (gestion de réseau), Cinder (gestion d'interconnexion du stockage) et Celiometer (module de facturation). La version actuelle se nomme Grizzly.
OpenStack est instancié sur une distribution GNU/Linux. Si Ubuntu a été la distribution initiale par défaut du projet, d'autres initiatives ont permis la portabilité vers Suse, CentOS… et Debian.
- lien n°1 : La fondation OpenStack
- lien n°2 : Communauté française
Le projet d'IaaS, créé en 2010 par Rackspace et la Nasa, avance à grand pas avec une ambition assumée comme le précise Jonathan Bryce, Executive Director de la fondation lors de son discours d'ouverture : « OpenStack doit devenir le standard en matière de cloud et devenir le (GNU)Linux du cloud ». Les 2800 personnes présentes, soit près de 5 fois plus que l'année précédente, témoignent du dynamisme du projet.
Pour mener à bien cette ambition, une fondation a été créée en septembre 2012 avec une gouvernance organisée autour de trois instances : le « technical committee », le « board of director » et le « user committee* ». Ces instances sont soit élues directement soit via leurs sponsoring. Bien entendu plus l'entreprise contribue et supporte et plus elle a de chance d'être dans les deux premiers comités, le troisième étant plus indépendant. Dans sa configuration la fondation actuelle s'apparente à Linux, Apache ou Eclipse.
ÉvolutionJim Curry co-fondeur d'OpenStack, Senior Vice President and General Manager of Private Cloud chez Rackspace, définit trois grandes périodes pour le projet :
- 2010 : le temps des développeurs
- 2011-2012 : l'époque des early adopters
- 2012-2013 : les utilisateurs viennent en force
Si les utilisations et la contribution sur le projet continuent à croître l'influence de Rackspace, à l'origine du projet, diminue. En effet l'entreprise ne contribue aujourd'hui qu'à 15 % du code derrière Red Hat et devant IBM, HP et Nebula. D'autres sociétés comme IBM arrivent aussi en force et devrait rapidement être le premier contributeur du projet dans la prochaine version.
Lors de ces journées, quatre grands utilisateurs sont venus témoigner de leurs utilisations d'OpenStack : Bloomberg, Best Buy, la NSA et Comcast. Ils ont tous en commun d'être des structures avec des infrastructures gigantesques avec comme message « Nous l'avons fait avec OpenStack ! ». Bien entendu ces utilisateurs n'ont pas été choisis au hasard, au pays de l'immensité on aime parler gros chiffres et impressionner l'auditoire. Cependant on ne peut qu'admettre la réalité, aujourd'hui de grandes infrastructures utilisent OpenStack dans une logique de cloud hybride.
La communauté needs you !Aujourd'hui, OpenStack est massivement développé par des entreprises même si les contributions individuelles émergent ici et là. La course à l'influence et au leadership sur le projet bat son plein ce qui ne devrait pas faciliter le travail des petites sociétés pour rester dans la course. Cependant s'il va devenir de plus en plus difficile de contribuer, et de se différencier, pour une société le projet a besoin de se libérer grâce à l'appropriation par une communauté d'utilisateurs et de contributeurs non commerciaux. C'est sans aucun doute le challenge le plus important aujourd'hui et la fondation l'a parfaitement compris. Il est ainsi totalement gratuit de rejoindre la fondation pour un individu.
Le projet OpenStack tend à devenir le nouveau projet libre en matière d'infrastructure. C'est une occasion sans précédent de proposer des standards libres pour le cloud computing et favoriser l’interopérabilité.
RasPyPlayer v2.2.0 est sorti !
Il y a un peu plus d'un mois était annoncé la sortie de la version v2.0 de RasPyPlayer… Une version mineure plus tard et quelques cassages de tête plus tard, il est temps de vous présenter la nouvelle mouture du media center léger spécialement conçu pour le Raspberry Pi (mais pas que) !
NdM : merci à JPEC pour son journal.
- lien n°1 : Journal à l'origine de la dépêche
- lien n°2 : RasPyPlayer v 2.0 est sorti
- lien n°3 : Site web de RasPyPlayer
Les nouveautés au menu sont de deux ordres : les ajouts de fonctionnalités et l'amélioration ou la correction des petits détails.
Les nouveautés- Le portage de RasPyPlayer sur toutes les plateformes UNIX (utilisation de mplayer à la place de omxplayer pour les ordinateurs différents du Pi),
- L'ajout d'un arrière plan noir pendant la lecture (très utile avec omxplayer),
- La remise en service de raccourcis claviers,
- L'ajout d'une fenêtre au démarrage demandant si l'on veut rafraîchir la base,
- L'affichage au démarrage de la fenêtre « Configuration » au démarrage si les paramètres ne sont pas corrects,
- « At last but not least », l'ajout de cinq boutons paramétrables permettant de visualiser cinq flux vidéos.
- L'ajout de contrôles sur les paramètres de la fenêtre « Configuration »,
- La migration du PKGBUILD suite à la montée de version de Pacman,
- La correction d'un bug sur la sauvegarde de la base sqlite (elle n'était plus sauvegardée à la fermeture !),
- Et bien sûr un nettoyage du code…
La fenêtre de configuration qui s'est étoffée avec le paramétrage des cinq boutons pour des flux :
Et pour la suite ?
Dans un premier temps, nettoyage du code et correction de tous les petits bugs qui doivent se dissimuler dedans… Mais pour cela il faudrait des utilisateurs et testeurs ! Donc si vous avez un Raspberry Pi, installez RasPyPlayer et remontez vos bugs.
Dans un second temps, ajout de quelques fonctionnalités utiles, tout en restant léger (le but n'est pas de concurrencer XBMC mais d'avoir une alternative légère et utilisable). Les suggestions sont les bienvenues, les patchs aussi !
Réforme des rythmes scolaires : occuper les enfants avec des jeux vidéo libres
La réforme des rythmes scolaires en primaire bat son plein et les réunions entre les écoles, les mairies et les associations se succèdent à un rythme effréné pour les communes qui appliquent la réforme dès la rentrée 2013.
Cette réforme va dégager du temps appelé TAP ou Temps d'Activités Périscolaires. Comment occuper les enfants sur ce temps libre est la source de nombreux débats. Pourquoi ne pas y introduire une activité de découverte des jeux video sous licence libre ?
Suivez le guideTout d'abord, pourquoi ces jeux-là ? Parce qu'il peuvent être déployés avec plus de facilité et ne nécessitent pas de surcoûts ni de négociations avec les éditeurs.
Comment faire ?En premier lieu, il n'y a pas de miracle : il faut connaître les jeux. Pour cela, vous pourrez consulter les sites jeuxlibres.net et plus précisément le site de l'association LanPower dont c'est aussi la spécialité. Sur ce site, les jeux y sont sélectionnés, triés, améliorés, notamment traduits en français pour certains : ainsi, vous ne trouverez Numpty Physics traduit en français qu'ici. Les jeux ont été longuement testés lors de nombreuses animations et existent tous sous Windows, Linux et souvent Mac OS X. L'association n'a pas encore édité de manuel pour cette activité, cependant, chaque description de jeu comporte souvent des indications pour démarrer.
Si les ordinateurs sont sous Linux (malheureusement encore trop rarement), rendez-vous dans le dépôt de votre distribution pour y télécharger et installer les jeux sélectionnés. Sous Windows, les CDs proposés par l'association LanPower sont là pour cela. Il suffit donc de les acheter sur EnVentelibre ou de les télécharger ici. Une interface facilite la présentation et l'installation de chaque jeu. Des packs de jeux libres sans installation sont également disponibles avec les Gamekeys ou les CDs DirectPlay (pratique pour lancer une animation sans délai).
- lien n°1 : Exemple d'animation
- lien n°2 : jeuxlibres.net
- lien n°3 : L'association LanPower
Stockage de données élastique, cohérent et hiérarchique avec ModeShape 3
L'AlpesJUG a la joie et l'honneur d'accueillir Randall Rauch, le développeur responsable du projet Modeshape chez JBoss/RedHat, pour nous parler NoSQL hiérarchique.
JBoss Modeshape est une implémentation de l'API Java Content Repository sur JBoss Infinispan (le cache distribué de JBoss). Il s'agit d'un NoSQL hiérarchique avec un schéma souple, les données étant extensibles par des mix-ins qui apportent informations (champs supplémentaires) et comportements : par exemple pour ajouter la gestion de la date de création du document automatique.
- lien n°1 : Inscriptions
- lien n°2 : AlpesJUG
- lien n°3 : JBoss Modeshape
- lien n°4 : JSR-283 (Java Content API)
Ce SGBD NoSQL est hiérarchique et se positionne donc bien pour y manipuler des arbres de données. Il est requêtable dans plusieurs pseudo-langages : un SQL-like et un Object QL avec l'intégration d'indexation full-text pour de la recherche 'classique'. Bref un mélange de plusieurs approches qui fournit en plus une API web REST et WebDAV.
Attention nous avons déménagé donc il faudra vous rendre chez Kelkoo
6 Rue des Méridiens (Parc Sud Galaxy) , Échirolles, France
La conférence sera en anglais et commencera à 19h. L'entrée est libre et gratuite et nous vous attendons nombreux le lundi 29 avril 2013.
Le conférencier : Randall Hauch est Ingénieur logiciel principal chez Red Hat,fondateur et chef de projet du projet open source ModeShape. Avant de rejoindre Red Hat, Randall a développé des applications du web sémantique pour Revelytix, ainsi qu'un logiciel d'intégration/fédération et gestion des métadonnées chez Metamatrix (maintenant repris par Red Hat).
AFPyro le 10 mai à Bruxelles
Un AFPyro, Apéro Python, aura lieu ce 10 mai à l'Université de Bruxelles. Il se composera d'une série de Lightning Talks au Batiment K de l'ULB suivi d'un passage au Restaurant « La Bécasse ».
Le thème est « les projets Python libres que vous faites » pour avoir une idée de ce qui se fait en Belgique. Bien entendu, ce thème n'est pas limitant et si vous souhaitez parler d'autre chose, faites vous plaisir ! La deadline pour les propositions de Lightning Talk est le dimanche 28 au soir, vous pouvez me les envoyer directement à l'adresse : cortex@worlddomination.be
- lien n°1 : Batiment K
- lien n°2 : Restaurant La Becasse
- lien n°3 : Framadate de Réservation
Si vous souhaitez venir au restaurant après, inscrivez-vous sur le Framadate pour que l'on puisse réserver le bon nombre de place.
Pour récapituler :
- Début des lightning talks à 19h au bâtiment K de l'ULB (Campus Solbosh), salle K.4.601
- restaurant à « La Bécasse » à partir de 21h00
Au plaisir de vous y voir.
Flukz 0.2
La version 0.2 de Flukz est disponible. Pour ceux qui ont raté la première saison, Flukz est un jeu de shoot'em up qui fonctionne comme un wiki. Il est possible de créer de nouveaux niveaux et de les éditer directement en ligne.
Flukz est un logiciel libre, distribué sous licence GPL v2, fonctionnant aussi bien sous Linux que Windows. Les graphiques sont soit en GPL soit en CC-BY-SA, essentiellement en provenance du site opengameart. Ils ne sont pas inclus dans le binaire lui-même, mais stockés sur le serveur Flukz, et téléchargés lorsqu'on exécute un jeu. Du coup, la licence et l'auteur de chaque fichier est indiquée dans les pages meta au sein de Flukz (la façon la plus simple d'accéder aux pages meta des sprites est depuis la page "liste des sprites").
NdM : merci à Yukito pour son journal.
- lien n°1 : Journal à l'origine de la dépêche
- lien n°2 : Site officiel : flukz.org
- lien n°3 : Code source de la version 0.2 (tgz 140 Ko)
La procédure de compilation est la même que dans le journal pour la version 0.1, en remplaçant 0.1 par 0.2.
Édition des niveauxLa version 0.2 améliore sensiblement l'édition des niveaux, avec :
- l'affichage des paramètres des sprites dans une fenêtre fixe à droite du niveau.
- un mode de test du niveau en cours d'édition. Cela permet de peaufiner le niveau, et de le tester autant de fois qu'on le souhaite avant de sauvegarder.
Capture d'écran du mode édition (le test se lance et s'arrête avec l'icône d'engrenage) :
Nouveaux sprites
Par ailleurs, il est désormais possible d'ajouter de grandes images de fond. Combiné à l'ajout de sprites depuis l'excellent site opengameart, cela commence à donner des niveaux sympa :
Bilan de la version 0.1
La release de la première version de Flukz a été une expérience intéressante. Je pensais naïvement que Flukz allait sauver la planète du réchauffement climatique et libérer les petits pingouins de leur dépendance à Google et Facebook. Mais quelques semaines plus tard, force est de constater qu'avant d'avoir un million d'utilisateurs, il faut commencer par en avoir dix, et que ce n'est pas facile du tout.
Les stats de bande passante à l'intérieur de Flukz (le lien "statut du serveur" à gauche) m'ont permis d'évaluer à environ 20 le nombre de personnes ayant réellement testé le logiciel. Parmi celles-ci, 4 ou 5 ont effectué une modification (ajout d'un commentaire, upload d'une image, création ou modification d'un niveau). Enfin, aucune d'entre elles n'est devenu un utilisateur régulier.
Bref, un démarrage plus difficile que je ne l'imaginais. Par contre, les retours étaient tous encourageants, ce qui est motivant.
Si Flukz vous intéresse, j'en profite du coup pour vous encourager à participer. Au stade actuel du logiciel, la moindre contribution a vraiment un impact énorme. Ceux qui ont ébauché les niveaux "wuhu" et "black and white" (à l'origine des captures d'écran ci-dessus) seront sans doute surpris de voir à quel point leur contribution initiale a évolué.
Futurs développementsUne fonctionnalité évidente qui permettrait d'augmenter l'intérêt du jeu est l'ajout d'un score. Avec une sauvegarde automatique sur le serveur des meilleurs scores obtenus, ça commencerait à devenir vraiment rigolo.
Vers l'abandon de Silverlight et de Flash
SilverLight est un plugin pour navigateur Web multiplate-forme (Windows et Mac OS, Linux via le projet Moonlight), qui permet de développer des applications Web riches dans un moteur de rendu vectoriel. Il est un concurrent de Adobe Flash.
Il semble que l'on assiste à la disparition lente de SilverLight. Cette technologie créée par Microsoft ne s'est pas exportée sous les systèmes à noyau Linux, notamment Android. Or cet environnement n'est plus optionnel, il est obligatoire.
Bien que SilverLight ait été poussé par quelques acteurs comme France Télévision, le succès n'a pas été au rendez-vous.
Netflix vient de publier un article nommé HTML5 Video at Netflix qui a été repris dans Netflix abandonnera Silverlight au profit du HTML5.
C'est ainsi que l'on peut y lire : « Petit à petit, on s'oriente vers un web sans aucun plugin, le Flash d'Adobe ayant d'ailleurs fait lui aussi les frais de ce changement ».
De son côté Microsoft annonce le support de SilverLight 5 jusqu'en 2021. Adobe Flash devrait lui aussi laisser sa place au HTML5. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il prend en charge les DRM…
Xen devient un projet de la fondation Linux
Coup de tonnerre ! Alors que Xen était dans l'impasse voici quelques années, le projet de virtualisation racheté par Citrix est soutenu par la Fondation Linux. Red Hat semblait avoir gagné la course pour la solution de virtualisation du noyau. Amazon, Intel, Oracle, Cisco, Samsung, Google ou encore la NSA font partie des entreprises supportant le développement de Xen. Une recomposition du paysage de la virtualisation sous Linux est à anticiper !
Pour rappel, Xen est un logiciel libre de virtualisation, plus précisément un hyperviseur de machine virtuelle publié sous licence GPL v2. Son développement a débuté sous la forme d'un projet de recherche de The University of Cambridge Computer Laboratory au Royaume-Uni, la société XenSource a par la suite été créée spécialement et en a poursuivi le développement, jusqu'au rachat par Citrix. Aujourd'hui, le projet a dix ans, l'âge de la maturité.
- lien n°1 : Annonce de la fondation
- lien n°2 : Site communautaire de Xen
- lien n°3 : Le projet KVM
- lien n°4 : FAQ
Des signes avant-coureurs ont permis au lecteur avisé de pressentir un tel mouvement. Les dernières versions du noyau incluaient davantage de modules Xen. Un noyau Linux récent tourne comme invité Xen sans modification. Aujourd'hui, c'est la partie hyperviseur qui est soutenu par la Fondation Linux.
Développement collaboratifIl y a quelques années, Xen était un hyperviseur accompagné d'un tas de patchs pour faire tourner Linux dessus. Ce fut une impasse dont Citrix s'en est sorti avec brio en ouvrant davantage le processus de développement de son hyperviseur. Cette ouverture a permis à Oracle, Amazon, Intel, AMD, Cisco ou encore Google de mettre la main dans le projet. Au point qu'en face, KVM paraisse un projet verrouillé par Red Hat.
La fondation Linux prend le relais de Citrix pour favoriser la collaboration de grand nom de l'informatique autour de Xen, à l'instar du développement du noyau Linux. La fondation Linux est donc l'organisation parapluie qui va héberger la gouvernance du projet. Il s'agit donc d'une reconnaissance et d'un coup de pouce pour sortir Xen du giron de Citrix.
Deux solutionsLa fondation Linux propose donc deux solutions de virtualisation : utiliser directement le noyau Linux comme hyperviseur avec KVM, ou utiliser un hyperviseur dédié, Xen, avec Linux comme noyau des invités. Chacune a des avantages et des inconvénients. Chacune tend à s'optimiser pour des problématiques différentes.
Par exemple, Xen est plus avancé en ce qui concerne la paravirtualisation de cartes VGA, utile pour faire tourner des jeux dans un Windows virtualisé. En revanche, KVM est très bien supporté par libvirt et les différentes solutions d'administration de Cloud comme OpenStack ou Apache CloudStack. Xen est plus embarrassé par ses différentes générations d'outils d'administration. Un logiciel comme GNOME Machines est à un clic de l'utilisateur, grâce à KVM.
Une popularité à reconquérirD'ailleurs, Fedora comme Debian fournissent des versions obsolètes de Xen. Le désintérêt pour Xen est palpable. Xen va-t-il reconquérir sa popularité alors que KVM est plébiscité ?
Est-ce que Citrix se débarrasse de Xen ? Vu le dynamisme du projet, c'est peu probable. Citrix annonce au contraire continuer à commercialiser XenServer. C'est une aubaine pour Citrix de placer Xen dans une organisation à but non lucratif. Cela facilitera davantage la collaboration.
Dans la même veine, on peut s'attendre à un retour d'OpenVZ, qui suit le même chemin que Citrix, face à LXC. OpenVZ est en train de réduire drastiquement la taille de son patch sur le noyau. Les nouveaux développements dans le noyau pour LXC sont réutilisés : cgroup, namespace, etc. Dans un futur pas si lointain, on pourrait utiliser les outils OpenVZ sur un noyau non modifié. En tout cas, OpenVZ est beaucoup plus actif que LXC. Pourtant LXC manque de fonctionnalités telles que la migration d'invité. Le temps nous le dira.
L'avenir de la virtualisation est donc multiple, mais libre !
Critique de Underground (Assange, Dreyfus)
J'étais au lycée quand les premiers graveurs CD sont apparus. Ils ont rapidement remplacés les cartes Magic, puis, m'ont permis de découvrir un autre pan de la culture informatique : « Il me restait un peu de place, alors je t'ai mis quelques e-zines. »
Ces magazines : Noway, Noroute, Cryptel, NPC, Cybz, deathly by étaient des magazines de hacking, édités par les acteurs eux-même, et une véritable plongée dans la culture underground. À côté des articles techniques, il y avait également des critiques de livres, des coups de gueules, ou même des articles sur le groupe et ses activités. Aujourd'hui, on pourrait y trouver tout une ethnologie sur cette époque et le monde de l'informatique de la fin des années 90.
C'est avec ces souvenirs que j'ai découvert Underground, de Julian Assange et Suelette Dreyfus.
NdM : merci à chimrod pour son journal. La seconde partie de la dépêche détaille le livre.
- lien n°1 : Journal à l'origine de la dépêche
Ce livre, paru en 1997, retrace l'histoire des hackers australiens de la fin des années 80. Il s'agit d'une enquête au cours de laquelle les deux auteurs sont allés rechercher les acteurs de l'époque, pour qu'ils racontent ce qu'ils ont vécu, leur monde, et leur histoire. N'espérez pas y trouver les techniques de l'époque, tout cela est gommé pour laisser place au contexte, à l'histoire qui s'est jouée à cette époque.
C'est l'histoire d'un apple ][ qui reste allumé 24h/24h dans une chambre pour servir de BBS, l'histoire d'un hacker qui tombe sur des documents militaires et craint pour sa vie au point de partir vivre dans la clandestinité pendant plus d'un an, l'histoire de jeunes qui après avoir discuté ensemble pendant des nuits se rencontrent pour la première fois sur les banc d'un tribunal.
C'est aussi l'histoire d'une jeunesse, qui s'ennuie, marginalisée, ou qui cherche ses repères; il ne s'agit pas d'une apologie : le livre insiste bien sur les profils des pirates, la plupart en échec scolaire, dans des familles en train de s'éclater, d'autres à la limite de la maladie mentale, tous sont en dehors du système, des normes. C'est aussi ce qui fait leur force : il est difficile de voir le hacking comme un monde d'innocence, mais c'est pourtant ce qu'il fût, à l'origine, lorsqu'il s'agissait d'adolescents se donnant des défis et recherchant juste la fierté d'avoir pu entrer dans un espace interdit…
C'est en cela que le livre n'a pas vieilli : le livre ne présente pas les techniques utilisées, il peut être lu par quiconque ne s'y connaissant pas en informatique. Tout au plus, il nous fait rire aujourd'hui quand on lit comment, après avoir récupéré le programme tant désiré, les jeunes pirates partent à la recherche d'une machine avec au moins 10 Mo de stockage pour pouvoir le dézipper… Même s'il n'existe plus de BBS, si HTTP a détrôné internet, ce combat d'une jeunesse qui se sent en décalage est intemporel.
Si les auteurs n'avaient pas autant insisté sur l'enquête, ce livre pourrait passer pour un roman tant il parait extraordinaire ! Les auteurs d'ailleurs : que vient faire Assange dedans ? J'ai découvert que ce livre raconte aussi son histoire : sous le nom de Mendax, on le retrouve en train de faire de l'ingénierie sociale ou attendre son procès. Trente ans après, ce livre permet de faire le lien entre cette jeunesse éprise de liberté et encore innocente, et ce qu'est devenu internet aujourd'hui : l'innocence à disparue, la liberté est encore rêvée, le combat persiste.
Le livre est sorti en 2011 en français aux Éditions des Équateurs, ou est disponible en ligne dans sa version originale (ISBN-13 978-0857862594) ou en français (ISBN-13 978-2849901793).
Mardi du libre le 12 février à Rennes
L'association Actux organise un nouveau Mardi du Libre le mardi 12 février 2013 de 19h à 21h, au 4 Bis, cours des alliés à Rennes (métro Charles de Gaulle).
Les mardis du libre sont l'occasion pour tous de venir découvrir les logiciels libres ainsi que la culture libre au sens large (image, son, vidéo, etc.).
Cette semaine, nous vous proposerons une présentation de systemd, et des courtes introductions à MyPaint, 0 A.D. et bastet.
Lors de cette soirée, n'hésitez à venir partager vos expériences, faire une démonstration, ou simplement découvrir l'association Actux et le monde Libre !
- lien n°1 : Plus d'infos sur les mardis du libre
- lien n°2 : Site de l'association Actux
Alternc 3.0
Depuis juin 2011, dernière date de publication sur ce présent site, AlternC continue son bout de chemin !
Alternc 3.0 a proposé sa première RC le 1er novembre 2012. Depuis de nombreux correctifs ont été apportés et le voici prêt.
Mais plus clairement, qu'est-ce qu'AlternC ? C'est un logiciel libre de gestion d’hébergement mutualisé sous Linux, facile à installer et à utiliser, s'appuyant uniquement sur des logiciels libres. Il contient un système d’installation et de configuration automatique, ainsi qu’un panneau de contrôle accessible par le web, pour la gestion des utilisateurs et des services (domaines, courriels, comptes ftp, statistiques…).
- lien n°1 : Sortie de AlternC 1.0 (juin 2011)
- lien n°2 : Participer à la traduction
- lien n°3 : Tester AlternC sur le site de démo (user: admin - pass: admin)
- lien n°4 : le site d'AlternC
- lien n°5 : Le Trac (wiki, bugtrack, milestone...)
Cette version est la plus conséquente depuis plusieurs années. Beaucoup de travaux ont été faits, et certains très en profondeur - ils sont détaillés plus loin. Tellement de modifications, qu'un changement de version majeure a été décidé lors du DevCamp AlternC d'été. Normalement, cette version aurait donc dû être la 2.0, mais nous avons aussi fait le choix d'unifier les numéros de version entre AlternC et ses modules, et le module mailman était déjà en 2.1.
Ces changements répondent à plusieurs besoin :
- ajouts de fonctionnalités
- meilleure sécurisation
plus grande modularité
Certains de ces changements sont clairement visibles (nouvelle interface de courriel), d'autres sont plus discrets (réécriture d'une grande partie de la classe de gestion de la base de données, refonte complète de la mise à disposition des logs Apache), mais tous ces changements répondent à un besoin pour les utilisateurs et pour les développeurs. Pour donner un exemple, nous espérons pouvoir bientôt dissocier complètement l'interface web du Bureau des actions systèmes.
Un changement important a été fait concernant la traduction du projet. La gestion des traductions est maintenant déportée sur le site gratuit Transifex du logiciel libre du même nom . Si vous pensez qu'il manque à AlternC une langue, traduisez et nous la rajouterons aussitôt !
Merci d'avance pour vos retours !
Changements Importants- Apache MPM-ITK (suexec-like) : chaque site est servi par Apache avec un UID/GID propre au compte. Le fonctionnement est similaire à Suexec, mais avec de meilleurs performances.
- Droits utilisateurs : gestions des droits utilisateurs via les ACLs noyau.
- Migration de Courier vers Dovecot : le courriel POP/IMAP n'est plus servi par Courier mais par Dovecot. Procmail est remplacé par Sieve. L'interface de gestion des courriels a été entièrement repensée et le background technique (schéma de bases…) a été refondu.
- Webmail à la demande : Squirrelmail n'est plus installé par défaut. Des paquets distincts ont été créés : alternc-squirrelmail et alternc-roundcube
- Intégration de la gestion de tâches planifiées : les utilisateurs peuvent maintenant demander a ce qu'une page web précise soit interrogée à intervalle régulier (pratique pour certains "cron" de CMS, type Drupal)
- Restrictions IP : possibilité de restreindre l'accès d'un compte FTP à certaines IP. D'autres restrictions seront possibles dans le futur.
- Sous-domaines automatiques : possibilité de personnaliser les sous-domaines qui sont automatiquement ajoutés à la création d'un domaine
- Statistiques web brutes : les logs Apache sont maintenant disponibles "au fur et a mesure" directement dans le panel AlternC. Ils sont triés par compte sur le disque dur, dans des répertoires distincts. Les problèmes de max_file_handler de AlternC 1.0 lors du trop grand nombre de fichiers de logs dans la configuration apache sont maintenant du passé.
- Séparation entres les bases de données et leurs utilisateurs.
- création d'un utilisateur spécial pour PHPMyAdmin
- plus de limite du nombre d'utilisateurs MySQL
- à la création d'une base de données, un utilisateur MySQL dédié est automatiquement créé afin d'inciter les gens à bien séparer les droits
- Possibilité à l'installation de préciser un serveur MySQL tiers
- Modification du script de configuration, lancé a l'installation d'AlternC.
- Open_basedir par compte plutôt que par html_document_root Changeset r3087
- Les hooks constituent maintenant une classe à part entière Changeset r3110
- Une option de debug est proposée à l'Admin, qui affiche l'ensemble des requêtes SQL exécutées et les erreurs PHP
- Désactivation du safe_mode php Changeset r3172
- Désactivation php short tags Ticket #1299
- Traduction gérée par le système collaboratif transifex
- Refonte des messages d'erreurs pour faciliter les traductions et le debug Changeset r3404
- Désactivation des register globals Ticket #210
- Le panel a de moins en moins d'action "directe" sur le système
- les fichiers de courriel sont supprimés par un cron
- les actions sur les mailing-list sont effectuées par un cron
- problème de suppression de la configuration Apache Ticket #1267
- problème d'installation si la première la première installation échoue Ticket #1269
- désinstallation awstat incomplète Ticket #1271
- page d'accès à mailman cassée Ticket #1272
- purge des sessions PHP Changeset r3090-r3098
- problème des caractère spéciaux des mot de passe mailman Ticket #1278
- problème d'affichage en clair des mots de passe mailman
- gestion des caractères spéciaux mot de passe mail Ticket #1277
- gestion des caractères spéciaux mot de passe MySQL Ticket #1283
- permettre mot de passe vide pour compte FTP Changeset r3114-r3115 Ticket #1284
- correction bug création stats brutes Changeset r3269 Ticket #1286
- bug de gestion du wildcard "_" dans le nom des bases de données mysql Ticket #1289
- gestion des répertoires protégées Ticket #1300
- et des dizaines de tickets fermés et des dizaines de bugs trouvés et corrigés
L'aide administrateur a suivi, dans la mesure du possible, l'évolution du code. Il est possible que certains points aient été omis, n'hésitez pas à le signaler.
L'aide utilisateur est en cours de refonte afin de refléter, au mieux, les dernières évolutions. Vous pouvez la trouver sur http://www.aide-alternc.org
Digne-les-Bains s’engage dans l’Open Data
Il y a tout juste un an, la ville de Digne-les-Bains lançait son premier atelier « Dessine ta ville ». Ces rencontres ont été reconduites plusieurs fois avec succès depuis. En octobre, c'est munis de plans OpenStreetMap que les élèves de la 5ème2 patrimoine du collège Maria Borrély partaient sur les traces des illustres de la commune.
Cette initiative a fait l'objet d'une présentation détaillée publiée sous licence libre dans le dernier numéro de la revue Espace consacré à l'Opendata : « L'initiative Dessine ta ville vise à encourager les citoyens d'un territoire à produire ensemble des ressources numériques partagées sous licence libre. Nous nous sommes appuyés au départ sur la carte coopérative libre OpenStreetMap, une représentation du monde produite par des contributeurs volontaires. Ce projet qui a vu le jour en 2004 rassemble aujourd'hui plus de 700 000 passionnés répartis sur toute la planète. »
Lors du dernier Conseil Municipal, les élus dignois ont décidé à l’unanimité d’engager la Ville dans une démarche d’ouverture de ses données publiques. « La Ville de Digne-les-Bains devient partenaire du programme régional Open PACA » souligne Open Colette Charriau, maire-adjointe déléguée à l’urbanisme et Conseillère Régionale. Les deux premières lettres de l'acronyme PACA signifient Provence Alpes et la cité préfecture des Alpes-de-Haute-Provence devient ainsi la première commune de cette partie de la Région à s’engager dans la démarche Open Data.
- lien n°1 : La ville de Digne-les-Bains
- lien n°2 : Le premier atelier « Dessine ta ville »
- lien n°3 : Digne-les-Bains : les élèves sur les traces des illustres de la commune
- lien n°4 : Article libre : Openstreetmap crée des données libres pour le territoire- le projet dessine ta ville
- lien n°5 : Digne-les-Bains s’engage dans l’Open Data
- lien n°6 : Le programme régional Open PACA
- lien n°7 : Opendata : l'ouverture des données publiques
- lien n°8 : OpenStreetMap : un projet collaboratif de cartographie libre
LibreOffice se met en 4.0
La suite bureautique libre LibreOffice vient de sortir en version 4.0 le sept février. Ce changement soudain de numéro de version s'explique par l'évolution de l'interface de programmation applicative (API) induisant des incompatibilités avec d'autres programmes, comme les extensions, qui devront être adaptés.
La suite de cette dépêche s'attachera à préciser lesdites incompatibilités, puis un petit tour des nouveautés sera proposé, agrémenté de captures d’écrans correspondantes.
- lien n°1 : Site officiel
- lien n°2 : Page de téléchargement
- lien n°3 : Notes de version
- lien n°4 : Note de version détaillée
- Version majeure
- Writer
- Calc
- Impress
- Interface d’apparence
- Filtres d’importation
- Gestion du protocole CMIS
- En vrac
- Le mot de la fin
- Remerciements
Une incompatibilité périodique est nécessaire à une évolution saine. C'est ce qui vient d'arriver chez cette suite bureautique.
En effet, cette version propose une interface de programmation applicative potentiellement non compatible avec les versions antérieures. Ceci aura un impact sur les extensions qui devront éventuellement s’adapter pour pouvoir fonctionner avec LibreOffice. Les développeurs se sont toutefois efforcés de minimiser autant que possible l’impact de ces modifications.
Ainsi, les modules Python ont migré vers la version 3.3, et les modules complémentaires doivent adapter leur code en conséquence pour rester fonctionnels avec cette version et les suivantes.
Une grande partie de l’interface de programmation a été nettoyée, et les parties obsolètes en version 3 ont maintenant été supprimées.
Writer CommentairesLe pointage des commentaires de travail a été nettement amélioré, ce qui facilite leur compréhension. Ainsi la flèche peut maintenant être liée à un ensemble de mots surlignés (au lieu d'une seule lettre auparavant), mais cet ensemble est limité à un seul paragraphe pour l’instant.
LibreLogo
LibreOffice dispose dorénavant d’un mécanisme de génération de graphisme vectoriel avec le langage Logo, un outil simple, similaire par certains côtés à ce qu’on peut faire avec Canvas en HTML.
Pour plus d'informations :
http://numbertext.org/logo/posters/logoposter_en.pdf
http://numbertext.org/logo/librelogo.pdf
http://numbertext.org/logo/lok_en.pdf
http://numbertext.org/logo/librelogo_en.pdf
http://sophiegautier.com/blog/index.php/2012/12/04/190-librelogo
http://libreoffice.hu/2012/11/29/logo/
Les statistiques textuelles sont encore une fois présentes dans la liste des nouveautés. Il est maintenant possible de spécifier des caractères délimitant les mots. Ça peut être utile — par exemple — pour les tirets cadratins délimitant les incises.
Taches d’encreLes amateurs apprécieront de savoir qu’il est maintenant possible d’importer les notes faites à l’encre numérique au sein de fichier DOCX et RTF.
Mathématiques RTFiennes
La prise en charge du format RTF s’améliore encore en ajoutant la possibilité d’importer ses formules mathématiques correctement. N’hésitez-pas à migrer vos documents RTF maintenant !
Sans styleL’utilisation de LibreOffice repose sur un concept simple qui consiste à donner un style particulier à chaque page. Ceci permet, notamment, de pouvoir modifier un groupe de pages de manière simple et centralisée.
La première page n’échappe pas à cette règle, mais il est maintenant possible de spécifier des en-têtes et des pieds de page différents sans changer de style.
C’est un changement légèrement discutable, et ce serait dommage de perdre l’habitude d’appliquer un style à chaque page (ceci n’implique que l’avis personnel de l’auteur).
VracLa prise en charge de documents RTF améliore également l’importation de dessins à la syntaxe ancienne.
Les documents DOCX sont mieux importés ; notamment en ce qui concerne les tables flottantes, les objets OLE à l’intérieur des rectangles ainsi que les marges autour des images noyées dans le texte.
CalcLa norme ODF Open Formula est mieux respectée grâce à l’implémentation d’une fonction ou-exclusif.
Il est maintenant possible de spécifier comment traiter une chaîne de caractères vide dans une formule.
L’exportation des légendes de couleurs ainsi que des histogrammes de données vers un document XLSX se passe bien. Ceci améliore la compatibilité avec Microsoft Office 2010 et suivants.
ImpressSous Gnu/Linux, le code de GStreamer a été remodelé, et prend maintenant en charge la version 1.0. Le contenu multimédia est ainsi bien mieux géré au sein des diapositives que vous créez.
Les éléments bitmap sont maintenant éditables via un éditeur externe.
Enfin, votre position au sein de la liste de diapositives est maintenant sauvegardée entre chaque session.
Interface d’apparence Structurer avec styleLes styles (tels que Titre 1, texte, etc.), proposent maintenant un aperçu de l’effet appliqué.
La cohabitation avec Unity est maintenant beaucoup plus sereine, et LibreOffice occupe mieux l'espace en intégrant le menu global.
Rapprochement avec FirefoxIl est maintenant possible d'utiliser les personas de Firefox au sein de la suite bureautique, et ainsi la personnaliser au gré de ses goûts.
Nouveau gestionnaire de modèles
Codage de l’interface en interne
Jusqu’à présent, l’interface de LibreOffice était écrite en dur dans le code, ce qui rendait les changements difficiles et accessibles seulement aux programmeurs chevronnés.
À présent, dans LibreOffice 4.0, les interfaces peuvent être écrites en XML avec Glade dans le format utilisé par GTK. Cela ne veut pas dire que LibreOffice utilise GTK, mais utilise seulement ce format de codage d’interface. LibreOffice utilise toujours son propre toolkit : VCL.
La conversion de l’ancienne interface vers la nouvelle est encore en cours.
Plus d’informations :
https://wiki.documentfoundation.org/Development/WidgetLayout
http://blogs.linux.ie/caolan/2013/01/24/converting-libreoffice-dialogs-to-ui-format-100-conversions-milestone/
Les filtres de fichiers binaires StarOffice (versions 1.0 à 5.0) ne sont maintenant plus fournis.
Les documents Microsoft Publisher sont maintenant importables.
LibreOffice prend maintenant en charge la totalité des fichiers Microsoft Visio !
Gestion du protocole CMISLe protocole CMIS est maintenant parfaitement pris en charge, ce qui permet d’accéder aux documents enregistrés sur des gestionnaires de contenus tels qu’Alfresco, Nuxeo, SharePoint…
En vracLe nombre de fonctionnalités dépendantes de Java s’amoindrit de plus en plus et l'assistant de création de lettre et de fax est maintenant écrit en Python.
Le moteur d'expressions rationnelles a été changé pour être plus standard et se base sur ICU.
Les greffons « Presenter Console » (qui gère désormais les langues écrites de droite à gauche) ainsi que « PDF Import » font maintenant partie intégrante de LibreOffice.
Le mot de la fin
Le tour des principales nouveautés est maintenant terminé. Si vous souhaitez avoir un aperçu plus complet, n’hésitez pas à consulter la note de version officielle, ou installez cette nouvelle version sur le champ pour l’essayer.
Pour les autres, votre distribution favorite vous l’amènera sur un plateau, en temps voulu.
Enfin, il est bon de rappeler que les entreprises sont conviées à attendre la sortie de la version 4.0.1.
RemerciementsJe tiens à exprimer ma gratitude à toutes les personnes ayant contribué à cette dépêche, c'est-à-dire, par ordre alphabétique, à :
coid, El Titi, francis latouche, jcr83, jerome_misc, NeoX, Nÿco, Xavier Verne, ZeroHeure.
Calligra 2.6
Calligra est la suite bureautique du projet KDE issue de la scission de KOffice. La version 2.6 est immédiatement disponible et les changements majeurs sont détaillés en seconde partie de cette dépêche. Aux applications de bureautique classiques (traitement de texte, tableur, présentation de diapositives et base de données), Calligra y associe la gestion de projets, l'édition de diagrammes et de cartes heuristiques et deux outils de dessin, l'un matriciel et l'autre, vectoriel. En tout, 9 applications réunies en une suite, auxquelles vient maintenant s'ajouter une dernière, conçue pour répondre aux besoins des nouveaux auteurs et éditeurs sur tablettes.
- lien n°1 : Calligra.org : Calligra 2.6 Released
- lien n°2 : Calligra téléchargements
Comme annoncé dans la dépêche précédente, une nouvelle application, Author, fait son apparition. Elle a pour but d'aider un écrivain tout au long du processus de création d'un livre électronique, de sa conception à sa publication. Y trouveront sans doute un intérêt, les romanciers qui produisent de longs textes avec une construction complexe impliquant de nombreux éléments, personnages ou scènes, mais avec un formatage limité, ainsi que les auteurs de manuels qui voudront tirer profit des possibilités supplémentaires offertes par les eBooks par rapport au modèle papier.
Cette première version de Author est très similaire à Words puisque les nouvelles fonctionnalités sont également adoptées par Words mais les prochaines versions devraient davantage se différencier dans le futur.
- Sheets, l'application de tableur, a un nouveau solveur et les scripts standard peuvent être traduits ;
- Stage, l'application de présentation, a un nouveau framework pour les animations ;
- Les connexions sont améliorées dans Flow, l'application de création de diagrammes ;
- Plan, l'application de gestion de projet, a une meilleure gestion des horaires, un graphique des performances et la création de projets améliorés et une plus grande facilité d'utilisation du générateur de rapport ;
- Kexi, l'application de gestion de base de données, a une meilleure gestion du format CSV et une meilleure visualisation des tables. Il est aussi possible de réécrire des objets avec le même nom ;
- Krita, l'application de dessin, prend en charge OpenColorIO nécessaire pour l'industrie du cinéma, le dessin d'image HDR est aussi facilité, la gestion du standard OpenRaster passe à la dernière version et beaucoup d'amélioration de vitesse dans différentes fonctions. De plus, Krita est maintenant capable d'enregistrer au format PSD (Photoshop) aussi bien en mode RVB que CMJN.
- Karbon, anciennement Karbon 14, l'autre application de dessin vectoriel. Pas de changement majeur pour cet éditeur des formats ODG, SVG, WPG, WMF, EPS/PS en lecture, et qui permet d'enregistrer aux formats ODG, SVG, PNG, PDF et WMF. Aux fonctionnalités classiques d'édition vectorielle s'ajoutent des possibilités d'extension par plugins pour de nouveaux outils et de nouvelles formes prédéfinies. Sans oublier le dessin en mode « calligraphie ».
Dans les nouveautés communes aux différentes applications, on note plusieurs petites améliorations pour la mise en forme et le rendu des diagrammes graphiques et des formules mathématiques.
Au niveau des filtres d'import et d'export, outre les traditionnelles améliorations des filtres MS Office, les formes 3D et les annotations sont prises en charge pour le format Open Document (sans être affichées) et deux nouveaux filtres liés à Author font leur apparition : Epub 2 et Mobi.
La version pour écrans tactiles, dénommée Active, est aussi améliorée : nouvel outil de sélection de slide, le changement de diapositive pendant une présentation peut être fait en agitant l'appareil et le temps de démarrage a été amélioré.
NDLA : je remercie les contributeurs, car si j'ai vaguement initié la dépêche, c'est eux qui ont tout rédigé.
KDE SC 4.10
Cette nouvelle mouture de l'environnement de bureau est sortie le 6 février 2013. Il y a peu de grosses nouveautés, les applications sont arrivées à maturité et les développeurs travaillent intensément sur ce que sera KDE 5.
Le portage vers Qt 5 va se faire progressivement et en douceur avec l’utilisation des technologies QtQuick/QML pour dessiner les interfaces et les éléments graphiques et beaucoup de restructuration de code. Certains changements sont déjà présents, beaucoup d'autres sont prévus pour KDE SC 4.11 et KDE SC 4.12, notamment l'intégration de Wayland dans KWin. Tous les détails des nouveautés dans la seconde partie de cette dépêche.
- lien n°1 : Ce qui était prévu
- lien n°2 : L'annonce officielle et ses sous-parties:
- lien n°3 : Les changements dans Plasma et Kwin
- lien n°4 : Les nouveautés applicatives
- lien n°5 : L'annonce et les commentaireds sur KDE dot
- lien n°6 : Planet KDE
- Améliorations et corrections de Dolphin
- Bureau sémantique : Nepomuk
- Une très importante chasse aux bugs
- Ports vers QtQuick
- Des « chosulettes » nouvelles :
- Support du menu déporté
- Gwenview (visionneuse d'images)
- Kate (éditeur de texte)
- Divers
Améliorations et corrections de Dolphin
Source : http://freininghaus.wordpress.com/2012/11/27/on-the-way-to-dolphin-2-2/
Nouveautés- Le panneau latéral permet désormais d'avoir accès aux données de nos téléphones, plus généralement les appareils compatibles avec la norme MTP quand ils sont connectés à la machine. Cette possibilité s'appuie sur le kioslave MTP, il faut donc que ce paquet soit inclus dans votre distribution pour en profiter.
- Toujours dans ce panneau latéral, il est désormais possible de choisir la taille des icônes.
- L'accessibilité n'a pas été oubliée et il est possible d'utiliser la loupe de KMag pour mieux voir certains éléments.
- Il est à nouveau possible de choisir de renommer un fichier soit directement, soit avec une boîte de dialogue. Le choix se fait dans les réglages de Dolphin.
- Le gestionnaire d'activités peut savoir quel est votre dossier de travail préféré et vous le dire. Cette possibilité est désactivable dans les réglages du comportement de l'espace de travail.
- La méthode pour connaître les besoins en miniatures a été modifiée de manière à être plus efficace.
- Un travail est en cours sur le chargement des dossiers contenant une multitude de fichiers avec un affichage dans l'ordre « naturel » (c'est-à-dire fichier10 qui apparaît après fichier2). Pour le moment une approche efficace est en cours de discussion, la solution temporaire est d'utiliser tous les cœurs de processeur pour faire le tri plus rapidement.
- Les miniatures sont désormais stockées pour éviter de les générer à nouveau si l'affichage des miniatures est désactivé puis réactivé.
- Les boutons et dialogues de l'interface de recherche ont été clarifiés.
- Il est possible de déplacer un fichier en passant par la partie emplacement du panneau latéral en patientant un instant si l'option « ouvrir les dossier pendant un déplacement » est activée.
- Le clic du milieu sur un dossier a le même comportement partout : ouverture d'un onglet en arrière-plan.
- Ctrl + L permet d'accéder à la barre d'adresse comme dans un brouteur. Pour seulement avoir le focus sur cette barre, il faut utiliser F6.
- Dolphin utilise désormais Nepomuk2.
Source : http://vhanda.in/blog/2013/01/what-new-with-nepomuk-4-10
Le bureau sémantique fonctionne avec deux éléments, Nepomuk qui stocke les données et un indexeur (Strigi) qui va chercher ces données dans vos fichiers. Jusqu'à présent, bien que très intéressante, cette technologie a buté sur différents problèmes dont une consommation excessive de ressources lors de l'indexation pour n'en citer qu'un.
Avec cette nouvelle version, un gros travail a été effectué pour apporter à cette fonctionnalité un meilleur confort d'utilisation. Grossièrement, il s'agit d'améliorer l'étiquetage des données et une indexation plus performante.
- Tagging KioSlave : il permet de facilement manipuler et parcourir les étiquettes apposées sur les fichiers.
- Des méthodes de nettoyage de la base de données sont également disponibles.
- Le choix des types de fichiers à indexer se fait plus simplement.
- Les performances ont été revues à la hausse et les recherches se font désormais rapidement.
Source : http://vhanda.in/blog/2012/11/nepomuk-without-strigi
Jusqu'à la version 4.9, Strigi était l'indexeur de fichier qui permettait de nourrir Nepomuk. Malheureusement, cette base de code n'est pas vraiment maintenue, peu documentée, ne fonctionne pas très bien et nécessite de la bidouille plus ou moins propre pour être utilisée au sein du projet (explications plus détaillées).
Pour cette version 4.10, l'indexation des fichiers a été revue et elle est désormais confiée à cinq outils :
- Exiv2 pour les images ;
- FFmpeg (avec un éventuel changement pour GStreamer) pour les vidéos ;
- Taglib pour les sons ;
- Poppler pour les PDF ;
- pour les fichiers textes, un nouvel outil a été développé en Qt (strigi était codé exclusivement en C++).
L'indexation est effectuée en deux temps : un parcours des noms et des types des fichiers, puis le contenu des fichiers est exploré.
La dépendance de la suite KDEPIM envers Nepomuk a été réduite puisque la complétion des contacts dans KMail fonctionne même si Nepomuk est désactivé.
Une très importante chasse aux bugsDepuis quelques versions les équipes des sous-projets de KDE ont entamé une chasse aux bugs et un nettoyage du code. Les changements, s'ils sont peu visibles pour les utilisateurs, mobilisent pourtant les développeurs. Rendons justice à ce travail de bénédictins dont il est surtout fait état sur les blogs ou au détour d'un article du dot.
L'équipe de Kwin, le gestionnaire de fenêtres, poursuit la chasse aux bugsTout cela vise à la stabilité, à la compatibilité avec les situations les plus diverses et bien entendu à la marche en avant vers "KDE 5". Martin Graesslin, mainteneur de Kwin, rend compte chaque semaine de ses travaux sur son toujours instructif blog. Que retenir ? Presque au hasard (parmi des dizaines de choses) :
- la fin du tiling qui posait trop de problèmes ;
- le Direct rendering avec fglrx, le pilote propriétaire Ati/AMD ;
- plein d'améliorations de détails sur la décoration des fenêtres qui peuvent être plus fines, le menu dans la barre de titre, les thèmes Aurorae.
Et quelques nouveautés :
- de nouveaux effets de fenêtre, dont une animation en Javascript, qu'on peut tester sur KDE 4.9 ;
- l'intégration de Get Hot New Stuff pour télécharger des effets, des scripts KWin et des agencements pour les changements de fenêtre ;
- le choix entre OpenGL1 ou OpenGL2 ;
- OpenGL dans les machines virtuelles cf http://blog.martin-graesslin.com/blog/2012/10/a-journey-through-virtualization/.
La conférence Akademy2012 ainsi que le sprint des équipes de Kate et KDevelopp ont permis l'épuration du suivi des bogues (doublons, non répétabilité, etc.) avec la résolution de plus de 280 d'entre eux, abaissant ainsi à 70 le nombre de problèmes à résoudre.
Polissage de KDEPIMDifficile en quelques lignes de résumer… les résumés parus dans le dot et les blogs. Mais on vous le jure, ça va mieux dans KDEPIM, il y a moins de bugs, d'ailleurs ça va aussi globalement plus vite !
Ports vers QtQuickQtQuick (technologie d'interface déclarative de Qt apparu avec Qt 4.7 et devenue la technique préconisée dans Qt5) continue son entrée dans Plasma. En effet, les applets Plasma peuvent maintenant directement utiliser QtQuick, et de nombreux applets officiels ont été portés afin de tirer parti de cette nouveauté :
- interface plus simple à maintenir (grâce aux interfaces déclaratives en JSON) ;
- meilleurs performances ;
- moins de bugs d'affichage.
Dans ce cadre, les notifications ont largement été améliorées en remplaçant l'empilement vertical par un défilement horizontal :
On peut aussi noter la migration du verrouillage d'écran vers QtQuick.
Des « chosulettes » nouvelles :- une nouvelle applet de gestion d'impression ;
- la reprise du développement de KTouch qui était plus ou moins à l'abandon par un nouveau mainteneur, avec des nouveaux écrans d'introduction pour l'utilisateur qui est mieux guidé et peut voir la dictée complète (et là encore du nettoyage de code…) ;
- du nettoyage de code dans libkdegames et une réécriture importante en vue du portage vers Qt5 ;
- Juk poursuit son lent portage vers KDE4 (encore un dernier effort) et affiche les paroles de chansons.
Kded-appmenu fait son entrée dans KDE 4.10. Ce module KDE se charge de déporter le menu des applications via dbusmenu/appmenu-qt. Le réglage de cette option se trouve dans Apparence des applications > Style > Réglage fin > Menubar Style.
Kded-appmenu supporte 3 modes :
- Export simple du menu : pour les outils comme krunner-appmenu et plasma-widget-menubar.
- Affichage du menu via un bouton dans la barre de fenêtre, où Kwin demande au module d'afficher le menu à la position voulue :
- Barre de menu à la demande en haut de l'écran :
Cette barre de menu :
- est compatible avec les configurations multi écrans et suit les applications sur le bon écran ;
- est compatible avec les applications multi fenêtres : par exemple, cliquer dans la boîte à outils de Gimp ne rend pas le menu inaccessible.
La suite du dev devrait s'orienter vers une migration progressive vers gio/gmenumodule, qui est développé par Canonical et intégré à Gnome-Shell ; en tout cas un équivalent pour Qt.
Gwenview (visionneuse d'images)Source : http://agateau.com/2012/12/04/changes-in-gwenview-for-kde-sc-4.10
Affichage des miniaturesTout comme dans Dolphin, un gros travail a été effectué de ce côté. La nouveauté la plus visible est que le format des miniatures est passé d'un rapport 1:1 à 3:2, qui permet une meilleure utilisation de l'espace. Les miniatures des images sont calculées avant celles des dossiers.
Support des activitésGwenview signale désormais au gestionnaire d'activités les documents qui sont ouverts. Cela rend possible de relier les documents aux activités en utilisant le composant (applet ?) Share-Like-Connect.
Kate (éditeur de texte)Source : http://kate-editor.org/2013/01/06/kate-in-kde-4-10/
Nouvelles fonctionnalités
- unification du système de notifications pour informer du chargement de documents à distance et de la restauration des données après un crash ;
- l'ascenseur peut afficher une carte du fichier pour un navigation rapide dans le texte. Bien que stable, cette nouveauté est expérimentale et des retours d'expérience, via la liste de diffusion, sont les bienvenus ;
- des palettes de couleurs prédéfinies sont disponibles ;
- la ligne courante est affichée pendant les défilements ;
- l'ouverture rapide de fichiers est possible via Ctrl+Alt+o.
- plusieurs nouveaux greffons sont disponibles par défaut et compatibles avec Python 3 ;
- le très intéressant greffon Project fait son apparition avec le complément des ctags. Il est étroitement intégré avec le greffon Search & Replace ainsi qu'avec le greffon GDB (débogage) et l'ouverture rapide des fichiers ;
- le greffon Search & Replace commence une recherche en même temps que l'on écrit.
- la suppression des espaces en fin de ligne a été peaufinée ;
- l'API de Kate est utilisable de manière plus fine. Par exemple, il est nécessaire d'appeler cursor.js pour avoir l'API du curseur.
- KTouch, le logiciel pour s’entraîner à taper au clavier, a été entièrement réécrit.
- Retouche de l'interface de Marble.
Viperr 3 est sortie
Viperr est un remix ayant pour objectif de coupler les qualités de CrunchBang avec les avantages d'une base Fedora®.
Voici donc un live MEDIA léger et rapide, pratique, simple, original, et incluant des logiciels récents mais stables.
- lien n°1 : Site officiel
- lien n°2 : Site en anglais
- lien n°3 : Le shaarli de Viperr
- lien n°4 : Téléchargement de la version française 32 bit
- lien n°5 : Téléchargement de la version française 64 bit
- lien n°6 : Download WorldWide edition (WW) 32 bit
- lien n°7 : Download WorldWide edition (WW) 64 bit
- lien n°8 : Test de Viperr3 par frédéric bezies
Projet Viperr : créé par DarthWound, maintenu par Penthium2, hébergé par Coyotus.
Les notes de version en anglais de Viperr 3 !
C'est quoi ?Viperr Fedora Remix inclut du contenu modifié non-officiel et n'est supporté ni par le Projet Fedora ni par Red Hat. Utilisez à vos risques et périls. Vous pouvez vous procurer une version officielle de Fedora à cette adresse : fedoraproject.org.
C'est pour qui ?Viperr est destiné avant tout à des utilisateurs semi-expérimentés qui aiment la légèreté et la sobriété d'une interface graphique (utilisation d'Openbox).
C'est pour quel type de pc ?Configuration minimale :
CPU : Pentium 400 Mhz
RAM : 512 Mo
HDD : ~5 Go
Typiquement Viperr est destinée aux petites machines (eeepc par exemple), mais cela n’empêche en rien de la mettre sur un gros système.
Viperr : information complémentaire : Liste des principaux logiciels installés :Terminal : Terminator
Fichiers : Thunar
Navigateur Internet : Firefox
Emails : Thunderbird
Jabber : Pidgin
Torrent : Transmission
Ftp/SSH : Filezilla et Gigolo
Lecteur multimédia : Exaile (musique) et GMplayer (vidéo)
Agenda : Osmo
Traitement de texte : Abiword
Graphisme : Gimp
Editeur de texte : Geany
Gestionnaire de paquets : Yumex
Pytyle : pour utiliser du tiling à la volée.
Appfinder : une liste de toutes les applications installées.
Divers outils utiles à Openbox ou à d'autres tâches.
RPM Fusion libre pour le support des mp3, avi, etc.
Un script post-installation, pour LibreOffice, le support des imprimantes, Flash, DropBox, Minecraft, etc.
Et pour finir
Traduction collaborative du livre Open Advice #10 ce jeudi à 21h
Nous voici à la dixième session de traduction collaborative du livre Open Advice (qui s'y prête bien car il s'agit de 42 articles de 42 auteurs différents), projet commun à Framasoft et LinuxFr.org.
Nous avons désormais passé la moitié de la traduction du livre, et la session précédente a été marquée par la participation de Guillaume Paumier qui est venu participer à la traduction de son propre texte. Une traduction à la saveur toute particulière, puisque nous avons rarement la chance de pouvoir compter parmi nous l'auteur du texte en cours de traduction en personne ! Merci Guillaume pour ces moments d'échanges libres.
Aujourd'hui nous ne traduirons qu'un seul chapitre, mais pas n'importe lequel, il s'agit du chapitre le plus long d'Open Advice :
- Software that Has the Quality Without A Name (Federico Mena Quintero)
Comme d'habitude, on se donne tous rendez-vous (enfin les volontaires disponibles) sur un Framapad le jeudi à 21h pour traduire ensemble (dans la joie et la bonne humeur).
Pour vous tenir au courant (du top départ), vous pouvez également suivre les comptes Identica et Twitter de Framasoft avec le hashtag #OpAdFr.
Merci de votre participation :)
Remarque : les traductions finalisées sont mises en ligne au fur et à mesure sur le Framablog et le tout donnera lieu à un Framabook qui devrait être présenté aux RMLL 2013 de Bruxelles.
- lien n°1 : Le pad d'accueil du projet sur Framapad (où se rendre à 21h le jeudi)
- lien n°2 : Pad Lexique (contenant les partis pris sur la traduction de certains termes)
- lien n°3 : [Publication de session précédente] Documenter c'est s'enrichir
- lien n°4 : [Publication de session précédente] Apprendre à déléguer
- lien n°5 : [Publication de session précédente] Grandir avec son projet
- lien n°6 : [Publication de session précédente] Apprenez de vos utilisateurs
Bégard le samedi 30 mars 2013 : recherche exposants dans le domaine du Libre : informatique, culture
Recherche exposants dans le domaine du Libre : informatique, culture, création.
Organisation d'un salon informatique (deuxième édition) orienté sur les Logiciels Libres (Système d'exploitation Linux / Applications libres) + Services et Culture du Libre dans sa globalité.
L'association infothema organisera le samedi 30 mars 2013 de 10h00 à 17h00 à la Maison des Jeunes et de la Culture de Bégard (Bretagne / Département des Côtes d'Armor), un salon dédié au monde du Libre et ouvert à tout à chacun.
Cette manifestation accueillera de nombreux acteurs informatiques et culturels et si vous souhaitez présenter votre expérience lors d'une conférence ou tenir un stand, cette possibilité vous est gracieusement offerte (pour tout renseignement : contact@infothema.fr).
De plus, des spécialistes du "Do It Yourself" ou "Fait-main" couvriront les domaines de l'Art, de l'écologie appliquée et de nombreux autres secteurs de notre vie quotidienne.
N'hésitez pas à transmettre cette information à vos contacts.
Eric Le Floch
Président infothema
- lien n°1 : Blog Association infothema
- lien n°2 : Forum Association infothema
- lien n°3 : Photothèque Association infothema
Install-Party de l'ENS Cachan
L'ENS de Cachan et le Cr@ns vous invitent à leur Install-Party !
Fervent promoteur du Logiciel Libre dans le Val de Marne et en Île de France, le Cr@ns (Cachan Réseau @ Normale Sup'), association loi 1901 gérant le réseau du campus de l'École Normale Supérieure de Cachan organise, cette année encore, une Install-Party GNU/Linux. Elle aura lieu le samedi 16 Février, de 9h à 19h, à l'ENS de Cachan.
Les membres de l'association vous proposeront d'installer GNU/Linux sur les ordinateurs (ils cohabitent avec d'autres systèmes d'exploitation sans difficultés). De plus, durant toute la journée, les curieux et les indécis sont invités à venir discuter avec la communauté des logiciels libres. Les "linuxiens" présents se feront un plaisir de répondre aux questions et aider les débutants dans leurs premiers pas.
En plus de l'Install-Party, des conférences et des ateliers sont prévues ; pour cette édition, les conférenciers seront :
- Benjamin Bayart (président du FAI FDN)
- Juliusz Chroboczek (enseignant-chercheur à Paris 7)
- Jean-Benoist Leger
Morgane Jançon (présidente de la fédération de réseaux étudiants FedeRez)
Plus d'informations sont disponibles sur le site web de l'Install-Party.
- lien n°1 : Install-Party de l'ENS Cachan









