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Offrez des CD/DVD de jeux libres pour les fêtes

20 décembre, 2013 - 14:16

Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Offrez des CD/DVD de jeux libres préparés par l'association LanPower.

Nous les avons spécialement testés, améliorés et préparés pour en faciliter l'usage : traductions, réalisations d'icônes, paramétrage du français par défaut si possible et réalisation d'installeurs multi-lingues. Vous les trouverez sur EnVenteLibre. Le format : un CD/DVD avec une simple pochette à fenêtre transparente (afin de minimiser les coûts liés au poids). La version des jeux fournis est celle sous Windows. Seul le DVD action série 2 est compatible Linux grâce à Wine, les autres présentent une compatibilité Linux d'environ 40% (nous travaillons avec LinuxConsole sur des versions pour Linux).

Bonne fêtes de fin d'année!

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Journées du Logiciel Libre 16ème : appel à participations

20 décembre, 2013 - 13:30

Les Journées Du Logiciel Libre (JDLL) ont lieu chaque année depuis 1998. Elles sont bien connues dans la sphère du libre francophone. La prochaine et seizième édition se tiendra les samedi 12 et dimanche 13 avril 2014 à Lyon.

Les JDLL ont été à l'origine de la création de l'ALDIL, l'Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre, le principal GULL lyonnais.

Elles se veulent un temps de rencontre, un moment de convivialité et l'occasion d'échanger. Elles ont pour ambition de permettre de découvrir des solutions libres et concrètes dans les champs du numérique, de l'informatique et de la culture.

Seront proposés :

  • des conférences ;
  • des ateliers et lieux d'expérimentations ;
  • un village associatif ;
  • une buvette en circuit court ;
  • des animations.

Le thème de cette édition est généraliste : « Le numérique libre pour tous ».
Nous souhaitons proposer un programme équilibré, destiné à trois publics :

  • organisations : entreprises, associations, organismes publics, collectivités locales ;
  • technique : les professionnels de l'informatique et du numérique, développeurs, administrateurs systèmes & réseaux, geeks, etc ;
  • tout public : curieux, novices, utilisateurs ou non du numérique libre, intéressés par les libertés numériques, par la culture libre, en famille ou entre amis…

Comme pour l'édition précédente, la Maison Pour Tous — salle des Rancy accueillera l’événement. Ce lieu reçoit tout au long de l'année un public diversifié dans le cadre de ses activités culturelles, artistiques, numériques et sportives. La MPT est située au 249 rue Vendôme, Lyon 3, proche de la gare de la Part-Dieu.

Nous vous invitons à proposer :

  • des conférences destinées aux différents publics, selon plusieurs formats à choisir dans la liste du formulaire ;
  • la mise en place d'ateliers pratiques pour faire découvrir des solutions libres ;
  • si vous êtes une association dont la vocation est le « numérique libre » (logiciel, connaissance, art, culture, fabrication, médiation numérique, formation, etc.) : la tenue d'un stand, sur une ou deux journées, afin de présenter vos activités aux visiteurs.

Pour cela, nous vous demandons de vous rendre sur le site de l’événement et d'y créer un compte. Avec ce compte, vos propositions d'interventions peuvent être enregistrées par le biais d'un formulaire. Vous serez alors contacté par l'organisation.

Vous pouvez également sponsoriser l’événement. Nous vous invitons à vous rendre sur la page « soutenir » afin de prendre connaissance des modalités.

Afin d'organiser les programmes à temps et de pouvoir gérer la communication, merci d'inscrire vos propositions d'interventions impérativement avant le vendredi 24 janvier 2014.

Merci d'avance et au plaisir de vous rencontrer pour cette 16e édition des JDLL.

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Compte rendu du 4ème Meetup Meteor à Paris

19 décembre, 2013 - 13:14

Meteor est un projet libre permettant de construire des applications web en un temps record, que vous soyez un développeur chevronné ou bien un débutant. La plate-forme est présentée en seconde partie.

Meteor-Paris est un groupe d’intérêt sur Meteor. La 4ème rencontre a réuni, lundi dernier, 30 développeurs à Le Camping (le fameux accélérateur français) qui leur a ouvert les portes de NUMA (le grand lieu de l'innovation et du numérique à Paris). Trois présentations puis un moment discussion/débat avec boissons et pizzas offertes par SFEIR. Venez renforcer les troupes pour le prochain Meetup le lundi 20 janvier 2014, inscrivez-vous sur la page Meteor-Paris.

Compte rendu du dernier Meetup

18h30 - 19h00 : Accueil et discussion
19h00 - 20h30 : Présentations et développement en direct
• 10mn : Application Meteor sur Debian avec la participation d'Adrien Pestel (MOREA), présenté par Pascal Richier
• 20mn : Les entrailles de Meteor : Fibers et les EventLoop par Abderrazak Bouadma
• 30mn de développement en direct : Nouveau système de rendu par Vianney Lecroart
21h30 : Seconde partie plus décontractée afin échanger de façon informelle

Le très bon retour des Meteorites (nom donné aux participants des Meetup Meteor) est consultable ici. Pour résumer leurs impressions, les termes "instructif" et "enrichissant" reviennent régulièrement. L'assemblée était composée de 30 personnes dont une moitié avait déjà testé Meteor via les exemples et l'autre moitié venait découvrir cette plateforme dont tout le monde parle en ce moment. Une dizaine de Meteorites avaient réalisé des applications personnelles, dont trois sont actuellement en production, comme dok.io. La partie discussion de cette soirée nous a permis d'évoquer les problèmes et astuces de chacun. Nous avons notamment évoqué les difficultés de gestion d'animation Javascript avec le système de rendu de la version actuelle, qui, pour chaque modification d'un élément, lançait entièrement le rendu du template concerné. Heureusement, ce problème n'existera plus dans la prochaine version puisque le moteur de rendu réalisera les modifications du template de manière atomique.
La soirée s'est terminée vers 23h00, après avoir évoqué les sujets du prochain Meetup Meteor-Paris qui se déroulera le 20 janvier.

METEOR en quelques mots

Meteor est une plateforme de développement web visant la simplicité et la rapidité.

Les 9 principes de Meteor :
  1. Pure JavaScript (Parties cliente et serveur de vos applications développées en JavaScript) ;
  2. Live page updates (chargement dynamique des pages) ;
  3. Clean, powerful data synchronization (gestion des données propre, simple et puissante) ;
  4. Latency compensation (sensation de temps réel simulé) ;
  5. Hot Code Pushes (prise en compte instantanée des modifications) ;
  6. Sensitive code runs in a privileged environment (sécurité renforcée pour le code serveur) ;
  7. Fully self-contained application bundles (création de livrables autonomes) ;
  8. Interoperability (interopérabilité) ;
  9. Smart Packages (Gestion intelligente des packages de développement).
Quelques exemples d'utilisation de Meteor :
  • Raspberry Pi + Meteor = pijs.io
  • Les projets de Duncan Idaho sur son Github : des paquets Bootstrap, un réseau social - Socialite et un jeu - Scrobble.
  • dok.io, un outil de base de connaissance intuitive et collaborative. Développé par Vianney Lecroart, co-organisateur des Meetup Meteor-Paris et ambassadeur de Meteor en France.
  • Share With 911 : système d'alerte temps réel pour écoles et immeubles.
  • Interview : site d'analyse de données via des recherches par mots-clés.
  • ApplyBin : gestion de candidats en ligne.
  • Nemaload : affichage 3D d'activités neuronales.
  • Streem : diffusion, partage et stockage de vidéos.
  • Live Risk : gestion financière temps réel.
Prochain meetup Meteor

La date retenue est le 20/01/2014 au Camping (en cours de confirmation)

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Rudder 2.8 « Patrol Boat » !

19 décembre, 2013 - 08:24

Rudder est une solution Open Source de gestion de configuration du SI (système d'informations) basée sur CFEngine et FusionInventory. Cet outil permet de visualiser les inventaires des serveurs de votre système informatique, de créer des règles pour les configurer, de générer des rapports de conformité et de voir leur état d'application en temps réel, le tout dans une interface web. Tout ceci aidant à analyser et contrôler l’écart d’un service informatique avec son fonctionnement nominal.

L'équipe de Rudder est fière de vous présenter en cette fin d'année la version 2.8 appelée « Patrol Boat » ! Cette nouvelle mouture s'est faite en un mois ! Plusieurs features et possibilités ont été ajoutées au logiciel et sont détaillées en deuxième partie.

Nouveautés
  • Paramétrage de Rudder possible directement depuis l’interface web,
  • Serveurs relais : des sous-serveurs Rudder permettent de répartir vos machines, tout en les gérant depuis le même serveur root,
  • Le workflow de validation peut maintenant être géré depuis l’API REST,
  • HTTP/S activé par défaut,
  • Amélioration globale de l’affichage des Directives,
  • Modifications des Techniques : ajout du support d’Android, nouvelle Technique permettant de gérer les partitions, ainsi que d’autres améliorations,
  • Rudder utilise maintenant la dernière version de CFEngine : la 3.5.2,
  • Amélioration des performances du reporting,
  • De nombreuses modifications concernant le packaging, et des améliorations au niveau de l'application web.

Pour effectuer la mise à jour, cette version doit disposer de techniques adaptées à CFEngine 3.5. Vous devez donc d'abord mettre à jour votre serveur Rudder vers les versions 2.4, 2.6, 2.7. La procédure complète est disponible dans la documentation.

Journée d’introduction Rudder

À l'occasion de cette sortie, une Journée d'introduction au logiciel Rudder est organisée le 16 janvier 2014 dans les locaux de Normation : présentation de l'outil, découverte et sessions pratiques sont au programme. Il faut venir avec son laptop et s'inscrire à l'avance.

En cette période de fêtes, les frais de participation sont gratuits avec le code JIRFR33.

Le mot de l'équipe

L'équipe tient énormément à sa communauté et son soutien est particulièrement apprécié. Tout retour, idée ou autres sont les bienvenus, que ce soit sous forme de commentaires sur la liste de diffusion, de questions sur Twitter, de rapports de bugs, de demandes de fonctionnalités ou même de pull requests sur GitHub !

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NwAvGuy O2 : l’amplificateur casque sous licence Creative Common

18 décembre, 2013 - 23:19

Le monde de la haute‐fidélité a connu depuis les années 70 de grands bouleversements. L’arrivée de l’amplificateur à transistor, puis du disque compact, auraient dû être reconnues comme des progrès par tous ceux qui s’intéressent à la question (en premier lieu les « audiophiles »). L’attention aurait dû se reporter sur les vrais problèmes, tels que la qualité des enregistrements, celle des enceintes acoustiques et, par dessus tout, du traitement acoustique du local.

Hélas, il n’en est rien !

Non seulement on assiste au retour de technologies dépassées, mais de nouveaux points très discutables sont présentés comme déterminants (et souvent coûteux) : qualités supposées des câbles, des composants (actifs et passifs), de l’isolation aux vibrations, voire de phénomènes dont le statut est à vrai dire difficilement identifiable (à la différence du prix).

Dans ce cadre général, je voudrais présenter la démarche d’un ingénieur en électronique : NwAvGuy. Il tient un blog dans lequel il s’attaque à un segment particulier de la Hi‐Fi : les casques et leurs amplificateurs. Il démonte l’ensemble des mirages coûteux que la dynamique de marché dans l’électronique grand public et professionnelle a conduit à produire.

Cela l’a dirigé vers la conception d’un amplificateur : le O2 (placé sous licence Creative Common CC BY-ND 3.0). C’est à travers ce point que l’on abordera un sujet plus général : les forces contradictoires qui fragilisent les discours sur la distribution dématérialisée de la musique par les majors et les plates‐formes de distribution (iTunes, par exemple).

Sommaire La piqûre de rappel de l’objectivité : l’impédance de sortie des amplificateurs casques

L’O2 est une arme de bataille contre un certain nombre de mythes du marché de l’audio. Il est l’outil pour lutter contre la diminution des mesures objectives dans la conception et les spécifications affichées du matériel haute‐fidélité.

Je vais cependant me concentrer sur un point particulier : l’impédance de sortie des amplis casques. C'est la clef de l’argumentation de NwNavGuy. Pour cela, une petite introduction est sans doute nécessaire.

De l’amplificateur à tube à l’amplificateur à transistor : la disparition du facteur d’amortissement.

Lorsque vous connectez un amplificateur audio à un haut-parleur courant (électrodynamique) (abrégé par la suite en HP), ce dernier va recevoir un signal électrique qui va causer le mouvement de sa membrane en avant et en arrière par rapport à sa position de repos.

Lorsque ce signal s’arrête, la membrane ne s’immobilise pas immédiatement. Elle peut être assimilée en effet à une masse sur un ressort (la suspension). Elle va donc osciller et, du coup, étant en liaison avec une bobine qui baigne dans un champ magnétique, va générer un signal qui va être renvoyé à l’amplificateur.

C’est là qu’intervient l’impédance. Le HP est doté d’une impédance (exprimée en ohm, dont le symbole est Ω), de même que la sortie de l’amplificateur. Si l’impédance de l’amplificateur n’est pas suffisamment petite par rapport à celle du haut‐parleur, le signal renvoyé – la force contre‐électromotrice – va en quelque sorte rebondir sur l’amplificateur et être réinjectée dans le HP. De là, deux conséquences :

  • l’oscillation de la membrane est entretenue, ce qui éloigne le HP du signal fourni. Un coup de grosse caisse sec en réalité va se transformer en quelque chose de boursouflé ;
  • l’impédance d’un HP étant rarement parfaitement linéaire, il va se produire des interactions qui vont perturber sa réponse en fréquence. Certaines fréquences qui parviennent à l’ampli avec une intensité donnée vont être affectées d’une multiplication qui va suivre, parfois de manière complexe, l’impédance.

La quantité qui permet de jauger des interactions entre l’ampli et le HP s’appelle le facteur d’amortissement. Il consiste à diviser l’impédance du HP par l’impédance de sortie de l’amplificateur. Si le HP a une impédance de 4 Ω et la sortie de l’amplificateur 0,4 Ω, le facteur d’amortissement va être de 4 ÷ 0,4 = 10.

Avant l’invention des amplificateurs à transistor, le facteur d’amortissement était une des spécifications centrales des amplificateurs. Les tubes ont en effet une impédance de sortie très élevée, de sorte qu’il était nécessaire d’intercaler un transformateur de sortie. Comme ce composant pose en lui‐même beaucoup de problèmes au niveau du signal audio, les recherches étaient intenses pour offrir le meilleur compromis possible.

Le problème disparaît avec le transistor qui est un composant de faible impédance. Dans la mesure où les impédances des enceintes acoustiques se sont progressivement normalisées pour se situer entre 4 Ω et 8 Ω, on peut dire que l’impédance de sortie maximum des amplis doit être de 4 ÷ 50 = 0,08 Ω. En effet, il est largement reconnu par les scientifiques qu’un facteur d’amortissement supérieur à 50 est inaudible. Quelqu’un d’aussi réputé que Siegfried Linkwitz, le co‐inventeur du filtre Linkwitz-Riley, donne uniquement ce critère pour le choix d’un amplificateur. Or, 0,08 Ω est une valeur déjà très élevée pour un amplificateur correctement conçu. Aujourd’hui, donc, l’argument du facteur d’amortissement est devenu assez rare, utilisé uniquement dans un cadre marketing (sans réel fondement donc) pour signifier qu’on vend un amplificateur particulièrement musclé (haute puissance et/ou haute capacité en courant).

Les amplificateurs casques : un facteur d’amortissement introuvable ou trop élevé

Si vous voulez acheter aujourd’hui un ampli casque, vous risquez de vous retrouver dans plusieurs situations, de la pire à la meilleure :

  • même si des tas de spécifications vous sont communiqués, on ne parle aucunement de quelque impédance que ce soit ;
  • si une impédance est communiquée, elle concerne celle des casques qui sont indiqués comme « adaptés » ;
  • l’impédance est communiquée.

Ces trois situations sont insatisfaisantes, car, contrairement aux enceintes acoustiques, l’impédance des casques n’est pas normalisée. D’un écart entre 4 et 8 Ω, soit un rapport de 2, on passe à un rapport d’environ 40, entre 16 Ω pour les écouteurs intra‐auriculaires, à 600 Ω pour certains casques considérés comme des références depuis de nombreuses années.

Le point clé est de bien comprendre que ces derniers sont la cible privilégiée des concepteurs. Pour des raisons qui ne sont pas vraiment claires, ils sont considérés comme particulièrement difficiles à alimenter. Un « bon » ampli doit être capable d’accepter les charges de 600 Ω.

Arrivé à ce point, on voit immédiatement le problème. Si 600 Ω est l’objectif, quel va être le sort des charges plus faibles, celles des intra‐auriculaires, des écouteurs nomades, voire des gros casques Hi‐Fi à impédance moyenne (60 Ω, par exemple, pour un casque considéré comme étant une référence) ?

Comme l’avance NwNavGuy, le facteur d’amortissement idéal dans le couple ampli‐casque est plus faible que dans le cas de la Hi‐Fi. On considère que la liaison est transparente à l’écoute à partir d’un rapport égal ou supérieur à 8. Or, 600 Ω ÷ 8 = 75 Ω. On voit que, de ce point de vue, les concepteurs d’amplis‐casques ont une latitude très grande, y compris d’ailleurs pour l’utilisation de tubes électroniques aujourd’hui très tendance. De là, l’idée largement diffusée selon laquelle l’impédance de sortie des amplis‐casques n’ont qu’une importance très relative.

Comme avancé plus haut, il est compréhensible dans ce cadre qu’on ne mentionne pas du tout l’impédance ou le facteur d’amortissement de l’ampli.

Est‐ce à dire que spécifier les impédances casques compatibles résout le problème ? Pas du tout, puisque l’argument ne porte pas sur le facteur d’amortissement, mais sur la capacité de l’amplificateur à produire du courant et des tensions respectivement pour l’impédance la plus faible et la plus haute mentionnée. Avec un ampli « certifié » pour une plage allant de 32 Ω à 600 Ω, vous pouvez très bien vous retrouver avec une impédance de sortie de 50 Ω. Votre ampli sera donc en réalité compatible avec des casques de 50 Ω × 8 = 400 Ω minimum. Pour tout ce qui est en dessous, vous aurez au minimum des graves modifiés, et au maximum des modifications profondes de la courbe de réponse en fréquence. Le casque ne sera pas neutre, et ne méritera donc plus le qualificatif de haute fidélité.

Enfin, quand l’impédance est mentionnée, elle est souvent trop élevée. C’est le cas pour les amplificateurs casques professionnels qui descendent rarement en dessous de 50 Ω. Deux exceptions cependant. La société Violelectric affiche dans ses spécifications des facteurs d’amortissement élevés (par exemple, 200 pour 50 Ω, soit une impédance de sortie de 50 ÷ 200 = 0,25 Ω). D’autre part, la société Benchmark, qui est la seule société au monde à faire de l’impédance de sortie quasi nulle de ses amplificateurs casques un argument technologique.

Grâce à cette société qui a reçu de multiples récompenses dans la presse grand public (c’est une société à destination des professionnels), ainsi qu’à l’impact du blog de NwNavGuy, l’affichage de l’impédance ou du facteur d’amortissement semble se diffuser dans le secteur grand public. Les impédances y sont d’ailleurs plus faibles que dans le monde pro. Si 25 Ω semble être la limite basse dans le monde professionnel, 10 Ω est une impédance qui se trouve relativement facilement, ainsi que, plus rarement, 5 Ω. Si les prix peuvent être très élevés, dans tous les cas, descendre en dessous de 2 Ω implique en général deux inconvénients : des conceptions un peu douteuses, et/ou des prix élevés.

Pourquoi 2 Ω comme critère ? Parce qu’il est rationnel de retourner le sens commun sur l’objectif des hautes impédances. Du point de vue purement acoustique, les casques intra‐auriculaires posent moins de problèmes que les autres types de casques. Ils sont donc par définition des casques de référence. Or, leurs impédances sont généralement basses (souvent 16 Ω, ou légèrement plus). En outre, l’apparition des armatures multiples fait qu’ils peuvent avoir une courbe d’impédance très perturbée. Un facteur d’amortissement de 8 implique donc une impédance minimale de sortie d’ampli à 2 Ω.

Mais dans ce cas, y a‐t‐il une bonne raison pour que tous les amplis n’aient pas une impédance de sortie de 2 Ω ou moins ? La réponse de NwNavGuy (et d’autres) est catégorique : non, il n’y en a pas. S’il y a une raison, elle n’est pas à chercher du côté des raisonnements rationnels et scientifiques. De la même manière que, dans l’immense majorité des cas, une faible impédance de sortie est la caractéristique commune des amplificateurs à transistors alimentant des enceintes, la limite de 2 Ω devrait être tenue pour définitivement acquise, et être commune à tous les amplis.

La logique de marché et ses contradictions Le paradoxe entre l’uniformisation technologique et productive est la diversité nécessaire à la vente

La logique est plutôt une logique de marché.
Modifier l’impédance de sortie est très facile, de sorte qu’on peut revendiquer auprès du béotien un savoir‐faire particulier quant au rendu sonore. Dans la mesure où le flou des mots n’a pas de limite, une société peut tout à fait avancer que son savoir‐faire technologique lui permet de produire des amplificateurs plus « musicaux », c’est‐à‐dire le plus souvent éloigné de la « froideur du numérique ».

En fait, il s’agit simplement d’une impédance de sortie plus élevée produisant un grave plus important et plus flou, ce qui impacte en fait tout le rendu audio (quiconque a fait de l’égalisation de manière un peu sérieuse sait qu’une modification sur une extrémité du spectre modifie l’autre extrémité. Il faut écouter les aigus pour régler les graves).

En outre, une impédance élevée favorise le « _matching_ », c’est‐à‐dire la recherche, parfois frénétique, de l’accord parfait entre le casque et l’ampli. Si vous êtes convaincu de la règle des 2 Ω, vous pouvez, éventuellement, acheter plusieurs casques. Mais si cette règle vous est inconnue, vous pouvez très bien acheter plusieurs casques et plusieurs amplis, dans la mesure où les interactions d’impédance vont produire des différences très importantes et accréditer l’idée que les amplis ont au moins autant de caractère que les casques.

Bref, comme le souligne NwNavGuy, il s’agit de créer une diversité artificielle favorable à la constitution d’un marché. Ce qui, somme toute, est très compréhensible : un marché ne peut se concevoir sans monnaie.

Or, la monnaie est un équivalent généralisé. Pour qu’elle ait un sens, il faut des choses à équivaloir. Si toutes les choses se valent, il n’y a plus rien à équivaloir et le marché s’écroule. Plus d’échelle de prix, plus de gammes de produits, plus de gammes de fabricants. Plus moyen de prévoir entre le fortuné et le moins fortuné qui va acheter quoi, qui va préférer telle marque par rapport à telle autre et, finalement, que produire et à quel moment le produire.

On voit ainsi que, contrairement à ce que laisse supposer des termes comme « l’économie de la connaissance », l’avancée scientifique et technologique ne conduit pas forcément à l’émergence d’un marché et, plus généralement, à la bonne santé du capitalisme.

Elle peut, au contraire, détruire des différences qui lui sont vitales, et nécessiter, de la part des acteurs de ce marché, une démarche volontariste pour recréer la diversité perdue. Le malheur est que, bien évidemment, cette création ne peut se faire que contre le mode d’argumentation scientifique qui aurait pu lui apporter un coup fatal : rationalité, mesure, expérimentation.

D’où, la réponse d’une certaine société renommée contactée par NwNavGuy à la découverte de mesures catastrophiques.

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Du difficile travail en association et en public

18 décembre, 2013 - 23:16

L’organisation de la promotion des logiciels libres dans un cadre associatif est une activité très enrichissante et intéressante, mais potentiellement lourde et épuisante. N'étant pas directement relative au travail des développeurs, elle n'est pas toujours reconnue par ces derniers.

Beaucoup d'organisateurs d’évènements le reconnaissent : ils manquent souvent de bras, de jambes et de têtes pour seconder et accompagner l’équipe principale. De plus, les équipes en charge font souvent appel à des soutiens locaux et de ce fait demeurent différentes suivant les lieux d'organisation. Pour pérenniser et faire voyager l'activité, il devient alors nécessaire d'assurer la transmission de l’information d'un lieu à l'autre et d’une année sur l’autre.

Voici des réfléxions et propositions pour essayer d’apporter des éléments de réponse à cela.

Travailler en public

Le logiciel libre fonctionne en grande partie sur la transparence des sources. Maintenant, il devient également possible de s'attacher à la transparence du processus complet du développement. On peut s’en rendre compte en suivant les listes de discussion du développement de nombreux projets, dont celle du noyau Linux. Le succès de la plateforme Github en est la parfaite illustration.

Ces espaces de collaboration deviennent avec le temps des zones d'informations privilégiées et ouvrent des perspectives nouvelles sur le processus de recrutement.

Assurer une pérennité

Les projets qui vivent bien prévoient de maintenir une continuité et cherchent à minimiser autant que possible les ruptures. Par exemple, le FOSDEM, la grande réunion annuelle de développeurs de logiciels libres qui se tient annuellement à Bruxelles au début du mois de février, maintient une liste de discussion publique active tout au long de l’année, à laquelle les participants peuvent souscrire. Et les archives sont librement accessibles et indexées par les moteurs de recherche.

Les informations diverses, appels à présentations, etc. y sont publiés, et les membres de la liste s’y attendent aux alentours du mois d’octobre précédent. Cela crée une fidélité.

Dans le cas de votre association, cela peut aussi aider à la transmission des informations par les membres du comité d’une année à l’autre.

Un seul wiki public principal permettrait d’y capitaliser l’information essentielle, ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné, ce qui est disponible d’une année à l’autre (matériel audio, vidéo, serveurs, matériel de promotion, avec les sources des fichiers…). Ceci n’empêche pas que chaque année il y ait en plus des outils et sites spécifiques, des moyens plus discrets, notamment pour des sujets délicats comme les questions financières.

Préciser des critères de sélection

Si les critères de sélection sont bien définis, à temps, avec des outils et méthodes claires, tout le monde sait à quoi s’attendre et peut calibrer le projet et les propositions par rapport à ces critères précis.

En plus, on pourrait utiliser des outils d’aide à la décision, discuter des pondérations et de la pertinence des critères, etc., et peut‐être participer au développement d’outils libres d’aide à la décision multicritère (le sujet m’intéresse, j’y ai consacré une partie de ma thèse de doctorat !).

Par la transparence, encourager la participation

Et si le comité posait la question en public, de savoir où les personnes intéressées préféreraient aller ? Dans le genre discussion, puis référendum. Le comité expose les possibilités, fait un joli tableau comparatif des propositions des différentes villes candidates qui parleraient aussi, si possible en public, présente les critères de choix, laisse tout le monde commenter publiquement, propose aux candidats de contribuer et invite les personnes intéressées par le processus de sélection à participer. Bien sûr, la décision finale est du ressort du comité. Mais cela se passe ouvertement, en public.

Cela aurait peut‐être l’avantage de la transparence, de la participation et mettrait en évidence des attentes qui ne sont pas claires pour tous, ou pas primordiales ou justement qui manquent, pour le comité et les candidats.

En plus, cela impliquerait les personnes intéressées qui pourraient dans tous les cas servir aussi de relais, et leur permettrait de participer plus volontairement, tout en évitant certains oublis ou réactions pas assez rapides !

Débattre

Voilà quelques propositions à discuter, étendre, et sûrement à débattre.

« Release early, release often » proposait en 1997 le hacker connu Eric S. Raymond dans La Cathédrale et le Bazar. Et si on le faisait aussi pour le processus de sélection des RMLL/WLSM ?

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Fedora 20, dite Heisenbug, est disponible et le Projet Fedora fête ses 10 ans !

17 décembre, 2013 - 12:40

En ce mardi 17 décembre 2013, le projet Fedora est fier d’annoncer la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora  20. Cette version est baptisée « Heisenbug », en hommage aux bogues difficiles à déceler qui prennent le nom d'un des pères de la physique quantique : Werner Heisenberg.

Fedora est une distribution communautaire développée par le projet éponyme et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

Fedora garde un rôle central dans le développement de ces nouveautés via le développement en amont. En effet, les développeurs de la distribution contribuent également au code d’un certain nombre de logiciels libres contenus dans la distribution, dont le noyau Linux, GNOME, NetworkManager, PackageKit, PulseAudio, X.Org, la célèbre suite de compilateurs GCC, et bien d'autres. Red Hat a listé ses contributions.

Par ailleurs, les distributions telles que RHEL, Scientific Linux ou CentOS (plus indirectement) sont développées à partir d’une version de Fedora et mises à jour environ tous les trois à cinq ans.

Sommaire Environnement bureautique

L'environnement par défaut de Fedora, GNOME, en profite pour passer à la version 3.10. Grâce à l'effort de Matthias Clasen, cette mise à jour est fonctionnelle. De nouveaux programmes sont disponibles comme Cartes, Musique et Logithèque. La plupart des programmes fusionnent la barre de titres et d'outils pour gagner de l'espace en hauteur sans renier l'aspect fonctionnel. Le menu système est également refait avec la mise à jour automatique des extensions de l'environnement. Le support de Wayland avance pour préparer l'arrivée du nouveau serveur graphique prévue pour Fedora 21 ou 22.

Son plus grand concurrent, KDE, bénéficie lui aussi d'une mise à jour habituelle mais avec l'aide de Than Ngo, Lukáš Tinkl et Rex Dieter. Comme le précédent, l'environnement gagne en maturité avec une indexation des fichiers avec Nepomuk plus rapide, un portage de nombreux gadgets vers la nouvelle technologie QML, le support natif de nouveaux formats libres comme WebP ou Ogg Opus et un nouveau gestionnaire d'écrans très puissant KScreen.

En plus de ça, KDE va bénéficier de Plasma-nm qui remplace le gadget de KDE pour gérer la connexion réseau via NetworkManager. Selon Jan Grulich et Lukáš Tinkl, l'ancien programme était difficile à maintenir avec un code bien plus lourd pour peu de fonctionnalités supportées. Un effort a été fait pour rendre l'interface la plus simple possible.

Pour finir sur KDE, l'équipe KDE SIG a œuvré pour remplacer le gestionnaire de connexion KDM par SDDM, un gestionnaire de connexion très léger avec un minimum de dépendances. KDM est en effet seulement maintenu légèrement et n'évolue plus trop avec seulement une vingtaine de commits en deux ans. L'objectif est de parier sur un projet dynamique qui peut évoluer grandement et qui est doté des dernières technologies mises à disposition par KDE.

Il y en a un dont nous n'avons pas eu beaucoup de nouvelles depuis bien longtemps : c'est Enlightenment, qui voit enfin la version 0.17 disponible ! Après le travail de fond de Rahul Sundaram, Christopher Meng et Dan Mashal et des années d'attente, cet environnement est enfin disponible dans nos contrées sous cette version. Le thème et l'interface ont été profondément remaniés, l'émulateur de terminal moderne Terminology est également de la partie. Un grand travail d'intégration a été fourni pour rendre cela stable et intégré avec les autres outils de la distribution.

Pour finir concernant les interfaces, notez que Sugar 0.100 est disponible. Peter Robinson nous propose une version de l'interface de l'ordinateur XO-1 assez mature pour l'usage prévu de la machine. Ainsi, le menu de démarrage propose différentes vues permettant de changer entre la vue « école » et « maison » par exemple pour mettre en avant des éléments différents. Il est possible de faire une sélection multiple dans le journal, de changer l'icône principale ou le fond d'écran. Outre la personnalisation, le support des périphériques 3G permet d'améliorer la mobilité ou encore la mise à jour automatique des activités quand c'est possible.

Administration système PackageKit

Le gestionnaire graphique de paquets change d'apparence et de noms. L'interface de PackageKit se nomme désormais gnome-software et bénéficie d'un véritable changement dans l'approche visuelle en mettant l'accent sur les applications. En effet, plutôt que de présenter tous les paquets par défaut, il tente de montrer les applications véritables (masquant les dépendances à l'affichage) ce qui est plus simple et élégant visuellement. Une page d'accueil fait office de vitrine à l'instar des nombreux magasins d'applications des autres plate-formes. Le travail actuel s'est concentré sur les fonctionnalités de base : pour Fedora 21, Richard Hughes, Ryan Lerch et Allan Day nous promettent d'y inclure d'autres informations comme les captures d'écran, les notes d'utilisateurs, la notion de popularité et enfin de fournir un fichier XML aux projets pour décrire simplement ce qu'est leur application pour simplifier sa réutilisation dans d'autres distributions !
Notons que pour une fois dans Fedora, l'application qui installe les paquets graphiquement a fusionné avec celle qui gère les mises à jour.

NetworkManager

Le célèbre gestionnaire de réseau NetworkManager évolue également sur plusieurs points. Le plus marquant, grâce à l'investissement de Pavel Šimerda, est la possibilité de gérer le « bonding », c'est-à-dire d’agréger des cartes réseaux afin d'améliorer la disponibilité de service mais aussi la bande passante globale. L'objectif est de créer un bonding sans perturber le réseau et de limiter les conflits, notamment avec les réseaux des machines virtuelles de libvirt.

En plus de cela, Dan Williams et Pavel Šimerda ont œuvré pour ajouter le support du pont dans NetworkManager. Il peut être configuré avec la plupart des options disponibles et reconnaître les configurations qui se présentent à lui.

Les réseaux de type pont sont courants dans le cadre d'une virtualisation pour faire le lien entre le réseau virtuel et physique. Ici, la configuration tâchera de ne pas gêner les paramètres en place : cette coopération entre NetworkManager et libvirt permet de limiter les conflits.

Pour clore le chapitre sur NetworkManager, il est possible grâce à Jiří Klimeš et Pavel Šimerda d'ajouter et d'éditer des connexions en mode console. Le but est de s'affranchir de la modification directe des fichiers de configurations pour réaliser ces modifications plus simplement à l'instar du mode graphique. L'outil nmcli mis à disposition a été fait pour facilement s'interfacer avec d'autres scripts et D-Bus par exemple.

Sendmail

Après 10 ans d'omniprésence, Sendmail n'est plus installé par défaut dans Fedora. Ce serveur de messagerie a été supprimé par Matthew Miller afin de limiter la surface d'attaque des machines et d'améliorer légèrement les performances du système puisque la plupart des installations ne l'exploitaient pas (comme dans le cas d'une machine bureautique). Bien entendu il reste disponible dans les dépôts pour ceux qui en ont besoin.

Syslog

Un autre monument de l'administration système tire sa révérence : syslog. Le fossoyeur d'application Matthew Miller a encore frappé en mettant journald par défaut pour la journalisation du système ce qui limite la redondance (auparavant, journald et syslog étaient tous deux installés par défaut) et améliore légèrement les performances. Là encore, pour ceux qui le souhaitent, il reste disponible dans les dépôts. Pour ceux qui veulent s'adapter, voici un petit pense bête des nouvelles commandes à apprendre :

  • cat /var/log/messages devient journalctl ;
  • tail -f /var/log/messages devient journalctl -f ;
  • grep foobar /var/log/messages devient journalctl | grep foobar.
Documentation

Les répertoires de documentation ne sont plus versionnés. Avant le passage de Ville Skyttä, chaque documentation des logiciels comportait dans le nom du répertoire le numéro de version du programme. Cela posait des problèmes d'indexation et de stabilité des noms et sa suppression simplifie son utilisation au sein de systemd et les liens internes entre différentes documentations. En effet, souvent les documentations font référence à d'autres commandes ou programmes et si un de ces logiciels subissait une mise à jour importante, il fallait mettre à jour les autres documentations liées pour mettre à jour les liens.

Installation

Anaconda supporte les volumes logiques virtuels LVM avec allocation fine lors du partitionnement automatique. Cette fonctionnalité de David Lehman permet d'utiliser cette possibilité sans faire un partitionnement manuel et fastidieux. L'objectif est que la partition n'ait que la taille réellement nécessaire car occupée pour laisser le reste vide au cas où l'on souhaite ajouter d'autres serveurs. Ainsi il est possible de mieux gérer l'espace disque disponible et de mieux gérer sa répartition au sein d'une baie.

Annuaires

FreeIPA a été amélioré par Alexander Bokovoy pour supporter les approbations transitives avec Active Directory. L'objectif est de permettre à un membre de FreeIPA de fournir les ressources ou des services à un membre de Active Directory et inversement. Il y a ainsi une plus grande compatibilité entre la solution de Red Hat et de Microsoft dans ce domaine.

À propos des listes d'annuaires, SSSD dispose maintenant d'un plugin CIFS. Sumit Bose et Jakub Hrozek permettent d'accéder à des informations d'identités de Windows server et en utilisant le même programme pour la correspondance des IDs d'authentification lors de l'accès à des fichiers partagés via CIFS cela devrait se faire correctement.

PolicyKit

PolicyKit centralise les sources pour retrouver les certificats systèmes et les listes noires associées grâce à Stef Walter. Cet ajout poursuit le travail débuté lors de la précédente version, et aujourd'hui il est enfin possible d'ajouter ou de supprimer un certificat, une autorité de certification ou une clé et les mettre sur une liste noire. Cela simplifie la gestion de la sécurité au sein du système pour l'ensemble des applications.

Sessions à distance

Orion Poplawski a intégré X2GO dans Fedora 20. Pour exploiter le protocole NX, qui permet d'accéder à des sessions graphiques à distance, Fedora utilisait NoMachine. Ce dernier n'est cependant pas développé comme un logiciel entièrement libre, ce qui complexifie la tâche des mainteneurs. Aujourd'hui, X2GO est suffisamment mature pour le remplacer et permet une évolution plus simple et dynamique.

Virtualisation et informatique dans les nuages

Notons l'arrivée de la virtualisation ARM au sein des architectures x86 avec libvirt/virt-manager par Cole Robinson. Auparavant pour réaliser cette opération il était nécessaire d'utiliser QEMU de manière autonome sans surcouche graphique et générique. Ici libvirt et virt-manager peuvent en tirer parti sans utiliser de bidouilles, ce qui va simplifier les tests des images ARM par l'équipe qualité de Fedora ou l'élaboration des paquets pour cette architecture.

Concernant libvirt, Daniel P. Berrange et Cole Robinson ont ajouté le support des ACL à cet utilitaire. Le but est de gérer finement les permissions pour les machines virtuelles, comme savoir quels utilisateurs peuvent lancer ou arrêter une machine virtuelle donnée. Cela améliore la sécurité des systèmes et évite aux utilisateurs de toucher à des machines virtuelles qui ne les concernent pas. Tous les objets et fonctions de l'API et libvirt peuvent exploiter cette possibilité.

Cole Robinson continue sur sa lancée avec une interface graphique pour la gestion des instantanés (snapshots) de machines virtuelles via virt-manager, elle simplifie les prises d'instantanés et leur exploitation.

Projet Fedora

Les images « cloud » de Fedora ont été améliorées par Matthew Miller. Le téléchargement par le web distribue des versions qui s'approchent le plus possible d'une véritable Fedora. Notons que l'élaboration de ces versions se fonde sur Anaconda et Koji pour la partie infrastructure et non un simple système chrooté, ce qui rend ces images plus « authentiques ».

T.C. Hollingsworth met à disposition les web assets. L'objectif est de concentrer dans le répertoire /usr/share/web-assets les boîtes à outils du web concernant les CSS, les interfaces ou autres, et dans /usr/share/javascript ce qui a trait à ce langage comme les serveurs JavaScript. Ainsi les empaqueteurs ont une situation éclaircie sur la procédure à suivre et cela permet d'avoir des applications pouvant exploiter ce fait et d'améliorer la sécurité du système de part une architecture simplifiée.

Matériel

Depuis quelques années dans le monde de l'architecture matérielle, l'ARM a le vent en poupe. Fedora suit cette tendance en proposant une version compatible ARMv7 avec flottants matériels 32 bits. Ce travail mené par Dennis Gilmore et Peter Robinson permet de simplifier l'utilisation de Fedora sur cette architecture qui prend de l'ampleur, que ce soit dans le monde de la mobilité, des serveurs ou des machines personnelles.

La pile Bluetooth de Linux utilisée par Fedora, Bluez, passe à la version 5. Bastien Nocera et Kalev Lember ont travaillé pour fournir cette dernière version et ont aidé à corriger les applications qui en dépendaient. L'API a subi de nombreuses modifications qui rendent incompatibles les versions 4 et 5. Mais en plus de ce changement, Bluez gère d'une manière différente les périphériques ce qui apporte des gains de débit en cas de grand trafic. Bluez 5 prend également en charge la version 4.0 de la norme Bluetooth avec le support des modes basse consommation.

Les outils ACPICA ont été mis à jour par Al Stone. Ces outils permettent d'améliorer le développement d'outils liés à l'ACPI ou l'élaboration des tables pour chaque matériel. Par exemple, il est possible de créer ou de modifier une table ACPI en espace utilisateur et de la déboguer à la volée. L'élaboration de tests unitaires à partir de ces utilitaires permet de simplifier également le travail autour de ce domaine très varié et complexe dû à la diversité du parc de machines.

Grâce à Rolf Fokkens, Fedora 20 dispose d'un cache SSD fonctionnel. Si l'ordinateur dispose d'un disque dur et d'un SSD, l'enregistrement des données sera accéléré par la sauvegarde temporaire dans le SSD qui a des temps d'accès plus rapides avant de transférer sur le disque dur définitivement et ce en toute transparence pour l'utilisateur.

Développement

L'implémentation de la bibliothèque C la plus populaire, Glibc, s'améliore avec la version 2.18. Carlos O'Donell nous offre une version qui améliore le support de C++11, des performances accrues pour la manipulation de chaines de caractères, beaucoup de corrections de bogues et de nouvelles fonctions dans l'API. Concernant les architectures, Xilinx MicroBlaze et IBM POWER8 sont disponibles et les architectures ARM 32 bits et AARch64 bénéficient de grosses améliorations dans leur prise en charge.

Comme d'habitude, Petr Machata a porté la dernière version de Boost sous Fedora, à savoir la 1.54 nommée Uplift. Cette bibliothèque pratiquement incontournable pour le développement C++ apporte à son habitude de nouvelles bibliothèques : Boost.Log pour la journalisation, Boost.TTI pour Type Traits Introspection (qui permet une introspection des éléments par d'un selon un type lors de la compilation), et Boost.TypeErasure pour le polymorphisme basé sur les concepts). Là encore, une bonne quantité de bogues ont été corrigés.

Ruby On Rails passe à la version 4.0. Cette mise à jour proposée par Vít Ondruch et Josef Stříbný permet aux développeurs de bénéficier de la dernière version disponible. Parmi les nouveautés, nous pouvons citer une amélioration des performances, de la sécurité mais aussi une modularité plus aboutie.

Le langage Python poursuit son bonhomme de chemin avec la disponibilité de python-setuptools à la version 0.7. Ce travail effectué par Toshio Kuratomi, Bohuslav Kabrdae et Nick Coghlan permet de mettre à disposition l'outil incontournable pour gérer les dépendances de nombreux projets développés en Python. Ce projet longtemps en maintenance uniquement reprend son évolution en rompant la compatibilité avec ses versions antérieures à cause d'une API refaite. Depuis lors, un projet concurrent est disponible : python-distribute. Cette concurrence devrait permettre de tirer le meilleur de chacun et de favoriser leurs progressions.

Pour les amoureux du dromadaire, Perl 5.18 pointe son nez après l'effort de Petr Písař et Jitka Plesníková. Cette fois la sécurité a été mis en avant pour les fonctions de hashages avec l'usage de valeurs aléatoires pour les retours des fonctions principales à chaque nouveau lancement d'un programme. Si la portabilité est en recul pour cette version, nous pouvons ajouter l'expérimentation de la portée du nommage au sein des sous programmes et l'interpréteur prévient de l'usage de fonctions en tests comme ce dernier.

Petr Hracek et Bohuslav Kabrda proposent le paquet devassistant-gui pour faciliter la création des projets logiciels. Déjà disponible pour Fedora 19, ce programme a maintenant une interface graphique fonctionnelle. Il permet, à partir de quelques questions, de générer un environnement de développement fonctionnel très rapidement en installant les dépendances nécessaires.

Les développeurs apprécieront la mise à disposition de Vagrant par Alex Drahon pour générer des environnements de développement virtuels. Avant cette version, le programme dépendait de VirtualBox pour réaliser son travail. Aujourd'hui, il est plus agnostique et peut utiliser le fer de lance de la virtualisation sous Fedora : KVM.

Les amateurs des serveurs d'applications seront ravis de la disponibilité de Wildfly 8 (toujours en bêta), proposé par Marek Goldmann. Ce serveur d'applications Java est en fait le nouveau nom de JBoss AS et gère pour cette version J2EE 7. Ce changement de nom est l'occasion pour tenter de changer d'image et de communauté afin de se développer. En outre, le temps de lancement et les performances ont été accrues, la modularité a été améliorée grâce à une meilleure isolation des applications et un meilleur chargement des classes. La quantité de RAM nécessaire a aussi grandement diminué.

Toujours à propos de Java, la boîte à outils libre Hadoop 2.2 de Apache a été apportée par Matthew Farrellee. Cet outil permet la création d'applications distribuées et échelonnables. C'est l'un des plus puissants du domaine du big data en étant capable de traiter plusieurs pétaoctets de données avec une communauté grandissante.

10 ans du projet Fedora

Comme vous avez pu le constater, pour chaque nouveauté répertoriée le nom des principaux responsables ont été cités. L'objectif est de rappeler que derrière chaque travail, il y a des hommes ou des femmes qui ont fourni un effort afin d'améliorer le projet et le Logiciel Libre en général. Ainsi, la communauté peut les remercier de cet investissement.

D'autant plus que le projet Fedora fête depuis septembre les 10 ans du projet et avec sa 20e version, ce qui correspond à environ deux versions par an ! Le Projet Fedora a ainsi succédé à la distribution Red Hat Linux. On peut lire la première annonce de Fedora Core 1 (novembre 2003) ou encore l'annonce du lancement du projet Fedora (septembre 2003).

Afin de remercier ces efforts de 10 longues années, une série d'entretiens avec des contributeurs francophones de Fedora sera réalisée, avec une publication étalée sur plusieurs semaines !

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Initiation aux logiciels libres et Install Party 2ème édition à Lannion le 28 février 2014

17 décembre, 2013 - 11:44

La seconde édition de l'install party organisée par les étudiants de BTS IRIS aura lieu le vendredi 28 février 2014 de 13h30 à 17h30 au lycée Félix le Dantec de Lannion (22).

Outre les installations de distributions classiques, nous proposons cette année des séances d'initiation aux logiciels libres ainsi que des conférences sur l'open-hardware et le DIY.

En plus des lycéens et des personnels du lycée, nous avons cette année l'ambition d'accueillir des personnes extérieures à l'établissement, désireuses de découvrir notre manchot préféré et plus encore.

Les inscriptions seront ouvertes courant janvier, les informations à ce sujet seront disponibles sur le site web du lycée, le blog du secteur technologique et sur twitter.

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PacketFence  4.1 : une solution BYOD/NAC dans la cour des grands

17 décembre, 2013 - 11:44

Inverse, société spécialisée en développement et déploiement de logiciels libres, annonce la sortie de la version 4.1 de PacketFence. PacketFence est une solution de conformité réseau (NAC, Network Access Control) entièrement libre (GPL v2), supportée et reconnue. Procurant une liste impressionnante de fonctionnalités telles un portail captif pour l'enregistrement ou la remédiation, une gestion centralisée des réseaux filaire et sans fil, le support pour le [802.1X], l'isolation niveau-2 des composantes problématiques, l'intégration au détecteur d'intrusions Snort et au détecteur de vulnérabilités Nessus — elle peut être utilisée pour sécuriser efficacement aussi bien des réseaux de petite taille que de très grands réseaux hétérogènes.

La version 4.1 de PacketFence apporte de nombreuses améliorations comme :

  • la gestion des droits d'accès à l'interface web d'administration ;
  • les profils de portail peuvent maintenant être définis par commutateurs ;
  • l'importation massive d'appareils réseau à partir de l'interface web d'administration ;
  • la propagation immédiate de l'ajout de commutateurs, évitant un redémarrage de RADIUS ;
  • la gestion étendue des durées d'accès réseau et la gestion dynamique des colonnes dans l'interface web d'administration.

Plusieurs améliorations de performance ont été apportées, de même que certains correctifs. PacketFence atteint un nouveau niveau qui fait déjà pâlir ses concurrents commerciaux !

PacketFence possède un grand nombre de fonctionnalités. Parmi celles-ci, on retrouve :

  • l'enregistrement des composantes réseau grâce à un puissant portail captif ;
  • le blocage automatique, si souhaité, des appareils indésirables tels les Apple iPod, Sony PlayStation, bornes sans fil et plus encore ;
  • l'enrayement de la propagation de vers et virus informatiques ;
  • le freinage des attaques sur vos serveurs ou diverses composantes réseaux ;
  • la vérification de la conformité des postes présents sur le réseau (logiciels installés, configurations particulières, etc.) ;
  • la gestion simple et efficace des invités se connectant sur votre réseau ;
  • des sources d'authentification variées, incluant Facebook et Google.

PacketFence est une solution non-intrusive qui fonctionne avec une multitude d'équipements réseaux (filaire ou sans fil) tels ceux de Cisco, Aruba, ExtremeNetworks, Juniper Networks, Nortel, Hewlett-Packard, Meru Networks, Foundry, Enterasys, Accton/Edge-corE/SMC, 3Com, D-Link, Intel, Dell et plus encore.

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Revue de presse de l'April pour la semaine 50 de l'année 2013

16 décembre, 2013 - 18:00

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[JDN] Open Source: Munich achève sa migration vers Linux

Par Dominique Filippone, le vendredi 13 décembre 2013. Extrait:

La ville allemande a finalisé sa migration vers un OS open source dérivé de Linux. Il a été déployé sur 14 800 postes de travail. Elle encourage ses administrés à en faire de même.

Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/munich-migration-vers-linux-1213.shtml

Et aussi:

[Mediapart] L'Etat doit cesser de livrer ses systèmes informatiques aux intérêts américains

Par Lionel Allorge, le jeudi 12 décembre 2013. Extrait:

Dans une lettre ouverte au président de la République, Lionel Allorge, président de l'April (association de défense du logiciel libre), s'alarme de l'espionnage des institutions les plus sensibles grâce aux contrats d'exclusivité passés avec des entreprises internationales, notamment le contrat entre le ministère de la défense et la société Microsoft. Des solutions existent, comme celle choisie par la gendarmerie, rappelle-t-il.

Lien vers l'article original: http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/121213/letat-doit-cesser-de-livrer-ses-systemes-informatiques-aux-interets-america

Et aussi:

Voir aussi:

[PC INpact] Vente liée PC-OS: envolées, les promesses de François Hollande

Par Marc Rees, le mercredi 11 décembre 2013. Extrait:

Lors des discussions autour du projet de loi sur la Consommation, défendu par Benoit Hamon, les députés ont rejeté un amendement visant à encadrer la vente liée, gommant dans le même temps les promesses de François Hollande.

Lien vers l'article original: http://www.pcinpact.com/news/84855-vente-liee-pc-os-envolees-promesses-francois-hollande.htm

Et aussi:

Voir aussi:

[InformatiqueNews.fr] États des lieux des besoins en compétence Open Source

Par la rédaction, le mercredi 11 décembre 2013. Extrait:

Dans un rapport qu’il vient de publier, l’observatoire Paritaire OPIIEC évalue les besoins des entreprises et des fournisseurs en technologie open source et dresse un bilan des filières de formation

Lien vers l'article original: http://www.informatiquenews.fr/etats-des-lieux-des-besoins-en-competence-open-source-7787

Et aussi:

[Le Figaro.fr] Pourquoi le bitcoin fait grincer des dents

Par Guillaume Errard, le mercredi 11 décembre 2013. Extrait:

La banque d'affaires américaine, JP Morgan, a déposé un brevet pour lancer sa propre monnaie virtuelle. De son côté, Apple a bloqué plusieurs applications utilisant le bitcoin.

Lien vers l'article original: http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2013/12/11/01007-20131211ARTFIG00469-pourquoi-le-bitcoin-fait-grincer-des-dents.php

[ZDNet] Article 13 LPM, vente liée, deux jours affligeants du Parlement et du gouvernement

Par Thierry Noisette, le mardi 10 décembre 2013. Extrait:

Vous avez aimé Prism? Vous adorerez la LPM. Les sénateurs ont voté l'extension de la surveillance en ligne, tandis que les députés ont fini d'enterrer une promesse du candidat Hollande sur la vente liée. VDM…

Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/article-13-lpm-vente-liee-deux-jours-affligeants-du-parlement-et-du-gouvernement-39796227.htm

[Creanum] L'architecture Open Source avec Paperhouses

Par Louis Adam, le lundi 9 décembre 2013. Extrait:

L'architecte Joana Pacheco tente d'imposer le concept de l'open source au monde de l'architecture avec son site Paperhouses. Elle a rassemblé une douzaine d'architecte et propose aux visiteurs du site de télécharger gratuitement les plans d'une maison complète. Reste ensuite à la construire.

Lien vers l'article original: http://www.creanum.fr/news/toutes-les-news/id/1951/l-architecture-open-source-avec-paperhouses.aspx

Et aussi:

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Firefox 26

16 décembre, 2013 - 11:46

Noces de Jade pour Firefox qui, bien qu'à l'heure, fait une drôle de tête pour sa version 26 ! 26 est aussi le numéro atomique du fer, en anglais iron. C'est aussi le nombre de faces d'un petit rhombicuboctaèdre, nouveau mot dans votre vocabulaire, si vous arrivez à le retenir, et à placer dans une soirée mondaine le mercredi.

Firefox 26 est disponible en version desktop et mobile pour Android, basé sur Gecko 26.

Commun aux deux versions

Le gestionnaire de mot de passe supporte désormais les formulaires générés par des scripts.

L'implémentation de CSP (Content Security Policy) peut maintenant prendre en charge plusieurs politiques de sécurité en même temps. Pour rappel, CSP est une technique permettant à un serveur web, au moyen d'en-têtes spécifiques, d'indiquer au navigateur quel contenu (JS, CSS, images, etc) peut être exécuté ou utilisé dans la page web qu'il vient de servir (à partir de quel domaine etc). Cela permet de limiter par exemple les attaques de type XSS.

Les utilisateurs seront moins ennuyés lorsqu'une application utilise le système de cache AppCache (moyen déclaratif de forcer la mise en cache des ressources d'une page) : la boite de dialogue qui demandait confirmation n'apparaît plus.

Pour les développeurs : En JavaScript :
  • le support d'Ecmascript 6 continue, avec l'adaptation selon les dernières spécifications, de l'implémentation des générateurs. Rappel : les générateurs, comme d'autres fonctionnalités d'Ecmascript 6, sont implémentés dans Firefox depuis quelques années déjà ;-) Voir cette page montrant l'état de la prise en charge d'Ecmascript 6 dans SpiderMonkey (pas très à jour ceci dit)
  • il y aussi la nouvelle fonction Math.fround() et Math.ToFloat32() (qui convertit toute valeur JS en nombre décimal quand c'est possible)
Au niveau des API & DOM notons :
  • l'implémentation de HTMLSelectElement.selectedOptions
  • des améliorations sur l'objet URL et URLUtils
  • l'implementation de l'API MessageChannel qui permet à deux pages de s'échanger directement des messages (API activable via une préférence)
  • support de VTTCue, qui fait partie de la spécification WebVTT, format et mécanisme de sous-titrage des vidéos pour le web
  • Possibilité de créer une base IndexedDb de manière temporaire (paramètre supplémentaire sur IndexedDB.open())
Au niveau CSS :
  • support de la valeur from-image pour la propriété CSS image-orientation, qui permet d'orienter l'image selon les informations EXIF trouvées dans le fichier
  • l'implémentation de position:sticky (activable via une préférence)
Version bureau

Les greffons Java ne seront plus lancés par défaut, mais présentent un bouton « click to play » ou « cliquer pour lancer ». Cela devrait économiser la pauvre mémoire de nos machines et accessoirement éviter des exploits (lesquels ne sont pas tous bons pour nous).

Les mises à jour sous Windows peuvent désormais être effectués sans les droits d’écriture dans le dossier d’installation de Firefox (requiert Mozilla Maintenance Service).

Bon, je sais que vous avez tous déjà activé le support de GStreamer depuis la version 25 (bande de petits coquins !), mais quand même : H.264 est désormais supporté par défaut sous Firefox si le greffon GStreamer correspondant est installé. Pour l'instant ça marche encore avec la version 0.10.x de GStreamer mais le portage vers la version 1.x est en cours (et en passe d'être finalisé).

Support du décodage MP3 sur Windows XP, complétant le support MP3 pour toutes les versions de Windows.

Pour les développeurs :

Social API prend désormais en charge le Social Bookmarking de multiples fournisseurs à travers la fonctionnalité SocialMarks.

Pour les développeurs, un nouveau gestionnaire de web app fait son apparition, permettant d'installer/mettre à jour facilement des applications sur un appareil Firefox OS ou dans le simulateur Firefox OS. Et bien sûr les outils de développement de Firefox permettent de débugger non seulement une application chargée dans le navigateur, mais aussi une application installée dans Firefox OS (ou même de débugger une application XUL comme Thunderbird). Bref, de faire du « remote debugging ».

Version mobile

Mise à jour de l'interface about:home avec les imagettes Top Sites et la possibilité d'épingler des onglets.

Améliorations de performance sur certains appareils possédant une puce graphique Nvidia.

Rhombicuboctaèdre

Qui a retenu ?

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Valve dévoile la distribution GNU/Linux SteamOS

16 décembre, 2013 - 10:18

Alors que les spéculations allaient bon train depuis plusieurs mois quant à la nature de SteamOS, la publication du système d'exploitation de Valve ce vendredi 13 décembre a sonné comme un coup de tonnerre dans le Landerneau. Elle a pour nom de code « alchemist » et correspond à SteamOS 1.0 (en version bêta pour l'instant).

Rappelons que SteamOS est un système d'exploitation destiné à transformer votre PC en client DRM console de jeux.

Non, il ne s'agit pas d'une distribution « from scratch ». Non, il ne s'agit pas non plus d'un dérivé d'Ubuntu. Il s'agit… d'un dérivé de Debian GNU/Linux !

Plus de précisions dans la suite de la dépêche!

Sommaire

Pour être plus précis, SteamOS se base principalement sur la version stable du moment : Wheezy (Debian 7.1).

Petite revue de SteamOS

Néanmoins, quelques paquets diffèrent un peu comme eglibc (variante de la glibc destinée à l'embarqué) qui est rétro-porté de Debian testing « Jessie ». On peut noter également des ajouts pour les pilotes graphiques et la mise à jour de la pile graphique par rapport à Debian stable. Pour rester sur l'affichage, le gestionnaire de fenêtre est également développé en interne (une version modifiée de xcompmgr) afin de proposer une interface entièrement dédiée à l'utilisation de Steam et des jeux vidéo.

Faisant partie de la fondation Linux, Valve a aussi modifié le noyau Linux de la branche 3.10 (version 3.10.11) soutenue à long terme par les développeurs Linux (contre 3.2 dans Wheezy). Le système d'exploitation est configuré pour se mettre à jour tout seul à partir des dépôts SteamOS de la société.

Le système est libre, à deux exceptions près :

  • le client Steam ;
  • les pilotes graphiques.

Les recommandations matérielles pour SteamOS sont :

  • processeur : Intel ou AMD x86_64 ;
  • mémoire RAM : 4Go ;
  • espace disque : 500Go ;
  • UEFI obligatoire ;
  • carte graphique : NVIDIA pour le moment, mais le support des cartes graphiques AMD et Intel devrait arriver bientôt.

À noter que ces recommandations ont probablement pour but de pouvoir faire fonctionner les jeux récents de manière confortable.

Petite chronologie de Valve
  • 1996 :
    • Valve est crée par des employés de Microsoft : Gabe Newell and Mike Harrington.
  • 1998 :
    • sortie de Half-Life, publié par Sierra.
  • 2000 :
    • l'équipe qui a sorti un petit mod pour Half-Life l'année précédente est embauchée par Valve et sort une version stand alone.
  • 2003 :
    • Steam sort en version bêta et devient la plateforme de distribution de jeux pour Valve, couvrant non seulement l'enregistrement des jeux mais aussi les serveurs multi-joueurs et le système anti-triche.
  • 2004 :
    • sortie de Half-Life 2 (avec pas mal de retard) sous le moteur maison Source qui servira de base pour les jeux suivants.
  • 2006 :
    • sortie de Half-Life 2 - Épisode 1.
  • 2007 :
    • sortie de l'orange box avec Half-Life 2 - Épisode 2, mais également deux autres jeux qui vont marquer le paysage : Team Fortress 2 (achat de l'équipe responsable du mod pour Quake) et Portal ;
    • la plateforme Steam explose avec la distribution des jeux de id Software, Eidos Interactive et Capcom avec notamment l'arrivée de BioShock, Call of Duty 4: Modern Warfare, et S.T.A.L.K.E.R.: Shadow of Chernobyl sur la plateforme.
  • 2008 :
    • sortie de Left4Dead.
  • 2009 :
    • sortie de Left4Dead 2 et de sa polémique pour le mauvais suivi du premier, comparé à Team Fortress 2.
  • 2010 :
    • sortie de Steam pour OS X.
  • 2011 :
    • sortie de Alien Swarm (achat de l'équipe responsable) ;
    • sortie de Portal 2 ;
    • passage de Team Fortress 2 en « free to play » : le jeu devient gratuit (ainsi que tous les mods basé sur le moteur Source par extension) pour autant, beaucoup de micro-transaction sont possibles : cosmétique avec des chapeaux et également acquisition d'armes plus rapides.
  • 2012 :
    • extension de Steam avec le marché où les joueurs peuvent directement échanger les objets entre eux, acheter des lots d'objets et vendre des objets de leur propre création ;
    • début de la vente de logiciel (principalement dans le domaines des jeux vidéo) ;
    • début de Greenlight, visant à promouvoir sur la plateforme Steam les jeux vidéos sans éditeur, indépendant par l’intermédiaire de l'engouement de la communauté : c'est un peu « l'après Kickstarter ».
  • 2013 :
Petite mise en contexte sur l'apparition du SteamOS

Depuis quelques années, Steam est plus qu'une plateforme de distribution en proposant de centraliser l'ensemble des communautés des jeux en lignes. Les revenus générés avec l'ouverture du marché en 2012 aurait rapporté pour TF2 plus d'argent qu'avec la vente du jeu lui même. Mais en parallèle, Microsoft a en 2012 présenté Windows 8 et son futur magasin d'applications. Cette annonce de magasin et donc de contrôle par Microsoft de ce qui pouvait être installé ou non sur son système est à opposer à son comportement passé qui a contribué au succès de Windows en permettant que n’importe quel développeur puisse créer une application ou un jeu dessus.

Cette annonce de nouveau magasin pour le futur de Windows a également été perçue par Valve et son président Gabe Newell comme une menace. Il a d'ailleurs réagit assez rapidement et assez violemment : Windows 8 est une catastrophe pour tous les acteurs dans le PC. Annonce qui s'est poursuivie par son intérêt grandissant pour Linux.

C'est en septembre 2013 à la LinuxCon que le développement de SteamOS a été présenté. Cette annonce a été suivie par celle de la SteamMachine (propre modèle de pc directement à la vente sous SteamOS) et de l'annonce du SteamController, manette de jeu combinant les avantages de la souris et de la manette.

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