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C++17 fixe l'ordre d'évaluation des expressions

1 décembre, 2016 - 08:09

Le C++ est un langage bien présent et depuis longtemps dans les logiciels libres (environnements de bureau, outils bureautiques, navigateurs web…). 2017 approche à grands pas avec la promesse d’un tout nouveau C++17.

Pour finir l’année, voici le calendrier de l’Avent du C++ avec des dépêches pédagogiques sur ce qui nous attend en 2017. Après deux dépêches de mise-en-bouche, nous entrons enfin dans le vif du sujet avec deux Spécifications Techniques concernant l’ordre d’évaluation des expressions. Allez, c’est parti !   ᕕ(ᐛ)ᕗ

Sommaire Série de dépêches C++

Cette dépêche fait partie de toute une série disponible également sur le dépôt Git du Groupe des Utilisateurs C++ Francophone. Alors que cet article restera figé sur le site LinuxFr.org, il continuera d’évoluer sur le dépôt Git. Merci de nous aider à maintenir ce document à jour avec vos questions/suggestions/corrections. L’idée est de partager ce contenu libre et de créer/enrichir des articles Wikipédia quand la licence sera CC BY-SA 4.0.  

Publication Dépêche 20 août 2016 Les coulisses du standard C++ 2 oct. 2016 Genèse du C++17 1ᵉʳ déc. 2016 C++17 fixe l’ordre d’évaluation des expressions à venir… … d’autres dépêches … en 2017 Faut-il continuer à apprendre le C++ ?

Initialement, nous allions publier une grosse dépêche super trop longue. Puis, fin novembre, nous prenions conscience que les lecteurs apprécieraient plutôt une petite dépêche par jour, d’où l’idée de faire le calendrier de l’Avent du C++.   (ღˇ◡ˇ)~♥

Spécifications Techniques

Deux TS ont été amendés par le comité de normalisation du C++ afin de fixer l’ordre d’évaluation des expressions :

  • P0145 définit les changements nécessaires au standard C++ ;
  • P0400 reformule une phrase de cette précédente TS P0145.
Anecdote

Le livre mythique The C++ Programming Language de l’inventeur du C++, Bjarne Stroustrup contient une erreur subtile à la page 1046 du paragraphe 36.3.6 STL-like Operations (quatrième édition publiée en 2013). Sauras-tu la retrouver ? Voici l’extrait en question :

The replace() replaces one substring with another and adjusts the string’s size accordingly. For example:

void f() { string s = "but I have heard it works even if you don't believe in it"; s.replace(0,4,""); // erase initial "but " s.replace(s.find("even"),4,"only"); s.replace(s.find(" don't"),6,""); // erase by replacing with "" assert(s=="I have heard it works only if you believe in it"); }

A replace() returns a reference to the object for which it was called. This can be used for chaining operations:

void f2() { string s = "but I have heard it works even if you don't believe in it"; s.replace(0,4,"").replace(s.find("even"),4,"only").replace(s.find(" don't"),6,""); assert(s=="I have heard it works only if you believe in it"); }

Pas trouvé ? Pas d’inquiétude, aucun humain n’avait trouvé cette erreur. Bien après la publication de ce livre, cette erreur a été trouvée, non pas par une nouvelle forme d’Intelligence Artificielle, mais juste par un outil d’analyse statique de code source au nez et à la barbe des pointures C++ aguerries.

Explications

Pour des questions de performance, le standard C++ (avant C++17) indique que c’est le compilateur qui optimise l’ordre d’évaluation du chaînage et des paramètres de fonction. Le standard utilise le terme unsequenced (séquencement non défini). Le C et le C++ partagent ensemble cette règle.

Donc, l’expression replace(find()).replace(find()) dans la fonction f2() peut être évaluée dans des ordres différents. En théorie, la variable s pourrait donc contenir différents résultats. Et c’est aussi le cas en pratique :

Compilateur Résultat contenu par la variable s GCC et MSVC I have heard it works evenonlyyou donieve in it LLVM/Clang I have heard it works only if you believe in it Détails

Ci-dessous, la première ligne déclare et initialise un objet std::string. La seconde ligne cherche et remplace plusieurs caractères de cette std::string en utilisant le chaînage des fonctions replace.

std::string s = "but I have heard it works even if you don't believe in it"; s.replace(0,4,"").replace(s.find("even"),4,"only").replace(s.find(" don't"),6,"");

Intuitivement, on s’attendrait à évaluer les arguments des fonctions comme find("even") juste avant d’appeler replace(resultat,4,"only"). Mais ce n’est pas le cas avant C++17, ces arguments peuvent être évalués dans différents ordres. Plus de détails sont donnés par Shafik Yaghmour (en Anglais).

Le tableau ci-dessous présente sur chacune des sept lignes, un ordre d’appel possible selon les standards C++ (avant C++17) et C (en supposant que ce soit une struct string avec des pointeurs de fonction).

1ᵉʳ appel 2ᵉ appel 3ᵉ appel 4ᵉ appel 5ᵉ appel find(" don't") find("even") replace(0,4,"") replace(f,4,"only") replace(f,6,"") find("even") find(" don't") replace(0,4,"") replace(f,4,"only") replace(f,6,"") find(" don't") replace(0,4,"") find("even") replace(f,4,"only") replace(f,6,"") find("even") replace(0,4,"") find(" don't") replace(f,4,"only") replace(f,6,"") replace(0,4,"") find(" don't") find("even") replace(f,4,"only") replace(f,6,"") replace(0,4,"") find("even") find(" don't") replace(f,4,"only") replace(f,6,"") replace(0,4,"") find("even") replace(f,4,"only") find(" don't") replace(f,6,"")

C++17 n’autorise qu’une seule possibilité, la dernière du tableau, et correspond à celle de la fonction f() du livre :

s.replace(0, 4, ""); s.replace(s.find("even"), 4, "only"); s.replace(s.find(" don't"), 6, ""); Autres exemples

Par exemple, dans l’expression f().g(h()) la fonction f() peut-être appelée avant ou après h(). Le standard C++ fait la différence entre unspecified (non-spécifié) et unsequenced (non-séquencé). Ce comportement est bien spécifié, donc jusqu’à C++14 c’est unsequenced. À partir de C++17, c’est f() avant g() (sequenced before).

// Avant C++17, f() peut être appelée avant ou après h() f().g( h() ); // C++17 est plus intuitif : f() est toujours appelée avant h()

C’est aussi le cas de l’expression std::cout << f() << g() << h(); dont les trois fonctions peuvent être appelées dans n’importe quel ordre.

// Avant C++17, le compilateur décide l’ordre d’évaluation de f(), g() et h() std::cout << f() << g() << h() << std::endl; // C++17 fixe l’ordre intuitif : d’abord f(), puis g() et enfin h()

Encore d’autres exemples que le C++ partage avec le C :

std::map<int, int> m; m[0] = m.size(); std::cout << m[0]; // Affiche 0 ou 1 ? // Clang : 0 // GCC : 1 // MSVC++ : 0 int i = 0; std::cout << i << ' ' << i++; // Affiche 0 0 ou 1 0 ? // Clang : 0 0 // GCC : 1 0 // MSVC++ : 1 0 int i = 0; i = i++ + 1; // unsequenced std::cout << i; // Quelle valeur ? // Clang : 1 mais avertit : multiple unsequenced modifications to 'i' // GCC-6.2 : 1 mais avertit : operation on 'i' may be undefined

Ci-dessus, pour toutes les versions du C++ et du C, l’opération est unsequeced et non pas undefined comme GCC-6.2 le laisse supposer.

int i = 0; i = ++i, i++, i++, ++i, ++i, ++i, i++; std::cout << i; // Quelle valeur ? // Piège, toujours 7 car c'est "sequenced before" // GCC-6.2 avertit : operation on 'i' may be undefined

Notons que GCC-6.2 suppose encore que l’opération est undefined alors que dans ce dernier cas, l’opération est sequenced before quelque soit la version du C++ (et même du C).

Conséquence

Donc, beaucoup de codes sont potentiellement truffés de ces pièges, ce qui est également le cas quand std::future<T> est utilisé. Tout le monde se fait avoir, débutants comme experts. Et le comité de normalisation du C++ a donc amendé sans trop discuter ce TS afin de fixer l’ordre d’évaluation dans certains cas.

Et c’est justement cet exemple du livre The C++ Programming Language qui illustre le paragraphe 5.2.2 Function call (page 107) du standard C++ (brouillon de juillet 2016).

Nouvelle règle

L’évaluation est :

  • De la gauche vers la droite pour les expressions suffixées. Ceci inclue les appels de fonction et la section des membres ;
  • L’affectation de la droite vers la gauche (a = b = c = d) ;
  • Les opérateurs de décalage (shift operators) de la gauche vers la droite.

Par contre, lorsque une surcharge d’opérateur est invoquée, la priorité arithmétique est utilisée.

Peut-être que le code généré sera moins performant, et que les standards C et C++ divergent un peu plus, mais au moins, le langage C++ devient un peu plus intuitif.
¯\(ツ)

Appel à participation

La précédente dépêche a reçu 227 commentaires, soit un volume dix fois supérieur à la dépêche elle-même. Tous ces commentaires cachent tout de même quelques joyeux trolls velus !

Quand on pense à toute cette énergie dépensée et toutes ces heures consacrées à rédiger ces 227 commentaires ! Avec le recul nous aurions pu concentrer tout cet investissement dans une dépêche collaborative du style « Aujourd’hui, est-il pertinent de choisir le C++ pour une nouvelle application ? ».

Mais il n’est jamais trop tard ! Aussi nous proposons vous de rédiger la dépêche « Faut-il continuer à apprendre le C++ ? » Les nombreux commentaires de la dépêche précédente méritent d’y être copiés. Malheureusement, ceux-ci sont rarement sous licence compatible CC BY-SA 4.0. Ceci est donc un appel à tous leurs auteurs pour les copier dans cette dépêche afin de la nourrir. Ainsi, nous pourrons les structurer et proposer des réponses concises, claires et utiles à tous.

Merci et à vos claviers !  

Réutilisation

Le texte de cette dépêche est protégé par le droit d’auteur la gauche d’auteur et réutilisable sous licence CC BY-SA 4.0. Les images utilisées sont aussi sous licence libre (cliquer sur l'image pour plus de détails).

Donc n'hésitez pas à réutiliser ce contenu libre pour créer, par exemple, des supports de formation, des présentations (Meetups), des publications sur d’autres blogs, des articles pour des magazines, et aussi un article C++17 sur Wikipédia dès que Wikipédia passera de la licence CC-BY-SA-3.0 à la CC-BY-SA-4.0 (le contenu de cette dépêche utilise la version la CC-BY-SA-4.0).

Les auteurs

Par respect de la licence, merci de créditer les auteurs :

Continuer à améliorer ce document

Malgré tout le soin apporté, il reste certainement des oublis, des ambiguïtés, des fôtes… Bien que cette dépêche restera figée sur le site LinuxFr.org, il est possible de continuer à l'enrichir sur le dépôt Git du Groupe des Utilisateurs C++ Francophone (C++FRUG). C’est donc sur ce dépôt que se trouvent les versions les plus à jour.   (ღ˘⌣˘ღ)

La suite

Nous venons de découvrir un changement important au niveau du langage. La dépêche suivante nous dévoilera une autre nouveauté du C++17.

Chère lectrice, cher lecteur LinuxFr.org. Tu souhaites apporter ta pierre à cet édifice ? Rejoins‐nous dans l’espace de rédaction collaborative sur LinuxFr.org (un compte est nécessaire pour y accéder).

À suivre…

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Montrez vos bobines

30 novembre, 2016 - 13:56

Même pour un circuit numérique, il y a une dose d’électronique d’analogique. « Malheureusement », penseront certain. Voyons les bobines, selfs ou inductances.

Une bobine est un dipôle, qui n’a pas de sens de branchement. Sa grandeur principale se mesure en Henry (H). Elle va de quelques picoHenry (pH), à quelques Henry (H). La petite équation est u = L * di/dt.

Pour se rappeler de l’équation, il suffit de se souvenir que des personnes se sont amusées à brancher des bobines sur le secteur, par exemple, un transformateur 5 V mis à l’envers (un transformateur est composé de 2 bobines, ou plus, qui partagent leur champ magnétique). Ils sont morts en débranchant le système, ce qui provoque un énorme arc électrique. En effet, le courant passe d’une valeur fixe à zéro en une fraction de seconde, la dérivée du courant est très grande, ce qui produit une très grande tension qui fait « claquer » l’air, c’est-à-dire que, comme pour un éclair, l’air devient conducteur (à partir de 3,6 kV/mm sous air sec, moins avec de l’humidité ambiante).

On peut remarquer que si un condensateur « intègre », une bobine « dérive » le courant. Il y a une dualité entre les 2 composants.

Les bobines sont composées d’enroulement d’un fil, autour d’un cœur. La valeur d’inductance dépend du nombre de spires (de tours de fils), et de la matière du cœur.

L’enroulement est fait en fils de cuivre, moins résistant électriquement que l’aluminium. Si le fil est fin et avec beaucoup de spires, la résistance série parasite n’est plus négligeable.

Le matériau magnétique permet d’augmenter L, l’inductance, sans augmenter le nombre de spires, par rapport à une bobine « à air ». Mais au contraire de l’air, ces matériaux « saturent ». Arrivé à un certain niveau de courant électrique, la valeur L s’écroule, et la self se comporte comme une simple résistance. Les bobines à air ne saturent pas, mais sont bien plus grandes, pour avoir la même valeur d’inductance, et, évidemment, la résistance série parasite augmente avec la taille de la bobine.

Pour certains circuits de précision, il peut être utile d’utiliser une grosse bobine à air pour pouvoir comparer le résultat avec la bobine définitive plus petite.

Il existe 2 formes physiques : le plot ou le tore. Le plot peut être plus facile à placer sur une carte, mais il rayonne plus (produit plus de parasites) qu’un tore.

Seule

La self de choc ou d'arrêt est un moyen de filtrage de parasite. Un moteur génère toujours des tensions parasites plus ou moins fortes. Même si les alimentations sont séparées, la masse est commune. Or les parasites peuvent aussi passer par là. Mettre une bobine de choc, pour relier les masses évitent d’avoir des resets intempestifs d’un microcontrôleur, par exemple (vécu).

La plus petite en dessous vaut environ 1 € et supporte jusqu’à un courant de 1 A.


-- Deux selfs dites « de chocs », utilisées comme anti-parasites. (CC-BY 2.0 - auteur: Oskay)

Sur certains câbles, comme les câbles USB, on peut voir un gros bloc plastique, qui a une fonction similaire.

Réservoir d’énergie

Le principe de certaines alimentations à découpage est de générer un signal carré, dont la valeur moyenne est la tension recherchée. Ce genre d’alimentation utilise le fait que les transistors MOS ne consomment presque pas d’énergie, quand ils sont passants ou saturés.

Ensuite, il faut filtrer la sortie pour ne récupérer que cette moyenne, ou la « très basse fréquence », qui est la tension recherchée. Si on filtre avec un classique filtre RC, une grosse partie de l’énergie partira en chaleur dans la résistance. Un filtre LC filtre sans dissiper l’énergie (hors résistance série parasite). Les deux éléments L et C stockent l’énergie à des moments différents.

Il est question d’éléments de puissance, les fils de la bobine doivent être assez gros pour limiter les pertes ohmiques.


-- Self torique utilisée comme réserve d'énergie. (CC-BY 2.0 - auteur: Oskay)

Sur l'image, le fil est doublé pour diminuer la résistance.

J’ai peu utilisé les bobines, en dehors des selfs de choc et d'une alimentation à découpage. C’est le seul composant qui peut se faire à la main, pour avoir le meilleur résultat. Il peut être compliqué de trouver des bons cœurs magnétiques, ou de trouver le câble de 2 mm, protégé par un vernis, typique des applications dans le domaine de puissance qui intéresse un hobbyiste (1 à 100 W). Mais il est plaisant d’avoir sa propre alimentation, à une tension peu commune, pour fournir 6 V/20 A, pour des servomoteurs branchés sur une batterie 12 V, par exemple.

En conclusion, il faut se rappeler qu’il existe plusieurs sortes de bobines qui peuvent supporter un courant maximum, avant de se transformer en résistance.

Vous pouvez reprendre une activité normale (comme regarder les réseaux sociaux).

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Liberapay, plateforme libre de dons récurrents

30 novembre, 2016 - 08:32

Liberapay est un service permettant de faire des dons récurrents, acceptant des dons à partir de 0.01€ par semaine, afin d'assurer aux créateurs un revenu stable tout en offrant aux contributeurs la possibilité de payer suivant leurs moyens. Liberapay se démarque des autres plateformes de ce type en se finançant sur son propre modèle, et non pas par prélèvements sur les transactions.

Sommaire Le financement des communs

Les personnes qui contribuent aux communs ont besoin de soutien. Construire des logiciels libres, diffuser les savoirs libres, ces choses prennent du temps et coûtent de l'argent, non seulement pour effectuer le travail initial, mais aussi pour le maintenir dans le temps.

Le financement des communs

Un rapport intitulé Roads and Bridges a été publié cette année par Nadia Eghbal sur ce sujet. Il y a une traduction française, Des routes et des Ponts, en cours sur le Framablog.
Il est consacré plus particulièrement à « l'infrastructure numérique », cette nouvelle catégorie de biens communs que l'on peut difficilement faire payer aux utilisateurs et qui n'est pas non plus financée par les pouvoirs publics comme l'est l'infrastructure routière classique. Trouver des moyens pour rémunérer ces biens communs dont fait partie le logiciel libre est important pour la santé de tout l'écosystème informatique. De façon plus générale, nous pensons que financer les gens qui enrichissent les communs est important, car ce qui fait partie des communs enrichit finalement toute la société.

Il existe des moyens variés de rémunérer les auteurs des communs. Nous avons choisi d'encourager le don avec Liberapay. Pas un pseudo-don avec contrepartie, ni même du mécénat où le mécène associe son nom à de beaux projets ; non, nous parlons d'un vrai don, désintéressé autant que possible.

  • Il n'y a pas de contrepartie : les donateurs décident de donner pour ce qu'ils connaissent du travail de l'auteur, pour permettre à ce dernier de continuer son travail. Cela évite de perdre du temps à s'occuper de contreparties et dépenser une partie de l'argent dans des goodies pas franchement nécessaires. L'inconvénient étant que sans contrepartie, il faut vraiment être désintéressé pour donner, ce qui n'encourage pas tout le monde.
  • Anonymat : la personne qui reçoit le don ne sait pas qui lui a donné. Le donateur sait évidement à qui il donne et combien… mais il est le seul à savoir. Cela évite qu'un gros donateur puisse influencer les développements futurs. Cela évite aussi de tomber dans un salariat déguisé.
  • Stabilité : Liberapay veille aussi à fournir des revenus stables. Les dons sont hebdomadaires, récurrents et les donateurs sont encouragés à donner sur plusieurs semaines plutôt que tout en une fois. Ces dons hebdomadaires peuvent être très bas : 0,01 € par semaine minimum, soit 52 centimes par an… ceci afin d'accepter toutes les contributions, même très modestes. Un donateur ne peut pas donner plus de 100 €/semaine à une personne ; cela évite à la fois que les revenus de quelqu'un soient trop impactés si l'un de ses gros donateurs arrête de donner, et cela évite aussi que le don soit assimilé à un salaire déguisé. Si vous avez envie de donner plus, donnez aux équipes, à plus de projets… les façons de dépenser son argent ne manquent pas !
Limites et inconvénients du don

La première limite est celle de la communauté. Même si le fait de ne pas gérer les contreparties réduit un peu le travail, il faut quand même prendre le temps de communiquer sur ses besoins financiers, et donc d'avoir des gens à qui le dire et qui seront prêts à aider. C'est une des choses que beaucoup de petits projets libres oublient de gérer, ce qui les dessert… Pourtant, pas besoin de savoir coder pour parler du projet sur tous les réseaux sociaux et souhaiter la bienvenue à ceux qui arrivent, c'est donc un boulot qui peut être délégué à un contributeur qui n'a pas les compétences sur la partie code. Créer et animer une communauté est un travail sur lequel il faut quand même se former, mais ça tombe bien, Framabook a édité un livre sur la question : Logiciels et objets libres. Animer une communauté autour d’un projet libre par Stéphane Ribas, Patrick Guillaud et Stéphane Ubeda. Pour les anglophones, je conseille aussi Community Building on the Web: Secret Strategies for Successful Online Communities d'Amy Jo Kim ; certains passages sont un peu datés mais ça reste très pertinent sur toute la partie animation au sein d'une communauté. Il y a une tentative de résumé ici, pas finie, à retravailler, mais ça donne quelques bases quand même.

La seconde limite est liée à la législation. Et, oui, les dons se déclarent ! Déclarer un salaire, ça va, c'est presque facile… enfin, on trouve la doc. Déclarer un don qu'on a reçu, c'est vite compliqué suivant votre statut, votre pays, la somme reçue… Il y a plein de cas particuliers et là, les informations sont assez éparpillées. Nous pouvons vous fournir quelques pistes parce que nous avons étudié la question, mais prenez aussi le temps d'aller demander aux services des impôts dans quelle case vous allez rentrer. Si vous faites déjà appel à un comptable par ailleurs, posez-lui aussi la question, c'est lui qui trouvera la meilleure façon de déclarer tout ça. S'il y a quelques juristes parmi les lecteurs et lectrices, nous serions ravis que vous nous aidiez à rédiger quelques fiches de conseils sur la question…

Fonctionnalités de Liberapay

Toute personne peut s'inscrire à Liberapay, qu'il s'agisse d'une personne physique ou morale. Ce sont les personnes qui vont pouvoir déposer de l'argent et en retirer sur Liberapay.

Les personnes peuvent s'organiser en équipes, ce qui permet à un collectif sans structure légale de recevoir des dons. Chaque membre de l'équipe décide de la part qu'il prend et le logiciel répartit les dons à l'équipe entre les membres de façon automatique. Pour éviter qu'un membre décide d'une semaine à l'autre de faire passer sa part de 1 à 100, il y a une fonctionnalité qui empêche de modifier cette part au-delà d'un certain seuil d'une semaine à l'autre. Nous avons décidé de favoriser le consensus au sein des équipes : n'importe quel membre d'une équipe peut inviter d'autres personnes à rejoindre l'équipe et chaque membre décide de lui-même de la part qu'il souhaite prendre. Pour le moment, il n'y a eu aucun problème avec ça, personne ne demande plus que "sa" part ; en fait, la plupart des contributeurs n'osent pas demander une vraie part au sein des équipes où ils travaillent…

Chaque personne et chaque équipe peuvent annoncer combien elles souhaitent recevoir par semaine ; chacun est aussi libre de dire combien il reçoit et combien il donne. Les paramètres de confidentialités peuvent être paramétrés assez finement : chacun décide, finalement, de ce qu'il veut laisser public. Par contre, au sein d'une équipe, un tableau montre la part de chacun et ce qu'il a reçu la semaine précédente.

Liberapay ne prend aucune commission sur les dons : nous utilisons aussi Liberapay pour fonctionner et nous ne comptons que sur les dons. Il y a par contre quelques frais de transactions liés aux intermédiaires financiers, lorsque l'argent rentre ou sort de Liberapay (suivant votre banque et votre pays). Si vous êtes dans l'espace SEPA, il n'y aura que les frais de Mangopay, notre opérateur de paiement, qui sont très bas et uniquement au moment de donner l'argent. C'est une des raisons qui nous a motivés à demander un débit minimum de 15 € aux donateurs, afin de réduire ces frais ; l'argent est ensuite dans votre portefeuille sur Liberapay et transféré aux bénéficiaires de vos dons durant chaque Payday. Si vous décidez de donner 0,01 € par semaine à une seule personne, par exemple, vous lui assurerez un revenu durant 1 500 semaines ! L'argent collecté peut être retiré directement sur votre compte bancaire, de façon gratuite au sein de SEPA.

Actuellement, nous acceptons les paiements par carte bancaire et virements ; nous avons prévu de mettre en place d'autres méthodes de paiements par la suite. Un de nos contributeurs souhaitait ajouter le support de bitcoin, par exemple, mais il n'a pas le temps de travailler dessus. Toutes les transactions sont actuellement en Euros ; ajouter d'autres monnaies demande du développement et ce n'est pas pour tout de suite, mais ça viendra sans doute.

Liberapay permet de faire des promesses de dons à des utilisateurs qui n'ont pas encore rejoint le site. On peut d'ailleurs chercher ses amis contacts sur Twitter, Facebook, GitHub et Bitbucket pour le moment, peut-être sur Diaspora* ou Movim un de ces jours ! Vous pouvez aussi lier votre compte à d'autres sites web, dont votre profil Linuxfr.

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Il y a aussi des “communautés” pour regrouper les utilisateurs autour d'un point commun, par exemple un langage de programmation. Il est prévu d'ajouter le support des listes de diffusion au sein des communautés.

Le site est résolument multilingue. L'interface est déjà traduite dans de nombreuses langues, dont l'espéranto ; les traducteurs peuvent facilement contribuer via weblate. Chaque utilisateur peut aussi écrire son message de présentation dans plusieurs langues. La langue ne doit pas être un frein à l'utilisation d'un tel service et grâce aux traducteurs, c'est accessible à un grand nombre de personnes.

Enfin, nous proposons des "widgets" : des exemples de code à intégrer sur vos pages web pour inviter les gens à vous faire des dons et pour indiquer combien vous recevez ou donnez.

Particularités

Liberapay est organisé sous forme d'association collégiale à but non lucratif. Non, nous ne sommes pas une entreprise ! Nous sommes basés en France et nous suivons donc la législation française, bien que nos services soient sur un serveur aux USA (hébergement par Red Hat). Si vous nous proposez un hébergement, on prendra, car visiblement Red Hat ne va pas continuer longtemps à héberger gracieusement des projets.

L'un de nos principes fondateurs est la neutralité. « Le service est ouvert à tous, l'association n'exclut un utilisateur que si elle en a l'obligation légale ou contractuelle. » (Article 10 des statuts de l'association). Nous ne sommes pas la police des Internets, ce n'est pas à nous de juger ce qui est bien ou mal. Nous pensons que la liberté de chacun doit être respectée, y compris celle des gens que nous n'aimons pas. Dans l'absolu, nous préférerions que l'exclusion d'un utilisateur dépende uniquement d'une décision de justice. En pratique, notre opérateur de paiement est moins neutre que nous et nous a déjà demandé virer un utilisateur ayant des convictions politiques extrémistes. Cette neutralité trouve aussi ses limites dans le respect de la loi : nous faisons ce qu'il faut pour lutter contre le blanchiment d'argent, et dans cette époque de lutte contre le terrorisme, nous répondons aux demandes des autorités. Il s'agit là uniquement de respecter nos obligations légales en tant qu'intermédiaire de paiement… Nous n'en ferons pas plus. Bon, et entre nous, pour blanchir de l'argent ou financer le terrorisme, il y a peut-être plus efficace qu'un service qui limite à 100€ par semaine les donations d'une personne à une autre. Tout ça concerne des situations extrêmes : notre volonté de neutralité était surtout motivée, à la base, par l'idée que ce n'était pas à nous de trancher entre emacs et vim, archlinux et debian, féministe ou je-m'en-foutiste.

Nous l'avons déjà dit, mais Liberapay est financé à travers lui-même, via un compte équipe qui reçoit des dons destinés à l'entretien et l'amélioration du service.

C'est un vrai projet libre, bien au-delà de la licence (CC0) : il est ouvert à tous et transparent. Vous pouvez contribuer, entrer dans l'équipe Liberapay, et vous rémunérer. La licence peut surprendre pour du logiciel : nous l'avons hérité du fork d'avec Gratipay et comme elle nous convient, nous n'avons rien changé.

La petite histoire

Liberapay est un fork de Gratipay. En 2012, Chad Whitacre a fondé Gittip aux États-Unis d'Amérique, avec comme concept de payer les individus de manière récurrente pour leurs contributions, anonymement et sans contrepartie. Une première crise en 2014 amène des changements dans la gestion de la communauté ; en 2015 une crise légale amène Gittip à se renommer Gratipay, avec un fonctionnement complètement différent. Changaco, le fondateur et développeur principal se lance alors dans le fork, suite à une conversation sur Diaspora*, dans l'optique de proposer une alternative européenne, plus proche du Gittip originel, la neutralité en plus et avec un fonctionnement plus ouvert. L'association est créée en décembre 2015 et le site est lancé en février 2016.

À travers Liberapay, nous avons fait un certain nombre de paris assez audacieux : miser sur le don, sur le consensus, sur la neutralité… Après ces quelques mois d'existence, nous avons déjà eu affaire à des gens qui avaient une perception moins humaniste du monde, permettant de mettre à l'épreuve ces belles idées. De façon surprenante, ça marche assez bien et nous avons réussi à traverser les situations explosives sans trop de dégâts.

Liberapay et vous

Vous pouvez créer un compte sans forcément renseigner vos informations bancaires ; dans ce cas, nous pourrons vous tenir au courant des actualités via le mail. Il y a aussi plein de projets et de personnes qui seront ravis de recevoir vos dons (dont l'équipe de Liberapay !) ; vous pouvez aussi vous lancer dans l'aventure et encourager vos utilisateurs à vous rémunérer pour ce que vous faites.

Liberapay a besoin de fonds, mais aussi de contributeurs :

  • Il n'y a que Changaco à plein temps qui travaille sur le code et il est loin d'être assez payé pour ça ;
  • Côté développement, intégrer un forum à Liberapay ou les listes de diffusion seraient vraiment un plus, ainsi que diverses fonctionnalités :
  • Des graphistes ! Le site web profite de Bootstrap pour ne pas être trop vilain, mais une vraie identité graphique serait tellement agréable, tout en veillant à l'accessibilité ;
  • Si vous aimez traduire, vérifiez les traductions déjà faites et contribuez à traduire dans d'autres langues ;
  • Si vous aimez le contact, communiquez sur Liberapay ! Et si vous n'êtes pas trop fâchés avec les réseaux sociaux privateurs, on veut bien un peu d'aide pour la promotion sur Facebook et Twitter…
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Sortie de passbolt v1.3.0

29 novembre, 2016 - 21:43

La version 1.3.0 de passbolt est sortie le 25 novembre 2016. Passbolt est un gestionnaire de mots de passe, conçu pour la collaboration en équipe, sous licence libre AGPL. Cette sortie marque notamment le début de la prise en charge d’un greffon pour le navigateur chrome.

Pourquoi un greffon?

Un greffon est nécessaire pour garantir l'intégrité de la bibliothèque OpenPGP.js, utilisée pour le chiffrement des secrets. En effet, sous Chrome et Firefox, les extensions des navigateurs sont signées pour garantir que le code javascript n’a pas été modifié. Un autre bénéfice notable du greffon : à l'exécution, le code en charge de ces opérations sensibles est isolé par le navigateur d’autres codes JavaScript tournant sur la page, ce qui permet de mitiger les risques liés à une « attaque de l'homme du milieu » ou à l’ajout de scripts malicieux sur un serveur passbolt compromis.

Autres nouvelles fonctionnalités

À raison d’un peu plus d’une sortie par mois en moyenne, passbolt a évolué progressivement depuis la dépêche d’avril. Ainsi en plus de la résolution des bugs reportés sur GitHub qui permet notamment d’offrir une meilleure prise en compte des différents environnements côté serveurs (MySQL version 5.7, Nginx, BSD, etc.), le logiciel a vu apparaître quelques nouvelles fonctionnalités comme :

  • des notifications par courriel pour l'édition et la suppression de mots de passe ;
  • un système de recherche instantané ;
  • le visionnage des permissions dans la barre latérale ;
  • la gestion du même compte sur plusieurs machines ;
  • la mise en place d’un gestionnaire de mise à jour en ligne de commande.

Une attention particulière a également été portée sur les tests unitaires et Selenium qui sont désormais intégrés avec Travis et saucelabs.

Prochaines versions

Conformément aux souhaits de la communauté de passbolt, qui s’est exprimée lors d’un sondage, la prochaine étape pour le développement concerne l'implémentation des groupes d’utilisateurs, la documentation de l'API, ainsi que l’organisation d’un audit de sécurité indépendant. Dans ce but vous pouvez nominer passbolt au programme “Secure Open Source” de Mozilla.

Côté administratif et financement

L’agence nationale pour la recherche et l’innovation du Luxembourg a sélectionné passbolt pour intégrer son programme d’accélération fit4start. L’équipe a rejoint la promotion automne 2016 avec à la clef une subvention de 50000 € et des conseils personnalisés pour développer l'activité autour du logiciel.

Rendez vous au FOSDEM !

L’équipe passbolt sera présente lors du FOSDEM en février à Bruxelles. Nous espérons vous y retrouver nombreux pour répondre à vos questions, partager vos retours d’expériences et entendre vos suggestions concernant les évolutions futures.

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Conférence LinuxFr(.org), mais refaire ?

29 novembre, 2016 - 14:11

L’événement Capitole du Libre 2016 a eu lieu le week-end des 19 et 20 novembre. Les différents supports de conférences, photos et vidéos seront bientôt mis en ligne par l'organisation (voir par exemple). Alors en attendant je vais vous parler de la conférence que j'y ai donnée.

(photo de Wanda, organisation CDL)

Son sujet : « le site LinuxFr.org existe depuis plus de 17 ans. Profitons-en pour une petite rétrospective tendance « Et si ? » Au fil des années, le site LinuxFr.org et l'association LinuxFr ont connu de multiples changements. Cela concerne les évolutions techniques (matériel et logiciel) bien sûr. Mais cela comprend aussi des changements législatifs (ce qui est permis/interdit, ce qu'il faut modérer, etc.). Le public n'est plus le même et la façon de lire le site non plus. Les thématiques ont évolué, par exemple de l'ordi perso vers les services en ligne et les mobiles. Le coût d'un tel site a changé en termes financiers (domaine, certificat, etc.) ou en tracas juridiques (plaintes et menaces). Les bénévoles du site se sont succédé. Pourrait-on refaire LinuxFr.org ? Le faudrait-il ? Que faudrait-il changer ? Et que faudra-t-il changer ? »

Sommaire

(photo de Wanda, organisation CDL)

La conférence à Capitole du Libre

Le support de conférence est disponible en PDF et en source HTML reveal.js (archive tar.xz). Ainsi que quelques photos prises par Wanda pour l'organisation ou par tankey depuis la salle. Merci aussi à Benoît Salles pour le gazouillage en direct.

Sommaire de la conférence : c'est quoi LinuxFr.org ? pourquoi ce sujet plutôt qu'un autre ? le nom, l'association, les services aux adhérents ou aux visiteurs, le modèle économique, l'équipe, les serveurs, l'hébergement, les logiciels, les questions techniques, les licences, l'audience, la modération, le juridique / législatif et les chatons.

Un mini-hackathon le jeudi 8 décembre 2016 à Paris

Le mini-hackathon évoqué durant la conférence aura lieu le 8 décembre dans le cadre des Jeudi contribution au libre organisés par Parinux : en attendant d'organiser un événement dédié, commençons par profiter de la logistique d'un événement déjà en place et régulier. Et voyons aussi combien de gens viennent participer pour aider sur le code, l'écriture de contenus, les feuilles de style CSS, le graphisme ou l'administration système du site.

Les questions hors conférence à Capitole du Libre

Hors caméra/micro (de mémoire), quelques questions posées (les réponses données ici sont rédigées et ne correspondent pas forcément exactement à ce qui a été dit à chaud et en direct) :

  • Question : est-ce que tu es satisfait de venir à Capitole du Libre, avec une audience plus ou moins restreinte ?
  • Réponse : sur Capitole du Libre, il y a 13 autres conférences en parallèle et je ne m'attendais donc pas à faire salle comble. D'autant moins en sachant que je serais dans l'amphi de la plénière (capacité 400 places) :-). Dans les différentes conférences LinuxFr.org que j'ai pu faire (seul ou avec Bruno Michel par exemple), aux RMLL un peu partout ou aux Ubuntu Party à Paris, le public est toujours de quelques dizaines de personnes (globalement entre 20 et 50). Les visiteurs nous connaissent déjà pour la plupart, ce qui ne les incitent pas forcément à venir voir si notre conférence est palpitante ou non. Mais c'est intéressant de s'adresser à ceux qui ne connaissent pas encore le site et d'échanger sur la vie du site avec les autres. Et c'est aussi gratifiant de voir des gens satisfaits et reconnaissants.

  • Question : ça fait 16 ans que tu es dans l'équipe, est-ce que parfois tu n'as pas envie d'arrêter / passer à autre chose ?

  • Réponse : comme tout le monde je passe par des hauts et des bas niveau motivation, avec des hauts après les rencontres physiques et les réalisations techniques, et des bas après le xe spammeur de la journée, la ne intervention de modération pour calmer le jeu, la dernière accusation de diffamation reçue et le dernier commentaire péremptoire nous expliquant que ce que l'on fait est trop nul et qu'il existe une solution simple et magique. Des fois je me dis « L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. (B. Russell) » (voir aussi l'effet Dunnin-Kruger, merci au dernier qui en a parlé ici récemment). Et d'autres fois je me dis « tant qu'il y aura des nouveaux, il y a aura des questions de nouveaux, des erreurs de débutants et des comportements de néophytes », et tant mieux qu'il y ait des nouveaux qui viennent, soyons inclusifs, accueillants et compréhensifs (et j'ajoute alors « vous allez finir par vous aimer les uns les autres, bordel de merde ! ». L'autre point, qui est d'ailleurs la conclusion de la conférence, c'est que le site LinuxFr.org est une chose plutôt rare actuellement, et qu'il serait difficile de le refaire ex-nihilo, il serait donc dommage de le laisser disparaître et il est donc important de continuer (au moins jusqu'à ce qu'une relève vienne dire aux vieux de l'équipe qu'il est temps de rentrer recompiler son noyau).

  • Question : la tribune est-elle problématique ?

  • Réponse : les échanges y sont limités aux utilisateurs authentifiés, éphémères (une quantité limitée de messages stockés) et non archivés (pas de stockage long-terme ni d'indexation par les moteurs de recherche), ce qui réduit grandement les risques de recevoir des mises en demeure. Certains sites externes archivent les échanges sur la tribune, mais cela relève alors de leur propre responsabilité. Pour le reste, la présence de quelques modérateurs sur la tribune suffit à régler les rares problèmes résiduels, notamment grâce à la possibilité d'en priver temporairement un compte d'accès. Globalement la tribune est donc peu problématique.

  • Question : comment as-tu reçu la mise en demeure / comment réagit-on dans ce cas ?

  • Réponse : sereinement sur le fond, mais agacé par la forme (directement un recommandé parlant de prison et demandant de l'argent). Nous en avons discuté en interne, avons évalué le contenu en question et avons choisi de publier la lettre (et le courrier de signalement au barreau de Paris par la suite). L'inspiration venait notamment de Chilling Effects (devenu depuis Lumen) et son utilisation par Google pour les notices DMCA notamment : pour rendre public et garder trace d'une demande de suppression, la demande est publiée.

  • Question : est-ce que l'on va refaire une dépêche sur les dons aux associations comme les années précédentes ?

  • Réponse : oui clairement. D'ailleurs si des gens veulent aider voire lancer la dépêche en reprenant celle de l'année passée, tant mieux. Et suite à la conférence sur la plateforme de dons récurrents Liberapay, une dépêche est en préparation sur le sujet, et Liberapay sera évoqué dans la dépêche sur les dons.

Petite synthèse des échanges sur le sondage « La modération a posteriori des contenus et commentaires problématiques sur LinuxFr.org »

Ce sondage montre un résultat inattendu (pour moi) : en excluant les réponse humoristiques, il semble que les répondants soient très largement satisfaits de la modération a posteriori (si tant est qu'un résultat de sondage DLFP soit non-inepte à 23,22% près).

Les demandes :

  • plus de transparence sur la modération a posteriori, quantitativement (nombre d'opérations) et qualitativement (sur quels comptes) : sur le premier point, oui il faudrait (ajout dans l'entrée de suivi), sur le second point, il semble délicat et contreproductif de créer un mur de la honte. À noter que les rétrospectives de la quinzaine que je publie en journal rendent la modération plus transparente en termes de volumétrie (les « dont 5 masqués depuis » ou « dont 3 fermés depuis », mais pas les privations de commentaire et/ou de tribune), ainsi que par la nature des échanges sur la liste moderateurs@ ou la tribune de modération.
  • le retour des commentaires anonymes : sans solide argumentation nouvelle et compte-tenu des problèmes passés, aucune raison de revenir en arrière
  • faut-il ou non indiquer raison et modérateur dans les cas de modération a posteriori ? Voir l'entrée de suivi concernée
  • une modération moins « laxiste », mais sans dire comment l'obtenir
  • une proposition de modification des règles de modération pour indiquer le comportement attendu/souhaitable
  • le rappel de l'existence du kill-file sauce Usenet
  • l'ajout d'un bouton de signalement de contenu/commentaire problématique (voir l'entrée de suivi)
  • une gestion particulière des comptes postant par défaut à -10, par exemple une fermeture automatique du compte, un masquage automatique avec clic nécessaire pour démasquer, un captcha, etc. : en fait ça concerne assez peu de monde (3 comptes au moment du sondage, dont deux ont été fermés suite à ce sondage (voir ce commentaire notamment) et une autre demande de purge en réaction).
  • le filtrage par IP : rarement nécessaire, pour quelques spammeurs et quelques obsessionnels
Petite synthèse des échanges sur le sondage « Comment vous inciter à contribuer plus souvent à LinuxFr.org ? »

Le sondage contient diverses propositions :

  • des demandes de nouveau contenu (avec toujours la question « comment les susciter dans l'espace de rédaction ? ») :
    • des tests de distribution ;
    • des tutoriels ;
    • une nouvelle catégorie du genre annonce, sortie logicielle ;
    • des vidéos ;
    • des podcasts ;
    • etc.
  • des contenus plus courts : comment les susciter dans l'espace de rédaction ? (la crainte de « la page blanche » et de « ne pas être à la hauteur » revient régulièrement dans les retours sur le site ou les stands) ;
  • un signalement des meilleurs articles de la presse/des autres sites, et inversement le signalement de nos meilleurs articles à d'autres sites ;
  • promouvoir plus de journaux en dépêches, plus rapidement ;
  • ne pas oublier les dépêches compilant les sujets les plus intéressants : revues de presse de l'April, meilleurs journaux du mois, Agenda(s) du Libre ;
  • de la ludification (voir entrée de suivi) ;
  • moins de commentaires reproche et de notes décourageantes ;
  • la possibilité de rester « anonyme » en apparence tant que la note est négative ou pendant un certain temps ;
  • une identité plus « informatique libre » que linuxfr ;
  • un petit bouton par type de contenu qui crée une dépêche à partir d’un modèle avec quelques paragraphes pré-remplis ;
  • des demandes pour revoir la notation des commentaires (déjà plein de demandes dans le suivi sur ce sujet, plus ou moins argumentées) ;
  • des brouillons pour les journaux (entrée de suivi).
Remerciements

Et pour finir, merci à l'excellente équipe d'organisation de Capitole du Libre. Merci à ceux qui ont tenu le stand LinuxFr.org à Paris Open Source Summit pour les remarques/suggestions/corrections sur la présentation, et merci à tankey< pour son accueil sur Toulouse.

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Revue de presse de l'April pour la semaine 47 de l'année 2016

29 novembre, 2016 - 01:06

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[ZDNet France] Logiciel libre et l’Education nationale: la route est longue mais la coupe est pleine?

Par Louis Adam, le vendredi 25 novembre 2016. Extrait:

Sur son blog, l’association Framasoft a publié un long texte faisant état d’un changement de stratégie à l’égard de l’Education nationale. Face au manque de considération du ministère à l’égard du logiciel libre, Framasoft annonce son intention de prendre ses distances.

Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/logiciel-libre-et-l-education-nationale-la-route-est-longue-mais-la-coupe-est-pleine-39845214.htm

Et aussi:

[Next INpact] Hadopi: comment Juppé et Fillon cèdent aux ayants droit

Par Marc Rees, le mercredi 23 novembre 2016. Extrait:

L’échéance de la présidentielle est systématiquement un pont d’or pour les différents lobbys, tous secteurs confondus. Dans le domaine des industries culturelles, la règle est confirmée au regard des programmes portés par les deux candidats de la primaire de droite, spécialement sur le front de la Hadopi.

Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/102236-hadopi-comment-juppe-et-fillon-cedent-aux-ayants-droit.htm

[Developpez.com] Des programmeurs avouent avoir écrit du code non éthique et parfois illégal

Par Coriolan, le mardi 22 novembre 2016. Extrait:

Avec la multiplication des scandales qui impliquent des programmeurs qui ont agi sans éthique de travail ou hors du champ de la loi, beaucoup commencent à se demander ce qu’il faudrait faire pour changer la donne. Que devraient faire les programmeurs quand on leur demande d’accomplir des tâches non éthiques ou illégales? Qu’est ce qu’il faudrait faire pour protéger le programmeur dans ces cas? Et faudrait-il prévoir des formations d’éthique pour éviter des agissements contraires à la loi dans le futur? Bref, une panoplie de questions qui hantent les programmeurs de tous les coins du globe.

Lien vers l'article original: http://www.developpez.com/actu/106861/Des-programmeurs-avouent-avoir-ecrit-du-code-non-ethique-et-parfois-illegal-en-raison-des-requetes-de-plus-en-plus-contraignantes-de-leurs-employeurs

[Les Echos] 1.000 nouveaux emplois dans le secteur de l’Open Source en 2017

Par Julia Lemarchand, le lundi 21 novembre 2016. Extrait:

Les entreprises du logiciel libre et de l’open source se portent très bien. Au point de prévoir une croissance de 25% de leurs effectifs en France pour l’an prochain.

Lien vers l'article original: http://start.lesechos.fr/rejoindre-une-entreprise/actu-recrutement/1-000-nouveaux-emplois-dans-le-secteur-de-l-open-source-en-2017-6564.php

Et aussi:

[Le Temps] La lutte contre l’obsolescence programmée s’organise

Par Andrée-Marie Dussault, le lundi 21 novembre 2016. Extrait:

Les stratégies pour combattre le fléau qui menace l’environnement et nos portefeuilles se multiplient. Qualité, réparabilité et compatibilité réémergent à l’ordre du jour

Lien vers l'article original: https://www.letemps.ch/sciences/2016/11/21/lutte-contre-lobsolescence-programmee-sorganise

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Agenda du Libre pour la semaine 48 de l'année 2016

27 novembre, 2016 - 20:34

Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 38 événements (0 en Belgique, 35 en France, 3 au Québec et 0 en Suisse) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 48 de l'année 2016 [FR Montpellier] Formation Dolibarr - Le lundi 28 novembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 28 au mercredi 30 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr).
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier.
Dolibarr ERP/CRM est un progiciel de gestion intégré et gestion de la relation client open source pour les petites et moyennes entreprises, les indépendants, auto-entrepreneurs ou les associations Dédiée à la promotion du logiciel libre et de l’open source en entreprise, l’objectif d’Aplose est de démocratiser ces produits dans les petites et moyennes entreprises.

[FR Lyon] Bidouilles Numériques Libres - Le lundi 28 novembre 2016 de 19h00 à 22h00.

ALDIL - Atelier de dépannage et d'entre-aide entre utilisateurs de logiciels libres. 
L'ALDIL et des associations partenaires proposent des rendez-vous  à la MJC de Monchat pour permettre à des utilisateurs de logiciels libres de se rencontrer et se dépanner mutuellement.
L'occasion de se faire accompagner dans les bidouilleries, dans la configuration d'un système suite à une Install Party, de poser ses questions..

[FR Montpellier] Formation Dolibarr - Le mardi 29 novembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 28 au mercredi 30 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr).
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier.
Dolibarr ERP/CRM est un progiciel de gestion intégré et gestion de la relation client open source pour les petites et moyennes entreprises, les indépendants, auto-entrepreneurs ou les associations Dédiée à la promotion du logiciel libre et de l’open source en entreprise, l’objectif d’Aplose est de démocratiser ces produits dans les petites et moyennes entreprises.

[FR Labège] Présentation Messagerie BlueMind 3.5 - Le mardi 29 novembre 2016 de 09h00 à 12h00.

Présentation de la nouvelle version 3.5 de la messagerie collaborative Open Source BlueMind.
Au programme :
BlueMind, la messagerie collaborative made in France

[FR Castelnau-le-Lez] Section GNU/Linux - Le mardi 29 novembre 2016 de 10h00 à 12h00.

L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien. Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi d’adapter l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.
Vous pourrez y aborder plusieurs thèmes :
Présentation de Linux

[FR Teyran] Notions PC - Le mardi 29 novembre 2016 de 10h00 à 11h00.

Réaliser votre généalogie avec le logiciel libre Ancestis
Réaliser un tableau « dépenses/recettes » avec LibreOffice Calc
Ancestris est un logiciel de généalogie1 gratuit respectant la spécification GEDCOM version 5.52. C’est un logiciel libre sous licence GNU GPL 2.0 disponible pour Linux, BSD, Solaris, MAC et Windows. Il est écrit en langage Java et repose sur la plate-forme NetBeans d’Oracle. Ancestris travaille directement sur le fichier GEDCOM ce qui garantit la maîtrise des données, évite d’avoir à faire des exports, et facilite les échanges de données entre plusieurs personnes travaillant sur une même généalogie.

[FR Brignoles] Réunion mensuelle de Gullivar - Le mardi 29 novembre 2016 de 18h30 à 21h30.

Les membres de l'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du Var) vous invitent à leur réunion mensuelle qui aura lieu le 29 novembre 2016, de 18h30 à 21h30, dans la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles à partir de 18h30.
Cette soirée est ouverte à tous, adhérents et sympathisants.
Un Accès Haut débit par Ethernet et wifi est disponible pour la mise à jour et l’installation de distributions GNU/Linux.

[FR Nantes] Rencontre OpenStreetMap Nantes - Le mardi 29 novembre 2016 de 18h30 à 21h30.

Un grand merci à l'association Médiagraph qui nous accueille dans ses locaux : 1 rue d'Auvours à Nantes (proche place Viarme)
Proposition du jour : mettre en place des rencontres régulières
J'aimerais qu'on mette en place des rencontres régulières, disons une fois par mois. Pour trouver quel soir de la semaine peut amener le plus de personnes, merci de remplir ce sondage.

[FR Nantes] Rencontre Debian - Le mardi 29 novembre 2016 de 19h00 à 21h00.

Une rencontre nantaise autour de Debian aura lieu le mardi 29 novembre 2016 à 19h.
Elle se déroulera au DojoNantes, 26 boulevard de Stalingrad.
Debian n'est pas seulement la plus importante compilation de logiciels libres, avec plus de de 22 000 logiciels différents, c'est également une formidable aventure humaine avec plus de 3 000 personnes à travers le monde qui contribuent régulièrement à améliorer le « système d'exploitation universel ».

[FR Rennes] Rencontre mensuelle des contributeurs OpenStreetMap - Le mardi 29 novembre 2016 de 20h00 à 23h00.

La cartographie collaborative vous intéresse, vous contribuez un peu, beaucoup à OpenStreetMap :
cette rencontre est ouverte à tous, débutants, expérimentés, curieux…
La salle dispose d'un vidéoprojecteur et d'une connexion Internet.Venez avec votre ordinateur portable dans la mesure du possible.

[FR Montpellier] Formation Dolibarr - Le mercredi 30 novembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 28 au mercredi 30 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr).
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier.
Dolibarr ERP/CRM est un progiciel de gestion intégré et gestion de la relation client open source pour les petites et moyennes entreprises, les indépendants, auto-entrepreneurs ou les associations Dédiée à la promotion du logiciel libre et de l’open source en entreprise, l’objectif d’Aplose est de démocratiser ces produits dans les petites et moyennes entreprises.

[FR Auch] Initiation à Linux - Le mercredi 30 novembre 2016 de 14h00 à 17h00.

Cette découverte de Linux est proposée au Café associatif d'Auch, l'Abri des Possibles, tous les mercredi.

[FR Montpellier] Formation sécurité informatique et cryptographie (Tails - Tor - PGP) - Le mercredi 30 novembre 2016 de 18h00 à 22h30.

Montpel’libre premier centre formateur Tails en France a le plaisir de vous proposer un nouveau cycle de formation, cryptographie et sécurité informatique. En partenariat avec
Merci d’avoir choisi de participer aux ateliers « Sécurité Informatique et Cryptographie » organisés par Le Club de la Presse et Montpel’libre.
Formation Crypto, séance de préparation, premier module :

[FR Joué-lès-Tours] Le Numérique accessible à toutes et tous - Le mercredi 30 novembre 2016 de 19h00 à 22h00.

Cette soirée sera l’occasion de découvrir des actions associatives qui ont pour but de rendre le numérique accessibles à tous et à toutes !
Apprendre les bases du code, repérer le vrai du faux sur internet, comprendre comment fonctionne votre fournisseur d’accès internet…
De nombreuses animations seront proposées tout au long de la soirée.

[FR Toulouse] Rencontre Logiciels Libres - Le mercredi 30 novembre 2016 de 19h30 à 22h30.

L'association Toulibre organise une rencontre autour des Logiciels Libres le mercredi 30 novembre, de 19h30 à 22h30 au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse.
Pendant toute la soirée, venez poser vos questions au sujet du Logiciel Libre et trouver de l'aide pour installer ou utiliser des Logiciels Libres sur votre ordinateur.
Pour cela, vous pouvez si besoin apporter votre ordinateur, un accès Internet est disponible sur place.

[FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 30 novembre 2016 de 21h00 à 23h00.

Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

[FR Montpellier] Journées utilisateurs QGIS 2016 - Du jeudi 1 décembre 2016 à 09h00 au vendredi 2 décembre 2016 à 17h00.

L'OSGeo-fr (www.osgeo.asso.fr) et Montpellier SupAgro (www.supagro.fr) organisent la quatrième rencontre de la communauté francophone QGIS. Cette rencontre se déroulera les 1 et 2 décembre à Montpellier SupAgro.
La première journée est organisée sous forme de barcamp : des ateliers informels où vous pouvez proposer des sujets, présenter des travaux, échanger, discuter. Ce moment a vocation de permettre l'échange entre utilisateurs, contributeurs et financeurs. N'hésitez pas à venir découvrir une forme originale de contributions sur QGIS !
Voici quelques sujets évoqués en 2015 :

[FR Quimperlé] Point info Linux - Le jeudi 1 décembre 2016 de 14h00 à 18h00.

Conseils, aide et infos pratiques Linux et Logiciels Libres.
Avec Ubuntu, venez découvrir Linux et les logiciels libres, pour une utilisation simple et efficace.
Linux est un système d'exploitation, tout comme Windows ou MacOS X. Il permet de travailler comme on le ferait sous Windows.

[FR Martigues] Cycle le livre numérique - Le jeudi 1 décembre 2016 de 16h30 à 18h15.

L’association ULLM (les Utillisateurs de Logiciels Libres du Pays Martégal) en collaboration avec ECM vous présente le programme de ses ateliers du troisième trimètre 2016.
Le jeudi 1 décembre de 16h30 à 18h15
Responsable Alain Riffart

[FR Chirols] ardechelibre[.org] vous propose un apéro du libre/Install party - Le jeudi 1 décembre 2016 de 18h30 à 22h30.

Vous voulez découvrir le monde du libre, philosopher sur le numérique et le respect de la vie privée autour d'une bière locale, résoudre vos problèmes informatiques voire même tenter l'aventure Linux?
Alors rejoignez nous pour cet apéro du libre, au fournil des copains de Chirols, en Ardèche (Prix libre).

[FR Lyon] Atelier : jeudi du graphisme - Le jeudi 1 décembre 2016 de 19h00 à 21h00.

Atelier gratuit de 19h00 à 21h00Inscription obligatoire à epn@salledesrancy.com
Ce jeudi 01 décembre 2016 : dessiner et créer avec une tablette graphique avec le logiciel Krita .
L’EPN des Rancy vous propose la découverte et expérimentation des logiciels libres d’infographie, retouche d’images, et création d’animation 2D/3D et audiovisuelle avec les étudiant(e)s de la Licence Colibre.

[FR Le Mans] Autour d'un verre autour du Libre - Le jeudi 1 décembre 2016 de 19h00 à 23h00.

Libristes, hackers, pasionnés ou néophites, ou même simplement curieux, voici venu le 1er jeudi du mois.
Le HAUM (Hackerspace AU Mans) et LinuXMaine (Association de promotion du logiciel libre en Sarthe) vous donnent rendez-vous "autour d'un verre autour du libre", à partir de 19h à l'épicerie du pré, 31 Rue du Pré, 72100 Le Mans.
En mode free, à partir de 19h, vous pouvez venir accompagné, avec des bidouilleries, avec de la presse spécialisée, avec un ordi, avec des questions, avec votre curiosité, etc…

[FR Paris] Quelles solutions associatives contre la fracture numérique ? - Le jeudi 1 décembre 2016 de 19h00 à 22h00.

Êtes-vous sûr.e. que tous les jeunes sont des digital natives ?
Pensez-vous qu’il n’y a que dans les zones dites grises qu’internet n’est pas accessible ?
A votre avis, est-ce que les personnes âgées sont les seules à ne pas comprendre les fonctionnements des méandres du web ?

[FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 1 décembre 2016 de 19h30 à 22h30.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).
Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

[QC Montréal] Café des savoirs libres avec OSM et Wikimedia - Le jeudi 1 décembre 2016 de 17h00 à 20h00.

Le but du Café des savoirs libres, c'est avant tout de partager nos connaissances. Chaque atelier commence ainsi par une présentation du projet de cartographie OpenStreetMap et de l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Vous en apprendrez plus sur ces deux projets internationaux devenus des références dans leur domaine grâce à la mise en commun des savoirs de dizaines de millions de personnes à travers le monde. Ensuite, c'est à vous de jouer. Nous vous montrerons comment partager à votre tour vos connaissances de votre quartier et de votre ville en vous aidant individuellement à réaliser vos premières contributions.
Cet atelier est particulièrement adapté aux nouveaux contributeurs qui n'ont jamais participé à ces deux projets collaboratifs : si vous souhaitez faire vos premiers pas, c'est le moment ! Venez avec votre ordinateur portable. Si vous n'en possédez pas, des machines seront mises à votre disposition gracieusement par la Ville de Montréal.
Le Café des savoirs libres est organisé chaque mois dans l'une des bibliothèque de la Ville de Montréal, en partenariat avec OpenStreetMap Montréal et Wikimedia Canada. Pour en savoir plus sur notre programme, consultez le site https://cafesavoirslibres.com/ .

[QC Coteau du Lac] Émission #121 de bloguelinux.ca - Le jeudi 1 décembre 2016 de 20h00 à 22h00.

bloguelinux.ca est un blogue québécois offrant la diffusion d'un podcast qui traite des logiciels libres, du système d'exploitation Linux et de la technologie en général ; il y a un processeur, il y a un système d'exploitation, c'est certain que ça nous intéresse!
bloguelinux.ca est enregistré le jeudi à 20 heures toutes les deux semaines.
Vous pouvez nous écouter en direct lors des enregistrements à l'adresse http://live.bloguelinux.ca ou directement sur notre site à http://www.bloguelinux.ca en cliquant sur la radio dans le panneau de gauche du site.

[FR Strasbourg] Soirée bidouille/hack - Le vendredi 2 décembre 2016 de 18h00 à 22h00.

Hackstub est un groupe d'enthousiastes des technologies qui se reconnaissent dans l'éthique et la culture hacker. Notre but est de construire une communauté locale, ainsi qu'un lieu d'expérimentation ouvert pour travailler sur des projets, échanger, et réfléchir l'utilisation des technologies et leur impact sur la société.
Nous nous retrouvons tous les vendredi soir à partir de 18h pour bidouiller dans une ambiance conviviale, discuter des problématiques politiques liées aux nouvelles technologies, et apprendre en faisant.
Certains programment, administrent leur serveur, d'autres bidouillent de l'électronique, ou encore rédigent un mémoire de philo, et d'autres encore expliquent certaines notions aux plus néophytes.

[FR Montpellier] April 20 ans (Montpel’libre 8 ans) - Le vendredi 2 décembre 2016 de 18h30 à 20h30.

L’April va fêter en cette fin d’année ses 20 ans.
Frédéric Couchet sera présent et fera la conférence d’introduction.
Nous vous présenterons les activités de la Communauté, des Libristes et des Apriliens de la région.

[FR Marseille] Soirée mensuelle (spéciale GitLab) - Le vendredi 2 décembre 2016 de 19h00 à 23h30.

Le PLUG organise une soirée le vendredi 2 décembre.
Romain Cambien nous présentera GitLab, un projet Open-Source qui propose une alternative libre à GitHub. Bien plus qu’un système de gestion de dépôts Git, nous allons découvrir un véritable outil d’intégration continue, communication d’équipe et gestion de projet. La présentation sera suivi d’une demonstration d’installation et de configuration des différents services proposés par GitLab.
Selon la tradition de l’auberge espagnole, les participants sont invités à apporter quelque chose à boire et/ou à grignoter. Des pizzas seront également commandées pour ceux qui veulent plus que l’apéro.

[FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 3 décembre 2016 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

[FR Aix-en-Provence] Samedi Libre - Le samedi 3 décembre 2016 de 10h00 à 18h00.

Ces Samedis Libres sont organisés par l'Axul en collaboration avec plusieurs associations de logiciels libres des Bouches-du-Rhône (et souvent du Var).
Ils proposent des présentations générales et une aide technique pour le dépannage et la mise à jour d'ordinateurs avec des logiciels libres. Ils présentent aussi des démonstrations de matériels libres.
Des informations sont disponibles sur la Culture Libre (OpenStreetMap, Wikipedia…).

[FR Fontenay-le-Fleury] Chiffrer n'est pas jouer - Le samedi 3 décembre 2016 de 14h00 à 17h00.

Vous viendrait-il à l'idée d'envoyer sur une carte postale vos dossiers médicaux, votre déclaration de revenus, etc… permettant à n'importe qui, facteur, gardien d'immeuble, voisins, d'en prendre connaissance ?
Et pourtant c'est ce que vous faites en envoyant un e-mail non chiffré qui va transiter en clair et rester stocké pendant plusieurs mois sur des serveurs.
Ce que vous ne feriez pas par courrier postal pourquoi le faites vous par e-mail ?

[FR Paris] Dégoogliser son courriel - Le samedi 3 décembre 2016 de 14h00 à 18h00.

Avec la deuxième année de la campagne «Dégoogelisons Internet» et le lancement du collectif C.H.A.T.O.N.S., il vous semble de plus en plus nécessaire de changer d'hébergeur pour vos courriels, de façon à choisir un hébergeur plus respecteueux de vos données et de votre vie privée.
Dans le cadre des Premier Samedi du Libre, Parinux propose une session de formation à ce sujet. Nous y aborderons concrètement les méthodes pour faire cette opération. Cependant, afin que cette formation soit efficace, il sera nécessaire de compléter les pré-requis suivants :
venir avec un ordinateur personnel ;

[FR Ramonville St Agne] Animation SPIP - Le samedi 3 décembre 2016 de 14h00 à 18h00.

Venez découvrir SPIP avec le PIC: comment on peut faire vivre un site web associatif à plusieurs, sans (trop) se prendre la tête avec la technique
Comme d'habitude c'est gratuit mais il faut s'inscrire par courriel à picca@le-pic.org
Merci de préciser si vous venez avec votre ordinateur ou si vous souhaitez que nous vous en prêtions un

[FR Ivry sur Seine] Cours de l'Ecole du Logiciel Libre - Le samedi 3 décembre 2016 de 14h00 à 18h00.

Présentation de l'E2L
Quel est le rôle de l'école du logiciel libre ?
Tout d'abord, ce n'est pas une école comme les autres. Elle n'a pas d'établissement fixe, pas de cours de récréation, pas de carte d'étudiant, ni de diplôme de fin d'année.

[FR Paris] Premier Samedi du Libre - Le samedi 3 décembre 2016 de 14h00 à 18h00.

Chaque premier samedi de chaque mois, les bénévoles des associations du Libre vous accueillent au Carrefour Numérique² de la Cité des sciences et de l'industrie (CSI) lors de l'install party du Premier Samedi du Libre (PSL).
L'install party du Premier Samedi du Libre aura lieu le 3 décembre 2016 de 14h à 18h au Carrefour Numérique², niveau -1 de la Cité des sciences et de l'industrie, Paris 19e.
Venez aider ou vous faire aider à installer et paramétrer des logiciels libres et toute distribution GNU/Linux avec les associations d'utilisateurs de Fedora, Mageia, Ubuntu ou Debian, sur netbook, portable, ou tour, PC ou Mac, éventuellement à côté de votre système actuel. Idem si vous avez des difficultés avec GNU/Linux, un périphérique, ou un logiciel libre.

[FR Nantes] Permanence Linux - Le samedi 3 décembre 2016 de 15h00 à 18h00.

Une permanence de Linux Nantes aura lieu le samedi 3 Décembre de 15 à 18 heure,
dans l’aile du local associatif "B17".
Nous proposons des conseils, des installations ou des réparations.

[QC Montréal] Création de thèmes pour Wordpress - Du samedi 3 décembre 2016 à 08h30 au dimanche 4 décembre 2016 à 16h30.

Formation de 14 heures offerte au Collège de Maisonneuve. À la fin du cours, le participant pourra concevoir un thème WorPpress.

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Première version de LDAP Tool Box White Pages

26 novembre, 2016 - 20:20

Le projet LDAP Tool Box rassemble différents outils pour aider les administrateurs LDAP (parce que même les administrateurs LDAP ont besoin d’aide) :

  • scripts de supervision ;
  • paquets OpenLDAP ;
  • interface de changement de mot de passe.

Une nouvelle application vient d’être publiée : White Pages, ou pages blanches en français.

LDAP Tool Box White Pages est écrite en PHP et se base sur PHP-LDAP, PHP-GD et Smarty. Elle est sous licence GPL.

Philosophie

Tout comme l’application Self Service Password, White Pages se veut être simple et efficace :

  • un fichier de configuration unique ;
  • utilisation de bibliothèques répandues pour l’affichage (JQuery, Bootstrap et Hover) ;
  • la possibilité d’activer ou désactiver chaque fonctionnalité.

L’idée est d’éviter à chaque organisation de redévelopper sa propre application de pages blanches (affichage des informations issues de l’annuaire d’entreprise, formulaires de recherche, trombinoscope…).

L’accent a été mis sur la gestion des requêtes sur l’annuaire : seuls les attributs nécessaires sont demandés, les filtres de recherche sont adaptés au type d’attribut, une limite du nombre d’entrées retournées est fixée côté client. Tout cela doit permettre d’obtenir des performances optimales.

Fonctionnalités Recherche rapide

Un champ de recherche est présent dans le menu et permet de filtrer en sous‐chaînes sur plusieurs attributs (par défaut : nom complet, identifiant et courriel).

Les résultats sont présentés sous forme de panneaux. Si un seul résultat correspond, l’entrée est directement affichée. Le formatage des valeurs dépend du type d’attribut (texte, lien mailto:, lien vers une autre entrée, date, booléen).

Recherche avancée

La page affiche un formulaire, qui s’adapte en fonction des attributs configurés et de leur type. Par exemple, une liste de sélection pour un booléen ou des calendriers pour une date.

Les résultats sont affichés de la même façon que pour la recherche rapide.

Trombinoscope

Toutes les entrées sont affichées sous forme de badge (photo et nom complet). On peut ensuite cliquer sur la photo pour accéder à la fiche complète de la personne.

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Challenge de code « Fantastic Bits » du 26/11 au 4/12 2016

23 novembre, 2016 - 07:57

La plate‐forme CodinGame vous invite à son prochain concours de programmation d’intelligence artificielle : Fantastic Bits. L’événement se déroulera en ligne du samedi 26 novembre 2016 à 18 h (heure de Paris) au dimanche 4 décembre à 20 h. La participation est gratuite et ouverte à tous.

Fantastic Bits est un jeu de type multi‐joueurs où les participants devront développer un bot capable de rivaliser avec d’autres bots de manière autonome. Pendant les huit jours du concours, il sera possible de modifier son code autant que souhaité pour améliorer sa stratégie (pas de limitations, pas d’obligations).

De nombreux lots en rapport avec l’univers d’Harry Potter sont à gagner, ainsi que des T‐shirts CodinGame.

C’est aussi l’occasion de se faire remarquer par l’une des multiples entreprises sponsors de l’événement : Kaliop, Soat, Econocom, Zenika, Osaxis, Parrot, Amadeus, CodinGame, LiveRamp, Sfeir, Médiamétrie, Nintendo, CGI, SeLoger, Nexeo, Stormshield, Novencia, Docusign, Asobo et Happytal.

Des CodingHubs (meetups) sont mis en place pour permettre aux joueurs de se réunir, de coder et discuter ensemble autour du challenge. Cela se passe en général dans des entreprises.

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Fedora 25 est disponible !

22 novembre, 2016 - 17:32

En ce mardi 22 novembre 2016, le projet Fedora est fier d’annoncer la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora 25.

Fedora est une distribution communautaire développée par le projet éponyme et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

Une des nouveautés majeures est l’activation par défaut de Wayland grâce à l’arrivée de GNOME 3.22. Fedora devient la première distribution majeure à le fournir, par défaut, pour GNOME.

D’autres changements moins visibles améliorent le confort d’utilisation. Les développeurs noteront l’amélioration de Flatpak pour faciliter leur gestion de logiciels et l’arrivée du compilateur pour le langage Rust.

Sommaire Présentation

Fedora est une distribution communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

Fedora garde un rôle central dans le développement de ces nouveautés via le développement en amont. En effet, les développeurs de la distribution contribuent également directement au code d’un certain nombre de logiciels libres contenus dans la distribution, dont le noyau Linux, GNOME, NetworkManager, PackageKit, PulseAudio, X.Org, systemd, la célèbre suite de compilateurs GCC, etc. Cliquez ici pour voir l’ensemble des contributions de Red Hat.

Par ailleurs, les distributions telles que RHEL, Scientific Linux ou CentOS (plus indirectement), avec un cycle de sortie plus espacé permettant un support à plus long terme, sont développées à partir d’une version de Fedora et mises à jour environ tous les trois à cinq ans. Notons que CentOS est un clone gratuit de RHEL, cette dernière étant certes libre, mais payante, offrant ainsi un support technique, des certifications et une garantie.

Environnement bureautique


La nouveauté la plus importante est sans conteste la mise à disposition par défaut de Wayland pour l’environnement bureautique GNOME. Fedora devient ainsi la première distribution majeure à faire ce choix, pour promouvoir ce projet novateur annoncé il y a maintenant huit ans. Wayland consiste en une remise à plat du système d’affichage graphique historique des systèmes UNIX, X Window version 11 (X11) (qui a plus de 30 ans) et dont X.Org est l’implémentation actuelle sur GNU/Linux, en tenant compte de l’évolution des usages et de l’architecture de nos machines aujourd’hui. Wayland vise à améliorer la sécurité du système, en évitant qu’une application quelconque puisse dessiner sur d’autres applications, par exemple. Il pourrait à terme améliorer les performances, en exploitant pleinement l’accélération matérielle par les cartes graphiques. En outre, il devrait fiabiliser le système, en améliorant l’architecture du programme et en facilitant sa maintenance.


Cependant, si Wayland commence à devenir mûr, de nombreuses fonctionnalités restent à proposer par rapport à l’expérience proposée par X11. C’est pourquoi, à l’ouverture de la session GNOME, il reste possible de choisir X11. Pour ceux qui n’ont pas besoin de ces fonctions, l’usage de Wayland devrait être totalement transparent. Fedora espère proposer toujours plus de technologies innovantes et modernes et récolter beaucoup de retours afin de les améliorer avant une éventuelle généralisation à d’autres distributions. Notons que si les autres environnements comme KDE peuvent exploiter Wayland, la stabilité n’est pas encore jugée suffisante pour proposer cela par défaut pour ces environnements.

Cette nouveauté a été possible grâce à la mise à jour de GNOME à la version 3.22.

Logiciels gère nativement mais sommairement le format de paquets Flatpak de Freedesktop.org qui est un format concurrent de Snap de Canonical. Dans cette optique de cloisonnement, les applications doivent demander des autorisations pour accéder à certaines fonctions comme la géolocalisation, de manière similaire à ce qui se fait sur téléphone. La stabilité de l’API des extensions est telle, que les versions prises en charge par les extensions ne sont plus vérifiées pour enrichir l’écosystème. Fichiers peut faire du renommage multiple, tirant parti des métadonnées éventuelles dans ce but. Fichiers est également dissocié de l’affichage du bureau lui‐même, pour améliorer la stabilité du système. Et bien d’autres changements !


Nous en avions parlé pour Fedora 24, l’utilitaire Fedora Media Writer est la méthode de téléchargement de Fedora par défaut. L’objectif est en effet que l’utilitaire télécharge et installe très simplement une version spécifiée de Fedora, qui peut être un Spin, par exemple. Cela évite notamment de devoir graver l’image disque à la main sur clé USB ou CD, étape compliquée pour trop d’utilisateurs potentiels. Cette fois, l’utilitaire est disponible pour Windows et Mac OS X également, d’où sa mise en avant pour cette version.

La distribution propose de mieux exploiter les machines avec deux cartes graphiques, une intégrée au processeur et une autre externe. Cette configuration, très populaire sur les ordinateurs portables récents, permet en temps normal d’avoir une carte graphique minimale suffisante pour la bureautique qui consomme peu d’énergie et d’utiliser la carte externe pour les applications gourmandes. Jusqu’ici, sans outil externe, votre environnement fonctionnait avec une carte graphique seulement et sans possibilité de changer celle en fonction à chaud. Aujourd’hui, celle intégrée au processeur est utilisée par défaut. Puis, en cas de besoin, vous pouvez lancer un logiciel sur l’autre carte graphique. Cela nécessite de lancer le programme avec la variable d’environnement DRI_PRIME=1 ou via un clic droit pour lancer l’application dans l’interface GNOME Shell.

Administration système

Fedora poursuit le changement opéré par Fedora 24, avec la suppression des algorithmes de sécurité obsolètes RC4 et SSL 3.0 dans la bibliothèque NSS. Après les bibliothèques OpenSSL et GnuTLS, cela concerne donc cette fois les applications de Mozilla ou cURL. Cela permet d’améliorer la sécurité des applications en empêchant l’utilisation de ces protocoles qui ne sont plus sécurisés. Dans la même veine, les certificats 1 024 bits provenant d’autorités de certification ont été supprimés du système.

Deux liens symboliques liés à SSH sont supprimés : slogin et sshd-keygen. Le premier était un lien symbolique vers ssh lui‐même pour la compatibilité avec d’anciens systèmes, mais qui a été supprimé par le projet officiel il y a peu, et Fedora a décidé d’en faire autant. Le second était un script, notamment d’initialisation, pour générer les clés SSH. Cependant, avec le passage à systemd, il a été supprimé et les applications qui ont besoin des clés SSH disponibles sur le système devront dépendre du service systemd sshd-keygen.target.

La bibliothèque UDisks2 a été remplacée par Storaged. Cette bibliothèque est en fait un fork de UDisks2 pour proposer des greffons orientés pour l’entreprise pour gérer les volumes LVM2 et iSCSI. Elle gère aujourd’hui également Btrfs, BCache, LSM et ZRam. Cependant la compatibilité binaire et avec DBus a été préservée. Cela concerne la plupart des logiciels qui s’occupent des espaces de stockages, tels que GVFS, GNOME Disques, blivet ou Cockpit.

Améliorations dans l’utilitaire Cockpit. Cet utilitaire, prisé par les administrateurs système, dispose maintenant d’un module similaire au rapporteur graphique des anomalies constatées par SELinux, avec la suggestion de correction si l’anomalie est légitime. Les clés SSH de l’hôte sont affichées dans le tableau de bord pour identifier plus facilement les changements opérés sur celui‐ci. En outre, il devient possible d’utiliser l’identification par deux facteurs, pour améliorer la sécurité d’accès.

FreeIPA, le système de gestion d’identité progresse à la version 4.4. Cette version apporte dans l’interface Web la possibilité de visualiser et de modifier la topologie du système. Cette même interface peut être accessible via une identification par clés de sécurité ou certificats. L’intégration d’Active Directory progresse, avec l’ajout de fonctions pour les environnements professionnels, comme les utilisateurs qui peuvent changer leurs informations via la ligne de commande ou encore le solveur DNS qui gère les conflits d’espaces de noms. Et bien d’autres choses encore !

Développement

La bibliothèque standard Glibc progresse à la version 2.24. Comme souvent, glibc renforce sa stabilité et sa sécurité par des correctifs mineurs. Fedora en a profité pour créer deux paquets glibc-nss-devel et libcrypt-nss pour tout ce qui concerne NSS, afin d’alléger les systèmes n’en ayant pas besoin. Dans ce but également, les binaires sln et ldconfig sont maintenant identiques, car ils avaient beaucoup de code en commun. Comme busybox, l’usage de la partie spécifique de l’un ou de l’autre dépendra du nom de la commande d’invocation.

Pour Python, il est possible d’installer des versions concurrentes ensemble. Auparavant, Fedora ne proposait que les dernières versions de Python des branches 2.x et 3.x. Aujourd’hui, il existe des paquets pour exploiter Python 3.5, 3.4, 3.3, 2.7 et 2.6 au sein d’un même système, pour faciliter le travail des développeurs sur des applications pas toujours compatibles.

Le compilateur de Haskell, GHC, passe à la version 7.10. Cette version introduit des changements majeurs, rompant la compatibilité avec le passé. Par exemple, la classe Applicative devient une superclasse de Monad. Parmi les améliorations importantes, GHC se débarrasse des conditions spécifiques accordées à la bibliothèque C GMP pour gérer les grands nombres, dorénavant c’est une bibliothèque comme les autres. Les greffons peuvent aussi modifier le comportement du vérificateur de type, qui, lui‐même, peut gérer une signature de fonction partielle pour la traiter en détail dans un second temps.

Le reluisant langage Perl évolue à la version 5.24. Cette version apporte la gestion de l’Unicode 8.0 et le hasbang redirige maintenant vers le futur Perl 6. Certains comportements sont mieux définis, comme les décalages d’entiers négatifs (avec << ou >>) ou les fonctions printf() et assimilées qui peuvent changer la précision des arguments. Les noms de variables en ASCII doivent être des caractères visibles. Et bien d’autres choses encore…


Pour les amateurs de JavaScript, c’est Node.js qui utilise la branche 6.x (6.9, plus précisément). En effet, Fedora avait repoussé ce changement pour des raisons de durée de vie des versions de ce projet. Parmi les améliorations notables, nous avons une meilleure gestion des erreurs dans beaucoup de modules. Il y a aussi une meilleure sécurité, par la mise à jour de nombreuses dépendances (comme OpenSSL ou V8) mais aussi par des changements de comportement comme url.resolve() qui n’envoie pas un couple identifiant-mot de passe en cas de changement de l’hôte par exemple. Et bien d’autres changements, qui peuvent nécessiter une adaptation des modules ou applications.


Le compilateur pour le langage Rust est enfin disponible. Le langage développé par Mozilla va servir de base aux changements à venir du moteur de rendu de Firefox : Gecko. En fait, ce langage a été conçu dans l’optique de remplacer le C ou le C++, avec des performances similaires mais une fiabilité à l’exécution accrue en réalisant beaucoup de vérifications en amont ou de par sa gestion de la concurrence permettant de tirer profit sans grand risque du parallélisme de nos processeurs. Cette mise à disposition permettra à la communauté autour de ce langage d’y travailler depuis Fedora plus simplement.

Le langage Go fonce à la version 1.7. Le langage de Google bénéficie surtout d’un changement de ses outils périphériques, le langage lui‐même bénéficiant de changements mineurs. Google s’est attaqué à de nombreuses optimisations, principalement pour l’architecture x86-64. Par exemple, le compilateur est basé sur une nouvelle architecture SSA permettant d’identifier plus rapidement des portions de code inutiles, afin de gagner du temps à l’exécution et en taille de binaire. Le ramasse‐miettes et le compilateur ont été optimisés également, tout comme le format d’exportation des binaires. Selon Google, les binaires pourraient être de 20 à 30 % plus légers, et la vitesse d’exécution de 5 à 35 % plus rapide.

Le langage fonctionnel Erlang 19 est à l’honneur. Cette version apporte beaucoup de choses, comme une amélioration des performances des fonctions cryptographiques via l’ajout d’une interface permettant l’usage plus poussé d’OpenSSL. Une nouvelle machine d’état gen_statem est proposée, destinée à remplacer gen_fsm en étendant ses fonctionnalités comme les évènements qui peuvent être repoussés. Mais aussi l’ajout expérimental de la gestion des UNIX Domain Sockets, ouvrant la voie à l’interaction d’Erlang avec journald, systemd ou encore dbus, que le nouveau paquet erlang-dbus permet.

Le cadriciel Ruby on Rails est sur les rails vers la version 5.0. Il met à disposition ActionCable pour interagir avec les WebSockets, API mode pour concevoir des API serveur plus facilement, ou encore le nouvel utilitaire Rake pour exploiter Rails en ligne de commande.


Le langage PHP s’impose avec la version 7.0. Cette version majeure garde une bonne compatibilité ascendante avec la précédente. Une bonne partie a été réécrite pour améliorer les performances de consommation mémoire et de temps d’exécution (de l’ordre de 50 % pour chaque, pour les gros sites). Mais l’API interne a beaucoup changé, ce qui a impliqué beaucoup de réécriture des extensions en C et la suppression de toutes celles qui n’ont pas su tenir le rythme.

Inclusion de Jekyll, un utilitaire qui transforme vos fichiers textes au format Liquid et Markdown en site Web ou blog automatiquement. GitHub Pages repose sur cette solution, par exemple.

Internationalisation

La norme UNICODE 9.0 fait son entrée dans Fedora 25. Cette mise à jour apportée aux bibliothèques de base de la distribution, telle que glibc permet de la répercuter sur l’ensemble des applications. Elle apporte près de 7 500 caractères, environ 70 emojis et ajoute ou améliore la gestion de certaines langues asiatiques et africaines.

L’assistant à la saisie iBus a bénéficié de plusieurs améliorations importantes. Tout d’abord, vous connaissiez peut‐être déjà la saisie de n’importe caractère Unicode en rentrant son code hexadécimal après Ctrl + Maj + U ? Bien pratique parfois, mais néanmoins peu utilisable génériquement, à moins de connaître par cœur tout Unicode. Or, typiquement, les « caractères emojis » ne sont pas disponibles par défaut sur les claviers. Ainsi, plutôt que d’insérer manuellement les codes de caractères Unicode, il sera maintenant possible de rentrer des mots‐clés après Ctrl + Maj + E, ce qui proposera une liste d’emojis correspondants. Les mots clés sont tirés de la liste des annotations emoji, lesquelles sont localisées.

Mais iBus propose également une aide à la saisie rapide qui a été améliorée pour suggérer des emojis.

Ce même assistant — qui suggère des mots durant la frappe — peut dorénavant proposer plusieurs langues à la fois. Ainsi, il est possible d’auto‐compléter le terme en cours en anglais alors que la phrase est en français et inversement.

Du côté du Projet Fedora

L’image minimale de base de Fedora ne dispose plus des paquets Perl pour l’alléger d’environ 20 Mio et simplifier sa maintenance. Cette image de base, qui pèse aujourd’hui 527 Mio, est utilisée par Koji pour tester l’installation d’un ensemble de paquets essentiels pour toutes les images de Fedora. Elle est aussi exploitée par les empaqueteurs pour s’assurer du bon fonctionnement d’une mise à jour ou d’un nouveau paquet. Cela leur offre donc également un gain de temps important à terme.

Un nouvel outil pour gérer la création des images officielles a été conçu. Nommé Release Engineering Automation Workflow Engine, il met en œuvre une centralisation dans la communication entre certains composants de l’infrastructure, afin de collecter les journaux associés et de proposer un véritable espace de travail pour simplifier ce processus. Le tout reposant sur Ansible, il permet de remplacer un bon nombre de scripts et autres tâches planifiées cron et de simplifier l’infrastructure existante. Cela permettra au processus de devenir plus flexible à l’avenir car plus fiable et rapide, notamment dans le cadre de Fedora.NEXT, mais aussi de former plus facilement de nouveaux contributeurs dans cette équipe de livraison.

Les nouvelles de la traduction

Pour Fedora 25, les traducteurs se sont chargés de traduire intégralement ibus-typing-booster, qu’on pourrait appeler l’accélérateur de saisie ! Il vise à l’origine à faciliter l’écriture de langues asiatiques, mais peut aussi permettre aux occidentaux, outre l’accélération de la saisie par prédiction, d’accéder à leurs propres symboles : les émoticônes !

Dans la continuité, nous avons également traduit ou finalisé des outils plus anciens ibus, ibus-anthy, ibus-chewing et ibus-libpinyin, permettant la saisie en japonais et chinois.

Évidemment, l’outil Fedora Media Writer, qu’on appellerait l’installateur de médias, est intégralement traduit pour faciliter l’installation. Les sites Internet et tous les outils principaux sont toujours complètement traduits.

L’outil de signalement automatique ABRT et ses dépendances devraient être également complètement traduits pour faciliter la remontée de rapports d’anomalie, ainsi que Storaged pour le partitionnement.

L’équipe de documentation a toujours besoin de bras pour actualiser ses documents et publier nos traductions. Ils refondent leurs outils et chaînes de production, n’hésitez pas à les aider !

Que faire pour aider ?

Dès que vous voyez un logiciel (que vous utilisez) qui est incomplet voire non traduit :

  • remontez jusqu’à son code ;
  • trouvez sa plate‐forme de traduction ;
  • battez‐vous pour obtenir une traduction à 100 % ;
  • relisez trois fois pour un 100 % en qualité ;
  • suivez son cycle de parution pour s’assurer que les nouvelles traductions parviennent jusqu’à votre ordinateur.

La dernière étape peut prendre du temps.

Traduisez également les notes de version de vos logiciels et outils pour faciliter leur compréhension.

Un doute dans la traduction d’un programme ?

Vous pouvez préciser dans quelle langue lancer le programme en surchargeant la valeur de la variable d’environnement LANG.

Par exemple, si votre système est configuré en français, vous pouvez tout de même lancer l’éditeur OpenStreetMap en anglais, en faisant :

LANG="en_US" josm Organisation de Fedora

L’organisation de la traduction d’une distribution est particulière de par la diversité des sources des contenus fournis à l’utilisateur.

La communauté Fedora :

Des logiciels peuvent être majoritairement utilisés par Fedora, mais être pensés dans une optique plus large, on les retrouvera sur la plate‐forme « publique » de Zanata.
C’est d’ailleurs là qu’on trouvera Zanata ou Publican : https://translate.zanata.org/.

Pour tout le reste, il faut remonter à la source du code pour trouver où traduire. Voici quelques exemples parmi les plus connus :

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Les diodes ne sont pas toutes des lumières

22 novembre, 2016 - 17:31

Même pour un circuit numérique, il y a une dose d’électronique analogique. « Malheureusement », penseront certains. Voyons le cas des diodes.

Une diode est un dipôle (un bipède électronique), qui a un sens de branchement. Elle existe sous plusieurs formes, avec une tension de référence, à partir de laquelle, le courant qui la traverse peut s’envoler, la tension restant fixe, et la diode se comporte presque comme un fil.

Sommaire

Les diodes électroluminescentes ou DEL

Les DEL, plus connue sous leur dénomination anglophone LED, pour Light Emitting Diode, ont pour fonction de servir de voyant ou d’éclairage. C’est fou le temps gagné si l’on dispose d’une LED pour signaler une carte sous tension. Cela évite de rechercher un problème, alors que l’alimentation est simplement coupée (vécu).

Les LED ont une tension nominale entre 1,2 V et 3,6 V (et non 0,6 V), 2,4 V étant la valeur la plus courante, cela varie selon leur technologie. L’avantage des versions à 3,6 V, est que cela correspond à la tension de 3 piles rechargeables (3 x 1,2 = 3,6 V). Avec ce genre de piles, on peut se passer de résistances qui servent habituellement à fixer le courant. L’intensité, dans une LED, est une fonction exponentielle à la tension à ses bornes. Si l’on dépasse 4 V, il y a de fortes chances de la détruire très rapidement, si l’alimentation peut fournir assez de courant.

La LED va être de plus en plus brillante au fur et à mesure que la tension monte, jusqu’à la tension de seuil où le courant va s’envoler. Dans le sens inverse, la tension à ses bornes va monter mais aucun courant ne passe.

Les LED puissantes chauffent, jusqu’à pouvoir se détruire, comme les LED laser, malgré le respect du courant maximal. Il leur donc faut un bon radiateur. On a toujours la puissance P = U × I, donc si I s’envole, la consommation aussi. Une partie de l’énergie est changée en chaleur.

Les rendements lumineux « de fou » (en candela par watt), « vu dans les magazines », concernent les LED les moins lumineuses, malheureusement. Mais cela change tous les jours.

Lors du choix d’une LED, pour servir d’éclairage, faites attention aux différentes grandeurs physiques indiquées : les candelas (cd) ou les lumens (lm). Une candela est la vraie valeur de puissance lumineuse. Le lumen est une mesure de puissance lumineuse par unité d’angle (candela par stéradian). En gros, vous pouvez avoir une LED avec un nombre de candelas faible, mais un nombre de lumens élevé, car la LED a un faisceau lumineux très étroit (15°, par exemple). Souvent, les vendeurs mettent en avant le nombre le plus avantageux. Rarement celui qui vous intéresse.

Il me semble que la mention du nombre de candelas sur les emballages d’ampoules d’éclairage est maintenant obligatoire, afin de pouvoir les comparer entre elles. Mais ils la transcrivent en lumens…

Une LED a l’avantage de pouvoir s’allumer et s’éteindre rapidement. Tellement rapidement qu’elles sont utilisées, pour éclairer des scènes en s’allumant uniquement pour chaque image d’une caméra vidéo, comme si l’on déclenchait un flash pour chaque image. Cela permet d’économiser de l’énergie et d’éclairer moins fort la scène (pour un humain). Cela permet également de diminuer le courant moyen dans la diode (le courant maximal pic est plus élevé que le courant moyen maximal).

Le même genre de fonctionnement est utilisé pour les télévisions à rétro‐éclairage à LED, celles‐ci s’éteignent durant la transition entre deux images, pour améliorer la fluidité et la qualité de la vidéo.

Les diodes classiques

Le but d’une diode est d’interdire un sens au courant. Les diodes parfaites n’existent pas, la tension typique « de blocage » est de 0,6 V. Il existe des diodes à 0,2 V, mais avec une « pente » moins franche (le courant augmente moins vite, lorsque la tension augmente).

Il y a aussi une valeur de puissance acceptable, que la diode peut dissiper, comme pour les résistances. Cette puissance se calcule toujours avec P = U × I. Avec une tension de 0,6 V, une diode qui laisse passer 10 A consomme 6 watts.

Il y a une autre caractéristique peu connue : le temps de recouvrement. Une diode pour se bloquer, a besoin de transférer des charges, et pendant ce temps‐là, elle est passante. Si une diode est censée couper de la haute fréquence, elle ne pourra pas le faire si elle est trop lente. Il existe des diodes dites Schottky qui sont rapides et font souvent l’affaire.


Diode Schottky avec tension inverse à 40 V, 3 A en moyenne, 80 A en pointe, 500 ns de temps de recouvrement.


Diode Schottky avec tension inverse à 45 V, 20 A en moyenne, 1 800 A en pointe, 500 ns de temps de recouvrement.

L’utilisation typique est une protection. On peut faire en sorte qu’un branchement de câbles à l’envers provoque un court‐circuit, qui est coupé par un plomb ou l’équivalent. Si on branche la diode en série, ou en pont redresseur, il ne faut pas oublier la perte de 0,6 V, ce qui représente plus de 10 % de la tension à 5 V, ce qui n’est pas forcément négligeable du point de vue perte d’énergie, simplement pour faire un détrompeur.

Une diode rapide est très utile, en tant que « diode de roue libre ». Ce genre de diode absorbe l’énergie rejetée par un moteur, lorsque le transistor de commande est coupé (i = 0). Le moteur se comporte alors comme une bobine, et envoie son énergie sous la forme d’une haute tension, qui peut détruire le transistor de commande. Ce pic peut monter à 100 V (pour un moteur 12 V) et être de très courte durée. Tellement courte qu’il faut faire attention à utiliser le bon calibre, pour les observer à l’oscilloscope.

Elles se rajoutent aussi en protection d’un pont en H intégré, car les diodes internes sont limitées par la taille du boîtier, du point de vue de la quantité d’énergie absorbable. Un moteur de quelques euros, surtout les puissants (du type voitures télécommandées) génèrent beaucoup plus de pics de tension parasite, qu’un moteur avec un gros bobinage (comptez plus de 100 € le moteur de qualité industrielle).


Diode Transil avec une tension inverse à 5 V et un temps de réaction de 1 ns, 1 500 W (max) avec un courant supérieur à 100 A.

Il existe aussi les diodes Transil et diodes Zener, qui disposent de deux tensions de seuil : 0.6 V et une autre. La diode Transil est plus rapide qu’une diode Zener. Le but est d’empêcher qu’une tension monte au delà de 5 ou 8 V, par exemple. Le but est toujours de couper les surtensions en créant un court‐circuit avec la masse pour protéger un circuit plus sensible, comme un transistor. Si cela dure trop longtemps et/ou que la diode chauffe trop, cela peut aller jusqu’à sa destruction. Il faut prévoir un plomb ou une varistance. Si la diode est détruite, la tension est appliquée sur les composants qui sont censés être protégés, parfois une résistance est ajoutée en série pour partager la puissance à dissiper.

En conclusion, il faut retenir qu’une diode dissipe de l’énergie, que sa tension de seuil n’est pas toujours de 0,6 V, qu’elle peut être trop lente et qu’elle protège, entre autres, des transistors de commande contre les surtensions.

Vous pouvez reprendre une activité normale (comme regarder les réseaux sociaux).

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Revue de presse de l'April pour la semaine 46 de l'année 2016

21 novembre, 2016 - 23:11

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[leParisien.fr] Le logiciel libre gagne en popularité chez les grandes entreprises

Par Josep Lago, le vendredi 18 novembre 2016. Extrait:

L'utilisation de logiciels libres, ou "open source", gagne du terrain au sein des grandes entreprises séduites par son aspect collaboratif et qui lui accordent désormais une place stratégique.

Lien vers l'article original: http://www.leparisien.fr/high-tech/le-logiciel-libre-gagne-en-popularite-chez-les-grandes-entreprises-18-11-2016-6343878.php

Et aussi:

[Localtis.info] Un nouveau label pour encourager le logiciel libre dans les collectivités

Par Pierre-Marie Langlois, le vendredi 18 novembre 2016. Extrait:

A l'occasion de l'Open Source Summit 2016, une manifestation importante du monde du logiciel libre, plusieurs associations ont remis les premiers labels "Territoire numérique libre" en présence d'Estelle Grelier, secrétaire d'Etat chargée des collectivités locales. L'occasion de valoriser les initiatives des territoires qui sortent des sentiers battus en travaillant avec des applications open source.

Lien vers l'article original: http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250271802354&cid=1250271792874

Voir aussi:

[ZDNet France] Software Heritage veut devenir l’internet Archive du code open source

Par Louis Adam, le jeudi 17 novembre 2016. Extrait:

L’Inria a profité du salon Paris Open Source Summit pour faire un point d’étape sur son projet Software Heritage. Un projet mené par 4 chercheurs, mais qui se fixe une ambition de taille: collecter tous les codes sources accessibles sur le Net.

Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/software-heritage-veut-devenir-l-internet-archive-du-code-open-source-39844768.htm

[France 24] Les temps changent: Microsoft devient membre de la Linux Foundation

Par Marine Benoit, le jeudi 17 novembre 2016. Extrait:

Qui aurait cru qu'un jour, Microsoft et Linux, le roi des systèmes d'exploitation open source, marcheraient main dans la main? Pas grand monde, mais c'est pourtant bien vrai: les ennemis de toujours semblent (presque) réconciliés.

Lien vers l'article original: http://mashable.france24.com/tech-business/20161117-microsoft-membre-linux-foundation

Et aussi:

[Numerama] Du «mulot» de Chirac au «Bon Coin» de Sarkozy, 6 gaffes de la droite sur le numérique

Par Alexis Orsini, le jeudi 17 novembre 2016. Extrait:

À quelques jours du premier tour de la primaire de la droite, retour sur les gaffes les plus marquantes de ses élus en matière de numérique.

Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/politique/209417-du-mulot-de-chirac-au-bon-coin-de-sarkozy-6-gaffes-de-la-droite-sur-le-numerique.html

Et aussi:

[Next INpact] Open Data: le gouvernement refuse d’augmenter davantage le budget de la mission Etalab

Par Xavier Berne, le mardi 15 novembre 2016. Extrait:

Hier, à l’occasion des débats relatifs au projet de loi de finances pour 2017, le gouvernement s’est opposé à une augmentation des crédits budgétés pour la mission Etalab (en charge d’accompagner l’Open Data en France). Il faut dire que la députée Monique Rabin ne proposait ni plus ni moins que de doubler l’enveloppe allouée à l’institution.

Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/102125-open-data-gouvernement-refuse-d-augmenter-davantage-budget-mission-etalab.htm

[Le Journal de Saint-Denis] Frédéric Couchet/Hyper activiste

Par Marylène Lenfant, le lundi 14 novembre 2016. Extrait:

Geek. Il y a vingt ans, il a fondé l’April, pour promouvoir et défendre le logiciel libre. Aujourd’hui, insatiable défenseur de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, il s’est mis en quête d’une nouvelle cause dans laquelle s’investir.

Lien vers l'article original: http://www.lejsd.com/content/hyper-activiste

[Le Monde.fr] Face aux majors du Web, des enseignants réticents

Par Luc Cédelle, le lundi 14 novembre 2016. Extrait:

Peut-on cautionner l’implication des entreprises du numérique dans l’école? C’est l’un des thèmes de la première conférence de consensus de la Ligue de l’enseignement, le 17 septembre, dans le cadre de la Semaine de l’éducation et du salon correspondant, porte de Versailles.

Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/education/article/2016/11/14/face-aux-majors-du-web-des-enseignants-reticents_5030875_1473685.html

Et aussi:

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Les ateliers du labx : 1 - l’oscilloscope numérique

21 novembre, 2016 - 19:37

Cette dépêche propose de passer en revue un des ateliers du hackerspace L@Bx concernant l’oscilloscope numérique : son bon usage & son utilité. Un oscilloscope est un appareil qui mesure une tension par rapport au temps. C’est l’outil indispensable de l’électronicien, il permet de visualiser l’allure d’un signal :

  • une commande de servomoteur ;
  • une trame UART ;
  • etc.

Après quelques rappels de base en électricité, nous verrons dans cet article comment fonctionne un oscilloscope numérique et quelques cas d’utilisation de recherche d’erreurs dans une carte Arduino.

Sommaire Les ateliers du L@Bx — 1 - l’oscilloscope numérique Rappel de quelques bases sur la physique : tension, courant, loi d’Ohm et fréquence Qu’est‐ce qu’une tension ?

La tension c’est une différence entre deux potentiels. C’est une valeur qui est imposée par les composants (voir leurs spécifications) : moins ça ne fonctionne pas, trop ça crame.

Qu’est‐ce que le courant ?

Le courant électrique est par analogie comme le débit d’eau. Il se mesure en Ampère (A) à l’aide d’un ampèremètre ou multimètre. Il correspond au nombre de charges électriques circulant dans la section d’un fil électrique par seconde ; ce qui correspondrait par analogie au nombre de voitures circulant pendant une seconde sur une section d’autoroute.
Contrairement à la tension, nous ne pouvons pas contrôler le courant, le courant est imposé par le circuit, comme la charge d’un moteur ou la taille de la SDRAM dans notre µC.

La loi d’Ohm ?

Donc dans un montage, nous avons une valeur que nous contrôlons, la tension. Et une valeur imposée par le circuit, le courant. Si on réalise le rapport entre la tension et le courant, nous avons la charge R que l’on exprime en ohms.
Et voici La LOI électrique qui fait tout : la loi d’Ohm, soit : U = R × I

Signal quoi ? (périodique)


Un signal périodique est un signal composé d’un motif qui se répète sur un temps donné.

Quelques exemples de signaux périodiques :


Permet de commander la vitesse d’un moteur à courant continu en faisant varier la tension moyenne du moteur.

Commande de servomoteur, la largeur de l’impulsion détermine l’angle de la commande.

Signal non périodique

Nous avons aussi des signaux non périodiques comme :

  • les rebonds d’un capteur de fin de course :
  • consommation de l’Arduino ;
  • trame de communication série ;
  • mesure analogique d’un capteur ;
  • etc.
Oscilloscope numérique

Fonctionnement

Un oscilloscope numérique dispose d’un convertisseur analogique‐numérique, qui convertit le signal analogique en valeur numérique. Cette valeur numérique est stockée dans une mémoire. L’ensemble des données stockées est l’image numérique du signal. Ensuite, il nous faut un moyen de visualiser cette mémoire, comme un écran ou une interface USB qui se connecte à un PC.

Modes de Fonctionnement Mode continu

L’oscilloscope enregistre en continu le signal ; quand la zone mémoire est pleine l’enregistrement recommence au début. Ce mode est parfait pour les signaux périodiques.

Mode Stockage

Dans ce mode l’oscilloscope enregistre le signal et s’arrête quand sa mémoire est pleine. Ce mode est parfait pour les signaux non périodiques.

Utilisation de l’oscilloscope pour mesurer un signal Le trigger

Le trigger (déclencheur) est un composant fondamental de tous les oscilloscopes. Il permet le déclenchement de l’acquisition du signal sur un événement :

  • vous choisissez la voie 1, 2, 3 ou 4 ;
  • vous choisissez le type d’événement front montant ou front descendant ;
  • vous réglez le seuil de déclenchement.
Le PWM de l’arduino

La fréquence du PWM est de 100 Hz, la tension max est de 5 V.
Réglage du l’oscilloscope :

  • base de temps de 2 ms par division, pour avoir deux périodes à l’écran ;
  • sensibilité verticale d’1 V par division ;
  • trigger détection du front montant, déclenchement à 1 V.
Comment mesurer un courant

Un oscilloscope mesure une tension, comment mesurer un courant simplement ? Il y a une relation entre le courant et la tension il s’agit de loi d’Ohms : U = R × I. Dans votre montage, en ajoutant une résistance précise de faible valeur et en mesurant la tension aux bornes de la résistance, vous obtiendrez l’image du courant.

fonction XY de l’oscilloscope

On peut visualiser un signal par rapport au temps ou par rapport à un autre signal. Ce mode permet de tracer une caractéristique du courant, la tension d’un composant ou de tracer un déphasage de deux signaux.

Rappel sur les bus de communication UART, I2C et SPI UART

L’UART est une méthode de communication point à point, utilisée par les MODEM 56k connectés sur la prise DB-9 de nos ordinosaure.

Mais cette méthode est encore très utilisée :

  • la communication entre Arduino et PC ;
  • le port de débogage de cartes Linux embarquées, comme la RPI ;
  • le port de débogage des box.

L’UART a quatre paramètres :

  • le baud rate, nombre de bits par seconde ;
  • le nombre de bits de stop (1, 1.5 ou 2) ;
  • la parité (0, 1 ou pas de parité) ;
  • le nombre de bits de données : 7 ou 8.

Dans la très grande majorité des cas (personnellement, je n’ai pas trouvé d’autre cas) :

  • il y a 8 bits de données ;
  • pas de bit de parité ;
  • 1 bit de stop ;
  • le baud rate varie entre 9 600 bauds et 115 200 bauds.

Avec un oscilloscope, on peut déterminer cette vitesse.

Temps de transmission d'un bit

Mesurer le temps de transmission du plus petit bit, s’il mesure 104 µs
le baud rate est de 1/104 µs, soit 9600 bauds.

Utilisation de l’oscilloscope pour écouter deux Arduino discuter

Vous pouvez faire discuter deux Arduino ensemble avec leurs UART. ATTENTION, n’utilisez pas le moniteur série de l’IDE d’Arduino !

  • Connecter le TX d'un Arduino sur le RX de l'autre
  • Connecter le RX sur le TX de l'autre
  • Connecter une sonde de l’oscilloscope sur le TX
  • Connecter une sonde de l’oscilloscope sur le RX
  • et écouter visualiser …
I²C

Le bus I²C est un bus de communication inventé par Philips. Le bus est composé de trois fils : un fil pour l’horloge (SCL), un fil pour les données (SDA) et un fil pour la masse (ground).

Le fil qui transporte l’horloge est ce qui permet de fixer la vitesse de communication de votre bus I²C. Il est imposé par le maître ; oui, car l’I²C est un bus de communication de type maître‐esclave, avec la possibilité d’avoir plusieurs maîtres.

Il est massivement utilisé même dans votre ordinateur. Il est extrêmement pratique pour faire de la mesure avec des capteurs car, avec seulement trois fils, nous pouvons avoir une centaine de capteurs.
Les capteurs I²C ont obligatoirement un microcontrôleur qui se charge de convertir le signal analogique de la mesure en signal numérique transférable par bus I²C. Un capteur ne peut pas émettre d’alerte, il doit attendre une requête du maître. Ce bus est assez lent, il n’est pas adapté pour faire des gros transferts.

Recherche d’erreurs

Si votre Arduino n’arrive pas à lire votre capteur de pression ou si les valeurs sont aberrantes, vous pouvez, avec l’oscilloscope, visualiser la trame émise. La procédure est de :

  • connecter une sonde sur le fil SDA ;
  • connecter une sonde sur le fil SCL ;
  • mettre un trigger front descendant sur le SDA ;
  • vérifier si la trame émise correspond à la trame programmée :
SPI

Le SPI est un bus maître‐esclave, composé de trois fils, plus un fil par esclave. L’adressage des esclaves est réalisé par un signal électrique. Pour chaque esclave, nous avons quatre fils :

  • SCLK — Serial Clock, horloge (généré par le maître) ;
  • MOSI — Master Output, Slave Input (généré par le maître) ;
  • MISO — Master Input, Slave Output (généré par l’esclave) ;
  • SS — Slave Select, actif à l’état bas (généré par le maître).

Et pour le maître nous avons :

  • SCLK ;
  • MOSI ;
  • MISO ;
  • nombre d’esclaves × SS.

Le SPI permet des transferts plus rapides, on l’utilise pour connecter de la mémoire vive à des microcontrôleurs. Mais, pour chaque esclave, nous devons ajouter un fil supplémentaire et utiliser des GPIO en plus.
Il y a une petite technique pour optimiser le nombre de GPIO à utiliser, nous pouvons utiliser un démultiplexeur ou décodeur d’adresses :

  • pour 2 GPIO, nous pouvons adresser 4 esclaves ;
  • pour 3 GPIO, nous pouvons adresser 8 esclaves ;
  • etc.
Recherche d’erreurs

Si votre Arduino n’arrive pas à lire votre capteur de pression ou si les valeurs sont aberrantes, vous pouvez, avec l’oscilloscope, visualiser la trame émise. Il faut :

  • connecter une sonde sur le fil MOSI ;
  • connecter une sonde sur le fil MISO ;
  • connecter une sonde sur le fil SCLK ;
  • connecter une sonde sur le fil SS ;
  • mettre un trigger front descendant sur le SS correspondant à votre capteur ;
  • vérifier si la trame émise correspond à la trame programmée.

Pour conclure

Un oscilloscope est un outil vraiment très utile, voire indispensable si l’on souhaite progresser en électronique et systèmes embarqués. Mais, c’est un investissement, de 50 € à… ouh là là !…

Pour écouter des trames série vous pouvez utiliser le bus pirate, un très bon projet à matériel libre. Vous pouvez aussi vous fabriquer un oscilloscope avec votre carte son. Eh oui, la carte son est un convertisseur analogique numérique, mais vous ne pourrez pas visualiser des signaux qui ont une fréquence supérieure à 44 kHz.

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LibreOffice : de 5.0 à 5.2, un an après

21 novembre, 2016 - 14:29

LibreOffice 5.2 est publié depuis le 3 août 2016. Cette nouvelle version est destinée aux utilisateurs expérimentés — les autres, comme les entreprises et les administrations, sont invités à utiliser LibreOffice 5.1.6

Michael Meeks est un développeur qui travaille sur la suite bureautique LibreOffice pour l’éditeur Collabora.

Il vient de publier sur son blog une longue description du travail de refactorisation et de nettoyage qui a eu lieu lors de cette année de développement menant de la version 5.0 à la version 5.2 de LibreOffice. Cette dépêche est une traduction de son article initialement publié dans le domaine public ou licence CC0, comme indiqué au bas de l’article.

Sommaire

Aujourd’hui nous publions LibreOffice 5.2.0, la dernière étape de notre voyage, qui sera la base de la toujours plus stable série 5.2.x. Il y a une belle série de nouveautés, faites par des super‐développeurs, qui plairont aux utilisateurs finals (vous pouvez lire les notes de version pour vous réjouir), mais, comme toujours, il y a beaucoup de contributeurs dont le travail se fait principalement dans les coulisses et dont les œuvres concernent surtout la technique plutôt que ce qui est visible des utilisateurs.

Il y a quelque temps, l’ESC (Engineering Steering Comittee, le comité de pilotage d’ingénierie) a décidé d’ajouter quelques pages wiki à propos du travail fait sous le capot, pour que les gens puissent ajouter leurs propres crédits. Je vous encourage à lire les pages 5.1 et 5.2. Il y a beaucoup de bonnes choses et ça m’évite de devoir lire et résumer les ≃ 10 000 commits de chaque version, même si, là encore, ça peut être drôle. Ceci est ma très rapide tentative pour parler de l’année écoulée au travers des 17 734 commits (ce qui donne environ 50 commits par jour) depuis libreoffice-5-0-branch-point jusqu’à libreoffice-5-2-branch-point.

Centre développeurs

Une excellente initiative de Norbert Thiebaud a été de collecter et centraliser la plupart des infrastructures et leur point d’entrée disponibles au sein de TDF (The Document Foundation) dans une jolie liste afin d’aider les nouveaux arrivants à trouver et utiliser nos outils et services. Jetez‐y un œil : http://devcentral.libreoffice.org/.

La fin de Vigra

LibreOffice a été en mesure de fonctionner en mode headless (sans écran ni clavier), en faisant sa propre et longue chasse aux pixels, ce qui est utilisé de manière intensive à la fois par LibreOffice en ligne et aussi par le portage de GTK3/Linux. Ça a été, pour moi‐même et pour d’autres, une source d’étonnement sans fin que le code (illisible) du modèle de Vigra produise un code aussi peu performant dans toutes sortes de cas. Une des grandes joies avec LibreOffice 5.2, c’est la mort définitive de Vigra et du répertoire basebmp et l’utilisation de Cairo en natif (accéléré par l’assembleur) pour la chasse aux pixels. Merci à Caolan McNamara (Red Hat) pour tout ça.

Améliorations de l’accélération matérielle

Pendant cette période, un grand nombre d’améliorations a été apporté à OpenGL et OpenCL :

  • Le modèle de rendu d’OpenGL a été fortement simplifié – en effectuant tous les rendus par une texture en back-buffer doublement bufferisée, puis en les affichant à l’écran à un moment inactif après une requête de rafraîchissement. Il s’agit de la suite des travaux réalisés pour Mac et désormais GTK3. Combiné avec quelques ajustements dynamiques dans les priorités des rendus, cela donne un rafraîchissement et des redimensionnements doux sans traces. Ce travail a également fortement simplifié la gestion et le cycle de vie des contextes GL.

  • Protection contre les crashs d’OpenGL et CL — en raison du grand nombre de problèmes dans la qualité des pilotes — nous avons mis en place une surveillance de chaque appel à GL ou CL — de façon à ce que notre gestionnaire de crashs puisse détecter un plantage lié à ceux-ci, et, dans ce cas, désactiver la fonctionnalité au redémarrage.

  • Vérification du comportement d'OpenCL et OpenGL avant leur utilisation réelle, notamment pour éviter des problèmes fonctionnels, en particulier de mauvais calculs dans le tableur.
    Ainsi à chaque changement de version du pilote CL ou de LibreOffice, nous recalculons une feuille de test au lancement et en vérifions les résultats, afin de détecter un mauvais comportement des implémentations CL, et pour désactiver, si besoin, l'accélération CL. De même, pour OpenGL, nous compilons par lots et mettons en cache tous nos shaders pour nous assurer qu'il n'y a pas d'erreur de compilation qui pourrait causer des problèmes plus tard.

  • Améliorations de la mise en liste noire d’OpenGL et CL, avec de jolis fichiers cache/opengl_device.log contenant des détails de vos pilotes. Après beaucoup de travail, nous avons découvert que les pilotes GL d’Intel sous Windows 7 étaient incroyablement loufoques, et donc ont été black-listés.

  • Les performances ont beaucoup été améliorées en combinant les shaders. Il est intéressant de noter que la charge pour passer d’un shader à un autre, ainsi que pour les changements d’état des programmes associés, est très significative, ce qui fait que l'utilisation d'un seul, et assez compliqué, shader qui gère de nombreux cas est plus rapide que plusieurs shaders très simples (un par cas). C’est pourquoi nous avons fusionné toutes nos routines de dessin texturé et non-texturé dans deux gros shaders combinés, qui contiennent un switch().

  • En combinaison avec ça, le travail de groupement et de mise en file pour agréger de nombreuses opérations de dessin en une seule invocation de GL/programme nous confère un avantage indéniable. Combiné avec les améliorations de l’atlas textuel (NDT: ???), ceci nous permet de déférer le dessin d’un grand nombre de glyphes en un seul appel GL.

  • D’autres accélérations GL incluant l’utilisation d’un shader pour calculer les CRC 64 bits des images (à des fins de comparaison), la mise en cache de nos matrices MVP, et la coordination des transformations spatiales sur le GPU. Ainsi que la conversion des dégradés de gris et le rendu des (poly)lignes basées sur les shaders.

  • L’absence d’une bonne API pour le rendu matériel des polices de caractères sur Windows nous a poussés à implémenter la prise en charge de DirectWrite pour le rendu du texte. Merci à Tim Eves (SIL) et Martin Hosken (SIL).

  • Il y a aussi de nombreuses améliorations et corrections diverses : l’implémentation de « invert », l’amélioration de l’anticrénelage, le rendu XOR, la subdivision des polygones basés sur des angles, l’amélioration et l’accélération du clipping (NDT: je crois qu’il s’agit de la découpe du rendu par petits cadres à la façon de Google Map, ça sert surtout pour l’affichage web), de meilleurs chemins de tests pour « vcldemo », l’amélioration du rendu des widgets natifs. Il y a aussi des petits bouts d’amélioration sur les bugs du cycle de vie, et du nettoyage fait sur la fermeture, ainsi que de nombreuses corrections de bugs.

Merci donc à tous ceux ayant fait plus de cinq commits dans vcl/opengl, opencl/ et sc/source/core/opencl : Tomaž Vajngerl (Collabora), Tor Lillqvist (Collabora), Noel Grandin (Peralex), Stephan Bergmann (Red Hat), Caolán McNamara (RedHat), Markus Mohrhard, Tomaž Vajngerl (Collabora), et Marco Cecchetti (Collabora).

Améliorations des performances

Les améliorations des performances sont difficiles à montrer mais sont malgré tout importantes. Nous maintenons des tests de régression de performance (qui tournent sous Valgrind) à http://perf.libreoffice.org, ce qui aide vraiment à localiser avec précision les problèmes lorsqu'ils apparaissent.

Une belle victoire dans les travaux sur la 5.2 que celle d'Armin Le Grand (CIB) pour améliorer notre gestion des threads et s’en servir pour accélérer le rendu 3D logiciel — ce qui donne une accélération particulièrement notable du rendu des graphiques en 3D.

Rapports de crashs

Markus Mohrhard a fait un travail tout simplement excellent sur les rapports de crash — pour nous aider à trouver les plantages les plus fréquents sur Windows. Alors que de nombreuses distributions Linux ont des outils similaires déployés depuis des années, couvrir Windows était également important. L’implémentation réutilise Breakpad de Google pour créer des minidumps qui sont analysés côté serveur et joliment tracés sur http://crashreport.libreoffice.org/stats/

Markus aimerait l'aide de quelqu'un ayant des compétences en développement web pour l'aider à améliorer l'interface, et l'analyse / l'interrogation / la présentation des données. Merci de vous signaler sur la liste des développeurs libreoffice@lists.freedesktop.org.

Ce travail a déjà permis plusieurs correctifs vitaux pour les crashs les plus récurrents, en utilisant les données adéquates pour remédier aux plus gros problèmes de qualité. Merci à Markus Mohrhard, Caolán McNamara (RedHat) et Miklos Vajna (Collabora) dont les commits référencent les URL de rapports de crash.

Travail en cours sur la qualité du code

Il y a du travail en cours sur la qualité du code dans de nombreuses zones, avec au moins 196 correctifs issus de cppcheck. Merci à Caolán McNamara (RedHat), Julien Nabet, Jochen Nitschke, Noel Grandin (Peralex), Michael Weghorn, Takeshi Abe, Giuseppe Castagno et aux autres.

Caolan et les gars de RedHat font en sorte de garder le compte d’erreurs de l’analyse de Coverity et le nombre de crash-tests (charger et sauvegarder ~91k documents en plein de formats) à près de zéro tout le temps, en faisant également du fuzzing et d’autres corrections.

Améliorations du cycle de vie

En poursuivant la refonte du VclPtr (NDT: pointeur sur les objets du toolkit graphique), où nous avons ajouté un robuste cycle de vie référencé à tous nos widgets, Dipankar Niranjan (rapport de bug tdf#96888) a nettoyé entièrement le vieil et horrible outil de référencement qui essayait de gérer le cycle de vie correctement à l’intérieur de VCL, en utilisant des références beaucoup plus propres.
Plus récemment, Yurtoglu, Melike Ayse et Noel Grandin ont œuvré à abstraire la « VclReferenceBase » et à appliquer ça aux Menus, afin de s’assurer que leur cycle de vie soit correctement géré. Merci aussi à Jocken Nitschke pour avoir internalisé le DeletionListener (tdf#97525) qui devrait être supprimé quand un jour nous référencerons/compterons les ressources du backend « sal/ » (NDT: « sal » ou « system abstraction layer »).

Il y a un autre travail formidable : avoir exorcisé le comptage de références manuel. Grâce à Thomas Arnhold, Daniel Robertson, Noel Grandin, Aleksas Pantechovskis et surtout Xisco Fauli pour les travaux sur tdf#96525 et tdf#89329 (NDT : ce sont des rapports de bugs), qui ont converti de nombreux comptages de référence manuels ou des structures copy-on-write pour utiliser l’excellent template « cow_wrapper » ; ils ont aussi converti des pointeurs « pIpml » pour utiliser std::unique_ptr (NDT : modernisation du code C++). Ceci réduit l’étendue des erreurs de programmation et des cas particuliers, et nous permet de faire des « copy-on-write ref-counting thread-safe » si nécessaire. Il y a 140 cas corrigés, et encore à peu près 68 instances de comptage de références qui ont besoin qu’on s’occupe d’elles.

Tests unitaires

Nous avons continué d'ajouter des tests unitaires critiques cette année. Chacun d’eux permet d'empêcher à jamais la réapparition de régressions. Un grep sur les macros TEST et ASSERT montre que le nombre continue d'augmenter :

Notre rêve est que chaque bug corrigé soit accompagné d'un test unitaire pour l'empêcher de revenir. Avec environ 1800 commits (20 % en plus par rapport à l'année dernière) et plus de cent contributeurs durant cette période c'est difficile de lister tout le monde impliqué ici, mes excuses pour cela ; ce qui suit est une liste triée de ceux avec plus de vingt commits dans core.git et online.git : Miklos Vajna (Collabora), Caolán McNamara (RedHat), Stephan Bergmann (RedHat), Ashod Nakashian (Collabora), Noel Grandin (Peralex), Markus Mohrhard, Tor Lillqvist (Collabora), Eike Rathke (RedHat), Michael Stahl (RedHat), Henry Castro (Collabora), Chris Sherlock, Varun, Andrea Gelmini, Jan Holesovsky (Collabora), Takeshi Abe, Łukasz Hryniuk, Xisco Fauli, Mike Kaganski (Collabora) et ceux avec plus de 10 commits ont aussi droit à une mention honorable — les tests unitaires sont importants ! David Tardon (RedHat), Katarina Behrens (CIB), Marco Cecchetti (Collabora), Tomaž Vajngerl (Collabora), Oliver Specht (CIB), Zdeněk Crhonek, Mark Hung, Justin Luth, Julien Nabet, Aleksas Pantechovskis, Pranav Kant (Collabora).

Améliorations de LibreOfficeKit

L'API LibreOfficeKit est le fondement de l'application Android, GNOME Documents et le travail en cours sur LibreOffice Online, et beaucoup de choses ont changé l'année dernière. Les deux principaux blocs de construction de l'API LOK sont les méthodes des objets exposés et les types de rappels. Depuis la version 5.0, les nouvelles méthodes suivantes ont été ajoutées :

  • lok::Office::getFilterTypes() permet d'obtenir une liste à jour de noms filtrés — paire de types MIME, ajouté pour GNOME documents ;
  • lok::Office::setOptionalFeatures() et lok::Office::setDocumentPassword() permet d'ouvrir un document protégé par mot de passe ;
  • lok::Office::freeError() permet de libérer une chaîne de caractères d'erreur allouée par l'API ;
  • lok::Document::getPartPageRectangles() permet d'obtenir la taille et la position des pages d'un document Writer ;
  • lok::Document::getTileMode()permet aux clients qui écrivent de travailler avec le nouveau (Cairo) et l'ancien (Vigra) backend headless (voir plus haut) ;
  • lok::Document::initializeForRendering() a été étendu pour accepter une option clé-valeur durant l'initialisation, comme le mode espaces cachés de Writer ;
  • lok::Document::postMouseEvent()a été étendu pour manipuler les clics et les modifieurs ;
  • lok::Document::postUnoCommand() a été étendu pour obtenir un rappel lorsque le résultat d'une commande UNO est prête ;
  • lok::Document::getTextSelection() et lok::Document::paste() ont été ajoutés pour manipuler le copier / coller ;
  • lok::Document::getCommandValues() a été ajouté pour requêter les valeurs possibles pour les commandes UNO (police et nom de styles, détails des en-têtes lignes/colonnes de Calc, curseur de cellules Calc) ;
  • lok::Document::setVisibleArea()a été ajouté pour pouvoir pour avancer / reculer d'une page correctement ;
  • lok::Document::createView(), lok::Document::destroyView(), lok::Document::setView(), lok::Document::getView() et lok::Document::getViews() ont été ajoutés pour un début de prise en charge de l’édition collaborative ;
  • lok::Document::renderFont() a été ajouté pour aider à la prévisualisation des polices ;
  • lok::Document::getPartHash() a été ajouté pour aider les clients à suivre la réorganisation des diapos ;
  • lok::Document::paintPartTile() a été ajouté pour permettre un rendu sans-état de différentes parties d'un document ;

Et les nouveaux rappels suivants sont disponibles :

  • LOK_CALLBACK_DOCUMENT_SIZE_CHANGED: la taille du document a changé ;
  • LOK_CALLBACK_SET_PART: le numéro de la partie courante est modifié  ;
  • LOK_CALLBACK_SEARCH_RESULT_SELECTION: rectangles de sélection des résultats quand on utilise la fonctionnalité « Tout rechercher » ;
  • LOK_CALLBACK_UNO_COMMAND_RESULT: résultat de l’exécution d'une commande UNO ;
  • LOK_CALLBACK_CELL_CURSOR: la taille et/ou la position d'un curseur de cellule a changé ;
  • LOK_CALLBACK_MOUSE_POINTER: le style courant du pointeur de souris ;
  • LOK_CALLBACK_CELL_FORMULA: le contenu textuel de la barre de formule dans Calc ;
  • LOK_CALLBACK_CONTEXT_MENU: structure du menu contextuel (après un clic droit).

Merci à Andrzej Hunt (Collabora), Ashod Nakashian (Collabora), Henry Castro (Collabora), Jan Holesovsky (Collabora), Michael Stahl (Red Hat), Mihai Varga (Collabora), Miklos Vajna (Collabora), Oliver Specht (CIB) et Pranav Kant (Collabora) pour cela.

Divers

Un des apports réalisés lors de notre Hackfest turque à Ankara fut la découverte que LibreOffice ne compile même pas avec les paramètres régionaux tr_TR.UTF-8. Il est intéressant de constater que toupper('i') != 'I' dans cette écriture; amusant (cf. tdf#99589). Merci à Krishna Keshav, Gökhan Gurbetoğlu et Apurva Priyadarshi pour les corrections.

Un grand nombre de défauts de l'expérience utilisateur ont été corrigés et améliorés, comme les raccourcis claviers, les problèmes de cohérence de l’affichage, les contrôles mal placés et mal dimensionnés, ainsi que quelques régressions concernant la conversion des fichiers d’interface. Merci à Caolán McNamara (Red Hat), Akshay Deep, Regina Henschel, Maxim Monastirsky, Jürgen Funk (CIB), Bubli Behrens (CIB), Samuel Mehrbrodt (CIB) & Jay Philipps.

QA / bugzilla

Une métrique que nous regardons lors des conférences ESC, c’est qui est dans le top 10 du résumé hebdomadaire de freedesktop.org. Voici une liste de personnes qui sont apparues plus de dix fois parmi ceux clôturant le plus de bogues. Dans l'ordre de fréquence d'apparence : Stuart Foote, Adolfo Jayme, Cor Nouws, Maxim Monastirsky, Eike Rathke (RedHat), raal, m.a.riosv, Julien Nabet, Caolán McNamara (RedHat), Miklos Vajna (Collabora), Beluga, Alex Thurgood, Michael Meeks (Collabora), Buovjaga, Yousuf (Jay) Philips, Joel Madero, Samuel Mehrbrodt (CIB), Markus Mohrhard, Timur, Jean-Baptiste Faure, Xisco Faulí, Aron Budea, tommy27, Michael Stahl (RedHat), Heiko Tietze, David Tardon, Laurent BP. Avec beaucoup de remerciements pour tous les autres qui ont aidé à clôturer et trier un tel nombre de bogues pour cette version.

Jenkins / CI

Principalement grâce à Norbert Thiebaud, nous disposons désormais, non seulement d'une infrastructure d'intégration continue / Jenkins, associée à Gerrit, mais aussi d'une ferme de compilation agrandie disposant d'un matériel plus fiable, ce qui encourage les utilisateurs à utiliser Jenkins pour vérifier leur travail avant l'envoi de leur code. Cela se concrétise par une qualité et une fiabilité renforcées de la branche principale. Cette année, nous avons constaté les bénéfices engendrés par notre suite de vérification des tests unitaires sur nos compilations de débogage sous Linux.

Le travail accompli par Jenkins simplement sur la branche principale pour les 6 mois de route vers la branche 5.2 : nous avons 34 124 compilations sur tinderbox couvrant sept configurations sous Linux, Mac et Windows. Avec 27 737 compilations couvrant ces trois plateformes testées sur notre infrastructure gerrit. Ça c'est pour le matériel d'intégration continue, il y a de nombreux autres volontaires qui lancent des Tinderbox builders. Ceci est extrêmement utile pour maintenir la branche master compilable et utilisable, rendant l'arrivée des nouveaux plus facile. Avec 60 000 compilations pour 8 000 commits nous faisons beaucoup de tests en boucle et de validation du code de LibreOffice au rythme de l'intégration continue.

Réduction des commentaires en allemand

Parmi mes héros préférés, il y a ceux qui clarifient le code pour que les autres puissent travailler dessus. L'une des tâches clés est la traduction des commentaires en allemand restants (une liste). Les dernières 4000 lignes semblent défier toute tentative de traduction — je n’ai aucune idée des raisons pour lesquelles ce graphe s’aplatit de la sorte. Tous les patchs provenant de personnes parlant allemand aimant finir le travail seront grandement appréciés. Un grand merci à ceux qui sont dessus, avec plus de deux commits ; dans l'ordre du nombre de commits : Albert Thuswaldner, Phillip Sz, Thomas Klausner, Chris Sherlock, Philipp Weissenbacher & Matteo Casalin. Il ne reste plus que sept modules à traduire : include, reportdesign, sc, sfx2, stoc, svx et sw.

Windows XP

La série 5.2.x tourne bien sur Windows XP, mais nous ne pouvons pas savoir combien de temps nos outils continueront à prendre en charge cette plateforme. Notre gouvernance n'a pas de plans concrets visant à supprimer la prise en charge de Windows XP, nous allons le marquer obsolète après la série 5.2.x — ce qui signifie qu'avoir pour base un compilateur C++ moderne et un système d'exploitation Windows moderne est une plus grande priorité. Cela signifie qu’à l’avenir il est possible que les futures versions majeures de LibreOffice ne tournent pas sur Windows XP ; vous êtes prévenus. Pour l'instant, pas de changement à ce niveau.

Contribuer

J’espère que vous comprendrez que de plus en plus de développeurs arrivent et se sentent comme chez eux parmi nous. Nous travaillons ensemble pour réaliser des travaux importants à la fois sous le capot et sur la carrosserie. Si vous voulez vous impliquer, il y a plein de gens compétents à rencontrer et avec qui œuvrer. Comme vous pouvez le constater, les indépendants ont un impact significatif sur la diversité de LibreOffice (la légende de couleurs se lit de gauche à droite, de haut en bas, ce qui représente les couleurs de haut en bas dans le graphique. [NdT: les indépendants, c’est le gros morceau vert au sommet.])

Il manque à ces graphiques, générés tôt ce mois, quelques individus et commits mis en attente dans gerrit pour une revue, d'où le nombre faible en juillet. En termes de diversité, nous adorons voir la quantité de contributions de volontaires non-affiliés, bien que le volume et l'équilibre varie selon la saison, le cycle de version, les vacances des volontaires et les business-plans.

Naturellement, nous maintenons une liste de petites ou minuscules tâches sur notre page Easy Hacks dont vous pouvez vous emparer pour vous impliquer dans ce projet, avec des instructions simples d’installation ou de compilation. C’est extrêmement facile de compiler LibreOffice. Chaque « easy hack » indique où aller dans le code et représente une tâche simple à résoudre dans un cadre bien restreint. De plus, certaines de ces tâches sont des fonctionnalités vraiment utiles ou des améliorations de performance. S’il vous plaît, envisagez de vous impliquer sur quelque chose.

Autre chose qui aide vraiment : lancer les préversions et rapporter les bogues. Il suffit de télécharger et d’installer une préversion et vous êtes prêt pour contribuer avec l’équipe de développement.

Conclusion

LibreOffice 5.2 est génial, fait par un groupe de développeurs qui travaillent ensemble avec plaisir à construire une suite bureautique libre de plus en plus belle et attirante. J’espère que vous l’apprécierez. Merci pour la lecture, et n’oubliez pas de vérifier la page des fonctionnalités visibles et merci de soutenir LibreOffice.

Si j'ai raté votre bon travail (car ceci n’est qu'une vue incomplète basée sur quelques heures d'analyse), merci de vous ajouter vous-même sur la page wiki correspondante et envoyez-moi un diff de cette page. Merci !

Les données brutes et les statistiques de commits générées via notre gitdm-config sont disponibles pour la plupart des graphiques ci-dessus.

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openSUSE Leap 42.2 est sortie !

21 novembre, 2016 - 14:29

openSUSE Leap 42.2 est sortie le 16 novembre dernier. C’est la deuxième version qui porte le nom de Leap. Cette dénomination rappelle le changement opéré l’an dernier dans la façon de construire la distribution : le cœur du système — noyau, système d’initialisation… — est celui de SLE, la distribution commerciale de SUSE.

L’aspect communautaire reste fort cependant, des centaines de logiciels étant ajoutés par dessus cette base, par des caméléons de tous bords. En ce sens, Leap 42.2 est un exemple : 1 400 nouveaux paquets ont été incorporés et surtout le nouveau bureau KDE Plasma 5.8 LTS a été intégré, entièrement par la communauté.

Sommaire

Note : ce qui suit s’inspire librement de l’annonce de sortie officielle.

En bref

Si l’on devait résumer cette nouvelle version en quatre points clefs, on pourrait dire qu’openSUSE Leap 42.2 est…

Encore un peu plus orientée entreprise

C’est vrai.

openSUSE Leap est basée sur SLE (SUSE Linux Enterprise), la distribution commerciale de SUSE. La version 42.2 de Leap partage encore plus de code source avec SLE, en l’occurrence avec sa version 12 SP 2.

Des technologies comme NVDIMM, OmniPATH et DPDK avec Open vSwitch sont maintenant prises en charge. Xen ne requiert plus son propre noyau et est pris en charge par le noyau par défaut.

En même temps que la base de code de SLE, openSUSE Leap 42.2 reçoit les paquets, la maintenance et les correctifs de la communauté openSUSE et des ingénieurs de SUSE. La série 42 de Leap est officiellement prise en charge pour au moins 36 mois à compter de la version 42.1, c’est‐à‐dire jusqu’en novembre 2018. Cela inclut des mises à jour de maintenance et de sécurité.

Prête pour les serveurs

openSUSE Leap 42.2 est la première version de Leap à offrir un profil « Serveur » durant l’installation. Lancer une plate‐forme Web ou de courriel est plus facile, tout comme gérer des projets plus complexes utilisant la virtualisation ou des technologies à base de conteneurs.

Il est aussi bon de rappeler que Leap et toutes les autres distributions openSUSE proposent un installateur complet en mode texte, donnant les mêmes fonctionnalités que l’installateur graphique sans pour autant utiliser X. Cet installateur est aussi capable de faire des installations à distance en utilisant VNC ou SSH, permettant ainsi de mettre en place openSUSE Leap sur un serveur sans accès physique.

Folle de Konqi !

Konqi, le petit dragon vert de KDE est de retour et en pleine forme ! Plasma 5.8 donne une nouvelle dimension à openSUSE Leap. Cette version du bureau KDE, estampillée LTS, devrait plaire aux utilisateurs soucieux de stabilité. Combiné avec Qt 5.6 et KDE Frameworks 5.26, Plasma 5.8 apporte aux utilisateurs de Leap 42.2 stabilité et fiabilité.

Amatrice de noyaux LTS

Le noyau Linux 4.4 LTS pour openSUSE Leap 42.2 améliore les performances et les fonctionnalités du systèmes de fichiers Btrfs, avec notamment un nouveau « filtre d’équilibrage » ( balance filter). La para‐virtualisation est activée dans le noyau par défaut. Ce noyau améliore la cryptographie ainsi que la prise en charge du standard TPM (Trusted Platform Module) version 2.0 et la virtualisation imbriquée via KVM.

En détails Pour les utilisateurs KDE

openSUSE Leap 42.2 est donc la première distribution à offrir le bureau Plasma LTS du projet KDE. L’environnement par défaut est en effet Plasma 5.8, riche en fonctionnalités et offrant de bonnes performances. Les utilisateurs de KDE qui étaient passés à autre chose devraient réévaluer cette version qui apporte des améliorations majeures en termes de stabilité et de fonctionnalités.

KRunner n’ouvre plus seulement des applications ; il peut aussi lancer certaines actions quand l’application démarre : ce sont les Jump List Actions.

La prise en charge du glisser‐déposer a été ajoutée pour apporter des résultats de recherche à n’importe quelle application.

Les utilisateurs de téléphones intelligents sous Android peuvent obtenir l’intégration de leur appareil avec l’application KDE Connect (disponible sur Google Play). Elle permet aux utilisateurs de recevoir des SMS sur leur poste de travail ou transférer des fichiers vers leur téléphone. Pour que ça marche, il ne faut pas oublier d’autoriser le service KDE Connect dans le module pare‐feu de YaST.

Enfin, les administrateurs système apprécieront la prise en charge de Kiosk permettant de fixer et déployer des profils de bureau.

GNOME

GNOME 3.20 offre aux utilisateurs de nouveaux contrôles de vie privée, notamment la possibilité d’autoriser la géolocalisation par application, un accès aux contrôles multimédia directement depuis la zone notification/date/calendrier et une nouvelle fenêtre listant les différents raccourcis clavier et gestes disponibles. Cette dernière peut être ouverte dans la plupart des applications GNOME, depuis le menu ou en utilisant le raccourci Ctrl + ? ou Ctrl + F1. GNOME permet également accéder à Google Drive directement depuis l’application Fichiers.

Grâce à près de 870 contributeurs, plus de 28 000 changements ont eu lieu depuis la version précédente. Tous les détails dans les notes de version de GNOME 3.20.

Autres bureaux

openSUSE Leap 42.2 offre à ses utilisateurs la possibilité de choisir d’autres bureaux. Vous pouvez essayer, par exemple, Xfce, Enlightenment, MATE, Cinnamon et LXQt. Seuls Xfce et Enlightenment sont disponibles sur l’image DVD d’installation ; ils sont cependant tous disponibles en ajoutant les dépôts en ligne ou en utilisant l’image d’installation par le réseau.

LXQt 0.11.0, dont l’expérience utilisateur a été grandement améliorée grâce à la correction de nombreux bogues, introduit pavucontrol-Qt, le portage Qt de pavucontrol, le mixeur PulseAudio basé sur GTK.

Pour les administrateurs système Virtualisation

openSUSE est une plate‐forme relativement complète pour faire de la virtualisation. On retrouve notamment QEMU 2.6.1, VirtualBox 5.0, GNOME Boxes 3.20, Xen et KVM, ainsi que des solutions à base de conteneurs comme Docker et LXC. Une partie de la configuration peut se faire avec YaST, permettant de déployer des solutions plus rapidement et plus facilement.

YaST

Les sprints de l’équipe YaST menés jusqu’à la sortie de Leap 42.2 ont apporté pas mal de bonnes choses et ont rendu YaST (un peu) plus intuitif. La communauté YaST a remodelé l’interface utilisateur pour améliorer l’utilisabilité et continue d’ajouter de nouveaux outils et modules, après qu’ils ont fait leurs preuves dans Tumbleweed.

yast2-alternatives est un nouveau module, créé lors du GSoC 2016, pour gérer le système d’alternatives d’openSUSE (issu de Debian). Un autre module, yast2-vpn, permet de configurer des passerelles et des clients de réseaux privés virtuels (RPV/VPN]. yast2-auth-client, qui permet de configurer un système d’authentification centralisé, a été presque complètement réécrit. La gestion du chargeur d’amorçage a été améliorée pour élargir la prise en charge du Trusted Boot et la configuration de la protection du mot de passe a été refaite au propre. yast2-firewall prend maintenant en charge firewalld, en plus du vénérable SuSEFirewall2.

En cas d’incident lors de l’installation, il est maintenant possible de lancer un débogueur. Les utilisateurs ayant une connaissance de Ruby peuvent l’utiliser pour tracer ce qui s’est passé et trouver une solution voire un contournement.

L’impact sur la mémoire vive a été considérablement réduit, et la configuration du clavier et des polices de caractères de la console a été adaptée pour une meilleure compatibilité avec systemd.

Gestion des systèmes

Snapper peut maintenant utiliser les quotas Btrfs pour gérer le nettoyage des instantanés. Fini les partitions racines saturées à cause d’un trop grand nombre de d’instantanés !

openSUSE Leap dispose de Samba 4.4.2, qui fonctionne mieux avec les domaines Windows 2003.

systemd 228 apporte un changement notable au niveau des fichiers temporaires : les attributs v, q et Q créeront désormais de simples répertoires, même sous Btrfs (pas de sous‐volume), si le répertoire racine est un simple répertoire. Cela devrait simplifier les choses avec certains environnements chroot qui ne connaissent pas le concept de sous‐volume Btrfs.

La version d’AppStream améliore l’interaction avec les dépôts de logiciels.

La version de MariaDB ne bouge pas par rapport à la 42.1 et la petite mise à jour de MySQL vers la version 5.1.35 résout plusieurs soucis touchant le basculement vers un système de secours (failover).

Rappelons qu’openSUSE Leap utilise des Delta RPM pour les mises à jour de maintenance, réduisant l’impact sur la bande passante.

Pour les développeurs EDI et outillage


   Avec le bureau KDE vient KDevelop 5.0.1.

Une version mûre du Qt 5 GUI Toolkit, la 5.6, est incluse dans Leap 42.2. On recense plus de 800 améliorations depuis la version présente dans openSUSE Leap 42.1. Qt 5.6 est une version LTS et apporte des corrections de sécurité dans le cadriciel Qt, ainsi que dans des bibliothèques tierces.

GTK+ 3.20, partagé avec SLE 12 SP 2, fournit un toolkit solide et stable pour construire des applications. GNOME Builder est disponible en tant qu’EDI et permet non seulement de coder des applications GTK en C, C++ et Vala, mais aussi de réaliser des projets dans de nombreux autres langages.

Pour tous vos besoin en compilation, Leap 42.2 contient GCC 4.8.5, 5.3.1 et 6.1.1. LLVM/Clang 3.8.0 est également disponible. CMake 3.5 est aussi de la partie, en fournissant un environnement de construction puissant et multi‐plate‐forme pour les développeurs de projets libres.

Enfin, niveau cryptographie, la version d’OpenSSL que l’on retrouve dans Leap 42.2 est la 1.0.2h, qui modifie le comportement d’ALPN et empêche ASN.1 BIO de faire des allocations mémoire excessives. OpenSSH est à la version 7.2p2 et assainit les informations d’identification pour X11.

Langages et bibliothèques

Parmi les langages de programmation présents dans openSUSE Leap 42.2, on retrouve notamment Python 2.7, Ruby 2.1 et Perl 5.18.

Cette version de Leap fournit également de nouvelles versions majeures pour libvirt (2.0) et libzypp (16.2).

Leap dispose d’une glibc 2.22 bien établie, ainsi que de libsigc++ 2.8.

En plus Images d’installation

Si vous voulez installer openSUSE Leap 42.2, rendez‐vous sur software.opensuse.org/422. À noter que l’architecture i586 n’est plus disponible depuis Leap 42.1.

Des portages sont disponibles pour les architectures ARM et PowerPC.

Enfin, il est tout à fait possible de mettre à niveau une installation de Leap 42.1 vers Leap 42.2, en utilisant la commande zypper dup. N’oubliez pas alors de lire les notes de version par rapport aux paquets supprimés ou renommés depuis la version 42.1.

Pour les contributeurs


Leap 42.2 est la première version d’openSUSE (en dehors de Tumbleweed) à utiliser Weblate pour gérer la traduction du système dans plus de 50 langues. Cette application Web permet à tous, du traducteur professionnel au contributeur occasionnel, de prendre part au processus et rend possible la fusion des traductions d’openSUSE avec celles de SLE.


Un autre outil qui est de plus en plus utilisé par openSUSE est openQA, un logiciel pour tester des systèmes d’exploitation en faisant de la comparaison de captures d’écran. Il est également utilisé par Fedora.


Enfin, l’outil le plus connu et le plus utilisé est l’Open Build Service, un système permettant de construire des paquets RPM, deb et autres de façon automatisée. À noter que le projet openSUSE est impliqué, tout comme bien d’autres distributions, à rendre reproductibles la compilation et l’empaquetage des logiciels qu’elle distribue.

Tumbleweed


Si Leap se porte bien, Tumbleweed, la distribution en publication continue (rolling release) du projet openSUSE, est en pleine forme. L’important travail d’intégration en amont de chaque nouvel instantané permet d’éviter beaucoup de régressions. Et, sur le long terme, c’est aussi openSUSE Leap qui bénéficie de ces efforts… juste quelques mois plus tard !

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Greffon FusionInventory pour GLPI version 9.1 + 1.0

21 novembre, 2016 - 11:53

Le greffon FusionInventory pour GLPI est sorti en version majeure 9.1 + 1.0. Cette version est compatible avec GLPI 9.1.1 (pas la 9.1 dû à un bogue dans cette version). Pour mémoire, FusionInventory est projet libre de gestion du parc informatique : il s’agit d’un outil permettant de réaliser des inventaires locaux et/ou distants des ordinateurs, des matériels réseau et des imprimantes.

Petit rappel des fonctionnalités de FusionInventory :
  • inventaire des ordinateurs avec un agent installé dessus (Windows, Mac OS X, GNU/Linux, *BSD, AIX, Android…) ;
  • déploiement de logiciels sur les ordinateurs (P2P, serveurs mirroir…) ;
  • découverte du réseau, analyse du réseau pour trouver les matériels connectés (NetBios, SNMP…) ;
  • inventaire réseau, inventaire des commutateurs réseau via SNMP(information standard, ports, connexions sur chaque port) et imprimantes réseau (information standard, état des cartouches, compteurs d’impression) ;
  • collecte d’informations sur les ordinateurs (base de registre, WMI, recherche de fichiers) ;
  • Wake-on-LAN (réveil des ordinateurs grâce à un autre ordinateur, ce qui permet de passer les routeurs).
Les nouvelles fonctionnalités sont :
  • nouvelle gestion des informations du système d’exploitation :
    • architecture (32 bits, 64 bits…),
    • système d’exploitation (Windows, Debian, FreeBSD…),
    • version du système d’exploitation (XP, 7, 6.4…),
    • nom du noyau (MSWin32, Linux…),
    • version du noyau (6.1.7601, 3.18.34…),
    • service pack,
    • édition (professionnelle, serveur standard…) ;
  • gestion du système d’exploitation dans les logiciels ; par exemple, on peut avoir deux logiciels avec le même nom, un pour Windows et un pour Mac OS X ;
  • informations des logiciels d’accès distant ; par exemple, on gère l’identifiant de TeamViewer ;
  • nouvelle option dans la gestion des tâches ; on peut ne pas replanifier la tâche si la dernière exécution a été réalisée avec succès ;
  • simplification de la gestion des paquets de déploiement (fusion des onglets Installation et Désinstallation) ;
  • déploiement en mode self‐service : l’administrateur ou le technicien créent un paquet que l’utilisateur peut installer lui‐même sur son PC, même s’il n’est pas administrateur de son ordinateur ;
  • ajout de la date d’installation d’un logiciel dans la fiche d’un ordinateur ;
  • amélioration de la sécurité (filtrage de toutes les requêtes HTTP GET et POST).
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Agenda du Libre pour la semaine 47 de l'année 2016

21 novembre, 2016 - 07:15

Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 51 événements (1 en Belgique, 44 en France, 5 au Québec et 1 en Suisse) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 47 de l'année 2016 [FR Montpellier] Formation Référencement Web - Le lundi 21 novembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 21 au mercredi 23 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Référencement Web).
Lundi 28 au mercredi 30 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr).
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier.

[QC Montréal] (3L)-Logiciels Libres en liberté groupe d’utilisateurs de Logiciels Libres, - Le lundi 21 novembre 2016 de 18h00 à 21h00.

(3L)-Logiciels Libres en liberté groupe d’utilisateurs de Logiciels Libres, de niveau débutant qui tiendra sa rencontre régulière mensuelle tout les 3e lundi de chaque mois.
Amener vos portables et votre bonne humeur. Venez jaser sur les logiciels libres, montrer vos découvertes et poser vos questions?

[FR Montpellier] Formation Référencement Web - Le mardi 22 novembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 21 au mercredi 23 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Référencement Web).
Lundi 28 au mercredi 30 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr).
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier.

[FR Paris] OpenStack Day France - Le mardi 22 novembre 2016 de 09h00 à 18h00.

Le premier OpenStack Day France aura lieu le 22 novembre 2016 à Paris. Les OpenStack Days sont des événements officiels dont le but est de partager et promouvoir les retours d'expérience avec OpenStack. En 2016, il y aura plus de 20 OpenStack Days organisés à travers le monde.
OpenStack est une solution libre composée de multiples projets permettant la mise en place d'un cloud de type Infrastructure as a Service (IaaS) et plus. C'est un projet très dynamique, l'événement est une excellente occasion de rencontrer des représentants de la Fondation OpenStack, des dirigeants de l’industrie, des utilisateurs finaux et des contributeurs actifs de la communauté.
L'association des utilisateurs francophones d'OpenStack (OpenStackFr) organise cette journée complète dédiée à OpenStack. 500 personnes sont attendues pour assister à de nombreuses conférences autour du projet OpenStack et de l'écosystème cloud qui l'entoure.

[FR Castelnau-le-Lez] Section GNU/Linux - Le mardi 22 novembre 2016 de 10h00 à 12h00.

L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien. Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi d’adapter l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.
Vous pourrez y aborder plusieurs thèmes :
Présentation de Linux

[FR Teyran] Notions PC - Le mardi 22 novembre 2016 de 10h00 à 11h00.

Réaliser votre généalogie avec le logiciel libre Ancestis
Réaliser un tableau « dépenses/recettes » avec LibreOffice Calc
Ancestris est un logiciel de généalogie1 gratuit respectant la spécification GEDCOM version 5.52. C’est un logiciel libre sous licence GNU GPL 2.0 disponible pour Linux, BSD, Solaris, MAC et Windows. Il est écrit en langage Java et repose sur la plate-forme NetBeans d’Oracle. Ancestris travaille directement sur le fichier GEDCOM ce qui garantit la maîtrise des données, évite d’avoir à faire des exports, et facilite les échanges de données entre plusieurs personnes travaillant sur une même généalogie.

[FR Reims] G.L.O.U. - Le mardi 22 novembre 2016 de 18h00 à 20h30.

Le G.L.O.U. est l'occasion de boire un coup entre amis des libertés, et de discuter de tout et  de rien.
L'entrée est libre, tout le monde est bienvenu, mais étant dans un bar.
Il est bon de prendre une consommation.

[FR Montpellier] Formation sécurité informatique et cryptographie (Tails - Tor - PGP) - Le mardi 22 novembre 2016 de 18h00 à 22h30.

Montpel’libre premier centre formateur Tails en France a le plaisir de vous proposer un nouveau cycle de formation, cryptographie et sécurité informatique. En partenariat avec
Merci d’avoir choisi de participer aux ateliers « Sécurité Informatique et Cryptographie » organisés par Le Club de la Presse et Montpel’libre.
Formation Crypto, séance de préparation, premier module :

[FR Poitiers] Café vie privée "Données et objets connectés" - Le mardi 22 novembre 2016 de 18h30 à 20h00.

Vous utilisez internet ou votre smartphone tous les jours, mais vous vous posez des questions sur ces usages ?
Venez échanger de façon conviviale sur nos pratiques et comment prendre en main notre vie numérique.
Données et objets connectés

[FR Grenoble] Atelier de la Guilde - Le mardi 22 novembre 2016 de 19h00 à 23h00.

GUILDE (Guilde des Utilisateurs Linux du Dauphiné) est une association loi 1901 qui s'est fixée pour objectifs de promouvoir le système Linux auprès des particuliers et des professionnels, de rassembler les utilisateurs de Linux de la région du Dauphiné.
Les ateliers de la GUILDE sont une occasion d'échanger sur un thème précis définis à l'avance (utilisation d'un logiciel, préparation d'un évènement).

[FR Nantes] PostgreSQL Meetup #5 - Le mardi 22 novembre 2016 de 19h00 à 22h00.

Oceanet Technology nous fait le plaisir de nous accueillir et de nous restaurer pour cette cinquième session des rencontres autour de PostgreSQL à Nantes. Ce sera également l'occasion pour ceux qui le souhaitent de participer à une visite du Datacenter d'Oceanet Technology, prévoir un quart d'heure pour les intéressés avant d'entamer les meetup.
A ce jour au programme des présentions de cette session, nous aurons les nouveautés de la 9.6 en pratique et un retour d'expérience sur le type ltree. Le programme n'étant pas figé nous sommes toujours à l'écoute de vos sujets et propositions de présentations. Nous vous encourageons à proposer des lighting talk pour enrichir cette session.

[QC Montréal] Jeux libres en santé - Le mardi 22 novembre 2016 de 08h45 à 16h30.

Intéressés par la "Création collective de jeux libres en santé : communs, recherche participative et blockchain" ?
Participez à la journée "Applications mobiles en santé : des usages aux enjeux éthiques, déontologiques et juridiques" organisée par le Réseau de recherche en santé des populations, le Regroupement stratégique TIC et santé, et ComSanté, Centre de recherche sur la communication et la santé à l'UQAM.
Programme détaillé sur le site de l'événement.

[FR Montpellier] Formation Référencement Web - Le mercredi 23 novembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 21 au mercredi 23 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Référencement Web).
Lundi 28 au mercredi 30 novembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr).
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier.

[FR Auch] Initiation à Linux - Le mercredi 23 novembre 2016 de 14h00 à 17h00.

Cette découverte de Linux est proposée au Café associatif d'Auch, l'Abri des Possibles, tous les mercredi.

[FR Mauguio] Infolibres permanence - Le mercredi 23 novembre 2016 de 17h00 à 19h00.

Rendez-vous technique, salle de formation informatique de la médiathèque.
L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à apprivoiser votre système GNU/Linux au quotidien.
Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes.

[FR Arles] « SurveillanceS ! » - Enjeux du logiciel libre - Le mercredi 23 novembre 2016 de 18h30 à 20h00.

Jean-Christophe Becquet, président de l'April animera une conférence intitulée « Le logiciel libre : une question citoyenne, un projet de société », dans le cadre d'un cycle sur le thème « SurveillanceS ! - Enjeux du logiciel libre ».
Organisé par Arles-Linux, Attac – Pays d’Arles et Pays d'Arles en Transition, mercredi 23 novembre 2016 à 18h30, Amphithéâtre de l’espace Van Gogh à Arles (13).
Le programme complet sur Arles-Linux

[FR Nantes] Atelier de contribution à Wikipédia - Le mercredi 23 novembre 2016 de 18h30 à 21h30.

L'objectif de cet atelier est de rendre les femmes plus visibles sur Wikipédia en écrivant des biographies de femmes ou des articles en lien avec le féminisme.
Ouvert à tou.te.s, sans inscription, ces Ateliers sont libres et gratuits.
Cet atelier a lieu à l'Espace Simone de Beauvoir, 15 du quai Ernest Renaud, Nantes, arrêt ''Gare maritime'' de la ligne 1 du tramway.

[FR Paris] Les Nouveaux Loups du Web - Le mercredi 23 novembre 2016 de 19h00 à 23h00.

Avez-vous déjà lu les conditions générales d’utilisation sur internet avant de cliquer ?
Vous seriez étonné de savoir ce qui est fait de vos données…
Indispensable pour tous les internautes !

[FR Villeurbanne] Rencontre Python - Docker pour le dev et la prod - Le mercredi 23 novembre 2016 de 19h00 à 22h00.

Encolpe Degoute nous parlera de l'expérience qu'il peut avoir avec Docker pour Python.
L'utilisation de conteneurs facilite l'installation de projets complexes utilisant Python comme glue. Cela rend aussi plus difficile de garder un environnement cohérent entre le développement et la production. Nous vous proposons une configuration permettant de réunir les deux modes et de discuter des avantages et des limitations.
Comme d'habitude, amenez ce que vous voulez partager à boire ou à manger.

[FR Peymeinade] Install-Party GNU/Linux - Le mercredi 23 novembre 2016 de 19h00 à 21h00.

Désormais tous 4èmes Mercredi du mois Clic Ordi et Linux Azur vous proposent une install-party ouverte à tous et gratuite.
Découvrez un monde rempli de Papillons, licornes, mais surtout de manchots !
Plus besoin de se soucier des virus et autres logiciels malveillants.

[FR Lille] Open Source Écologie - Le mercredi 23 novembre 2016 de 19h00 à 22h00.

Au programme :
Pour découvrir Open Source Écologie : à 19h30 et 20h30.
Présentation de 15-20 min du groupe OSE Lille, du mouvement global et des projets.

[FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 23 novembre 2016 de 21h00 à 23h00.

Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

[CH Lausanne] Debian Romandie Meetup - Le mercredi 23 novembre 2016 de 18h30 à 22h00.

2nd Debian Romandie Meetup (DRM)

[FR Martigues] Cycle traitement de la photographie - Le jeudi 24 novembre 2016 de 16h30 à 18h15.

L’association ULLM (les Utillisateurs de Logiciels Libres du Pays Martégal) en collaboration avec ECM vous présente le programme de ses ateliers du troisième trimètre 2016.
Le jeudi 24 novembre de 16h30 à 18h15
Responsable Marc Guelle

[FR Lyon] Atelier jeudi bidouille numérique - Le jeudi 24 novembre 2016 de 19h00 à 22h00.

Ce jeudi 24 novembre de 19h à 22h (Atelier bidouille : gratuit sans inscription)
L’EPN des Rancy de la Maison Pour Tous, situé 249 Rue Vendôme – 69003 Lyon propose avec la participation des bénévoles de l’ALDIL, Illyse et des utilisateurs de GNU/Linux (Ubuntu, Debian, Mageia, LinuxMint…) ce rendez-vous mensuels et informels soit :
Entraides et dépannages entre utilisateurs de #logiciel libres débutants et plus aguerris. L’occasion de voir comment ça marche, de demander un coup de pouce, de faire découvrir une astuce.

[FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 24 novembre 2016 de 19h30 à 22h30.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).
Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

[FR Tours] L'auto-hébergement et pourquoi pas chez-vous ? - Le jeudi 24 novembre 2016 de 20h00 à 22h00.

Touraine Data Network dans le cadre de son objet "la défense et la promotion du réseau des réseaux Internet" vous propose un atelier sur l'auto-hébergement.
Venez découvrir les principes de l'auto-hébergement de ses propres services numériques: Pourquoi et comment ? L'essayer et pourquoi pas l'adopter !
Des ateliers complémentaires peuvent être organisés sur d'autres créneaux (essentiellement pour la mise en pratique l'atelier du jeudi soir étant la pour la découverte).

[QC Montréal] Atelier thèmes-enfants WordPress - Le jeudi 24 novembre 2016 de 18h00 à 21h00.

Se familiariser avec les thèmes enfants : un atelier pratique
Les thèmes-enfants sont une façon simple mais efficace de personnaliser un thème préexistant. En apprenant à bien les utiliser, vous éliminerez le risque de perdre vos modifications lorsque le développeur publiera une nouvelle version et que vous ferez une mise à jour du thème. Je vous guiderai à travers les étapes de mise en place d’un thème-enfant sur votre installation locale de WordPress et nous feront quelques ajustements ensemble, du CSS à aux ajustements plus substantiels de fonctionnalités. Le tout dans un langage facile à suivre !
Voir les préréquis et détails ici: http://wpmtl.org/blog/2016/10/16/child-themes/

[FR Montpellier] Permanence « Les logiciels libres, parlons-en ! » - Le vendredi 25 novembre 2016 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?
Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.
L’idée est de s’informer et d’informer les adhérents des diverses associations sur le fonctionnement du lieu et des associations, et notamment sur les 5 partenaires qui l’animent et lui permettent ainsi d’exister (autour.com, L’Accorderie, enercoop, modulauto, La Nef). Lors de cette permanence partagée vous pourrez rencontrer les associations La Graine (monnaie locale de Montpellier), éCOhabitons, Montpellier à pied, et bien sûr Montpel’libre.

[FR Marseille] Repair Café - Le vendredi 25 novembre 2016 de 17h30 à 19h30.

Pour lutter contre l’obsolescence programmée et favoriser le recyclage créatif,  Repair Cafés et l’association CercLL (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres).
Le vendredi 25 novembre 2016 de 17h30 à 19h30 réparons ensemble nos outils informatiques, chez France Nature Environnement 28 rue Saint Savournin 13001 Marseille
Repair Café Marseille est une initiative citoyenne qui s’inscrit dans le contexte de la transition énergétique.

[FR Bar Sur Loup] Rencontres Accès Libres (RAL) - Le vendredi 25 novembre 2016 de 17h30 à 20h30.

Les Rencontres Accès Libres sont l'occasion de découvrir l'association Linux Azur et Linux.
Ouverte à tout le monde. Entrée Libre
La RAL du BSL se tiendra donc dans les locaux du BSL ADOs

[FR Strasbourg] Soirée bidouille/hack - Le vendredi 25 novembre 2016 de 18h00 à 22h00.

Hackstub est un groupe d'enthousiastes des technologies qui se reconnaissent dans l'éthique et la culture hacker. Notre but est de construire une communauté locale, ainsi qu'un lieu d'expérimentation ouvert pour travailler sur des projets, échanger, et réfléchir l'utilisation des technologies et leur impact sur la société.
Nous nous retrouvons tous les vendredi soir à partir de 18h pour bidouiller dans une ambiance conviviale, discuter des problématiques politiques liées aux nouvelles technologies, et apprendre en faisant.
Certains programment, administrent leur serveur, d'autres bidouillent de l'électronique, ou encore rédigent un mémoire de philo, et d'autres encore expliquent certaines notions aux plus néophytes.

[FR Lille] Atélili #15 Jeu vidéo - Le vendredi 25 novembre 2016 de 18h30 à 21h00.

Vous aimez les jeux Vidéos mais vous pensez que sous GNU/Linux c'est impossible d'y jouer?
Vous pensez qu'il n'y a pas de jeux Libre?
Ce 15ième Atelili est là pour vous démontrer le contraire!

[FR Nancy] Aide réparation système GNU/Linux - Le vendredi 25 novembre 2016 de 20h30 à 23h59.

Le vendredi 25 novembre à la MJC des 3 Maisons à partir de 20h30, le Mirabellug tiendra un petit atelier d’aide de réparation d’un système GNU/Linux sur l’ordinateur d’un libriste ayant des difficultés.
Si vous aussi vous êtes actuellement dans la même situation, n’hésitez pas à prendre contact, d’une pierre deux coups la même soirée !
Bien évidement, parallèlement à cette action, rien ne nous empêchera de se retrouver entre membres et invités pour papoter du Libre. N’hésitez pas à apporter des victuailles pour ajouter un peu de convivialité.

[BE Namur] Joomla User Group - Le samedi 26 novembre 2016 de 09h00 à 12h00.

Rencontre bimensuelle de la Joomla User Group (JUG) Wallonie.
Lors de notre prochaine rencontre, deux conférences :
Jean-Luc Bourgogne va nous présenter un panorama de ce qui existe au niveau des caches, quel est l'apport et la solution apportée par chaque solution

[FR Bédoin] Faites de la Récup - Le samedi 26 novembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Journée consacrée à la lutte contre l'obsolescence programmée et organisée par des structures issues de l'Économie Sociale et Solidaire (ESS) : l'association Linux Ventoux, la MJC de Bédoin, le Raspberry Jam Rhône Valley de Courthézon, le LAB d'Aix-en-Provence et les Petits Débrouillards.

[FR Lyon] Usage de la cartographie - Le samedi 26 novembre 2016 de 09h30 à 12h30.

Atelier gratuit de 09h30 à 12h30 Inscription obligatoire à epn@salledesrancy.com
Ce samedi 26 novembre : Découvrez les usages de la cartographie
L’EPN des Rancy de la Maison Pour Tous, situé 249 Rue Vendôme – 69003 Lyon et l’association Altercarto propose une série d'atelier.

[FR Beauvais] Se protéger de Big Brother avec la Brique Internet - Le samedi 26 novembre 2016 de 09h30 à 12h00.

En collaboration avec la MAJI (Maison des Associations de la Jeunesse et des Initiatives), l'association Oisux propose 8 samedis du Libre en 2016 à Beauvais au 28 rue de Gascogne.
Formations gratuites, 9h30 à 12h00.
Comment faire pour que votre Fournisseur d'Accès à Internet (FAI) ne vous espionne pas ? La brique le permet.

[FR St Raphael] Linux Party - Le samedi 26 novembre 2016 de 09h30 à 12h00.

L’Association Linux maintient son rendez-vous mensuel et vous invite à rejoindre sa communauté afin de tester le système Linux et quelques logiciels Libres.
Venez échanger sur la philosophie du Libre et repartir gratuitement avec le système LINUX et quelques logiciels installés sur votre ordinateur portable.
C'est convivial et sans virus (entre autres avantages…

[FR Castelnau-le-Lez] Atelier de développement et programmation - Le samedi 26 novembre 2016 de 10h00 à 12h00.

Pour cette nouvelle saison, les ateliers Dev/Prog de Castelnau auront lieu chaque semaine le samedi matin, pour satisfaire aux attentes de toutes et tous.
Rendez-vous hebdomadaire, tous les samedis, salle 38 de la mjc (fermé pendant les vacances).
Cet atelier de développement est essentiellement axé sur les langages du Web : html, css (même si ce ne sont pas des langages à proprement parler) javascript et PHP, possibilité aussi d’utiliser Ajax, Jquery, Sqlite et MySql, mais il peut aussi aborder d’autres langages à la demande.

[FR Lamballe] Salon du numérique - Le samedi 26 novembre 2016 de 10h00 à 17h30.

C'est un salon de vulgarisation de l'outil informatique destiné à tous les publics des petits aux plus grands et organisé par Lamballe Communauté Numérique.
Le concept du logiciel libre sera représenté sous forme de présence de membres des sites jeuxlibres.net et Libre Games Initiatives,  ainsi que du créateur de LinuxConsole également créateur de Your Distro From Scratch (attention accrochez-vous, c'est du lourd).
Des conférences sur Libre Games Initiatives  et Your Distro From Scratch seront faites ainsi que sur l'initiative de Framasoft appelée Dégooglisons internet.

[FR Gometz-le-Châtel] Journée Libriste - Le samedi 26 novembre 2016 de 10h00 à 20h00.

Projection du film "Les nouveaux loups du web" en version française, animations jeunes (présentation de Scratch et du module turtle de Python), démonstrations de divers logiciels libres :
Thunderbird, Firefox,
Libre Office, Digikam, Rhythmbox,

[FR Sarrebourg] Journée du libre : découvrir les logiciels libres - Le samedi 26 novembre 2016 de 10h00 à 17h00.

Comme chaque année, une journée autour des logiciels libres est organisée au centre socioculturel de Sarrebourg, le samedi 26 novembre. Cet événement, qui se déroulera de 10 heures à 17 heures, est une occasion à ne pas manquer pour découvrir et se familiariser avec cette technologie en plein essor.
Chacun pourra découvrir ces logiciels à travers les stands mis en place (photo, jeux vidéos, …), les essayer grâce à des ordinateurs de démonstration et poser des questions aux bénévoles qui animent la journée.
En outre, ceux qui le souhaitent pourront venir avec leurs ordinateurs pour y faire installer Linux, un système d'exploitation équivalent à Windows, mais qui est libre et gratuit.

[FR Lons-le-Saunier] Cryptoparty : Protéger vos données personnelles - Le samedi 26 novembre 2016 de 10h30 à 22h30.

De 10h30 à 17h30, retrouvez nous au 2ème étage de la médiathèque pour une cryptoparty à la carte !
Avec nos intervenants, vous pourrez apprendre à :
choisir un bon mot de passe, un fournisseur d’email ;

[FR Elbeuf] Ubuntu Party - Le samedi 26 novembre 2016 de 11h00 à 18h00.

L'Ubuntu Party de la région Rouennaise débutera le Samedi 26 Novembre à 11h à la fabrique des savoir d'Elbeuf.
Au programme Conférences, Espace éducatif, Aide à l'installation et démonstrations.
Cet événement est co-organisé par la MJC Elbeuf, les Francas76 et ubuntu-fr.

[FR Ivry sur Seine] Cours de l'Ecole du Logiciel Libre - Le samedi 26 novembre 2016 de 14h00 à 18h00.

Présentation de l'E2L
Quel est le rôle de l'école du logiciel libre ?
Tout d'abord, ce n'est pas une école comme les autres. Elle n'a pas d'établissement fixe, pas de cours de récréation, pas de carte d'étudiant, ni de diplôme de fin d'année.

[FR Marseille] Install Party GNU/Linux - Le samedi 26 novembre 2016 de 14h00 à 19h00.

L’association CercLL (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres) vous invite à une install party GNU/Linux, le samedi 26 novembre 2016 de 14h00 à 19h00, dans la salle du Foyer du Peuple 50 rue Brandis 13005 Marseille.
Vous avez envie de découvrir un système d’exploitation libre, simple d’utilisation, stable, rapide et sécurisé. Une nouvelle façon d’utiliser votre ordinateur.
Vous vous sentez une affection naissante pour le Gnou et le Manchot, les mascottes de GNU/ Linux.

[FR Poitiers] Café vie privée "Quels traces laissons-nous sur les réseaux ?" - Le samedi 26 novembre 2016 de 14h30 à 18h00.

Vous utilisez Internet ou votre smartphone tous les jours, mais vous vous posez des questions sur ces usages ?
Venez échanger de façon conviviale sur nos pratiques et comment prendre en main notre vie numérique.
Conférence et ateliers

[FR Nantes] Permanence Linux - Le samedi 26 novembre 2016 de 15h00 à 18h00.

La deuxième permanence de Linux Nantes en novembre
aura lieu le samedi 26 Novembre à 15 heures,
dans l’aile du local associatif "B17".

[QC Québec] Activités LinuQ - Le samedi 26 novembre 2016 de 13h00 à 17h00.

Bonjour à tous ! Nous vous invitons à participer aux prochaines activités de LinuQ le samedi 26 novembre à compter de 13h (ouverture dès 12h) :
Programme
13h - Poursuite de l'atelier de réaction à la prise de conscience des viols de notre vie privée (Daniel Pascot & François Pelletier)

[QC Montréal] Programmation orientée objet en PHP - intermédiaire - Le dimanche 27 novembre 2016 de 09h30 à 17h30.

Formation de 35 heures offerte au Collège de Maisonneuve. À la fin du cours, le participant sera en mesure d’utiliser les fonctionnalités de base du langage PHP en Orientée Objet afin d’écrire des applications Web simples. Pour les travailleurs en entreprise privée et les travailleurs autonomes, la formation ne pourrait vous coûter que 2$ de l'heure.

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Kalliope, votre assistant personnel vocal

20 novembre, 2016 - 08:43

Kalliope est un assistant vocal personnel. Il peut, par exemple, vous permettre de piloter votre installation domotique à la voix. Il est écrit en Python et est sous licence MIT. Le code est disponible sur GitHub.

Techniquement alors ?

Kalliope est un cerveau (Brain) dans lequel on trouve des neurones (neurons). Les neurons sont des modules qui vont permettre d’effectuer toute sorte de tâches paramétrées. L’association entre une commande vocale (signal) et un neuron se fait par une synapse.

La définition d’une synapse est triviale :

--- - name: "Say-hello" signals: - order: "say hello" neurons: - say: message: "Hello, sir"

Ici on décrit une synapse « Say-hello » qui est activée sur l’ordre « say hello » et qui active le neurone message. Au final, quand on dit « Say hello », Kalliope vous répond « Hello, sir » (Waow !).

Il existe une liste de neurones, mais il est tout à fait possible d’en créer d’autres, en Python toujours.

En plus des commandes vocales, il est possible d’appeller des synapses depuis la ligne de commande.

État du projet

Le projet est très récent (le premier commit date du 12 septembre) et les développeurs aimeraient avoir des retours sur leur projet (à tout niveau).
Pour voir ce que ça peut donner, il y a une vidéo de démonstration.

L’installation est testée sur Debian, Ubuntu et Raspbian.

Si vous êtes à la recherche d’une alternative libre à Siri, Google Now ou Cortana (toute proportion gardée évidemment) pour piloter votre instance de Happy trigger à la voix n’hésitez pas à essayer et à remonter toutes vos remarques !

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Firefox 50 Cent

17 novembre, 2016 - 20:56

La 50e version majeure de Firefox est sortie le 15 novembre 2016.
Raccourcis claviers, démarrage plus rapide, Emojis, Let’s encrypt, 27 failles corrigées mais aussi des projets plein la tête !


     Design par Jeferson « wsaconato », sans licence explicite.

Sommaire Les nouveautés de la version 50 Version bureau
  • Firefox 50 propose ses propres Emojis si le système d’exploitation ne contient aucune police avec Emoji (Windows 8.0 et inférieur, GNU/Linux) ;
  • l’outil de recherche de texte aura une option pour chercher sur les mots entiers de la page au lieu de chercher le texte partout (même en milieu de mot) ;
  • un paramètre permet de modifier le raccourci Ctrl + Tab pour parcourir les onglets dans leur ordre d’utilisation récente au lieu de parcourir, par position, dans la barre d’onglets :  Accessible via about:preferences#general ;
  • 98 % des utilisateurs de Windows 7 ou supérieur peuvent utiliser WebGL ;
  • pour les utilisateurs de Windows et de Mac OS X, les vidéos EME peuvent utiliser le format WebM ;
  • protection lors du téléchargement contre un large panel d’exécutables sous GNU/Linux, Mac OS X et Windows ;
  • Ctrl + Alt + R permet d’activer le « mode lecture » depuis n’importe quelle page compatible ;
  • le démarrage est plus rapide, grâce à des performances accrues pour les extensions.
Du côté de chez GNU

La version GNU/Linux ne repose plus sur les bibliothèques logicielles libgnome et libgnomeui qui sont, de fait, obsolètes depuis longtemps (leurs fonctionnalités ont été consolidées dans GTK+ dans le cadre du projet Ridley qui préparait GTK+ 3) [bogue no 694570].

Notons par ailleurs que, du côté de Debian, on retente GTK+ 3 à l’occasion de cette version !

Et le mode multi‐processus, on en est où ?

L’avancement du projet Electrolysis dépend pour une bonne part du test des extensions pour s’assurer de leur compatibilité (et, le cas échéant, de leur modification pour fonctionner dans ce mode).

Vous voulez aider le projet à avancer plus vite ? Indiquez les extensions qui fonctionnent (ou pas) avec l’extension officielle Add‐on Compatibility Reporter. Une fois l’extension installée, une icône représentant une pièce de puzzle (le symbole habituel des extensions dans Firefox) apparaît à droite de la boîte de recherche sur le Web. Après avoir testé le comportement de vos extensions, cliquez sur cette icône pour :

  1. vérifier en bas du panneau que le mode multi‐processus est bien activé ;
  2. signaler quelles extensions fonctionnent et lesquelles dysfonctionnent (comme indiqué en détail ici).

Cela permet d’alimenter la base de données Are we e10s yet?.

Rappelons que les extensions s’appuyant sur la nouvelle API de WebExtension sont directement compatibles. D’après le calendrier, Mozilla souhaite augmenter, dans Firefox 50, la proportion d’utilisateurs utilisant Electrolysis de 6 à 12 % selon le calendrier.

Autorité de certification Internet Security Research Group : arrivée du certificat racine de Let’s Encrypt

Firefox 50 reconnait le certificat racine de l’Internet Security Research Group : ISRG Root X1. Auparavant, c’était Digital Signature Trust Co qui signait les certificats via Let’s Encrypt Authority X1 Let’s Encrypt Authority X3, pour qu’ils soient reconnus dans tous les navigateurs.
De plus amples explications sont disponibles sur le site letsencrypt.org.

Version Android

Au menu de la version 50 pour Android :

Communs à la version de bureau et mobile Failles de sécurité

Vingt‐sept failles de sécurité ont été corrigées pour Firefox 50 : 3 critiques (CVE-2016-5296, CVE-2016-5289 et CVE-2016-5290), 12 élevées, 10 modérées et 2 basses. Six failles sont aussi corrigées pour Firefox ESR 45.5 : deux critiques (CVE-2016-5290 et CVE-2016-5296), deux élevées et deux modérées.

Pour les développeurs

Les développeurs bénéficient des améliorations suivantes :

Console Web

La console Web de Firefox 50 apporte les nouveautés suivantes :

  • possibilité de comprendre source maps (mais désactivé par défaut) bogue no 1289570 ;
  • les Memory Tools sont activés par défaut ;
  • amélioration du storage inspector pour IndexedDB ;
  • box model a désormais son propre onglet séparé de Computed View (note : pas chez moi, version 50) ;
  • amélioration de Web Console au niveau de Call Stack lors des requêtes XHR ou Fetch.
Installer Firefox

Les utilisateurs de versions Windows 32 bits (XP SP2 minimum), Windows 64 bits (Windows 7 minimum), Mac OS X en 32 ou 64 bits (version 10.9 Mavericks minimum) et GNU/Linux en 32 ou 64 bits peuvent installer cette nouvelle version de Firefox [source].

Idem pour les utilisateurs d’Android (version 4.0 Ice Cream Sandwich minimum, jusqu’à la dernière AOSP 7.1) sur x86 ou ARM (ARMv7 minimum) (page de téléchargement).

Une version spécifique (non basée sur le moteur de rendu développé par Mozilla) existe également pour iOS (version 8.2 minimum) [source].

Prochaines versions Version 51

Firefox 51 bêta teste l’impact d’une restriction plus stricte de SHA-1 [source].

Version 52 ESR

Il s’agira de la dernière version dont la compatibilité sera assurée avec Windows XP et Vista. S’agissant d’une version ESR, les utilisateurs concernés auront jusqu’en mai 2018 pour trouver une solution. Ensuite, Windows 7 sera le point d’entrée de Firefox 53 du côté des aficionados du système d’exploitation de Redmond. À noter que LibreOffice, de son côté, réfléchit à laisser de côté Windows XP après la série 5.2.x.

L’API HTML5 BatteryManager permettant de connaître l’état de la batterie sur un ordinateur sera retirée de cette version. En effet, son usage est détourné pour pister les utilisateurs.

Cette version prendra en charge requestIdleCallback [source].

Ce sera aussi la dernière version à pouvoir faire tourner les greffons NPAPI (sauf le greffon Flash qui continuera d’être pris en charge encore un moment). Nous verrons dans la suite de la dépêche que Mozilla pourrait ne pas s’arrêter là pour la gestion des greffons. Vous pouvez lire une revue plus globale sur Flash dans la dépêche LinuxFr.org dédiée à cette technologie.

Version 53

Gecko faisait les contrôles sur la sécurité des contenus avant d’envoyer les requêtes que traitait Necko (API indépendante de la plate‐forme et ayant des fonctionnalités dans le réseau).

Dans Firefox 53, cette responsabilité de contrôle des contenus va être transférée de Gecko à Necko. Mozilla a publié un papier lors de la IEEE Cybersecurity Development 2016 [source].

Futures versions

Abordons à présent le futur de Firefox :

  • Mozilla cherche à améliorer la sécurité sur le Web, Firefox affichera une icône d’un cadenas barré quand vous rentrez un mot de passe sur un site n’utilisant pas la couche de sécurité TLS. Cela compliquera la possibilité de récupérer des mots de passe à l’aide d’une attaque d’homme du milieu : Plus d’informations sur le billet Plus de mots de passe à travers HTTP, SVP ! (en anglais) ;
  • l’impression d’une page utilisera l’affichage « Mode de lecture » (proposé depuis Firefox 38.0.5) ; on peut espérer que les publicités d’une page Web ne seront plus imprimées [bogue no 962433] ;
  • le greffon Flash ne sera plus déclaré au site Web auquel Firefox se connecte [bogue no 1186948] ; pour cela, il faudra que le comportement du greffon soit à « Demander pour activer » (comportement par défaut depuis quelques versions) ;
  • amélioration du Debugger rewrite en HTML et de Console rewrite en HTML ;
  • le travail est toujours en cours dans Nightly pour permettre enfin l’accélération matérielle du rendu des pages Web via OpenGL sur la plate‐forme GNU/Linux. Il est prévu, avant qu’elle ne soit lancée dans Aurora/Beta/Release, de n’activer cette fonctionnalité que pour un certain nombre de pilotes testés comme ne posant pas de problème. C’est le travail en cours sur le [bogue no 1294232], basé sur l’extension GLX_MESA_query_renderer qui a été assez récemment ajoutée à Mesa 3D (version 10.3).
  • lors de l’échange de clés Diffie-Hellman, si votre site web utilise une clef ≤ 1 023 bits, Firefox refusera la connexion source ;
  • Firefox pourrait proposer de compartimenter votre navigation Web. Vous pourrez ouvrir une page de Facebook, Google ou autres traqueurs de vie privée, ces pages Web ignoreront les autres pages que vous avez ouvertes dans la même session ; ce sont les onglets contextuels dans Firefox Nightly et les conteneurs : Peut‐être une piste d’évolution pour marier interface utilisateur innovante et vie privée et, par là même, se démarquer des autres navigateurs. Espérons que ce projet arrive rapidement et vivra plus longtemps que les groupes d’onglets Panorama.
Test Pilot : l’expérimentation continue

Trois extensions sont proposées par Mozilla pour avoir des retours utilisateurs :

  • Page Shot, pour une « capture d’écran » de la page Web ;
  • Min Vid, pour avoir la vidéo en cours toujours au premier plan ;
  • Tracking Protection, pour limiter l’action des pisteurs (trackers) qui cherchent à vous suivre sur la Toile.
WebExtension

Firefox 51 bêta voit arriver différentes mises à jour des WebExtensions (WebExtension a été introduite dans Firefox 48). Une de ces mises à jour apporte à l’API la gestion du multi‐processus. Les extensions pourront bénéficier à terme du bac à sable et du parallélisme en étant exécutées dans un processus distinct. Toutefois, aucune date d’échéance n’est donnée pour son arrivée dans Firefox stable (bogue de suivi et une vidéo de deux heures sur le travail effectué).

Autre amélioration, une désinstallation supprimera les données enregistrées localement [bogue no 1213990]. Il est possible de demander de conserver ces données locales, mais il faudra l’indiquer [bogue no 1220494].

Enfin, cette mise à jour de WebExtension apporte Native messaging, le wiki de Mozilla indique :

« Native messaging enables a WebExtension to exchange messages with a native application installed on the user’s computer. This enables native applications to provide a service to add‐ons without needing to be reachable over the Web. One common example here is password managers: the native application manages storage and encryption of passwords, and communicates with the add‐on to populate Web forms. Native messaging also enables add‐ons to access resources that are not accessible through WebExtension APIs, such as some particular piece of hardware._ »

Ce qui peut être traduit par :

« La messagerie native permet à WebExtension d’échanger des messages avec une application native installée sur l’ordinateur de l’utilisateur. Cela permet aux applications natives de fournir un service aux modules complémentaires sans devoir être accessibles sur le Web. Un exemple courant est celui des gestionnaires de mots de passe : l’application native gère le stockage et le chiffrement des mots de passe et communique avec l’extension pour remplir les formulaires Web. La messagerie native permet également aux modules complémentaires d’accéder à des ressources qui ne sont pas accessibles par l’intermédiaire d’API WebExtension, comme certains éléments matériels particuliers. »

[source]

Un billet de blog de Mozilla revient sur la migration en cours du système actuel des extensions vers le futur nouveau système basé sur WebExtension. Si les développeurs ont majoritairement contribué sur leurs besoins propres (documentations, corrections de bogues, retours d’utilisation), ce billet appelle aux bonnes volontés d’autres aspects :

  • rendre les API les plus agnostiques possibles, en effet, à terme, WebExtensions devraient fonctionner aussi bien sur Chrome et Opéra que sur Firefox (certaines rumeurs disent que Microsoft pourrait intégrer les WebExtensions à Edge) ; le billet rappelle ainsi qu’il ne sera plus nécessaire de connaître le fonctionnement particulier de Firefox ;
  • créer les API manquantes, si vous avez besoin d’une API n’hésitez pas à ouvrir un rapport de bogue à ce sujet. Les API les plus complexes en cours de traitement sont affichées sur un Kaban dédié [source].

Le site Are we WebExtensions yet? estime que la compatibilité des WebExtensions avec le Chrome Store est passée de 38,71 %, le 31 mars 2016, à 45 %, le 9 septembre 2016.

Projet Mortar

Le projet Mortar, qui signifie mortier en anglais, s’intéresse à deux points techniques dans Firefox :

PPAPI

Mozilla s’interroge sur le remplacement du système de greffons Netscape Plugin API (NPAPI), hérité de Netscape, par celui de Chrome Pepper Plugin API (PPAPI) . Est‐ce que la documentation de PPAPI est cette fois suffisante, claire et indépendante du moteur de rendu de Chrome pour Mozilla ? (conditions qui ont jusque‐là justifié le refus).

PDFium

De même, ce projet s’intéresse à PDF.js qui réalise la lecture des documents PDF au sein de Firefox (et qui peut être aussi utilisé au sein un site Web pour proposer des PDF en HTML). Mozilla pourrait le remplacer par PDFium, le lecteur de PDF de Chrome. Ce dernier permet de remplir les formulaires PDF (ce que ne sait pas faire PDF.js).

Révision en profondeur de Gecko

Arrivée du mode multi‐processus et des WebExtensions, purge du code spécifique à Firefox OS, abandon programmée de l’interface des greffons NPAPI, prochain abandon des versions XP et Vista de Windows… Quelque chose de gros serait‐il en train de se préparer ?

Nouvelle étape, majeure : le projet Quantum, ou l’hybridation Gecko‐Servo

Alors que le projet Electrolysis tend vers sa conclusion (basculement progressif de tous les utilisateurs), Mozilla dévoile le projet Quantum qui consiste à utiliser des portions de code cruciales en termes de performances et de sécurité du moteur de rendu Servo (programmé en Rust) dans le moteur de rendu actuel Gecko.
Mozilla espère que cela rendra son moteur de rendu plus véloce, capable d’utiliser au mieux le parallélisme des processeurs et aussi des processeurs graphiques [source].

Le projet Quantum est subdivisé en quatre sous-projets :

  • Quantum CSS, pour rendre le moteur CSS le plus parallélisable possible ;
  • Quantum DOM va rendre Gecko plus adaptatif, particulièrement dans le cas où de très nombreux onglets sont ouverts en arrière‐plan ;
  • Quantum Compositor, pour améliorer le code qui interagit avec les processeurs graphiques ;
  • Quantum Rendering remplacera le sous‐système de rendu graphique de Gecko par celui de Servo avec, là aussi, une place importante pour le processeur graphique.

Plus d’informations, notamment sur Quantum DOM sur tech.mozfr.org.

Derrière ce projet, Mozilla évoque éclairement la prochaine génération de moteur de rendu (Servo, le moteur de rendu codé en Rust, a toujours été déclaré comme une expérimentation : il n’est pas appelé à remplacer Gecko). Et c’est pour demain !

L’équipe de développement de Servo s’en réjouit (et fournit quelques chiffres spectaculaires à l’appui) !

Techniquement, les premières briques sont déjà posées :

La prochaine étape pourrait être la concrétisation dans quelques mois de Quantum CSS (alias le projet Stylo, permettant l’intégration du moteur de style de Servo dans Gecko).

Autour de Firefox Mozilla : comment nous protégeons Internet avec votre aide

Ce billet de blog de Mozilla, traduit en français sur blog.mozfr.org, revient sur les différents actions de Mozilla pour la sécurité appuyée par sa communauté et les différents partenaires d’Internet. C’est un billet orienté grand public qui a le mérite de brosser toutes les initiatives de Mozilla dans ce domaine, mais la plupart sont sûrement connues des lecteurs de LinuxFr.org : Mozilla : comment nous protégeons Internet avec votre aide.
Lire aussi en complément, concernant le fonctionnement du Secure Open Source Fund ou SOS Fund : Le fonds de Mozilla qui sécurise l’open source et le Net.

Autorité de certification WoSign

Cette autorité de certification a joué au plus malin en anti‐datant des certificats pour leur permettre d’utiliser SHA-1, qui a été abandonné par les différents navigateurs Web. Les gens de Mozilla viennent de s’en apercevoir et ils n’apprécient pas du tout [source].
Bien sûr, les autres navigateurs ont été alertés et tout ce petit monde va sûrement se concerter pour savoir comment punir le fautif (la base de son métier est de fournir de la confiance, pas de jouer au malin) [source].

Servo/Rust

La feuille de route a été mise à jour pour inclure les objectifs du 4e trimestre et jeter quelques idées préliminaires pour 2017.

Après Firefox, c’est GNOME que Rust pourrait oxyder. Alors qu’une réflexion est en cours pour utiliser Rust dans les parties les plus exposées de GStreamer, Builder, l’environnement de développement intégré de GNOME permet dorénavant de travailler avec ce langage. Par ailleurs, Alberto Ruiz a récemment publié une réflexion sur l’utilisation principale de Rust dans GNOME.

À noter qu’il existe Corrode, un outil soutenu par Mozilla de traduction du code C en code Rust.

B2G OS

Firefox OS est mort et ses portions de code vont être retirées de Gecko, obligeant le projet communautaire Boot to Gecko (B2G) à réaliser un fork de Gecko pour survivre.

WebAssembly alias wasm

Ce format binaire dont les spécificités seront garanties par leur ouverture et leur standardisation, continue de progresser au sein de Chrome, EDGE et Firefox. Tous ces navigateurs invitent leurs utilisateurs à tester ce nouveau format (encore en phase de test) et à leur faire part de leurs retours. Ils espèrent figer la première au cours du premier trimestre 2017 et l’activer par défaut sur leur navigateur respectif.
Dans Firefox, pour activer WebAssembly, il faut aller dans about:config et activer javascript.options.wasm [source].

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Pendant ce temps, dans l’écosystème Ruby

17 novembre, 2016 - 03:30

Même si les analystes le positionnent toujours comme un langage à la popularité limitée, il n’empêche que depuis l’arrivée du cadriciel Rails, le langage Ruby est utilisé par de nombreux services qui partagent notre quotidien : GitHub, Airbnb, Twitch, Zendesk, LinuxFr.org, etc.

Petit tour d’actualité de ce langage qui va bientôt fêter ses 20 ans !

Ruby 3×3

Dès sa création, le langage Ruby s’est focalisé sur la productivité et la joie procurée par la programmation. Les performances n’ont jamais été une caractéristique essentielle de ce langage. Les choses ont néanmoins évolués en février 2013 avec l’arrivée de la version 2. Cette version majeure incluait une toute nouvelle machine virtuelle bien plus performante. Aujourd’hui, le créateur du langage, Yukihiro Matsumoto (aka Matz), souhaite aller encore plus loin et a fixé à la communauté l’objectif de sortir une version 3, trois fois plus rapide que la version 2.0.

Pour mesurer cela, il a été décidé de se baser sur un émulateur NES écrit exclusivement en Ruby : optcarrot. Néanmoins, Matz reste conscient que Ruby on Rails reste l’application vitrine du langage et, à ce titre, il a décidé d’ajouter quelques analyses comparatives autour de ce cadriciel.

Concernant les performances en elles‐mêmes, plusieurs pistes sont actuellement à l’étude :

  • la compilation à la volée (JIT) qui permettrait un gain performance important. C’est une piste sérieuse, néanmoins Matz ne souhaite pas utiliser le compilateur à la volée du projet LLVM, car il est considéré comme étant trop jeune (par rapport à Ruby). Il faudra donc trouver une solution alternative ;
  • une première expérimentation a été réalisée avec un compilateur anticipé et permet déjà de faire gagner jusqu’à 30 % de performance ;
  • plusieurs optimisations autour du ramasse‐miettes sont déjà en cours, même si cela ne représente que 10 % du temps passé dans l’interpréteur Ruby ;
  • une nouvelle approche de la programmation concurrente via des guilds devrait également améliorer les performances d’ensemble.

Mais pas d’emportement, tout cela n’est pas prévu avant un ou deux ans.

 

Sortie de Ruby on Rails 5

Une nouvelle version majeure du framework Ruby on Rails est sortie cet été. Cette version 5 comporte beaucoup de nouveautés dont les plus intéressantes sont :

  • Action Cable, un nouveau module pour manipuler les WebSockets dans votre application ;
  • le mode API pour créer des applications qui ne communiquent qu’à travers du JSON ;
  • Turbolinks 5 pour accélérer la navigation sur votre site ;
  • et plusieurs améliorations sous le capot (comme celle‐ci ou celle‐là).

Néanmoins, les migrations peuvent être relativement délicates car, comme à son habitude, la Rails Core Team n’hésite pas à remettre en cause certains choix du passé (pour ne citer qu’eux : la méthode belongs_to a été revue, de même que le comportement de la fonction de rappel).

C’est peut‐être pour cela que notre site préféré est toujours sur la branche 4 ?

En tout cas, je vous invite à vous initier à ce cadriciel qui fait des merveilles en vous plongeant dans l’ouvrage de référence !

 

Pourquoi Ruby ?

Toujours pas convaincu de l’utilité de ce langage ?
Alors, jetez un œil à cette Keynote de l’insolent David Heinemeier‐Hansson, créateur du cadriciel Ruby on Rails, qui vous expliquera que Ruby est un ami, ce n’est pas tes parents. Il trouve même une relation entre la pyramide de Maslow et la programmation et, bien entendu, utiliser Ruby s’apparente à un accomplissement de soi. ☺

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