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pkgsrc 2015Q4

11 janvier, 2016 - 21:02

Dans un message à des listes de diffusion pkgsrc et NetBSD, Jonathan Perkin a annoncé la disponibilité de la branche pkgsrc-2015Q4. Pkgsrc (prononcer package source) est une infrastructure de construction de logiciels tiers pour NetBSD, ainsi que pour d’autres systèmes de type UNIX. Il permet donc à NetBSD, mais aussi à GNU/Linux, SmartOS, Minix, OS X et de nombreux autres systèmes d’exploitation de disposer de nombreux logiciels sous forme source, mais aussi sous forme binaire.

Les développeurs de pkgsrc fournissent une nouvelle version stable chaque trimestre. Comme son nom l’indique, pkgsrc 2015Q4 est donc la quatrième (et dernière) de l’année 2015 et est disponible depuis le 1er janvier 2016.

Plus de détails sur cette version, en particulier en seconde partie de dépêche, qui reprend grandement le courriel d’annonce.

Si vous ne connaissez toujours pas pkgsrc

À force de publier des dépêches sur le sujet (suivez le tag pkgsrc), espérons que vous commencez à connaître la chanson : pkgsrc, c’est le système de paquets logiciels pour NetBSD, issu d’un fork en 1997 de celui de FreeBSD. Nos amis au drapeau orange étant adeptes de la portabilité, il est logique que leur système de paquets puisse fonctionner ailleurs et compte toujours plus d’une vingtaine de plates‐formes compatibles, allant des systèmes BSD à Windows (grâce à Cygwin/Interix/Services For Unix) en passant par GNU/Linux, Mac OS X et Solaris.

Pour être plus concret sur la portabilité de pkgsrc, certaines personnes maintiennent des dépôts de paquets binaires en dehors de ceux pour NetBSD. Ainsi, le dépôt de la société Joyent contient des ensembles de paquets pour SmartOS, GNU/Linux (CentOS & RHEL 6) mais aussi Mac OS X. Pour cette plate‐forme, signalons aussi la présence du projet Save OS X, qui propose toujours articles et courtes vidéos introduisant pkgsrc pour le système à la pomme, en plus du nécessaire de bootstrap.

Enfin, ces initiatives ne sauraient être couronnées de succès sans pkgin, gestionnaire de paquets créé par iMil, actuellement en version 0.9.3.

Les chiffres du trimestre

Ce trimestre ne dispose plus de chiffres précis sur la quantité de paquets disponibles selon la plate‐forme, mais simplement des ordres d’idée :

  • plus de 16 000 paquets pour NetBSD-current amd64 avec clang ;
  • plus de 14 000 paquets pour FreeBSD amd64 avec clang ;
  • plus de 14 000 paquets pour SmartOS i386/x86_64 avec gcc ;
  • plus de 13 000 paquets pour Linux i386/x86_64 avec gcc ;
  • plus de 12 000 paquets pour OpenBSD amd64 avec gcc ;
  • plus de 12 000 paquets pour OS X El Capitan x86_64 avec clang ;
  • plus de 11 000 paquets pour DragonFly 4.5 amd64 avec gcc ;
  • plus de 10 000 paquets pour Bitrig amd64 avec clang.

Néanmoins, le nombre total de paquets possibles reste disponible : 16 846 contre 16 764 au troisième trimestre.

Si ce genre de statistiques vous intéresse, il est possible de visiter le BulkTracker, qui recense des résultats de bulk builds, les compilations massives de paquets.

Ce trimestre, en termes de modifications, il y a eu :

  • 172 paquets ajoutés (225 le trimestre précédent) ;
  • 58 paquets retirés, dont 7 avec un successeur (27 et 8 au trimestre précédent) ;
  • 1 185 paquets mis à jour (1 392 au trimestre précédent) ;
  • 1 paquet a été renommé (1 au trimestre précédent).
Les changements

Commençons par la désormais habituelle campagne de nettoyage, dont le but est de supprimer ce qui est obsolète ou non utilisé. Nous voyons donc partir la branche 5.4 de PHP ainsi que la branche 1.9.3 de Ruby, qui ont passé leur fin de vie.

Du côté des nouveautés, saluons l’arrivée rapide de la branche 7 de PHP ! PHP étant activement maintenu côté pkgsrc, il est fort probable qu’au moment de l’installation, ce n’est pas PHP 7.0 que vous obtiendrez, mais 7.0.2 ou 7.0.3. Python n’est pas en reste, puisque sa version 3.5 est elle aussi accessible. À noter que les paquets construits avec ces versions de PHP et de Python ont pour préfixes, respectivement php70 et py35.

A part ces deux langages, quoi de neuf ?

Sevan Janiyan continue ses améliorations de paquets à travers de nombreuses plates‐formes, au premier rang desquelles on trouve Bitrig et OpenBSD.

Des changements d’« infrastructure » ont aussi eu lieu ce trimestre, avec l’ajout d’une somme de contrôle SHA512 pour les archives sources des paquets, le retrait de vieux code et une réécriture de pkglint en go (l’ancienne version, en Perl, est toujours accessible sous le nom pkglint4).

Actualités diverses

Il s’agit de la 49e version de pkgsrc. 2016Q1 sera donc la 50e : toutes les suggestions concernant la célébration de cette version sont les bienvenues !

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Red Hat Enterprise Linux 7.2

11 janvier, 2016 - 13:57

Red Hat a annoncé, ce 19 novembre 2015, la version 7.2 de Red Hat Enterprise Linux (RHEL), distribution commerciale destinée aux professionnels et aux entreprises.

Pour rappel, RHEL 7 est disponible depuis juin 2014 et apporte de nombreuses nouveautés, comme Docker, systemd et l'utilisation par défaut du système de fichiers XFS. RHEL 6 et 5 sont, malgré tout, encore maintenues par l'éditeur.

Il convient, bien entendu, de ne pas confondre RHEL 7.2 avec Red Hat Linux 7.2 sortie en octobre 2001 ;).

Vous trouverez en deuxième partie de cet article une sélection des changements apportés.

Sommaire Prise en charge du matériel

Une bien maigre mise à jour côté matériel pour démarrer cette version 7.2, puisque Red Hat n'a daigné signaler dans ses notes de version que la prise en charge officielle des cartes OSA-Express5s par l'outil qethqoat, présent dans le paquet s390utils. Pourquoi officielle ? Parce que cela était déjà présent en avant-première technologique dans RHEL 7.1.

En attendant, on peut noter que RHEL 7.2 est maintenant capable de gérer 12 To de mémoire vive sur un système x86_64. La précédente limite était de 6 To.

Installation et démarrage

Anaconda s'améliore en RHEL 7.2, à commencer par la résolution d'un problème réseau dans le cas d'une installation via Kickstart, dans le cas où celui-ci redéfinit la configuration réseau. Maintenant celle-ci est faite très tôt au niveau de l'installation, pour éviter de se retrouver dans le mode « urgence ».

Encore côté Anaconda, celui-ci est maintenant capable de créer des volumes LVM « en cache » et d'installer RHEL dessus, mais uniquement dans des installation via Kickstart.

Jamais deux sans trois, une autre amélioration concerne les actions sur les disques pendant l'installation. Auparavant, Anaconda et Blivet ne revenaient pas correctement sur les actions programmées sur les disques lorsque la sélection changeait, provoquant quelques problèmes. Avec cette mise à jour, Anaconda a été corrigé pour créer un instantané de la configuration de stockage d'origine et y revenir lorsque la sélection de disque change.

On continue sur Anaconda, qui voit arriver l'ajout d'⁠OpenSCAP. Il est donc maintenant possible (et optionnel) de créer une politique de sécurité, sans avoir recours à divers scripts pour la mettre en place. Concrètement, cela veut dire qu'une nouvelle section fait son apparition dans Kickstart ("%addon org_fedora_oscap"), ainsi qu'un nouvel écran dans l'installeur graphique. Le guide d'installation est mis à jour en conséquence. En plus de l'application d'une politique de sécurité, via sélection d'un profil, par exemple, le paquet openscap-scanner sera installé et effectuera un premier test pour s'assurer de la conformité du système installé. Le résultat de ce test sera accessible dans /root/openscap_data.

Pour en finir avec les nouveautés d'Anaconda, signalons que celui-ci n'a plus de timeout dans le cas d'un fichier kickstart présent sur un média optique. Auparavant, l'installeur attendait 30 secondes que l'utilisateur change de CD ou de DVD avant de passer en mode « urgence ». Maintenant, Anaconda affiche un message et attend soit que le fichier soit fourni, soit que le système redémarre.

Laissons Anaconda de côté et passons à GRUB2. Celui-ci souffrait en effet d'un problème dans le tri des noyaux, effectué par la commande grub2-mkconfig. Le résultat ? grub.cfg disposait certes des noyaux installés sur la machine, mais pas forcément dans le bon ordre, ce qui peut empêcher de démarrer sur le noyau le plus récent. Maintenant, GRUB2 utilise le paquet rpmdevtools pour trier les noyaux disponibles et générer correctement un fichier où le noyau le plus récent est listé en haut.

Stockage

Abordons d'abord le stockage par les systèmes de fichiers, dont certains font l'objet d'une mise à jour « d'envergure » :

  • l'outil gfs2-utils passe en version 3.1.8, ne dépend plus de Perl et apporte, entre autres, des améliorations de performances ;
  • ⁠XFS passe en version 4.1 ;
  • CIFS passe en version 3.17.

Outre ces mises à jour, on remarquera que GFS 2 empêche à présent les utilisateurs de dépasser leur quota en essayant de prédire l'augmentation d'espace avant d'effectuer une opération plutôt qu'en vérifiant le quota après celle-ci.

Virtualisation et conteneurs

RHEL 7.2 n'apporte pas de grandes révolutions côté virtualisation, mais quelques petites évolutions toujours appréciables. On commencera par l'exposition de la fonction MPX (Memory Protection Extensions, une fonction présente sur certains processeurs Intel) de l'hôte vers la machine virtuelle.

Une autre nouveauté intéressante est l'ajout d'un script nommé "dump-guest-memory.py". Comme son nom le laisse penser, celui-ci effectue une copie de la mémoire en cas de problème du noyau de la machine virtuelle.

La commande virt-v2v est maintenant pleinement prise en charge par Red Hat. Vous pourrez donc, par exemple, migrer vos machines virtuelles d'un hôte RHEL 5 Xen dom0 vers un RHEL 7 KVM.

Autre amélioration notable, l'arrivée de l'USB 3.0 dans les machines virtuelles, pour le moment en avant-première technologique.

Côté conteneurs, il y a de nombreuses mises à jour de paquets :

  • docker-1.8.2-8.el7 ;
  • flannel-0.5.3-8.el7 ;
  • cockpit-0.77-3.1.el7 ;
  • storaged-2.2.0-3.el7 ;
  • kubernetes-1.0.3-0.2.gitb9a88a7.el7 ;
  • atomic-1.6-6.gitca1e384.el7 ;
  • python-websocket-client-0.32.0-116.el7 ;
  • python-docker-py-1.4.0-118.el7.

Saluons aussi l'arrivée d'un nouveau paquet : docker-distribution. Bien entendu, Red Hat met aussi à jour toutes les images Atomic Host (variante de RHEL 7 optimisée pour les conteneurs Docker) et Docker disponibles.

Réseau

Dans RHEL 7.2, rien de moins que la pile TCP/IP a été mise à jour. Elle est maintenant en version 3.18, et apporte en particulier DCTCP, ainsi que des corrections pour TCP fast open.

De nouvelles API fournies par le noyau, glibc et libpcap permettent d'obtenir un horodatage précis à la nanoseconde. Tcpdump en profite donc aussi, et dispose donc d'options liées à ces nouvelles possibilités, comme par exemple l'option --time-stamp-precision qui permet de modifier la précision de l'horodatage lors de capture de paquets.

NetworkManager dispose lui aussi de son lot d'évolution :

  • son interface avec libreswan a été mise à jour en 1.6, qui appporte plusieurs corrections ;
  • il est possible de paramétrer le MTU d'une interface résultant d'un agrégat (bonding) ;
  • une meilleure gestion des conflits de routage (par exemple deux interfaces ayant la même route) ;
  • une option 'never-default' qui empêche Network Manager de prendre le pas sur les commandes 'ip route add' ;
  • prise en charge de Wake On Lan.

Beaucoup d'autres évolutions sont présentes au sujet des connexions VPN, ainsi que d'autres dont le but est de diminuer le temps de traitement des paquets réseau.

Sécurité

La partie sur l'installation abordait l'intégration d'OpenSCAP à Anaconda. Ce n'était que le début. Celui-ci est maintenant disponible en version 1.2.5, et est accompagné de la version 0.1.25 de sa documentation associée, scap-security-guide. Ces mises à jour permettent de disposer de profils de sécurité actuels et variés, comme un système générique, ou une conformité avec PCI-DSS v3.

SELinux se voit ajouter de nouvelles politiques, qui sont destinées à être utilisées par Red Hat Gluster Storage. En effet, jusqu'à RHEL 7.1, Gluster ne pouvait pas fonctionner lorsque SELinux était en mode Enforcing (sauf à créer soi-même les politiques).

Enfin, il est maintenant possible de désactiver les algorithmes d'échanges de clé GSSAPI, suite à la faille logjam.

Haute-disponibilité

RHEL 7.2 apporte aussi quelques améliorations de ce côté. On appréciera ainsi que systemd et pacemaker s'entendent mieux lors d'un arrêt système. Auparavant, ce manque de coordination provoquait un mauvais arrêt des ressources déclarées dans pacemaker.

Toujours du côté des ressources, les commandes pcs resource move et pcs resource ban affichent maintenant un avertissement afin de clarifier leur comportement. En effet, ces commandes créent des contraintes de localisation qui empêchent une ressource de fonctionner sur une machine donnée, lesquelles ne sont pas toujours claires.

Enfin, dans le cas du fencing, qui permet de cloisonner une ressource indisponible, parfois en effectuant un redémarrage électrique du serveur hébergeant la ressource en question, un correctif permet de redémarrer les deux alimentations d'un système redondé électriquement.

Authentification et interopérabilité

Comme pour RHEL 6.7 et 7.1, ces deux thèmes sont regroupés dans les notes de version. Pour cette version, on remarquera la montée de version d'OpenLDAP, qui passe en version 2.4.0. Au-delà des corrections de bogues, cette version apporte des améliorations, dont l'ajout des règles ORDERING aux descriptions d'attribut policy.

Côté SSSD, il y a plein de choses :

  • un mécanisme de cache est disponible, même en mode en-ligne ;
  • on peut faire correspondre un utilisateur à un UID et GID spécifique ;
  • SSSD peut maintenant interdire un accès SSH à un compte verrouillé ;
  • prise en charge des cartes smart card pour l’authentification locale ;
  • et bien d'autres encore !

NSS n'est pas en reste, avec l'activation de TLS 1.1 et 1.2 par défaut, la prise en compte des certificats ECDSA, ainsi que la possibilité pour les clients OpenLDAP de choisir leur cipher suite par défaut.

Un nouvel utilitaire fait son apparition : ipa-winsync-migrate. Son rôle est de réaliser une migration d'une intégration utilisant WinSync à une intégration utilisant Active Directory. L'utilitaire migre automatiquement les utilisateurs WinSync dans une forêt Active Directory.

Enfin, on soulignera l'arrivée de Ipsilon, un logiciel permettant d'intégrer les protocoles de fédération web comme SAML, OpenID ou Persona. Bien que n'étant présent qu'en avant-première technologique pour le moment, le logiciel est déjà utilisé notamment par le projet Fedora pour offrir une authentification centralisée de type SSO depuis plusieurs mois. De plus en plus de produits SaaS tels que Google Apps ou Office 365 prennent en charge SAML, c'est donc une solution arrivant à point nommé.

Environnement de bureau

Accrochez-vous ! Dans ce thème, il y a du lourd, du très lourd : rien de moins qu'une mise à jour de Gnome. On ne parle pas d'une version corrective, du genre 3e chiffre, mais d'un 2nd. Arrive donc Gnome 3.14, avec en cadeau bonus, quelques ajouts de la version 3.16. Pour mémoire, RHEL 7.0 et 7.1 contenaient Gnome 3.8. Bien entendu, Gnome est accompagné d'une version de GTK+ correspondante.

Ce saut dans les versions de Gnome apporte, entre autres :

  • GNOME Software, bien entendu associé à yum pour installer les logiciels ;
  • le menu "Statut système", regroupant certaines informations systèmes jusqu'alors séparées ;
  • l'affichage d'un menu d'authentification dans le cas d'une connexion à un hot-spot Wi-Fi.
Développement

Démarrons cette dernière partie en abordant la gestion de code source, en particulier l'utilisation de Subversion : il est maintenant compilé avec RELRO (Read-Only RELocation data), ce qui apporte une protection contre des attaques basées sur une corruption de la mémoire. Si des failles de ce type venaient à être découvertes, elles seront(seraient ?) par conséquent plus difficiles à exploiter.

Côté Java, OpenJDK 7 prend maintenant en charge les algorithmes basés sur les courbes elliptiques dans le cas de connexions TLS. Red Hat précise dans ses notes de version que ces algorithmes sont dans la plupart des cas préférables aux anciennes solutions cryptographiques pour créer des connexions réseau sécurisées.

On terminera cette partie en abordant le langage Python, qui se voit lui aussi amélioré d'un point de vue sécurité. Tout d'abord, un certain nombre de fonctionnalités de sécurité sont ajoutées à la bibliothèque standard, lesquelles sont décrites dans le PEP 466. On citera, entre autres, l'apparition de SNI (Server Name Indication), de nouveaux protocoles TLSv1.x, ainsi que de nouveaux algorithmes de hachage dans le module hashlib. Un autre PEP mis en place dans RHEL 7.2 est le 493, qui concerne la vérification certificats SSL/TLS.

Appel à volontaires

Cette dépêche, contrairement à celle sur le noyau, ne mobilise pas de nombreuses personnes lors de sa rédaction, et cela commence à peser sur le moral de votre serviteur (qui avait beaucoup apprécié les apports des 13 contributeurs à la dépêche sur RHEL 7.0) et dont le temps disponible baisse pour celles-ci (alors que l'actualité autour de Red Hat et de certains produits upstream est, au contraire, en hausse : on notera par exemple l'absence de dépêche sur les dernières versions de Katello, ou des avancées de CentOS).

Si vous souhaitez apporter votre pierre à l'édifice, sachez que Red Hat publie plusieurs mois avant une RHEL stable une version bêta, accompagnée de notes de version, généralement assez proches de la version finale (à quelques rares exceptions près). Créer un squelette de dépêche RHEL est simple et généralement réalisé par mes soins dès que j'apprends la disponibilité de la bêta.

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FusionDirectory 1.0.9.2 est sorti

11 janvier, 2016 - 13:55

L’équipe de FusionDirectory est heureuse de vous annoncer la publication de la version 1.0.9.2 de FusionDirectory. Pour ceux qui ne connaissent pas FusionDirectory, il s’agit d’un gestionnaire d’infrastructure. Il est à LDAP ce que Webmin pouvait être à NIS/NIS+ : une interface Web modulaire de gestion complète d’un annuaire LDAP. Sa modularité permet d’offrir aussi la gestion de services qui ne sont pas directement interopérables avec LDAP.

La 1.0.9.2 version dispose de nouvelles fonctionnalités importantes, quelques correctifs majeurs ainsi que mineurs.

Nouvelles fonctionnalités :

  • FusionDirectory intègre maintenant le support CAS ;
  • le système de réinitialisation de mot de passe regarde maintenant l'attribut supannMailPerso si le greffon supann est installé ;
  • le greffon SSH gère les clefs publiques de type ecdsa-sha2-nistp256 ;
  • FusionDirectory a maintenant la possibilité de générer des mots de passe aléatoires lors de l'utilisation de templates ;
  • la gestion de Argonaut dans FusionDirectory a été réécrite ;
  • la possibilité de lister tous les tab qui sont actifs sur un objet a été rajoutée à FusionDirectory-shell.

Principaux correctifs :

  • les dernières classes du greffon FAI ont été migrées vers notre API simplePlugin ;
  • lors de la migration d'utilisateurs avec fusiondirectory-setup –migrate-users, il peut maintenant migrer des utilisateurs qui ont des attributs samba ;
  • dans un cas bien particulier l'utilisateur était effacé lorsqu'on le changeait de branche en raison de la présence d'objectClass obsolètes ;
  • l'onglet FAI ne contient plus d'options pour le noyau ;
  • l'effacement des boites de messageries à travers cyrus et sieve fonctionne à nouveau ;
  • le greffon FusionInventory a été amélioré.

Corrections mineures :

  • le greffon SSH accepte maintenant des clefs avec des espaces dans les commentaires ;
  • les listes dans le greffon Supann sont triées en ordre alphabétique ;
  • la méthode de messagerie Cyrus Sendmail n’était plus utilisée et a été supprimée ;
  • la méthode FAI d'Argonaut a été nettoyée.

Greffons supprimés :

Le greffon rsyslog n'est plus géré : il nécessitait un backend SQL et n’était plus vraiment utilisé.

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Comment j’en suis venu à découvrir Linux, par Ian Murdock

11 janvier, 2016 - 13:24

Ian Murdock est l’initiateur de la distribution Debian GNU/Linux. C’est à ce titre qu’il est mondialement connu. Il nous a malheureusement quitté le 28 décembre 2015.

Au mois d’août 2015, il a raconté comment il avait découvert les logiciels libres. Cet article, publié le 17 août sur son blog, sonne comme le début d’un testament qu’il aurait voulu rédiger.

Ce témoignage, comme celui de Linus Torvalds, montre comment, il y a plus de 20 ans, on découvrait les logiciels libres. À cette époque, Internet naissait et allait changer le monde…

Découvrez la traduction du blog de Ian dans la seconde partie de l’article (version originale publiée sous CC by 4.0).

Sommaire Comment j’en suis venu à découvrir Linux

Par Ian Murdock, 17 août 2015

J’ai vu ma première station Sun à l’hiver 1992, alors que j’étais en premier cycle à l’Université Purdue. À ce moment, j’étais étudiant à la Keanner School of Management, et un amour d’enfance pour les ordinateurs fut ravivé par un cours obligatoire de programmation informatique que j’ai suivi durant le semestre d’automne (nous avions le choix entre le COBOL et le FORTRAN — qui même en 1992 semblait très démodé — et j’ai donc pris le COBOL qui me paraissait être le plus « business » des deux).

À peu près dix ans auparavant, mon père, un professeur d’entomologie à Purdue, avait remplacé au travail sa machine à écrire par un Apple II+. Pensant que son fils de neuf ans pourrait s’éclater avec, il l’apporta à la maison un week-end avec un jeu ressemblant à Space Invaders qu’il avait acheté au ComputerLand local. J’ai passé des heures sur cet ordinateur ce week-end-là. J’accompagnais bientôt Papa au labo à chaque opportunité pour passer autant de temps que possible sur l’ordinateur.

Étant un garçon de neuf ans, j’étais attiré au début, de façon prévisible, par les jeux et l’intérêt que je leur portais me conduisit à ma première exposition à la programmation : des magazines d’informatique qui incluaient des listes de code de jeux très simples, que je tapais laborieusement dans l’Apple — et après des heures de travail, j’espérais n’avoir fait aucune erreur (l’Apple II, au moins au sortir de la boîte, utilisait un simple éditeur ligne par ligne, par conséquent revenir en arrière et effectuer des changements était très fastidieux, sans mentionner en premier lieu la recherche d’erreurs).

Peu de temps après, j’ai rencontré Lee Sudlow tandis que je traînais au labo les week-ends. Lee était un des étudiants de deuxième cycle de Papa et avait commencé à utiliser l’Apple pour l’appuyer dans ses expériences. Lee était toujours heureux d’expliquer ce qu’il faisait, alors que je lui tournais autour zyeutant au-dessus de son épaule, son obligeance était sans doute motivée — au moins en partie — par le fait que le morveux de neuf ans scrutant chacun de ses gestes était le fils de son conseiller académique. Ne me rendant pas compte de ce genre de choses, je le regardais avec fascination taper du code dans l’Apple — code qu’il inventait lui-même, et non qu’il lisait dans un magazine informatique.

Entre l’apprentissage par l’exemple à travers l’étude du code des magazines et la tutelle occasionnelle de Lee, j’écrivais peu de temps après des jeux et autres programmes simples, d’abord en Applesoft BASIC et plus tard en assembleur pour 6502. Pour encourager mon intérêt croissant, Papa finit par acheter un Apple IIe pour la maison, et mon histoire d’amour avec l’informatique continua pendant plusieurs autres années. Néanmoins, en entrant dans mes années d’adolescence, l’ordinateur fut progressivement remplacé par des choses plus pressantes, comme le baseball, la musique, les filles, et au milieu des années 1980, la poussière s’amassait sur l’Apple dans le placard de ma chambre aux côtés de mes collections de romans Les Frères Hardy et de figurines Star Wars.

Mon obsession pour l’informatique est restée dormante durant les six années suivantes, jusqu’à ce qu’elle soit réactivée fortuitement durant ce cours de COBOL à l’automne 1992. Lorsque le cours se termina, j’ai naturellement perdu mon compte sur l’ordinateur central IBM 3090 sur lequel nous effectuions nos exercices et travaux de laboratoire. Heureusement, en tant qu’étudiant, j’avais droit à un compte personnel sur l’une des machines du centre informatique de l’université, soit l’IBM soit l’un des trois mini-ordinateurs Sequent Symmetry qui tournait sous DYNIX, une variante du système d’exploitation UNIX. Un ami m’a convaincu qu’UNIX était plus intéressant et avait davantage un brillant avenir que les machines virtuelles et moniteurs conversationnels d’IBM ; j’ai donc suivi son conseil, et je fis une demande pour un compte sur l’une des machines Sequent. La semaine suivante, j’étais le fier titulaire d’un compte sur sage.cc, complété par l’allocation princière de 500 kilo-octets d’espace disque. (Oui, je suis sarcastique — 500 kilo-octets est un espace misérable même pour 1992. J’ai fini par trouver des moyens d’y faire face).

J’eus un appétit vorace pour UNIX cet hiver. Je passais la plupart de mes soirées dans le sous-sol du bâtiment des mathématiques me prélassant dans la phosphorescente lueur verte des terminaux Z-29, explorant dans les moindres recoins le système UNIX. Un silence sinistre régnait dans ces salles de terminaux, où seul le son du clac, clac, clac de quelques douzaines de claviers persistait, interrompu parfois par un occasionnel chuchotement « Hé, regarde ça… »
Souvent, après une nuit d’exploration, je quittais le bâtiment par un détour pour passer devant une fenêtre de verre plat derrière laquelle le centre informatique abritait ses machines. Je contemplais avec émerveillement le Sequent Symmetry de la taille d’un réfrigérateur que je venais d’utiliser, je scrutais ses lumières clignotantes en sachant que des centaines de personnes se trouvaient encore à l’intérieur, même si ce n’était que virtuellement, grâce à la magie du temps partagé, une technique que les ordinateurs avancés utilisaient pour diviser la puissance de calcul de la machine entre plusieurs utilisateurs, fournissant l’illusion à chacun d’entre eux d’être le seul et l’unique à l’exploiter. Par-dessus tout, j’observais avec envie les opérateurs système assez privilégiés pour s’asseoir de l’autre côté de la fenêtre maniant dans la console le pouvoir tout-puissant du « superuser ».

Insatisfait par les Z-29, je commençais à rôder autour du campus la nuit tombée avec un ami, Jason Balicki, pour voir ce qui pouvait être trouvé d’autre. Jason suivait depuis quelques années le parcours des sciences informatiques, il savait donc où chercher (même si nous faisions nos explorations — cela faisait partie du plaisir — en entrant la nuit dans les bâtiments et en essayant les poignées des différentes salles, qui semblaient contenir des ordinateurs, pour voir si elles étaient restées ouvertes).

J’ai appris que les meilleurs labos se trouvaient dans le bâtiment de « management des sciences de l’ingénieur » (connu sur le campus par son malheureux acronyme, ENAD), où plusieurs salles de terminaux X offraient une interface graphique noir et blanc aux Sequent et autres machines UNIX du campus. Bientôt, mon lieu préféré de « hacking » (un terme que Jason me fit découvrir) se trouva dans un des laboratoires de terminaux X, qui étaient techniquement réservés aux seuls étudiants en ingénierie, une restriction qui n’était protégée par aucun mot de passe — et que nous ignorions scrupuleusement.

Mais la richesse du bâtiment de l’ENAD se trouvait dans ses laboratoires de stations de travail SUN. Contrairement aux modestes Z-29 et même aux terminaux X comparativement avancés, les SUN étaient des œuvres d’art, avec leurs boîtiers aux lignes pures et leurs écrans couleur haute résolution. Jason exposait en outre qu’ils faisaient tourner le meilleur UNIX existant, SunOS, même si les SUN étaient considérablement mieux verrouillés que les terminaux X, exigeant un compte sur le réseau du département d’ingénierie pour y accéder ; je n’ai donc pas eu l’opportunité de me servir vraiment de SunOS avant un bon moment.

J’accédais également à UNIX depuis la maison via mon ordinateur basé sur un Intel 80286 et un modem 2400 bauds, qui m’épargnait une longue marche vers le labo d’informatique à travers le campus, particulièrement les jours de grand froid. Être capable d’accéder au Sequent depuis la maison était génial, mais je voulais reproduire l’expérience des terminaux X du bâtiment de l’ENAD. De la sorte un jour, en janvier 1993, j’entrepris de trouver un serveur X qui aurait pu tourner sur mon PC. Au cours de cette recherche sur Usenet, je suis tombé sur quelque chose nommé « Linux ».

Linux n’était pas un serveur X bien sûr, mais c’était quelque chose de bien mieux : un système d’exploitation complet pour PC ressemblant à UNIX, quelque chose que je n’avais même pas pu envisager et qui existait bien. Malheureusement, il réclamait au minimum un processeur 386, et mon ordinateur n’avait qu’un 286. J’ai commencé alors à mettre des sous de côté afin d’acquérir une machine suffisamment rapide pour le faire fonctionner, et pendant que j’économisais, je dévorais tout ce que je trouvais sur l'objet de mon désir. Quelques semaines plus tard, je postais un message sur le groupe Usenet d’informatique de Purdue demandant si quelqu’un sur le campus utilisait Linux — et je reçus une réponse d’un étudiant en informatique, Mike Dickey, qui m’invita volontiers à venir voir son installation Linux.
Empli d’inspiration, j’ai acheté une boîte de trente disquettes et j’ai commencé le lent processus de téléchargement de Linux sur celles-ci depuis une salle d’informatique du bâtiment Krannert, même si je devais encore patienter un mois de plus avant de pouvoir m’offrir un ordinateur capable d’effectuer une telle installation. Finalement, je n’ai pas pu attendre. Jason et moi avons trouvé dans l’une des résidences une salle d’informatique, qui n’avait pas été fermée, contenant un seul PC et, un soir de février, au milieu de la nuit, nous nous sommes mis à installer Linux sur cet ordinateur. Je me demande encore parfois ce qu’a dû penser l’étudiant malchanceux arrivé en premier le lendemain matin.

Le noyau Linux avait été créé environ une année et demie auparavant par Linus Torvalds, un étudiant de vingt-et-un ans en premier cycle d’informatique à l’Université d’Helsinki. Passionné par les ordinateurs depuis longtemps, Torvalds avait suivi un parcours à peu près similaire au mien, cependant il avait commencé son parcours en programmation sur un Commodore Vic-20, et n’avait pas été distrait par les intérêts traditionnels d’un adolescent durant les années 1980. La première exposition de Torvalds à UNIX datait de 1990 durant un cours universitaire et, comme moi, ce fut le coup de foudre au premier regard.

Durant l’automne de la même année, Torvalds suivit un cours sur les systèmes d’exploitation qui se basait sur le livre Operating Systems: Design and Implementation d’Andrew Tanenbaum, un professeur d’informatique de l’Université libre d’Amsterdam. L’ouvrage de Tanenbaum enseignait les systèmes d’exploitation par une série d’exemples au travers d’un clone d’UNIX pour PC qu’il avait écrit, nommé MINIX ; son livre contenait le code source complet de MINIX — le code de programmation humainement lisible (et modifiable) — ainsi qu’une série de disquettes pour que les lecteurs puissent installer, utiliser, et modifier le système d’exploitation.

Intrigué, Torvalds acheta un PC au début de l’année 1991, et rejoignit la communauté MINIX en plein essor, des dizaines de milliers de membres compétents largement réunis par le groupe de discussion Usenet comp.os.minix. Il commença alors non seulement à expérimenter MINIX mais aussi les nouvelles capacités de commutation de contexte du processeur Intel 80386 de son ordinateur. (La commutation de contexte facilite le fonctionnement de plus d’un programme à la fois sur le processeur, l’un des prérequis d’un système à temps partagé comme celui du Sequent Symmetry, que j’allais découvrir l’année suivante à Purdue). Durant l’été 1991, les expériences de Torvalds avec la commutation de contexte commençaient à évoluer en un noyau de système d’exploitation à part entière, la pièce maîtresse du code d’un système d'exploitation permettant l’accès au processeur, à la mémoire, aux disques ainsi qu’aux autres composants de l’ordinateur, et qui fournit une interface simplifiée à ces fonctions informatiques, qui permettent à des applications complexes d’être écrites plus aisément (Glyn Moody, Rebel Code: Inside Linux and the Open Source Revolution, Basic Books, 2002, p. 8, 13, 32-42).

MINIX n’était pas le seul projet existant de système d’exploitation animant les amateurs en 1991, bien qu’il fût l’un des rares à être suffisamment complet pour être utilisé, et l’un des seuls à pouvoir fonctionner sur un modeste ordinateur. Le projet de système d’exploitation le plus connu jusque-là était GNU, présidé par Richard Stallman. Ce dernier, qui programmait depuis le milieu des années 1960 et qui a été développeur système au MIT de 1971 à 1983, était un « hacker » de la vieille école, un individu qui s’implique dans l’informatique pour l’amour même de l’informatique, parfois aussi de façon militante (comme pour Stallman), et pour la croyance que toute information devrait être librement partagée.

Le but du projet GNU était de produire un système d’exploitation libre (non seulement gratuit, mais aussi libre dans le sens qu’il serait librement modifiable) compatible avec UNIX (GNU était une sorte d’acronyme récursif pour « GNU’s Not UNIX », une sorte parce que cette dénomination employait une technique puissante souvent utilisée par les programmeurs appelée récursion, qui implique un calcul s’utilisant lui-même comme l’une de ses variables). Stallman lança le projet GNU en 1983 en réponse au marché fleurissant du logiciel propriétaire, dans lequel le code source n’était pas modifiable, et le plus souvent même inaccessible.

Le logiciel propriétaire était un fait relativement nouveau au début des années 1980 et, pour Stallman, une évolution très perturbante. Jusqu’à cette époque, les logiciels étaient pour la plupart distribués librement avec le matériel informatique, et les hackers partageaient souvent des copies de ce code source avec leurs propres modifications et améliorations. Stallman considérait cette tendance grandissante favorisant le logiciel propriétaire tout simplement comme le premier pas vers un 1984 numérique, où les utilisateurs d’ordinateurs, et finalement toute la société, seraient maintenus prisonniers par les intérêts cupides d’entreprises commerciales, et il était déterminé à stopper ce mouvement.

À la mi-1991, Stallman et un groupe informel de volontaires avaient assemblé quasiment l’ensemble du système d’exploitation GNU — un compilateur, un débogueur, un éditeur, un interpréteur de commandes (ou « shell »), et une variété d’outils et de bibliothèques qui ressemblaient à UNIX, mais en mieux — les versions du projet GNU étaient presque universellement considérées comme supérieures à celles de son éponyme. La seule pièce manquante était le noyau, et une petite équipe venait d’être formée pour écrire ce dernier élément à la Free Software Foundation de Stallman, une organisation à but non lucratif qu’il avait créé en 1985 pour superviser le développement de GNU et servir d’une certaine manière de gardien du logiciel libre. Les hackers à travers le monde pensaient qu’il ne s’agirait que d’une question de temps avant que GNU soit achevé et disponible, et qu’ils disposent enfin d’un système d’exploitation libéré du fardeau propriétaire.

À l’autre bout de la planète, le noyau de système d’exploitation de Torvalds devenait suffisamment complet pour être distribué au monde entier. Dans un message aujourd’hui célèbre publié sur comp.os.minix le 25 août 1991, Torvalds écrivit :

Bonjour à tous ceux qui utilisent minix -

Je suis en train d’écrire un système d’exploitation (libre) pour des compatibles PC-AT 386/486 (juste un hobby, ça ne sera pas grand et professionnel comme GNU). Cela mijote depuis avril, et ça commence à être prêt. J’aimerais bien avoir des retours sur les choses que les gens aiment ou non dans minix, comme mon système y ressemble d’une certaine manière (même conception du système de fichiers (pour des raisons pratiques) parmi d’autres choses).

La réponse fut immédiate et très enthousiaste. Alors que tout le monde s’attendait à ce que GNU soit terminé de façon imminente, il n’était toujours pas disponible, au moins dans une forme qui aurait pu être utilisée sans une base échafaudée à partir d’UNIX. Et même si MINIX était populaire, il n’était pas gratuit, bien qu’il fût peu coûteux en comparaison des autres systèmes UNIX. Mais peut-être le plus important, MINIX était conçu d’abord comme une aide à l’enseignement, et non comme un logiciel de production. Tanenbaum avait donc horreur d’inclure les nombreux patchs et modifications du système d’exploitation qui étendaient ses capacités, qu’il recevait massivement tous les jours de hordes de passionnés du monde entier, craignant que leur ajout ne rende MINIX trop compliqué et, en conséquence, plus difficile à comprendre pour ses étudiants.

L’appât que représentait un système d’exploitation pour PC similaire à UNIX, aussi imparfait soit-il, libre et pouvant évoluer à la vitesse souhaitée par sa communauté, était une trop grande tentation pour beaucoup d’utilisateurs MINIX, qui se réunirent rapidement en nombre autour du nouveau système de Torvalds, surnommé à l’automne 1991 « Linux ». Mais Linux n’était qu’un noyau — il nécessitait en plus l’installation d’une variété d’outils et d’applications pour qu’il puisse effectivement faire quelque chose. Heureusement, la plupart de ces outils existaient déjà grâce au projet GNU de Stallman.

En 1992, quelques utilisateurs intrépides débutèrent le rassemblement de collections d’images disquettes qui combinaient Linux et la chaîne d’outils GNU afin de faciliter le fonctionnement du système et l’émergence de nouveaux utilisateurs. Ces collections (plus tard nommées « distributions ») s’amélioraient progressivement, et au moment où j’acquis finalement mon PC en mars 1993, la distribution Soflanding Linux System (ou SLS) s’était développée en une trentaine de disquettes et incluait maintenant une quantité d’applications — et oui, également un logiciel identique à celui qui faisait fonctionner les terminaux X du bâtiment de l’ENAD.

Quoi qu’il en soit, je n’ai jamais trouvé le temps d’essayer de me connecter depuis mon PC au serveur X basé maintenant sur Linux du Sequent, ce qui aurait été terriblement lent à 2400 bauds — plusieurs milliers de fois plus lent que la vitesse actuelle. Je disposais à présent d’un UNIX rien qu’à moi, un UNIX que je pouvais explorer juste là, sur mon bureau. Et cette exploration je l’ai faite, dans un véritable cours intensif UNIX. Lorsque je me suis remis de l’excitation d’être le « superuser », cette puissance indicible que je n’avais pu auparavant qu’admirer au travers d’une vitre, je suis devenu captivé non pas tellement par Linux lui-même mais par le processus qui l’a vu naître — des centaines d’individus hackant depuis leur petit coin du système et utilisant Internet pour échanger du code, et lentement mais sûrement améliorer le système grâce à chacune des modifications.
J’ai alors entrepris de faire une contribution personnelle à cette communauté grandissante, une nouvelle distribution appelée Debian qui serait plus facile d’utilisation et plus robuste, parce qu’elle serait construite et maintenue collaborativement par ses utilisateurs, un peu comme Linux.

Mise à jour

Le 21 août 2015

Wow. La réponse à mon dernier article How I came to find Linux a été fulgurante.

Peut-être est-ce parce que j’ai relu pour la énième fois Hackers de Steven Levy, mais je pense que le récit de notre génération doit être raconté. C’était réellement une période différente par rapport à celle d’aujourd’hui — les capacités de calcul et de stockage étaient très peu abondantes ; la connectivité était rare, pas du tout répandue ; et l’idée d’un monde de l’information organisé et universellement accessible restait de la science-fiction.

Je ne suis pas sûr de la forme que prendra finalement cette histoire. Cela pourrait être un livre, une suite dans l’esprit de Hackers (ce qui serait certainement une manière appropriée d’y penser, puisque Hackers se termine avec un jeune Richard Stallman fondant le projet GNU, et le récit de notre génération débute justement à ce moment). Cela pourrait être un podcast, notre version de The Glory of Their Times. Cela pourrait juste être une série d’essais comme celui que j’ai écrit. Quel que soit le format choisi, cette chose que je pense comme un « Projet de l’histoire du libre » est en train de prendre forme.

Avant que je ne perde trop de temps dans cette idée, je pensais malgré tout vous soumettre ce projet.

Quelqu’un d’intéressé  ?

-ian

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Sortie de WinCompose 0.7.5

10 janvier, 2016 - 12:11

TL;DR : j’ai écrit un logiciel libre pour Windows pour avoir une touche Compose et qui est franchement bien foutu, essayez‐le.

J’utilise GNU/Linux depuis 20 ans, mais mon travail m’amène à souvent utiliser Windows. La pauvreté de l’offre en matière de configuration du bureau (window managers et mécanismes d’input) est une source de frustration infinie et un frein certain à ma productivité par rapport à mon utilisation d’Unix, et je ne pense pas être le seul.

NdM. : Sam Hocevar est un développeur français (re)connu pour son implication et ses contributions multiples au logiciel libre (VideoLAN, Debian, libcaca, Wikimedia, etc.).

Une de mes exigences est de pouvoir écrire du texte typographiquement correct dans différentes langues sans efforts inutiles, notamment les majuscules accentuées ou ligaturées (À, Â, É, Ê, Ç, Ñ, Æ, Œ) et les guillemets et autres caractères de ponctuation («, », “, ”, ‘, ’, …, ¿, ¡, —), mais aussi certains symboles plus ou moins utiles (©, ™, €, ♥, ¶, ×, ÷, →, ·, ½, ⅓, ¼, ±).
L’existence du tableau de caractères spéciaux à copier-coller sur LinuxFr.org témoigne que c’est un problème pour un grand nombre, même dans des communautés très informées techniquement.

Je suis habitué à utiliser ma touche Alt de droite en tant que touche Compose sous X.Org. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, cette touche active un mode où les caractères suivants vont être « composés » ensemble de manière plus ou moins naturelle :

  • Compose + A + E → Æ ;
  • Compose + + + - → ± ;
  • Compose + / + o → ø.

Ce n’est donc pas pour moi uniquement une question d’habitude, c’est aussi parce que c’est :

  • facile : aucune habitude à changer, pas d’agencement clavier exotique à apprendre ;
  • intuitif : pas assez de place dans mon cerveau pour retenir que ¢ c’est Alt + 1 + 5 + 5 ou Ctrl + Shift + U + 2 + 3 + c (véridique), alors que je peux faire Compose + | + c ;
  • rapide : je tape vite ; pas envie d’attendre qu’un petit menu apparaisse pour choisir mon caractère.

Sous Windows, ayant essayé AllChars, Unichars, FreeCompose, CKFW et compose-key, je n’ai jamais retrouvé le même confort que sous X.Org. C’est pourquoi j’ai commencé à écrire WinCompose il y a deux ans, sous licence WTFPL, évidemment. Je n’utilise plus que ça.

Les principaux points forts en sont :

  • léger, discret, pas intrusif, configurable, désactivable, etc. ;
  • utilisation directe des règles de composition de X.Org pour être à l’aise tout de suite ;
  • traduit collaborativement ou en train d’être traduit en 25 langues ;
  • une interface graphique donne accès à la liste de toutes les séquences possibles :

Voilà, je me suis dit que ça pourrait en intéresser certains. J’ai assez peu d’utilisateurs, parce que je ne spamme pas tous les sites d’annonces, mais aussi tout simplement parce que c’est typiquement le genre d’outil dont on sait rarement a priori qu’il pourrait nous servir. Je suis à la recherche de plus d’utilisateurs pour : ① faire des heureux et ② avoir des retours d’expérience pour améliorer le logiciel.

Si vous voulez troller en m’expliquant que je devrais plutôt utiliser un TypeMatrix avec la variante expérimentale néo‐allemande de bépo, faites‐vous plaisir aussi, c’est open bar !

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SnowCamp 2016 : une conférence développeurs à Grenoble

10 janvier, 2016 - 01:02

Dans l'esprit des conférences qui fleurissent un peu partout en France (Mix-IT à Lyon, Breizhcamp à Rennes, Soft-Shake à Genève, RivieraDev à Nice, Bdx.io à Bordeaux, …), celui-ci réunira 250 développeurs et développeuses autour de l'innovation et du développement (Web, Mobile, Java, Cloud, IoT, … ) durant une conférence sur deux jours les 21 et 22 Janvier à Grenoble, suivie d’une “unconference” au ski le 23.

Cette conférence technique cible les développeurs et les chercheurs, en les mélangeant pour laisser émerger l'innovation. Durant la session plénière, nous aurons des présentations éclair (de 5 minutes) au cours desquelles chercheurs, ingénieurs et doctorants présenteront leurs sujets de recherche.

Depuis les débuts de l’électricité, Grenoble a toujours été un vivier d’innovation et d’excellence : des laboratoires et des industries de pointe y sont installés, elle a été classée 5e ville la plus innovante au monde par le magazine Forbes et est maintenant labellisée “French Tech”. Ici, l'innovation technique a trouvé ses racines dans les montagnes environnantes. C'est pourquoi le SnowCamp proposera suite à la conférence une journée "unconference" en altitude, sur les pistes de ski, lors de laquelle les participants pourront continuer à échanger de façon plus informelle et détendue, dans un cadre exceptionnel propice à la créativité.

Les 21 et 22 Janvier venez donc participer au SnowCamp (http://snowcamp.io) au tarif préférentiel (early bird pour encore quelques jours) de 50 € pour les 2 Jours de conférence ou 100 € si vous y ajoutez la journée "Université" du 20 (1 journée d'atelier sur une thème technique: Apache Cassandra, ElasticSearch, OpenShift, OpenStack).

Il est possible de passer par la formation professionnelle via notre partenaire Oxiane (cependant vous ne bénéficez plus du tarif early bird).

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Sortie de IPython/Jupyter Notebook 4.1

9 janvier, 2016 - 17:55

Enfin, je devrais plutôt parler de Jupyter Notebook 4.1, vu que ce sera la première version avec des nouvelles fonctions qui a été publiée indépendamment de IPython en tant que tel. Et bien que cette dépêche soit dans la catégorie Python, la mise à jour concerne aussi bien les utilisateurs du Notebook qui utilisent Julia, Haskell, C-dièse…

NdM: Jupyter Notebook est une application web pour interagir avec des données scientifiques et faire du calcul scientifique.

Ce qui suit est une traduction collaborative (merci à Ytterbium, palm123, BAud, eggman, Yves Bourguignon, xaccrocheur) de l'annonce sur le blog Jupyter.

Sommaire

L'équipe de développement Jupyter est heureuse d'annoncer la sortie de la dernière révision mineure du Notebook Jupyter : la version 4.1

Comme d'habitude, vous pouvez mettre à jour en utilisant pip:

pip install notebook --upgrade

Si vous utilisez Anaconda, il vous faudra attendre que conda mette à jour leur version du Notebook. Une fois cela fait, vous pourrez entrer la commande suivante.

conda upgrade notebook La grande séparation

Il y a un peu plus de quatre mois, l'équipe Jupyter a publié la version 4.0, la première après la grande séparation (en). La transition d'une version monolithique de IPython vers les nombreuses pièces que nous avons aujourd'hui a été chaotique, mais le jeu en valait la chandelle. Ceci permet de faire des mises à jour plus petites et indépendantes de chaque sous-projet au lieu d'une mise à jour massive de tous les composants. De ce fait, l'équipe de développement peut publier des mises à jour plus fréquemment. La dernière mise à jour est celle du Notebook, le projet avec le plus de visibilité au sein du Projet Jupyter.

Une mise à jour en retard

Cette révision mineure a mis presque 4 mois avant d'arriver à maturité, plus longtemps que les autres projets de Jupyter. D'habitude, l'équipe de développement n'inclut que les correctifs de bug dans les révisions mineures, mais cette version contient de nouvelles fonctionnalités. Ces ajouts impliquent plus de tests et de réflexion sur l'interface et l'expérience utilisateur pour cette version 4.1 que ce qui a été fait dans les versions mineures précédentes. Vous trouverez dans la suite les descriptions de quelques-unes des nouvelles fonctionnalités de cette version.

Sélection de multiples cellules.

La sélection de cellules multiples est une fonctionnalité souvent demandée. Cette nouvelle version du Notebook permet maintenant de sélectionner plusieurs cellules contiguës, et d'effectuer des commandes sur la sélection. Toutes les commandes ne peuvent pas encore être effectuées sur une sélection multiple, mais l'API de base est présente pour les extensions.

Pour sélectionner un bloc cellule, pendant que l'interface est en mode commande, utilisez les raccourcis claviers Maj-J/Maj-K (ou Maj-Haut/Maj-Bas) pour agrandir et réduire la sélection. La sélection se distingue par son fond coloré en bleu.

Beaucoup de commandes s'appliquent maintenant à la sélection. Par exemple, fusionner des cellules (Shift-M) auparavant, fusionnait la Cellule courante avec celle du dessous. C'est toujours le cas lorsqu'une seule cellule est sélectionnée, mais dans le cas d'une sélection multiple, toutes les cellules de la sélection sont fusionnées.

N'hésitez pas à communiquer à l'équipe de développement ce que vous pensez de la sélection multiple, comment vous l'utilisez, et partager les extensions qui utilisent cette API.

Panneau de commande

Les utilisateurs des éditeurs de texte Atom et Sublime-Text sont probablement habitués au Panneau de commande (Command Palette en Anglais). En tant qu'utilisateurs de Atom et Sublime-Text, l'équipe de développement de Jupyter trouve cette fonction très utile, car elle augmente le nombre de commandes qui peuvent être exécutées rapidement et efficacement avec le clavier. De ce fait, l'équipe de développement a intégré un panneau de commande qui ressemble et se comporte comme celui d'Atom et de Sublime-Text. À partir de cette nouvelle version, en utilisant le raccourci clavier Cmd-Shift-P (Ctrl-Shift-P sur Linux et Windows), vous pouvez afficher le Panneau de commande qui ressemble à une boîte de dialogue MacOS spotlight, et qui permet de rechercher parmi les commandes disponibles dans le notebook, et les exécuter. Quelle que soit l'origine de ces commandes, dans un menu, une barre d'outils, ou uniquement exposées au travers d'une API, elles seront affichées dans le panneau de commande. De plus, le panneau de commande affiche le raccourci clavier correspondant à la commande : ceci aide à apprendre les raccourcis clavier plus rapidement et à devenir plus efficace.

Le panneau de commande rend le notebook plus attractif pour les aficionados du clavier. L'équipe de développement espère que le panneau de commande rendra l'utilisation du Notebook plus facile, et projette d'intégrer, entre autres, des algorithmes de correspondance approximative. Si vous avez envie de vous essayer à de telles implémentations, vous êtes le bienvenu sur le dépot github de jupyter/notebook.

Redémarrer le noyau et tout exécuter

Une amélioration souvent demandée est la possibilité de redémarrer le noyau et d'exécuter toutes les cellules d'un coup, ce qui est un moyen simple de s'assurer que son notebook fasse ce qu'on attend de lui. Désormais, vous pouvez accéder à cette fonctionnalité à partir du menu Kernel.

Afin d'implémenter cette fonctionnalité correctement, l'équipe de développement a pris son temps pour concevoir l'interface utilisateur et a utilisé des testeurs extérieurs pour déterminer la meilleure interface en se basant sur un ensemble de mesures. Vous pouvez voir les résultats de cette étude sur GitHub ou ci-dessous :

L'option placée à gauche accélère la tâche de redémarrage du noyau.

L'équipe de développement n'a pas ajouté de raccourci clavier par défaut, mais comme pour les autres fonctions du notebook, vous pouvez ajouter vos propres raccourcis clavier en utilisant du JavaScript personnalisé. Les différentes commandes de redémarrage sont également disponibles dans le panneau de commande.

Rechercher et remplacer

La nouvelle boîte de dialogue Rechercher et remplacer est située dans le menu Éditer du notebook. Quand le notebook est en mode commande, on peut appuyer sur la touche F pour faire apparaître la boîte de dialogue.

Cette boîte de dialogue affiche un aperçu en direct de l'action rechercher et remplacer que vous avez spécifié. De nouveaux boutons-radios permettent aussi de choisir la sensibilité à la casse, d'utiliser des expressions régulières et la possibilité de restreindre les remplacements aux cellules sélectionnées.

En route pour la version 5.0

L'équipe de développement de Jupyter espère que vous apprécierez cette mise à jour et les nouveaux ajouts. Comme toujours, les questions, retours ou contributions sont les bienvenus

L'équipe de développement de Jupyter a déjà commencé à travailler sur la version 5.0 en collaboration avec les développeurs de Continuum Analytics, de Bloomberg et d'IBM qui font tous un extraordinaire travail. La communauté grandit, et c'est le moment idéal pour accueillir de nouveaux contributeurs. Quelques améliorations nécessaires ont déjà été mentionnées dans ce billet, mais beaucoup plus peuvent être trouvées sur le gestionnaire de ticket sur GitHub !

Mot de la fin

Une partie de l'équipe de développement organise une journée le 20 février 2016 à Chicago. Pensez à prendre vos places !

Merci encore à l'équipe de traduction, qui vous retrouve bientôt. On vous souhaite une bonne année 0b11111100000 !

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SPIP 3.1.0 est disponible au téléchargement

9 janvier, 2016 - 17:53

L’équipe de SPIP a le plaisir de commencer l’année 2016 en lançant officiellement SPIP 3.1

SPIP est un gestionnaire de contenus (CMS) qui a le souci du respect de la vie privée de ses utilisateurs et d’une économie de ressources pour être utilisable partout. SPIP est traduit en de nombreuses langues (dont les diverses langues régionales de France).

SPIP 3.1 est une version améliorée de SPIP 3.0, qui comprend une mise à jour des bibliothèques JavaScript embarquées, un nouvel habillage graphique pour l’espace privé et les pages publiques et de nombreuses autres améliorations.

SPIP 3.1 en bref :
  • ajout d’une fonction plein écran, vous permettant d’écrire et voir le résultat simultanément ;
  • mise à jour des bibliothèques JavaScript dont jQuery (passage à la version 1.11.3) et jQuery UI ;
  • mise à jour graphique du thème par défaut qui intègre la base minimale CSS Tiny Typo ;
  • mise à jour du thème graphique de l’espace privé ;
  • ajout du lecteur multimédia MediaElement.js par défaut pour la lecture des sons et vidéos ;
  • des statistiques améliorées ;
  • côté PHP, travail de normalisation, suppression de nombreux avertissements et compatibilité accrue avec les dernières versions de PHP, en particulier PHP 7.
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Aider la FSF à définir une vision pour le logiciel libre

9 janvier, 2016 - 15:34

La Free Software Foundation (FSF) a fêté ses 30 ans en 2015. Durant ces décennies, elle a œuvré à la promotion du logiciel libre, la production de logiciels libres (via le projet GNU notamment) et la défense du logiciel libre et de sa philosophie. Elle vient de solliciter les libristes pour définir/compléter sa stratégie pour les années à venir, pour définir une vision.

Un sondage en ligne (anonyme) permet d'apporter sa pierre à l'édifice (en anglais).

Parmi les questions : sur quels sujets faut-il se concentrer, comment les actions actuelles sont perçues/jugées, les actions à mener, les erreurs à éviter, les collaborations à mettre en place, notre rapport à la FSF, notre rapport au logiciel libre (plus genre et année de naissance).

C'est une bonne occasion d'apporter critiques constructives et suggestions à la FSF (et de réfléchir soi-même aux problématiques posées par ailleurs).

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Agenda du Libre pour la semaine 2 de l'année 2016

9 janvier, 2016 - 15:33

Calendrier web, regroupant des évènements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence) en France, annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 28 événements est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 2 de l'année 2016 [Montpellier] Cartopartie participative accessibilité des personnes à mobilité réduite - Le lundi 11 janvier 2016 de 14h00 à 16h00.

Nous vous donnons rendez-vous au Lycée Nevers de Montpellier lundi 4 et mercredi 6 janvier 2016 pour cette nouvelle action citoyenne et solidaire, pour participer à ces deux cartoparties sur le thème de l’accessibilité des commerces et ERP par les personnes à mobilité réduite, que nous présenterons dans le cadre de l’Éducation Morale et Citoyenne. Lors de cette journée, nous relèverons les données essentielles aux déplacements des personnes à mobilité réduite.
Outre le relevé de points d’intérêts, grâce à notre réseau important de partenaires, nous serons également en mesure de vous indiquer les démarches à suivre pour entreprendre des travaux afin de rendre votre commerce accessible, s’il ne l’est pas déjà, nous pourrons également vous orienter vers nos experts pour établir votre agenda d’accessibilité programmée qui permet de se mettre en conformité et surtout d’ouvrir à tous son établissement.
Nos nombreux partenaires nous soutiendront encore une fois, pour cette nouvelle journée, en nous apportant leurs expertises. Ils contribuent ainsi à donner plus de pertinence à nos relevés, il s’agit entre autre de 3GRT, 3Liz, Access’Cible, Annonces Vertes, APF34, APRIL, Autour.com, Cowork’in Montpellier, Divergence FM, French Tech, Groupe OSM Montpellier, Hactions, Handicap34, La Fabrique, Languedoc Accessibilité, Maison des Biens Communs, Mandarine, Mohicans, Modulaweb, Montpellier (ville), Montpellier Territoire Numérique, OSM France et la Pharmacie Saint-Paul.

[Kunheim] Formation Linux - Le lundi 11 janvier 2016 de 18h00 à 22h00.

Tous les lundis à partir de 18h00 jusqu'à 22h00 venez découvrir ou vous former sur Linux et les logiciels libres.
Ces séances de formation ont lieu à la salle "Kegreiss" au 56 rue principale - Kuhneim - face à la mairie - cette salle est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Nous vous attendons nombreux. Le Team Linux

[Paris] Atelier Dojo Agar.io - Le lundi 11 janvier 2016 de 19h00 à 21h00.

Dojo Agar.io hacking session #2
Dans la série des Ateliers “Wanna be dev”, Silex Labs vous invite pour un mini contributhon en mode dojo autour du clone open source de agar.io. Quel que soit votre niveau en programmation c’est l’occasion de contribuer !
À propos de Agar.io

[Castelnau-le-Lez] Section GNU/Linux - Le mardi 12 janvier 2016 de 10h00 à 12h00.

Rendez-vous hebdomadaire, tous les mardis, salle 38 de la mjc (hors vacances scolaires).
L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien.
Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi d’adapter l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.

[Castelnau-le-Lez] Atelier de développement et programmation - Le mardi 12 janvier 2016 de 10h00 à 12h00.

Rendez-vous hebdomadaire, tous les mardis, salle 40 de la mjc (fermé pendant les vacances).
Cet atelier de développement est essentiellement axé sur les langages du Web : html, css (même si ce ne sont pas des langages à proprement parler) javascript et PHP, possibilité aussi d’utiliser Ajax, Jquery, Sqlite et MySql.
Notre équipe vous attend pour répondre à vos questions et satisfaire votre curiosité.

[Brignoles] Assemblée Générale Ordinaire de l'association GULLIVAR - Le mardi 12 janvier 2016 de 18h30 à 22h00.

L'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du VAR) vous invite à l'Assemblée Générale Ordinaire clôture de l'exercice 2015 qui aura lieu le mardi 12 janvier 2016, dans la salle des Saints Anges, chemin de San Sumian à Brignoles à partir de 18h30, A.G. à 19h15 précises.
Ordre du jour :
Rapport moral par le Président.

[Reims] Atelier Vie-Privée - Le mardi 12 janvier 2016 de 18h30 à 20h30.

De septembre 2015 à juin 2016, un mardi soir par mois, l'association LoLiCA anime un «Atelier Vie-Privée».
Le but est d'expliquer de façon très accessible les problématiques autour de la Vie Privée dans notre monde numérique, et des solutions à apporter pour pouvoir la préserver.
Le mardi 12 janvier 2016 de 18h30 à 20h30

[Vergèze] Soirée Linux Logiciels libre - Le mardi 12 janvier 2016 de 19h00 à 22h00.

La prochaine rencontre de l'association Gard-Linux aura lieu:
Mardi 12 janvier  2016 de 19h à 22hCentre socioculturel Marcel Pagnol, 99 rue Marcel Pagnol, 30310 Vergèze
Discussions et débats autour de Linux et des logiciels libres. Entraide entre utilisateurs.

[Montpellier] Cartopartie participative accessibilité des personnes à mobilité réduite - Le mercredi 13 janvier 2016 de 11h00 à 13h00.

Nous vous donnons rendez-vous au Lycée Nevers de Montpellier lundi 4 et mercredi 6 janvier 2016 pour cette nouvelle action citoyenne et solidaire, pour participer à ces deux cartoparties sur le thème de l’accessibilité des commerces et ERP par les personnes à mobilité réduite, que nous présenterons dans le cadre de l’Éducation Morale et Citoyenne. Lors de cette journée, nous relèverons les données essentielles aux déplacements des personnes à mobilité réduite.
Outre le relevé de points d’intérêts, grâce à notre réseau important de partenaires, nous serons également en mesure de vous indiquer les démarches à suivre pour entreprendre des travaux afin de rendre votre commerce accessible, s’il ne l’est pas déjà, nous pourrons également vous orienter vers nos experts pour établir votre agenda d’accessibilité programmée qui permet de se mettre en conformité et surtout d’ouvrir à tous son établissement.
Nos nombreux partenaires nous soutiendront encore une fois, pour cette nouvelle journée, en nous apportant leurs expertises. Ils contribuent ainsi à donner plus de pertinence à nos relevés, il s’agit entre autre de 3GRT, 3Liz, Access’Cible, Annonces Vertes, APF34, APRIL, Autour.com, Cowork’in Montpellier, Divergence FM, French Tech, Groupe OSM Montpellier, Hactions, Handicap34, La Fabrique, Languedoc Accessibilité, Maison des Biens Communs, Mandarine, Mohicans, Modulaweb, Montpellier (ville), Montpellier Territoire Numérique, OSM France et la Pharmacie Saint-Paul.

[Le Mans] Don d'ordinateur - Le mercredi 13 janvier 2016 de 12h00 à 13h30.

L'association de promotion et de découverte du logiciel libre en Sarthe, Linuxmaine, tient une permanence tous les mercredis du mois de Janvier de 12h à 13h30.
Celle ci est ouverte à tous, membres de l'association ou non.
Les permanences du mercredi permettent de distribuer des ordinateur recyclés.

[Nantes] Quadr'apéro - Le mercredi 13 janvier 2016 de 19h00 à 23h00.

Venez discuter des libertés et d'Internet au quadr'apéro mensuel.
Ce sera également l’occasion de revenir des conférences qui ont eu lieu au 32c3.
Venez nombreux.

[Martigues] La traitement de l'image - Le jeudi 14 janvier 2016 de 18h00 à 19h30.

L’association ULLM (les Utillisateurs de Logiciels Libres du Pays Martégal) en collaboration avec ECM vous présente le programme de ses ateliers du première trimètre 2016.
Le jeudi 14 janvier de 18h00 à 19h30
Le traitement de l’image : de l’appareil photo numérique à la vidéo

[Paris] Certification PGP et CAcert - Le jeudi 14 janvier 2016 de 19h00 à 21h00.

Certification de clés PGP et CAcert à Paris 1er
Vous souhaitez renouveler votre certificat CAcert ? Augmenter son niveau de confiance ? Augmenter le niveau de confiance de votre clé publique PGP ? Venez rencontrer des certificateurs autour d'un verre !
En pratique

[Lyon] Jeudi du Graphisme - Le jeudi 14 janvier 2016 de 19h00 à 21h00.

L'Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre en collaboration avec la Licence Colibre organise des ateliers réguliers de graphisme.
Un jeudi par mois, les étudiants de la licence font découvrir des logiciels libres d'infographie.
Pour ce jeudi : atelier découverte du logiciel : krita : du croquis à l’encrage

[Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 14 janvier 2016 de 19h30 à 23h00.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies)).
Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

[Strasbourg] Appel À Mousser - Le jeudi 14 janvier 2016 de 20h30 à 23h30.

Groupe des utilisateurs de Linux et de Logiciel Libre de la région de Strasbourg
L'AÀM c'est la réunion/apéro mensuelle du LUG de la Tarte Flambée au Café Rohan, à Strasbourg ! 
L'Appel À Mousser, c'est une rencontre autour d’un verre de bière, des amis de GNU/Linux et BSD de Strasbourg et environs.

[Montpellier] Permanence Les logiciels libres parlons-en ! - Le vendredi 15 janvier 2016 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?
Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00 (ou au delà sous réserve d’accord préalable), au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.
Si vous avez un peu de temps le vendredi soir, voici une occupation qui me semble très intéressante et si vous êtes intéressés par la promotion des logiciels libres, des biens communs, de l’accessibilité, de l’économie sociale et solidaire, de l’innovation sociale et numérique, de l’éducation populaire, ou encore du développement durable.

[Marseille] Repair Café - Le vendredi 15 janvier 2016 de 17h30 à 19h30.

Réparez vos objets cassés !
Pour lutter contre l’obsolescence programmée et favoriser le recyclage créatif, la Fabulerie s’associe aux Repair Cafés et à l'association CercLL (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres).
Le vendredi 15 janvier 2016, de 17h30 à 19h30, réparons ensemble nos outils informatiques.

[Antibes] Install Party GNU/Linux - Le vendredi 15 janvier 2016 de 18h00 à 21h00.

Linux Azur a pour objectif la promotion de Linux et des Logiciels Libres sur la Côte d’Azur, régulièrement dans le 06 ou le 83 et ailleurs, de manière ponctuelle.
Organise le 15 janvier  2016 de 18h00 à 21h00, une réunion accès Libre, Install Party.
Vous avez envie de découvrir un système d’exploitation libre, simple d’utilisation, stable, rapide et sécurisé. Une nouvelle façon d’utiliser votre ordinateur.

[Caen] Atelier CaLviX du Vendredi - Le vendredi 15 janvier 2016 de 19h00 à 22h00.

Un vendredi sur deux, CaLviX organise l'Atelier du Vendredi. C'est l'occasion de venir échanger autour des logiciels libres et mettre en pratique leur utilisation.
Des ordinateurs sont disponibles pour ceux qui ne souhaiteraient pas apporter le leur. Le rendez-vous est comme toujours ouvert à tous, adhérent ou non. Venez nombreux !

[Le Tholonet] Assemblée Générale de l'Axul - Le vendredi 15 janvier 2016 de 20h00 à 23h50.

Les membres de l'Axul (Association du Pays d'Aix des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres) vous invitent à leur assemblée générale qui aura lieu le vendredi 15 janvier de 20h00 à 23h50 au 1er étage du centre culturel Georges Duby du Tholonet (avenue Paul Julien, à proximité de la place du marché) à Palette, premier village sur la D7n au Sud-Est d'Aix.
Ordre du jour
20h00 - 20h30 : Accueil : Présentation des participants et organisation de la soirée

[Paris] Apéro Parisien du Libre - Le vendredi 15 janvier 2016 de 20h00 à 23h00.

Comme chaque 15 de chaque mois, Parinux vous convie à l'Apéro Parisien du Libre (APL).
Ce mois-ci, après les attentats de novembre, la vie continue et Parinux est fier de vous accueillir au Comptoir Voltaire, victime d'un kamikaze pendant les attentats et qui vient de rouvrir.
Cet événement aura donc lieu à l'endroit suivant :

[Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 16 janvier 2016 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

[Lunel] Café Numérique et Install-Party GNU/Linux et Logiciels Libres - Le samedi 16 janvier 2016 de 10h00 à 17h00.

Rencontres des utilisateurs expérimentés des systèmes basés sur des logiciels libres et des novices.
Installer, configurer et agrémenter de nombreux logiciels, le tout gratuitement, librement et légalement avec l’association Montpel’libre.
Selon notre habitude, le matin nous vous proposerons un Café Numérique qui vous permettra de comprendre les nombreux avantages d’utiliser un système libre, de comprendre comment maintenir votre ordinateur et enfin choisir un environnement de bureau parmi les sept que nous vous présenterons, Unity, Gnome, KDE, Xfce, LXDE, Cinnamon et MATE. L’après-midi, nous procéderons ensemble à l’installation du nouveau système sur votre ordinateur.

[Murbach] Réunion informatisée - Le samedi 16 janvier 2016 de 13h30 à 18h00.

L'association LUG68 vous invite à sa prochaine réunion informatisée mensuelle, le samedi après-midi à Murbach-près-Guebwiller.
Où vous pouvez venir avec votre machine, portable ou fixe (nous avons des écrans sur place, pensez au clavier/souris/câble réseau RJ45), pour :
installer GNU/Linux à côté en ou en remplacement de votre système existant

[Magny le Hongre] Formation MAO sous LINUX - Le samedi 16 janvier 2016 de 14h00 à 18h00.

Intervenant : Yann COLLETTE 
Un atelier sur la MAO et Linux pour découvrir un environnement puissant, libre et gratuit.
Pour répéter vos morceaux, pour composer, pour enregistrer. Tout est possible.

[Marseille] Atelier « Découverte des Logiciels Libres Firefox » - Le samedi 16 janvier 2016 de 14h30 à 18h00.

L’association CercLL vous invite à l’ Atelier du Samedi Libre qui se déroule le samedi 16 janvier 2016 de 14h30 à 18h00, à la Fabulerie 4 rue de la Bibliothèque 13001 Marseille.
Ces ateliers se déroulent, en général, sur une séquence hebdomadaire, de 2 à 3 séances de travail et sur un thème déterminé.
Comme le mot atelier le laisse présumer, dans ce cadre, nous proposons une approche pratique des outils libres.

[Dijon] Café Réparation - Pourquoi jeter quand ça peut être réparé ? - Le dimanche 17 janvier 2016 de 14h00 à 18h00.

Ce deuxième Café Réparation, organisé par le fablab L’abscisse avec l’aimable participation du Café le Chez Nous, est un moment convivial où des réparateurs amateurs et/ou professionnels bénévoles vont partager avec vous leurs savoir-faire. Vous pouvez donc venir avec un objet à réparer, sans promesse de résultat, au minimum un diagnostic de votre objet ou de votre appareil peut être réalisé.
Que faire d’une lampe de bureau qui ne s’allume plus ? d’un ordinateur qui ne démarre plus ? d’un grille pain qui ne fonctionne plus ? Pourquoi les jeter lorsqu’on peut les réparer ? Vous n’avez pas les compétences pour le faire ? d’autres personnes sont prêtes à vous aider !!
Cette rencontre est ouverte à tous, l’entrée est libre et gratuite. Des outils, du matériel et des savoir-faire seront disponibles pour mettre en œuvre toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres.

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Sortie de Hubzilla 1.1

9 janvier, 2016 - 15:12

Imaginez une plate-forme sociale :

  • décentralisée
  • avec authentification unique sur l'ensemble du réseau
  • où vos identités numériques seraient indépendantes du système DNS, devenant ainsi « nomades » et résilientes

Imaginez que cette plate-forme regroupe les fonctionnalités suivantes :

  • réseau social
  • système de stockage de fichiers dans les nuages avec accès WebDAV
  • système de gestion de contenu
  • salons de discussion
  • blog
  • forum communautaire
  • gestion fine des ACL sur tous les objets
  • agrégateur et redirecteur de flux RSS

Et qu'elle soit disponible dès à présent sous licence MIT, en PHP (compatible PHP7)…

Piloté par Mike Macgirvin, un ancien de chez Netscape, SUN, AOL et Symantec et ancien admin sys à Stanford, Hubzilla est un projet ambitieux parti de deux constats :

  • les réseaux sociaux libres et décentralisés : c'est bien. Tellement bien que Mike était déjà à l'origine de Friendica, un autre réseau social libre et décentralisé.
  • les réseaux décentralisés actuels ont tous un problème : si le domaine DNS sur lequel se trouve mon identité sociale numérique principale ferme ses portes ou son service, je perds « tout », je dois tout reconstruire de zéro, retrouver chacun de mes contacts un à un, etc…

Le cœur de Hubzilla c'est donc le concept d'identité nomade, implanté dans le nouveau protocole « Zot! » qui permet au réseau de serveurs Hubzilla d'être intégrés de manière très transparente pour l'utilisateur, avec authentification unique sur tout le réseau. Ces identités ne reposant pas sur le système DNS peuvent être sauvegardées au choix sur le poste de travail de l'utilisateur, ou clonées sur d'autres serveurs de confiance avec la liste de tous les contacts associés. En cas de drame sur le domaine initial, plus de perte d'identité !

Chaque utilisateur, authentifié par son adresse mail et son mot de passe, dispose d'autant d'identités nomades qu'il le souhaite. Chacune d'entre elles constitue un « canal » regroupant :

  • des données de profil (photo, données personnelles)
  • un niveau de confidentialité par défaut (surchargeable au niveau de chaque objet)
  • une liste de contacts (groupables)
  • des sous-espaces dédiés en fonction du type de contenu :
    • « mur » classique de réseau social
    • albums photos
    • espace de stockage accessible en WebDAV
    • etc. (voir première partie de dépêche)

Ces identités peuvent représenter une personne en contexte professionnel, la même en contexte familial, ou bien un projet, une communauté…

Hubzilla sait de plus s'intégrer (à des degrés divers) avec de nombreux réseaux sociaux / CMS et autres, libres ou non : Diaspora, GNU social, AndStatus, Dreamwidth, Flattr, Libertree, Rainbowtag, Visage, Twitter, WordPress, InsaneJournal, Pump.io, Smileybutton, LiveJournal…

Il est aussi extensible via des greffons.

La version 1.0 de Hubzilla est sortie en décembre 2015. La version 1.1, sortie le 7 janvier 2016, apporte des améliorations techniques et facilite l'administration d'un hub via l'interface web.

Si vous n'aviez pas testé Hubzilla auparavant, maintenant pourrait être le bon moment !

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Argonaut 0.9.5 est sorti

9 janvier, 2016 - 10:09

L’équipe de FusionDirectory est heureuse de vous annoncer la publication de la version 0.9.5 de Argonaut. Pour ceux qui ne connaissent pas Argonaut, il s’agit d’un système client/serveur qui permet de faire du provisioning et de l'orchestration en collaboration avec FusionDirectory (gestionnaire d'annuaire LDAP). Argonaut permet aussi de s'interfacer avec des outils de déploiements tels que FAI (Fully Automated Install) ou OPSI (Open PC Server Integration).

La version 0.9.5 est une version majeure avec de nouvelles fonctionnalités intéressantes :

  • Argonaut est maintenant complétement chiffré de bout en bout grâce au support SSL
  • N’importe quel type de dépôt de paquet RPM est maintenant supporté à partir de FusionDirectory 1.0.9.2
  • La gestion des services est maintenant compatible avec systemd et init.d
  • Argonaut-fai-monitor est un programme à part entière et lit sa configuration depuis le LDAP comme les autres.
  • Ldap2zone gère les enregistrements DNS de type TXT

Argonaut est supporté sur Debian Wheezy / Jessie, Centos 7 / Rhel 7 , Scientific Linux 7

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Pour une bonne pédagogie de la programmation web avec Python & Django (Mons, BE / 21-01-2016)

8 janvier, 2016 - 21:21

Ce jeudi 21 janvier 2016 à 19h se déroulera la 45e séance montoise des Jeudis du Libre de Belgique.

Le sujet de cette séance : Pour une bonne pédagogie de la programmation web avec Python & Django

Thématique : Web|Développement

Public : Tout public|développeurs|étudiants

L’animateur conférencier : Hugues Bersini (ULB, IRIDIA)

Lieu de cette séance : Campus technique (ISIMs) de la Haute Ecole en Hainaut, Avenue V. Maistriau, 8a, Salle Académique, 2e bâtiment (cf. ce plan sur le site de l’ISIMs, et ici sur la carte Openstreetmap).

La participation sera gratuite et ne nécessitera que votre inscription nominative, de préférence préalable, ou à l’entrée de la séance. Merci d’indiquer votre intention en vous inscrivant via la page http://jeudisdulibre.fikket.com/. La séance sera suivie d’un verre de l’amitié.

Description : La conférence s’attachera à présenter la programmation web dynamique de manière moderne, en insistant sur la pédagogie nécessaire à tous, mais particulièrement aux enseignants en informatique.

L’exposé posera les fondamentaux de la conception web, avec ou sans framework : HTML5/CSS3, dynamisme alimenté par bases de données relationnelles SQL, sessions, JavaScript et Ajax, sans oublier de fournir d’essentiels rappels en programmation objet, voire de montrer… ce qu’il ne faut pas faire en CGI !

Le langage Python et le framework Django seront introduits en douceur, et l’utilisation des vues, templates, formulaires et modèles Django sera illustrée au fil d’une étude de cas inspirée de Facebook, conformément aux principes d’architecture logicielle MVC (modèle-vue-contrôleur).

Bio : Hugues Bersini est professeur d’informatique et directeur du laboratoire d’intelligence artificielle à l’Université libre de Bruxelles. Ses travaux de recherche couvrent l’intelligence artificielle, la bioinformatique, le génie logiciel, les systèmes complexes et les sciences cognitives. Il est Membre de l’Académie royale de Belgique.

Information complémentaire : Hugues Bersini donnera le même jour, à 16h, un séminaire à l’Université de Mons.
Titre : “Quand l’informatique réinvente la sociologie !“
Organisation : Département d’informatique, Faculté des sciences, Jeudi 21/01/2016 16H, entrée libre et gratuite
Lieu : UMONS Campus Plaine de Nimy, avenue Maistriau, bâtiment Pentagone Auditoire 0A11
Résumé : Le tout social est plus lent, plus fragile, plus raciste, plus communautariste, plus délétère et plus inégal que les individus qui le constituent. Si les pères de la sociologie, Durkheim, Comte, avaient disposé d’un ordinateur à leur époque, voilà sans doute le type de sociologie informatisée qu’ils auraient préféré inventer pour analyser ces réalités.

Les Jeudis du Libre à Mons bénéficient aussi du soutien de nos partenaires : CETIC, Normation, OpenSides, MeaWeb et Phonoid.

Si vous êtes intéressé(e) par ce cycle mensuel, n’hésitez pas à consulter l’agenda et à vous inscrire sur la liste de diffusion afin de recevoir systématiquement les annonces.

Pour rappel, les Jeudis du Libre se veulent des espaces d’échanges autour de thématiques des Logiciels Libres. Les rencontres montoises se déroulent chaque troisième jeudi du mois, et sont organisées dans des locaux et en collaboration avec des Hautes Écoles et Facultés Universitaires montoises impliquées dans les formations d’informaticiens (UMONS, HEH et Condorcet), et avec le concours de l’A.S.B.L. LoLiGrUB, active dans la promotion des logiciels libres.

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Hackpad, outil libre collaboratif temps réel

8 janvier, 2016 - 12:16

Hackpad est un outil collaboratif temps réel. Très grossièrement, il sert à la prise de notes, la gestion de listes de tâches, ainsi qu’à l’organisation et structuration d’ensembles de documents texte. Cependant, son aspect générique le rend utilisable dans de très nombreux contextes. Il possède quelques fonctionnalités supplémentaires par rapport aux *pads classiques, décrites en seconde partie de la dépêche.

Tentative de définition Comparé aux éditeurs collaboratifs temps réel

Hackpad est basé sur l’éditeur collaboratif libre de documents Etherpad. Etherpad est très simple voire simpliste (KISS, ou « Keep It Simple, Stupid »), se contentant d’être un éditeur de texte collaboratif en temps réel avec mise en forme. Hackpad ajoute quelques fonctionnalités dans le document de base, telles que les images, les cases à cocher, les commentaires et tableaux, par exemple, afin de présenter une vision plus orientée wiki. De plus, Hackpad possède un système de gestion des groupes et permet ainsi de créer des contenus privés, ou partagés avec des équipes de quelques personnes seulement. En résumé, Hackpad est un Etherpad amélioré dedans et au‐dessus.

Comparé aux suites bureautiques en ligne

Hackpad est donc riche et adapté aux petites équipes et aux événements récurrents. Comparé aux suites bureautiques en ligne, Hackpad reste bien plus simple et ne connaît qu’un seul type de documents. Cela simplifie grandement la gestion en équipe.

Redéfinition

Il pourrait être qualifié par capillotraction de « wiki temps réel » ou « groupware pour textes structurés », à rapprocher de TiddlyWiki. Évidemment, il est en ligne et centralisé, installable et déployable sur n’importe quel hébergement digne de ce nom.

Un peu d’histoire

La société Hackpad a été acquise par Dropbox en avril 2014, avec une annonce en avril 2015 que ce logiciel serait ouvert. C’est finalement en août 2015 que le code source a été diffusé sur GitHub sous licence Apache 2.0.

Depuis, peu de choses ont évolué. Le code n’a pas vu de commits, et seulement quelques tickets ont été ouverts.

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Sortie de la version 2.00 d’Openmeca

7 janvier, 2016 - 18:27

Openmeca est un logiciel de simulation de systèmes mécaniques qui veut être aussi facile que possible à utiliser. Il permet de construire un système 3D et de le modéliser pour le faire fonctionner virtuellement.

C’est un logiciel sans prétention de modélisation cinématique des mécanismes. Il permet de simuler des mécanismes avec des engrenages, des courroies, des liaisons pivots, des glissières, des ressorts…

OpenMeca est un logiciel libre sous licence GPL v3. dont une nouvelle version majeure (la 2.0) vient juste de paraître sur GitLab.

Un bref historique

Openmeca est un projet personnel. Pour être honnête, la première version était un peu brouillonne, voire carrément cracra. À cette époque, il y a huit ans, j’étais jeune, fougueux et surtout très ignorant des bonnes pratiques élémentaires de programmation.

Alors, j’ai tout recommencé depuis le début, en espérant que, cette fois, le code serait un peu moins moche. C’est donc une version 2.0 qui fait (pour l’instant) moins de chose que la version 1.x, mais qui le fait avec plus de classe et de panache et, ça, c’est déjà pas mal.

Openmeca… c’est quoi ?

Openmeca, c’est un logiciel de simulation sans prétention de systèmes mécaniques. Il permet de simuler des mécanismes avec des engrenages, des courroies, des liaisons pivots, des glissières, des ressorts… Bref, tous ces petits mécanismes qui, mis bout à bout, permettent à une voiture d’avancer, à une fusée de décoller, à un compresseur de compresser ou bien à un tire‐bouchon de faire plop !

Attention, Openmeca n’est pas un modeleur volumique comme le logiciel libre FreeCAD ou les logiciels propriétaires CATIA ou SOLIDWORKS. Le but d’Openmeca est de pouvoir prototyper et simuler rapidement un système mécanique sans s’embarrasser de la définition complète du mécanisme : géométrie, assemblage, etc.

Openmeca permet donc de dessiner des schémas cinématiques en 3D et de les animer en appliquant des forces ou en imposant des déplacements. Il est également possible de placer des capteurs numériques afin de récupérer des données au cours d’une simulation. Enfin, et c’est une nouveauté par rapport à la version précédente, la gestion des contacts entre des géométries simples est disponible.

Copie d’écran

Comme une image vaut mieux qu’un grand discours, voici un aperçu d’Openmeca :

Architecture

Openmeca est écrit en C++ 98 et utilise les bibliothèques suivantes :

  • Qt 4, pour l’interface graphique ;
  • Qwt 6, pour faire des graphiques sympas ;
  • libQGLViewer, pour gérer la scène 3D ;
  • boost, pour la sauvegarde (sérialisation), ainsi que tout un tas de trucs ;
  • ChronoEngine, pour le moteur physique.
Et maintenant ?

Openmeca est loin d’être achevé. Il reste tout un tas de fonctionnalités rigolotes à ajouter :

  • nouvelles liaisons mécaniques ;
  • nouvelles géométries de contact ;
  • amélioration de l’ergonomie de l’interface ;
  • rédaction d’une aide ;
  • traductions, etc.
Appel à contribution

Mais, avant de réaliser toutes ces belles choses, ce qui serait bien, c’est de tester l’architecture déjà existante. Car, comme dit le maçon : avant de construire la charpente, il faut commencer par les fondations.

J’écris donc cette dépêche avec le secret espoir de susciter l’intérêt de quelques barbus (ou pas) pour m’aider.

Contact : openmeca (at) yakuru.fr

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Statistiques 2015 du site LinuxFr.org

7 janvier, 2016 - 12:15

En ce début d’année 2016, commençons par un petit regard en arrière sur les douze derniers mois d’activité de LinuxFr.org : quelle évolution en termes de trafic Web, de contenus créés, de commentaires déposés, de navigateurs utilisés, d’utilisation des fonctionnalités du site, etc. Qu’est‐ce qui a changé et comment durant 2015 ?

Le site rend accessible un grand nombre de statistiques (faites‐vous plaisir si vous souhaitez vous plonger dedans, c’est fait pour) ; cette dépêche résume les variations constatées en 2015.

Toute l’équipe du site vous souhaite une bonne année 2016 libre, ouverte et net ! Happy hacking. Happy GNU year!

Sommaire Statistiques web

La comparaison des statistiques annuelles (voir 2014 et 2015) montre

  • globalement des chiffres plutôt à la hausse sur l'année ; au final toujours en hausse (+15%) en volume (ko), pour plus de visites (+1%) et de pages servies (+1%) ; une visite est comptée comme le retour d'une même adresse IP après un certain temps, 10 min pour LinuxFr.org (les clients RSS/Atom et autres bots qui reviennent plus régulièrement abaissent donc le chiffre) ;
  • côté navigateurs (sur les mois de décembre), on constate que
    • les moteurs de recherche sont toujours aussi présents ;
    • le seul MSIE présent est IE 6.0… ;
    • toujours de nombreux lecteurs RSS/Atom, des coincoins et autres bots.

Mais la suite va nous montrer que cette année encore, s'il y a plus de visiteurs, il y a moins de contributeurs.

Contenus

Le site comporte environ 95 000 contenus répartis ainsi :

  • 23 910 dépêches publiées
    • 808 dépêches publiées en 2015 (niveau le plus bas, la baisse se poursuit et la collaboration mise en place avec l'Agenda du Libre fin novembre amplifie cette baisse) ;
    • la taille moyenne (en code markdown, hors images donc) des dépêches est pour la première fois en baisse (-7%) ;
    • le temps moyen passé entre la création d'une dépêche (en rédaction ou directement envoyée en modération) et sa modération/publication est de 215 heures (contre 280h en 2014) ; la mesure du temps passé uniquement en modération n'est pas actuellement disponible ; le temps médian est de 14 heures (contre 15h en 2014). Il s'agit probablement de l'effet d'une meilleure animation de l'espace de rédaction, qui permet d'écrire collaborativement et d'envoyer les dépêches en modération plus vite. Le pic de modération est le mercredi (globalement le jour de plus grande activité du site en général) ;
  • 35 700 journaux (en terme de publication, niveau le plus bas depuis l'apparition des journaux, alors que le pic était en 2012 ; on peut aussi noter qu'encore une fois journaux et dépêches baissent simultanément) ;
  • 33 400 entrées de forum (le nombre d'entrées de forums publiées par an est en légère hausse de 4%) ;
  • 357 sondages (une vingtaine publiés dans l'année) ;
  • 71 pages de wiki (-58%, suite à un grand nettoyage).

Le jour de publication préféré des contenus reste le mercredi (mais le mardi est assez proche), et un jour de semaine compte 57% de publications en plus qu'un jour de week-end.

La publication sous licence Creative Commons By Sa se fait par défaut depuis les 10 ans de CC fin 2012 pour les dépêches (permet explicitement une rédaction collaborative ou un renvoi en re-rédaction) et les journaux (qui peuvent être convertis en dépêche) : tout naturellement on retrouve 98% de dépêches et 99% des journaux sous cette licence au final (les autres étant notamment sous licence Art Libre ou autres au choix de l'auteur). Les dépêches collaboratives sont toujours aussi nombreuses sur de multiples sujets, vraies réussites du site ; nous sommes cependant toujours à la recherche de volontaires pour couvrir les nombreux sujets qui n'ont pu être abordés.

Commentaires

Le site comporte 1,62 million de commentaires. Le nombre de commentaires par an est en baisse de 21% (pour la 3e année consécutive) pour arriver à 56 000.

Il y a désormais, en moyenne, 42 commentaires par journal (46 précédemment), 15 par dépêches (21 préc.), 70 par sondage (52 préc., mais très dépendant des sondages considérés), 8 par entrée de forum, 2 par entrée de suivi et 1 ou 2 par page wiki.

Notes

Il n'y a (toujours) pas de statistiques disponibles concernant les notes. Les entrées de suivi sur les statistiques n'ont pas trop avancé en 2015.

Tags
  • 8962 tags (+14%) dont 8805 tags publics
  • 71 122 saisies de tags (tagués en moyenne 8 fois pour les tags publics et 15 fois pour les tags privés)
  • les tags sont répartis ainsi par contenus :
    • 22 900 pour les journaux ;
    • 38 800 pour les dépêches ;
    • 8 900 pour les forums ;
    • 210 pour le système de suivi des défauts/évolutions ;
    • 160 pour les sondages ;
    • 210 pour les pages wiki.

On peut aussi noter une autre particularité : le jour où le plus de tags sont apposés est le lundi (et non le milieu de semaine qui est le pic de publication des contenus).

Équipe de bénévoles

Il y a actuellement 8 admin web/système (7 en 2014), 10 modérateurs (9 préc.) et 8 animateurs de l'espace de rédaction (6 préc.) qui font tourner ce site.

Code et développement

Le système de suivi de défauts/demandes d'évolutions contient actuellement 191 entrées (contre 131 début 2015). En 2014, il y a eu 123 entrées (contre 232 l'année précédente) : 70 entrées encore ouvertes venant s'ajouter à celles datant d'avant, 28 corrigées et 25 déclarées invalides). On peut remarquer ceux qui ouvrent le plus d'entrées sont des membres actuels ou anciens de l'équipe du site.

C'est Bruno qui de loin a le plus corrigé d'entrées. Le temps moyen de résolution est de 72 jours (contre 71 précédemment), encore en hausse. La moitié des entrées fermées ont été traitées en moins de 5 jours (-1). On ressent donc toujours un besoin de nouveaux contributeurs côté code.

La charge moyenne sur le serveur est de 0,98 (contre 0,82 en 2014) sur la machine actuelle (baptisée gruik). La charge minimale a été de 0,57 et la maximale de 3,2 (probablement une opération d'adminsys).

La consommation mémoire est stable sur la partie de l'année sur laquelle ces statistiques existent. Le trafic réseau sur la partie web est en moyenne de 1,2 Mbit/s sortants pour 110 kbit/s entrants (avec des pics à 3 ou 4 fois ces valeurs). Le trafic réseau total est en moyenne de 4,8 Mbit/s sortants pour 385 kbit/s entrants (avec des pics à 12,2 Mbit/s sortants).

Comptes utilisateurs

Sur les 34 800 comptes utilisateur valides existants, 3 300 ont été utilisés au cours des trois derniers mois (31 % ont déjà rédigé des dépêches, 35 % des journaux, 36 % des entrées de forums (+1 point), 8 % des entrées dans le système de suivi, tous ces chiffres étant assez stables en comparaison avec 2014). 80 % ont écrit des commentaires et 37 % tagué des contenus (+3 points). 25 % des comptes actifs ont indiqué un site personnel, 11 % un identifiant XMPP, 22 % un avatar et 5 % une signature.

Côté utilisation des fonctionnalités, 2 % ont demandé à ne pas voir les signatures et 5 % à ne pas voir les avatars (chiffres stables), et à peine quelques pourcents ont changé les contenus par défaut en page d’accueil (souvent pour retirer les sondages et ajouter les journaux). Peu de feuilles de style CSS du site sont utilisées : les trois quarts des visiteurs utilisent celle par défaut ; il est facile d’en changer avec le lien Changer de style.

Soucis divers / Only one formal notice in the default \ \ install, in a heck of a long time! / --------------------------------------- \ \ .--. / Ouep... \ |o_o | \ Euh coin / |:_/ | ---------- // \ \ \ (| | ) \ /'\_ _/`\ \ >()_ \___)=(___/ (__)__ _

Encore une année sans mise en demeure ; et pas de faille de sécurité recensée cette année. En revanche, il a fallu gérer une plainte pour harcèlement et usurpation d’identité. Voir les détails dans la dépêche Quoi de neuf côté LinuxFr.org de juin 2015.

Dans les choses toujours à faire

Il est pas mal d’entrées de suivi concernant les statistiques, ainsi que réitérer le test d’une autre solution des stats Web (depuis 2010) et d’une solution de graphes (cf. une dépêche en rédaction depuis début janvier 2013, diantre, fichtre, bigre, saperlipopette).

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PgDay France 2016 - Appel à orateurs

7 janvier, 2016 - 10:02

Le PG Day France est la conférence annuelle de la communauté francophone de PostgreSQL.

Cette année, l’événement se tiendra le 31 mai 2016 à Lille. Une centaine de participants sont attendus pour une journée d'échanges autour de PostgreSQL et de ses projets associés.

  • Vous êtes expert sur un domaine lié aux bases de données libres ?
  • Vous avez utilisé PostgreSQL dans un contexte spécifique (gros volumes, forte charge, client reconnu, projet innovant, etc.) ?
  • Vous participez à un projet libre lié à PostgreSQL ?

Alors n'hésitez pas à proposer une présentation !

Pour l’édition 2016, les thèmes particulièrement mis en lumière sont les suivants :

  • Administration de bases volumineuses ;
  • Études de cas / témoignages ;
  • Industrialisation (tests de performances, matériel, déploiements, etc.) ;
  • Entrepôts de données et systèmes décisionnels ;
  • Travaux sur la sémantique ;
  • Big Data ;
  • Data Mining / Exploration de Données ;
  • Systèmes d'Information Géographiques.

Cette liste n'est pas exhaustive. Il est possible de proposer d'autres sujets liés à PostgreSQL.

La date limite de réception des propositions est fixée au 14 février 2016 à 23h59 CEST.

La conférence PG Day France est à destination des professionnels, notamment les directeurs informatiques, les décideurs, les chefs de projets, les administrateurs de bases de données, les développeurs, les administrateurs systèmes et tous les profils qui entrent en contact avec un SGBD.

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Nouvelle version majeure de LinuxJobs.fr

5 janvier, 2016 - 22:54

LinuxJobs.fr, le nouveau site d'emploi pour la communauté du Logiciel Libre et de l'opensource, a été annoncé en fanfare sur LinuxFR il y a deux mois. Beaucoup de chemin a été parcouru depuis, concrétisé par une nouvelle version majeure du site rendue publique ce lundi.

Nous proposons une liste des nouveautés autour de LinuxJobs.fr dans la suite de cette dépêche.

Suite à de très constructifs retours de nos utilisateurs (dont les commentaires de la dernière dépêche LinuxFR), de nombreuses nouveautés ont vu le jour:

  • support des flux RSS par catégorie d'emplois et par ville
  • les catégories ont été revues pour être plus intuitives
  • ouverture d'un blog pour informer notre communauté
  • ouverture du compte Diaspora* de LinuxJobs.fr
  • et les corrections habituelles de bugs

LinuxJobs, c'est aussi de la production de logiciels libres pour l'infrastructure, comme le moteur du site Jobskee ou des projets annexes comme db2twitter ou Twitterwatch qui aident à automatiser le site.

Au niveau des chiffres cela donne aujourd'hui plus de 200 offres d'emploi proposées à la communauté du Logiciel Libre et déjà 440 abonnés au compte Twitter. Nous souhaitons également renforcer notre présence sur Diaspora en 2016 afin d'informer la communauté des offres d'emplois partout où elle se trouve.

À bientôt sur LinuxJobs.fr !

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Micro Music Player (mmp) un lecteur musical minimaliste

5 janvier, 2016 - 18:27

J'annonce par ce présent message la sortie de Micro Music Player (mmp) : un lecteur musical minimaliste. Il utilise la bibliothèque libvlc comme moteur audio et GTK+-3.0 pour construire l'IHM (Interface Humain Machine).

Présentation

Micro Music Player (mmp) un petit lecteur de musique minimal avec comme fonctionnalités :

  • Play (jouer), Stop (arrêter), Pause.
  • Next (suivant), Previous (précédent).
  • Shuffle (Mode lecture aléatoire) & Repeat All (Répéter la playlist).
  • Contrôle du volume.

Micro Music Player joue le contenu d'un dossier ou un simple fichier compatible, vous n'avez qu'à sélectionner un dossier (ou le passer comme argument en ligne de commande) pour en jouer le contenu lexicographiquement ordonné, ou un simple fichier. Après avoir fait la liste de lecture, MMP recherche une image de couverture d'album dans le dossier et l'affiche dans l'interface. S'il ne trouve pas d'image, il affiche l'image par défaut.

Fonctionnalités
  • Jouer un fichier unique à la place du contenu d'un dossier.
  • Afficher la playlist :

La playlist est affichée dans une fenêtre toplevel. La chanson ou le morceau de musique en cours de lecture est marqué avec une icône dans la marge. Vous pouvez faire un double-clic sur le titre de votre choix afin de le jouer immédiatement.

  • Configurer Micro Music Player (mmp) à votre convenance :
  1. Vous pouvez choisir entre 2 différents jeux d'icônes :
    • HighContrast: des icônes noir et blanc.
    • Oxygen: des icônes colorées.
  2. Vous pouvez choisir entre 3 différentes tailles de l'interface.
    • Petite taille.
    • Moyenne taille.
    • Grande taille.
  3. Vous pouvez configurer le dossier par défaut lors de l'ouverture du sélecteur de dossiers musicaux.
  4. Vous pouvez (dé)sélectionner les fonctions repeat all (Répéter la playlist) et shuffle (Mode lecture aléatoire) comme vous le désirez.
  5. Vous pouvez changer le volume par défaut au démarrage du programme (de 0 a 100).

Les changements sont appliqués dès que vous les effectuez, excepté le réglage du volume. Mais vous devez appuyer sur le bouton Apply pour garder la configuration souhaitée. Ainsi il démarrera avec les réglages que vous voulez.

Vous pouvez le lancer avec la ligne de commande suivante:

$ mmp folderpath volume[0-100] # mmp is a symbolic link.

Ou en cliquant sur l'icône.

Formats de fichiers supportés Formats de fichiers musicaux : Formats de fichiers musicaux les plus communs :
  • flac (Free Lossless Audio Codec).
  • ogg (Ogg Vorbis).
  • mp3 (MPEG-1 Audio Layer III ou MPEG-2 Audio Layer III).
  • aac (Advanced Audio Coding).
  • ac3 (Dolby Digital).
  • wav (WAVEform audio file format).
  • wma (Windows Media Audio).
  • mid or midi (Musical Instrument Digital Interface).
  • ape (Monkey’s Audio).
  • mov (QuickTime).
Liste de Formats de fichiers musicaux gérés :

.3ga, .669, .a52, .aac, .ac3, .adt, .adts, .aif, .aifc, .aiff, .amb ,.amr, .aob, .ape, .au, .awb, .caf, .dts,.flac, .it, .kar, .m4a, .m4b, .m4p, .m5p, .mid, .mka, .mlp, .mod, .mpa, .mp1, .mp2, .mp3, .mpc, .mpga, .mus, .oga, .ogg, .oma, .opus, .qcp, .ra, .rmi, .s3m, .sid, .spx, .tak, .thd, .tta, .voc, .vqf, .w64, .wav, .wma, .wv, .xa, .xm.

(Pas tous testés mais gérés par libvlc.)

Formats de fichiers d'images de couverture gérés :
  • jpeg, jpg, jpe (Joint Photographic Experts Group).
  • tiff, tif (Tagged Image File Format).
  • png (Portable Network Graphics).
  • bmp, dib (bitmap image file or device independent bitmap).
Ce que mmp ne fait pas :
  • Pas d'indexation de votre dossier de musique.
  • Pas d'accès aux métadonnées.
  • Pas de barre de progression du morceau en écoute (vraie lacune empêchant de positionner l'écoute dans un morceau)
  • Pas de connexion à une base de données ou de téléchargement pour la gestion des images de couverture.

Micro Music Player reste aussi simple que possible, sans connexion Internet requise : MMP et votre dossier musical suffisent.

J'ai implémenté ce programme au début à des fins personnelles sans penser à le distribuer, mais finalement j'ai décidé de le publier parce qu'il est facile et simple dans le concept comme dans le code C++. Au point que vous pouvez l'utiliser ou le modifier librement selon les termes de la licence GPLv3.

Installer MMP

Il est d'ores et déjà disponible en paquetage Debian (*.deb) mais aussi en archive tarball.

Installation avec le tarball

Autotools est utilisé, le compiler et l'installer sera donc aussi simple qu'un configure, make, make install :

$ ./configure

Afin de vérifer que votre système satisfait les dépendances. Puis entrez :

$ make

Enfin, et éventuellement :

$ sudo make install

Écoutez vos chansons préférées avec Micro Music Player (mmp) !!

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Sortie de HomeLinux, version 1.0.0

5 janvier, 2016 - 11:57

HomeLinux est un gestionnaire de paquets sources similaire à Gentoo, mais, pour gérer un prefix dans son dossier personnel (donc d'avoir une arborescence alternative). Le but est de télécharger automatiquement la dernière version du paquet demandé et d'installer automatiquement les dépendances si HomeLinux dispose de l'information. HomeLinux peut simplifier la vie d'un développeur ayant besoin des dernières versions d'un paquet ou aider à être à jour lorsque l'on travaille dans un environnement sur lequel on n'est pas administrateur (comme une station de travail dans un laboratoire). Il peut également aider à mettre en place les dépendances dans des environnements de tests gérés par exemple par Jenkins.

Un gestionnaire de paquet pour son dossier personnel

L'approche retenue est similaire à Gentoo prefix mais en tenant compte des paquets systèmes pour tronquer l'arbre de dépendance. On évite ainsi le bootstrapping. HomeLinux ne cherche pas à reconnaitre les paquets stables ou instables et se concentre sur la fourniture des dernières versions publiées ou les versions demandées par l'utilisateur. Il croise sa propre base de données avec celle de Gentoo de sorte qu'il accède déjà à un grand nombre de paquets qu'il tente d'installer avec une méthode automatique. HomeLinux fournit aussi ses propres descriptifs de paquets, mais pour la version 1.0.0 la base est limitée à une centaine de paquets, elle sera améliorée dans les prochaines versions s'il y a des intéressés.

L'origine

Le projet est initialement né lors de mes travaux de thèse en HPC. Sur les clusters, on a souvent besoin d'installer des dépendances de notre projet. Gérer ce prefix est consommateur de temps surtout lorsque l'on veut le mettre au propre puisqu'il faut recommencer toute la procédure : chercher la dernière version sur le web, l'extraire, configurer, se rendre compte qu'il manque une dépendance et cycler ainsi jusqu'à avoir l'ensemble des paquets installés. Grâce à HomeLinux on ne fait le travail qu'une fois en complétant au fur et à mesure la base de données de dépendance, de sorte qu'il est facile de reconstruire un prefix si on veut repartir de zéro. Même sans la liste de dépendance on procède simplement en ajoutant les noms de paquet à la commande au fur et à mesure que les paquets nous les demandent.

Héritage de prefix

HomeLinux peut aussi aider les administrateurs de clusters en fournissant des prefix à jour. HomeLinux permet en effet à un prefix utilisateur d'hériter de prefix existants. L'utilisateur dispose donc des paquets installés par l'administrateur en plus des siens, le tout gérer par le même gestionnaire de paquet. Il est ensuite simple de migrer vers de nouvelles versions de prefix si l'administrateur en crée un nouveau dans un nouveau dossier.

Il s'agit d'une première version depuis la ré-écriture au propre en NodeJS depuis bash, il y a donc bien sûr des choses à améliorer.

Exemple d'utilisation #provide environnement variables hl env #update your package DB (fetch gentoo...) hl update-db #install package hl install bash # use name, automatic search db hl install app-shells/bash # force subdir in gentoo way hl install gentoo/htop # use the gentoo archive (nodeps) hl install github/ofiwg/libfabric # from github repos, use last release hl install urls/htop # Use from packages/urls.lst #for non HL packages (gentooo, github...) you can provide some deps #infos and conf options into homelinux/packages/quickpackages/, see examples. #you can force the vesion to install with hl install htop=4.8 #exact version hl install htop<4.8 #less than hl install htop<=4.8 #less eq than hl install 'htop!4.8' #not this one hl install htop~4.8 #regexp allow all 4.8.X, take last avail hl install htop:4 #slot based #search in avail packages hl search htop #list installed packages hl ls #uninstall htop (only if you enable stow support in prefix config) hl uninstall htopTélécharger ce contenu au format Epub

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