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Méthode et outils pour la veille technologique

30 janvier, 2013 - 20:17

Aujourd'hui, Internet et les réseaux sociaux aidant, nous sommes souvent submergés par un flot continu d'informations. Il est difficile de se couper de ces divers medias et quand on le fait, c'est au prix d'un certain effort (suivant le niveau d'addiction dans lequel nous nous trouvons).

Tout cela pour dire que nous sommes souvent trop sollicités par des nouvelles en tous genres et que le plus compliqué est de faire le tri entre l'utile et l'inutile, le signal et le bruit.

Veille technologique : (Monde du travail) Tâche qui consiste à se tenir au courant des nouveautés dans son domaine professionnel. (Wiktionnaire)

Ci-dessous, une analyse des moyens disponibles, n'oubliez pas de la diffuser par le moyen que vous voulez.

Sommaire Méthode de veille technologique Pourquoi faire de la veille ?

Tout d'abord, il va falloir se demander pourquoi on souhaite mettre en place une veille technologique.

Évidemment, nous avons tous de bonnes raisons d'assurer une veille technologique à titre personnel ou professionnel. Les objectifs habituels peuvent être parmi ceux-ci :

  • Diffusion d'information à un large public
  • Préparation d'une formation
  • Préparation d'un projet d'entreprise
  • Recherche de nouveaux outils
  • Recherche d'emploi ou changement de carrière
  • Suivi de nouvelles tendances
  • Marketing
  • Recherche et développement
Quelles limites se met-on ?

Il faut à tout prix avoir bien défini le pourquoi - le cœur du sujet - pour arriver à se limiter. Ces limites ne sont pas toujours très nettes, cette étape n'est pas la plus évidente.

On peut aussi prendre le problème à l'envers : Qu'est-ce qui ne fait pas partie du sujet ?

Dans tous les cas, on peut toujours y revenir plus tard :
Élaguer un sujet trop large ou élargir un domaine trop pauvre.

Quelles sources utiliser ?

Aujourd'hui, ce ne sont pas les sources d'information qui manquent. Dans le monde virtuel, on peut penser aux sites institutionnels, aux grands sites informatifs, aux divers blogs spécialisés, aux livres électroniques, et bien sûr aux réseaux sociaux.

Mais il y a aussi certaines émissions de (web) télé et de (web) radio.

Enfin, n'oublions pas qu'il existe une vie sans écran (si, si !) dans laquelle des êtres humains vendent à d'autres êtres humains des journaux, magazines, livres et autres objets réels.

Après analyse, qu'est ce qu'on garde ?

Une fois vos sources définies, un outil (ou plusieurs) vont être mis en place pour récupérer les informations, les centraliser et les trier.

On va passer un bon coup de plumeau pour dépoussiérer (manuel ou automatique) et ne garder que les entrées (ou parties d'entrées) réellement intéressantes et utilisables.

On va donc utiliser des outils de filtrage, de curation de contenu et de tri.

On va aussi prendre des notes avec, par exemple, des logiciels de cartes heuristiques (Mind mapping), des wiki, des éditeurs de texte collaboratifs.

Enfin, on va stocker les informations dans un espace centralisé.

À qui on le diffuse ?

Le but étant de trouver de nouvelles idées, identifier les tendances actuelles et futures des différents marchés, il va falloir définir qui est la cible de votre veille :

  • Vous
  • Votre patron et vos collègues
  • Le monde entier
  • Une galaxie lointaine

Et en fonction de la cible, les outils seront variables : la machine à café, la réunion en costard, les réseaux sociaux, le blog ou le profil Netvibes, par exemple.

Une fois qu'on diffuse les informations, elles deviennent accessibles par d'autres veilleurs et la boucle est bouclée.

Des outils Sources Les flux RSS/Atom et leurs limites

L'agrégateur de flux est un outil incontournable de la veille technologique.

Il peut être en client lourd comme sur RSSOwl ou encore Thunderbird et autres clients de messagerie.

Idéalement, il peut être installé en tant qu'application Web de sorte qu'on puisse y accéder de n'importe quel type de terminal (PC, téléphone, tablette tactile). C'est le cas de Leed, RSSLounge ou encore TinyTinyRSS (qui a également plusieurs applications clientes pour téléphone intelligent).

Certains sites, surtout ceux de grands fournisseurs de contenus, ne veulent pas entendre parler de RSS. Ils préfèrent que l'utilisateur se connecte au site directement plutôt que de diffuser du contenu "à l'aveugle".

Réseaux sociaux

Les multiples réseaux sociaux sont des outils incontournables de veille même si le bruit me semble trop important par rapport au signal.
Il faut sacrément filtrer pour avoir un peu de résultat !

Twitter et Google+ sont peut-être plus techniques que Facebook. Du côté du libre, on pourra rappeler qu'il existe pour les plus connus StatusNet, Identica et Diaspora.

Alertes Google

Elles permettent de vous alerter par email de la publication de nouveaux articles contenant les mots-clefs que vous aurez saisis.

À part Google, autre chose ?

Logiciel de détection de changement de page Web

Pour certains sites qui ne proposent pas de flux RSS, il peut être utile de demander à un logiciel tiers de vérifier périodiquement si le site a changé.
J'avais envoyé un post il y a quelque temps sur le sujet.

En pratique, ce type de logiciel n'est pas extrêmement fiable car trop sensible à la moindre modification, mais c'est utile si vous avez vraiment besoin d'être averti quand un site bouge.

Filtrage Curation

S'il y a un terme à la mode, c'est bien celui-là.
Le volume d'information sur le Net est sans limite, on parle de surcharge informationnelle (ou ce mot francisé horrible : infobésité).

Plusieurs services proposent de vous curer tout ça (le plus souvent en ligne et privateurs).
En vrac : Scoop.it, Paper.li, MS Montage, Mention, Storify, Pearltrees.

Mais en libre, pas grand chose a priori…

Vrai monde de la vie réelle

Hors d'un ordinateur, les autres êtres humains permettent aussi d'échanger des informations déjà « curationnées », comme lors de « réunions de couloirs » (ou « réunions machine à café »), les événements de type salons, ou encore déjeuners et dîners, soirées, bars…

Organisation et stockage Marque page social

En social bookmarking Web on peut utiliser Shaarli (Php), ou des services en ligne non libres mais gratuits comme del.icio.us, pour citer le plus connu.

Prises de notes

Bizarrement, les outils de prise de notes sont à la fois vieux comme vi (ou notepad pour les Windoziens), mais on voit un renouveau du genre à l'image de Evernote (non libre), Zotero et bien d'autres encore.

Dans le style Web et collaboratifs, je n'oublierai ni les Wiki, ni Etherpad, ni Framapad si vous n'avez pas de serveur.

Cartes heuristiques

Les adorateurs de la carte heuristique et des logiciels libres, ont plutôt le choix entre FreeMind, FreePlane, XMind, et l'outil en ligne Framindmap.

(Re-)Diffusion

En diffusion, on peut distinguer la cible publique de la cible privée.

Perso : Blogs, CMS, réseaux sociaux

Prendre des infos d'Internet, les remixer et les remettre sur Internet, … Ça fait pas tellement avancer le Schmilblick.

Les outils libres seront représentés par les innombrables logiciels de micro-blog (statusnet, bilboblog…), blogs (Wordpress, Dotclear…) et autres CMS (Joomla, Spip, EZPublish…).

Contexte de travail

Dans un contexte de travail, votre travail de veille est censé préparer vos nouveaux projets ou vous tenir au courant des nouvelles tendances.

La diffusion se fait alors par des outils de communication internes (réseaux sociaux professionnels), par des réunions et par des discussions de machines à café (les fameuses).

Contexte d'étude et de recherche

Enfin, dans le cadre d'études supérieures, votre veille aura sûrement servi à écrire une partie d'article, de mémoire, de thèse ou tout autre document.

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XBMC 12 "Frodo" est de sortie

30 janvier, 2013 - 20:16

XBMC est un gestionnaire de bibliothèque multimédia initialement créé pour la console de jeu Xbox, il a ensuite été porté sur une multitude de plateformes. Il permet de gérer les collections de photos, musiques et vidéos mais permet aussi de gérer des contenus multimédias d'autres sources comme la télévision via un adaptateur TNT ou des vidéos en provenance de YouTube. Il est distribué sous licence GPL 2.

Sommaire

Le 24 mars 2012, l'équipe derrière XMBC sortait une version 11. Depuis, beaucoup de changements ont eu lieu. Voici un aperçu des changements marquants.

Inclusion dans les paquets officiel Debian

Des paquets officiels pour Debian wheezy (testing) ont fait leur apparition sur les dépôts le 9 avril 2012. XBMC était historiquement distribué via les PPA Ubuntu ou via un binaire disponible sur leur site. En étant dans les dépôts officiels Debian, XBMC étend sa base d'utilisateurs potentiels, ce qui devrait également beaucoup faciliter leur inclusion dans d'autres distributions. Cependant, les paquets Debian ne sont pas exactement les mêmes que sur les autres canaux de distribution :

  • la gestion de CSS (la lecture des DVD chiffrés) n'est pas possible tant que l'on n'installe pas la libdvdcss2 via un dépôt externe.
  • la libav est utilisée au détriment de ffmpeg, pour coller à Debian qui a l'air de pousser dans cette direction.
  • la prise en charge de l'AFP (Apple File Protocol) est désactivée à cause de problèmes de packaging.
  • la gestion du format rar est désactivée pour coller aux règles Debian. Une alternative avec libarchive est à l'étude depuis l'inclusion.

Cependant, bien que la version 11 soit maintenant dans les dépôts officiels, la version 12 a été rejetée de Debian testing à cause de l'utilisation en interne de ffmpeg. L'équipe Debian n'exclut pourtant pas une arrivée dans experimental voire unstable. Pour les Debianistes, donc, il faut passer par un dépôt tiers, comme deb-multimedia.org.

Un cycle mensuel

L'équipe XBMC a adopté un cycle de développement plus court que celui en place jusque-là. Au lieu d'avoir une intégration continue de nouvelles fonctionnalités jusqu'à parfois avoir du mal à s'arrêter, l'équipe s'inspire du noyau linux et a mis en place un cycle d'intégration mensuel. Les nouveautés sont incluses en début de cycle, grossièrement la première semaine, et le travail de debug/intégration se poursuit jusqu'au prochain cycle.

Après quelques cycles à ce régime, ils peuvent aisément travailler sur une sortie officielle. Cette version 12 a été développée ainsi, et on sent que le changement de rythme a été bénéfique : seulement 10 mois se sont écoulés depuis la version précédente malgré plusieurs gros chantiers et un joli paquet d'améliorations un peu partout ailleurs.

Migration vers transifex pour les traductions collaboratives

XBMC a abandonné en avril 2012 les traductions en XML pour passer sur gettext et en profite pour mettre en place une traduction collaborative sur transifex. Dans le même temps, les développeurs de greffons sont encouragés à suivre le mouvement afin d'uniformiser et optimiser les traductions.

Refonte de la partie audio

Autre serpent de mer chez XBMC, la partie audio n'avait quasiment pas été retouchée depuis les temps anciens de la XBox, quand les DVD et autres mp3 dominaient le monde. Maintenant que la HD et autres 4K sont déjà là, il était temps !

AudioEngine est un projet interne qui a duré près de 2 ans et a consisté en la ré-écriture complète de la partie audio. En parallèle, le décodeur mp3 interne, PAPlayer, a évolué au point de devenir un lecteur audio à part entière.

Pour simplifier, AudioEngine sert de table de mixage entre toutes les sources audio (lecture de média + sons de l'interface), et se débrouille pour les renvoyer aux périphériques physiques dans un format le plus adapté possible. Au passage, il assure la chaîne de traitement complète du son afin de passer au périphérique une source audio unifiée dans un format spécifié dans les paramètres : XBMC nous demande de préciser le type de sortie, le nombre de hauts-parleurs utilisés et les possibilités de l'ampli.

Avec toutes ces informations, XBMC peut donc par exemple présenter à un ampli DTS un flux "natif" alors que la source est un bête MP3 stéréo. XBMC peut aussi intervenir sur la normalisation des volumes sonores de manière plus efficace qu'auparavant.

AudioEngine fait passer la gestion du son à un autre niveau en rajoutant à ses possibilités des formats récents comme le DTS-MA, le TrueHD et l'audio 24 bits (jusqu'à 384 khz) en plus des formats déjà présents.

Intégration du PVR

Beaucoup l'attendaient pour la version précédente, c'est maintenant chose faite : XBMC intègre une surcouche pour le PVR. On va enfin pouvoir regarder la TV en direct, en différé ou enregistrer directement depuis l'interface. Techniquement, XBMC intègre une sur-couche au serveur PVR qui va gérer la partie matérielle et créer le flux audio/vidéo affiché par la sur-couche.

Le wiki mentionne plusieurs serveurs PVR suivant le système utilisé, avec un guide d'installation sommaire pour chacun. La partie client du PVR est disponible sous forme de greffon, avec un nom particulier : «xbmc-pvr-[plugin-name].». Chaque greffon correspond au serveur PVR avec lequel il devra communiquer, qu'il soit sur la même machine ou non. Une fois le serveur en place et le greffon correspondant installé, il ne reste plus qu'a configurer la TV dans les paramètres de XBMC (paramètres->Live TV->Général).

Amélioration du UPnP

L'UPnP a bénéficié du travail de Alcoheca, un dev XBMC, pendant le Google SoC 2012, qui a repris les bases. Bien que le transcodage audio/vidéo ne soit toujours pas de la partie, les méta-informations (résumés, images, statut vu/non vu, etc.) concernant la bibliothèque multimédia sont maintenant partagées via UPnP. Côté client, XBMC a encore un gros défaut : il gère sa base multimédia dans son coin, sans remonter les infos et meta-données au serveur. La partie locale et la partie UPnP est également encore séparée.

Comme on peut le voir, pour le moment, XBMC n'est pas au top sur l'UPnP. la meilleure façon de partager ses contenus entre plusieurs XBMC reste le partage via des protocoles SMB ou NFS, puis soit laisser chacun gérer sa médiathèque, soit passer sur une base MySQL partagée.

Améliorations des filtres sur la librairie et des playlists

Les filtres sur les éléments de la médiathèque ont été revus eux aussi pendant le Google SoC 2012, avec plus de possibilités.

Suivant le média concerné, nous retrouverons différents filtres :

  • le très classique filtre par texte
  • un filtre par plage d'année ou plage de notations. il suffit de spécifier les limites hautes et basses avec les curseurs pour définir l'étendue ; pour passer de l'un a l'autre, il suffit d'appuyer sur le bouton haut ou bas de la télécommande.
  • un "filtre contextuel". ça ressemble à un filtre suviant les méta-données (en cours, vu/non-vu), mais le wiki ne s'étend pas franchement sur ce point.
  • un filtre multi-critères, qui vient en dernier, et se rajoute aux filtres déjà existants. on peut alors filtrer par tag, par genre, par acteur, par studio, par artiste… pour savoir quel filtre peut s'appliquer suivant le média, un recapitulatif est dispo.

L'apparition de tags définis par l'utilisateur vient compléter la panoplie des filtres pour les films, séries TV et les musiques. En contrepartie, les films ne peuvent plus appartenir à différentes collections en simultané.

Les petits plus

Dans le vrac du changelog, j'ai aperçu :

  • le passage d'une API HTTP à une API JSON-RPC. En conséquence, les différentes applis comme les télécommandes android ou iOS doivent se mettre au diapason pour fonctionner.
  • le décodage logiciel du h.264 10 bit (Hi10P) pour les animes.
  • quelques ajouts concernant les télécommandes/manettes utilisables, comme la manette de la XBox 360.
  • des corrections d'ordre cosmétique sur les posters/fanarts de la mediathèque.
  • dans la lignée de l'UPnP, l'AirPlay se voit complété petit à petit, avec l'ajout de l'audio sous Windows, revenant ainsi au niveau des autres plates formes.
  • la prise en charge matérielle subit aussi quelques changements :
    • prise en charge du Raspberry Pi ;
    • premiers pas sur Android et la console OUYA ;
    • abandon de la plateforme PPC au profit du 64 bits sur Mac OS X.

Pour Android, il est à noter que l'application utilise le NDK (Native Developement Kit), ce qui la rend incompatible avec les "Google TV", même les plus récentes, qui ne le prennent toujours pas en charge.

Encore une fois, je ne saurais trop remercier tous ceux qui ont aidé à approfondir le sujet et/ou sacrifiés leur santé mentale à la correction de mes mauvaises manies de rédaction et approximations pour faire de ce truc une dépêche présentable.

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Karl Fogel inspiré pour une seconde édition de « Producing OpenSource Software »

30 janvier, 2013 - 20:15

Suite au succès de son premier livre « Producing Open Source Software » publié aux éditions ILV, Karl Fogel récidive et recherche un financement pour publier une seconde édition. Ce second ouvrage serait toujours distribué sous licence CC-By et parlerait des nouvelles évolutions depuis le premier tome (2005) notamment de Github.

Son premier livre avait été traduit par l'équipe de Framasoft, Framabook et Framalang et est toujours disponible à l'achat ou au téléchargement.

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TPB AFK : The Pirate Bay, Away From Keyboard

30 janvier, 2013 - 13:41

Le documentaire TPB AFK (« The Pirate Bay, Away From Keyboard »), réalisé par Simon Klose, et produit par Nonami AB, raconte l'histoire des créateurs du site de fichiers BitTorrent. Il sera diffusé en première au 63ème Berlin International Film Festival le 8 février à 17:00 CET. Ce sera le premier film de la Berlinale à être diffusé simultanément en ligne, gratuit et payant.

Le film a été financé sur KickStarter en 2010, ainsi que via la vente actuelle de DVD. Il sera bien évidemment disponible sur BitTorrent, donc conformément à l'effet torrent : le débit global de diffusion augmentera avec le nombre de participants.

NdR : merci à vlamy pour ses contributions à cette dépêche.

Concernant la licence

Afin de dissiper les doutes sur la licence, apparus lors de l'annonce du film dans un journal sur DLFP, notez bien que, malgré les « Terms of Use », rédigés en jargon légal, le film sera bel et bien distribué sous licence non-libre Creative Commons (CC by-nc-sa 3.0), non-libre car non-commercial (« nc »).

« By sharing this film under a Creative Commons license, we hope to contribute to a serious debate about the social and economic benefits of sharing. We also hope to prove that sharing can be a realistic business model. »

En partageant ce film selon la licence Creative Commons, nous espérons contribuer à un réel débat sur le thème du partage et sur le bénéfice social et économique qui en découle. Nous espérons également prouver que « partager » constitue un business model viable.

Il sera toutefois possible d'acheter une version du film plus longue, avec bonus (scènes coupées, making of, etc.), pour un prix annoncé à 5$.

Appel à contribution pour la première

Please watch the premiere with us and help us share the film as much as you can. Let´s make this the biggest film premiere ever!

S'il vous plaît, regardez l'avant-première avec nous et aidez nous à partager le film autant que vous le pouvez. Faisons en la plus grosse avant-première de l'histoire !

En gros, tous à vos clients BitTorrent pour regarder la première en direct (bon d'accord avec un léger différé peut être).

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Cube 2: Sauerbraten, FFmpeg 1.1

30 janvier, 2013 - 13:33

Petites brèves : un jeu et de la vidéo.

Cube 2: Sauerbraten

Cette nouvelle version majeure du jeu libre sous licence libre zlib de tir subjectif multijoueur (FPS, First-person shooter) arrive deux ans après la précédente. Elle inclue quarante cinq nouvelles cartes et trois nouveaux modes : « collect », « insta collect » et « efficiency collect ». Elle est disponible sous Linux, Mac OS X et Windows.

Sauerbraten prend en charge le rendu de l'éclairage naturel directionnel et les réflexions sur quatre types différents de surface réfléchissante tels que l'eau, la lave et le verre. Les développeurs disent que le jeu peut maintenant utiliser les ensembles de caractères internationaux et que la nouvelle version fonctionne également sur les systèmes Windows 64-bit. Le navigateur de serveurs met automatiquement à jour les serveurs de jeux disponibles et les in-game mini map affichent dorénavant les coéquipiers du joueur. De nombreuses autres nouveautés améliorent le gameplay ainsi que le serveur; les détails sont listés dans la liste des changements de cette nouvelle version.

FFmpeg 1.1

FFmpeg est une collection de logiciels libres dédiés au traitement de flux audio ou vidéo (enregistrement, lecture ou conversion d'un format à un autre). Merci Wikipédia. La toute nouvelle version 1.1 ou « Fire Flower » offre moultes nouveautés :

  • un codeur Opus basé sur la bibliothèque libopus ;
  • un codeur FLAC 24-bit ;
  • des décodeurs pour des formats Silicon Graphics variés ;
  • de nouveaux filtres de sous-titres ;
  • …et plein d'autres nouveautés détaillées en seconde partie.

Pour les curieux et techniques, la liste des changements de FFmpeg 1.1 brute :

Général:

  • affichage des informations de disposition de flux pour ffprobe
  • ajout de l'option -select_streams pour ffprobe
  • suppression de l'option -same_quant qui ne fonctionne plus depuis des années
  • prise en charge de FFM2
  • prise en charge de la compilation de DLLs en utilisant MSVC
  • ajout de l'outil ffescape
  • suppression du mode daemon de ffserver
  • nouvelle syntaxe d'expansion pour drawtext
  • ajout de l'option -show_entries pour ffprobe
  • ajout de l'option -sections pour ffprobe
  • prise en charge de l'échantillonneur SOX dans libswresample
  • parallélisation du changement de format de pixel et d'écran pour H.264
  • éclatement de la documentation par composant
  • authentification Adobe et limelight dans RTMP
  • données: schéma URI
  • prise en charge de la compilation pour Plan 9

Filtres:

  • intégration du filtre Kerndeint de MPlayer
  • intégration du filtre Histeq de VirtualDub
  • intégration des filtres pp (postproc) de MPlayer
  • filtre Aselect
  • filtre Apad
  • filtre Subtitles
  • intégration du filtre Field de libmpcodecs
  • intégration du filtre GEQ de libmpcodecs
  • filtre pour l'analyse de volume sonore selon EBU R128

Multiplexeurs:

  • demultiplexeur DTS-HD
  • prise en charge des méta-données (étiquette INFO) pour le multiplexeur WAV
  • prise en charge des méta-données (bloc info) pour le multiplexeur CAF
  • demultiplexeur LVF
  • demultiplexeur AVR
  • multiplexeur/demultiplexeur AST
  • demultiplexeur BRSTM
  • demultiplexeur PVF
  • multiplexeur/demultiplexeur IRCAM
  • demultiplexeur de fichier Paris Audio
  • demultiplexeur concaténation virtuelle
  • démultiplexeur VobSub
  • demultiplexeur Silicon Graphics Movie
  • demultiplexeur NIST Sphere
  • demultiplexeurs et décodeurs MPL2, VPlayer, MPlayer, AQTitle, PJS et sous-titres SubViewer v1
  • multiplexeur Sony Wave64

Encodeur/Décodeurs:

  • encodeur Opus utilisant libopus
  • décodeur Pinnacle TARGA CineWave YUV16
  • démultiplexeur, décodeur et analyseur TAK
  • encodeur et décodeur d'images X-Face
  • encodeur FLAC 24-bits
  • encodeur ALAC multi-canaux jusqu'à 7.1
  • décodeur de sous-titres en texte brute
  • décodeur d'images BRender PIX
  • décodeur ADPCM IMA Dialogic
  • démultiplexeur et décodeur de GIF animés
  • décodeur des sous-titres JSON pour les TED talks
  • décodeur SGI RLE 8-bit
  • décodeur Silicon Graphics Motion Video Compressor 1 & 2
  • décodeur 012v

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kdenlive 0.9.4

29 janvier, 2013 - 18:32

Voici une traduction de la note de sortie de la nouvelle version de l'éditeur vidéo Kdenlive, logiciel de montage ou non-linear video editor.

Nous avons enfin publié, après quelques retards (annoncée pour courant novembre 2012), la version 0.9.4 de l'éditeur vidéo Kdenlive.

Cette version corrige de nombreux dysfonctionnements et plantages, tous les utilisateurs sont encouragés à effectuer la mise à jour. Le code source peut être téléchargé depuis les serveurs KDE, les binaires pour vos distributions devraient être disponibles bientôt. Il est également recommandé d'utiliser la dernière version du framework MLT (0.8.8) pour bénéficier des récentes corrections et améliorations.

Vous trouverez des infos détaillées concernant les nouvelles fonctionnalités et corrections sur notre page Kdenlive 0.9.4 infos.

Nos efforts vont maintenant se concentrer sur l'implémentation du travail de refonte commencé par Till Theato (résultant de notre campagne de financement), et nettoyer la structure du code (codebase), afin de simplifier l'évolution et l'intégration des futurs développement du framework vidéo MLT.

Comme d'habitude, un grand merci à tous ceux qui nous ont aidé à rendre cette version meilleure par leurs réactions et recherches concernant les dysfonctionnements qu'ils ont trouvés. Vous pouvez obtenir de l'aide et de la documentation sur le manuel Kdenlive en ligne ou sur les forums.

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Nouvelle version de Scub Foundation, usine logicielle Java libre

29 janvier, 2013 - 18:29

Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie de la nouvelle version de Scub Foundation, notre solution libre (licence LGPL) d’industrialisation du développement et de la maintenance d’applications Java. Cette version standardise tous les aspects du développement jusqu'à la mise en place de l’intégration continue via Jenkins et de la gestion de la qualité via Sonar.

En plus des nombreuses améliorations sur les modèles de projets, d’une mise à niveau des bibliothèques et outils, nous avons aussi un nouveau site web avec une documentation plus complète, notamment sur des nouveaux sujets comme la gestion des logs avec Graylog.

note : Scub Foundation permet de standardiser le développement des applications en sélectionnant avec vous un ensemble d’outils pré-configurés, de frameworks, de conventions, de processus, de documentations et de modèles de projets qui structurent les développeurs et leurs développements.

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Sortie de Square : une solution libre de CRM pour mutuelles et assurances

29 janvier, 2013 - 14:03

Nous lançons officiellement Square CRM, solution de gestion de la relation client open source (GPL) spécialement conçue pour les Assurances et Mutuelles Santé. Cette application multi canal (visites, agences, centre d’appel et Internet) permet à chacun des utilisateurs d’avoir une vision complète du client. Notre solution couvre toutes les particularités du métier : famille, contrat, cotisations, prestations, e-commerce, téléphonie, tarification, GED, adhésion…

Square CRM a la particularité d'être un logiciel libre créé en collaboration avec la Smatis (qui est notre client). Nous avons d'ailleurs écrit un petit article à ce sujet que vous trouverez dans les liens de cette annonce.

Il a été développé en Java grâce à notre usine logicielle libre Scub Foundation.

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Apéro Python à Bruxelles samedi 2 Février

29 janvier, 2013 - 11:59

À l’occasion de la journée de conférences dans la salle python-devroom lors du FOSDEM, un AFPyro aura lieu avec un repas le samedi 2 février. Le détail du programme de la salle python-devroom : https://fosdem.org/2013/schedule/track/python/

Comment s’inscrire ?

Via ce formulaire : http://doodle.com/9k9bssgzsb4ebtk4

Quand ?

Le samedi 2 février à partir de 19h00.

  • 18h40 : Rendez-vous devant la salle Ferrer, à côté du stand du FOSDEM.
  • 19h00 : Arrivée au restaurant.
Où ?

La Mirabelle
Chaussée de Boondael 459 - 1050 Elsene

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GeoBases, services et visualisation pour données géographiques

28 janvier, 2013 - 23:51

GeoBases est un projet dont le but est de fournir des services et des possibilités de visualisation pour des données géographiques. En réalité cela fonctionne également avec des données non-géographiques, mais cela limite les possibilités de cartographie.

Le projet contient déjà des sources de données issues d'autres projets (comme GeoNames ou optd), ou encore de l'OpenData. Par défaut une source de données d’aéroports est utilisée. Il est très simple d’ajouter ses propres sources de données pour pouvoir jouer avec.

Parmi les services disponibles :

  • exécuter de simples recherches (trouver cette donnée, trouver toutes les entrées qui ont cette propriété)
  • exécuter des recherches approximatives basées sur une notion de distance entre chaîne de caractères (trouver les données dont le nom ressemble à cela)
  • exécuter des recherches géographiques (trouver les données proches de ce point)
  • afficher les résultats sur une carte, ou bien les exporter en CSV, ou encore utiliser une API Python pour les manipuler directement

Le projet est entièrement en Python, la partie cartographie utilise Google Maps API. C’est un unique package Python, il y a également une interface en ligne de commande plutôt complète.

Installation

Le package est sur PyPI, donc ceci fonctionne :

% easy_install GeoBases

Il est également possible de récupérer la version de développement depuis github.

Exemples en ligne de commande

Comment voir où sont situés les aéroports dont le nom contient international :

% GeoBase --fuzzy international --map

Pour obtenir de simples informations sur les aéroports de Nice et Los Angeles :

% GeoBase LAX NCE

Et un dernier exemple avec l'interface en ligne de commande, trouver les données proches de l’aéroport de Bordeaux et en extraire le nom :

% GeoBase --near BOD --quiet --show name Bordeaux-Mérignac Bordeaux Gare de Bordeaux-Saint-Jean Libourne Arcachon - La Teste-de-Buch Arcachon Exemples avec Python

Un exemple d'utilisation de l'API Python :

>>> from GeoBases import GeoBase >>> g = GeoBase(data='ori_por', verbose=False) >>> g.get('ORY', 'name') 'Paris-Orly' >>> sorted(geo_o.findNearPoint((48.85, 2.35)))[0] # Paris (0.389, 'PAR')

De nombreux autres exemples sont disponibles sur le site du projet.

Conclusion

Ce projet est encore jeune, toute suggestion de fonctionnalité est la bienvenue !

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Atelier-formation Apache

28 janvier, 2013 - 23:45

Atelier-formation sur le serveur web Apache

L'association StarinuX organise un atelier-formation APACHE version 2 à Paris -La Défense le samedi 9 février 2013 de 14h00 à 18h30.

Le programme et les modalités d'inscription sont détaillés dans la suite de l'article.

Atelier-formation APACHE version 2 QUAND :

Le samedi 9 février 2013 de 14h00 à 18h30.

LIEU :

Hôtel IBIS
4 Boulevard de Neuilly
PARIS 92081 - LA DEFENSE 1
Métro pont de Neuilly ou Esplanade de La Défense

PROGRAMME et OBJECTIF :

À l'issue de la formation, vous serez capable de :

  • comprendre le fonctionnement d'un serveur Web (la relation clients/serveur),
  • d'installer Apache version 2,
  • de configurer ses fichiers de paramétrages,
  • de le tester dans un réseau intranet,
  • de réaliser et tester des sites virtuels (virtual hosts), c'est à dire un seul serveur Web, un seul numéro IP et plusieurs sites totalement indépendants.
INSCRIPTION :

http://www.starinux.org/index.php?rev=ateliers-inscription.php

MOYENS :

Venir avec son portable équipé WIFI + prise ethernet est vivement recommandé, ainsi que de savoir configurer la connexion WiFi.

Pour toutes information par courriel : starinux@starinux.org

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Grenoble 5 février : conférence « virtualisation »

28 janvier, 2013 - 23:41

La Guilde des Utilisateurs d'Informatique Libre du Dauphiné vous propose d'assister à la conférence :

« Virtualisation : présentation théorique transversale des solutions de virtualisation »

Soirée animée par Damien, développeur

Le mardi 5 février de 19h à 22h

Dans les locaux de l'Ensimag (Amphi n°E)
681, rue de la passerelle
Domaine universitaire
38402 Saint Martin d'Hères

Entrée libre et gratuite

La virtualisation permet d'utiliser plusieurs systèmes d'exploitation sur un même ordinateur. Étant donnée la puissance actuelle des ordinateurs personnels, cela permet par exemple de tester plusieurs systèmes (GNU/Linux par dessus Microsoft Windows ou inversement). On peut ainsi disposer de programmes n'existant normalement que sur un seul système.

La conférence commencera par une mise en contexte généraliste de la virtualisation où nous parcourerons les contraintes et possibilités de la virtualisation.

Le conférencier nous plongera ensuite dans les dédales théoriques de la virtualisation. Il nous présentera brièvement le fonctionnement transversal et commun aux différentes implémentations existantes, ainsi que quelques spécificités propres à chaque modèles.

Points qui seront abordés :

  • Différents types d'hyperviseurs (bare ou hosted)
  • Différence entre émulation et virtualisation
  • Virtualiser un kernel/OS, ça veut dire quoi ? Exécuter un kernel en mode user (principes de base, gestion mémoire, instructions non virtualisables)
  • Qu'est-ce qu'apporte le support hardware ?
  • Comment on virtualise les devices (full-virt vs para-virt)

Note : l'administration système au quotidien des machines virtuelles ne sera pas l'objet de la conférence; mais pourra être abordé au cours d'un futur atelier en fonction des participants. Nous ne parlerons donc pas d'un logiciel en particulier, d'hyperviseurs, de déploiement de VM, etc.

FAQs :

Est-il prévu d'enregistrer la conférence ?
A priori, non. Les organisateurs manquent de disponibilité pour gérer un enregistrement vidéo ou audio. Les initiatives individuelles et autres bonnes volontés pour prendre en charge cette « feature » à l'avenir seront bien sûr étudiées avec soin par notre équipe.

Et en cas d'aléas de dernière minute ?
Gardez un œil sur le site de notre association ( http://guilde.asso.fr ) ou dans les commentaires pour être prévenu d'éventuelles modifications.

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Revue de presse de l'April pour la semaine 4 de l'année 2013

28 janvier, 2013 - 16:00

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[01netPro.] Recherche profs d'informatique désespérement

Par Serge Abiteboul, Gilles Dowek et Colin de la Higuera, le jeudi 24 janvier 2013. Extrait:

Pour comprendre la société numérique actuelle, l'enseignement de l'informatique est devenu une nécessité. Et celui-ci ne sera efficace que s'il est assuré par des professeurs d'informatique, dédiés à cette discipline.

Lien vers l'article original: http://pro.01net.com/editorial/585095/recherche-profs-dinformatique-desesperement

[LeDevoir.com] 58 millions pour Oracle

Par Fabien Deglise, le jeudi 24 janvier 2013. Extrait:

Stupeur et consternation. Les défenseurs des logiciels libres et des données publiques en format ouvert ont vertement dénoncé mercredi la décision du comité exécutif de la Ville de Montréal d’accorder 22,2 millions de dollars de plus sur quatre ans pour l’achat et l’entretien de logiciels gardant l’administration captive des produits privatifs de la compagnie Oracle.

Lien vers l'article original: http://www.ledevoir.com/societe/consommation/369114/58-millions-pour-oracle

[Télérama.fr] Benoît Thieulin : Le CNNum doit éclairer le pouvoir, mais aussi les citoyens

Par Jean-Baptiste Roch, le jeudi 24 janvier 2013. Extrait:

A quoi ça sert, le Conseil national du numérique? Son nouveau président Benoît Thieulin nous en explique les enjeux et se défend de tout conflit d'intérêts.

Lien vers l'article original: http://www.telerama.fr/medias/beno-t-thieulin-le-cnnum-doit-clairer-le-pouvoir-mais-aussi-les-citoyens,92582.php

[Slate.fr] Bataille ingénieurs/politiciens autour du code source de la campagne 2012 d'Obama

Par Cécile Dehesdin, le mercredi 23 janvier 2013. Extrait:

Les développeurs engagés pour la réélection du président américain veulent rendre le code qu'ils ont mis au point open-source, mais les responsables politiques de la campagne ont peur de donner un avantage aux Républicains.

Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/life/67505/techos-developeurs-obama-open-source-code

[LeMagIT] Alan Clark, président de l’OpenStack Foundation, croit en la percée de l’Open Cloud

Par Cyrille Chausson, le mercredi 23 janvier 2013. Extrait:

Le président de l’OpenStack Foundation Alan Clark, dans entretien avec nos partenaires de Computerweekly, revient sur sa vision de l’Open Cloud et sur son parcours de pro-Open Source.

Lien vers l'article original: http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2013/01/23/alan-clark-president-de-lopenstack-foundation-croit-en-la-percee-de-lopen-cloud

[France 3 Limousin] Les promoteurs du logiciel libre en Corrèze se fâchent rouge contre le Conseil Général

Par Christian Bélingard, le mercredi 23 janvier 2013. Extrait:

Ils reprochent à l'assemblée départementale de distribuer aux collégiens corréziens des tablettes Apple au lieu de se tourner vers des systèmes d'exploitations libres

Lien vers l'article original: http://limousin.france3.fr/2013/01/23/les-promoteurs-du-logiciel-libre-en-correze-se-fachent-rouge-contre-le-conseil-general-186593.html

[L'usine Nouvelle] Fleur Pellerin demande à la filière Open Source de se restructurer

Par Ridha Loukil, le lundi 22 janvier 2013. Extrait:

En donnant le coup d’envoi des états généraux de l’Open source, la ministre de l’Economie numérique a insisté sur l’importance de ce secteur pour l’avenir du numérique en France. Elle a invité la filière à se restructurer pour favoriser l’émergence de grands champions.

Lien vers l'article original: http://www.usinenouvelle.com/article/fleur-pellerin-demande-a-la-filiere-open-source-de-se-restructurer.N189984

Et aussi:

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Weboob 0.e

28 janvier, 2013 - 15:53

Weboob (Web Outside Of Browsers) est un ensemble d'applications interagissant avec des sites Web.

Trois mois après la dernière dépêche et peu de temps avant le troisième anniversaire du projet, Weboob 0.e est parue vendredi dernier.

Elle reste sur la lancée de la version précédente avec beaucoup de corrections de bugs et une amélioration des modules existants. On n'oublie pas les nouveautés qui seront détaillées en seconde partie de la dépêche. Avec sept nouveaux sites boobisés, Weboob atteint désormais le nombre de 90 modules !

Sommaire Nouvelles options pour les applications

Avec l'introduction d'une vérification des certificats SSL dans la dernière version, cette nouvelle option était logique : on peut maintenant désactiver la vérification avec l'option -I. Autre flexibilité, il est possible pour un module de déclarer une liste de certificats, contre un unique choix auparavant (certains sites présentant différents certificats selon des critères difficiles à déterminer).

L'option -e améliore quant à elle le chargement des backends en permettant d'en exclure une liste. Cela évite de trouver par hasard une vidéo du parlement européen en recherchant un programme pour votre soirée.

Modules bancaires

Ils sont une fois de plus à l'honneur, avec l'ajout des modules pour le Crédit Coopératif, Axa Banque, la banque Barclays, la banque Carrefour, Gan Assurances et le Crédit Mutuel du Sud Ouest. C'est maintenant pas moins de 21 sites de banque qui peuvent être accédés grâce à l'application boobank. Autre nouveauté, les modules bancaires peuvent désormais gérer plusieurs monnaies et non plus seulement l'euro.

Pour utiliser toutes ces données, nous avons eu la bonne surprise de découvrir une intégration de Weboob dans le logiciel skrooge. L'équipe Weboob continue elle de proposer un module expérimental pour kmymoney.

Réécriture de l'API pour les sondes

Depuis environ un an, Weboob intégrait une capability de mesure de la hauteur et du débit de fleuves, permettant ce genre de suivis :

Cette capability était très spécialisée et a donc été récrite pour être plus générique et gérer tout type de sonde. La gestion des niveaux d'alerte a également été ajouté, ce qui permet d'envisager de gérer des sites comme les alertes au pollen ou le niveau de diverses pollutions.

Petites nouvelles

Une limitation historique sur les lecteurs vidéos a été supprimée, permettant de configurer simplement en indiquant un chemin vers un exécutable. Autre amélioration, on peut désormais passer des options à ce lecteur directement.

Du côté des modules permettant de gérer les factures et abonnements, la date de fin de période pour les abonnements périodiques est maintenant récupérable, permettant de savoir quand la consommation sera remise à zéro. Pour les contrats non-périodiques, la date de validité du crédit est récupérée. Les trois modules d'abonnements téléphoniques ont été mis à jour.

Avenir technique

Le plus grand projet technique de Weboob est probablement la réécriture de la classe Browser. Comme son nom l'indique, cette classe permet de simuler un navigateur et doit simplifier l'écriture de modules, en proposant de nombreux fonctions prêtes à l'emploi. Cet outil reste cependant optionnel, le module CMB, par exemple, ne l'utilise pas.

Actuellement, cette classe est basée sur la bibliothèque Mechanize. À l'usage, cette bibliothèque se relève cependant parfois contraignante, notamment sur la gestion des formulaires ou l'impossibilité de faire proprement du SSL. Nous souhaiterions donc nous en affranchir pour développer de nouvelles fonctionnalités.

C'est pourquoi le projet Browser2 est lancé depuis de nombreux mois. Cette fois-ci, le projet se base sur la bibliothèque Requests qui nous semble prometteuse et plus flexible que Mechanize. Malheureusement, cette bibliothèque ne semble pas toujours pensée pour avoir des utilisateurs sur le long terme. La sortie de la version 1.0 aurait ainsi pu se nommer « Oups, j'ai tout cassé, bon courage ». Sachant la variété de versions de la bibliothèque dans les distributions, il est assez démotivant de tenter de tout réécrire et d'envisager de maintenir toutes les versions pour que Weboob fonctionne partout.

Tout cela explique en partie le retard sur Browser2… Nous envisageons donc pour les prochaines versions de faire une fourchette de Requests, afin de maintenir une version stable correspondant à nos besoins.

Avenir administratif

Weboob grandit et a maintenant des débouchés professionnels. Cela nous impose de réfléchir à un cadre qui n'était pas forcément prévu au départ. C'est pourquoi nous sommes en cours de création d'une association, qui sera chargée de piloter le projet et de protéger la « marque » Weboob, notamment de gérer les sites Internet.

Le site web weboob.org ne changera pas et continuera de présenter le projet, ainsi que la documentation permettant de l'utiliser. En parallèle, le site Web weboob.com va être officiellement lancé et regroupera toutes les entreprises proposant des services autour de Weboob (notamment Budget Insight qui contribue fortement aux modules bancaires de Weboob et propose des services autour de Weboob en plus de l'utiliser en interne).

Avec cette association, le but est de maintenir l'indépendance du projet Weboob sur le long terme et d'éviter tout risque de conflits d'intérêts.

Évènements

Weboob étant un projet communautaire, on peut retrouver ses contributeurs à de nombreux évènements. Nous étions ainsi au 29C3 à Hambourg en fin d'année dernière. On a même pu nous voir à une présentation largement improvisée. Plusieurs d'entre nous serons également en fin de semaine à la FOSDEM, mais nous ne pourrons pas présenter le projet cette fois-ci.

Des soirées entre membres de la communauté sont régulièrement organisées, toujours sur Paris où vivent la plupart des principaux contributeurs. La prochaine sera le 13 février, journée anniversaire du projet. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à passer sur le chan IRC #weboob sur le réseau freenode.

Contributeurs

Merci aux contributeurs qui ont participé à cette version :

  • Adrien Kunysz
  • Florent Fourcot
  • Gabriel Kerneis
  • Gilles-Alexandre Quenot
  • Grmbl Frechneu
  • Julien Hebert
  • Kevin Pouget
  • Laurent Bachelier
  • Noé Rubinstein
  • Roger Philibert
  • Romain Bignon
  • Theo
  • Xavier Guerrin

Nous remercions également le contributeur gérant le paquet Weboob pour la distribution Gentoo.

Weboob est un projet qui grossit et qui vit grâce à ses contributeurs. Si vous souhaitez l’améliorer et que vous connaissez le Python, n’hésitez pas à contribuer.

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Ce mois-ci, Le Manchot Libéré N°11 vous aide à trouver un ordinateur libre.

28 janvier, 2013 - 12:13

Le numéro 11 du Manchot Libéré signale les évènements liés à l'informatique libre et à GNU/Linux en Provence-Alpes-Côte d'Azur et une partie de Languedoc-Roussillon.

Comme vous pourrez le lire, une petite étude vous permettra de trouver quelques sociétés pouvant vous fournir un ordinateur sans système d'exploitation préinstallé, ce qui vous permettra de choisir celui-ci en toute liberté.

Cette liste est loin d'être exhaustive, souvenez-vous que nous ne possédons hélas, pas la moindre participation dans ces établissements et que si vous désirez un ordinateur parfaitement conforme à vos souhaits, il y a certainement un petit revendeur au coin de la rue qui saura vous accueillir, vous satisfaire et vous dépanner (c'est peut-être moins évident si vous voulez un portable).

Dans les différentes rubriques, les mots en bleu ou en rouge vous dirigent vers le site web qui va bien (sauf si vous lisez une version papier ;-)

Bonne lecture,

PS. : si vous souhaitez faire partie de l'équipe de rédaction du Manchot Libéré, vous pouvez nous envoyer un courriel

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Movim 0.6 « Cumulus » dans les bacs, une 0.7 en préparation

28 janvier, 2013 - 12:13

Petit rappel, Movim (My Open Virtual Identity Manager) est un « client Jabber » écrit en PHP, accessible partout et reposant sur le réseau décentralisé XMPP. Il vise à terme des fonctionnalités de type réseau social (blog, timeline, partage de contenu, options de protection de la vie privée, salons de discussion).

Cela fait peut être des mois que vous n'aviez plus entendu parler de Movim, pourtant le projet a beaucoup évolué. Laissez-moi vous en faire un rapide aperçu en deuxième partie de cette dépêche.

Premièrement, l'installateur a été simplifié. Il n'est plus nécessaire de s'enregistrer sur une installation de Movim si vous possédez déjà un compte Jabber. Le remplacement de JAXL par MoXL - la bibliothèque XMPP - permet de se connecter directement, sur n'importe quelle installation de Movim et crée sur cette installation un cache complet de votre profil sur le serveur Web.

Ce cache a un avantage et un inconvénient :

  • Il optimise le rechargement de votre profil, que vous vous connectiez de votre ordinateur le matin ou de votre smartphone dans la journée.
  • En contrepartie, les éléments lourds qui ne peuvent être stockés sur le serveur XMPP (photos, musiques, vidéos) et qui seront implémentés dès la 0.7 dans la Galerie feront partie de ce cache (Jappix se comporte aussi comme ça).

Dès lors, cela implique qu'il faudra être « fidèle » à votre installation Movim. Rassurez vous, ces usages qui seront proposés pour compléter l'expérience XMPP en ligne seront exportables/importables afin de transférer ou de sauvegarder vos données.

Enfin, pour tenir une comparaison entre les clients Jabber lourds et les clients Jabber Web, il faut dans notre cas (comme dans celui de Jappix) d'abord passer par un serveur BOSH -un proxy qui relaye les requêtes XMPP vers/depuis HTTP- ce qui induit de la latence. Le cache est donc nécessaire.

La version 0.6 est sortie début décembre 2012 après cinq mois de développement.

Elle apporte aux utilisateurs :

  • une installation/connexion simplifiée au maximum ;
  • un rafraîchissement du CSS (personnalisable) ;
  • un outil WYSIWYG ;
  • la possibilité de rendre un post privé/public ;
  • une traduction encore étendue ;
  • stabilisation générale de l'interface (encore quelques lenteurs) ;
  • diverses modifications pour accélérer le listage des contacts ;
  • gestion de la XEP-0115 Entity Capabilities, ce qui permet à Movim de dire proprement au réseau XMPP ses spécificités et son niveau de prise en charge de la norme XMPP (liste des XEP implémentées) ;
  • gestion du DIGEST-MD5 et CRAM-MD5.

Un correctif 0.6.1 est ensuite paru mi-janvier notamment pour régler un problème concernant la prise en charge de SSL des serveurs BOSH.

La roadmap de Movim 0.7 annonce au minimum :

  • l'hébergement des médias ;
  • la gestion des groupes XMPP ;
  • un espace réservé à l'administration de l'instance.

Pour tester la version en développement, vous pouvez vous connecter :

  • à la nouvelle adresse http://polytech.mov.im/ ;
  • avec l'identifiant « demonstration@movim.eu » et le mot de passe « demonstration ».

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Premiers pas avec Ubuntu 12.04 et 12.10 : les manuels Ubuntu débarquent en français

28 janvier, 2013 - 11:10

Nous sommes heureux et fiers de vous annoncer la sortie de la version française du célèbre Manuel Ubuntu non officiel pour Ubuntu 12.04 LTS ET pour Ubuntu 12.10. Le manuel vous fournit de manière claire et structurée tout ce dont vous avez besoin pour débuter puis progresser avec Ubuntu. Le Manuel Ubuntu est aussi la garantie d’instructions pas à pas qui marchent, testées et intégralement en français, sans barbarismes ni mots incompréhensibles.

Pour résumer les avantages du manuel :

  • facile à appréhender – notre manuel comprend des instructions pas à pas et est dénué de jargon technique ;
  • une illustration vaut bien mieux qu’une longue description – beaucoup de captures d’écran illustrent les instructions ;
  • tout au même endroit – vous n’avez pas à parcourir le Web pour trouver de l’aide car tout se trouve dans un seul fichier ;
  • apprentissage progressif – démarrez avec les bases et apprenez au travers des différents chapitres ;
  • des dizaines de langues – traduit en plus de 52 langues, y compris des copies d’écran localisées ;
  • sous licence CC-BY-SA – téléchargez, modifiez, reproduisez et partagez autant que vous voulez ;
  • aucun coût – nos documents sont tous rédigés par des membres de la communauté Ubuntu et leur utilisation est gratuite ;
  • imprimable – cette version est optimisée pour l’impression afin de sauver les arbres ;
  • section de diagnostic des problèmes – pour vous aider à régler rapidement les problèmes courants sous Ubuntu.

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FirefoxOS App Days : bilan d'un hackaton hautement politique

28 janvier, 2013 - 02:26

Les 25 et 26 janvier 2013, se sont tenus les FirefoxOS App Days, un hackaton pas comme les autres.

Sommaire

Ce Vendredi 25 janvier 2013 et Samedi 26 janvier, le FirefoxOS App Days a été hébergé à l'ÉPITA du Kremlin-Bicêtre, ainsi que dans 23 autres villes du monde.

FirefoxOS, problématiques et enjeux

À première vue, on ne peut pas dire que FirefoxOS arrive dans un contexte facile. Les concurrents sont là depuis longtemps, bien installés, leur applications sont matures et leur réputation forte. Le marché est segmenté efficacement et possède ses grande marques repères : IPhone, Samsung, HTC. Comment réellement vouloir s'aventurer dans un marché aussi verrouillé ? Pire ! Le système se dit orienté web et interopérabilité.
Ce système n'apporte donc pour seule nouveauté de proposer ce qui sera accessible ailleurs de toute façon ?

Et puis, de toute façon, la situation actuelle de Mozilla ne semble pas reluisante : Firefox est en déclin apparent, bien qu'ayant la force technique, il lui manque la force commerciale.
Et que dire de la dépendance à Google et Microsoft ? En effet, les ressources de Mozilla dépendent principalement des partenariats autour du moteur de recherche par défaut sur le navigateur (catégorie Royalties du rappport financier, page 3 en haut).

À tout cela, Tristant Nitot nous a répondu : Learn, Hack, Celebrate (slides de l'ouverture du Hackaton).
L'objectif de la Mozilla Fondation n'est pas d'écraser ses concurrents, mais d'ouvrir de nouveaux marchés. Les smartphones IPhones et Android sont aujourd'hui tellement lourds et fermés que le seul moyen de se distinguer est de sortir des monstres mobiles de plus en plus puissants et hors de prix !
Ce n'est pas ce que nous voulons pour demain.

Demain, développer une application mobile sera aussi simple qu'un index.html et son manifeste JSON. Demain, personnaliser son téléphone du début à la fin sera aussi simple que du CSS. Enfin, demain et grâce au Web ouvert, faire une application mobile cross-plateforme ne sera plus un problème coûteux.

Tels sont les enjeux et les défis que FirefoxOS résout.

Déroulement du hackaton

Vendredi 25 janvier, l’amphithéâtre est rempli. Ce sont donc 300 personnes qui se sont déplacées pour l'évènement.
Développeurs jeunes, d'autres moins jeunes, la moyenne d'âge tournait aux alentours de 30 ans.

Chacun d'entre eux s'est vu offrir une clef USB contenant quelques ressources pour commencer, des autocollants, un sac Mozilla et des tickets repas en abondance.
Puis s'enchaînent les conférences. Vivantes, techniques, claires, les développeurs se voient donner un aperçu des possibilités de FirefoxOS. C'est intéressant, les ressources sont nombreuses, ça n'a pas l'air trop dur, enthousiasme général.

Enfin, coding-time pour tous. Parmi l'équipe FirefoxOS, 8 sont parisiens, et 5 sont présents aujourd'hui. Les discussions sont animées et souvent techniques, mais pas toujours. Chacun partage ses connaissances et Kazé rappelle l'existence des TupperVim pour les Vim users parisiens.

À la fin de la journée, ce ne sont pas moins de 37 démonstrations qui ont été effectuées ! Todo-List, notes rapides, listes de courses, jeux, guide TV, gestionnaire comptes en lignes et bien d'autres. Un florilège d'application qui fait monter Paris comme Hackaton le plus réussi parmi les 23 autres villes participantes, une réussite éclatante.

Bravo au staff, c'est grâce à cet encadrement hors-pair que tout ceci était possible. La logistique comme les avis techniques étaient au top, quoi de mieux pour rendre un dev heureux et efficace ?

FirefoxOS, les smartphones

FirefoxOS, comme tous les autres OS embarqués, a des contraintes matérielles et des smartphones de référence. Et là aussi il trouve le moyen de se démarquer.

En effet, les smartphones prévus pour FirefoxOS sont extraordinairement économiques ! D'une developper preview commandée en petit volume aux alentours de 160€, pour un lancement sur le marché aux environs de 100$. On parlait même en off d'un objectif à terme aux environs de 20$ au Brésil. Inimaginable !

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le smartphone FirefoxOS est exceptionnellement fluide. L'auteur en a eu plusieurs entre les mains, a joué et développé avec et peut vous assurer que c'en est bluffant.
Les activités sur lesquelles le téléphone grincera les dents seront, sans surprise, toutes celles touchant au rendu 3D. Aucun reproche à faire à ce smartphone, donc. Les smartphones que nous avons manipulés n'étaient pas des Peak (Spécifications du Peak).

La clef de voûte de ces performances est l'intégration de Gecko en tant que moteur de rendu associé aux moteurs JavaScript haute performance de Firefox (les tests montrent que IonMonkey, le dernier compilateur JIT de Firefox apporte une grande amélioration des performances).
L'expérience a montré que ces technologies sont capables de faire des rendus beaux, fluides, sans gros hacks (même s' il y a toujours un hack pour faire mieux—JulienW), tout ça se nourrissant des langages simples et accessibles que sont HTML, CSS et JS.

FirefoxOS, l'OS

Les application fournies par Mozilla sont au nombre de 19. Elles s'articulent autour de Gaia, l'UI de Mozilla qui fournit thèmes, icones, et bibliothèques d'applications essentielles au système.

Le dossier apps/ contient sans surprise les applications et le dossier shared/ les ressources statiques system-wide (styles CSS, JavaScript commun, et traductions d'idiomes généraux comme les dates).

Une application est représentée par son manifeste, un fichier JSON détaillant noms, icônes, sites et mail de support et son fichier index.html, racine de l'application.
L'arborescence de l'application est laissée libre, mais les bonnes pratiques étant les mêmes que pour un site, les dossiers styles/ et js/ sont généralement présents.

À partir de là, tout se comporte comme une page visitée par un navigateur (ce qui est en fait le cas), et tout est dramatiquement simple. C'est sûrement là l'une des clefs du succès du hackaton : la simplicité d'accès de la plateforme.

Un simulateur de FirefoxOS a été développé pour l'occasion. Bien que jeune, il se révèle très pratique pour ceux qui ne possèdent pas de téléphone flashé.
On notera cependant que l'équipe nous a conseillé de tester sous Firefox nightly (qui s'est révélé à la fois rapide et stable) et de redimensionner la taille de la page avec la Vue Adaptative. Le simulateur étant assez instable, il servait plutôt à l'installation.

Pour en savoir plus, je vous conseille la lecture du wiki du hackaton.

FirefoxOS, l'internet des applications

Les technologies mises en place par l'équipe de Mozilla permettent de faire votre propre marché d'applications en 3 lignes de JavaScript. Chaque application étant basiquement un fichier JSON et un zip groupant les différents fichiers nécessaires.

C'est un retour à la simplicité qui se met en branle. En fournissant des WebAPI à la pelle sur des langages simples et accessibles, Mozilla enclenche sans aucun doute la prochaine phase du développement logiciel. Celui qui par nature ne permet pas de licence coûteuse, mais autorise la review. Le développement qui ne nécessite pas de SDK pour démarrer, ni de plateforme de développement spécifique et se base sur des technologies standardisées sans brevets.

Enfin, Mozilla donne aussi l'accès à un marché énorme pour les développeurs. Rendez vous compte : tous les Firefox, tous les smartphones à bas coût (FirefoxOS et Tizen, on parlait d'un marché de 10 millions d'utilisateurs à moyen terme) et enfin tous les Firefox pour Android.

C'est un tour de force, à tout point de vue. Car on peut imaginer que FirefoxOS permettra de diversifier les sources de revenu de la Mozilla Foundation via son expertise et de nouveaux partenariats. On notera aussi que FirefoxOS ne se place pas sur le même segment de marché que l'UbuntuPhone (qui vise des smartphones quad-cores) et évite ainsi l’écueil d'une concurrence entre organisations libres. Assurément, ces téléphones ont de l'avenir !

Sur ce, l'auteur s'en va demander à postuler chez Mozilla Paris…

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H.265 est finalisé

27 janvier, 2013 - 12:16

La norme de codage vidéo H.265/HEVC — High Efficiency Video Coding — vient d’être annoncée comme finalisée par l’ITU, à savoir l’organisme qui gère sa définition. Après douze réunions et trois ans de travaux, le consortium s’est mis d’accord sur la définition de ce nouveau standard vidéo qui viendra remplacer à terme les standards MPEG-2 et H.264/AVC.

Cette dépêche traite des avancées techniques apportées par ce nouveau standard. Les questions portant sur les brevets n’y sont pas traitées.

Sommaire Généralités sur le décodage vidéo La compression image JPEG

La compression JPEG peut se représenter sous la forme de cet organigramme :

Au travers des fonctions de transformations de couleurs et de sous-échantillonnage, les pixels sont tout d’abord transformés du plan des 3 couleurs primaires rouge, vert et bleu, vers le plan YUV (luminance, chrominances bleu [Cb] et rouge [Cr]). L’œil humain étant moins sensible à la chrominance, il est fréquent de ne garder qu’un pixel sur quatre pour la chrominance : c’est le sous-échantillonnage 420.

Ainsi, la transformation de couleurs est sans perte, tandis que le sous-échantillonnage produit de la perte d’information.

Les pixels subissent ensuite une DCT : il s’agit d’une transformée de Fourier permettant le passage de pixels issus d’un échantillonnage vers une information de type fréquentielle. Cette transformation se fait sans perte.

L’intérêt de cette transformation est que les éléments de fréquence basse sont ceux qui sont le plus visibles pour l’œil. Ceux de fréquence haute ne font qu’améliorer la qualité de l’image.

La quantification est justement l’étape qui permet de filtrer, plus ou moins selon la qualité désirée, les hautes fréquences par rapport aux basses et d’augmenter le pas de résolution de cette information. Plus ce filtrage est fort, plus la compression est importante, moins la qualité est bonne en sortie. De ce fait, la quantification est une étape avec pertes.

Les données issues de cette étapes sont appelées les résidus. Ces derniers sont ensuite encodés par un algorithme de type Variable Length Coding, permettant d’encoder avec moins de bits les éléments les plus probables.

La compression vidéo MPEG-2/H.264

La compression vidéo ajoute principalement deux étapes à celles de la compression JPEG. Il s’agit de deux mécanismes de prédiction de pixels : la prédiction intra-image et la prédiction inter-image.

La prédiction intra-image

Elle consiste à utiliser les résidus déjà décodés dans l’image comme prédiction. Il s’agit en général des pixels présents en haut ou a gauche du bloc concerné. Les résidus qui sont ensuite décodés sont alors additionnés au résultat de la prédiction intra.

L’intérêt de cette étape réside dans le fait que les résidus à encoder ont alors une grande chance statistique de se trouver autour de 0, rendant les encodages de type Variable Length Coding extrêmement performants.

La prédiction inter-image

Cette prédiction consiste à utiliser les pixels d’une image déjà décodée comme prédiction. On fait donc appel à une image déjà décodée et on lui applique un vecteur de mouvement permettant d’appliquer un déplacement à un groupe de pixels. Ainsi, une séquence avec un plan fixe et une voiture qui se déplace sur une route peut être encodée de manière très performante par ce type de prédiction.

Cependant, cette prédiction oblige le décodeur à avoir décodé l’image de référence. Si toutes les images utilisent la prédiction inter-image, il devient impossible pour l’utilisateur d’entamer un flux vidéo s’il ne l’a pas décodé depuis le début. Pour gérer ce problème, on insère à intervalles réguliers des images dites « key frames » qui garantissent au décodeur que les images suivantes ne feront jamais appel à une image antérieure.

Cet artifice explique que l’utilisateur qui change de chaîne sur sa TV doive attendre un certain laps de temps qu’une key frame lui parvienne.

H.265

Voyons désormais les principales nouveautés introduites dans cette nouvelle version du standard.

Le codage CABAC

Introduit par H.264 et réservé aux profils les plus élevés, le codage arithmétique CABAC est désormais systématique pour remplacer les codages de type Variable Length Coding.

Cet encodage, relativement complexe, n’encode pas les éléments de syntaxe un à un, mais va le faire par paquets d’éléments de syntaxe, en encodant ceux-ci par rapport à leurs valeurs les plus probables.

On considère le gain du CABAC par rapport au VLC de l’ordre de 10 %.

La fin des macro-blocs pour un découpage des pixels adapté à chaque fonction

Jusque là, dans un flux vidéo, les pixels sont découpés en carrés de 16 pixels de large (les macro-blocs), eux-mêmes sous-divisés en blocs de 8 pixels de large. Les algorithmes travaillent ensuite sur cette unité de données.

En H.265, les pixels sont divisés en Coded Tree Unit (CTU) de 16, 32 ou 64 pixels de largeur. Ces dernières sont ensuite partitionnées en coding unit (CU). Une CTU peut être divisées en 4 CU, qui peuvent elles-mêmes se diviser en 4 CU, et ainsi de suite. Cette récursivité s’applique au maximum 3 fois, donnant un passage CTU vers CU de ce type :

Les CU peuvent ensuite être découpées en Transform Unit (TU) et en Prediction Unit (PU), pour respectivement les fonctions qui concernent les résidus et les prédictions.

Ce découpage adaptatif permet aux encodeurs d’appliquer les meilleurs découpages possibles, permettant un meilleur gain et une meilleure qualité d’image. Il rend en revanche la tâche plus compliquée pour les décodeurs matériels qui doivent constamment adapter leur flux de données aux dimensions données par le flux vidéo.

Prédiction intra-image angulaire

H.264 apportait une prédiction intra-angulaire de type 45°. On pouvait donc prédire les résidus en les prenant à gauche, en haut mais aussi en biais. H.265 va plus loin en permettant d’utiliser un plus grand nombre d’angles, comme le montre cette image :

Prédiction inter-image

La prédiction inter-image évolue, notamment sur les vecteurs de mouvement indiquant le déplacement des pixels à effectuer sur l’image de référence. Ceux-ci sont désormais donnés avec une précision au quart de pixel (au lieu d’un demi-pixel en H.264) et peuvent désormais être plus grands (de -8192 à 8192).

Wavefront

H.265 ajoute un mode de décodage qui permet de paralléliser le décodage d’un flux vidéo. Toute la difficulté est que dans un flux vidéo, on se sert généralement des données précédemment décodées pour décoder la donnée courante. Il a donc été créé ce mécanisme de Wavefront. On lance un thread de décodage sur chaque ligne de CTB, la première ligne étant en légère avance de phase par rapport à la deuxième, etc. Cela permet de faire en sorte que les données soient à peu près disponibles lorsqu’un thread fait appel aux résidus de la CTB du dessus.

Sample adaptative offset

Un nouveau filtrage appliqué en sortie de l’image, en plus du filtrage de deblocking, est désormais appliqué afin de réduire le bruit sur l’image.

H.265 a porté un souci constant pour améliorer les filtres d’images. Cela permet de compresser plus les données, tout en retrouvant une qualité d’image acceptable.

Résolution d’image

Bien que le permettant, H.264 n’était pas adapté aux résolutions de type 4k2k. H.265 permet aujourd’hui de passer à des résolutions jusqu’au 8k.

Gain de bande passante

H.265 ayant énormément porté l’effort sur les boucles de filtrage, le consortium a décidé d’appliquer des mesures de gain de bande passante par comparaisons subjectives. Des novices en termes de décodage vidéo ont été confrontés à des flux en H.264 et des flux H.265, et, à qualité visuelle égale, on peut voir un gain de bande passante en moyenne aux alentours de 50 %, avec des pics à 60 % sur certains profils.

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FUSE-exFAT en version 1.0.0

25 janvier, 2013 - 22:04

exFAT (Extended File Allocation Table) est un système de fichiers conçu par Microsoft à destination principalement des mémoires de stockage en flash et disques externes. Introduit en 2006, il commence vraiment à faire parler de lui depuis 2010. En effet, il est bardé de brevets et il faut passer à la caisse pour le développer ou distribuer une implémentation.

Sous Linux, il existait jusqu'à présent un pilote propriétaire écrit par la société Tuxera (à l'origine de Ntfs-3G). Mais depuis peu, grâce à Andrew Nayenko, un pilote libre, sous licence GPLv3, existe en version 1.0.0 : fuse-exfat. Il se veut donc une implémentation complète qui permet de lire et écrire sur une partition formatée avec exFAT depuis Linux, mais aussi depuis Mac OS X.

Rappelons qu'exFAT a été conçu pour pouvoir dépasser la plupart des limites de la FAT32 (comme la limite à 4 Go pour un fichier) tout en ne se trainant pas les raffinements du NTFS pour des supports amovibles (comme les méta-données et les accès disques plus nombreux et épars).

Comme son nom (fuse-exfat) l'indique, il est basé sur FUSE (Filesystem in Userspace). En effet, ce pilote a peu de chance de pouvoir intégrer le noyau Linux étant donné les problèmes légaux que cela pourrait poser à cause des brevets logiciels revendiqués par Microsoft. L'utilisation de FUSE permet donc de le faire tourner en espace utilisateur (même si Linus Torvalds considère FUSE comme un joujou). Ces différents problèmes légaux pourraient aussi freiner son adoption au sein de certaines distributions Linux, du moins par défaut. Ne doutons pas que d'autres n'hésiterons pas à le proposer via des dépôts hébergés là où les brevets logiciels ne sont pas autorisés.

La page de téléchargement propose aussi les utilitaires permettant de créer et de vérifier des volumes basés sur exFAT. Et, pour ceux qui ont des fichiers à récupérer (détruits par mégarde ou non) depuis un support formaté en exFAT, sachez que TestDisk le prend en charge depuis sa version 6.11.

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