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Revue de presse de l'April pour la semaine 17 de l'année 2015

27 avril, 2015 - 22:06

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[JDN] Pourquoi rejoindre l'Open Invention Network

Par Benjamin Jean, le jeudi 23 avril 2015. Extrait:

Créé par IBM, Novell, Philips, Red Hat et Sony, l’Open Invention Network a pour but de protéger les logiciels libres et open source de la menace que font planer les brevets.

Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/developpeur/expert/60705/pourquoi-rejoindre-l-open-invention-network.shtml

[L'OBS] Des ordis dans des bidons

Par Claire Richard, le mercredi 22 avril 2015. Extrait:

Récupération et coûts minimum: le mouvement des Jerrys diffuse un accès facilité à l’informatique avec des composants d’ordinateur et des logiciels libres dans des jerrycans et autres matériaux simples.

Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/04/22/ordis-bidons-258696

[Les Echos] La société de confiance est (presque) pour demain

Par Jean-Christophe Despres, Mehdi Benchoufi, le mercredi 22 avril 2015. Extrait:

La Blockchain favorise l'émergence d'une société peer to peer. Notre système représentatif est-il à bout de souffle? Sommes-nous malades de la défiance? Comment recréer du commun dans des sociétés atomisées?

Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-132262-la-societe-de-confiance-est-presque-pour-demain-1113554.php

[Nouvelle République] Les geeks libres dans leur bulle

Par la rédaction, le lundi 20 avril 2015. Extrait:

L'association Gebull (Gâtine et Bocage utilisateurs de logiciels libres) qui organisait ses portes ouvertes samedi à la salle de la médiathèque pourrait passer pour un repaire de geeks (fous d'informatique ou de technologies) bien perchés dans leur monde. D'ailleurs, la table basse qu'ils ont fabriquée et programmée avec un jeu d'arcades pour quadras nostalgiques (Tron) pourrait confirmer cet a priori.

Lien vers l'article original: http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Communes/Bressuire/n/Contenus/Articles/2015/04/20/Les-geeks-libres-dans-leur-bulle-2301153

[Le Monde.fr] Jamais sans mon imprimante 3D, les «makers» changent la donne

Par Léonor Lumineau, le lundi 20 avril 2015. Extrait:

Grâce aux outils numériques et à l'«open source» appliquée aux objets, le mouvement du «faire» prend de l'ampleur. Ses acteurs: des techniciens passionnés d'innovation, des entrepreneurs, des bidouilleurs du dimanche. En témoigne la «Maker Faire» dont l’édition 2015 se déroulera à Paris les 2 et 3 mai.

Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/04/20/jamais-sans-mon-imprimante-3d-les-makers-changent-la-donne_4619304_1698637.html

Et aussi:

[Politico] Leaked digital single market’s 'evidence file' reveals Commission's ambitions

Par Zoya Sheftalovich, le lundi 20 avril 2015. Extrait:

(des fuites de la prochaine stratégie du marché commun digital montrent que la commission s'apprête à proposer de vastes réformes qui pourraient tout affecter) Leaked copies of the upcoming Digital Single Market Strategy and its supporting Evidence file show the European Commission is ready to propose vast regulatory reforms that could affect everything from sales taxes and e-privacy to Internet searches and big data.

Lien vers l'article original: http://www.politico.eu/article/leaked-digital-single-market-strategy-evidence

Et aussi:

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Rassemblement lyonnais d’opposition au projet de loi sur le renseignement le samedi 2 mai 2015

27 avril, 2015 - 18:48

À l’initiative de citoyens mobilisés et avec le soutien d’associations citoyennes et professionnelles de défenses des libertés, ce rassemblement appelle chacune et chacun à venir exprimer et manifester son refus d’une loi sur le renseignement qui met en place une surveillance de masse inefficace, intrusive et inutile.

Rendez-vous le samedi 2 mai 2015 à 15 h à la place des Terreaux à Lyon.

NdM : la deuxième partie expose et détaille les problèmes de la loi sur le renseignement.

Sommaire Une loi discrètement élaborée, examinée en urgence : les associations sonnent l’alerte

Ce projet de loi examiné « en urgence » à l’Assemblée Nationale [1] était relativement méconnu, voire accepté par la population [2]. Mais un mouvement de contestation prend de l’ampleur [3],initié et soutenu par :

  • des ONG (Amnesty International [4], Ligue des Droits de l’Homme [5]…) ;
  • des associations et groupements divers (La Quadrature Du Net [6], l’Ordre des Avocats de Paris [7]…) ;
  • et bien d’autres citoyens consternés qui se rassemblent pour protester (manifestation à Paris le 13 avril [8]) ou qui s’expriment sur les réseaux sociaux, sites de médias, et sites gouvernementaux (où une censure des opposants est suspectée [9]).
Pourquoi ce projet de loi et pourquoi s’y opposer

Ce projet est surtout présenté comme permettant « l’amélioration de notre capacité à détecter les activités des djihadistes »[10] et exploite les craintes des Français suite aux attentats de janvier. Chose « amusante », Charlie Hebdo s’oppose à cette loi [11]. Mais cette loi n’est pas sur le terrorisme, c’est d’abord et surtout une loi sur le renseignement, c’est-à-dire sur la capacité de surveillance du gouvernement.
Globalement, et sans exagérer, cette loi autorise le gouvernement à :

surveiller tout le monde : le terme « surveillance » est contesté. Évidemment, il n’y aura pas d’humains pour contrôler tous vos messages et appels… En revanche, il y aura des « robots » (algorithmes, dans les actualités on parle de « boites noires ») qui traiteront les données en masse, et qui sauront repérer les messages suspects parmi tous ceux que tout le monde échange. Je vous laisse juger si c’est de la surveillance ou pas. Les messages seraient suspects pourquoi ? Parce qu’ils contiennent des mots-clefs ? Parce qu’ils sont écrits dans une certaine langue ?… selon ce qu’on « demandera » aux robots, les agents du renseignement pourront vous espionner sans même l’autorisation d’un juge (une signature du premier ministre suffira).
espionner n’importe qui : Manuel Valls avance que la surveillance sera « ciblée ». Le problème, c’est qu’elle sera ciblée sur des personnes portant atteinte aux « intérêts économiques, scientifiques et industriels majeurs » ou à « l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et la défense nationale » [12], c’est-à-dire n’importe qui. Ah, et aussi aux « personnes appartenant à l’entourage de la personne visée [qui seraient] susceptibles de jouer un rôle d’intermédiaire, volontaire ou non, pour le compte de celle-ci ou de fournir des informations », c’est-à-dire tout le monde, non ?
Et la lutte contre le terrorisme ? Une jolie blague. Comme l’explique très bien Ordre Spontané [13], cette surveillance de masse suit l’exemple de la NSA aux États-Unis d’Amérique. Une loi qui a tout l’air d’être très coûteuse [14] et pas très efficace…

Peut-être que tout ça ne vous alarme pas, après tout, vous n’avez « rien à cacher »

Aujourd’hui, on a l’impression qu’on a rien à craindre, on reproche aux politiques d’être inefficaces, ou tout au plus corrompus financièrement. Benjamin Bayart demande à propos de cette loi : « Qu’en fera le prochain gouvernement en fonction de sa couleur politique ? […] Qu’est-ce qu’il mettra comme « mouvement politique » qui lui déplaise ? Et ça moi ça me fait peur. » [15]. Et il a raison, cette loi qui permet au gouvernement de recueillir n’importe quelle information sur le territoire est dangereuse : elle permet un contrôle total de la population, dans la plus stricte légalité. L’Histoire dérape vite, avons-nous envie de la voir déraper avec un gouvernement omniscient ?
Pour illustration, avec une surveillance comme ça, le printemps arabe n’aurait jamais eu lieu puisque le moindre opposant au gouvernement aurait été repéré.
Si vous pensez encore que vous n’avez rien à cacher, et si vous ne voyez pas ce qui nous alarme dans le fait d’être surveillés, je vous invite à lire les articles d’Elzen [16],et ceux qu’il cite : celui d’InternetActu [17], de reflet.info [18] et de rue89 [19].
Ah, et puis contrairement à ce que dit notre ministre le l’intérieur Bernard Cazeneuve [20], la vie privée est une liberté fondamentale. Depuis quand le gouvernement peut balayer d’un revers de main une liberté fondamentale ? De quoi on nous privera demain ? Nous avons le droit de dire un secret à l’oreille de quelqu’un, et nous avons le droit d’envoyer un mail sans qu’il soit lu ! En fait, la loi pourrait très bien violer la Constitution : elle n’a pas été vérifiée par le Conseil Constitutionnel [21]. À noter qu’aux dernières nouvelles, François Hollande a fait appel pour vérifier la conformité de cette loi à la Constitution [22].

Et maintenant ?

Le vote solennel de cette loi aura lieu le 5 mai 2015, il est donc encore temps d’agir.
Nous organisons un rassemblement citoyen à Lyon, place des Terreaux, le samedi 25 avril à 15h avec l’aide et le soutien de nombreuses associations.
Toute personne présente sur la place avec nous, même pour 15 minutes, sera utile : la manifestation à Paris le 13 avril a été entendue, c’est à nous de jouer maintenant !
La Quadrature Du Net invite aussi à contacter vos députés pour leur faire par de vos inquiétude [23] (c’est très facile à faire sur sous-surveillance.fr). C’est une loi extrêmement importante, nos représentants doivent le comprendre !

Mieux comprendre

Je vous invite à écouter Quota_atypique (entretien de 30 min à RadioCanut) [24].
Ou encore à visualiser la vidéo explicative de France Bleu, qui est très neutre [25].

Aller aux sources officielles

Vous pouvez jeter un œil à ce qui s’est exactement dit à l’Assemblée Nationale en lisant les comptes-rendus [26].

Rassemblement

Rendez-vous le samedi 2 mai à 15 h à la place des Terreaux à Lyon.

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Des formats ouverts et du FOSS pour la préservation du patrimoine européen

27 avril, 2015 - 18:12

Bonne nouvelle pour les amateurs de formats ouverts (dans le sens européen du terme) et de logiciel libre / open source, l’Union Européenne, par le biais du projet PREFORMA, lui-même possible par le biais du programme d’investissement de l’Union Européenne nommé FP7 / Septième programme cadre, a décidé d’investir dans la promotion des formats ouverts PDF, TIFF, Matroska et FFv1, dans un objectif de préservation du patrimoine européen. Pour cela le projet PREFORMA a été doté d’un budget total de 2,8 millions d’euros, comprenant un travail de standardisation des formats et le prototypage d’outils de test de conformité.

  

PREFORMA s'intéresse à 3 domaines, avec un format sélectionné pour chaque domaine :

  • Documents : le classique PDF a été retenu, dans sa version pour archives : PDF/A. Il a été noté que la spécification n’est pas libre (derrière un péage et non redistribuable) mais aucun format libre n’est vraiment utilisé dans ce domaine.
  • Imagerie : TIFF a été retenu. Il a été noté que la spécification n’est pas libre (derrière un péage et non redistribuable) mais aucun format libre n’est vraiment utilisé dans ce domaine.
  • Audio-visuel : point de débat H.26x contre VPx, ici on s'intéresse à la préservation du patrimoine donc à de la compression sans perte. Le format FFv1 a été retenu, et il est accompagné de Matroska pour le conteneur. Pour la partie audio, on ne s'embête pas pour le moment et on reste sur du PCM. Les “spécifications” de Matroska et FFv1 (nous reviendrons sur le pourquoi des guillemets un peu plus loin) sont libres : pas de péage et redistribution possible.

Mais quel est donc le but de PREFORMA? PREFORMA souhaite motiver l’adoption de ces formats ouverts (dans le sens européen du terme, donc tolérant un coût nominal pour la disponibilité de la spécification) en aidant à la création d’outils libres / open source dédiés à la vérification de conformité. L’objectif est d’être sûr que les fichiers seront lisibles dans 1 000 ans (n’oublions pas que nous sommes dans le domaine de la préservation du patrimoine et donc de l’archivage, l’objectif est vraiment de cette grandeur). PREFORMA finance la phase de prototypage de ces outils ainsi que la standardisation des formats non encore standardisés.

Pour y arriver, PREFORMA a sélectionné en octobre 2014 six consortiums pour une phase de conception, et a en avril 2015 retenu un consortium par domaine :

  • Documents (PDF) : VeraPDF
  • Imagerie (TIFF) : Easy Innova
  • Audio-visuel (Matroska/FFV1/PCM) : MediaArea (NdM: l'auteur de la dépêche est le développeur principal de ce logiciel)

Les consortiums ont l’obligation de fournir leur résultat à PREFORMA sous double licence GPL v3+ / MPL v2+.

Les voila donc partis pour une phase de prototypage qui va les mener jusqu’à fin 2016.

Le rédacteur va s’attarder sur la partie audio-visuelle car c’est une partie qui l'intéresse plus que les autres, de manière totalement non objective, car il faut l’avouer maintenant : le rédacteur n’est pas complètement neutre dans cette histoire, vu qu’il fait partie des consortiums retenus.

Encore une victoire pour Matroska, qui après son choix par Google (mais de façon un peu modifiée : WebM n’est “que” basé sur Matroska) est de nouveau retenu comme format de prédilection pour des entités publiques. FFv1 est peu connu du grand public car il ne fait que de la compression sans perte, mais fait partie des formats vidéos de prédilection (avec JPEG 2000) pour l’archivage. Point de FLAC pour la partie audio, mais qui sait peut-être plus tard…

Un problème majeur avec Matroska et FFv1 est que ces formats sont restés isolés, sans se frotter aux organismes de standardisation, et ne sont pas considérés comme ayant des spécifications par nombre d’entités, ce qui est bloquant pour leur adoption.
Nous voila donc partis pour tenter d’avoir une RFC pour chaque format :

  • dans un premier temps dans la catégorie “Informational” pour les versions déjà diffusées au sein du logiciel FFmpeg (du fait de la diffusion de fichiers avec cette version de FFv1, on ne peut pas changer le format). Il s’agit des version 0 à 3.
  • pour un deuxième temps viser la catégorie “Standard” après remarques qui pourraient être faites par les membre de l’IETF et qui seraient intégrées dans une prochaine version 4 de FFv1. Matroska a une spécification sur leur site qui est assez complète et peut être utilisée, toutefois FFv1 ne dispose pas de spécification et seul le code source de FFmpeg permet de le décoder. Nous allons donc travailler sur une spécification de FFv1 plus indépendante du code source.

Pour ceux qui souhaitent en savoir davantage, vous pouvez visiter une page plus complète du projet MediaConch présentant l’équipe.
Et si vous êtes motivé pour participer à un projet libre / open source sur la préservation numérique audio-visuelle, vous remarquerez assez vite qu’il reste des places disponibles dans l’équipe, alors n’hésitez pas à vous manifester !

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No Limit Secu : épisode sur le forensic et DFF (framework opensource dédié au forensic)

27 avril, 2015 - 13:16

Cette semaine, l'épisode de No Limit Secu est dédié à la criminalistique (forensic) et au logiciel libre DFF (Digital Forensics Framework, boîte à outil de criminalistique numérique, licence GPL).

Dans cet épisode, nous abordons les points suivants :

  • Qu'est-ce que le forensic ?
  • Quelles sont les problématiques liées à la pratique du forensic ?
  • Solal Jacob répond à nos questions sur DFF.

DFF est un cadriciel qui peut être utilisé à la fois par des professionnels et non-experts afin de recueillir et de révéler des preuves numériques en préservant les systèmes et les données.

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"ZeMarmot", premier film d'animation réalisé entièrement avec des Logiciels Libres

27 avril, 2015 - 13:14

L'association LILA est fière d'annoncer la collaboration avec la coopérative d'artistes Libres AMMD pour la création du film "ZeMarmot".

"ZeMarmot" est un projet de film d'animation co-scénarisé par Jehan, vagabond et accessoirement développeur GIMP, et réalisé par Aryeom, graphiste, animatrice et réalisatrice de film d'animation professionnelle. L'image sera entièrement dessinée et éditée avec des logiciels Libres, et la musique sera aussi enregistrée et mixée avec des Logiciels Libres.

L’AMMD est une coopérative d’artistes libres produisant de l'Art Libre avec des matériels et des logiciels libres. Le groupe le plus connu de ce collectif est probablement Sebkha-Chott, qui fut mentionné il y a peu dans une dépêche sur LinuxFr.org.

LILA est une association française pour la promotion de l'Art Libre, des logiciels Libres, et de manière générale d'un écosystème logiciel, matériel et légal sain pour la pratique artistique.

Il s'agit donc d'une réunion de choc pour créer un film sous Licence Libre (Creative Commons BY-SA/Art Libre), et fait entièrement avec des Logiciels Libres, du son au graphisme !

Sommaire Le film

"ZeMarmot" suit les vagabondages d'une petite marmotte alpine qui a décidé de voir le monde et dont les aventures l'emmèneront dans des coins très éloignés de son Europe natale.

C'est un film que nous voulons assez contemplatif et qui parle des innombrables choses à découvrir dans notre vaste monde. Pourquoi rester enfermé devant son ordinateur quand on a tant de choses à voir, ressentir et expérimenter ? Marmotte s'émerveille facilement et nous espérons aussi pouvoir émerveiller notre public.

Il est aussi à noter que malgré tout le côté "engagé" en faveur des Logiciels Libres, ce film ne se veut absolument pas (seulement) une démo technique de Logiciels Libres. Nous peaufinons réellement l'histoire, le scénario, les personnages et le style graphique et sonore pour arriver à une œuvre finale que nous souhaitons créer et dont nous serons fiers.

Nous avons travaillé sur un synopsis qui sera révélé lorsque le financement participatif (crowdfunding) démarrera.

Techniques d'animation

Ce film d'animation sera entièrement dessiné, c'est-à-dire de la 2D bitmap (à opposer à la 3D des films de l'institut Blender ou à la 2D vectorielle de Sita Sings the Blues de Nina Paley).

Nous ne limiterons probablement pas les logiciels de dessins aux peintres animateurs, du moment que c'est un logiciel Libre qui peut lire et écrire en format OpenRaster (donc GIMP, Krita, MyPaint à notre connaissance ; NdM : voir la liste plus complète sur Wikipédia). Toutes les images que vous voyez sur cette dépêche notamment ont été dessinés sur GIMP par Aryeom.

Nous sommes également en train de développer un logiciel de gestion d'un projet de film animé pour organiser en scènes et plans avec création de storyboard, des feuilles d'expositions (x-sheet), etc. Cela permettra d'organiser une création de film et d'avoir une vision à différentes échelles d'un projet, ainsi que de créer des animatiques et de générer des fichiers prêts à être dessinés par un logiciel de dessin.

Nous ne souhaitons pas fusionner les logiciels d'animation et de dessin car (pour le moment), nous pensons que leur complémentarité est bien plus puissante. Il ne paraît pas efficace selon nous de créer un logiciel d'animation depuis zéro qui aura nécessairement une prise en charge du dessin très limitée comparé à ce qui existe actuellement dans GIMP ou Krita. De même nous ne pensons pas que ce soit une bonne idée d'ajouter un support avancé de l'animation dans les logiciels de dessin, notamment si cela implique d'ajouter des prises en charge du son ou de l'export de formats vidéos…

La musique

Marmotte ne parle pas, comme tous les autres animaux de cette histoire. Ainsi la musique devrait avoir une place assez particulière dans ce film sans dialogue parlé.

Nous avions lancé un appel à compositeurs et musiciens, il y a quelques semaines, qui nous a ramené pas mal de propositions, certaines très sympas et intéressantes, de compositeurs de films professionnels, d'amateurs talentueux, etc. Le contact avec l'AMMD cependant est rapidement sorti du lot comme le plus intéressant, ne serait-ce que par l'idéologie très similaire de cette coopérative avec notre association : ils diffusent leurs albums sous licence Art Libre (qui nous le rappelons est d'ailleurs compatible avec la Creative Commons BY-SA depuis un an); ils s'enregistrent et mixent entièrement avec des Logiciels Libres; et cerise sur le gâteau, ils ont leur propre studio d'enregistrement/mixage avec du matériel professionnel (le tout tournant sous des Logiciels Libres!). Et bien sûr, ils sont de talentueux musiciens.

Pour toutes ces raisons, cette coopérative d'artistes est pour nous le candidat idéal et nous sommes très heureux d'avoir pu sceller officiellement une collaboration. Ils représentent parfaitement la réussite de la Musique Libre et l'utilisation efficace du Logiciel Libre en milieu professionnel musical, de même que nous souhaitons que notre film puisse au final en faire de même dans le contexte du graphisme et l'animation (et de manière générale dans les pratiques artistiques).

Et c'est aussi la raison pour laquelle nous pensons que "ZeMarmot" sera probablement le premier film d'animation¹ réalisé entièrement avec des Logiciels Libres, du système d'exploitation GNU/Linux au dessin, en passant par le son, la musique, l'édition, etc.
Franchement si ça c'est pas la grande classe?!
AMMD et LILA espérons ainsi conjointement que vous serez nombreux à nous soutenir pour faire passer le projet du concept à la réalité!

¹ Même les films de la fondation Blender utilisent des œuvres musicales produites avec des logiciels propriétaires, car leur but principal assumé est principalement d'être une démo technique de leur logiciel, ainsi qu'une bonne "excuse" pour améliorer le logiciel sur un projet réel. Ce n'est pas une critique et tout à fait louable et compréhensible, soit dit en passant. Mais dans notre cas, ce n'est pas notre logique de création. Pour nous l'œuvre finale est aussi importante que les moyens. Nous voulons faire avancer aussi bien l'Art Libre, avec de véritables œuvres de qualité et aussi magnifique que possible, que les Logiciels Libres de création.

Aussi notre affirmation que ce soit le premier film n'est bien entendu pas basée sur des faits certains. Il existe peut-être déjà des films d'animation qui ont été réalisés avec des Logiciels Libres que ce soit pour l'image comme le son, mais pas à notre connaissance.

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Debian 8 : Jessie l’écuyère est en selle !

27 avril, 2015 - 13:07

Debian GNU/Linux est une distribution communautaire entièrement construite avec des logiciels libres.

Debian Jessie (le nom vient du personnage de l'écuyère dans Toy Story 2), autrement dit Debian GNU/Linux 8, a été annoncée comme “stable” le 25 avril 2015. Soit deux ans après Wheezy, le manchot au nœud papillon rouge, ou Debian GNU/Linux 7, qui était sortie le 4 mai 2013.

Cette nouvelle version de Debian est une révolution un évènement.

Libre et multiplateforme (disponible sur dix architectures), Debian Jessie contient près de 45 000 paquets dont Linux 3.16.7, GCC 4.9.2, GNOME 3.14, KDE SC 4.14, LibreOffice 4.3.3 et GIMP 2.8.14.

Debian 8 peut être installé facilement de façons différentes afin de convenir aussi bien aux stations de travail puissantes qu'aux clients légers.

Et pour les serveurs, Debian 8 dispose des logiciels désormais classiques comme Apache 2.4, PHP 5.6.6, MySQL 5.5.42, Postfix 2.11.3, Samba 4.1.17, WordPress 4.1, Drupal 7.32 et bien d'autres encore.

Avec cette nouvelle version, Debian rejoint la liste des distributions GNU/Linux utilisant systemd par défaut tout en offrant la possibilité de continuer à utiliser le système init classique.

Debian 8 sera maintenue pendant 5 ans.

Nouveaux logiciels APT

Oui, vous lisez-bien : le paquet apt, maintenant en version 1.0.9.7, contient le nouvel outil “apt” qui tente de regrouper apt-get, apt-cache, apt-cdrom, apt-config et apt-key derrière une seule interface simplifiée. (Le Gab en avait déjà parlé ici-même.)

Ceph

Ceph, une solution de stockage distribué sous licence LGPL 2.1, est désormais intégré dans Debian.

MariaDB

MariaDB - le fork de MySQL également adopté par des distributions comme Fedora - fait officiellement son entrée dans la branche stable de Debian, directement en version 10.

MariaDB apporte notamment de nouveaux moteurs de stockage tels que TokuDB ou OQGraph.

systemd

Bien qu'il reste facultatif, la Debian 8 utilise par défaut systemd, ce qui devrait pas mal changer l'administration de nos serveurs.

Cette décision n'a pas plu à certaines personnes qui ont alors créé le projet Devuan.

Logiciels mis à jour Toutes versions

Cette version intègre le noyau Linux en version 3.16.7.

Environnements de bureau

Lors de l'installation de Debian 8, il est possible de choisir parmi les environnements de bureau suivants :

  • GNOME 3.14
  • KDE 4.14.2
  • Cinnamon 2.2.16
  • MATE 1.8
  • Xfce 4.10.1
  • LXDE 1.809
Serveur Apache httpd

Il est maintenant fourni en version 2.4, contenant, entre autres, le module “proxy fcgi” permettant enfin d'accéder à un démon fCGI externe (tel que php-fpm par exemple). Auparavant, ce n'était possible qu'au travers du module “fastcgi”, absent des dépôts “libres” de Debian.

Nginx

C'est maintenant la version 1.6.2, qui gère l'OCSP stapling, ce qui devrait améliorer les performances lors d'accès HTTPS depuis les navigateurs compatibles (comme Firefox).

PHP

Il passe à la version 5.6.6, accompagné de “Zend OPcache” par défaut. L'extension APC n'est donc plus nécessaire, mais APCu est proposée, afin de continuer à utiliser le cache mémoire depuis vos propres scripts PHP au travers des fonctions apc_*().

Python

Python 3 passe de la version 3.2.3 à la version 3.4.2. Ce changement va permettre de profiter enfin du support de nombre de modules ne supportant que python3 >= 3.3. En effet le port de code python2 vers 3 a été bien facilité à partir de python 3.3 ; de nombreux modules n'étaient alors simplement pas disponibles pour travailler en python3 sur Debian stable.

Varnish

Voici le serveur de cache http en version 4, qui apporte notamment la prise en charge native des transferts “progressifs” (streaming ?) : plus besoin d'attendre le téléchargement complet du fichier depuis le backend avant de commencer à l'envoyer au client !

Xen

Maintenant en version 4.4, avec son mode “PVH“ qui reste toutefois expérimental. Le toolstack xm n'est plus présent mais xl fait l'affaire en ligne de commande. Les utilisateurs d'outils graphiques regretteront la disparition du paquet xcp-xapi.

Logiciels retirés de cette version

Sans être exhaustif, voici un début de liste de logiciels qui étaient présents dans la Debian Wheezy et ne le sont plus :

denyhosts

Ce logiciel n'est plus maintenu upstream, alors qu'il contient des failles (cf #732712)

Roundcube

Les mainteneurs manquant de temps pour s'en occuper.

sphinxsearch

Pour la même raison que Roundcube, sphinxsearch ne fera pas partie de Jessie. Les anciens mainteneurs ayant abandonnés le travail (bien qu'un nouveau mainteneur semble avoir repris la maintenance mais après le freeze).

Un absent nommé Docker

Alors qu'il était présent dans les dépôts officiels jusqu'à peu, le paquet docker.io ne sera pas de la partie pour Jessie. L'équipe en charge de la sécurité n'ayant pas la certitude de pouvoir maintenir le paquet correctement pendant toute la durée de vie de Jessie.

Quid de Wheezy ?

Comme d'habitude, la nouvelle “Debian stable” étant sortie, la version précédente devient donc la “debian old-stable” et sera maintenue encore un an par l'équipe sécurité habituelle.

Passé ce délai, l'équipe “Debian LTS” (Long Term Support) devrait prendre le relais sur une partie des paquets (voir la liste des paquets actuellement maintenus par l'équipe de "squeeze-lts" par exemple), pour une partie des architectures (i386 et amd64 seulement), durant deux années supplémentaires, portant ainsi la durée de vie de la Debian Wheezy à 5 ans.

Cet été durant la DebConf 15 à Heidelberg, l’équipe Debian LTS réévaluera le niveau de support de Wheezy en fonction des résultats d’un appel de fonds et de contributions en développements dans les prochains jours.

Toutefois cela ne sera possible qu'avec le soutien de la communauté, donc n'hésitez pas à participer, ou inviter votre éventuel employeur à soutenir l'effort.

Debian 9.0

La prochaine version de Debian se nommera Stretch en référence à la pieuvre mauve de Toy Story 3.

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Argonaut 0.9.2 est sorti

27 avril, 2015 - 13:06

L’équipe de FusionDirectory est heureuse de vous annoncer la publication de la version 0.9.2 de Argonaut. Pour ceux qui ne connaissent pas Argonaut, il s’agit d’un système client/serveur qui permet de faire du provisioning et de l'orchestration en collaboration avec FusionDirectory (gestionnaire d'annuaire LDAP). Argonaut permet aussi de s'interfacer avec des outils de déploiements tels que FAI (Fully Automated Install) ou OPSI (Open PC Server Integration).

La version 0.9.2 est une version majeure avec de nouvelles fonctionnalités intéressantes :

  • Le moniteur FAI a été réécrit et est maintenant autonome, il lit directement depuis le daemon FAI ;
  • Le déploiement et la gestion de Centos/Redhat avec FAI a été rajouté ;
  • fai2ldif: la commande qui permet de faire des ldif depuis les classes fai a été améliorée ;
  • yumgroup2ldif : vous permet de lire les groupes yum et de les transformer en ldif pour les déployer avec FAI.

Et aussi beaucoup de correctifs et de nettoyage de code.

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Un BarCampIRC sur la VoIP open source : 29 avril 2015

25 avril, 2015 - 09:47

Suite à un 1er BarCamp IRC sur la VoIP open source dont le résumé de la rencontre est disponible, une 2ème édition de 2h est prévue le 29 avril 2015. Soyez les bienvenus: BarCampIRC-VoIP-opensource

  • chacun se présente, pose ses questions à tour de rôle et échange avec les participants sur un projet, un blocage, des annonces ou ses envies sur la VoIP dans l'avenir. Les sujets sont inscrits dans le tableau du site et vous pouvez éditer directement;
  • on cultive l'abondance du numérique : documentations (GPL, github…), des expériences mais aussi beaucoup de tartines lors des pauses apéro-virtuels;
  • un résumé de la rencontre est mis à disposition sur le site.

Merci à asterisk-france et les GULs qui ont relayé l'annonce !
Une 3e session est prévue pour septembre 2015.

NdM : dans l'actualité, on peut aussi citer le rachat de BlueJimp (client VoIP libre Jitsi) par Atlassian.

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    Atelier CLI de la semaine 22/2015 à Bordeaux

    25 avril, 2015 - 09:44

    Les ateliers CLI (Command Line Interface) permettent de progresser en ligne de commande au sein d'un groupe, autour d'un outil ou d'un thème.

    Au cours de l'atelier du 28/04/2015, on pourra découvrir ou redécouvrir
    rsync, une commande dédiée à la synchronisation à distance, autrement dit la sauvegarde de données.

    Les ateliers CLI ont lieu :

    • chaque mardi de 20h00 à 22h00 pour les utilisateurs avancés,
    • un mercredi sur deux de 19h00 à 21h00 pour les utilisateurs débutants,

    dans les locaux du Labx, à la Fabrique Pola, rue Marc Sangnier 33130 Bègles.

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    Jardin Entropique - 26 > 28 Juin 2015 à Rennes - Appel à propositions

    25 avril, 2015 - 00:40

    Nous proposons l'événement Jardin Entropique à Rennes (Fr), du 26 au 28 juin 2015, pour échanger sur des questions cruciales sur le numérique aujourd'hui, au travers de quatre thématiques :

    • L'internet peut-il contribuer à renforcer la diversité des identités ?
    • Le numérique peut-il favoriser la ré-appropriation de son environnement par les citoyens ?
    • Comment favoriser l'appropriation de l'informatique libre, pour un contrôle accru de chacun sur son quotidien en ligne ?
    • Dans un contexte qui ne favorise pas la liberté d'expression, comment pérenniser les outils d'une communication véritablement libre ?

    Dans la continuité du Breizh Entropy Congress et du Jardin Numérique, l'événement constituera un temps de partage entre initiés et curieux. Il sera question de mieux cerner les enjeux, de dégager les pistes alternatives, de faire connaître et d'encourager la ré-appropriation technologique par l'informatique libre. En d'autres termes, nous posons la question de la liberté d'expression à l'heure du numérique, et des outils et méthodes qui permettent à chacun de l'exercer.

    Débats, conférences, présentations, ateliers, créations, performances et autres propositions sont vivement attendus !

    NB : Nous sommes reconnaissants pour toute distribution de cet appel à propositions !

    Sommaire Format des activités

    Nous acceptons vos propositions dans les formats suivants. Vous pouvez soumettre une proposition seul ou en tant que groupe :

    • Conférence
    • Table ronde
    • Conférence éclair
    • Atelier
    • Concert
    • Performance artistique
    • Exposition et installations artistiques
    • Posters
    Modèle de proposition

    Envoyez votre proposition avant le 11 mai 2015 à cfp2015@jardin-entropique.eu.org
    Veuillez vous assurez d'inclure les points suivants :

    • Format de la proposition (atelier, conférence…)
    • Titre de la proposition
    • Nom/Pseudo du (des) intervenant(s)
    • Langue (si pertinent) : Français/Anglais
    • Résumé de la proposition (maximum 500 mots)
    • Courte biographie
    • Besoins matériels/logistiques
    • Adresse de courriel de contact et (si possible) téléphone mobile
    • Éventuel(s) lien(s) complémentaire(s)
    • Présentation résumée de la proposition (titre, format, présentation, intervenant) en maximum 125 mots (pour diffusion sur le site internet et les programmes)
    Informations pratiques

    Lieux :

    Jardin Moderne
    11 Rue du Manoir de Servigné
    35000 Rennes, France

    Ateliers du Vent
    59 Rue Alexandre Duval
    35000 Rennes

    Prix d'entrée : Gratuit!
    Ouverture : Vendredi 26 Juin 2015
    Fermeture : Dimanche 28 Juin 2015

    Date limite d'envoi des propositions : 10 Mai, 23:59
    Notification d'acceptation : 25 Mai
    Publication du programme : 31 Mai

    Web : www.jardin-entropique.eu.org
    Mail CfP (pour envoyer vos propositions) : cfp2015@jardin-entropique.eu.org
    Contact orga (pour tout le reste) : contact@jardin-entropique.eu.org

    Avertissements

    Jardin Entropique est organisé par 3Hit Combo, le Jardin Moderne et Breizh Entropy. Actuellement, il n’y a pas de financement spécifique dédié à l’événement. Nous ne pouvons garantir pour le moment les défraiements ou hébergements, mais nous y travaillons et faisons tout notre possible pour vous accueillir dans les meilleures conditions.

    Jardin Entropique n'est pas une conférence académique.

    Comité de Programme

    Hugues Aubin
    Hugues est l'un des fondateurs du fablab de la ville de Rennes, le Labfab. Dinosaure du web, il code et construit des mashups et des prototypes personnels sous le nom d'Hugobiwan Zolnir depuis des années à la fois dans les mondes réels et virtuels. Chargé de mission aux Technologies de l'Information à Rennes Métropole, il est officiellement impliqué dans de nombreuses organisations et événements croisant territoire, personnes, et champ numérique. D'un autre côté, sous le nom d'Hugobiwan, il a fondé la Bibliothèque francophone du Metavers et continue à apprendre, enseigner et à faire des choses avec des robots, du data, des gens et des lieux.

    Sébastien Bourdeauducq
    Sébastien est le fondateur de M-Labs (ex-Milkymist), une communauté et entreprise construisant des systèmes open source (hardware et software) sophistiqués. Il travaille actuellement sur ARTIQ, un système de contrôle de prochaine génération pour l'informatique quantique et autres expériences qui auraient leur place à Black Mesa. Il était l'un des organisateurs principaux du Breizh Entropy Congress en 2010 et des deux éditions d'EHSM. Web: http://m-labs.hk http://ehsm.eu

    Pauline Boyer
    Pauline est plasticienne sonore. Elle fabrique des dispositifs scéniques et autres installations à base de compositions temps réel en saturant aussi bien l'environnement sonore que son laptop. Elle développe un enseignement des langages de l'art à l'école d'architecture et de paysage de Bordeaux et vit et travaille dans les trains.

    Guillaume Brunet
    Guillaume est un peu dans les choses des machines libres/open source, il bricole actuellement à l'atelier du c01n de Labomedia. Intéressé par les choses qui bougent et fond du bruit mais aussi par les vieilleries informatiques sonores, musicales et visuelles. En bref il expérimente des choses socialo-philosophico-technique-de-la-vie…

    Louis Carrese
    Louis est essentiellement développeur, mais pas seulement. Après avoir obtenu un BTS d'administrateur réseau en 2003 et le diplôme d'Epitech Paris en 2007, il est en poste 7 ans dans une société de service majeure au sein de laquelle il travaille pour de grands comptes du secteur des télécoms, développeur. Depuis 2014, ce touche-à-tout revient aux aspects créatifs, culturels et sociaux de l'informatique au travers de son activité indépendante d'artisan informaticien. Il est aussi administrateur bénévole du Jardin Moderne.

    Pascal Chevrel
    Pascal est impliqué dans le projet Mozilla depuis 2001 et travaille pour Mozilla depuis 2006 en tant qu'ingénieur localisation et créateur de communautés. Au fil des ans, il a participé à la création de nombreux projets tels que Firefox et Thunderbird ainsi qu'à la mise en place d'organisations à but non lucratif autour du projet Mozilla, comme par exemple Mozilla Europe, Mozilla Hispano ou MozFR. Aujourd'hui, son travail consiste essentiellement à livrer du contenu sur mozilla.org en plus de 80 langues pour Firefox, Thunderbird et Firefox OS, ceci en s'appuyant sur un réseau de plusieurs centaines de bénévoles libristes dans le monde entier.

    Randall Cinelli
    Randall Cinelli, musicien, formateur en pédagogie des musiques actuelles: à l'initiative du musicien conseil, destiné à toutes les musiciennes et musiciens amateurs, en voie de professionnalisation ou professionnels quels que soient leur âges et le style artistique pratiqué. Démarche portant sur la dynamique relationnelle, la créativité et la confiance.

    Pierre (Emoc) Commenge
    Emoc découvre le mot "micro-informatique" en 1982. Il apprend alors à composer des programmes graphiques excitants en basic sur un ZX81 et une grosse télé noir et blanc. Après avoir vu "wargames", le mot "modem" vient enrichir son vocabulaire en 1984, il s'imagine bien s'orienter vers le domaine mais déchante en découvrant le métier inquiétant d'ingénieur informaticien et se dirige plutôt vers une formation d'architecte car il dessine pas trop mal. En 1997, grâce au mot "hyperlien", il devient webmestre. Aujourd'hui il bricole toujours avec du code et de l'électronique, comme (programmeur || développeur || concepteur (multi || hyper || nouveaux) média || codeur || créateur numérique).

    Pierre Cosquer
    Pierre est membre actif d'Actux, groupe d'utilisateurs de logiciels libres Rennais. Il a (un peu) participé au début du hackerspace Breizh Entropy et était membre du commité de programmation du Breizh Entropy Congress. Aujourd'hui, il continue de spammer ses listes pour annoncer les traditionnels "apéros du libre". Il croit en Python, le meilleur langage de programmation.

    Elisa de Castro Guerra
    Elisa de Castro Guerra est graphiste utilisant les logiciels libres graphiques et formatrice en graphisme et web. Elle a fondé l'association Floss Manuals francophone pour diffuser de la documentation libre sur la culture libre, le logiciel libre et le matériel ouvert. Elle intervient également dans des universités au sujet du numérique. Elle participe activement au centre Activdesign avec Cédric Gémy.

    Yann Chauvière
    Yann Chauvière (CdV) est le cofondateur de NES (NESblog), conférencier et programmateur de conférences sur le jeu dont celles du Stunfest (Game Design, Culture & Société). Il est membre de 3hitcombo, chroniqueur indépendant sur le Speedrun (SpeedGame & 88MpH). Il est enfin musicien, game designer et philosophe à ses heures perdues!

    Nicolas Diaz
    Nicolas est un «hacktiviste». Après des études de linguistique en 1996, il contracte le «virus» du geek. En autodidacte, il s'oriente vers le webmastering. En 1999, au sein de la FIDH, Nicolas est formé par un ingénieur systèmes et réseaux de la Marine nationale. Et depuis plus de quinze ans, il dispense des formations à des défenseurs des droits humains et à des journalistes de plusieurs pays (Tunisie, Maroc, Égypte, Mali, Gambie…) afin qu'ils sécurisent au mieux leurs communications. Aujourd'hui, Nicolas s'intéresse particulièrement à la sécurité des systèmes d'information et à la souveraineté technologique à travers la promotion et la défense des logiciels libres.

    Thomas Francois
    Auteur multimédia, intervient dans le champs des usages, glane toute sorte de numérique et plante du jeu vidéo de façon originale (meubles à jouer, installations, mapping…). Réside à Rennes résidence en container : tenter de relier les gens, par le numérique, le ludique. Faire prendre conscience de la liaison filaire ou par onde imaginer un dispositif reliant le jardin moderne et les containers proche des travaux des ateliers du vent.

    Cédric Gémy
    Cédric Gémy, auteur, graphiste et formateur, utilisant les logiciels libres. Il a fondé l'association Floss Manuals francophone pour participer activement à la diffusion de la documentation libre sur la culture libre, le logiciel libre et le matériel ouvert. Il est également enseignant depuis de nombreuses années en Sciences de l'éducation dans diverses universités. Fondateur du centre Activdesign pour former aux métiers liés à l'art numérique et au web avec les logiciels libres exclusivement.

    Mathieu (Geb) Goessens
    Mathieu est un des fondateurs et contributeur principal du hackerspace Breizh-Entropy à Rennes. Passionné de logiciel libre/opensource, il participe à plusieurs projets. Il a travaillé comme Sysadmin, développeur, formateur/enseignant, chercheur P2P, responsable technique… Il croit en la bière et fait du bruit avec Ibniz (ou l'inverse).

    Diane Grenier
    Diane Grenier est artiste et officie au sein du collectif INIT. Elle utilise les technologies numériques pour en interroger les limites. Le détournement, l'ironie et Pure Data sont ses outils de prédilection pour mieux révéler les fantasmes, les espoirs et les craintes que nous projetons sur la technologie, ainsi que sur son implication dans nos vie. Elle anime régulièrement des ateliers pratiques, organise des expositions et partage son amour du libre et de Ibniz à l'université.

    Francois Xavier (FX) GUIDET
    Utilisateur de logiciels libres depuis 1996, Master en Ingénierie des Télécoms 2000 // Direction de la SSLL FACTORFX depuis 2001 // Co-Fondateur du Hackerspace Granvillais Goldorhack // Participation à différents évents (What the Hack!, HAR, OHM, DEFCON 18…). A enseigné Rennes 1 Linux/Sécurité/Voip. Promoteur des logiciels libres et de leurs usages. Projet en cours: Ouverture de la Manche Open School septembre 2015.

    Gwenchlan
    Informaticien (Ph.D. en systèmes distribués) et fervent promoteur de la vie privée (opère WIDROP & gozmail.bzh, contributeur @ breizh-entropy). Conscient de la puissance de l'outil numérique dans le cadre de la lutte politique. Aime abstraire les problèmes pour les tordre dans sa réalité.

    John Lejeune
    Jardinier amateur, École européenne supérieure d'art de Bretagne.

    Metallurgeek
    Docteur en informatique fondamentale. Je m'intéresse vaguement à la manière dont les objets technologiques fonctionnent. Je m'intéresse beaucoup à la manière dont les objets technologiques ne fonctionnent pas.

    Gaetan Hervé
    Gaetan est musicien et artiste numérique, il fait partie du collectif la Sophiste, dont le travail porte sur la conception de dispositifs visuels et sonores interactifs à des fins de création artistique. En 2015, l'une des thématiques majeures abordées par le collectif est Numérique et espace public www.lasophiste.com

    Ludovic Hirlimann @lhirlimann
    Grand joueur devant l'éternel (coinche, Appel de Chtulhu - tiens pendant que j'y suis la V7 a l'air prometteuse https://fr.ulule.com/appel-cthulhu/ ). Je me suis intéressé à l'informatique à la fin des années 80, Basic, ASM 6502 68030.J'ai aimé et j'ai fini par en faire mon métier. De nos jours je suis root@, mais j'ai aussi été intégrateur en SSII et responsable de qualification logiciel. Je pratique le libre depuis 1991 avec pov-ray.

    Aymeric Lesné // 3HitCombo.fr // tambouille.net
    Edupunk, tourne autour des questions des usages numériques dans le champ de l'éducation et notamment quand on y saupoudre du jeu. Membre fondateur de 3HitCombo, actuel "homo ludens" de la boutique; a fait un tour de manège aux beaux arts de Rennes puis dans la filière Usetic/Tef de Rennes2. Entre temps, a joué et fait jouer comme animateur multimédia, médiateur culturel, formateur, donneur d'astuces numériques et bricoleur de bouts de ficelles pixelisées.

    Joel (isAAAc) Pastol
    Dj'ing, Live Amiga1200, Beyond, Association des Astronautes Autonomes // Un des membres fondateurs du "Klub des Krasheurs" (émission Krashtest sur Radio Campus Rennes, soirées KrashNoz au Jardin Moderne), Éducateur Spécial, Linux addicted depuis 2000, contributeur au Toulouse Hacker Space Factory (THSF, énorme présence au bar) // Explorateur de l'Alternative et des conséquences induites par les Changements Psycho-Sociaux en cours. isAAAc travaille en tant qu'AdminSys.

    Jessica Pin
    Titulaire d'un master en communication, Jessica Pin est tombée dans la marmite des technologies numériques pendant ses années d'étudiante en s'intéressant principalement aux usages (métavers, biométrie, art numérique…). C'est en 2011 qu'elle fait la formidable rencontre d'arduino, des fablabs et des tiers-lieux. Afin de parfaire sa formation de jedi en électronique et informatique, elle monte avec quelques copains le TyFab, premier "fablab" associatif de Brest. Depuis, elle est impliquée dans l'association Maison du Libre & travaille comme directrice à la Cantine Numérique de Brest. Mots-clef : #empowerment #free

    RzR
    Utilisateur de GNU/Linux depuis 1996, codeur et contributeur, s'occupe aujourd'hui d'informatique mobile, IoT. Il est intéressé par les transformations sociales induites par la technologie, l'éthique, la vie privée, la dé/re/possession, la cohésion sociale qui sont des inquiétudes sérieuses actuelles et futures. Il supporte les communautés en aidant la coopération entre différents projets.

    Julien Stainer
    Julien s'apprête à défendre sa thèse portant sur les systèmes distribués asynchrones sujets aux défaillances. Il a préparé cette thèse à l'IRISA dans l'équipe ASAP sous la supervision de Michel Raynal et il commence un post-doc à l'EPFL. Il est, depuis plusieurs années, un défenseur du logiciel libre ainsi qu'un administrateur système et développeur amateur. Dans une autre vie il a enseigné les maths et l'informatique. Ses principaux centres d'intérêt sont les systèmes distribués, les applications réseau, la sécurité, la cryptographie et la protection de la vie privée.

    Spideralex
    Chez Tactical Tech, Alex coordonne le projet "Sécuriser les libertés des femmes, en ligne et hors ligne : expression, vie privée et intégration numérique.". Elle est sociologue et chercheuse sur le sujet des TICs pour l'intérêt public. Elle détient un doctorat en économie sociale. Au cours de la dernière décennie, elle s'est impliquée dans le développement d'initiatives promouvant la souveraineté technologique afin de permettre une transformation sociale et politique des communautés locales, des réseaux de recherche engagée, des mouvements sociaux ainsi que des groupes d'immigrants, d'adolescents et de femmes.

    Laurent Toutain
    Laurent Toutain est professeur associé dans le département RSM (réseau, sécurité, multimédia) à Télécom Bretagne. Il dirige l'équipe de recherche OCIF (Objets communicants Internet du Futur). Il a travaillé pendant plusieurs années sur le protocole IPv6 (intégration, auto-configuration…). Il a participé à la création du groupe G6 qui regroupe depuis 1995 les chercheurs et industriels autour du protocole IPv6. Il travaille maintenant sur l'Internet des Objets. Ces recherches concernent principalement les protocoles et les architectures spécifiques aux besoins de l'IoT. Il a géré de 2011 à 2015 le centre de compétence sur les smart grid commun à Télécom Bretagne, à Texas Instruments et à ITRON. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les réseaux.

    Amandine Vandermeir
    Médiatrice projets au sein du Jardin Moderne depuis avril 2014, Amandine accueille et accompagne les associations porteuses d'un projet culturel et organise les événements propres du Jardin Moderne, centrés essentiellement sur la scène locale. En 2012, 2013 et 2014, le Jardin Moderne a organisé trois éditions du Jardin Numérique, un événement dédié aux pratiques artistiques créatives et aux initiatives libres.

    Pls
    Après du temps passé à travailler en tant qu'ingénieur en électronique dans le spatial, l'aéronautique, la sécurité des personnes et la bricole communautaire, il est désormais dans l'informatique des systèmes distribués. Il s'intéresse depuis des années à la rétro-ingénierie des systèmes physiques et à la sécurité des systèmes d'information. A également participé à ajouter de l'entropie dans différents hackerspaces, et pris part à l'organisation et la tenue de différents hackmeetings. Formateur à la sécurité des communications auprès de plusieurs mouvements (h)ac(k)tivistes, entre deux sessions de lockpicking.

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    Visual novel : Le Petit Chaperon Mauve

    24 avril, 2015 - 23:09

    Le Petit Chaperon Mauve est un visual novel libre sorti fin mars 2015.

    Comme son nom le laisse penser, l'histoire est inspirée du conte du petit chaperon rouge. Contrairement à la plupart des versions du conte, l'histoire se déroule dans un cadre moderne.

    Le jeu est disponible sous licence CC-BY-SA. Il a été fait avec Ren'Py, un moteur libre de visual novel. L'ensemble des ressources est donc libre et la quasi-totalité a été faite avec des logiciels libres. Les illustrations ont été dessinées avec Gimp, MyPaint, Krita, Inkscape et Blender et les musiques composées pour le jeu avec LMMS. Les fichiers sources sont disponibles dans le dépôt git et sont livrés avec le jeu.

    Le développement du jeu est terminé. En effet, le jeu est entièrement jouable et son équipe de développement souhaite se lancer dans d'autres visual novels avec, si possible, de nouveaux participants.

    Visual novel

    Les visual novels, ou romans multimédias, sont des jeux d'aventure mêlant textes, illustrations et choix. Le genre est très populaire au Japon et très représenté par les jeux de dragues et/où à caractère érotiques. Mais dans le Petit Chaperon Mauve, tous les dessins sont tout public. Certains jeux offrent peu d'interactions, d'autres proposent des scénarios plus complexes dont l'issue dépend des choix du joueurs.

    Ren'Py

    Ren'Py est un moteur libre de visual novel. Il permet de se concentrer sur le scénario, les illustrations, les sons et la musique.
    Le script est écrit dans un langage maison accessible aux débutants.

    Utiliser Ren'Py permet de ne pas avoir à réinventer la roue. Il fournit entre autres des effets de transitions, il gère la sauvegarde et les préférences. En outre, il permet de créer facilement des binaires pour Linux, Windows, Android et OS X.

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    2 mai 2015 : Premier samedi du libre PSL mensuel à La Villette

    24 avril, 2015 - 22:55

    Date : samedi 2 mai 2015 de 11 heures à 18 heures
    Lieu : Cité des Sciences et de l'Industrie 75019 Paris porte de La Villette, Carrefour Numérique² niveau -1

    Chaque premier samedi de chaque mois, de 14h à 18h, les bénévoles de plusieurs associations du Libre organisent le Premier Samedi du Libre (PSL) à la Cité des Sciences et de l'Industrie (CSI) de La Villette. L'entrée est libre et gratuite, pour tous publics. Nous avons besoin de volontaires pour l'accueil et les installations.

    • aide à l'installation de toute distribution GNU/Linux
    • deux conférences
    • atelier Blender 3D du BUG Paris
    • wikipermanence Wikimedia
    • bidouille au Living Lab
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    ASRI Edu : des environnements libres pour les PC de fond de classe

    24 avril, 2015 - 16:53

    ASRI Edu est une distribution GNU/Linux ludo-éducative pour les enfants de 3 à 12 ans, développée par des enseignants passionnés.

    François AUDIRAC, maître animateur TICE, publie le 4 mars 2015 sur le site de TICE 14 Académie de Caen, des documents et une vidéo, pour présenter les nombreuses applications possibles de cette solution, pour les classes, sur des ordinateurs qui ne peuvent plus fonctionner sous Windows XP, dotés de seulement 256 Mio de RAM.

    Les documents publiés au format pdf par François AUDIRAC présentent l'objectif principal de chacune des activités disponibles dans les logiciels GCompris, Omnitux, Childsplay, en relation avec les instructions officielles à l'école primaire.

    Une école de Looberghe, dans le Nord, utilise ASRI Edu dans ses classes depuis quatre ans.

    • Dans la salle informatique, 11 postes sous ASRI Edu Kids
    • Dans chaque classe, 2 ordinateurs avec ASRI Edu kids connectés à Internet
    • Dans la salle vidéo, 1 tableau blanc avec Ubuntu 12.04

    Voici la liste non exhaustive des logiciels utilisés en classe :

    • Writer pour le traitement de textes,
    • Impress pour l'élaboration de diaporama,
    • Calc pour créer des tableaux en utilisant des formules de calculs
    • GCompris
    • TuxType
    • TuxMath
    • Kolour paint,
    • K.lettres,
    • Association,
    • GeoGebra
    • SketchUp
    ASRI Edu 2.1a est distribuée sur le FRAMADVD école depuis octobre 2010

    Cette version est basée sur Toutou Linux 4.3.1. La version Light a été choisie par l'école Paul Langevin à Moyeuvre-Grande pour équiper une salle informatique avec de vieux ordinateurs.

    Une nouvelle version ASRIedu310 est en préparation.

    Cette nouvelle version est basée sur Puppy Precise 5.7.1 (32bits) et woof-ce-0.3.
    ASRI Edu 310 est compatible avec les paquets de Ubuntu Precise Pangolin 12.04 (LTS).

    Ce sera une version basique de 150 Mio environ, à laquelle les utilisateurs pourront ajouter des paquets logiciels en fonction de leurs besoins, un peu comme Toutou Linux Slaxen 6.0.

    Les utilisateurs pourront ainsi créer des environnements spécifiques comme ASRI Edu orientation dys.

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    GNU Hurd 0.6

    24 avril, 2015 - 15:25

    Ce 10 avril 2015 était publiée la version 0.6 de GNU Hurd — le projet historique de noyau pour le système GNU (démarré avant le projet Linux), en remplacement du noyau UNIX —, ce que Thomas Schwinge (un des mainteneurs du projet) relayait sur les listes de discussion officielles le 15 avril 2015. Cette nouvelle version arrive à peine plus d'un an et demi après la précédente version (0.5), qui était sortie à l'occasion du 30e anniversaire du projet GNU, 12 ans après la dernière version en amont, étiquetée 0.2. C'est dire que le rythme de progression s'accélère :)

    Sommaire Présentation de GNU Hurd

    GNU Hurd est le projet GNU de remplacement pour le noyau UNIX. Il est constitué d’une collection de serveurs — exécutés en surcouche du micro-noyau Mach — implémentant les services de système de fichiers, de protocoles réseau, de contrôle d’accès sur les fichiers et de toutes les autres fonctionnalités implémentées par le noyau UNIX ou des noyaux apparentés (comme Linux). Pour plus de détails (en anglais), Thomas Schwinge propose ces deux pages : "documentation" et "What is the GNU Hurd".

    Plateformes cibles

    GNU Hurd peut s’exécuter sur les processeurs 32 bits de la famille x86. Une version 64 bits (x86_64) est en cours de développement. Les volontaires pour des portages sur d’autres architectures sont les bienvenus ; contactez les mainteneurs du projet si vous avez envie d’aider (cf. "Adresses de contact" plus bas).

    Contexte pour réaliser une compilation

    Pour réaliser une compilation de GNU Hurd, vous aurez besoin d'une chaîne de compilation ciblant i?86-gnu ; une chaîne de compilation ciblant GNU/Linux n'est pas utilisable. Notez bien que vous ne pouvez pas lancer GNU Hurd isolément, vous aurez besoin de composants supplémentaires comme le micro noyau Mach et la bibliothèque GNU C (glibc) afin d'obtenir un système exécutable.

    À propos, ce même 10 avril 2015 étaient d'ailleurs publiés GNU Mach version 1.5 (annoncé par Thomas Schwinge le 15 avril) ainsi que GNU MIG version 1.5 (annoncé par Thomas S.). GNU MIG (pour "Mach Interface Generator") traduit des fichiers de définition d'appel de procédure distante ("Remote Procedure Call" ou RPC en anglais) en code C. GNU MIG est nécessaire pour compiler tout paquet qui reçoit ou invoque un "RPC", tel que GNU Mach, GNU Hurd et la bibliothèque GNU C (glibc) lorsqu'elle est compilée pour le Hurd.

    Vous trouverez des informations complémentaires pour mettre en place un environnement de développement à partir de cette page d'information pour contribuer (en anglais).

    Corrections et améliorations de la version 0.6

    Cette nouvelle version 0.6 regroupe les corrections et améliorations apportées depuis la version précédente, annoncées par Thomas S. et traduites ci-dessous (enrichies de deux liens) :

    • De nombreux nettoyages et corrections stylistique du code. Plusieurs problèmes ont été identifiés grâce à des outils d'analyse statique et par conséquent corrigés.

    • Le code de diffusion des messages dans les serveurs Hurd a été amélioré. Entre autres choses, il est désormais fait usage d'un mécanisme dit des "données utiles protégées" introduit dans GNU Mach 1.5 (cf. ces extraits d'IRC en anglais, s'étalant de sept. 2013 à mars 2014 et traitant notamment des "protected payloads" : "gsoc/project ideas/Improved System Object Lookups").

    • Le code du décompresseur embarqué pour gz et bz2 a été supprimé au profit de libz et libbz2.

    • L'outil natif fakeroot a été grandement amélioré et peut maintenant produire de nombreux paquets. Les outils portinfo et rpctrace permettent désormais une meilleure expérience de débogage.

    • La performance de la bibliothèque de hachage d'entiers a été améliorée.

    • Le serveur init a été divisé en deux : le serveur startup (traitant tôt l'amorçage du système et son arrêt) et un programme d'initialisation du style SysVinit (judicieusement nommé init).

    • Les traducteurs procfs et random ont été fusionnés. Cf. la page "Debian GNU/Hurd - Traducteurs" pour des explications (traduites) sur les traducteurs ("translators" en anglais) dans le contexte du Hurd.

    Téléchargement

    Les versions publiées peuvent être téléchargées depuis ftp://ftp.gnu.org/gnu/hurd/ ou tirées de Git : http://git.savannah.gnu.org/cgit/hurd/hurd.git/

    Pour cette livraison, les empreintes MD5 et SHA1 sont :

    7d69c5e1bb47c9d5636054c57fbc0304 hurd-0.6.tar.bz2
    0ac9af94761e5b59a3f19756c6f8d059 hurd-0.6.tar.bz2.sig
    0b5130fffe640edc8e60fea3ce7b3d68 hurd-0.6.tar.gz
    6c1ad02e1bfe8219341fae218612abc4 hurd-0.6.tar.gz.sig

    08ef505f425db3a15d2ecee5f35897d1b7ef7755 hurd-0.6.tar.bz2
    9049c1bbcc71fafc459f07a582575804cfd48ebb hurd-0.6.tar.bz2.sig
    a5d90c51d2b778c1a79895e11c1699ac98796020 hurd-0.6.tar.gz
    bff54932420a7e290a096a8582acf69c7b2bafec hurd-0.6.tar.gz.sig

    Adresses de contact

    Vous êtes invités à lire la FAQ avant de prendre contact.

    N'hésitez pas à poser toute question que vous pourriez avoir sur les listes de diffusion, sur l'IRC (en résumé : réseau IRC Freenode, canal #hurd et canal #hurdfr pour le chapitre français), par exemple à l'une des réunions IRC régulières. De façon générale, c'est une bonne idée de prendre contact avec les membres du projet dès que vous commencez à passer du temps sur un projet.

    Les rapports de bug devraient être envoyés à bug-hurd [at] gnu.org ou postés sur <http://savannah.gnu.org/bugs/?group=hurd>.

    Les requêtes pour de l'assistance devraient être envoyées à help-hurd [at] gnu.org ou postées sur <http://savannah.gnu.org/support/?group=hurd>.

    Participation au "Google Summer of Code" 2015

    Le 20 mars 2015 était annoncée (en anglais) la participation au Google Summer of Code ("GSoC") 2015 pour le projet GNU Hurd, sous les auspices du projet GNU (comme chaque année depuis 2006 — hormis en 2008 où le projet GNU Hurd a participé avec succès en son nom, avec cinq étudiants).

    La période pour proposer des sujets pour 2015 est terminée. Une fois que Google aura annoncé le nombre de participants affectés au projet GNU, une discussion entre pairs des sous-projets GNU aura lieu pour déterminer la répartition pour chacun. Par contrainte en ressources, une sous-sélection des idées de projets GNU Hurd devra avoir lieu.

    À partir de la liste détaillée des idées de projets, voici les titres traduits en français (avec pour chacun, un lien vers la page détaillée le concernant, en anglais) :

    • Gestion de la mémoire physique (détails)
    • Liaisons vers d'autres langages de programmation (détails)
    • Virtualisation utilisant les mécanisme du Hurd (détails)
    • Corriger et compléter la gestion du verrouillage de fichier (détails)
    • Améliorer le portage de GDB pour GNU Hurd (détails)
    • Adapter la pile TCP/IP à Hurd (détails)
    • Implémentation de NFS améliorée (détails)
    • Gestion du son (détails)
    • Améliorer la performance des entrées/sorties disque (détails)
    • Nettoyage du code de GNU Mach (détails)
    • Xmlfs (détails)
    • Permettre d'utiliser unionfs tôt au démarrage (détails)
    • Résolution… lexicale (détails)
    • Sécuriser l'implémentation de chroot (détails)
    • Améliorer l'adaptation à Hurd du gestionnaire de paquets GNU Guix (détails)
    • Utiliser des traducteurs de protocole Internet (ftpfs, etc.) en tant que processus d'arrière plan pour d'autres programmes (détails)
    • Corriger les programmes utilisant PATH_MAX et autres inconditionnellement (détails)
    • Porter GNAT (GCC) (détails)
    • Porter Google Go (GCC: gccgo) (détails)
    • Squelette d'implémentation de bibliothèques spécifiques au matériel (détails)
    • Implémenter l'extraction de CD audio (détails)
    • Améliorer la prise en charge de Perl ou Python (détails)
    • Corriger les problèmes de compatibilité exposés par des suites de tests, implémenter les interfaces manquantes dans glibc pour GNU Hurd (détails)
    • Cadriciel de tests automatisés (détails)
    • Implémenter libcap (détails)
    • Implémenter la gestion de xattr (détails)
    • Porter Valgrind sur le Hurd (détails)
    • Nouveau cadriciel de pilotes de périphériques (détails)
    • instrumentation du noyau (détails)
    • Corriger les problèmes de verrouillage de libdiskfs (détails)
    Conseils pour contribuer au Hurd

    Travailler sur l'un des projets du GSoC est généralement une bonne opportunité pour démarrer avec le développement du Hurd, même en dehors du contexte du GSoC. S'il vous plait, n'hésitez pas à contacter l'équipe projet pour un accompagnement (un mentorat) même si ce n'est pas dans le cadre du GSoC ou si vous n'êtes pas étudiant.

    Si vous envisagez de contribuer, considérez la section "Contexte pour réaliser une compilation" pour obtenir un environnement de développement.

    Notez que faire des contributions substantielles à un projet aussi grand et englobant que le GNU Hurd n'est pas une tâche triviale. Pour travailler sur les boyaux du Hurd et obtenir un résultat utile, vous devez prévoir une expérience d'apprentissage de nombreux mois qui nécessitera suffisamment d'auto-motivation. Travailler sur un noyau de système d'exploitation avancé n'est pas quelque chose que vous pouvez faire en quelques minutes, d'autant moins sans expérience préalable de bidouillage sur un noyau.

    De même, les mainteneurs du noyau Linux constatent exactement les mêmes difficultés, ce qui est bien présenté par Jonathan Corbet dans son rapport sur le "Linux Kernel Summit" 2010 à l'occasion des sessions d'ouverture au sujet de l'accueil de nouveaux participants (en anglais).

    Cependant, bien sûr, ces propos ne se veulent pas dédaigneux et il ne s'agit pas de vous effrayer, au contraire : démarrez simplement en utilisant le GNU Hurd et notez ce qui pour vous ne fonctionne pas comme attendu, ou jetez un œil à l'une des questions ouvertes (sur le suivi des bugs) et l'équipe du projet verra si vous évoluerez jusqu'à être le prochain "core hacker" du Hurd !

    Feuille de route XKCD :)

    La sortie de GNU/Hurd 1.0 est prévue, selon les progrès actuels, en 2059. Néamoins, d'autres facteurs externes sont en jeu et il n'est pas certain que la feuille de route actuelle soit respectée.

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    Samedi 13 juin 2015 cinquième Journée du Libre à Vincennes

    23 avril, 2015 - 22:27

    Proposez vos animations à la cinquième Journée du Libre à Vincennes

    Date : samedi 13 juin 2015 de 11 heures à 18 heures

    Lieu : EFM Espace de Formation au Multimédia de Vincennes
    Premier étage de la Médiathèque Cœur de Ville
    98 rue de Fontenay 94300 Vincennes, en face de la Mairie
    RER ligne A station Vincennes, métro ligne 1 station Château de Vincennes

    Événement grand public, entrée libre et gratuite.

    • logiciels libres
    • aide à l'installation de toute distro GNU/Linux
    • matériel libre : cartes Arduino, Raspberry…
    • imprimantes 3D, électronique, robotique
    • exposants
    • conférences
    • ateliers

    Pour participer, merci de contacter l'EFM et Parinux et de compléter le bloc-notes

    • responsable de l'EFM : M. Gilles Carnelez gcarnelez at vincennes.fr
    • animateur de l'EFM : M. Grégoire Babiaud gbabiaud at vincennes.fr

    À bientôt !

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    OcLaunch, launch automagically

    22 avril, 2015 - 23:10

    J'ai commencé à écrire il y a un an déjà une petit programme en ligne de commande qui répond au besoin suivant : lancer progressivement (tout au long d'une session) des programmes, avec un ajout/retrait de la liste aussi aidé et rapide que possible.

    Génèse du projet

    L’idée de base était d’afficher régulièrement une liste de tâches avec Taskwarrior.

    Après coup, on se rend compte que ça peut servir à programmer des tâches pour un prochain démarrage (finir de télécharger la dernière distribution à la mode, compresser un dossier, planifier une mise à jour…) ou à utiliser aisément un client en ligne de commande (par exemple profanity ou irssi).
    L’avantage par rapport au simple ajout de la commande dans le bashrc, c’est qu’on ouvre son terminal une première fois, le client de clavardage (par exemple) s’affiche et au deuxième lancement, pas de nouvel affichage, on peut travailler.

    Fonctionnalités actuelles
    • Ajout aisé de programmes (graphiques ou en ligne de commande) par envoi sur l’entrée standard de la commande ou édition du fichier de configuration
    • Liste des programmes actuels
    • Suppression très facile
    • Fichier de configuration alternatif
    • Installation facile avec 0install & simple ajout de la commande oclaunch au bashrc
    S’approprier le programme

    J'attends vos retours avec impatience ! Je serai ravi d’ajouter des fonctionnalités (il y a déjà une bonne TODO list, si vous voulez participer). Contactez-moi par courriel par exemple leowzukw CHEZ vmail POINT me

    Le logiciel est bien entendu libre (licence CeCILL) et hébergé chez Tuxfamily. Merci à eux !

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    SuperTuxKart 0.9 est sorti

    22 avril, 2015 - 20:03

    SuperTuxKart est un jeu de course de kart avec Tux comme héros et d'autre mascottes de logiciels open source (Gnu, Gimp, Suzanne de blender, Xue la souris d'XFCE, etc).

    La bande annonce est disponible sur youtube

    Après plus d'un an de développement, la 0.9 qui est sortie il y a quelques jours embarque pour la première fois le nouveau moteur de rendu nommé Antarctica commencé durant la participation du projet au Google Summer of Code 2013. Ce changement important permet d'avoir une meilleure qualité visuelle avec notamment des ombres et lumières entièrement dynamiques, le ciel qui illumine la piste et des réflexions sur les surfaces métalliques.
    La seconde partie de l'article vous en dira beaucoup plus…

    Un nouveau moteur de rendu

    Vlj a amélioré de manière significative notre moteur de rendu. Celui-ci, bien qu’utilisant toujours irrlicht, possède maintenant un backend de rendu OpenGL moderne à base de shader. Pour éviter toute confusion avec le moteur irrlicht de base, les développeurs de SuperTuxKart lui ont donné son propre nom : Antarctica.
    En plus du travail de vlj sur le moteur de rendu, le travail de refonte du moteur a été entamé par Cand durant le Google Summer of Code 2013 (GSOC). SuperTuxKart a participé par 2 fois à ce programme, en 2013 et 2014.

    Les nouveautés
    • nouveau moteur graphique à base de shader
    • deux nouvelles pistes ont été créées afin de démontrer les possibilité du nouveau moteur.
    • le Temple cacao, une piste au Val Verde, pays fictif d’Amérique du Sud avec des pyramides anciennes et de jungles luxuriantes
    • l'île de Gran Paradiso, une superbe île tropicale réputée pour ses plages sablonneuses et l’aéroport international Princesse Sara avec ses atterrissages spectaculaires.
    • les anciennes pistes ont été mises à jour pour être compatibles avec le nouveau moteur et utiliser les nouvelles fonctionnalités.
    • nouveaux karts Amanda, Gavroche, Sara
    • amélioration des karts tux, adiumy, Suzanne et Xue.
    • connexion en ligne qui permet d'entrer en contact avec des amis et de voir quand ils jouent, voter pour les addons, partager des accomplissements
    • un éditeur de Grand Prix intégré au jeu
    • un Grand Prix aléatoire
    • un système d’accomplissements

    L'arrivée d'un nouveau moteur demande également un PC plus puissant avec au minimum OpenGL 3.1 afin de pouvoir jouer correctement au jeu. Basé sur les tests faits par l'équipe de développement voici les spécifications minimales officielles.

    • GPU: ATI / AMD Radeon HD 3650 | Intel HD 3000 | NVIDIA GeForce 8600
    • 600 Mo d’espace libre sur le disque dur
    • 1 Go de mémoire libre
    • Processeur de 1,2 GHz

    Il se peut que malgré tout votre PC puisse faire tourner SuperTuxKart avec du matériel plus ancien, le plus simple étant de tester et d'ajuster les options.

    Futur développement

    Malgré toutes ces bonnes nouvelles, notez bien que la course en ligne n’est pas prête pour cette version. Cette version établit les bases qui permettront le jeu en ligne dans le futur (par exemple création de compte, authentification, etc.) mais le support pour le jeu en ligne en tant que tel est prévu pour une version future dans la série 0.9.

    Depuis peu, des comptes en ligne gratuits pour tous les joueurs sont proposés (en vue du multijoueur). Le coût des serveurs n'étant pas nul, les développeurs font appel à vos dons pour payer les coûts de fonctionnement et de développement (par exemple, les coûts matériels).
    Beaucoup de personnes ont déjà donné dans le passé. Nous avons décidé d’offrir un paquet de remerciements pour tous les donateurs (nouveaux ou ayant donné par le passé).
    Le paquet contient plusieurs choses dont une piste nommée Antediluvian Abyss. Cette piste est encore en développement mais est entièrement jouable. Vous pouvez faire des courses, et l'utiliser avec l'éditeur de grand prix.

    Cette piste sera incluse dans la version 0.9.1 de SuperTuxKart (et davantage de travail sera fait sur cette piste d’ici-là). Le paquet comprend également Carnival del cocoa, une version spéciale de cocoa temple de nuit qui a été utilisée dans le trailer, et certains concepts art. Il est distribué sous licence CC-BY-SA-NC 4.0.

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    Apéro PHP à Lyon mercredi 29 avril 2015

    22 avril, 2015 - 18:04

    Un apéro PHP aura lieu à Lyon le jeudi 29 avril 2015 à partir de 19h à l'Antre-Autre (11 rue Terme, Lyon 1er). Cet apéro permettra aux aficionados de PHP de se rencontrer et de partager autour de ce langage de programmation.
    Au cours de cette soirée, Thomas Jarrand et Emeric Kasbarian de l’agence web élao nous feront une présentation intitulée « Patate vs Pomme de terre : ça va se friter ! (Beauté vs Efficacité : l’affrontement !) »

    De manière un peu plus détaillée :

    Bien développer, c’est savoir mixer intelligemment la qualité à l’efficacité.

    Entre les dates limite que l’on doit respecter, les patrons de conception (design patterns) que l’on veut mettre en place et le budget disponible, l’équation est complexe. On nous donne plein de solutions toutes faites… Est-ce qu’il ne faudrait pas juste apprendre à bien doser ?

    On vous propose de se poser 30 minutes ensemble pour y réfléchir, à travers l’exemple du CQRS (Command Query Responsibility Seggregation).

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    Sortie du noyau Linux 4.0

    22 avril, 2015 - 14:10

    La sortie de la version stable 4.0 du noyau Linux a été annoncée le 12 avril 2015 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org. Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions se trouve dans la seconde partie de la dépêche.

    Sommaire En bref

    Après de longues discussions, ce noyau n’est pas le 3.20, mais le 4.0. Rétroactivement, on pourrait justifier cela grâce à l’arrivée de la modification à chaud du noyau, ou que compter au‐delà de vingt n’est pas une sinécure : c’est selon.

    La nouveauté principale du noyau est la mise à jour du noyau à la volée. Du coté des pilotes graphiques, la gestion atomique du mode graphique a été introduite en mode expérimentale. Pour finir, le drapeau lazytime a été introduit dans la couche d'abstraction VFS afin de booster les performances de atime.

    Annonces des versions candidates par Linus Torvalds RC-1

    La version RC1 est sortie le dimanche 22 février 2015 :

    Voyons quelle proportion, le cas échéant, va être cassée par ce changement de version.
    Probablement moins que pendant la période du 3.0, mais j’imagine bien quelqu’un cherchant des versions significatives.

    Parce que le peuple a parlé, et même si la plupart des interventions n’étaient qu’un charabia complet, les nombres ne mentent pas. Le peuple a préféré 4.0, et ce sera 4.0. À moins que quelqu’un ne surgisse avec un bon argument contre.

    Jusque là, les arguments contre semblent avoir été « un numéro majeur devrait aller avec une fonctionnalité majeure ou une rupture de compatibilité », ce qui montre le peu que les gens connaissent. Nous ne cassons pas la compatibilité, et nous n’avons pas fait de sorties basées sur une fonctionnalité depuis, en fait, le début.

    D’un autre côté, l’argument le plus fort pour certains des partisans d’une version 4.0 semble avoir été le souhait de voir une 4.1.15 — parce que « c’était la version de Linux que Skynet utilisait pour le T-800 ».

    Donc, au final, je ne voudrais pas trop lire [le destin] dans ce numéro.

    Sur le plan réellement technique, c’était plutôt une petite version. En considérant les normes actuelles. Elle est assurément notablement plus petite que certains noyaux récents, même si nous parlons de ~9k de modifs hors fusion plutôt que de 10-11k, donc ce n’est pas comme s’il y avait une énorme différence.

    L’infrastructure de mise à jour à chaud a fait la une, mais mes fonctionnalités favorites sont personnellement les quelques nettoyages de mémoire virtuelle, par lesquels cette sortie nous débarrasse du code de correspondance non linéaire largement inutilisé (remplacé par une émulation avec beaucoup de mises en correspondance plus petites) et unifie la prise charge des tables de pages pour NUMA et PROTNONE.

    Mais personne ne devrait le remarquer. Parce que passer en 4.0 ne veut pas dire que nous avons changé de quelque manière que ce soit ce que voient les gens. Ça n’est que la continuité, avec seulement des plus petits chiffres, de manière à ce que je puisse faire des sorties sans avoir à retirer à nouveau mes chaussettes.

    Allez‐y, testez. Les arborescences Git sont déjà là, l’archive tar et les correctifs vont sortir au moment où j’écris. Bien sûr, avec le changement de version, je suppute qu’il y aura quelques hoquets avec les miroirs de kernel.org, même si Konstantin pense que tous les scripts sont déjà prêts. Donc, si vous ne trouvez pas les archives tar et les correctifs, soit j’ai déconné, soit c’est Konstantin. :)

    Linus

    RC-2

    La version RC2 est sortie le mardi 3 mars 2015 :

    Ainsi la RC2 a loupé le créneau habituel du dimanche après‐midi, parce que j’ai passé la plupart du week‐end à déboguer un problème qui apparaissait sur un vieux Mac Mini que j’avais dans le coin, et que je déteste faire des sorties, même en début de RC, avec des problèmes sur des machines auxquelles j’ai directement accès. Même si cela a seulement affecté de vieilles machines que les vrais développeurs ont peu de chance d’avoir ou du moins d’utiliser.

    Aujourd’hui, j’ai le correctif de Daniel Vetter le corrigeant, donc, plutôt que de faire une RC2 du dimanche soir, c’est une du mardi matin. Allez la récupérer. Elle fonctionne mieux grâce à ce retard.

    À part ce petit correctif d’une ligne pour i915 ? Pas grand chose en fait. Ce fut une semaine très calme, pour un début de processus de sortie. Bien sûr, la 3.19-rc2 était encore plus petite, donc cela poursuit une tendance, mais c’était la semaine de Noël. J’espère que ce faible volume est juste dû au fait que la fenêtre de fusion du 4.0 elle‐même était quelque peu plus calme que pour les toutes dernières sorties. Mais je suppute que la vraie raison est la mise en attente des arborescences des pilotes et du réseau de GregKH et davem, qui n’ont pas eu le temps d’être prêtes pour la RC2.

    On verra.

    En tout cas, la version courte du journal des modifications est en annexe, et les tests sont grandement appréciés.

    Linus

    RC-3

    La version RC3 est sortie le dimanche 8 mars 2015 :

    De nouveau en phase avec le calendrier des sorties du dimanche après‐midi, puisqu’il n’y a rien eu de particulièrement étrange cette semaine, et aucun bogue de dernière minute dont j’aurais eu connaissance ou que j’aurais voulu résoudre qui aurait repoussé l’échéance.

    En termes de taille, on est aussi dans la normale, pas aussi petit que la RC2. Cela s’explique facilement par la récupération des correctifs de David et Greg (puisque le réseau et les pilotes ont tendance à être les deux plus grosses parties).

    Et la répartition des correctifs est plutôt classique également : à peu près deux tiers de pilotes (processeurs graphiques, réseau, USB, staging, son, divers), le reste concernant les systèmes de fichiers (principalement NFS et Btrfs), des mises à jour d’architectures (ARC, x86, ARM, PowerPC), du réseau et de la documentation.

    En d’autres termes, tout semble complètement normal à cette étape du processus de sortie.

    S’il vous plaît, testez‐moi tout ça,

    Linus

    RC-4

    La version RC4 est sortie dimanche 15 mars 2015 :

    Hmm. Rien de particulièrement étrange cette semaine non plus, avec peut‐être juste une mise à jour légèrement plus grosse que prévue d’un système monopuce ARM. Donc, « seule » la moitié du correctif est composée de mises à jour de pilotes, la moitié restante étant des changements dans ARM.

    Le reste est l’habituel mélange de divers correctifs — quelques autres architectures (S/390, Nios II), du réseau, du cœur de noyau et de la mémoire virtuelle, quelques mises à jour de la documentation. Rien ne se détache particulièrement ici. Le journal court est en annexe, je pense qu’on se débrouille bien à cette étape du cycle de sortie.

    Linus

    RC-5

    La version RC5 est sortie dimanche 22 mars 2015 :

    Alors, la RC5 est presque exactement de la même taille que la RC4. Je serais plus heureux si les RC rétrécissaient, mais je suppose que je devrais être reconnaissant qu’au moins elles ne semblent pas grossir.

    Il n’y a rien de particulièrement inquiétant, bien que j’essaie toujours de penser à la régression de performance de l’équilibrage NUMA. Ça ne devrait pas être bloquant, mais c’est ennuyeux, et je veux que ce soit corrigé.
    On y arrivera, j’en suis certain.

    En attendant, la rc5 est principalement constituée de mises à jour de pilotes (à travers toute l’arborescence des pilotes : pilotes graphiques, USB, son, réseau, HID, entrées, contrôleurs de broches [pinctrl], etc.) avec quelques mises à jour d’architectures (x86, ARM, ARM64, SPARC) et quelques corrections de systèmes de fichiers (principalement Btrfs). Et, également, un soupçon de corrections du code réseau, hors pilotes.

    Le journal court des modifications est en annexe, bien qu’il ne soit pas particulièrement intéressant. La plupart des gros correctifs étaient des retours en arrière, comme il se doit à cette étape.

    Linus

    RC-6

    La version RC6 est sortie dimanche 29 mars 2015 :

    Ça se calme gentiment, et il y a des corrections un peu partout. La régression de performance de l’équilibrage NUMA est corrigée, et les choses s’améliorent à nouveau de manière générale. Il y a eu un certain nombre de problèmes avec i915 et une double faute KVM qui a fait que pendant un bon moment j’étais quasi certain que ce serait un cycle qui irait jusqu’à une RC8, mais cela pourrait ne pas s’avérer nécessaire.

    À part les problèmes susmentionnés, le gros de cette sortie est constitué principalement de petites correction de divers pilotes et de mises à jour d’architectures. Le journal court donne un meilleur aperçu de ce qu’il s’est passé.

    Mais, s’il vous plaît, testez bien cette RC, et braillez s’il y a des régressions que nous aurions ratées.

    Linus

    RC-7

    La version RC7 est sortie le lundi 6 avril 2015 :

    Bon, la RC7 a un jour de retard, pour cause de dîner de Pâques. Pour compenser, elle inclut quelques corrections supplémentaires.

    Mais elle est encore assez petite, et on est en bonne voie pour la 4.0 le week‐end prochain. Il y a une minuscule probabilité que je décide de repousser la 4.0 d’une semaine, simplement parce que je voyage la semaine d’après, et je pourrais vouloir éviter d’ouvrir la fenêtre d’intégration. Nous verrons comment je le sens le week‐end prochain.

    En tout cas, rien de particulièrement étrange dans cette RC7. Elle contient à peu près trois quarts de mises à jour de pilotes (la plupart étant des pilotes réseau, mais il y a des trucs un peu partout : pilotes graphiques, IIO, entrées, USB…). Le reste est composé de quelques petites corrections sur x86, un peu de réseau, une correction concernant lazytime et de la documentation.
    Et tout ça est assez petit.

    Linus

    Version finale

    La version finale est sortie le dimanche 12 avril 2015 :

    Alors, j’ai décidé de sortir le 4.0 selon le calendrier habituel, parce qu’il n’y avait vraiment aucun problème connu et, bien que je voyagerai à la fin de la semaine à venir en raison de la visite d’une université, j’espère que cela n’affectera pas trop la fenêtre de fusion.
    On verra.

    Linux 4.0 était une version assez petite, à la fois dans linux-next et par sa taille finale, bien qu’évidemment, « petit » est tout relatif. Elle fait tout de même plus de 10 000 commits non fusionnés. Mais, nous avons clairement eu de plus grosses versions (et, à en juger par linux-next, la 4.1 va être l’une des plus grosses).

    Ce qui est une bonne chose. Cela colle parfaitement à « la v4.0 est supposée être une version stable », et absolument pas l’objet de nouvelles fonctionnalités expérimentales, etc. Je suis personnellement bien plus satisfait par les sorties planifiées que par la mauvaise époque où nous avions des sorties basées sur les fonctionnalités.

    Ceci dit, il y a quelques éléments de numérologie intéressants amenés par la 4.0. En ne regardant que les statistiques dans git, cette version n’est pas juste celle faisant passer la barre du demi‐million de commits au total, mais également la limite des 4 millions d’objets git. De manière intéressante (si l’on regarde les modèles numériques), Linux 3.0 était le moment où nous nous avons dépassé le quart de million de commits et 2 millions d’objets git, donc il y a là un joli (et complètement non intentionnel) modèle concernant le dépôt git du noyau.

    [Une autre rapide note historique de numérologie de bas de page : l’ancien historique de l’arbre BK approchait la limite de commits des 16 bits que BK avait à l’origine. Donc, ce « quart de million de commits » est vraiment pas mal du tout. Pendant toutes les années sous BK nous n’avons eu que 65 000 commits. Bien sûr, nous n’avons utilisé BK que pendant trois ans, et nous sommes maintenant avec Git depuis presque dix ans, mais tout de même — cela montre à quel point le processus global de développement s’est énormément accéléré].

    En termes de fonctionnalités, le 4.0 n’a rien de vraiement spécial. On a beaucoup parlé de la nouvelle infrastructure de correction du nouveau noyau, mais en réalité, ce n’était pas la seule raison du changement de version, on a eu de bien plus gros changements dans d’autres versions. Donc, c’est davantage une version de « solide amélioration du code ».

    Ramenez‐le et amusez‐vous,

    Linus « nous sommes tous des moutons » Torvalds

    N. D. T . : La version 4.0 a été nommée « Hurr durr I’m a sheep », soit « [onomatopées de votre choix] je suis un mouton » par Linus.

    Les nouveautés Architecture ACPI

    Les portables de marque Toshiba seront beaucoup mieux gérés : le pilote toshiba_acpi gère maintenant l’activation du mode « éco », de l’USB 3, de la charge rapide USB en veille, etc.

    Pour avoir eu le plaisir d’utiliser une machine concernée depuis neuf mois, j’ajoute que ce n’est pas rien : au départ, le pavé tactile n’était pas géré (arrivé avec le noyau 3.18), l’écran ne se rallumait pas après une mise en veille, et la machine consommait deux fois plus de batterie.

    Mise à jour du noyau à la volée Intérêt et champ d’application

    Un nouveau système de mise à jour du noyau à la volée — c’est‐à‐dire sans redémarrer l’ordinateur, et donc sans interrompre (complètement) les services — a fait son apparition, sous le modeste nom de livepatch. La fonctionnalité est particulièrement intéressante pour les serveurs et probablement pour un grand nombre d’autres ordinateurs.
    Comme on le verra plus bas, ce système de mise à jour n’est pas universel et ne permettra pas de mettre à jour l’ensemble du noyau, mais permettra notamment, on peut l’espérer, de mettre en œuvre des correctifs de sécurité sans redémarrer les systèmes, donc sans fenêtre de maintenance.

    Historique

    Au commencement, était kSplice, une solution de mise à jour à chaud du noyau révolutionnaire, ultérieurement rachetée par Oracle pour utilisation exclusive avec sa distribution, fermant la porte à Red Hat, SUSE, etc. S’ensuivirent des violations de GPL (temporaires), et d’autres piques à Red Hat.

    L’année dernière, Red Hat et SUSE ont annoncé quasiment en même temps, respectivement kpatch et kGraft, toutes deux des solutions de mise à jour à chaud. Étant données les politiques respectives des deux entreprises, on pouvait espérer qu’une des solutions au moins se retrouve dans la branche principale du noyau.

    Et ça n’a pas tardé, Red Hat et SUSE ont travaillé de concert en prenant les meilleurs élements de kpatch et kGraft.

    Red Hat a eu l’idée d’utiliser une implémentation plus simple, qui utilise stop_machine(), c’est‐à‐dire qui arrête l’ensemble du système pendant quelques millisecondes, regarde la pile, et change le code de la fonction, si c’est sans danger, puis enlève le code de l’ancienne fonction, devenu inutile.

    De son côté, SUSE décida de travailler au niveau des tâches elles‐mêmes : plutôt que d’arrêter le système, les tâches sont arrêtées une par une, et si une tâche doit appeler la fonction à mettre à jour, alors il est fait en sorte que ce soit la nouvelle qui soit appelée. Dès que chaque tâche a été traitée, l’ancienne fonction est enlevée, et le système tourne effectivement avec le nouveau code. L’avantage est que le système n’est arrêté à aucun moment, mais que la mise à jour peut prendre plusieurs minutes avant de se propager, car il faut également envoyer un signal de réveil aux tâches endormies pour garantir qu’elles ont été mises à jour. Regardez cette excellente présentation de kGraft à Kernel Recipes 2014 (en anglais) pour plus de détails.

    Red Hat et SUSE ont tous deux accepté de migrer leurs solutions vers livepatch dès que celui‐ci sera suffisamment complet.

    Implémentation

    Les deux solutions sont basées sur ftrace, l’outil de traçage interne au noyau qui permet déjà de mettre à jour à chaud l’incipit des fonctions du noyau, pour tracer leurs appels à la demande. livepatch utilise une des toutes dernières évolutions de ftrace qui permet à plusieurs sous‐systèmes du noyau d’utiliser en même temps la mise à jour à chaud dynamique.

    L’implémentation de livepatch qui vient d’arriver dans le noyau a pour but de combiner l’avantage des deux méthodes de kGraft et kpatch. Dans un premier temps, cela ne fonctionne que sur l’architecture x86, mais du travail est en cours pour PowerPC, S390 et ARM.

    Concrètement, que voit l’utilisateur ?

    Vous payez un abonnement à Oracle, Red Hat ou SUSE et votre serveur se met à jour tout seul.
    Chaque mise à jour est en fait un nouveau module noyau à insérer (donc visible avec lsmod). Ce module utilise les API du sous‐système livepatch pour aller remplacer l’implémentation d’une fonction à mettre à jour, par une nouvelle fonction présente dans le module. Cela veut donc dire qu’on ne peut pas, par exemple, mettre à jour une structure (avec un nouveau champ), ou appliquer la totalité des mises à jour ainsi. C’est une opération coûteuse, car le module correctif est fait manuellement à chaque fois. À terme, cela devrait néanmoins permettre de corriger une partie des failles de sécurité découvertes dans le noyau sans devoir redémarrer la machine.

    Voir l’exemple dans ce correctif et le message de ce correctif de fusion.

    Développeurs KASan : Kernel Adress Sanitizer

    KASan est l’équivalent pour le noyau d’ASan (Address Sanitizer). Il permet de détecter lorsque le noyau accède à des zones mémoire qu’il n’a pas explicitement alloué auparavant. Il a déjà été utilisé avec succès pour trouver des bogues dans le noyau (parfois en combinaison avec Trinity).

    Tout ceci est réalisé à l’aide d’une combinaison de nouvelles fonctionnalités ajoutées au compilateur C de GCC pour suivre les accès à la mémoire. Lorsqu’un accès invalide est effectué, un message complet de la situation est affiché dans le journal système du noyau.

    Pour cela, le noyau établit une « carte » représentant à l’échelle un huitième la mémoire adressable. Pour l’instant, seule l’architecture x86_64 est gérée. Chaque octet de la carte code la validité de l’accès à la zone de mémoire auquel il correspond. Cette carte est mise à jour par le noyau lors des allocations et désallocations mémoire et est consultée avant chaque accès à la mémoire.

    KASan bénéficie du fait qu’une partie importante de ses fonctionnalités est implémentée directement dans le compilateur et ajoutée à la compilation dans le noyau. Il est donc plus rapide que kmemcheck, mais il ne peut pas détecter l’accès à des zones de mémoire non initialisées. D’autre part, DEBUG_PAGEALLOC et SLUB_DEBUG sont plus rapides que KASan, mais ils sont moins précis que celui‐ci.

    Plus de détails dans l’article sur LWN.net : _The kernel address sanitizer.

    Suppression de l’appel système remap_file_pages()

    Comme annoncé l’an dernier, la mise en œuvre de l’appel système remap_file_pages() a été supprimée. À sa place, on a une fonction qui émule la même fonctionnalité utilisant de multiples zones de la mémoire virtuelle, de sorte que les (rares) applications utilisant cet appel devraient continuer à fonctionner. À noter qu’il n’y a pas de ruptures d’API ou d’ABI.

    [article de LWN.net]

    Nouvelles fonctionnalités pour l’outil perf

    L’outil perf a bénéficié d’une nouvelle série d’améliorations diverses recensées dans le message du correctif de fusion.

    Read-Copy-Update (RCU) pour fils d’exécution à priorité temps réel

    Le noyau peut être compilé pour que le méchanisme de synchronisation des fils d’exécution (threads) appelé read-copy-update (RCU) à délai de grâce (grace-period-handling) fonctionnent avec des priorités temps réel. La plupart des systèmes n’en ont pas besoin, mais certaines charges de travail élevées peuvent tirer profit de cette fonctionnalité.

    Tinyfication : suppression possible d’une version du sous‐système RCU

    Le sous‐système read-copy-update gérant la mise en veille peut être compilé hors du noyau pour libérer de la place sur les systèmes allégés où il peut ne pas être nécessaire.

    Voir l’article de LWN.net pour plus de détails.

    Vérifications supplémentaire lors d’un appel à might_sleep()

    La fonction de débogage might_sleep() va maintenant vérifier le débordement de pile. En effet, il semble que souvent, ce qui ressemble à un appel inapproprié à une fonction de mise en veille est en fait un artefact causé par un débordement de pile.

    Méchanisme devfreq_event

    Le nouveau mécanisme devfreq_event fournit un moyen pour les dispositifs en charge de la gestion d’énergie d’obtenir des données brutes sur les performances et l’utilisation de ces dispositifs.

    Périphériques d’entrée Pavé tactile FocalTech

    Une bonne nouvelle pour les possesseurs de portables Asus récents, la gestion des pavés tactiles FocalTech arrive enfin dans cette version du noyau. Auparavant, le périphérique était utilisable au travers de son émulation qui le faisait passer pour une souris USB générique. Cette prise en charge basique était déjà activée depuis le noyau 3.18, mais ne permettait que la reconnaissance d’un seul point de contact et des boutons physiques, le reste n’étant accessible qu’au travers d’un protocole propriétaire. C’est Mathias Gottschlag qui s’est attelé à la tâche de la rétro‐ingénierie et, alors que tout le monde s’attendait à un travail de longue haleine, il a déchiffré le protocole dans la journée. L’intégration a été plus longue, le temps de tester le pilote sur le plus de configurations possibles, les dernières modifications sont même arrivées dans la RC4.

    Le pilote noyau étant compatible Synaptics, c’est donc un pavé tactile entièrement fonctionnel et réglable à souhait au travers de synclient qui nous arrive.

    Pilotes graphique libres

    Divulgation complète : cette partie a été écrite par le contributeur habituel, mais celui‐ci travaille maintenant pour Intel. Son discours peut donc être biaisé. Ce contributeur a cependant affirmé sur son blog qu’il resterait factuel et juste envers tous les pilotes, comme il s’est efforcé de le faire depuis le début de ses contributions. Cette partie reflète uniquement son opinion et pas celle de son employeur.

    DRM (Direct Rendering Manager)

    Les travaux sur la gestion atomique du mode graphique (introduite partiellement dans Linux 3.19) s’achèvent dans cette nouvelle version grâce à l’arrivée d’un nouveau IOCTL qui permet enfin d’effectuer un changement atomique. Couplés aux changements proposés par Rob Clark, qui rendent l’état entièrement stocké sous forme de propriété, il devient possible d’utiliser cette gestion atomique depuis l’espace utilisateur ! Cette fonctionnalité reste cependant encore masquée derrière le paramètre drm.atomic=1, probablement en attendant que plus de tests soient faits sur l’interface avant que celle‐ci ne devienne publique. Pour plus d’informations sur l’intérêt d’une gestion atomique du mode graphique, vous pouvez consulter la dépêche précédente sur le noyau 3.19. Pour plus d’informations sur les changements apportés spécialement dans cette version du noyau 4.0, vous pouvez consulter l’article de Daniel Vetter sur le sujet.

    Comme d’habitude, cette nouvelle version du noyau apporte la gestion de nouveaux panneaux et écrans. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la demande d’integration.

    Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la demande d’intégration DRM.

    AMD/ATI (pilote radeon)

    La nouveauté principale de ce noyau pour le pilote Radeon est l’amélioration du code de gestion du son via HDMI et l’activation de la sortie audio Display Port pour toutes les générations de cartes qui le gèrent [commits].

    Une autre nouveauté importante est l’intégration des modifications nécessaires pour faire fonctionner l’extension OpenGL 4.0 ARB_draw_indirect. Le code pour cette extension est déjà présent dans Mesa 3D.

    La vitesse des ventilateurs pour les familles Southern Islands et Canary Islands (voir les désignations commerciales) peut maintenant être gérée manuellement par l’utilisateur, grâce à l’interface HWMON. La gestion automatique du ventilateur est, quant à elle, présente, mais désactivée par défaut, car elle est encore instable.

    Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la demande d’intégration radeon.

    Intel (pilote i915)

    La conversion du pilote i915 vers la gestion atomique du mode graphique continue. Dans cette nouvelle version, le pilote permet la mise à jour des plans graphiques de façon atomique. Il manque cependant encore la gestion asynchrone de cette mise à jour (qui sera disponible dans Linux 4.1) ainsi que la mise à jour des paramètres du filigrane (watermark).

    Du côté de la gestion du mode graphique, un gros travail de réorganisation du code a été fait. Il reste cependant encore à retravailler la gestion des boucles à phase asservie (PLL) du bloc d’affichage, afin d’obtenir la gestion atomique des contrôleurs d’affichage vidéo CRTC. Ce travail a créé une régression dans le cycle RC5 qui a même pu être reproduite par Linus, sans pour autant que celui‐ci ne se mette en colère sur la fragilité de l’étape intermédiaire d’atomisation du mode graphique.

    Une autre nouveauté est la gestion des listes d’exécution Execlists. Celles‐ci sont un nouveau mode d’envoi de commandes au processeur graphique introduit dans le matériel, en parallèle de l’ancien mode dans les processeurs Broadwell, et unique moyen d’envoyer des commandes aux processeurs graphiques Skylake et suivants. Ce nouveau mode est activé par défaut pour les processeurs qui le gérent.

    La gestion du PPGTT (Per‐Process Graphics Translation Table), carte de correspondance mémoire vidéo par processus, est maintenant activée par défaut sur les processeurs gérant les Execlists. Il reste encore des bogues à corriger sur les processeurs plus anciens.

    Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter l’habituel compte‐rendu détaillé des modifications de Daniel Vetter (mainteneur i915).

    NVIDIA (pilote nouveau)

    Peu de nouveautés majeures dans cette nouvelle version, à cause du travail nécessaire pour la gestion des nouveaux processeurs graphique Maxwell. Cependant, Ben Skeggs a profité du calme pour unifier les noms des différents composants avec les noms utilisés par NVIDIA. Cela va permettre une communication plus simple avec les ingénieurs de chez NVIDIA.

    Ben Skeggs a également commencé le travail de séparation entre DRM et NVKM. À terme, cela permettra à plusieurs instances de Nouveau-DRM s’exécutant dans différentes machines virtuelles de pouvoir fonctionner en parallèle, et ainsi fournir une accélération complète dans chaque machine virtuelle. Pour l’instant, ce travail a uniquement consisté en le renommage des différents fichiers et structures.

    Pour finir, les ingénieurs de NVIDIA ont ajouté la gestion manuelle du recadencement (reclocking) pour les processeurs graphiques monopuces GK20A. Ils ont également décidé de fusionner le module de détection de plate‐forme (nouveau_platform.ko) avec nouveau.ko afin, entre autres, de simplifier la gestion des symboles.

    Pilotes grahiques pour systèmes monopuces Qualcomm (pilote msm)

    Le pilote Linux pour les processeurs graphiques Adreno de Qualcomm s’améliore avec la gestion du eDP et des curseurs matériels mdp5. Ces derniers, ainsi que les curseurs matériels mdp4, se voient également dotés de la gestion du format YUV.

    Pour plus d’information, vous pouvez consulter la demande d’intégration msm. Pour avoir un compte‐rendu de l’état du pilote msm + freedreno, vous pouvez consulter l’article récapitulatif de LWN.net sur la présentation de Rob Clark, le créateur initial et principal du projet.

    NVIDIA (pilote tegra)

    Du côté des processeurs graphiques Tegra de NVIDIA, la nouveauté principale est la conversion (semble‐t‐il complète) vers la gestion atomique du mode graphique. Bravo à Thierry Reding pour son travail !

    Le pilote de blocs host1x a également été amélioré afin de gérer la mise en veille et le réveil des différents blocs qu’il contrôle.

    Pour plus d’information, vous pouvez consulter la demande d’intégration tegra.

    Renesas (pilote rcar-du)

    Le pilote du processeur graphique de Renesas a reçu quelques améliorations liées à l’affichage, telles que la gestion des modes entrelacés ou la possibilité d’utiliser une horloge externe. Il est également maintenant possible de chaîner un encodeur HDMI après un encodeur LVDS.

    Pour plus d’information, vous pouvez consulter la demande d’intégration rcar-du.

    Samsung (pilote exynos)

    La nouveauté principale du pilote pour les processeurs graphiques des systèmes monopuces de Samsung est la gestion du contrôleur d’affichage DECON qui est introduit dans les Exynos7. Ce contrôleur est apparemment très différent du contrôleur précédent qui avait été introduit dans les Exynos4.

    La gestion atomique du mode graphique devait faire partie de cette nouvelle version, mais trop de bogues étaient encore présents pour rendre ce code disponible.

    Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la demande d’intégration.

    Réseau Algorithmes TCP d’évitement de congestion

    Il est maintenant possible de choisir un algorithme d’évitement en fonction du destinataire, simplement via la table de routage. Par exemple :

    ip route add 10.0.42.0/16 dev eth0 congctl hybla

    Gestion des espaces de noms pour TIPC

    L’implémentation du protocole de communication transparente interprocessus — Transparent Inter‐Process Communication protocol — gère désormais correctement les espaces de noms.

    Identifiants de flux pour Open vSwitch

    Le sous‐système Open vSwitch peut maintenant générer ses propres identifiants de flux (flow IDs) pour identifier les échanges réseau dans le trafic de commandes en mode utilisateur. Les performances de certaines opérations peuvent être améliorées jusqu’à 40 % grâce à cette amélioration.

    Gestion des filtres eBPF pour le contrôle du trafic réseau

    Le sous-système de contrôle du trafic prend désormais en charge l’utilisation de filtres écrits dans le langage de la machine virtuelle eBPF.

    Sécurité Prise en compte des puces TPM 2.0

    Les puces Trusted Platform Module 2.0 sont prises en charge [correctifs : 1, 2, 3].

    Version 2.2.0 de la bibliothèque seccomp

    Cette version de seccomp ajoute [annonce] :

    • la prise en charge des architectures [AArch64, MIPS, MIPS64, MIPS64 N32 ;
    • la gestion du nouvel appel système seccomp() et de la synchronisation des filtres pour les programmes à multiples fils d’exécution (multithreads) [Cf. dépêche 3.17] ;
    • l’inclusion des bibliothèques de liaison (bindings) pour Python ;
    • la mise à jour de la liste des appels système disponibles (noyau 3.19).
    LSM

    David Howells a corrigé la façon dont les différents modules LSM effectuaient certaines vérifications sur les nœuds d’index (inodes) pour améliorer la prise en compte du système de fichiers OverlayFS [correctifs : 1, 2, 3, 4, 5 et 6].

    SELinux Gestion de Binder

    Le mécanisme de communication interprocessus Binder, propre à Android, est maintenant contrôlable à l’aide des « crochets » LSM et la prise en charge de SELinux a été ajoutée dans cette version [correctif].

    SMACK

    La gestion du marquage de paquets réseau à l’aide de secmark de Netfilter a été ajoutée pour les paquets locaux en IPv4 et IPv6 [correctif]. Les étiquettes CIPSO sont utilisées dans les autres cas [correctif].

    Les opérations sur les fichiers et les accès bidirectionnels à un socket UNIX sont désormais contrôlées et auditées correctement [correctifs : 1, 2 et 3].

    Un autre cas particulier où une zone de mémoire partagée liée à un fichier situé sur un tmpfs pouvait se retrouver avec la mauvaise étiquette a été corrigé [correctif].

    L’utilisation de KASan a permis de corriger un cas potentiel d’utilisation d’une zone mémoire après qu’elle a été libérée [correctif].

    Liste non exhaustive des vulnérabilités corrigées Systèmes de fichiers Lazytime

    Sur les systèmes de fichiers POSIX, trois dates sont associées à chaque fichier (en réalité à chaque nœud d’index) : mtime correspond à la date de dernière modification du contenu, ctime correspond à la date de dernière modification des métadonnées (propriétaire, groupe, droits…) et enfin atime correspond à la date du dernier accès.

    Le champ atime a été l’objet de nombreuses critiques au cours du temps, chaque lecture du fichier entraînant une opération d’écriture afin de mettre à jour le champ. Pour éviter de multiplier les écritures inutiles, plusieurs stratégies successives ont été développées sous forme d’options de montage des systèmes de fichiers.
    Voici un résumé des anciennes solutions (consultez la page de manuel de mount pour avoir des détails) :

    • atime et diratime pour le fonctionnement historique ;
    • noatime et nodiratime sont les plus simples, le champ atime n’est plus mis à jour en cas d’accès en lecture ;
    • relatime pour ne faire les mises à jour de atime que dans le cas où il n’y avait pas eu de lecture depuis la dernière écriture, l’option inverse étant norelatime ;
    • strictatime pour forcer le mode atime.

    Une nouvelle option de montage des systèmes de fichiers a été intégrée au noyau : lazytime. Cette dernière maintient la date de dernier accès dans atime, mais la conserve uniquement en mémoire. Tout le système voit donc des champs atime mis à jour conformément à la norme. Ces modifications sont reportées sur le disque dans les cas suivants :

    • le nœud d’index doit être modifié pour toute autre raison ;
    • l’application force une synchronisation (fsync, syncfs ou sync) ;
    • en cas de manque de mémoire ;
    • toutes les 24 heures (ext4 uniquement pour le moment, c’est le comportement récent de relatime sur ce système de fichiers).

    L’objectif est de réduire les écritures disque liées à atime de manière plus efficace que relatime, en profitant des écritures obligatoires, et de gagner en précision et fonctionnalités, en rétablissant le comportement historique de atime.

    Cette option, initialement développée pour ext4 a finalement été remontée au niveau de la couche [VFS] pour permettre à tous les types de systèmes de fichiers d’en profiter. Pour ceux qui sont intéressés, LWN.net y a dédié un article (en anglais).

    Btrfs

    Entre autres, grâce au déploiement de Btrfs au sein de grosses grappes de serveurs chez Facebook, Josef Bacik a corrigé un problème dans lequel le système de fichiers retournait à tort des erreurs de type « manque de place » (ENOSPC).

    Le code de gestion des niveaux RAID 5 et 6 a été nettoyé. Un bogue a cependant été introduit et a retardé la demande de fusion. Le correctif a, quant à lui, été édité le lendemain même.

    Ceph

    RBD (la version « périphérique de type bloc » du client Ceph) exploite maintenant le composant « multi‐queue » du noyau, ce qui devrait en améliorer les performances. De plus, l’option tcp_nodelay est maintenant prise en compte, afin de réduire la latence.

    De son côté, CephFS reçoit de nombreux correctifs.

    Pour plus d’informations, veuillez consulter la demande d’intégration.

    F2FS

    F2FS, le système de fichiers spécialisé pour les mémoires Flash n’a subi que des modifications mineures, nettoyage de code et correction de bogues [demande d’intégration].

    OverlayFS

    OverlayFS a été intégré dans le noyau 3.18. Ce système de fichiers, principalement utilisé par les distributions sur support autonome (live), s’est vu ajouter la gestion du multicouche en 3.19. Dans ce nouveau noyau est ajoutée la possibilité d’avoir de multiples couches en lecture seule. La couche supérieure accessible en écriture est désormais optionnelle [demande d’intégration].

    pNFS

    Le sous‐système parallel NFS (pNFS) a obtenu la prise en compte de la disposition FlexFile en cours de développement. Cette disposition permet aux métadonnées de fichiers d’être stockées à un endroit différent du contenu des fichiers.

    Virtualisation VirtIO

    Rusty Russel a annoncé l’implémentation de la version 1.0 du standard VirtIO selon les spécifications OASIS.

    Ces périphériques dédiés aux environnements virtuels, permettent aux invités d’utiliser des pilotes et mécanismes de découverte standards et documentés, plutôt que des variantes par type de systèmes d’exploitation ou d’environnements.

    L’intérêt pour un standard (plutôt qu’un billet de blog et le code) s’est montré avec l’adoption massive de VirtIO. On ne le retrouve pas que dans KVM, il est aussi utilisé dans Xen, VirtualBox, BHyVe (l’hyperviseur de FreeBSD) et même dans les ordiphones, pour communiquer avec les accélérateurs matériels.

    Plus de détails dans l’article Standardizing virtio de LWN.net.

    KVM

    Une amélioration est commune à toutes les architectures, il s’agit d’introduire une scrutation (polling) lorsqu’une instruction d’arrêt HLT (ou équivalent sur d’autres architectures) est exécutée sur l’invité. Cela peut diminuer la latence jusqu’à 50 %. Actuellement, il faut l’activer manuellement, mais le but à terme est d’avoir une activation automatique.

    • ARM : émulation du contrôleur d’interruptions GICv3 ;
    • S390 (ordinateurs centraux IBM) : une petite victoire pour le développement du noyau Linux, il est maintenant possible d’avoir les identifiants uniques UUID et les noms longs d’invités dans /proc/sysinfo avant que cette fonctionnalité soit disponible dans l’hyperviseur d’IBM ;
    • x86 : prise en charge de la journalisation des modifications des pages mémoire (page modification logging), une nouvelle fonctionnalité des processeurs Xeon Broadwell qui accélère le suivi des dirty pages. La virtualisation imbriquée gère l’APICv (des instructions processeur qui accélèrent l’émulation des contrôleurs d’interruptions programmables — APIC — dans les machines virtuelles). Enfin, la latence des minuteurs (timers) d’interruption de type TSC deadline peut être réduite avec une nouvelle option (ces minuteurs permettent de soulager le processeur en demandant au contrôleur d’interruptions de générer une interruption quand le temps est écoulé, au lieu de laisser ce calcul au processeur).

    Toutes les architectures ont, bien sûr, reçu des correctifs de bogues.

    Xen

    Pas de nouveauté pour cette version.

    Pages de manuel

    Les pages des manuels continuent d’être mises à jour régulièrement. Les dernières nouveautés depuis la dernière mention dans ces colonnes sont listées dans le journal des modifications.

    Le bilan en chiffres

    En ce qui concerne les statistiques du cycle de développement du noyau 4.0, le site LWN.net a publié son traditionnel article récapitulatif.

    En nombre de modifications, on se situe à un peu plus que 10 000, soit environ 2 400 modifications de moins que la version précédente du noyau, ce qui en fait le cycle le plus calme depuis quelques années. Cependant, ce « calme » est relatif puisque 403 000 lignes de code ont été ajoutées alors que 222 000 lignes ont été supprimées, ce qui a conduit à une augmentation nette de 181 000 lignes. Le nombre de contributeurs reste, quant à lui, relativement constant avec 1 403 auteurs.

    Pour une fois, le développeur ayant apporté le plus de modifications n’est pas H. Hartley Sweeten, pour son travail de nettoyage des pilotes Comedi, mais Lars‐Peter Clausen, pour son travail de nettoyage et d’amélioration des pilotes audio. Du côté des développeurs ayant le plus modifié de lignes, Ben Skeggs remporte la palme par son travail de renommage des puces et la séparation de NVKM et DRM (voir la sous‐section sur le pilote Nouveau).

    Environ 200 entreprises ont participé à l’élaboration de ce noyau. En tête, on retrouve Intel, qui a effectué 11,6 % des changements que l’on peut trouver dans cette nouvelle version. En deuxième place, Red Hat a contribué pour 7,0 % des changements. Il est cependant important de noter que les développeurs sans affiliation ont effectué 8,6 % des modifications, soit juste un peu moins qu’Intel, alors que les personnes non identifiées ont écrit 7,1 % des modifications. On peut donc dire, bien que le noyau soit majoritairement écrit par des employés d’entreprises, que les contributeurs indépendants sont toujours les bienvenus et sont même une majorité !

    Appel à volontaires

    Cette dépêche est rédigée par plusieurs contributeurs dont voici la répartition :

    Mainteneur Contributeur(s) La phase de test Aucun Pierre Mazière et Davy Defaud Arch Romain Perier Jiehong Développeurs Aucun Pilotes graphiques libres Martin Peres Réseau Aucun Systèmes de fichiers Aucun Kioob, Mali Sécurité Timothée Ravier Virtualisation Xavier Claude Édition générale Aucun Martin Peres et Davy Defaud

    Un peu de vocabulaire :

    • le mainteneur d’une section de la dépêche est responsable de l’organisation et du contenu de sa partie, il s’engage également à l’être dans le temps jusqu’à ce qu’il accepte de se faire remplacer ;
    • un contributeur est une personne qui a participé à la rédaction d’une partie d’une section de la dépêche, sans aucune forme d’engagement pour le futur.

    Malgré cette équipe importante, beaucoup de modifications n’ont pas pu être expliquées par manque de temps et de volontaires.

    Nous sommes particulièrement à la recherche de mainteneurs pour les sections Systèmes de fichiers et Réseau, les précédents n’ayant pas donné de signes de vie pendant la rédaction des dernières dépêches.

    Si vous aimez ces dépêches et suivez tout ou partie de l’évolution technique du noyau, veuillez contribuer dans votre domaine d’expertise. C’est un travail important et très gratifiant qui permet aussi de s’améliorer. Il n’est pas nécessaire d’écrire du texte pour aider, simplement lister les commits intéressants dans une section aide déjà les rédacteurs à ne pas passer à côté des nouveautés. La page wiki Rédiger des dépêches noyau signale quelques possibilités pour aider à la rédaction et s’y impliquer (ce que tout inscrit peut faire, ne serait‐ce que traduire^Wsynthétiser les annonces de RC). Essayons d’augmenter la couverture sur les modifications du noyau !

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    Ultracopier 1.2

    22 avril, 2015 - 14:02

    Ultracopier est un logiciel de copie de fichiers. Il remplace la copie de fichiers de votre gestionnaire de fichiers. Il permet la limitation de la vitesse, la pause/reprise, la gestion de la liste de copie et la gestion des erreurs et collisions.

    Au menu :

    • optimisation apprise dans CatchChallenger, passage vers Qt 5.4 pour toutes les platformes, nouveau algorithme de calcul du temps restant et choix de ce dernier ;
    • divers changements et correction de divers bugs mineurs ;
    • mise à jour complète de la plateforme de compilation et publication ;
    • Supercopier et Ultracopier ont maintenant le même numéro de version ;
    • l'utilisation clef pour l'achat de la version ultimate est en place comme pour CatchChallenger (la dernière version 1.0 a duré plus de 4 ans avec mise à jour gratuite) et changements de boutique.
    • et le plus important sur LinuxFr.org : meilleur support de Linux car la dépendance à Qt System qui posait des problèmes avec un certain nombre de distributions a été supprimée lors du passage à Qt 5.4.

    L'avancement est plus lent pour avancer sur le projet CatchChallenger qui est un MMORPG libre.

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