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ZeMarmot : compte‐rendu de fin 2016 et appels aux dons

30 décembre, 2016 - 14:17

Pour les nouveaux venus, un rappel : ZeMarmot est un film d’animation racontant l’histoire d’une marmotte empreinte de liberté qui voyage à travers le monde.
Le film sera diffusé sous double licence Creative Commons paternité — partage à l’identique et Art Libre.

Techniquement ce film est dans la lignée du dessin animé traditionnel, dessiné et en 2D, utilisant néanmoins les techniques modernes de dessin sur ordinateur plutôt que sur support physique. Ce qui le distingue vraiment d’autres productions est qu’il est entièrement réalisé avec des logiciels libres, du système d’exploitation GNU/Linux au logiciel de dessin GIMP, mais aussi avec de l’édition vidéo (Blender VSE) et audio (Ardour).

Non seulement nous utilisons du logiciel libre, en outre, en tant que développeur core sur GIMP, ce projet me sert aussi comme base pour une contribution de code intense et continue, rendant le logiciel plus fiable de jour en jour.

Il s’agit donc d’un projet profondément entaché d’un esprit libre sous de multiples aspects. Alors que 2016 touche à sa fin, il est de rigueur de vous tenir au courant de l’avancée de ZeMarmot, comme nous le faisons régulièrement sur LinuxFr.org.
Et, qui sait, peut‐être pourrais‐je aussi vous intéresser à contribuer financièrement au projet ?

Sommaire

Financement

Avant de rentrer dans le gros du compte‐rendu, je souhaite rappeler — comme il est de coutume en fin d’année — que ZeMarmot est un projet entièrement financé par les bonnes volontés de particuliers et sociétés donatrices, dont l’action est à deux niveaux : art et logiciel.

Je suis un des développeurs de GIMP, second plus gros contributeur en termes de nombre de commits depuis quatre ans ; je développe aussi un greffon pour l’animation 2D avec GIMP, qu’Aryeom — l’artiste — utilise sur ZeMarmot. Ce greffon devrait faire partie de GIMP 2.10.
Et, comme déjà dit en introduction, le film sera aussi sous licence libre en version finale, mais aussi les ressources (énormément de photos, sons et vidéos de marmottes prises dans les Alpes lors de nos deux excursions de recherches) et les fichiers bruts (fichiers XCF avec tous les calques, fichiers d’édition vidéo et audio…) seront diffusés sous les mêmes licences.

À ce jour, notre financement participatif initial (~ 14 000 €) a permis de payer quelques mois de salaire à Aryeom. Je n’ai rien touché à ce jour (non que je ne veuille pas, mais le projet n’en a pas les moyens). Il reste un peu de la somme initiale, mais principalement gardée de côté pour payer les musiciens.

Maintenant, nous nous reposons surtout sur un financement mensuel grâce aux plates‐formes Tipeee (financement en euros) et Patreon (financement en dollars des États‐Unis). À ce jour, cela cumule à environ 180 €/mois, soit à peine plus d’un jour de salaire (et avec les charges salariales et patronales, ce qui revient à l’artiste en net est très faible).
1 jour par mois pour faire un film, c’est pas assez, on est d’accord !

Mon rêve ? Nous pourrions un jour être un studio qui emploie de nombreux artistes, produisant des films libres pour le cinéma (oui, dans mon rêve fou, les films libres ont leur place sur le grand écran !), ainsi que des développeurs qui améliorent des logiciels pour le multimédia, enrichissant l’écosystème du logiciel libre pour tous !
Cependant, à ce jour, avec ce niveau de financement, ce n’est qu’un projet expérimental principalement fait bénévolement.

Vous aimez mon rêve ? Voulez‐vous nous aider à le réaliser ? C’est possible en donnant pour le projet ! Que ce soit la pièce symbolique ou une donation plus généreuse, toute aide est un coup de pouce dans la bonne direction.

Pas encore sûr ? Prenez votre temps, lisez davantage et n’hésitez pas à revenir voir nos pages de financement si vous aimez ce que vous voyez !

Notez bien qu’en plus du financement, le nombre de contributeurs est aussi important, car cela remonte le moral de se sentir soutenu par plus de monde. En outre, de gros chiffres nous donneront du poids lorsque nous chercherons de plus gros financements auprès d’organismes privés ou publics, mais aussi auprès de producteurs potentiels, avec la possibilité de ne pas se compromettre sur les aspects idéalistes du projet.

GUADEC

Depuis la dernière dépêche, en avril, de nombreuses choses se sont produites. Nous avons décidé de limiter nos apparitions en conférence, à cause du temps et de l’énergie que cela prend. Mais notre venue sponsorisée par la fondation GNOME à GUADEC (conférence des développeurs et utilisateurs GNOME), fut notre évènement le plus notable de l’année. Nous avions alors fait un compte‐rendu en journal que vous pouvez aller relire.

S’il y a cependant une seule chose à en retenir, c’est la vidéo de notre présentation du projet :

Le drame !

Et c’est là que… tout a basculé… [tadadadaaaa]

Peu après GUADEC, notre réalisatrice‐animatrice, Aryeom Han, se fit une entorse du pouce droit (sa main principale), rendant son travail d’animatrice bien plus compliqué d’un coup !

Cela a duré assez longtemps et fut un peu préoccupant, pas seulement pour ZeMarmot, mais surtout pour elle. La main étant l’outil principal d’un artiste travaillant du graphisme, au moindre problème, cela devient rapidement une catastrophe. Pendant un mois et demi, elle a même travaillé de la main gauche. Elle a néanmoins dû refaire l’entièreté de ses animations de la main gauche. Ce fut donc beaucoup d’énergie gâchée (même si une partie du travail fut tout de même utile).
Après environ trois mois et deux kinés, elle a commencé à reprendre un rythme de travail confortable.
Maintenant, elle peut à nouveau dessiner de la main droite sans trop de problème, même si sa main reste fragile et qu’elle éprouve plus rapidement des douleurs. Néanmoins, le plus dur semble être passé.

Et l’année est passée… vite

C’est ainsi que nous nous retrouvons en fin d’année. Globalement, le principal obstacle fut d’avoir perdu trois mois d’animation, mais le résultat reste assez acceptable. Nous venons de publier un compte‐rendu assez complet sur notre site. Il explique notamment une grande partie du travail de l’animateur, ce « fou » qui redessinera la même action vingt fois pour trouver un mouvement parfait, avec des changements pourtant à peine perceptibles par le commun des mortels. Deux vidéos sont également publiées dans ce rapport, utilisant des extraits de ZeMarmot en cours de création (non coloriés) en diverses versions intermédiaires, puis finale. Je vous laisse aller regarder ces vidéos et lire les explications si vous êtes intéressés par le processus de création de dessins animés.

Je recopierai cependant ci‐dessous des extraits choisis du compte‐rendu qui intéresseront, pour sûr, les lecteurs de LinuxFr.org (note : le texte sur le financement plus haut est aussi une copie du compte‐rendu).

Extraits du compte-rendu de fin 2016 GIMP

Je fais ma part sur GIMP, pour l’améliorer de manière générale et rapprocher la sortie de la version 2.10. Je compte donc 259 commits en tant qu’auteur en 2016 (60 dans les 3 derniers mois) + 48 en tant que relecteur/responsable. J’ai commenté sur 352 rapports de bogue en 2016, faisant une habitude de faire le plus possible de revues de correctifs.

J’ai beaucoup de projets pour GIMP, certains ambitieux comme un système de gestion des greffons (installation, désinstallation, mise à jour… directement depuis un dialogue dans GIMP), ainsi que sur l’évolution de l’interface graphique (cela devra être discuté en détail, sujet par sujet dans d’autres articles).

J’expérimente aussi avec Flatpak pour que GIMP puisse fournir un paquet officiel. Pendant des années, notre position de sortie fut : un installateur Windows, un paquet pour Mac OS X et pour GNU/Linux… ben attrape le code source et compile, quoi ! Ou bien, utilise la vieille version de ton gestionnaire de paquets…
Je pense que cette situation pourra s’améliorer avec Flatpak et des technologies similaires.

Animation dans GIMP

Il s’agit donc d’un greffon, pas d’une fonctionnalité native. Cependant, c’est presque aussi puissant, même si certaines fonctionnalités manquent (comme le lien non bidirectionnel entre GIMP et les greffons : un greffon n’est pas notifié de changements sur les images notamment ; fonctionnalité sur laquelle je prévois de travailler).

Le greffon d’animation a deux vues :

Vue « storyboard »

Cela correspond à la logique très basique « 1 calque = 1 image » habituelle, par exemple, pour les créateurs d’animation GIF (ou MNG/WebP…), excepté qu’il y a maintenant une jolie interface pour paramétrer la durée d’affichage de chaque image (plutôt que d’étiqueter — « taguer » — les noms des calques, très mauvais choix d’interface, ce qui explique d’ailleurs que la fonctionnalité est quasi cachée et trouvable seulement sur de vieux tutoriaux), faire de la composition de base et même commenter chaque vignette, si besoin est. Le tout avec une bonne prévisualisation de l’animation.

Vue « x‐sheet »

Vue plus puissante où vous pouvez composer chaque image à partir de plusieurs calques, souvent au moins un décor et un personnage. L’exemple ci‐dessus compose trois images à chaque position : le décor, l’aigle et la marmotte.

Vous connaissez peut‐être plus les vues de type « ligne de temps », ce qui est en gros la même chose, mais horizontal plutôt que vertical. J’ai essayé aussi mais suis rapidement revenu vers une conception plus classique dans le monde de l’animation, appelée x‐sheet (feuille d’exposition). Je la trouve plus pratique, mieux pour commenter, facile à faire défiler (« scroller ») et plus organisée. On voit peu de choses dans cette capture d’écran, mais le greffon cible vraiment une animation professionnelle et organisée. En particulier, avec des calques convenablement nommés, vous pouvez créer des cycles d’animation de dizaines d’images en seulement quelques clics.

Je travaille aussi sur les effets d’animation par images clefs — keyframing — (opérations GEGL animées) et les mouvements de caméra.

Beaucoup fut fait, mais bien plus reste à faire. Je posterai des articles plus détaillés et surtout pousserai le code publiquement sur une branche du dépôt de GIMP bientôt (probablement avant la prochaine réunion Libre Graphics Meeting d’avril).

That’s all, folks!

Et voici donc notre compte‐rendu de fin d’année de l’équipe ZeMarmot ! J’espère que cela vous a plu. Et si vous n’avez pas tout dépensé en cadeaux de Noël, je rappelle que le projet accepte toute l’aide possible via les liens de financement donnés plus haut. Certains soutiennent avec 1 € par mois, d’autres 15 € par mois… Il n’y a pas de limites. Au final, nous donnons vie à ZeMarmot tous ensemble !

Merci, et bonne année 2017 !

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Lancement de GapMea logiciel de modélisation de données

30 décembre, 2016 - 09:14

GapMea est un outil de conception de bases de données (code sous licence GPL v3+ et documentation sous GFDL v1.3+).

GapMea est un outil graphique de modélisation des données écrit en C++ à l’aide de la bibliothèque Qt. Il permet de formaliser des schémas recueillant et structurant les informations nécessaires à un domaine de gestion. Le schéma obtenu est enregistré dans un fichier texte au format XML. Le logiciel permet la génération du code SQL nécessaire à la création des tables de la base de données qui vont accueillir les informations.

Cet outil permet un apprentissage rapide de la modélisation des données. Il offre une représentation synthétique des relations entre les tables d’une base de données.
Voici un aperçu du genre de schémas que l’on peut créer :

L’auteur

Professeur certifié en Informatique de Gestion, j’enseigne depuis plus de vingt ans en section de Technicien supérieur en informatique, aujourd’hui dénomméee BTS « Services Informatiques aux Organisations ».

Je suis donc en premier lieu enseignant, mais aussi développeur, administrateur système, dompteur de routeurs et autres commutateurs…

Le projet

Il est né d’un besoin, ni Umbrello ni Dia ne me satisfaisaient pour cet objectif particulier.

Historique

GapMea est un projet que je traîne depuis très longtemps : un premier jet a été développé avec Delphi et Interbase, puis un portage sous feu Kilix, une reprise complète et salutaire en Qt4 et enfin un portage sous Qt5.

De très nombreuses heures de travail donc… Il est maintenant temps pour ce code de quitter mon disque dur poussiéreux.

Longue vie à lui et au logiciel libre.

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Ancestris v0.9

28 décembre, 2016 - 11:56

Ancestris est un logiciel de généalogie libre. Ancestris est gratuit et libre, et il respecte strictement la spécification GEDCOM. Il est disponible pour GNU/Linux, *BSD, Solaris, Mac OS X et Windows, est écrit en langage Java (en tant que projet Netbeans 8) et est distribué selon les termes de la GPL v2.

Le projet vient de sortir, la veille de Noël 2016, la nouvelle version stable, la 0.9. Des améliorations et des nouveautés sont au menu. Ces améliorations et nouveautés sont les conséquences directes des demandes et souhaits des utilisateurs au travers de la liste de discussion.

   Ancestris

Améliorations
  • Module géographique
  • Module de gestion des lieux
  • Vitesse de chargement des données
Nouveautés

Deux nouveaux éditeurs pour saisir vos données (Ariès et Cygnus)
Un module de partage d’arbres entre utilisateurs connectés et partageurs (vos données ne circulent pas sur le Web).

Bien sûr, il y a plein de nouveautés. On vous laisse le soin de les découvrir. L’interface a été revue, De nouveaux éditeurs ont vu le jour. Des outils supplémentaires sont mis à votre disposition, vous découvrirez ainsi le « partage d’arbres ». Il y a tellement de nouvelles choses par rapport à la version 0.8, qu’on ne peut pas vous en faire la liste exhaustive.
Bonne découverte, si vous ne connaissez pas Ancestris ; bonne continuation, si vous êtes déjà utilisateur d’Ancestris.

Signé : Toute l’équipe de développement et tous ceux qui ont contribué à Ancestris

L’utilisant depuis plus d’un an en bêta, je suis sûr qu’il y a d’autres nouveautés et améliorations depuis la 0.8. Mais, voilà, je ne sais plus les repérer.

Rendez‐vous vite sur le site pour télécharger la nouvelle version et vous faire votre idée.

Les documentations sont variées, allant des tutoriaux jusqu’aux vidéos, en passant par les premiers pas et des explications détaillées de l’ensemble des possibilités.

Le programme existe en français, anglais, allemand, espagnol, portugais, polonais, italien, norvégien, suédois, grec et espéranto. L’équipe a besoin de monde pour compléter ou améliorer les traductions déjà faites (un outil, trancestris, a été développé pour faciliter les contributions en traduction).

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PrivateBin sécurise vos partages de texte en version 1.1

27 décembre, 2016 - 21:07

PrivateBin est un service libre de pastebin, qui permet d’héberger et de partager des données textuelles. Sont pris en charge le texte brut, le code, et les documents Markdown. La version 1.1 vient de sortir, mais avant d’en reparler, voyons un peu ce qu’est PrivateBin et quelles en sont les fonctionnalités clefs.

Un panier sécurisé pour vos partages de texte

Né des cendres de Zerobin, qui a déjà été présenté en dépêche il y a quelques années, PrivateBin met l’accent sur la sécurité des données. L’hébergeur n’ayant pas accès à la clef pour déchiffrer le contenu, Privatebin est ce que l’on appelle communément — et par abus de langage — un service de type « Zero Knowledge ».

Lorsque l’on crée un document, le navigateur compresse puis chiffre les données avant de les transmettre au serveur et se garde bien de lui envoyer la clef. Le serveur renvoie alors au navigateur l’identificateur du document chiffré créé, ce qui permet à ce dernier en retour de générer une adresse URL de la forme https://SERVEUR/?DOCUMENT#CLEF.

Pour retrouver et déchiffrer le document, il nous faut donc entrer l’adresse complète. Par exemple, https://paste.unixcorn.org/?84ae3a39a305d229#1aV00MLZfFe125TO05dJve6je6fIMy0JeBHpGTbaLnA=. Dans ce cas, le navigateur ne transmet au serveur que le début de l’adresse URL, omettant l’identificateur de fragment (la partie après le #) qui contient la clef de déchiffrement.

Au‐delà de ça, PrivateBin offre la possibilité de protéger par mot de passe l’accès au contenu chiffré, ce qui offre une couche de protection supplémentaire dans le cas où l’adresse du document finit entre de mauvaises mains.

Alors est‐ce vraiment 100 % sécurisé ? Oui et non. Comme expliqué sur la page d'’accueil du projet, PrivateBin ne protège pas d’abus de la part des administrateurs et administratrices gérant le service, qui pourraient — volontairement ou sous la menace — distribuer un bout de JavaScript exposant les clefs des documents auxquels vous accédez. Mais ce problème n’est pas lié spécifiquement à PrivateBin ; c’est là le fléau des applications Web et de l’exécution de code non signé.

Quoi de neuf dans la version 1.1 ?

La version 1.1 de PrivateBin apporte relativement peu de changements visibles… pour les francophones ! Deux nouvelles langues ont été ajoutées dans cette version : l’italien et le russe.

Sous le capot, une faille de sécurité XSS a été corrigée, et des nouveaux en‐têtes HTTP viennent en renfort de la politique de sécurité des contenus (ou CSP, en anglais). Cette dernière a été mise à jour pour éviter de divulguer l’adresse du document lorsque l’on clique sur un lien en son sein (via les en‐têtes « referer »).

Enfin, un Dockerfile a été ajouté pour permettre de déployer rapidement PrivateBin sur une infrastructure Docker.

Conclusion

PrivateBin est facile de prise en main et semble prendre la question de la sécurité des données au sérieux, même si le développement se passe sur la plate‐forme centralisée GitHub. C’est donc une alternative très sérieuse à Pastebin, GitHub Gist et autres services non libres et centralisés du même acabit.

Enfin, pour celles et ceux qui se demandent si l’on ne pourrait pas faire d’autres choses super intéressantes avec les technologies employées par PrivateBin, je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil à Cryptpad, qui met en place — avec une chaîne de blocs au milieu — un service d’édition collaborative (pads) intégralement chiffré.

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Framalibre est en train de renaître

27 décembre, 2016 - 19:42

Framalibre, c'est l'annuaire historique de Framasoft dont l'intérêt, il y a plus de 10 ans, fut de faire connaître au public nombre de logiciels libres (il contient plus de 1000 fiches). Pour des raisons que nous allons voir, le site est en cours de renaissance. La phase Bêta étant terminée, nous en sommes rendus depuis quelques jours à la phase Release Candidate : il y a encore quelques bugs, et surtout nous devons encore peaufiner des menus détails éditoriaux. Néanmoins, nous avons invité la communauté libriste à recommencer depuis zéro ce bel annuaire et obtenir un nombre significatif de contenus avant de le lancer officiellement en version « stable ».

Historique

Il y a maintenant plus de deux ans que Framasoft a décidé de mener une révision complète du site. Les raisons sont aujourd’hui évidentes pour n’importe quel visiteur : outre la conception un peu dépassée, les notices des logiciels sont trop longues, souvent obsolètes et même, dans certains cas, auraient tendance à desservir l’image des logiciels recensés. Il y a trois raisons à cela :

  • les auteurs des longues notices de l’annuaire historique sont rares et peu les maintiennent à jour ;
  • le projet d’annuaire a toujours reposé sur une équipe restreinte et la modération a priori suppose une implication constante (et parfois une frustration des auteurs qui ne voient pas leurs notices mises à jour malgré la soumission de nouveaux contenus) ;
  • la ligne éditoriale consistait essentiellement à apporter un maximum d’informations sur les logiciels y compris de manière critique, or ces derniers évoluent plus vite que les notices et les commentaires sont vite dépassés.

Ajoutons à cela le changement dans le rapport aux contenus Web. L’heure n’est plus à de longues séances de lecture pour établir un choix comparatif entre plusieurs logiciels : si nous voulons qu’un utilisateur choisisse un logiciel libre, l’identification des fonctions principales de ce dernier doivent lui apparaître rapidement. Par ailleurs, les logiciels disposant le plus souvent de sites Internet dédiés (ou à l’intérieur de sites communautaires plus vastes), faire l’inventaire exhaustif des fonctionnalités est toujours redondant.

Stratégie

Entre les projets courants, le grand projet Degooglisons Internet et toutes les autres activités de Framasoft, nous avons donc décidé de mener ce travail en procédant par étapes.

La première fut de décider de la ligne éditoriale :

  • des notices courtes, se limitant à l’essentiel descriptif ;
  • aller au‐delà des logiciels, et recenser aussi le matériel et toutes sortes d’œuvres libres ;
  • donner une dimension coopérative et ouverte (insistant par là sur la dimension d’éducation populaire que nous promouvons), ce qui implique une modération a posteriori, et la possibilité donnée aux utilisateurs et auteurs de créer et modifier les notices ;
  • déterminer une première trame des catégories et des champs (obligatoires ou non) pour entrer une notice.

La seconde fut de décider de l’outil à employer. Après quelques atermoiements et divergences d’opinions en interne, ce fut le CMS Drupal, pour de multiples raisons de facilités de configuration et de maintenance (les greffons ont été limités au strict essentiel).

La troisième consista à déterminer les fonctionnalités de l’annuaire pour ne pas se limiter à de simples listes :

  • utilisation d’étiquettes (tags) et de mots‐clefs ;
  • vue des révisions des notices et comparaison entre deux versions à des dates différentes ;
  • identification des auteurs et possibilité de se contacter les uns les autres (à activer dans les profils) ;
  • possibilité de se créer un registre de ses favoris et le partager (à activer dans le profil) ;
  • possibilité d’écrire une chronique (un avis critique, expert ou non) à propos d’une ressource inventoriée ;
  • liste de correspondance entre logiciels libres et logiciels propriétaires (un peu à la mode du site AlternativeTo) ;
  • notification des modifications d’une notice à son auteur ;
  • laisser ouverte la possibilité de créer de futures API…

La quatrième consista à trouver des ressources pour la conception, très importante en la matière. Un mécénat de compétence fut la solution qui nous apparut la plus efficace. Là encore, quelques maladresses en interne nous causèrent beaucoup de retard et, finalement, c’est la société Makina Corpus qui finit par tenir le rôle avec efficacité.

La suite

Nous sommes bien conscients que les choix proposés ne satisferont pas tout le monde. Certains manques, tels l’ajout de licences oubliées, pourront être corrigés au fil de l’eau. D’autre améliorations se feront plus tard, selon les disponibilités.

Nous avons invité les Frama‐Colibris à venir remplir les notices par ce message. N’hésitez pas à en faire autant ! Après avoir lu, rendez‐vous sur beta.framalibre.org.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 51 de l’année 2016

27 décembre, 2016 - 11:57

La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’Association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[UP Le Mag] Diaspora, un réseau social qui respecte la vie privée
Par Héloïse Leussier, le vendredi 23 décembre 2016. Extrait :

Diaspora est un réseau social qui permet de publier messages et photos tout en protégeant les données des utilisateurs. Une alternative crédible au géant Facebook.

Lien vers l’article original : http://www.up-inspirer.fr/32254-diaspora-reseau-social-respecte-vie-privee

[Contrepoints] Le coup d’État citoyen : la démocratie réinventée
Par Farid Gueham, le vendredi 23 décembre 2016. Extrait :

Une transition est en cours, une mutation qui s’appuie largement sur les technologies de l’open source. La renaissance démocratique est en marche.

Lien vers l’article original : https://www.contrepoints.org/2016/12/23/275830-coup-detat-citoyen-democratie-reinventee

Et aussi :

[cio-online.com] L’amortissement en douze mois des logiciels supprimé : SaaS et Open Source favorisés

Par Bertrand Lemaire, le mercredi 21 décembre 2016. Extrait :

Tech In France dénonce la suppression de l’amortissement rapide en douze mois des logiciels et craint que cela réduise les investissements en achats de logiciels par les entreprises. Mais les logiciels en mode locatif (SaaS ou non) et open source seraient ainsi fiscalement favorisés. La Loi de Finances a été adoptée définitivement le 20 décembre 2016 et sera promulguée d’ici la fin de l’année 2016.

Lien vers l’article original : http://www.cio-online.com/actualites/lire-l-amortissement-en-douze-mois-des-logiciels-supprime-saas-et-open-source-favorises-8992.html

Et aussi :

[Next INpact] L’April fête ses 20 ans et rappelle que « la servitude s’avance masquée »

Par Sébastien Gavois, le mardi 20 décembre 2016. Extrait :

L’April vient de souffler sa vingtième bougie, mais l’association ne compte pas en rester là et compte bien continuer son combat autour du logiciel libre. Le 11 janvier, une fête se déroulera dans les locaux où l’association est née en 1996, à l’université de Paris 8.

Lien vers l’article original : http://www.nextinpact.com/news/102596-lapril-fete-ses-20-ans-et-rappelle-que-servitude-s-avance-masquee.htm

Et aussi :

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33c3 — 33ᵉ édition du Chaos Communication Congress

27 décembre, 2016 - 10:22

Le Chaos Communication Congress, célèbre rassemblement de hackers organisé par le Chaos Computer Club, revient cette année pour sa trente‐troisième mouture (aussi nommée 33c3), du 27 au 30 décembre 2016.

Cet évènement est l’occasion de nombreuses conférences, ateliers et évènements divers pendant quatre jours sur la technologie, la société, les utopies. De nombreuses conférences seront retransmises en direct en flux vidéo. Cette année, une traduction partielle sera assurée en français (en plus de l’anglais et de l’allemand).

La trente‐troisième édition se déroulera comme à l’accoutumée au Congress Center Hamburg dans la ville de Hambourg, au nord de l’Allemagne, du 27 au 30 décembre 2016 (soit quatre jours).

Tous les détails sont disponibles sur la page d’accueil du wiki de l’édition 2016 (en anglais).

Voici quelques liens utiles, en guise de pense‐bête :

Le programme :

Flux vidéos :

Toutes les présentations du 33C3 sont traduites en anglais, allemand et en partie en français (cf. détails).

Pour permettre aux spectateurs distants de faire relayer leurs questions aux conférenciers, il y a une page d’instructions.

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Agenda du Libre pour la semaine 52 de l'année 2016

26 décembre, 2016 - 22:14

Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 10 événements (0 en Belgique, 10 en France, 0 au Québec et 0 en Suisse) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 52 de l'année 2016 [FR Montpellier] Formation Dolibarr - Le lundi 26 décembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 26 au mercredi 28 décembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr)
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier
Gérez votre petite ou moyenne entreprise avec le logiciel Dolibarr

[FR Montpellier] Formation Dolibarr - Le mardi 27 décembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 26 au mercredi 28 décembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr)
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier
Gérez votre petite ou moyenne entreprise avec le logiciel Dolibarr

[FR Grenoble] Atelier de la Guilde - Le mardi 27 décembre 2016 de 19h00 à 23h00.

GUILDE (Guilde des Utilisateurs Linux du Dauphiné) est une association loi 1901 qui s'est fixée pour objectifs de promouvoir le système Linux auprès des particuliers et des professionnels, de rassembler les utilisateurs de Linux de la région du Dauphiné.
Nous souhaitons faire naître des projets, des initiatives et créer des groupes de travail qui bénéficieront aussi bien à Linux qu'à ses utilisateurs.
Notre région est riche en entreprises de haute technologie, centres de recherches, universités et sociétés de services qui utilisent déjà Linux.

[FR Montpellier] Formation Dolibarr - Le mercredi 28 décembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 26 au mercredi 28 décembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Dolibarr)
Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier
Gérez votre petite ou moyenne entreprise avec le logiciel Dolibarr

[FR Auch] Initiation à Linux - Le mercredi 28 décembre 2016 de 14h00 à 17h00.

Cette découverte de Linux est proposée au Café associatif d'Auch, l'Abri des Possibles, tous les mercredi.

[FR Mauguio] Infolibres permanence - Le mercredi 28 décembre 2016 de 17h00 à 19h00.

Rendez-vous technique, salle de formation informatique de la médiathèque.
L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à apprivoiser votre système GNU/Linux au quotidien.
Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes.

[FR Bordeaux] Atelier artiste - hacker - Le mercredi 28 décembre 2016 de 19h00 à 21h00.

Ateliers-cours à la fabrique-pola - L@bx
Tous les mercredi, 19h00, à partir du 07 décembre 2016
Passer aux logiciels libres pour toute sa pratique artistique :

[FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 28 décembre 2016 de 21h00 à 23h00.

Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

[FR Montpellier] Permanence « Les logiciels libres, parlons-en ! » - Le vendredi 30 décembre 2016 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?
Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.
L’idée est de s’informer et d’informer les adhérents des diverses associations sur le fonctionnement du lieu et des associations, et notamment sur les 5 partenaires qui l’animent et lui permettent ainsi d’exister (autour.com, L’Accorderie, enercoop, modulauto, La Nef). Lors de cette permanence partagée vous pourrez rencontrer les associations La Graine (monnaie locale de Montpellier), éCOhabitons, Montpellier à pied, et bien sûr Montpel’libre.

[FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 31 décembre 2016 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

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GitLab libère les GitLab Pages

26 décembre, 2016 - 14:26

GitLab, une des alternatives à GitHub, a fait un superbe cadeau de Noël à sa communauté : l’intégration des GitLab Pages à la version communautaire de GitLab !

Le ticket où a eu lieu la discussion amenant à cette décision a été ouvert il y a neuf mois et, alors que la discussion s’était éteinte il y a près de deux mois sur un refus (argumenté et compréhensible) de la part de GitLab, celle‐ci a repris il y a deux semaines pour aboutir à un dénouement inattendu : l’intégration des GitLab Pages à la version communautaire.

Qu’est‐ce que GitLab Pages ?

À l’instar des pages Github, les pages GitLab permettent à toute personne possédant un dépôt sur un GitLab de créer un site Web via un générateur de site statique (Jekyll, Middleman, Hexo, Hugo, Pelican…) et de l’héberger sur l’infrastructure dudit GitLab.

La compilation du site est effectuée lors du push vers le dépôt GitLab, via le système d’intégration continue de GitLab, puis le résultat est publié à l’endroit idoine pour être accessible via le Web.

Il est possible d’utiliser un nom de domaine personnel (il n’est pas obligatoire d’utiliser une adresse du style https://username.gitlab.io), ainsi qu’un certificat personnel.

Et ça sert ?

Les pages GitHub sont très souvent utilisées par les développeurs pour fournir une page de présentation de leurs projets, même les plus gros : Ruby on Rails, Django, React

Les pages GitLab sont donc susceptibles d’être tout autant utilisées que les pages GitHub. La demande est là.

Et avec le danger que représente GitHub, il est plaisant de voir qu’une de ses alternatives libres s’étoffe et propose une de ses fonctionnalités des plus appréciées. Tellement appréciées que certains utilisent les pages GitHub comme hébergement pour leur blog !

La discussion

Le ticket où a eu lieu la discussion a été ouvert suite à l’interpellation sur Twitter de GitLab par… votre serviteur.

En effet, Framasoft proposant une instance de GitLab libre d’utilisation, nous recevions beaucoup de demandes pour fournir un service équivalent à GitLab Pages. D’où ma demande via Twitter.

L'argumentaire de GitLab était le suivant : une fonctionnalité de GitLab qui ne serait pas utile à des installations de moins de 100 utilisateurs n’a pas vocation à être intégrée à la version communautaire de GitLab [lien].

À noter : GitLab a proposé à Framasoft de lui fournir une licence pour l’édition Entreprise de GitLab avec un rabais… Proposition refusée, puisque Framasoft ne veut utiliser que du logiciel libre. :-)

La communauté a réagi en indiquant bien que les GitLab Pages seraient utiles, même aux installations de moins de 100 développeurs.

Au bout de trois mois, votre serviteur a codé un pis‐aller de GitLab Pages : Fs Pages, afin de fournir https://frama.io/. La compilation est laissée à la charge du développeur et il n’est pas possible de choisir un nom de domaine personnalisé.

Après quelques appuis supplémentaires de la part de la communauté en faveur de l’intégration, le ticket fut fermé avec l’argument du business : GitLab avait peur, ce qui est compréhensible, de diminuer l’attrait de l’édition Entreprise puisqu’une des killer features serait déjà dans l’édition communautaire.

Il fut rappelé que l’instance officielle, disponible sur http://gitlab.com, libre d’utilisation de façon illimitée, permettant (au contraire de GitHub) d’avoir des dépôts privés, utilise l’édition Entreprise et propose de ce fait les GitLab Pages. À quoi il fut répondu que cela n’avait guère plus de sens que d’utiliser GitHub, puisqu’il s’agissait alors d’utiliser une solution propriétaire.

La discussion semblait finie… jusqu’à une nouvelle note, il y a deux semaines.

L’argument utilisé me semblait des plus fragiles : avec les GitLab Pages dans l’édition communautaire, plus de développeurs utiliseraient GitLab pour héberger leur blog, ce qui aurait pour effet de faire grandir la notoriété de GitLab par le bouche à oreille, donc d’avoir plus de personnes familières avec la plate‐forme et donc d’avoir potentiellement plus de prescripteurs qui pourraient faire pencher la balance en faveur de GitLab lors du choix d’une forge en entreprise.

L’argument de la notoriété. Le genre d’argument que l’on sort, par exemple, pour ne pas payer un graphiste : « Ça vous fera de la pub ».

Les gens de GitLab, devant la reprise des discussions, annonçèrent qu’ils allaient y repenser…

Il fut proposé un financement participatif pour offrir une compensation à GitLab en échange de la libération des GitLab Pages.

Une autre organisation sans but lucratif comme Framasoft, bien que plus petite (ce sont leur termes), vint appuyer la demande de libération, ainsi que l’idée d’un financement participatif.

Et enfin… la demande de fusion de la libération apparut.

Au final

Au‐delà de l’excellente nouvelle de l’arrivée des GitLab Pages dans la version 8.16 qui arrivera le 22 janvier 2017, nous avons là un bel exemple de dialogue avec la communauté.

Les échanges furent cordiaux, argumentés, et le « non » initial fut accueilli sans animosité par la communauté.

La communauté, de son côté, fut opiniâtre et cela a payé. Notons que la communauté n’attendait pas que cela lui tombe tout cuit dans la bouche, entre solutions alternatives codées à la main ou bidouillées à coup de rsync et proposition de financement participatif.

Bref, un bel exemple de gestion de communauté à suivre, d’un côté comme de l’autre.

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GCompris Qt sort en version 0.70

26 décembre, 2016 - 12:06

Nous sommes heureux d’annoncer la publication de la nouvelle version de GCompris, le logiciel éducatif pour les enfants de deux à dix ans.

Il s’agit d’une étape importante car nous abandonnons enfin officiellement l’ancienne version GTK+ pour la version Qt sur Windows.

Celle‐ci contient entre autres huit nouvelles activités, listées dans la suite de la dépêche. Certaines ont été développées par des étudiants lors du Google Summer Of Code, auquel nous avons participé une fois de plus au sein du projet KDE.

Cette version est complètement traduite en quinze langues grâce au travail de la communauté KDE.

Nouvelles activités
  • déplacer des éléments pour reconstruire un modèle donné :

  • dessiner les lettres :

  • dessiner les nombres :

  • trouver à quels mots appartient une lettre :

  • le jeu du moulin en version contre l’ordinateur ou avec un ami :

  • partager un nombre de friandises donné entre plusieurs enfants :

  • apprendre les nombres romains :

Plate‐formes prises en charge

Nous prenons en charge bien évidemment GNU/Linux, pour lequel nous avons des paquets dans plusieurs distributions :

  • Archlinux ;
  • KaOS ;
  • KDE Neon ;
  • Mageia Cauldron ;
  • OpenSUSE.

Android est aussi pris en charge. Nous venons d’ailleurs très récemment de dépasser les 100 000 téléchargements sur le Play Store.

Windows est officiellement pris en charge en version 32 bits et 64 bits.

Interruption temporaire de la prise en charge de Mac OS X et iOS : jusqu’à maintenant, Bruno assurait la création des paquets et l’intégration dans les stores Apple. Pour la partie Mac OS X, si nous trouvons un mainteneur pouvant créer le paquet, nous pourrons revenir à la même méthode que pour la version Windows et le fournir directement à partir du site de GCompris.
Pour iOS, la situation est un peu différente étant donné qu’il faut une licence commerciale de Qt pour fournir l’application sur le store.

Autres changements

Pour cette nouvelle version on voit également arriver :

  • une fonction de recherche, pour trouver plus facilement une activité ;
  • pour l’activité de vocabulaire, l’ajout des données pour le slovaque et le bélarusse ;
  • de nouveaux graphismes pour plusieurs activités ;
  • les captures d’écran du site Internet sont remplacées par celles de la version Qt.
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darktable 2.2.0

26 décembre, 2016 - 10:26

Ça devient une habitude : les utilisateurs de darktable ont encore droit à un cadeau de Noël. Le logiciel de gestion et de traitement de photos raw vient de sortir en version 2.2.0 avec plusieurs nouveautés majeures : 

  • un module « correction de perspective », avec plus de possibilités et plus d’automatisation que l’ancien système, disponible dans « recadrer et pivoter » ;
  • un module « liquéfier », qui permet d’appliquer une distorsion à certaines parties d’images ; très utile pour réduire ou renforcer les formes d’un visage par exemple ;
  • un module « table correspondance couleurs » pour modifier les couleurs d’une image, ou profiler son appareil photo en utilisant l’outil darktable-chart ;
  • la fusion d’exposition dans le module « courbe de base » (basecurve), qui permet d’obtenir un effet HDR sur des images très contrastées, sans sortir de darktable ;
  • un indicateur de surexposition au niveau de l’image brute (raw) ;
  • une fonction annuler / refaire dans la chambre noire (Ctrl + Z / Ctrl + Y) ; en complément de l’historique déjà disponible, ça permet un contrôle plus fin et ça permet aussi de restaurer l’historique complet après sa compression malencontreuse !
  • une réécriture du mode « reconstruire dans LCh » du module « reconstruire hautes lumières ».

La liste complète des changements est en deuxième partie de dépêche, suivie d’un point sur le portage sur Windows et de quelques conseils de lectures et de visionnages.

Sommaire Présentation

darktable est spécialisé dans l’édition d’images brutes (raw). Contrairement à beaucoup d’éditeurs d’images (comme GIMP), darktable travaille de manière non destructive : il ne modifie jamais les fichiers sur lesquels il travaille, mais gère une base de données de traitements à appliquer sur chaque image et applique ces transformations au moment de visualiser ou d’exporter les images. Cela ouvre beaucoup de possibilités comme celle de copier‐coller une pile d’effets d’une image vers une ou plusieurs autres images, de revenir en arrière vers n’importe quelle étape du traitement, de réajuster les paramètres d’un module qu’on avait appliqués plus tôt…

Les changements majeurs

La version 2.2.0 succède à la version 2.0.7 (les 2.x, avec x impair, étant réservées aux versions instables) sortie à Noël dernier.

Un nouveau module de correction automatique de perspective

La correction de perceptive (perspective correction) est proposée dans le module « recadrer et pivoter » (crop and rotate) à partir de 2 ou 4 lignes qu’il faut aligner sur des lignes verticales, horizontales ou les deux de la photographie comme le montre Carafife dans son Tuto Darktable 12 : Module Recadrer et Pivoter.

Avec ce nouveau module, il est possible de repérer automatiquement les structures et ensuite d’ajuster à l’aide des curseurs : rotation, correction d’objectif (horizontale), correction d’objectif (verticale), cisaillement en s’aidant avec l’activation les guides. C’est une méthode manuelle de correction des perspectives un peu plus performante que celle proposée dans le module Recadrer et pivoter.


Les trois icônes dans correction automatique repèrent les structures : verticales, horizontales ou les deux et lancent la correction automatiquement.

Les lignes vertes sont celles détectées comme verticales et faisant partie d’un faisceau de lignes convergentes. Les rouges sont verticales, mais ne font pas partie du faisceau convergent. Pour les lignes horizontales, les bleues sont celles détectées comme faisant partie d’un faisceau convergent et les jaunes comme n’en faisant pas partie. Les lignes grises sont celles détectées mais ne sont pas considérées comme intéressantes par le module. En bref, les lignes importantes sont les vertes et les bleues. On peut dé‐sélectionner une ligne avec un clic droit, et la re‐sélectionner avec un clic gauche pour affiner l’ensemble de lignes pertinentes.

Le recadrage automatique est possible, aussi bien en manuel qu’en automatique en l’activant.

Plus d’infos dans l’article A new module for automatic perspective correction.

Un nouvel outil « liquéfier » pour les déplacements de pixels en tous genre

Un outil très apprécié des photographes de studio, et jusqu’ici manquant dans darktable était la possibilité de déformer une partie de l’image (par exemple, avec l’outil liquify de Photoshop ou iWarp dans GIMP). Outre la possibilité de s’amuser à faire des caricatures ou autres images tordues, ces outils permettent également de retoucher la forme du corps ou du visage d’un modèle. Si leur utilisation grossière ou systématique est plus que discutable, et peut même vous valoir 37 500 € d’amende si vous les utilisez sans le signaler sur des images à usage commercial, ces outils peuvent aussi être utilisés de manière subtile pour atténuer une déformation due à une mauvaise pose, atténuer ou renforcer certains traits de visages… Le nouvel outil « liquéfier » (liquify) permet de faire tout cela depuis darktable.

Pour comprendre de quoi il s’agit, voici deux exemples tirés du site de darktable. D’abord, l’outil « point », qui permet de définir un cercle, une direction et une force, et de déplacer les pixels dans cette direction :

Puis l’outil « courbe » qui permet d’appliquer le même genre de transformation à une zone non circulaire :

Voyons maintenant l’outil sur un exemple réel. Cette photo a été prise avec un reflex dont le viseur ne couvre que 95 % de l’image. Un détail qui n’aurait pas dû apparaître sur la photo s’est glissé sur la gauche du cadre sans que le photographe ne s’en rende compte (l’image est zoomée, le bord réel de l’image correspond au bord droit) :

Une technique classique dans cette situation serait de récupérer un morceau d’herbe à côté et de le recopier à la place de l’objet à supprimer : l’outil « correction des taches » fait cela très bien. Mais changeons un peu nos habitudes : on va utiliser l’outil « liquéfier » pour pousser l’objet en dehors du cadre (sans recadrer la photo). Avec un cercle assez grand, la déformation est à peine visible à l’œil :

Plus d’infos dans l’article Liquify, liquify?.

Un nouveau module « table correspondance couleurs » pour modifier les couleurs d’une image

Un nouveau module « table correspondance couleurs », ou « CLUT » (Color Look Up Table en anglais) fait son apparition :

Utilisation du module pour profiler un boîtier

Un premier coup d’œil sur l’outil laisse entendre que les possesseurs d’une mire IT8 pourront s’en servir pour profiler leur appareil photo. Effectivement, c’est l’une des utilisations : prendre en photo la mire, puis établir un profil de couleurs de l’appareil, soit manuellement, en modifiant les paramètres de chaque case pour faire correspondre l’image obtenue avec les valeurs théoriques, soit en utilisant le nouvel outil darktable-chart, qui fait la même chose automatiquement. Bien sûr, la possibilité de profiler son appareil photo n’est pas nouvelle : on pouvait déjà créer un profil ICC (avec les outils fournis par Argyll CMS, cf. par exemple ce tutoriel) et l’utiliser comme profil d’entrée dans darktable. Un apport de ce nouveau module est la possibilité de retoucher a posteriori le profil, directement depuis l’interface de darktable.

Application à l’émulation de films argentiques

Le module CLUT ouvre également beaucoup de possibilités même si l’on ne possède pas de mire IT8, et même si l’on est assez content avec les couleurs par défaut pour ne pas sentir le besoin d’un profil de couleur particulier : il permet d’appliquer des transformations plus ou moins arbitraires à une image, par exemple « rendre les rouges clairs un peu plus clairs et les verts un peu plus jaunes » s’exprime très bien avec ce module.

Une application est l’émulation de pellicule argentique : les transformations permises par le module CLUT sont les mêmes que les défauts, ou les qualités, d’une pellicule donnée. Voici donc un outil parfait pour constituer une bibliothèque de styles analogue aux styles film emulation de G’MIC.

Un outil très utilisé aujourd’hui pour représenter les profils utilisés pour l’émulation de films est Hald-CLUT : c’est une table qui à chaque couleur de l’espace source associe une couleur de l’espace cible. En pratique, un profil Hald-CLUT est une image. À chaque couleur de l’espace source est associé un pixel, et la couleur de ce pixel est la valeur dans l’espace de couleurs cible. L’intérêt des Hald-CLUT est que n’importe quelle transformation est représentable, et le fait qu’il existe déjà beaucoup de profils Hald-CLUT (par exemple ceux de G’MIC mentionnés ci‐dessous). En contrepartie, les deux inconvénients sont qu’un profil Hald-CLUT est relativement gros (alors que darktable doit stocker l’ensemble des informations nécessaires pour traiter une image dans la base de données et dans les fichiers .xmp), et pas éditable, ou en tout cas pas de manière simple. L’outil CLUT de darktable résout ces deux problèmes en ne stockant qu’un nombre raisonnable de points (24 au maximum) et en interpolant les autres par des splines. C’est un autre compromis, où on permet plus de flexibilité au prix d’une précision plus faible. On peut déjà transformer un profil Hald-CLUT en style darktable utilisant le module CLUT, mais pas vraiment d’une manière conviviale. On verra peut‐être un jour un darktable-chart --haldclut, peut‐être pour la prochaine version ? À noter qu’il existe aussi un module expérimental HaldCLUT pour darktable, mais il n’est pas intégré à la branche principale de darktable et l’histoire ne dit pas si et quand il le sera.

Des utilisateurs se sont déjà attaqués à la conversion des profils Hald-CLUT vers des styles darktable. Par exemple, une collection de profils de films argentiques est disponible ici (merci @PkmX pour le partage !). Voici un exemple avec le style Ilford HP5 Plus 400. Avant application, la mire est celle par défaut, sans modification :

Une fois le style appliqué, la table correspondance couleurs passe de 24 échantillons, ou patches à 49 « patches » différents de ceux initiaux :

Retouche de couleurs ciblée

Une autre utilisation du module CLUT est de retoucher les couleurs et les tonalités d’une image, en utilisant directement le module à la main. Exemple sur cette image :
Pour les besoins de la démo, les contrastes ont été légèrement renforcés sur cette image

On va utiliser le module CLUT pour réduire les irrégularités de la peau. Pour l’instant, certaines zones sont sombres et assez rouges, d’autres sont plus claires et un peu jaunes. On pourrait utiliser les couleurs prédéfinies (ce n’est pas une coïncidence si les deux premiers échantillons correspondent à des tons de peau), mais on peut faire un peu mieux : on sélectionne une zone d’image à la pipette (éventuellement en utilisant le mode « zone » dans le module « pipette » à gauche de l’image pour moyenner les valeurs sur un rectangle plutôt que d’échantillonner les pixels individuellement), puis Majuscule + clic sur une case du module CLUT pour forcer cette case à prendre la couleur sélectionnée. On recommence l’opération sur une zone trop rouge foncé, une trop claire, et une intermédiaire. Nous voici avec trois échantillons dans le damier du CLUT, correspondant aux couleurs à retoucher. Nous pouvons faire les ajustements : on augmente la clarté et on diminue le rouge pour le carré foncé, on diminue la clarté et le vert sur le plus clair, et on ajoute une petite touche de rouge au carré intermédiaire :

Les échantillons de couleur pour lesquels les paramètres ont été modifiés sont marqués d’un carré blanc. L’échantillon sélectionné est marqué d’un deuxième carré blanc. Le curseur de saturation s’est déplacé tout seul quand nous avons déplacé le curseur vert/rouge, mais nous aurions pu également choisir de déplacer le curseur de saturation et de laisser les curseurs de couleurs se déplacer en fonction.

Et voici le résultat (regardez en particulier le nez et entre les sourcils) :

On peut donc voir ce nouveau module comme une alternative au module « zones de couleurs » (color zones), mais avec une expressivité différente : « zones de couleurs » permet de cibler une couleur, une saturation ou une clarté, mais difficilement de combiner ces critères (par exemple, pour faire une transformation comme « éclaircir les bleus clairs ») sans utiliser les masques paramétriques.

Plus d’infos dans l’article Colour manipulation with the colour checker lut module.

Indicateur de surexposition de l’image brute (RAW)

Les habitués connaissent tous l’indicateur de surexposition de darktable (raccourci clavier o en chambre noire). darktable 2.2 voit apparaître un deuxième indicateur (raccourci Maj + O » en chambre noire) :

Contrairement à l’indicateur classique, celui‐ci indique si l’image brute est surexposée, et non si l’image cible (produite par darktable) l’est. Quand une partie de l’image cible est surexposée, on peut souvent s’en sortir en réduisant sa luminosité dans le module Exposition, par exemple. Quand l’image brute est surexposée, il n’y a pas grand chose à faire : l’information est manquante dans cette zone de l’image…

Exemple avec trois images, ci‐dessous. Elles sont prises dans des conditions d’éclairage difficiles : rétro‐éclairage via un flash et arrière‐plan noir font que ni le boîtier ni le TTL du flash ne peut obtenir une exposition correcte facilement. Maintenant que ces photos sont prises, il nous reste à les trier et, bien sûr, retoucher les meilleures dans darktable :

Regardons ce que donne l’indicateur sur ces images :

  • la première image est fortement surexposée ; l’indicateur affiche un pixel vert là où un pixel vert du capteur atteint ou dépasse la valeur maximale (niveau de blanc), idem pour le rouge et le bleu. Ici, on voit de grandes zones où le canal rouge est surexposé (où nous pouvons garder espoir de récupérer du contraste mais certainement pas les détails des couleurs) et beaucoup où le rouge et le vert le sont. Passons notre chemin, cette image est bonne pour la poubelle :

  • bonne surprise sur la deuxième image : même si elle apparaît surexposée, il y a peu d’endroits où l’image brute est vraiment cramée, il y a un peu d’espoir d'en faire quelque chose :

  • sur cette troisième image, à part quelques pixels, les zones claires sont simplement un peu trop claires, mais toute l’information est dans l’image brute :

  • effectivement, après un peu de retouche et diminution de l’exposition dans darktable, on arrive à un résultat tout à fait satisfaisant !

Plus de détails dans l’article Visualizing the raw (sensor) highlight clipping.

Réécriture du mode « reconstruire dans LCh » du module « reconstruire hautes lumières »

Le mode « reconstruire dans LCh » du module « reconstruire hautes lumières » a été entièrement réécrit. En effet, les développeurs trouvaient l’ancienne implémentation trop boguée. Si vous étiez contents de l’ancien algorithme, vous ne verrez probablement pas de différence. Si vous trouviez qu’il faisait n’importe quoi, vous serez probablement plus satisfait de la nouvelle version.

Le module « reconstruire hautes lumières » s’occupe d’éviter les problèmes dans les zones surexposées de l’image brute, que nous venons de visualiser ci‐dessus. Le mode par défaut remplace ces zones par du blanc (ou gris) mais ne cherche pas à retrouver de détails. Le mode « reconstruire dans LCh » doit son nom à l’espace de couleur « Luminance-Chroma-Hue » (luminance, saturation et couleur). Il est capable de reconstruire le canal L (luminance) à partir d’un canal de couleur non surexposé (donc, même si un ou deux canaux le sont).

Pour illustrer l’intérêt de ce module, prenons un exemple de photo contenant une zone surexposée : le soleil.

Le tout nouvel indicateur de surexposition d’image brute présenté ci‐dessous nous permet de voir que le canal vert n’est pas saturé, même sur le soleil :

Le mode « reconstruire dans LCh » de « reconstruire hautes lumières » permet donc sans surprise de récupérer une bonne partie du contraste autour du soleil après avoir réduit l’exposition (la sous‐exposition a été forcée un peu pour que l’effet de la reconstruction soit plus visible). Le mode par défaut « tronquer les hautes lumières » (à gauche) a brutalement remplacé toute la zone surexposée par un gris neutre et uniforme. Le mode « reconstruire dans LCh » (à droite) a parfaitement fait son travail !

Fusion d’expositions dans le module « courbe de base » pour diminuer la plage dynamique d’une image

Il arrive qu’une image ait trop de contraste pour être rendue correctement à l’écran. C’est le cas par exemple d’une photo prise avec un fort contre‐jour, ou d’une photo de nuit avec certaines zones bien éclairées. Il existe beaucoup de techniques pour réduire le contraste global (c’est‐à‐dire réduire l’écart entre les zones les plus claires et les zones les plus sombres) tout en préservant le contraste local. Techniquement, l’écart entre les zones les plus claires et les zones les plus sombres s’appelle la plage dynamique et, tout naturellement, les techniques permettant d’exploiter des situations où cette dynamique est grande s’appelle l’imagerie à grande gamme dynamique (High‐Dynamic Range ou HDR en anglais). Une technique classique pour la photo HDR est de prendre plusieurs images de la même scène, par exemple une image surexposée, une sous‐exposée et une normalement exposée, et de combiner ces images. Certains outils, comme Luminance HDR assemblent d’abord les images en une image à très grande dynamique, puis réduisent le contraste local de cette image. D’autres, comme enfuse, vont sélectionner les meilleures portions de chaque image sans passer par une image intermédiaire.

Les capteurs des boîtiers modernes ont une dynamique très grande (souvent plus de 13 IL, soit un facteur entre le point le plus sombre et le point le plus clair, voir des sites comme http://dxomark.com/ pour des mesures précises) : nettement plus que ce qu’une image et un écran classique sont capables de rendre (en général, 8 bits avec un encodage gamma soit environ 11 IL en pratique). Donc, une seule image permet d’approcher le rendu HDR obtenu en combinant plusieurs images. Une technique classique est de développer plusieurs versions de la même image avec des niveaux d’exposition différents, et de les combiner avec enfuse. Les résultats étaient intéressants, mais le processus assez pénible : trois exportations, un appel à enfuse et réimportation du résultat dans darktable.

La bonne nouvelle : on peut maintenant faire tout ceci sans sortir de darktable ! Un menu déroulant fusion dans le module courbe de base permet de combiner au choix 2 ou 3 expositions de la même image. L’outil va générer des versions surexposées de l’image, il est donc conseillé de partir d’une image globalement sous‐exposée (les zones les plus claires étant exposées correctement).

Reprenons notre exemple à fort contraste. En sous‐exposant l’image (module exposition), puis avec une fusion de trois expositions (+2 et +4), on arrive en quelques clics de souris à une image où les ombres reprennent leur lumière, tout en limitant la surexposition du soleil et de l’ensemble du ciel (après sous‐exposition et fusion d’exposition à droite) :

Les contrastes locaux sont bien préservés, et cette technique a l’avantage de ne pas introduire trop d’artefacts désagréables (halo ou franges).

Cette nouvelle fonctionnalité vient compléter les outils Mappage global tonalité et Mappage tonalité, ou plus simplement Ombres et lumières, qui sont également spécialisés dans la compression de plage dynamique.

Plus d’infos dans l’article Compressing dynamic range with exposure fusion.

Annuler et refaire les dernières actions dans la chambre noire

darktable a toujours eu un moyen très puissant d’annuler et de refaire des actions : la pile d’historique, disponible sur la gauche en chambre noire :

Les gros intérêts de cette pile d’historique par rapport à un « annuler / refaire » classique : on peut se placer n’importe où dans l’historique en un clic, l’historique reste assez sobre (et peut, si besoin, être simplifié avec le bouton « compresser l’historique ») et, surtout, il est persistant d’une session à l’autre : quittez darktable, revenez sur la même image des mois plus tard, tout est encore là !

En revanche, le système avait deux inconvénients :

  1. la pile d’historique reste à granularité assez grosse : si l’on fait plusieurs modifications successives sur le même module, une seule étape sera ajoutée à l’historique. Par exemple, un utilisateur qui vient de passer dix minutes à ajuster sa courbe de tonalité et qui faisant un dernier essai se dit « Tiens, et comme ça ? Ah non, c’était mieux avant ! », peut annuler tout son travail sur la courbe et perdre ses dix minutes de travail, ou tenter de retrouver l’état satisfaisant à la main…
  2. on peut annuler définitivement les dernières actions de la pile ; par exemple, en sélectionnant une étape puis en cliquant sur « compresser l’historique ». Dans les versions précédentes de darktable, les étapes supprimées étaient perdues à jamais.

La nouvelle fonctionnalité résout ces deux problèmes très simplement : le raccourci clavier Ctrl + Z annule la dernière action, qu’il s’agisse d’une action parmi d’autres sur le même module ou d’une opération destructive sur la pile d’historique. Bien sûr, Ctrl + Y après un Ctrl + Z refait l’action qui vient d’être annulée. On peut annuler autant d’actions qu’on le souhaite, mais la liste des actions annulables est réinitialisée quand on change d’image.

Cette fonctionnalité ne gère pas (encore ?…) les masques dessinés (mais on peut annuler et refaire sans problème des modifications sur les masques paramétriques).

Améliorations d'ergonomie
  • L'outil darktable-cli peut maintenant travailler directement sur un répertoire.

  • Il est possible d'importer et d'exporter des mots clés depuis les fichiers de mots clés du logiciel Lightroom.

  • On peut utiliser Majuscule et Contrôle pour modifier les pas d'incréments des réglettes et des courbes. La molette de la souris permet de déplacer le curseur d'un pas, et on peut maintenant utiliser Majuscule+molette pour déplacer le curseur 10 fois plus vite, et Contrôle-molette pour avoir un pas 10 fois plus fin. On peut aussi utiliser les modificateurs Majuscule et Contrôle avec les actions au clavier, par exemple Majuscule+flèches pour déplacer le curseur rapidement, et Contrôle+flèches pour le déplacer plus finement.

  • Le cadre « plus de modules » gère maintenant les pré-réglages (preset) : vous pouvez maintenant définir des ensembles d'outils à afficher dans l'interface, et passer de l'un à l'autre en deux clics (ou ne mémoriser qu'un ensemble, celui qu'on utilise d'habitude, et pouvoir y revenir facilement si jamais on casse tout par erreur !) :

  • On peut maintenant utiliser des opérateurs de comparaison de dates et d'intervalles de temps dans le module « filtres de collection » de la table lumineuse. Par exemple, pour filtrer toutes les photos prises entre mars et janvier 2016, on peut faire au choix :

  • darktable prévient le gestionnaire de fenêtre quand l'export est terminé. Par exemple, sous Unity, l'icône s'agite dans la barre latérale :

  • La taille du dégradé autour des masques dessinés (la zone entre le trait plein et le pointillé qui l'entoure) peut maintenant être réglée avec « Majuscule+molette » n'importe où dans le masque (alors qu'il fallait avoir la souris dans la zone de dégradé dans les versions précédentes). Petit changement, grande amélioration en ergonomie : quand on partait d'un dégradé mince, il fallait parfois vraiment bien viser pour attraper le dégradé ! Bien sûr, l'ancienne méthode marche toujours également.

  • L'utilisateur a le choix entre deux modes de dégradés pour les masques dessinés elliptiques : proportionnel ou équidistant. On passe de l'un à l'autre avec Majuscule+Clic. Ci-dessous un exemple de chaque :

Changements internes et nouvelles possibilités pour l’utilisateur
  • La base de données de darktable est maintenant coupée en deux fichiers : ~/.config/darktable/library.db contient toujours les informations sur les images de la collection, et le nouveau fichier ~/.config/darktable/data.db contient les données globales de darktable comme les définitions de pré‐réglages des outils, les styles et les tags. Ce découpage a plusieurs intérêts : on peut lancer darktable avec darktable --library :memory: pour faire un essai sans modifier la base de données de la collection d’images (mais attention, les .xmp seront modifiés) et continuer à bénéficier des pré‐réglages, styles et tags. Cela permet aussi de partager le fichier data.db entre plusieurs machines qui ne travaillent pas sur la même collection d’images, ou de restaurer une sauvegarde de l’un ou l’autre des fichiers sans toucher à l’autre (par exemple, restaurer data.db après avoir endommagé un pré‐réglage par erreur, sans perdre les modifications qu’on vient de faire sur les images).

  • Gestion des processeurs autres que les architectures Intel (64 bits petit‐boutiste, pour l’instant seulement ARM64). Ce n’est pas si facile que ça pourrait en avoir l’air car darktable utilise beaucoup les instructions spécifiques de l’architecture Intel pour optimiser les performances et il faut donc réécrire les morceaux d’assembleur pour faire le portage. Ne rêvez pas trop vite d’un darktable sur votre tablette Android ou votre Raspberry Pi : d’une part, darktable a beaucoup de dépendances, donc un portage sur un système d’exploitation autre que GNU/Linux ou Mac OS X est un travail de titan et, de l’autre, la gourmandise de darktable en terme de calcul et de mémoire vive fait qu’il n’est pas envisageable de l’utiliser confortablement sur des ordinateurs aussi limités. Mais avec l’arrivée d’ARM sur les ordinateurs portables, on pourrait bien voir un jour des machines puissantes sur lesquelles on aimerait utiliser notre logiciel de traitement d’images brutes favori ! Plus de détails dans l’article Running on non‐x86 platforms (décidément, les développeurs aiment bien poster des choses le 1er avril, mais cette fois‐ci ce n’est pas une blague).

  • darktable utilise maintenant beaucoup moins de mémoire vive sur la pile. Ceci peut éviter certains plantages et permettrait à darktable d’utiliser des implémentations alternatives à la libc classique comme musl.

  • Gestion des données EXIF de date et heure lors de l’importation d’images depuis un appareil photo.

  • Gestion rudimentaire des filtres de couleurs CYGM et RGBE sur les capteurs.

  • darktable-cli n’essaye pas d’accéder à l’interface graphique, il n’en a pas besoin (pratique pour le lancer depuis une tâche cron ou autre environnement sans interface graphique).

  • Le module « pixels chauds » (hot pixels) marche maintenant pour les capteurs Fujifilm X-Trans.

  • L’outil darktable-cmstest produit des résultats corrects dans plus de cas, en particulier les configurations multi‐écrans.

  • Suppression de certains champs inutiles (ou non pertinents dans les images exportées) des données EXIF. Cette suppression aide à rester sous la limite de 64 Kio dans les données EXIF. Si cette limite est dépassée, la totalité des données EXIF est supprimée.

  • L’histogramme est maintenant plus précis : au lieu de n’utiliser que 6 bits (ce qui donnait un rendu un peu lissé), les 8 bits de l’image de sortie sont maintenant utilisés. En 2.0, l’histogramme était comme ceci :


    En version 2.2, le voici sur la même image :

  • L’outil darktable-viewer a disparu au profit de la vue Diaporama.

  • Le back‐end GNOME Keyring pour le stockage a disparu, il est remplacé par libsecret, qui n’est pas spécifique à GNOME, mais s’adapte à l’environnement de bureau.

  • Quand libsecret est utilisé pour stocker des mots de passe, ils sont ajoutés à la bonne collection.

  • Dans la chambre noire, l’aperçu (en haut à gauche) est calculé avec une version simplifiée et plus rapide du pipeline de transformations. L’étape de « dématriçage » (demosaic) dans le pipeline d’aperçu a été modifiée ce qui devrait donner un aperçu, une pipette et un histogramme avec de meilleurs résultats surtout en présence de zones surexposées.

Améliorations de performances
  • Une version OpenCL a été ajoutée pour les algorithmes de « dématriçage » VNG/VNG4 et Markesteijn (pour les capteurs X-Trans).

  • darktable élimine les périphériques OpenCL virtuels. En effet, OpenCL est prévu pour déporter du calcul sur le processeur graphique, mais l’utiliser pour une implémentation qui fait les calculs sur le processeur n’est pas intéressant. Cette modification évite des crashs avec certaines implémentations d‘OpenCL comme pocl.

  • Le module Profil de couleur d’entrée (input color profile) est plus rapide d’un tiers quand il est utilisé avec une matrice de couleurs (c’est le cas par défaut).

Autres changements
  • L’exporteur de galerie Web est améliorée et les galeries générées sont maintenant utilisables sur écrans tactiles. Un exemple de galerie générée ici.

  • La fonctionnalité d’étiquetage (tag) rapide recherche maintenant n’importe quelle sous‐chaîne des étiquettes, pas seulement en début de chaîne.

  • Le schéma XML des fichiers XMP est maintenant plus clair et moins sujet à erreur. En revanche, cette modification de format implique qu’un XMP généré par darktable 2.2 n’a aucune chance d’être lisible avec une version antérieure (c’est déjà rarement possible d’ouvrir un fichier XMP antérieur à cause des problèmes de versions de modules).

  • Rawspeed : corrections pour pouvoir utiliser libjpeg (en remplacement de libjpeg-turbo).

  • On peut maintenant utiliser les variables $(GPS.LATITUDE), $(GPS.LONGITUDE), $(GPS.ELEVATION) et $(GPS.LOCATION) pour faire référence à la position dans un filigrane.

  • Correction de crashs qui arrivaient en cas de profil ICC manquant.

  • Gestion des profils de couleurs en noir et blanc.

  • Mac OS X : la poubelle est maintenant gérée correctement.

  • Les données des fichiers .xmp sont maintenant ajoutées aux fichiers EXR (utilisés pour les images à haute plage dynamique).

  • Corrections de bogues pour les écrans high DPI (qui ont une résolution physique supérieure à leur résolution logique).

  • Utilisation de Pango pour la disposition du texte, ce qui permet de gérer correctement les affichages de droite à gauche.

  • Nombreuses corrections de bogues et de de fuites de mémoire.

  • Le manuel utilisateur a été mis à jour.

  • Dans le module Courbe de tonalité, un nouveau mode automatique XYZ fait son apparition pour le mode d’« échelle des canaux a et b », qui donne des couleurs peu saturées dans les tons clairs et proches du mode automatique sur les tons assombris.

Changements spécifiques aux scripts Lua
  • Tous les appels asynchrones ont été réécrits :

    • l’implémentation spécifique à darktable de yield() n’existe plus ;
    • darktable.control.execute permet d’exécuter des commandes shell sans bloquer Lua ;
    • darktable.control.read permet d’attendre qu’un fichier devienne lisible sans bloquer Lua ;
    • darktable.control.sleep permet de mettre l’exécution d’un fil d’exécution (thread) en pause ;
    • darktable.gui.libs.metadata_view.register_info permet d’ajouter des champs au module de méta‐données dans la chambre noire.
  • On peut créer un TextView depuis Lua pour permettre à l’utilisateur d’entrer des morceaux de textes longs.

  • Il est maintenant possible de créer un widget dans la fenêtre de préférences de Lua.

  • On peut régler la précision et le pas des réglettes.

Changements dans les dépendances

Pour ceux qui installent ou compilent darktable à la main : CMake 3.0, gcc 4.7 ou clang 3.3 sont nécessaires (gcc 5.0 ou supérieur recommandés). La bibliothèque libexiv2 est requise en version 0.24, GTK en version 3.14 et glib en 2.40. OpenJPEG2 est maintenant prise en charge, et SDL n’est plus nécessaire. Mac OS X version 10.6 n’est plus pris en charge.

La version 32 bits avait déjà du plomb dans l’aile avec la 2.0, ça n’est plus vraiment la peine d’essayer avec darktable 2.2. Soit votre machine est très vieille et darktable sera à peine utilisable dessus, soit il est temps de passer au 64 bits.

Gestion des appareils photos

Gestion de base pour : Canon EOS-1D X Mark II, Canon EOS 5D Mark IV, Canon EOS 80D, Canon EOS 1300D, Canon EOS Kiss X80, Canon EOS Rebel T6, Canon EOS M10, Canon PowerShot A720 IS (dng), Canon PowerShot G7 X Mark II, Canon PowerShot G9 X, Canon PowerShot SD450 (dng), Canon PowerShot SX130 IS (dng), Canon PowerShot SX260 HS (dng), Canon PowerShot SX510 HS (dng), Fujifilm FinePix S100FS, Fujifilm X-Pro2, Fujifilm X-T2, Fujifilm X70, Fujifilm XQ2, GITUP GIT2 (chdk-a, chdk-b), (la plupart des appareils photo Nikon listés ici ont vu étaient déjà pris en charge, mais des corrections on été apportées) Nikon 1 AW1 (12 bits compressés), Nikon 1 J1 (12 bits compressés), Nikon 1 J2 (12 bits compressés), Nikon 1 J3 (12 bits compressés), Nikon 1 J4 (12 bits compressés), Nikon 1 J5 (12 bits compressés et non compressés), Nikon 1 S1 (12 bits compressés), Nikon 1 S2 (12 bits compressés), Nikon 1 V1 (12 bits compressés), Nikon 1 V2 (12 bits compressés), Nikon 1 V3 (12 bits compressés et non compressés), Nikon Coolpix A (14 bits compressés), Nikon Coolpix P330 (12 bits compressés), Nikon Coolpix P340 (12 bits compressés et non compressés), Nikon Coolpix P6000 (12 bits compressés), Nikon Coolpix P7000 (12 bits non compressés), Nikon Coolpix P7100 (12 bits non compressés), Nikon Coolpix P7700 (12 bits compressés), Nikon Coolpix P7800 (12 bits compressés), Nikon D1 (12 bits non compressés), Nikon D100 (12 bits compressés et non compressés), Nikon D1H (12 bits compressés, 12 bits non compressés), Nikon D1X (12 bits compressés et non compressés), Nikon D200 (12 bits compressés et non compressés), Nikon D2H (12 bits compressés et non compressés), Nikon D2Hs (12 bits compressés et non compressés), Nikon D2X (12 bits compressés et non compressés), Nikon D3 (14 bits compressés et non compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D300 (14 bits compressés et non compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D3000 (12 bits compressés), Nikon D300S (14 bits compressés et non compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D3100 (12 bits compressés), Nikon D3200 (12 bits compressés), Nikon D3300 (12 bits compressés et non compressés), Nikon D3400 (12 bits compressés), Nikon D3S (14 bits compressés et non compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D3X (14 bits compressés et non compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D4 (14 bits compressés et non compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D40 (12 bits compressés et non compressés), Nikon D40X (12 bits compressés et non compressés), Nikon D4S (14 bits compressés), Nikon D5 (14 bits compressés et non compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D50 (12 bits compressés), Nikon D500 (14 bits compressés, 12 bits compressés), Nikon D5000 (12 bits compressés et non compressés), Nikon D5100 (14 bits compressés et non compressés), Nikon D5200 (14 bits compressés), Nikon D5300 (12 bits non compressés, 14 bits compressés et non compressés), Nikon D5500 (12 bits non compressés, 14 bits compressés et non compressés), Nikon D60 (12 bits compressés et non compressés), Nikon D600 (14 bits compressés, 12 bits compressés), Nikon D610 (14 bits compressés, 12 bits compressés), Nikon D70 (12 bits compressés), Nikon D700 (12 bits compressés et non compressés, 14 bits compressés), Nikon D7000 (14 bits compressés, 12 bits compressés), Nikon D70s (12 bits compressés), Nikon D7100 (14 bits compressés, 12 bits compressés), Nikon D80 (12 bits compressés et non compressés), Nikon D800 (14 bits compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D800E (14 bits compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon D90 (12 bits compressés et non compressés), Nikon Df (14 bits compressés et non compressés, 12 bits compressés et non compressés), Nikon E5400 (12 bits non compressés), Nikon E5700 (12 bits non compressés), Olympus PEN-F, OnePlus One (dng), Panasonic DMC-FZ150 (1:1, 16:9), Panasonic DMC-FZ18 (16:9, 3:2), Panasonic DMC-FZ300 (4:3), Panasonic DMC-FZ50 (16:9, 3:2), Panasonic DMC-G8 (4:3), Panasonic DMC-G80 (4:3), Panasonic DMC-G81 (4:3), Panasonic DMC-G85 (4:3), Panasonic DMC-GX80 (4:3), Panasonic DMC-GX85 (4:3), Panasonic DMC-LX3 (1:1), Panasonic DMC-LX10 (3:2), Panasonic DMC-LX15 (3:2), Panasonic DMC-LX9 (3:2), Panasonic DMC-TZ100 (3:2), Panasonic DMC-TZ101 (3:2), Panasonic DMC-TZ110 (3:2), Panasonic DMC-ZS110 (3:2), Pentax K-1, Pentax K-70, Samsung GX20 (dng), Sony DSC-F828, Sony DSC-RX100M5, Sony DSC-RX10M3, Sony DSLR-A380, Sony ILCA-68, Sony ILCA-99M2 et Sony ILCE-6300.

Une revalidation des différents modes pour tous les boîtiers Nikon a été faite, mais la gestion de ces boîtiers n’a pas pu être réactivée faute d’images pour tester (si vous êtes l’heureux possesseur de l’un de ces appareils, soumettez vos fichiers pour réactiver leur gestion dans la prochaine version) : Nikon E8400 et Nikon E8800.

Pré‐réglages de balance des blancs pour les : Canon EOS 1200D, Canon EOS Kiss X70, Canon EOS Rebel T5, Canon EOS 1300D, Canon EOS Kiss X80, Canon EOS Rebel T6, Canon EOS 5D Mark IV, Canon EOS 5DS, Canon EOS 5DS R, Canon EOS 750D, Canon EOS Kiss X8i, Canon EOS Rebel T6i, Canon EOS 760D, Canon EOS 8000D, Canon EOS Rebel T6s, Canon EOS 80D, Canon EOS M10, Canon EOS-1D X Mark II, Canon PowerShot G7 X Mark II, Fujifilm X-Pro2, Fujifilm X-T2, Fujifilm X-T10, Fujifilm X100T, Fujifilm X20, Fujifilm X70, Nikon 1 V3, Nikon D5500, Olympus PEN-F, Pentax K-1, Pentax K-70, Pentax K-S1, Pentax K-S2, Sony ILCA-68 et Sony ILCE-6300.

Profils de bruit pour : Canon EOS 5DS R, Canon EOS 80D, Canon PowerShot G15, Canon PowerShot S100, Canon PowerShot SX100 IS, Canon PowerShot SX50 HS, Fujifilm X-T10, Fujifilm X-T2, Fujifilm X100T, Fujifilm X20, Fujifilm X70, Nikon 1 V3, Nikon D5, Nikon D5500, Olympus E-PL6, Olympus E-PM2, Olympus PEN-F, Panasonic DMC-FZ1000, Panasonic DMC-GF7, Pentax K-1, Pentax K-S2, Ricoh GR, Sony DSLR-A900, Sony DSC-RX10, Sony ILCE-6300, Sony NEX-5 et Sony SLT-A37.

Traductions

Nouvelles traductions en hébreux et en slovène. Mises à jour des traductions en catalan, tchèque, danois, néerlandais, français, allemand, hongrois, italien, polonais, slovaque, espagnol, suédois et ukrainien.

Version Windows ?

La question d’une version Windows de darktable se pose depuis longtemps et a toujours été très controversée. Les développeurs se sont déjà expliqués sur l’absence de version Windows à plusieurs reprises : That other OS, Why don’t you provide a Windows build?. Dans les grandes lignes : aucun des développeurs actuels de darktable n’utilise Windows et les développeurs font avant tout ce qu’ils font sur darktable pour s’amuser et pour leurs besoins personnels. Avoir plus d’utilisateurs n’est pas un but en soi et, inversement, avoir beaucoup d’utilisateurs sous Windows apporterait certainement beaucoup plus de rapports de bogues difficiles à déboguer. Bref, plus de douleur que de plaisir pour les développeurs. La vraie difficulté n’est pas de porter darktable, mais de le maintenir. Ce n’est pas une opposition dans l’absolu, mais la condition nécessaire pour qu’un portage officiel sur Windows émerge est qu’un développeur se porte volontaire pour le maintenir activement. Certains développeurs se sont même mis d’accord sur une liste de critères pour que quelqu’un puisse être considéré comme un mainteneur crédible. Jusqu’ici, les tentatives de portages étaient des efforts ponctuels sans vision sur le long terme et ont été considérées comme hostiles par l’équipe de darktable. Une des dernières en date est celle de Partha, qui avait donné beaucoup d’espoir à certains, mais a rapidement été abandonnée.

Une lueur d’espoir est apparue récemment : une demande d’intégration Git (pull-request) a été ouverte sur GitHub par peterbud, qui a fait un travail de fond pour porter darktable et ses dépendances et semble décidé à mener le travail jusqu’au bout. Les discussions avec les développeurs sont constructives. Le chemin est long, mais c’est sans doute la première fois qu’on peut avoir un vrai espoir de voir l’effort aboutir.

Quelques nouveaux sites sur darktable

Pour conclure cette dépêche, voici quelques conseils de lecture et de visionnages.

darktable-fr : site francophone sur darktable

Il semblerait qu’on n’en ait encore jamais parlé ici, mais la communauté francophone d’utilisateurs de darktable a maintenant son site : https://darktable-fr.tuxfamily.org/.

Au menu : des dépêches, un forum, des styles pour darktable, des liens vers d’autres sites…

Les vidéos de Frédéric de Thézy

Frédéric de Thézy est un photographe amateur, qui partage sa pratique sous forme de vidéos : des sorties photos, des vidéos de développement de photos avec darktable et des tutos. Vous pouvez aussi visiter directement la chaîne Youtube.

Les vidéos d’Aurélien Pierre

Aurélien Pierre est photographe spécialisé dans les portraits et photos de nus artistiques. Il publie régulièrement des vidéos sur darktable, avec une approche très méthodique et très pro. Il a également une chaîne Youtube.

Weekly edit, par Harry Durgin

Harry Durgin est un photographe amateur. Il vit à Hawaii, ce qui explique en partie ses photos à couper le souffle de couchers de soleils, de lave versée dans l’océan ou de forêt tropicale, mais il faut aussi une bonne dose de compétence en photo et en post‐traitement pour en arriver là !

Il a tendance à détourner les outils de leur fonction d’origine : le module « passe‐bas » applique un flou et réduit le contraste local ? Lui l’utilise pour renforcer les contrastes ! Le module filigrane est prévu pour ajouter son nom ou un logo SVG dans un coin de l’image ? Lui l’utilise pour combiner plusieurs images, en transformant une image matricielle en SVG auparavant. Ces techniques originales ne sont pas forcément à recommander à des débutants, mais son site est une mine d’or de techniques à explorer pour des utilisateurs avertis.

Harry poste une vidéo par semaine, avec à chaque fois une petite explication textuelle, des liens directs vers les points de la vidéo où il utilise chaque outil, des sous‐titres, les fichiers RAW utilisés… Il propose d’éditer des images envoyées par les lecteurs de son site.

Les vidéos sont en anglais.

Benchmarks sur Phoronix

Une question qui revient souvent à propos de darktable est : quel processeur et quelle carte graphique acheter pour en profiter au maximum ? Un nouvel élément de réponse est maintenant disponible dans l’article More Darktable GPU/CPU Benchmarks - 27 Different Setups sur Phoronix.com.

Les tutos de Carafife

Un peu hors‐sujet dans la rubrique nouveaux sites, mais comment passer à côté des tutos darktable de Carafife ? Voici maintenant 33 vidéos qui couvrent la quasi‐totalité des outils proposés par darktable. Il a permis à de nombreux utilisateurs francophones de prendre en main darktable (comme le prouvent de nombreux témoignages d’utilisateurs dont l’ordinateur a failli valser plusieurs fois avant de les avoir visionné). Il va avoir du boulot pour nous faire de super tutoriels avec ces nouvelles fonctions.

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Ryzom offre un éditeur scénographique à ses joueurs !

24 décembre, 2016 - 12:11

Ryzom est un jeu de rôle en ligne massivement multi‐joueur (MMORPG) de science fantasy basé sur un monde vivant unique : une planète‐plante aux paysages envoûtants, sauvage, et peuplée de mille dangers. Vous pouvez y incarner une des quatre races humanoïdes du jeu, contribuer à la reconquête de leur civilisation perdue et influer sur l’évolution du monde.

Première étape publique de son grand projet de mise à disposition de l’outil de création Ryzom Arkitect à sa communauté de joueurs, l’arrivée de l’éditeur scénographique suscite interrogations et intérêt.

N. D. M. : Ryzom Arkitect (dit Ark) comprenant l’éditeur scénographique est sous licence propriétaire gratuite, contrairement au reste du projet qui est sous AGPL (voir le compte‐rendu de la réunion via IRC du 10 octobre 2016 du projet et après confirmation avec l’équipe projet sur IRC). Les contenus produits seront sous licence CC-BY-SA (comme pour le reste du projet).

Qu’est‐ce que l’éditeur scénographique ?

L’éditeur de Ryzom, Winch Gate Property Limited, dévoile enfin un pan du mystère par l’intermédiaire de Tamarea, chargée de communication :

L’éditeur scénographique est le premier module de Ryzom Arkitect à être mis à la disposition de nos joueurs. Viendront ensuite progressivement, à partir de début 2017, différents modules qui feront, à terme, de Ryzom Arkitect un éditeur de scénarios complet, permettant à chacun de créer des contenus personnels.
Concrètement, l’éditeur scénographique permet à chaque joueur de placer un décor sur des cartes du jeu en y ajoutant les objets statiques de son choix, parmi plus de 3 600 objets, constructions, pièces d’armures et éléments de végétation accessibles dans la base de données. L’interface permet de placer les différents éléments du décor à la souris, ce qui procure un grand confort d’utilisation. Différentes options accessibles via un menu contextuel permettent d’affiner le résultat. Ainsi, il est possible de fixer la position d’un objet dans l’espace (axes x, y et z), mais aussi de le redimensionner ou de le faire pivoter.

Une ouverture en deux étapes

L’éditeur scénographique sera ouvert en deux étapes : la première, d’abord en version bêta, permettra de tester l’outil sur une carte. Elle sera implémentée le 23 décembre 2016 lors d’un correctif client. La seconde, donnant entres autres accès à près de cent cartes instanciées (les anciennes cartes de Ryzom Ring), sera implémentée en début d’année 2017.

Ulukyn, développeur de l’éditeur scénographique, précise :

Dès le 23 décembre, l’éditeur scénographique va permettre aux joueurs de créer leur propre village de Noël sur une île. Un téléporteur « Ring » permettra de se rendre sur cette île puis de revenir à son point de départ.
Les joueurs pourront préparer différentes scènes, qu’ils seront les seuls à voir, afin de faire des tests. Une seule de ces scènes pourra être rendue publique par son créateur, afin que son village puisse être visité par tous.

À noter que pour la première fois, les personnages se trouvant dans l’Île des débutants, Silan, pourront quitter les lieux grâce au téléporteur « Ring », à destination de l’Île de Noël, avant d’y revenir par le même moyen. Cette nouveauté est un prélude à la modification de la jouabilité — gameplay — prévue début 2017 : les allées et venues libres, pour tous les personnages, entre Silan et le reste du monde.

Un pas de plus vers le « Power to Players »

Grâce à l’ouverture prochaine à ses joueurs de l’éditeur scénographique, puis des futurs modules qui composeront l’éditeur de scénarios Ryzom Arkitect, Ryzom réaffirme son engagement pour le pouvoir aux joueurs — « Power to Players » — qui, plus que jamais, demeure sa devise.

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Lima en version 0.8.6 débarque pour Noël

21 décembre, 2016 - 14:32

Le logiciel libre (licence GNU GPL 3) de comptabilité générale d’entreprise LIMA, acronyme de Lutin Invoice Monitoring and Accounting est paru. Il se veut « pensé pour être le plus ergonomique possible et facile d’accès à tout utilisateur, quelque soit son niveau en comptabilité : débutant comme confirmé » et « évolutif, permettant de répondre aux besoins spécifiques de toute entreprise ou organisation, tout en garantissant le maintien des données comptables ».

Pour rappel ce logiciel, intégralement codé en Java, est composé d’une interface Swing.

Lima est un logiciel multi‐système de comptabilité en partie double, il permet via un navigateur Web d’accéder aux rapports : balance générale, balance globale, bilan et compte de résultat, compte, déclaration de TVA, grand livre, journal et journal général.

Il prend en charge actuellement trois formats d’importation et d’exportation :

  • FEC (fichier des écritures comptables) ;
  • CSV ;
  • EBP.
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Wazo, le fork de XiVO, prend son envol

20 décembre, 2016 - 12:03

La distribution de téléphonie sur IP (PABX/IPBX) basée sur Debian et Asterisk nommée XiVO a souffert d’une soudaine extinction de voix : le site Web xivo.io et le projet GitHub ont été fermés récemment par la société Avencall. Celle‐ci détient toujours la marque XiVO et réside maintenant sous le nom de domaine xivo.solutions. (NdM.: voir ce commentaire de avencall : les sources de XiVO sont désormais sur un projet Gitlab et une version est à venir pour la fin d'année).

Un divergeance (fork) du projet a été créée sous le nom de Wazo et les sources sont de nouveau disponibles sur GitHub. Un groupe de cinq développeurs, dont Sylvain Boily (l’initiateur du projet XiVO en 2005) a repris la gestion du nouveau projet.

Wazo a sorti sa première version Wazo 16.16 en décembre 2016, basée sur XiVO 16.13. Vous pouvez télécharger l’image ISO sur le miroir de Wazo et une procédure de migration XiVO vers Wazo est disponible.

Ça mange quoi en hiver, Wazo ?

Wazo est donc un serveur de téléphonie IP basé sur Asterisk diffusé sous licence GPL v3. Il permet de gérer la téléphonie d’une entreprise avec les appels entrants, appels sortants, renvois d’appel, messageries vocales, chambres de conférence, un centre de contact modeste, de contrôler ses appels à partir de son ordinateur (CTI) et offre nombre d’API REST pour intégrer tout ce petit monde dans d’autres systèmes logiciels. À travers ces API, Wazo se veut une plate‐forme de téléphonie que vous pouvez vous approprier et autour de laquelle vous pouvez développer.

Pourquoi le nom Wazo ?

Wazo est tout simplement un homophone de « oiseau », principalement à cause de la mythologie du phœnix, de la renaissance d’un projet et la symbolique de prendre son envol. Pour cette raison, le projet se nomme Wazo et son nom de version pour 2017 est Phoenix. Les développeurs signalent que tout jeu de mot est le bienvenu.

Pourquoi un fork hostile ?

La raison principale est une divergence de vision à long terme, les développeurs de Wazo expliquent la leur :

Nous croyons fermement que la téléphonie devrait être accessible partout : quels que soient l’appareil, l’application, l’environnement logiciel que vous avez, vous devriez pouvoir appeler qui vous voulez, quand vous voulez. Pour accomplir cela, nous voulons un logiciel de téléphonie qui soit facile à mettre en place, facile à intégrer à d’autres logiciels, scalable et extensible à volonté.

Wazo 16.16, nouvelle version, qu’est‐ce qu'elle apporte ?

La nouvelle version de Wazo est arrivée lundi 12 décembre 2016, et elle apporte quelques nouveautés :

  • la migration de XiVO vers Wazo ;
  • la prise en charge du codec Opus ;
  • une meilleure documentation des API REST ;
  • une nouvelle API REST pour les interconnexions SIP avec les opérateurs et la gestion d’appels sortants ;
  • une nouvelle API REST pour les groupements d’appels (plusieurs téléphones sonnent sur le même numéro) ;
  • une nouvelle API REST pour les chambres de conférence ;
  • une nouvelle API REST pour les menus vocaux ;
  • une nouvelle API REST pour les messages vocaux utilisateur ;
  • une gestion plus souple du carnet d’adresses ;
  • amélioration de l’interconnexion de plusieurs serveurs Wazo pour partager les contacts.
Wazo en 2017, quel plan de vol ?

Pour l’année 2017, l’équipe prévoit notamment :

  • d’ajouter une nouvelle interface Web d’administration, plus moderne et plus facilement extensible ;
  • de continuer le développement des API REST pour piloter l’intégralité du projet ;
  • de fournir des interfaces web et mobile pour les utilisateurs ;
  • de continuer son approche scalable pour une vision Cloud (PaaS ou SaaS) ;
  • et, bien sûr, d’être à l’écoute de la communauté et de répondre à ses préoccupations premières.
Comment on finance les graines ?

Comme tout projet logiciel, il faut bien sûr financer le temps de développement et l’équipe nous fait savoir qu’ils ont plusieurs idées dans les cartons. Ils souhaitent rentabiliser un modèle logiciel libre en fournissant du service, du développement, mais aussi apporter une nouvelle approche sur le modèle de commercialisation, sans utiliser les mécanismes retrouvés actuellement dans des projets à double licence. Donc, pas de fonctionnalités payantes à l’horizon, comme ce qui fait grincer du bec chez les utilisateurs de FreePBX ou Elastix, d’autres projets libres de téléphonie sur IP…

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Concours « jeu de mots » et cadeaux pour Noël

19 décembre, 2016 - 16:06

LinuxFr.org organise un grand concours de fin d’année pour tous les codeurs fous avec des cadeaux pour Noël.

La fin d’année est une période calme pour la plupart d’entre nous, animée par l’esprit de fête et propice à la détente. Dans ce cadre idyllique, LinuxFr.org lance le concours des jeux de mots . Chacun choisit ses armes — son langage de programmation — et use et abuse des notations et syntaxes pour notre plus grande joie.

Fais bouillir ton cerveau. Allez, c’est parti !   ᕕ(ᐛ)ᕗ

Origine du concours

Initialement, ce concours faisait partie de la dépêche du calendrier de l’Avent du C++. Ce concours étaient illustré par deux filles nerds s’exerçant avec les littéraux hexadécimaux du C++.

0xC0DE'B0F 0x1'B0L 0x2'CAFE 0xBaffe'B0B0'C00L

Puis, après publication, les auteurs de la dépêches ont eu l’impression de détourner les cadeaux de LinuxFr.org au bénéfice d’un seul langage de programmation et au détriment de la diversité du monde libre.

Alors, est venue l’idée de rectifier le tir et de permettre à tous de participer. Pas besoin d’être balaise sur un langage de programmation, il suffit juste d’être créatif. Ce concours est accessible au plus grand nombre.

Règlement
  1. écrire dans un commentaire de cette dépêche un code source valide dans le langage de programmation de son choix (script shell, SQL, Rust…) ;
  2. l’objectif de ce code source est d’user de la notation du langage pour réaliser des jeux de mots ;
  3. le code source doit être publié sous une licence libre de son choix (tu peux choisir parmi celle‐ci ou celles‐là (sauf celles avec clause NC ou ND) ou ici ou  ; et n’oublie pas de la mentionner dans ton commentaire, pas besoin de copier‐coller le long texte de la licence).

LinuxFr.org étant un site francophone, les jeux de mots en langue française seront appréciés. Aucune limite du nombre de réponse par personne, de la taille du code source, si ce n’est sur les limitations techniques de LinuxFr.org.

Exemples

Les jeux de mots peuvent utiliser le nom des variables, la forme des caractères, les symboles, les opérateurs…

La dépêche originale propose le jeu ce mot :

double w = 0xC0DE'2017.1CAFEp-1; // CC BY-SA 4 Oliver H 2016

Gof a mentionné un jeu de mots présent dans le code source du noyau Linux :

static const long HV_LINUX_GUEST_ID_HI = 0xB16B00B5p0; // GPL 2

D’ailleurs, ce jeu de mots a été à l’origine d’un troll bien nourri comme on les aime chez LinuxFr.org. Gof nous a aussi fait part d’un autre jeu de mots :

0xcacap1-pi // CC0 Gof 2016

Oliver H. a répondu par un humour très provocateur, complété par un lien vers godbolt.org dont le code source retourne une valeur bien étrange :

#include <cstddef> int main() { auto C = NULL; auto avenir = C + + 17 + 0xC00L; return avenir / 000'111; } // CC0 Oliver H 2016

D’autres jeux de mots ont été proposés, mais la licence n’a pas été mentionnée. Par respect de la convention de Berne, nous ne pouvons nous permettre de les reproduire ici.

Sauras‐tu relever le défi et gagner un cadeau ?

Récompenses

Les meilleures réponses seront sélectionnées parmi celles qui auront le plus de points « pertinents » et le moins de points « inutiles ».

Selon la qualité des jeux de mots, un ou plusieurs auteurs auront le privilège de gagner un livre de leur choix, parmi ceux des éditions suivantes :

Un CD Warmux remix et un DVD SupertuxKart seront également offerts par Libre games initiatives.

La réception des récompenses se fera par courrier électronique postal.

Sponsors

Merci à nos sponsors Libre games initiatives (papap), ENI et Eyrolles pour les nombreux livres gratuitement acheminés aux meilleurs contributeurs sur LinuxFr.org.

Commentaires

Afin de mieux visualiser les réponses au concours, merci de ne pas trop remplir les commentaires avec d’autres sujets.

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Revue de presse de l'April pour la semaine 50 de l'année 2016

19 décembre, 2016 - 13:57

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[cio-online.com] Un vent d'ouverture souffle sur la France et nos entreprises: l'Open Source s'impose!

Par Véronique Torner, le jeudi 15 décembre 2016. Extrait:

Un mois jour pour jour après l'Open CIO Summit, dont CIO était partenaire, sa présidente, Véronique Torner, tire un bilan du développement de l'Open Source en entreprises.

Lien vers l'article original: http://www.cio-online.com/actualites/lire--8978.html

[Libération] Pour des états généraux de l’Internet indépendant

Par Olivier Ertzscheid, le jeudi 15 décembre 2016. Extrait:

Alors que les géants du Net ont rencontré mercredi le futur président des Etats-Unis, il y a urgence à organiser au niveau international une régulation citoyenne et éthique du monde connecté. Avant que ce dernier ne se transforme en cauchemar.

Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/debats/2016/12/15/pour-des-etats-generaux-de-l-internet-independant_1535520

[Next INpact] La France et l'Allemagne marquent leur attachement au logiciel libre

Par Xavier Berne, le mercredi 14 décembre 2016. Extrait:

À l’issue de la seconde «conférence numérique franco-allemande», qui s’est tenue hier à Berlin, la France et l’Allemagne ont tenu à afficher leurs ambitions en matière de nouvelles technologies. Le logiciel libre y est même évoqué.

Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/102521-la-france-et-allemagne-marquent-leur-attachement-au-logiciel-libre.htm

[Next INpact] Consultations en ligne: un guide méthodologique pour les administrations

Par Xavier Berne, le mercredi 14 décembre 2016. Extrait:

Afin d’épauler les administrations qui souhaiteraient organiser des consultations en ligne de citoyens, une sorte de guide de bonnes pratiques vient d’être dévoilé. Tout en incitant les responsables politiques à s’engager sur la voix de la «co-construction» des politiques publiques, ce rapport s’oppose fermement à une généralisation de ces initiatives.

Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/102501-consultations-en-ligne-guide-methodologique-pour-administrations.htm

Et aussi:

[Developpez.com] Deux nouvelles questions sur la transparence de l'«Open Bar»

Par zoom61, le mardi 13 décembre 2016. Extrait:

Lors de l'émission Cash Investigation du 18 octobre 2016 qui a consacrée une large partie sur l'accord entre Microsoft et la Défense. Dans les semaines suivantes, l'April avait demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire concernant les relations entre l'État et Microsoft.

Lien vers l'article original: http://open-source.developpez.com/actu/108288/Deux-nouvelles-questions-sur-la-transparence-de-l-Open-Bar-par-Mme-Isabelle-Attard-et-Mme-Joelle-Garriaud-Maylam-deux-parlementaires

Et aussi:

[ParisTech Review] Le pouvoir intellectuel à l'ère numérique

Par Fred Turner, le lundi 12 décembre 2016. Extrait:

La révolution numérique a redéfini notre culture littéraire et intellectuelle. Trois Américains illustrent ce processus: Norbert Wiener, le célèbre fondateur de la cybernétique; Stewart Brand, un hippie des années 70 reconverti en entrepreneur à succès; et, plus récemment, Tim O’Reilly, l’inventeur de formules comme «Web 2.0» et «open source» qui ont un profond impact sur notre façon de voir le monde. Ces intellectuels d’un nouveau genre travaillent à la façon d’entrepreneurs de réseau. Trois étapes permettent à ce nouveau type d’intellectuel d’asseoir sa position d’influence.

Lien vers l'article original: http://www.paristechreview.com/2016/12/12/pouvoir-intellectuel-numerique

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Agenda du Libre pour la semaine 51 de l'année 2016

18 décembre, 2016 - 01:04

Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 17 événements (0 en Belgique, 16 en France, 1 au Québec et 0 en Suisse) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 51 de l'année 2016 [FR Montpellier] Formation Référencement Web - Le lundi 19 décembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 19 au mercredi 21 décembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Référencement Web)Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier
Référencement Web (naturel et payant) et réseaux sociaux
Référencement Web, apprendre à développer sa visibilité numérique, comprendre, mettre en place et analyser son référencement et sa visibilité numérique.

[QC Montréal] (3L)-Logiciels Libres en liberté groupe d’utilisateurs de Logiciels Libres, de niveau débutant - Le lundi 19 décembre 2016 de 18h00 à 21h00.

3L)-Logiciels Libres en liberté groupe d’utilisateurs de Logiciels Libres, de niveau débutant qui tiendra sa rencontre régulière mensuelle tous les 3e lundis de chaque mois.En DÉCEMBRE 2016 se sera, le 19 de 18:00 à 21:00 heures. Au Café bistro Jamocha
Nos rencontre se diviseront à l'avenir en 2 parties :
1- Une information pour débutant sur le monde du libre, la philosophie, l'aspect de la licence et la promotion des logiciels libres.

[FR Montpellier] Formation Référencement Web - Le mardi 20 décembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 19 au mercredi 21 décembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Référencement Web)Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier
Référencement Web (naturel et payant) et réseaux sociaux
Référencement Web, apprendre à développer sa visibilité numérique, comprendre, mettre en place et analyser son référencement et sa visibilité numérique.

[FR Lyon] Mapathon Missing Maps - ADM - Le mardi 20 décembre 2016 de 19h00 à 22h00.

Venez nous aider à cartographier sur OpenStreetMap, la carte du monde collaborative et libre !
Pas besoin d'être un expert, c'est accessible à tout le monde !
Pourquoi ?

[FR Lyon] Haute Disponibilité PostgreSQL Lyon - Le mardi 20 décembre 2016 de 19h00 à 23h00.

Le mardi 20 décembre 2016, de 19h à 23h, aura lieu la huitième rencontre du PLUG (PostgreSQL Lyon User Group), à la tour du web, 4 rue du Professeur Charles Appleton, à Lyon. Ce sera l'occasion de parler Haute disponibilité présentée par Nicolas Martin. La présentation cible les équipes d'exploitation.
Si vous souhaitez proposer une autre conférence, n'hésitez pas à le faire savoir.
Le reste de la soirée donnera lieu à des discussions informelles sur des sujets divers et variés autour de quelques verres que chacun apportera.

[FR Grenoble] TupperVim - Le mardi 20 décembre 2016 de 19h15 à 22h00.

La Guilde des Utilisateurs d'Informatique Libre du Dauphiné organise un atelier TupperVim.
Le format est à mi chemin entre un atelier pratique et un apéro informel, pour échanger des trucs et astuces sur le célèbre éditeur de texte.
N'hésitez pas à venir, débutants ou confirmés, pour apprendre des choses, discuter avec d'autres vimistes, et prendre l'apéro.

[FR Nanterre] Portes ouvertes de l'Electrolab - Le mardi 20 décembre 2016 de 20h00 à 21h00.

Le mardi soir est le jour où nous invitons les nouveaux et les curieux à découvrir l'Electrolab de Nanterre lors d'une petite visite guidée.
Qui sommes nous ?
Laboratoire, makerspace, atelier, grand garage collectif, ces termes nous décrivent tous un peu sans toutefois parvenir à être exacts ou exhaustifs.

[FR Montpellier] Formation Référencement Web - Le mercredi 21 décembre 2016 de 09h00 à 17h00.

Lundi 19 au mercredi 21 décembre 2016 de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 (Référencement Web)Aplose Pole Realis - 710, rue Favre de Saint-Castor, 34080 Montpellier
Référencement Web (naturel et payant) et réseaux sociaux
Référencement Web, apprendre à développer sa visibilité numérique, comprendre, mettre en place et analyser son référencement et sa visibilité numérique.

[FR Auch] Initiation à Linux - Le mercredi 21 décembre 2016 de 14h00 à 17h00.

Cette découverte de Linux est proposée au Café associatif d'Auch, l'Abri des Possibles, tous les mercredis.

[FR Montpellier] Ateliers Logiciels Libres Blender, Audacity, GNU/Linux - Le mercredi 21 décembre 2016 de 17h00 à 19h00.

Salle Nino Rota, Médiathèque Federico Fellini place Paul Bec, 34000 Montpellier
Créer un bonhomme de neige avec Blender Découvrir Blender, logiciel libre de modélisation, d’animation et de rendu en 3D. Il possède de nombreuses fonctions avancées comme, entre autres, la gestion de montage vidéo et la création de jeux vidéo grâce à son moteur de jeu intégré.
Retoucher des pistes audio avec Audacity Retouchez vos pistes audio pour vos montages vidéos ou autres applications, pour les améliorer, les couper, les mixer…

[FR Nantes] Atelier de contribution à Wikipédia - Le mercredi 21 décembre 2016 de 18h30 à 21h30.

L'objectif de cet atelier est de rendre les femmes plus visibles sur Wikipédia en écrivant des biographies de femmes ou des articles en lien avec le féminisme.
Ouvert à tou.te.s, sans inscription, ces Ateliers sont libres et gratuits.
Cet atelier a lieu à l'Espace Simone de Beauvoir, 15 du quai Ernest Renaud, Nantes, arrêt ''Gare maritime'' de la ligne 1 du tramway.

[FR Bordeaux] Atelier artiste - hacker - Le mercredi 21 décembre 2016 de 19h00 à 21h00.

Ateliers-cours à la fabrique-pola - L@bx
tous les mercredis, 19h00, à partir du 07 décembre 2016
Passer aux logiciels libres pour toute sa pratique artistique :

[FR Paris] Soirée surveillance et cinéma - Le mercredi 21 décembre 2016 de 19h00 à 23h00.

La surveillance de masse, ce n'est pas du cinéma !
Nous vous convions à une soirée surveillance et cinéma le mercredi 21 décembre dans les locaux de Mozilla.
De quoi grignoter sera disponible sur place pendant la soirée, n’hésitez pas à ramener quelque chose pour partager ! L’inscription est gratuite, ouverte à tou-te-s et pseudonymisable : https://frama.link/cine-surveillance

[FR Bordeaux] Install Party sur le thème des monnaies libres - Le mercredi 21 décembre 2016 de 19h30 à 23h00.

L'année dernière le MFRB, BXcoins et le Festival de la monnaie avaient co-organisé la conférence suivante : http://www.creationmonetaire.info/2016/01/video-monnaies-libres-monnaies-non-libres-quelles-differences.html
Stéphane Laborde revient pour les fêtes et nous propose une install party.
Une install party est un moment où plusieurs personnes se réunissent pour installer des logiciels sur leurs ordinateurs ou leurs smartphones.

[FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 21 décembre 2016 de 21h00 à 23h00.

Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

[FR Montpellier] Permanence « Les logiciels libres, parlons-en ! » - Le vendredi 23 décembre 2016 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?
Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.
L’idée est de s’informer et d’informer les adhérents des diverses associations sur le fonctionnement du lieu et des associations, et notamment sur les 5 partenaires qui l’animent et lui permettent ainsi d’exister (autour.com, L’Accorderie, enercoop, modulauto, La Nef). Lors de cette permanence partagée vous pourrez rencontrer les associations La Graine (monnaie locale de Montpellier), éCOhabitons, Montpellier à pied, et bien sûr Montpel’libre.

[FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 24 décembre 2016 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

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Sortie du noyau Linux 4.8

16 décembre, 2016 - 09:22

La sortie de la version stable 4.8 du noyau Linux a été annoncée le 2 octobre 2016 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence CC BY-SA).

    Sommaire Annonces des RC par Linus Torvalds RC-1

    La version RC-1 est sortie le dimanche 7 août 2016 :

    Deux semaines se sont écoulées et la fenêtre de fusion de la version  4.8 est donc maintenant fermée.

    À cause de mon voyage de la semaine dernière, j’ai encore quelques demandes d’intégration en attente que je voudrais regarder de plus près auparavant, mais j’ai traité la majeure partie des demandes et je voulais être certain de ne pas en recevoir de nouvelles.

    Ça semble devenir l’une des plus grosses versions de ces derniers temps, mais attendons de voir comment ça se termine. La fenêtre d’intégration a été plutôt normale, bien que le correctif en lui‐même ait l’air plutôt inhabituel : plus de 20 % concerne des mises à jour de documentation, dues à la conversion de la documentation DRM et media depuis Docbook vers le format Sphinx. Il y a d’autres mises à jour de documentation, mais c’est le plus gros morceau.

    Si l’on met de côté le changement de format de documentation, tout semble plutôt normal, avec environ 60 % des modifications non relatives à la documentation sur des pilotes (pilotes graphiques, réseau, média, son, etc.) et environ 15 % sur des mises à jour d’architectures (ARM, POWER et x86 dominant, mais il y a aussi du MIPS et du S/390).

    Le reste est réparti : cœur de réseau, outillage (essentiellement perf), incluant les fichiers, le cœur du noyau, VFS et les systèmes de fichiers bas niveau (XFS exclus). Quelques zones épargnées :

    10 787 fichiers modifiés, 612 208 insertions(+), 272 098 suppressions(-)

    En avant, testez. Les modifications et les journaux sont trop gros pour être postés, donc comme d’habitude pour une RC-1, j’ajoute seulement mon « journal d’intégration » pour une vue d’ensemble.

    Linus

    RC-2

    La version RC-2 est sortie le dimanche 14 août 2016 :

    Voici une semaine que la fenêtre d’intégration est fermée, et la version RC-2 est sortie. Testez‐la.

    Les statistiques de modifications de la RC-2 semblent inhabituelles, du fait qu’un sixième concerne les pilotes (normalement les pilotes représentent environ la moitié de l’ensemble des mises à jour). Au lieu de quoi, ce sont les mises à jour d’architectures qui dominent, ainsi que fs/ et mm/. Mais ce n’est probablement que parce que les plus gros changements de pilotes n’ont pas commencé à arriver — la RC-2 a tendance à être une période calme après la folie de la fenêtre d’intégration.

    Et la raison pour laquelle mm/ se distingue est principalement à cause d’une demande supplémentaire pendant la fenêtre d’intégration que j’ai repoussée après la RC-1, afin de pouvoir regarder ça plus attentivement.

    Donc, je m’attends à ce qu’on revienne à la normale la semaine prochaine.

    Rien de bien étrange ne semble être en cours ; donc, s’il vous plaît, allez la tester et rapportez tous les problèmes que vous rencontrerez. Évidemment, on est encore au début de la série de RC, mais je pense qu’il n’y avait rien de vraiment inquiétant durant cette fenêtre d’intégration, alors ne soyez pas timides.

    Linus

    RC-3

    La version RC-3 est sortie le dimanche 21 août 2016 :

    Après la semaine dernière caractérisée par des statistiques de modifications inhabituelles (seulement un sixième pour les pilotes), nous ne sommes toujours pas revenus à la normale avec la RC-3 et nous sommes dans la situation habituelle avec grosso modo 60 % des correctifs portant sur les mises à jour de pilotes. Cela s’étend encore, mais la plupart semblent tendre vers le réseau, les pilotes graphiques et le nouveau pilote EDAC. Mais tout ça est encore bien petit.

    En dehors du département des pilotes, on a du réseau, quelques mises à jour de systèmes de fichiers (principalement XFS, bien que dans les statistiques de changement AFS soit également visible, mais surtout pour des changements liés au réseau) et une touche de mises à jour un peu éparpillées : documentation, planificateur, quelques modifications mineures d’architectures, etc.

    Et quelques corrections sur les outils de perf.

    Tout ça semble plutôt sain, je ne vois rien de très effrayant ici. Allez tester ça.

    Linus

    RC-4

    La version RC-4 est sortie le dimanche 28 août 2016 :

    Nouvelle semaine, nouvelle RC.

    Tout semble normal et cela a été aussi un peu plus calme que la RC-3, donc espérons que nous sommes bien dans la phase « ça se calme ». Bien qu’avec les habituelles fluctuations relatives aux contraintes de temps (différents mainteneurs étalent leurs requêtes d’intégration différemment), il est difficile de déjà annoncer une tendance.

    En tout cas, tout ça semble plutôt petit. Je pense que le plus gros truc ici est une correction sur la gestion d’énergie pour Skylake ajoutée comme une partie de la mise à jour du pilote graphique, juste avant que je n’envisage de couper la version RC-4. Tant pis. L’autre changement plutôt imposant est un lot de corrections Btrfs.

    Mais dans l’ensemble tout ça ne semble pas effrayant et le reste est vraiment plein de mignonnes petites corrections éparses : divers pilotes de sous‐systèmes (son, RDMA, bloc), KVM et autres mises à jour d’architectures.

    Voir l’habituel journal résumé ci‐dessous pour les détails — il est petit et facile à parcourir pour sentir le goût des trucs qui se sont passés.

    En avant, testez.

    Linus

    RC-5

    La version RC-5 est sortie le dimanche 4 septembre 2016 :

    Donc, la RC-5 est sensiblement plus grosse que ne l’était la RC-4, et mon sentiment de la semaine dernière que nous commencions à nous calmer semble avoir été prématuré.

    Cela dit, la plupart des diffstats semblent plutôt plats (ce qui implique plein de petits changements triviaux plutôt que des gros invasifs). Il y a du boulot dans le pilote réseau Mellanox mlx5 et il y a du bruit côté NFS et OverlayFS, mais dans l’ensemble c’est juste un tas de petites corrections. C’est sans doute un peu plus de petites corrections que ce que je préfère voir à ce stade, mais je suspecte que la RC-4 semblait si bien et si petite parce que de nombreuses corrections avaient été reportées à la RC-5.

    Non pas que tout ça semble inquiétant en tant que tel, mais si les choses ne commencent pas à se calmer maintenant, ça va finir par être une de ces versions qui ont besoin d’une RC-8. On verra.

    Cela dit, quand on regarde individuellement les statistiques de chaque commit, tout ça semble petit et simple, c’est juste qu’il y en a plus que je ne l’aurais souhaité.

    Le journal résumé est joint pour ceux qui veulent se faire une idée des trucs qui se sont produits.

    Linus

    RC-6

    La version RC-6 est sortie le dimanche 11 septembre 2016 :

    Les choses se sont calmées et tout semble très normal. Environ deux tiers de mises à jour de pilotes, la moitié du reste concernant des mises à jour d’architectures, et la seconde moitié des trucs divers (corrections de bogues liés à fs/crypto, etc.).

    Évidemment, quelques minutes après la sortie, David m’a envoyé la demande d’intégration pour le réseau, c’est peut‐être la raison pour laquelle la RC-6 semble plutôt petite. Tant pis. Je n’ai pas encore décidé si nous allions ou non faire une RC-8, mais je ne crois pas que je doive le faire maintenant. Rien ne semble particulièrement mauvais, et ça dépendra de ce que donnera la RC-7.

    Le journal résumé est joint — il est assez petit pour qu’on puisse le parcourir et avoir une idée de ce qui se passe.

    Linus.

    RC-7

    La version RC-7 est sortie le dimanche 18 septembre 2016 :

    Nouvelle semaine, nouvelle RC.

    Normalement la RC-7 est la dernière de la série avant la version finale, mais maintenant je suis pratiquement sûr que ça va être une de ces versions qui viennent avec une RC-8. Les choses ne se sont pas calmées autant que je l’aurais aimé, il y a encore quelques discussions en cours. Et il est improbable que je trouve que tout va bien et que nous sommes prêts pour une 4.8 finale dimanche prochain.

    Ceci dit, il n’y a rien de « gros » en cours, il y a juste plus de bruit que ce que je voudrais. Une partie de la RC-7 est, bien sûr, composée de corrections réseau qui ont manqué la RC-6 de quelques minutes, mais il y a aussi d’autres mises à jour de pilotes divers (RDMA, NVMe et quelques corrections PCMCIA — eh oui, ce n’est pas encore mort). Et un bon nombre de petites corrections d’architectures (les corrections uaccess d’Al sont sorties, mais il y a aussi quelques corrections de perf, de KVM et d’autres choses variées en cours également).

    Le journal résumé n’est pas aussi court que je l’aimerais, mais il est joint et il n’est pas vraiment gros non plus — vous pouvez facilement le parcourir pour avoir une rapide idée des détails.

    Une autre chose qui me fait dire « tant qu’on y est, faisons une RC-8 » est qu’il ne semble pas que linux-next soit si gros que ça, donc je n’ai pas l’impression d’une quelconque pression pour ouvrir la fenêtre d’intégration. Il y a bien quelques fonctionnalités qui semblent être planifiées pour une intégration dans la 4.9 et que j’attends, mais une semaine de plus ne nuira pas.

    Bien sûr, peut‐être que les choses iront si merveilleusement bien la semaine à venir que je vais décider que la 4.8 est prête. Il n’y a vraiment rien de particulier qui m’inquiète, mais voir ces corrections de corrections la semaine dernière me fait juste dire « Eh, des trucs sont encore en cours. »

    Mais s’il vous plaît, allez‐y, testez.

    Linus

    RC-8

    La version RC-8 est sortie le dimanche 25 septembre 2016 :

    Donc, comme déjà évoqué la semaine dernière (et envisagé comme une possibilité), voici la RC-8. Les choses ont en fait commencé à se calmer cette semaine, mais je n’ai pas trouvé inutile de faire une dernière RC, donc nous y voici. Je pense que la version 4.8 sera finalisée pour le week‐end prochain, sauf si quelque chose de vraiment inattendu se produit.

    Il y a quelques entrées éparses dans la liste de régression de Thorsten, mais rien qui me guide vers « on doit suspendre la 4.8 ». Et les choses ont été vraiment calmes, avec juste quelques corrections ici ou là. Regardez le journal résumé ci‐après, mais c’est vraiment plein de petites choses : essentiellement des pilotes, avec un peu d’architectures et de crypto, et des petites corrections de MM et de systèmes de fichiers. Et une tripotée de réseau.

    Linus

    Version finale

    La version finale est sortie le dimanche 2 octobre 2016 :

    Cette dernière semaine était plutôt calme, ce qui me fait penser que j’aurais peut‐être dû finalement ignorer la RC-8.
    Peu importe, aucun mal n’a été fait.

    Ceci veut dire que la fenêtre de fusion pour le 4.9 est ouverte et j’apprécie les personnes qui m’ont déjà envoyé des demande d’intégration en avance pour des raisons de voyages ou autre.
    Je commencerais à les fusionner dès demain et on aura sûrement les développeurs les plus aguerris qui testeront la version 4.8 avant que la prochaine phase de développement ne commence. ;)

    Enfin, il y a quelques corrections d’importance mineure listées ci‐dessous : c’est un mélange de corrections d’architectures (ARM, MIPS, SPARC, x86), pilotes (réseau, nvdimm, graphique) et de code générique (aussi du réseau, un peu de systèmes de fichiers, cgroup et de gestion de machines virtuelles).

    Finalement, c’est assez petit et il n’y en a pas beaucoup.
    Allez le tester maintenant,

    Linus

    Version 4.8.1

    La version corrective 4.8.1, sortie le 7 octobre 2016 :

    Je suis désolé d’avoir fusionné cette dernière série de correctifs d’Andrew juste avant de faire la version 4.8, parce qu’ils provoquent des problèmes et qu’ils sont maintenant dans le 4.8 (et que cette merde boguée est marquée pour la version stable aussi).

    En particulier, j’ai eu droit a :

    kernel BUG at ./include/linux/swap.h:276

    Et le résultat final était un noyau mort.

    L’erreur que le changement 22f2ac51b6d64 (« mm: workingset: fix crash in shadow node shrinker caused by replace_page_cache_page() ») avait pour but de corriger était apparemment présente depuis la version 3.15, mais la correction est clairement pire que l’erreur qui aurait dû être corrigée, car l’erreur originale n’a jamais tué ma machine !

    J’aurais dû réagir à cet ajout de lignes contenant un BUG_ON(). Je suppose que j’aurais dû enlever ce stupide concept de BUG_ON() une fois pour toute, car il n’y a PAS DE P*TAIN D’EXCUSE pour consciemment tuer le noyau.

    Pourquoi diable n’était‐ce pas un avertissement ?

    Oui, je suis grognon. Ceci est arrivé très tard dans le cycle de publications et je m’attendais à bien mieux de la part d’Andrew. Ajouter n’importe où des BUG_ON() dans du code qui n’a pas vraiment été assez testé n’est pas acceptable. Et ce n’était clairement pas acceptable de me l’envoyer après la RC-8 sans que ce ne soit abondamment testé, ce qui n’a manifestement pas été le cas en l’occurrence. J’ajoute stable en copie ici pour les prévenir.

    Linus

    Les nouveautés Prise en charge des plates‐formes ARM/ARM64 ACPI
    • ARM64 : prise en charge de NUMA via ACPI ;
    • ARM64 : maintenant que l’ACPI supporte le mode « idle » LPI (Low Power Idle), activation du mode ACPI_PROCESSOR_IDLE ;
    • ARM64 : prise en charge des bus PCI via ACPI.
    Xen
    • ARM : décrit comment utiliser l’ACPI de Xen sur des plates‐formes virtuelles ARM64.
    Divers ARM64
    • prise en charge de kexec ;
    • implémentation d’une fonction de contrôle d’intégrité (checksum) IP optimisée pour ARM64 ;
    • prise en charge de la compilation avec kcov.
    Broadcom
    • prise en charge du système monopuce BCM23550 avec SMP ;
    • prise en charge initiale pour le Raspberry Pi 3 à base de bcm2835 ;
    • prise en charge de la carte BCM953012ER à base de BCM5301x ;
    • prise en charge du SoC bcm958625hr de la série NSP.
    Qualcomm

    Prise en charge de la carte Dragonboard avec le système monopuce Qualcomm APQ8060.

    Atmel
    • prise en charge de la carte Olimex SAM9-L9260 ;
    • prise en charge de la carte at91sam9260ek via l’arborescence matérielle (Device Tree).
    Freescale/NXP/(Qualcomm ?)
    • prise en charge de la carte Auvidea H100 à base de systèmes monopuces i.MX 6 ;
    • prise en charge de la carte Utilite Pro à base de systèmes monopuces i.MX 6s ;
    • prise en charge de la carte Toradex Colibri à base de systèmes monopuces i.MX 7S/iMX 7D ;
    • prise en charge de Creative X-Fi3 ;
    • prise en charge de SanDisk Sansa Fuze+.
    Allwinner
    • prise en charge de la carte Bananapi M1 Plus (systèmes monopuces sun7i) ;
    • prise en charge de Sinovoip BPI-M2+ (systèmes monopuces sun8i-h3) ;
    • prise en charge de la tablette Polaroid MID2407PXE03 (systèmes monopuces sun8i) ;
    • prise en charge de la carte inet86dz (systèmes monopuces sun8i).
    Renesas
    • ARM : prise en charge initiale du système monopuce R8A7792 ;
    • ARM : prise en charge de la carte « blanche » avec le système monopuce R8A7792 ;
    • ARM64 : prise en charge du système monopuce Renesas R8A7796 ;
    • ARM64 : prise en charge de la carte Salvator-X avec le système monopuce R8A7796.
    Divers
    • ARM : prise en charge de la carte de développement Cirrus Logic EDB7211 (système monopuce CLPS711X) ;
    • ARM : début de prise en charge de la carte Odroid XU (système monopuce Samsung Exynos) ;
    • ARM64 : prise en charge du système monopuce LG Electronics lg1313 ;
    • ARM64 : prise en charge du système monopuce Mediatek MT6755 ;
    • ARM : prise en charge initiale du système monopuce HiSilicon Hi3519.
    MIPS

    Prise en charge de l’ajout à chaud de processeurs de type MIPS R6.

    Pilotes graphiques libres AMDGPU

    Un ajout notable en ce qui concerne le pilote AMDGPU est la possibilité de surcadencer son processeur graphique grâce à la prise en charge d’OverDrive. Une fonctionnalité qui ravira joueurs et mineurs de tout poil.

    La méthode n’est pour le moment pas très conviviale, car elle consiste à modifier la valeur de certains fichiers en ligne de commande.

    Dans le détail, on a typiquement le fichier /sys/class/drm/card0/device/pp_sclk_od pour la gestion de la fréquence du processeur graphique et le fichier /sys/class/drm/card0/device/pp_mclk_od pour la mémoire. Les valeurs possibles vont de 0 à 20 par palier de 1 et représentent le pourcentage d’augmentation de la fréquence.

    Nouveau

    Début de prise en charge des processeurs graphiques GP100 et GP104.

    Réseau Wireless (802.11)

    Les Beacon frames sont des trames de gestion du Wi‐Fi, leur gestion a été améliorée.
    Il y a maintenant la prise en charge de MU-MIMO air sniffer. Les opérations privilégiées de Netlink sont maintenant gérées depuis les espaces de noms (comme les conteneurs LXC, Docker, VServer).
    Une meilleure gestion interne des files d’attente logicielles via FQ/codel est introduite.

    IPv6

    Gestion du 6LoWPAN pour l’IPv6 en réseau personnel. Meilleure gestion de l’ICMP pour les tunnels GRE en IPv6.

    Multi Protocol Label Switching (MPLS)

    Permet une gestion interne des routes plus efficace, elle propose l’IP sur IP, IP via tunnel GRE.

    Bluetooth

    Amélioration des diagnostics pour l’authentification.

    NFC

    Gestion de l’attente des temps de réponse.

    infiniBand

    Ajout de l’émulation RDMA sur Ethernet. Gestion du pilotage de flux pour IPv6.

    BATMAN

    Le protocole de réseau maillé BATMAN a reçu son lot d’améliorations (multidiffusion, débogage…).

    Systèmes de fichiers ext4

    Les codes de chiffrement ne sont plus spécifiques, ils ont été unifiés et mis en commun avec F2FS, cela permettra une meilleure maintenance.

    Blocs

    Diverses corrections au niveau de la gestion des blocs, cela va de l’ordonnanceur, à la gestion du bogue de l’année 2038.
    Pas mal de changements côté NVMe (qui permet une bien meilleure exploitation des SSD qu’AHCI) et particulièrement NVMeF, correction dans Bcache (qui permet de fusionner un disque dur et un SSD en un disque hybride).

    F2FS

    Le système de fichiers a moins de pression sur les verrous, ce qui permet une meilleure montée en charge, des optimisations sur les écritures et diverses corrections.

    NFS

    Un problème de performance dans le NFS a été trouvé et corrigé, une mise en cache plus agressive et davantage de code optimisé, permettent d’optimiser le client NFS.

    OrangeFS

    La mise en cache côté noyau permet d’optimiser OrangeFS, en améliorant les latences, augmentant le débit et soulageant le réseau.

    XFS

    Le Reverse-Mapping a été inclus, cela permet de suivre le propriétaire d’un bloc. C’est le premier pas pour l’avancement sur un certain nombre de futures fonctionnalités (reflink, copy-on-write data, dedupe, online metadata et data scrubbing) et une bien meilleure gestion de la récupération des données pour un système de fichiers endommagé ou corrompu.

    Btrfs

    En plus des habituelles corrections de bogues, pour ce noyau nous avons droit à une réécriture complète de la vérification de l’espace libre, qui était en gestation depuis des mois. Cela diminue fortement les latences et maximise le débit.

    Appel à volontaires

    Cette dépêche est rédigée par plusieurs contributeurs dont voici la répartition :

    Mainteneur Contributeur(s) La phase de test Aucun Arch Aucun Développeurs Aucun Pilotes graphiques libres Aucun Réseau Aucun Systèmes de fichiers Aucun Herman Brule Sécurité Aucun Virtualisation Xavier Claude Édition générale Aucun Martin Peres, yPhil

    Un peu de vocabulaire :

    • le mainteneur d’une section de la dépêche est responsable de l’organisation et du contenu de sa partie, il s’engage également à l’être dans le temps jusqu’à ce qu’il accepte de se faire remplacer ;
    • un contributeur est une personne qui a participé à la rédaction d’une partie d’une section de la dépêche, sans aucune forme d’engagement pour le futur.

    Malgré cette équipe importante, beaucoup de modifications n’ont pas pu être expliquées par manque de temps et de volontaires.

    Nous sommes particulièrement à la recherche de mainteneurs pour les sections Systèmes de fichiers et Réseau, les précédents n’ayant pas donné de signes de vie pendant la rédaction des dernières dépêches.

    Si vous aimez ces dépêches et suivez tout ou partie de l’évolution technique du noyau, veuillez contribuer dans votre domaine d’expertise. C’est un travail important et très gratifiant qui permet aussi de s’améliorer. Il n’est pas nécessaire d’écrire du texte pour aider, simplement lister les commits intéressants dans une section aide déjà les rédacteurs à ne pas passer à côté des nouveautés. Essayons d’augmenter la couverture sur les modifications du noyau !

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    Lugaru enfin libre

    16 décembre, 2016 - 01:07

    Peut‐être vous souvenez‐vous encore de Lugaru, jeu vidéo indépendant faisant partie du premier Humble Indie Bundle, du temps où ceux‐ci contenaient encore des jeux indépendants et tenaient la promesse de fournir des versions GNU/Linux.
    Suite au succès de cette opération, le code de 4 des 5 jeux avait été libéré, dont celui de Lugaru [N. D. M. : un jeu d’action / combat prenant, original et au gameplay poussé, voir les commentaires].

    Après quelque temps les libristes avaient obtenu de Wolfire, l’éditeur, la libération d’une partie des données fournies avec la démo. Cela laissait entrevoir une possibilité de libération complète en remplaçant le reste par des données libres. Si une timide tentative en ce sens a vu le jour, cela n’a jamais abouti.

    Mais Wolfire approchant de plus en plus de la sortie de leur prochain jeu Overgrowth, ils ont finalement accepté de mettre sous licence libre l’ensemble du jeu !

    Le développement a repris de plus belle (et il y en a besoin, l’état du code est catastrophique) et nous (l’équipe d‘OSS Lugaru) venons de sortir Lugaru 1.1, première version libre publiée par la communauté.
    Plus d’informations sur les nouveautés et projets futurs dans la suite de la dépêche.

    Cette version inclut toutes les nouveautés développées depuis la libération, dont certaines avaient été fusionnées upstream, comme la barre de vie, mais d’autres n’étaient encore jamais sorties dans des versions pré‐compilées pour le commun des mortels, comme le prise en charge de la multi‐campagne.

    En effet, il existe des campagnes alternatives (mods) pour Lugaru, mais jusqu’ici en installer une revenait à remplacer la campagne officielle.
    Dans cette version, vous pouvez sélectionner la campagne à lancer dans le menu, votre progression au sein de chaque campagne est sauvegardée.

    Nous avons réussi à contacter les auteurs de trois de ces campagnes alternatives qui ont accepté de placer leur travail sous licence libre, il y a donc 4 campagnes jouables dans cette version !

    Par ailleurs, le moteur a été porté de SDL 1.2 vers SDL 2.0, ce qui améliore grandement la gestion de la résolution d’affichage et du clavier. En particulier, les utilisateurs de clavier AZERTY ne devraient plus être des utilisateurs de seconde zone grâce à l’utilisation de scancodes.

    Changements Projet :
    • passage de Mercurial à Git et de Bitbucket à GitLab.com ;
    • mise en place d’intégration continue avec gitlab-ci pour différentes plates‐formes : Linux GCC, Linux Clang, Windows MinGW32, Windows MinGW64 ;
    • suppression des dépendances intégrées et souvent obsolètes.
    Moteur :
    • prise en charge du mode multi‐campagne ;
    • migration de SDL 1.2 à SDL 2 (avec l’utilisation des scancodes pour le clavier pour que les contrôles par défaut fonctionnent sur tout clavier) ;
    • prise en charge d’une vraie installation avec les données dans /usr/share ;
    • amélioration de la prise en charge des arguments en ligne de commande, ajout d’un --devtools pour passer en mode débogage sans éditer son fichier de configuration ;
    • sauvegarde automatique après chaque niveau passé (utile en cas de crash) ;
    • prise en charge de la norme XDG et des dossiers standards pour stocker configuration et sauvegardes :
      • GNU/Linux : $XDG_CONFIG_HOME (par défaut ~/.config/lugaru) et $XDG_DATA_HOME (par défaut ~/.local/share/lugaru),
      • Mac OS X : ~/Library/Application Support/Lugaru,
      • Windows : %APPDATA%\Lugaru, par exemple : C:\Users\<you>\AppData\Roaming\Lugaru` ;
    • ajout d’un fichier .desktop, une icône, un fichier appdata.xml, tout ce qu’il faut pour empaqueter proprement pour nos distributions ;
    • correction du paramètre --nomousegrab ;
    • ajout d’une option plein écran dans le menu options, et prise en charge de la combinaison de touches Alt + Entrée pour passer en plein écran ou en mode fenêtré ;
    • passage de la définition d’affichage par défaut à 1024 × 768 pixels au lieu de 640 × 480 pixels et du niveau de détail au maximum par défaut ;
    • beaucoup de nettoyage de code.
    Contenu de jeu :
    • toutes les données de Lugaru HD sont désormais sous licence Creative Commons (CC-BY-SA 3.0) ;
    • ajout de trois campagnes alternatives : Temple, par Silb (CC-BY-SA 3.0), Empire, par Jendraz (CC-BY-SA 4.0) et The Seven Tasks (Les sept tâches), par Philtron R. (CC-BY-SA 4.0) ;
    • réorganisation des données, corrections des chemins erronés vers celles‐ci dans les cartes existantes.

    Veuillez noter que le format des sauvegardes a changé, ainsi que le chemin de la plupart des données. Donc, les cartes alternatives pour la version originale de Lugaru peuvent présenter quelques problèmes de compatibilité, mais peuvent être adaptées.

    Aidez‐nous !

    N’hésitez pas à ouvrir tout un tas de rapports de bogues et de suggestions sur notre GitLab, il est là pour ça.

    Si vous connaissez le C++ et n’avez pas froid aux yeux, vous pouvez participer au nettoyage du code en vue de l’ajout de fonctionnalités futures.
    C’est assez funky, des fois on remplace des tableaux par des vecteurs et on obtient une segfault parce que le jeu tape en dehors des tableaux, mais jusqu’ici ça marchait parce que les tableaux étaient côte à côte, donc ça tombait bien…

    Vous pouvez aussi aider du côté de l’empaquetage pour que Lugaru soit disponible dès que possible dans toutes les distributions.

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    Sortie de Tryton 4.2

    14 décembre, 2016 - 10:43

    Fidèle à son rendez‐vous semestriel, Tryton est de retour pour sa nouvelle version 4.2. Tryton est une plate‐forme à architecture 3-tiers de développement d’applications pour entreprise (progiciel de gestion intégré/PGI/ERP) sous licence GPL v3+.

    Le nombre de ses modules de base ne cesse de croître au fil des versions et l’ensemble couvre la plupart des nombreux besoins de l’entreprise. Son architecture modulaire permet une adaptation selon votre utilisation et vos nécessités.

    Avec cette version, Tryton élargit son horizon à des applications utilisateur personnalisées comme Chronos, mais aussi comme infrastructure de service Web. Un effort particulier a été fourni afin de réduire l’écart de fonctionnalités entre le client Web et le client natif. Le client Web a encore un peu de retard en termes de fonctionnalités, mais au rythme actuel cet écart disparaîtra dans quelques versions. Cette version contient de nombreuses corrections de bogues et des améliorations de performance. Le polonais est maintenant une langue officielle de Tryton.

    Bien entendu, la migration des versions précédentes est entièrement prise en charge.

    Certaines présentations de la conférence annuelle qui a eu lieu en octobre à Barcelone décrivent les nouveautés de cette version, la suite de la dépêche vous propose de les passer en revue. Et elles sont nombreuses…

    Sommaire Les clients

    Toutes les nouvelles fonctionnalités sont systématiquement ajoutées au client bureau et Web.

    Indicateur de comptage

    Les onglets des tabulations peuvent désormais avoir un compteur indiquant à l’utilisateur le nombre d’enregistrements concernés. Cette fonctionnalité est activée par défaut sur les onglets où il est intéressant de voir en un coup d’œil le nombre d’enregistrements restants à traiter et, ainsi, vérifier rapidement les tâches en attente.

    Confirmation multiple

    Il est maintenant possible de configurer les boutons afin d’avoir un certain nombre de clics d’utilisateurs différents avant validation. Le nombre de clics déjà reçus sera visible sur le bouton et le nom des utilisateurs sera affiché via une info‐bulle.

    Couleurs dans les calendriers

    Dans la vue calendrier, on peut attribuer une couleur à chaque enregistrement et ainsi pouvoir facilement les regrouper visuellement.

    Meilleures icônes

    Les icônes des champs « relation » prêtaient à confusion auprès de certains utilisateurs pensant chercher un nouvel enregistrement, alors qu’ils étaient en train de l’éditer. Le bouton d’édition a donc été déplacé à la gauche du champ et un nouveau bouton permettant d’effacer la valeur a été ajouté.

    Fonctionnalités manquantes ajoutées dans le client Web (SAO)
    • L’importation et l’exportion CSV ;
    • la vue calendrier ;
    • les champs traduisibles ;
    • les favoris ;
    • le tri des colonnes.
    Le serveur Infrastructure de services Web

    Le serveur Tryton s’ouvre à de nouveaux usages au‐delà du modèle client‐serveur. Il est maintenant possible pour chaque module d’enregistrer ses propres points d’entrée (URL routing). Pour ce faire, un ensemble d’outils est mis à disposition pour gérer les transactions et l’authentification des utilisateurs. Pour cette dernière, un système d’enregistrement de l’application sur le compte de l’utilisateur a été mis en place. Il permet de ne pas avoir à demander le mot de passe de l’utilisateur, mais de simplement stocker une clef qui ne donne accès qu’à un nombre limité d’API.

    C’est sur cette infrastructure que repose la première Web Extention Chronos (pour Google Chrome) qui permet d’encoder ses feuilles de présence depuis le navigateur et en mode déconnecté.

    Comptabilité

    Il est possible maintenant de comparer le bilan et le compte de résultats avec une période précédente dans la même vue. Quand on active la comparaison et que l’on choisit une date ou une période, une nouvelle colonne apparaît contenant le nouveau montant.

    La configuration de l’objet taxe peut être parfois complexe. Il est apparu que pouvoir simuler le calcul d’une configuration simplifie cette tâche. Un nouveau wizard de simulation a été développé pour cela.

    Par défaut, les impressions des factures étaient stockées définitivement dans la base de données. Mais, dans certains cas, cela surchargeait le système en termes de volume à sauvegarder. Une nouvelle option permet maintenant de stocker les factures dans le système de fichiers.

    Le processus de comptabilisation des factures a été amélioré pour le traitement en masse. Il utilise les toutes dernières améliorations de l’ORM.

    L’identifiant fiscal de la société émettrice de la facture est enregistré. C’est utile dans le cas où elle a plusieurs identifiants, par exemple, un numéro de TVA dans un pays étranger.

    La gestion des paiements a aussi bénéficié de quelques améliorations, comme la possibilité de les bloquer, mais aussi la mise à niveau du SEPA pour novembre 2016 et également la gestion automatique du statut en fonction des relevés, etc.

    La comptabilité analytique a aussi reçu une refonte en profondeur. Beaucoup de champs redondants avec la comptabilité générale ont été supprimés. Un nouveau type de compte est disponible pour faire des distributions automatiques. Les lignes de comptabilité générale ont un statut analytique permettant de retrouver les lignes qui doivent encore être affectées. Les amortissements utilisent les écritures analytiques au lieu de la facture fournisseur.

    Référentiels

    Création d’un enregistrement plus générique des adresses. L’encodage du champ « rue » n’est plus limité à deux lignes. Il est également possible de configurer le formatage de l’adresse par pays (65 pays sont pré‐configurés).

    Pour limiter les doublons de tiers dans le système, un nouveau wizard permet de fusionner des tiers ensemble. L’ancien tiers sera désactivé pour garder la liaison avec l’historique des enregistrements, mais l’ensemble des documents sera transféré aux nouveaux, consolidant ainsi les informations comme le montant à payer, etc.

    Les numéros de téléphones sont formatés en utilisant la bibliothèque Python phonenumbers library.

    Production

    L’ajout de la gestion des délais de production, en fonction de la gamme et la nomenclature, améliore la planification de la production.

    Deux nouveaux modules viennent étendre les fonctionnalités de la gestion de production : le premier permet de tracer les temps de travail par production et le second offre la possibilité de diviser une production pour une meilleure répartition de la fabrication.

    Achats

    Un nouveau module pour la gestion des demandes d’achats des employés est disponible. Ces demandes d’achats devront passer par un processus d’approbation. Le service achat récupère les demandes validées pour traitement.

    Stocks

    Configuration d’un délai pour les transferts internes entre entrepôts. Durant cette période les marchandises sont dans une zone de transit.

    La zone de stockage, par défaut définie au niveau d’un produit, est maintenant utilisée par le module production.

    Le délai d’approvisionnement est configurable pour un fournisseur.

    La gestion de l’expédition des colis permet d’imprimer les étiquettes et stocker les références d’expédition. Déjà deux transporteurs sont pris en charge par le système : UPS et DPD.

    Authentification

    Le processus d’authentification a été revu en profondeur pour devenir modulable. Il est possible de spécifier différentes méthodes d’authentification sans devoir modifier le client. Deux modules sont déjà proposés :

    • SMS : envoi d’un code par SMS à l’utilisateur pour effectuer l’entrée en session, qui peut être couplé avec un mot de passe pour fournir un système à deux facteurs d’authentification ;
    • LDAP : l’authentification est déléguée à un annuaire LDAP.
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