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OpenWRT et LEDE (Linux Embedded Development Environment) : à fourchettes tirés…

20 août, 2016 - 07:43

LEDE (Linux Embedded Development Environment) est le fork d’OpenWRT, une distribution GNU/Linux pour matériel embarqué (dont les routeurs Wi‐Fi), annoncé en avril 2016. Une part notable des développeurs d’OpenWRT ont décidé de « forker » le projet OpenWRT. C’est une annonce importante, le projet OpenWRT semblait ralentir dans ses évolutions, notamment par l’absence d’annonce sur la prochaine version stable.

Ce départ massif, et l’absence de méthode de ralliement au projet OpenWRT va pour le moment ralentir considérablement la sortie de la prochaine version stable.

LEDE veut réinitialiser le projet (le terme « reboot » est celui utilisé), et s’orienter explicitement vers l’embarqué. Les routeurs Wi‐Fi sont évidemment toujours au centre du projet (héritage d’OpenWRT). On commençait à trouver OpenWRT sur des équipements moins spécialisés comme le Raspberry Pi ou le monde x86 (32 et 64 bits).

De mon point de vue, nous n’en sommes qu’à la fourniture d’une version instable. Il sera intéressant de voir comment évoluent les choses. On pourrait également assister, comme pour Ampache, à une réintégration du projet LEDE au niveau d’OpenWRT. Qui sait ?…

N. D. M. : quelques données chiffrées, donc quantitatives et pas forcément qualitatives :

  • LEDE : sur GitHub 188 étoiles, 111 forks, 7 personnes, 35 838 commits, une publication et 107 contributeurs ; sur la liste de diffusion, des centaines de courriels par mois ; sur IRC, 7 comptes‐rendus de réunions ;
  • OpenWRT : sur GitHub 354 étoiles, 229 forks, 16 personnes, 37 878 commits, 5 publications et 76 contributeurs ; une liste de diffusion interne privée, une activité certaine sur leur forum et plus aucune réunion depuis 2009 (ou le wiki n’est pas à jour).
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Une boîte à outils libre pour l’éco‐construction

19 août, 2016 - 10:12

Ce 4 août 2016, une campagne de financement participatif de l’Open Building Institute (OBI) et l’Open Source Ecology (OSE) a collecté avec succès 115 860 $ (sur un objectif de 80 000 $) auprès de 1 902 contributeurs, afin de soutenir le développement d’une boîte à outils libre visant à rendre la construction de logements écologiques plus facile, moins chère, plus rapide et à la portée de tout le monde.

Lors de cette campagne, l’OSE a annoncé l’organisation de son premier atelier européen sur leur kit de construction d’imprimante 3D à Ghent en Belgique.

Présentation de l’OBI et l’OSE

L’Open Source Ecology fondé par Marcin Jakubowski développe le Global Village Construction Set (GVCS) visant à publier les spécifications d’une cinquantaine de machines agricoles et industrielles nécessaires à la civilisation.

L’Open Building Institute a été fondé par Catarina Mota en partenariat avec l’Open Source Ecology et est l’aboutissement de plusieurs années d’expérience de construction d’habitats écologiques abordables dans leur ferme « Factor e Farm » du Missouri aux États‐Unis.

Présentation de la boîte à outils OBI et de leur plan de route

L’Open Building Institute met à disposition une bibliothèque libre de modules de construction (murs, fenêtres, portes, toits…) et de procédures d’assemblage rapide permettant une fabrication modulaire et évolutive d’une habitation.

L’équipe prévoit d’offrir un service clé en main de construction pour les futurs propriétaires en 2017. Pour cela, il propose un programme de formation pour les constructeurs basé sur un modèle de production social (feuille de route).

Un atelier collaboratif planifié en novembre 2016 a pour objectif de monter une maison hors réseau de près de 70 m2 en cinq jours, avec une équipe d’une trentaine de personnes, pour un budget de matériaux d’environ 22 500 €, suivi de la construction d’une ferme aquaponique.

Prochain groupe de travail de l’OSE [BE Ghent] OSE 3D Printer Construction Set Workshop : du jeudi 8 septembre 2016 à 9 h, au vendredi 9 septembre 2016 à 18 h.

Le premier groupe de travail européen de l’OSE aura lieu ces 8 et 9 septembre 2016 à Ghent en Belgique sur leur kit de construction d’imprimante 3D. Lors de cette formation immersive, les participants fabriqueront pour la première fois ce kit open hardware, et auront la possibilité de fabriquer leur propre imprimante. Le kit est composé de modules pouvant être assemblés pour construire une imprimante 3D de la taille souhaitée, ainsi que d’autres machines‐outils à commande numérique (CNC de fraisage, tournage, découpage laser…) et des instructions de configuration des logiciels libres pilotant l’imprimante.

Une partie de cet atelier est également dédiée aux concepts d’Extreme Manufactoring, d’entreprise distributive et d’économie collaborative et libre soutenue par l’OSE.

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Haiku a 15 ans

19 août, 2016 - 09:31

Le 18 août 2001, le premier message sur la liste de diffusion de OpenBeOS était envoyé par Marcus Overhagen (« Ok, let’s start »). Quinze ans plus tard, le projet est toujours là, même si les progrès semblent un peu lents ces derniers temps.

Sommaire

Le projet Haiku

Haiku est un système d’exploitation compatible avec les applications et pilotes de périphériques écrits pour BeOS. Le but est de fournir un système léger et efficace pour les ordinateurs personnels.

Haiku est publié sous la licence MIT (en majorité, certains composants utilisent d’autres licences libres). Il propose une ABI stable, ce qui permet la diffusion de logiciels compilés, de façon durable.

Historique du projet

Durant les premières années du développement de Haiku, il n’était pas encore un système d’exploitation complet. Les premiers développements ont été faits sur la base de BeOS, dont l’architecture modulaire permettait le remplacement progressif des différentes parties du système. L’un des premiers développements complétés fut donc… la gestion des économiseurs d’écran.

Dès avril 2002, un premier prototype de l’app_server (l’équivalent du serveur X) permettait d’afficher une fenêtre. Mais, ce n’est que bien plus tard, en mars 2005, qu’il a enfin pu fonctionner sur un système intégralement compilé à partir des sources de Haiku, sans morceaux binaires de BeOS.

Les choses se sont enchaînées assez rapidement à cette période, avec la gestion du réseau (avril 2005), la mise en place du gestionnaire de fichiers Tracker (juillet 2005), puis le prise en charge de l’USB (septembre 2006). En 2007, s’ajoute le support des contrôleurs SATA, et en février 2008, il devient possible de compiler Haiku sous Haiku pour la première fois (auparavant la compilation s’effectuait depuis BeOS ou GNU/Linux).

Le 30 juillet 2008 voit les premiers commits de ce qui sera HaikuPorts, un équivalent des ports BSD. Assez simple au début, le format des recettes évoluera plus tard pour ressembler fortement au Ebuild de Gentoo, il est maintenant documenté sur le wiki du projet avec de nombreux conseils de portage. La catégorisation des ports reprend d’ailleurs celle de Gentoo.

En janvier 2009, c’est l’arrivée de GCC 4. Haiku continue d’utiliser principalement gcc 2.95.3 afin de maintenir la compatibilité avec les exécutables, pilotes et bibliothèques écrits pour BeOS, mais il est désormais possible d’utiliser gcc 4 pour les nouveaux logiciels, et donc de pouvoir bénéficier d’un support à jour des langages C et C++ (C99, puis C++11).

En septembre 2009, la première version (alpha 1) de Haiku est publiée. Elle est suivie d’une deuxième version alpha en 2010, apportant la prise en charge du Wi‐Fi (WEP) et un navigateur basé sur WebKit. La dernière version publiée est la version alpha 4, de novembre 2012. Elle apporte la gestion du WPA2 ainsi que de nombreuses autres améliorations (pilotes de périphériques, systèmes de fichiers, etc).

Évènements et conférences

Les développeurs et utilisateurs de Haiku se retrouvent tous les ans au mois d’octobre à Düsseldorf pour BeGeistert, la conférence annuelle autour de BeOS et des systèmes compatibles. La conférence est suivie d'un « coding sprint », une semaine durant laquelle les développeurs sont réunis dans une salle pour travailler à plein temps sur le projet et faire avancer les choses.

Vous pouvez également rencontrer certains développeurs aux RMLL, au FOSDEM, au Capitole du Libre, aux JDLL ou à l’Alchimie tous les deux ans. Ce sont autant d’occasions pour donner des conférences et mieux faire connaître le projet.

Vers une version bêta

Depuis 2012, le développement continue, avec du travail sur le moteur HTML WebKit, les portages x86_64, PowerPC et ARM, la gestion des médias en streaming (webradios, par exemple), mais surtout la gestion de l’USB 3 (disponible dans les nightly builds depuis quelques semaines) et le gestionnaire de paquets, qui était la dernière grosse fonctionnalité manquante pour une version bêta de Haiku. Une grosse partie du travail consiste à mettre en place les serveurs qui se chargeront de compiler les paquets binaires pour les dépôts de logiciels, et de préparer les « recettes » contenant les instructions pour compiler ces paquets.

Malgré un délai un peu long depuis la dernière publication (plus de 3 ans), les choses avancent.

Les efforts de développement se concentrent actuellement sur plusieurs points, pour la livraison des versions bêta 1 puis R1 :

  • le système de compilation automatique des paquets pour les dépôts de logiciels ;
  • les pilotes de périphériques, en particulier l’USB 3 et les cartes graphiques Intel ;
  • diverses nouveautés dans l’interface kit (l’API pour les interfaces graphiques) et des applications en bénéficiant ;
  • l’intégration du « launch daemon », un gestionnaire de services. Auparavant, un simple script Bash suffisait à démarrer le système, mais cela ne s’interfaçait pas bien avec le découpage en paquets (chaque paquet devant modifier l’unique script pour s’intégrer dans la séquence de démarrage). Le launch daemon permet la déclaration des services chacun dans un fichier séparé, avec la gestion des dépendances et des évènements (montage des disques, connexion au réseau), ainsi que le redémarrage automatique des services en cas de crash.

Un travail de longue haleine est en cours pour corriger plusieurs problèmes détectés par Coverity et PVS Studio, deux outils d’analyse statique conçus pour détecter les problèmes de sécurité et certaines erreurs courantes. Ces deux outils commerciaux proposent une offre gratuite pour les projets libres, qui leur permet de tester leurs outils sur différentes bases de code. Les développeurs de PVS Studio ont également publié une analyse des problèmes détectés les plus intéressants.

La version bêta 1 de Haiku remplacera GCC 4 par GCC 5. Actuellement, c’est la version 5.3 qui est proposée dans les nightly builds, mais cela peut changer en fonction des versions publiées par le projet GCC.

Nouveautés dans la communauté

En dehors des évolutions de Haiku lui‐même, les choses bougent dans le projet et dans la communauté.

Le site Web de Haiku va migrer de Drupal 6 (en fin de vie) vers Hugo et Discourse. Cela le rendra plus adaptatif (responsive) et permettra de réorganiser un peu le contenu.

Haiku a cette année encore participé avec treize autres organisations au Google Code-In (GCI) donnant aux 13-17 ans une première expérience de contribution à des projets libres. Haiku participe à GCI depuis la première édition en 2010. Et, s’il n’a pas été retenu parmi les très nombreux candidats aux Google Summer of Code (GSoC) cette année, des participations antérieures ont apporté de nombreuses contributions (API de localisation, support IPv6, ext3, client natif NFSv4, additions invités pour VirtualBox, portage de libusb, du compilateur et runtime Go, d’OpenJDK, mise à jour du portage SDL 1.3, le support de l’architecture x86_64…), ainsi que des contributeurs réguliers.

Moins bonne nouvelle, les sites haikuware.com et bebits.com, qui étaient les dépôts de logiciels historiques pour Haiku et BeOS, sont maintenant hors ligne suite à des désaccords entre le propriétaire du site et le projet Haiku. Cependant, le nouveau gestionnaire de paquets les remplace avantageusement et plusieurs nouveaux dépôts apparaissent, qui sont compatibles avec ces nouveaux outils. On peut notamment consulter la liste des paquets en ligne sur Haiku Depot Server, le site qui permet d’annoter les paquets pour une belle présentation dans l’application Haiku Depot (icônes, captures d’écran, descriptions dans plusieurs langues, commentaires et évaluations).

D’autre part, le projet HaikuArchives rassemble le code source de nombreuses applications pour Haiku et BeOS, qui ont été abandonnées par leurs auteurs originaux. Ceci permet d’assurer la maintenance de ces applications, en attendant qu’elles soient reprises par de nouveaux développeurs. Pour la plupart de ces applications, les sources étaient déjà disponibles, mais certaines ont été diffusées pour la première fois par les auteurs originaux suite aux demandes du projet HaikuArchives. Une façon un peu inhabituelle, mais plutôt efficace, de produire du logiciel libre.

Enfin, Haikuports reçoit régulièrement des pull requests rajoutant de nouvelles recettes et correctifs. Plus de 140 personnes ont déjà participé.

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Toulouse, le Capitole du Libre 2016, l'appel à participation est lancé !

18 août, 2016 - 09:32

L’édition 2016 du Capitole du Libre se tiendra cette année les samedi 19 et dimanche 20 novembre à l’ENSEEIHT de Toulouse. Le Capitole du Libre est un événement consacré aux Logiciels Libres et à la culture libre. Organisé par l’association Toulibre avec l'aide des clubs étudiants de l'ENSEEIHT (Net7, TVn7, CAn7), il est orienté à la fois vers le grand public et le public spécialisé.

Des conférences et des ateliers auront lieu tout au long du week-end ; des stands et des animations seront proposés au public pour leur faire découvrir le monde du Libre.

L’appel à participation est ouvert jusqu’au 30 septembre 2016 à minuit, vous pouvez proposer une conférence ou un atelier (ou les deux) sur ce lien. Il est également possible de demander un espace pour un stand associatif/communautaire.

Communautés du libre, si vous souhaitez vous réunir sur Toulouse pour l'occasion, il est encore temps de nous envoyer un courriel sur contact (at) capitoledulibre.org

Au programme cette année :

  • découverte du libre ;
  • enjeux du Libre ;
  • libertés et vie privée à l’ère du numérique ;
  • culture libre et communs ;
  • logiciels libres au quotidien ;
  • technique ;
  • DevOps ;
  • objets connectés et embarqués ;
  • technologies Web ;
  • 3D, création graphique et multimedia.

Un nouvel outil d’appel à participation est utilisé cette année. Si vous rencontrez des problèmes, si des évolutions vous semblent nécessaires, n’hésitez pas à le signaler.

Les personnes qui souhaitent se joindre à nous pendant l'événement en tant que bénévole peuvent également nous envoyer un courriel pour nous le faire savoir. L'outil actuel évoluera certainement pour autoriser les propositions liées au bénévolat.

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Firefox 48 : API WebExtensions, Electrolysis et sécurité

17 août, 2016 - 08:57

La 48e version de Firefox est sortie le 2 août 2016, et c’est un gros morceau, même si cela ne sautera pas immédiatement aux yeux de l’utilisateur ! L’essentiel des nouveautés consiste en effet en d’importantes mises à jour d’architecture qui vont permettre de débuter un nouveau cycle qui portera ses fruits progressivement :

  • l’arrivée à maturité des WebExtensions va autoriser la conversion progressive des extensions existantes à ce nouveau format qui offre plus de facilité pour les développeurs visant plusieurs navigateurs et plus de sécurité pour l’utilisateur ;
  • le déploiement progressif chez les utilisateurs du mode multi‐processus (cette avancée étant, in fine, liée à la précédente) permettant une meilleure réactivité de l’interface et, à terme, une plus grande sécurité ;
  • la préparation de Firefox pour recevoir du code Rust, qui offre une plus grande sécurité que le code C++, par exemple.

Fait notable de cette version : désormais il n’est plus possible de passer outre l’obligation de recourir à des extensions signées !

Sommaire Version bureau Oxydation

La rouille va commencer à oxyder Firefox avec cette version qui est la première à comporter du code écrit en Rust ! En l’occurrence, il s’agit du nouvel analyseur de fichiers MP4 écrit par Ralph Giles et Matthew Gregan (cf. notre précédente dépêche), qui remplace donc son équivalent C++ dans Gecko. Ce remplacement se fait à performances identiques, mais avec les bénéfices en sécurité inhérents au langage Rust. L’objectif de long terme étant que Gecko et Servo partagent de plus en plus de code Rust.
Notons que l’oxydation débute avec la version bureau, et ce, simultanément pour tous les systèmes d’exploitation habituellement pris en charge par Firefox (Nathan Froyd, Nick Nethercote, Ted Mielczarek, Gregory Szorc et Alex Crichton ont préparé Firefox à cet effet). La version pour Android devrait suivre rapidement.
C’est également la première fois que du code Rust va être déployé à aussi grande échelle : la communauté derrière ce langage peut légitimement s’estimer satisfaite.

Signature requise pour les extensions

Les extensions (modules de type 2) doivent être signées par Mozilla, sinon elles ne pourront être installées (et les extensions déjà installées seront désactivées). Ce comportement n’est pas réversible dans la version bureau (la préférence cachée permettant de contrôler ce comportement sera supprimée de la version Android dans une prochaine version). Firefox ESR 45 (édition longue durée actuelle) imposait déjà la signature des extensions, mais réversible avec la préférence cachée. Ce ne sera plus le cas dans la prochaine ESR.

Ce comportement est gênant pour les développeurs d’extensions, car il bloque la possibilité de tester les versions de développement des extensions (en particulier les versions bêta). C’est pourquoi le blocage est désactivé pour les versions « Developer Edition » et nightly de Firefox [source]. En effet, ces versions clairement annoncées comme instables et prévues pour faire des tests de développement (Firefox est une marque de Mozilla qui annonce un gage de qualité), il est naturel de pouvoir y installer des versions instables des extensions. Malheureusement, ces versions n’ont pas de mises à jour automatiques et sont disponibles uniquement en anglais.

De plus, depuis Firefox 40, il n’est plus possible d’imposer l’installation et l’activation d’extensions pour améliorer la sécurité. Les admins sys d’écoles ou d’entreprises, par exemple, ont eu peur de voir arriver cette restriction dans Firefox ESR, la version à support étendu du navigateur Web. Firefox ESR 38 n’est plus pris en charge depuis peu, et Firefox ESR 45 possède ces restrictions : pour tous les cas qui ne sont plus pris en charge directement par Firefox, il est possible d’utiliser l’extension CCK2.

Modifications de l’interface utilisateur Barre de recherche

La barre de recherche fait bouger les icônes correspondant aux onglets et aux marque‐pages sur le côté gauche, au lieu du côté droit.

La taille de la barre de suggestion remplit maintenant toute la largeur de la page.

Nouvelle page Catalogue des modules complémentaires

Comme le notait gHacks en juillet, Firefox 48 dispose dans son gestionnaire de modules complémentaires d’une page Catalogue refondue.

Amélioration de la protection des téléchargements malveillants

Grâce aux progrès du service de navigation sécurisé de Google, Firefox 48 améliore sa protection contre les téléchargements malveillants et en profite pour améliorer son interface et le contrôle des options par l’utilisateur. Voyez cet article en français et le billet du blog communautaire francophone expliquant comment fonctionne le blocage des sites malveillants dans Firefox.

Deux catégories sont ajoutées à la protection existante :

  • les logiciels potentiellement indésirables qui provoquent des changements inattendus sur votre ordinateur, qui sont utilisés pour collecter vos informations personnelles sans votre consentement et qui peuvent complexifier leur désinstallation ;
  • les téléchargements peu fréquents qui protègent contre le téléchargement d’un logiciel populaire comme Firefox ou VLC depuis une source inhabituelle et potentiellement malveillante vers laquelle un hameçonnage (phishing) vous aurait amené.
Les applications du Firefox Marketplace ne fonctionnent plus sur ordinateur

À compter de Firefox 48, les applications autonomes basées sur le moteur de Firefox qui pouvaient être installées depuis le Firefox Marketplace, la boutique d’applications de Mozilla pour Firefox OS surtout, ne fonctionneront plus. L’article de SUMO (support.mozilla.org) conseille de chercher l’application sur le Web, d’utiliser une application alternative ou Firefox ESR (édition longue durée qui les prend en charge pour un an encore).

Réduction de l’utilisation d’Adobe Flash

Comme l’annonce Benjamin Smedberg dans un billet traduit par la communauté Mozilla francophone :

Dès le mois d’août, Firefox bloquera certains contenus Flash qui ne sont pas indispensables à la navigation, tout en continuant de prendre en charge les anciens contenus Flash. Ces changements et ceux à venir vont faire bénéficier les utilisateurs de Firefox d’une sécurité renforcée, d’une réduction de la consommation énergétique, d’un chargement plus rapide des pages Web et d’une plus grande réactivité lors de la navigation.

Afin de minimiser les problèmes de compatibilité entre les sites Web, les modifications seront d’abord limitées à une liste courte, contrôlée, de contenus Flash pouvant être remplacés par du HTML.

Version Android Qwant dans les moteurs de recherche

Qwant fait son entrée dans la liste des moteurs de recherche de Firefox pour Android (également, depuis le 27 juillet, dans Firefox pour iOS) pour les versions locales francophones, du Royaume‐Uni et d’Allemagne. Voyez cette interview de J-B Piacentino, un ancien de Mozilla, sur l’accord entre Qwant, le moteur de recherche français respectueux de la vie privée et de la neutralité des recherches, et Mozilla.

Écran d’accueil intelligent Suggestions d’Amazon

Dans cette version 48 pour Android, les suggestions de recherche de produits chez Amazon ont été ajoutées à l’écran d’accueil intelligent.

Ajout des sites fréquemment visités possible

Dans le volet Les plus visités, une vignette « + » vous permet d’ajouter vos sites fréquemment visités à votre écran d’accueil.

Sync

Un nouveau point d’entrée a été ajouté à l’écran d’accueil intelligent pointant vers la création d’un compte Firefox pour les nouveaux utilisateurs.

Définition comme navigateur par défaut plus facile

Pour Android 6 Marshmallow et les versions supérieures, il est plus facile de définir Firefox comme le navigateur par défaut sur Android.

Commun WebExtensions


Les WebExtensions sont déclarées stables dans cette version de Firefox et Mozilla recommande aux développeurs d’extensions de commencer à utiliser l’API correspondante. Comme nous le soulignions dans la dépêche précédente, la fondation s’est assurée que l’API (notamment la partie WebRequest) permettait à des extensions populaires ayant trait à la sécurité et à la vie privée comme Ghostery, RequestPolicy, NoScript (cf. ce billet de blogue) et uBlock Origin de fonctionner avec ce nouveau modèle, quitte à étendre l’API de base qui est commune à Chrome. Par ailleurs, les WebExtensions débarquent sur la déclinaison Android du navigateur à partir de cette version 48.

Des corrections et compléments sont dans les tuyaux pour la version 49 : https://blog.mozilla.org/addons/2016/06/09/webextensions-for-firefox-49/

La documentation de Mozilla a été mise à jour pour l’occasion.

Multi‐processus


Dans les versions actuelles de Firefox pour bureau, le navigateur ne s’exécute que dans un seul processus du système d’exploitation. En particulier, le JavaScript exécutant l’interface graphique du navigateur (également connu sous le nom « code Chrome ») s’exécute dans le même processus que celui présent dans les pages Web (appelé aussi « contenu » ou « contenu Web »).
Les versions futures de Firefox vont exécuter l’interface du navigateur dans un processus différent de celui des pages Web. Dans la première itération de cette architecture, tous les onglets tourneront dans le même processus et l’interface utilisateur du navigateur dans un processus différent. Dans les itérations suivantes, nous espérons avoir plus d’un processus pour le contenu. Le projet qui consiste à apporter le multi‐processus dans Firefox est appelé Electrolysis, qui s’abrège en e10s.
Les pages Web classiques ne sont pas affectées par l’apparition du multi‐processus dans Firefox. Les développeurs travaillant sur Firefox lui‐même ou les extensions du navigateur seront affectés si leur code repose sur la possibilité d’accéder directement à du contenu Web.

[https://developer.mozilla.org/fr/Firefox/Multiprocessus_Firefox]

Avec la version 48, 1 % des utilisateurs remplissant les conditions de déploiement à ce stade auront le mode multi‐processus activé pour commencer. Les utilisateurs exclus de la population éligible sont les utilisateurs sous Windows XP, les utilisateurs de lecteurs d’écran, les utilisateurs RTL (écriture de droite à gauche) et les utilisateurs d’extensions. Les 1 % permettront des comparaisons et des retours. Si tout va bien, tous les autres utilisateurs éligibles recevront e10s dans les semaines suivantes. Sinon, le déploiement pourra être ralenti ou suspendu, et e10s pourra même être désactivé chez ceux l’ayant déjà reçu [source].

Pour déterminer si le navigateur Firefox présent sur son ordinateur a activé e10s, il suffit de taper « about:support » dans la barre d’adresse. Si e10s est activé, le message « 1/1 (activé par défaut) » apparaîtra sur la ligne Fenêtres multi‐processus [source]. Les plus téméraires d’entre vous peuvent forcer l’activation d’e10s en allant dans about:config, clic droit → NouvelleValeur booléenne, lui donner pour nom browser.tabs.remote.force-enable et lui donner la valeur true, puis redémarrer le navigateur. Pour annuler, changez la valeur pour false.

https://blog.mozilla.org/futurereleases/2016/08/02/whats-next-for-multi-process-firefox/
https://mozillazine-fr.org/appel-a-laction-pour-firefox-multi-processus-et-les-extensions/
https://asadotzler.com/2016/06/06/firefox-48-beta-release-and-e10s/
https://wiki.mozilla.org/Electrolysis#Schedule
https://wiki.mozilla.org/E10s/Status/July22

Pour les développeurs

https://developer.mozilla.org/en-US/Firefox/Releases/48

Installer Firefox

Les systèmes Android 2.3 d’une part et Mac OS X 10.6, 10.7 et 10.8 d’autre part ne sont plus pris en charge à partir de cette version. Les MacOSeux concernés se tourneront vers Firefox 45 ESR pour bénéficier d’un petit sursis et continuer à recevoir des mises à jour pendant un temps.

Prochaines versions Fonctionnalité de synthèse vocale

https://forums.mozfr.org/viewtopic.php?p=823117&sid=7671b0814735f38ef40afac9c65d3807#p823117
http://www.ghacks.net/2016/03/08/narrate-text-to-speech-firefox/

Modernisation de la version pour GNU/Linux

Après le passage chaotique de GTK+2 à GTK+3, voici venir : l’abandon des dépendances obsolètes libgnome et libgnomeui (obsolètes suite au projet Ridley qui prédate GNOME 3, les plus âgé[e]s s’en souviendront peut‐être), le bac à sable (bogue général toutes plates‐formes), OpenGL accelerated layers par défaut, portage de X.Org vers Wayland (un paquet expérimental est disponible pour Fedora).

Fonctionnalité Container Tab

Comme expliqué par Abraxas sur le forum Geckozone :

« En gros, un conteneur offre un degré de cloisonnement pour le surf au sein d’un même profil. Ça peut être utile si vous souhaitez ne pas polluer votre session actuelle par vos comptes sociaux qui aiment souvent bien savoir quel(s) site(s) vous avez visité(s). Ou, par exemple, lancer une session shopping, divertissement, etc., au boulot, en dehors de la session de travail.

On pourra aussi ouvrir plusieurs comptes sur un même site sans changer de profil, car le conteneur sépare les cookies, le cache HTTP, localStorage, indexedDB, etc. Un conteneur se lance depuis le menu Fichier ou en mettant une icône “nouveau conteneur” depuis le menu de personnalisation. »

Comme le rappelle ce billet de Genma, vous pouvez d’ores et déjà tester cette fonctionnalité (et bien d’autres) si vous choisissez la version nightly, évoquée sommairement dans notre précédente dépêche. Pascal Chevrel qui est à l’origine de ce reboot Nightly l’explique dans cette interview du blog communautaire francophone.

Version 50  Option de sélection des sous‐titres

https://bugzilla.mozilla.org/show_bug.cgi?id=887934

Le certificat racine de Let’s Encrypt sera reconnu par Firefox dès la version 50

http://www.nextinpact.com/news/100908-le-certificat-racine-lets-encrypt-sera-reconnu-par-firefox-des-version-50.htm

Évolution du programme Test Pilot

Il n’est plus nécessaire d’avoir un compte Firefox pour souscrire au programme Test Pilot évoqué dans notre précédente dépêche.

Fin programmée de la prise en charge des différents greffons NPAPI

« Firefox prévoit d’arrêter le support des différents greffons NPAPI, à l’exception de Flash, en mars 2017. La prochaine version ESR de Firefox, également planifiée pour mars, continuera à prendre en charge les greffons tels que Silverlight et Java jusqu’en début 2018, pour permettre aux utilisateurs de mettre en place une transition. »

Et, s’agissant du cas particulier de Flash : « En 2017, Firefox rendra obligatoire la demande d’activation affichée aux utilisateurs avant qu’un site Web puisse activer le greffon Flash, quel que soit le contenu. »
Vous en saurez plus en lisant ce billet.

Disparition de Hello

Hello, la fonctionnalité de discussion audio et vidéo basée sur WebRTC disparaît à partir de la version 49, le rapport de bogue le demandant n’explique pas les raisons derrière ce choix. Il n’y a pas non plus de date de suppression de la version serveur, mais, comme ce n’était pas inclus dans les versions ESR, on peut supposer que cela disparaîtra assez vite.

Autour de Firefox Firefox 5.0 pour iOS

Cette déclinaison, qui, rappelons‐le, s’appuie obligatoirement sur le moteur de rendu WebKit proposé par Apple au sein d’iOS (au lieu, en l’occurrence, de Gecko, celui conçu par Mozilla), reçoit également une mise à jour : vous pouvez découvrir la liste des nouveautés ici.

Servo/Rust

B2G OS

  • B2G OS (ex‐Firefox OS pour smartphones).

https://firefoxos.mozfr.org/post/2016/06/B2G-OS-pour-smartphones-c-est-votre-moment

Code Markdown de l’article de MozFr : https://public.etherpad-mozilla.org/p/Firefox_48_MozFr — Mozinet.

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Revue de presse de l'April pour la semaine 32 de l'année 2016

16 août, 2016 - 16:11

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Le Monde.fr] Bernard Cazeneuve veut «une initiative européenne» contre le chiffrement

Par la rédaction, le vendredi 12 août 2016. Extrait:

La France veut porter avec l’Allemagne une initiative européenne puis internationale sur le chiffrement des communications, qui complique la lutte contre le terrorisme, a annoncé Bernard Cazeneuve, jeudi 11 août. Le ministre de l’intérieur travaillera sur ce sujet avec son homologue allemand le 23 août, à Paris, «pour que nous puissions sur cette question lancer une initiative européenne destinée à préparer une initiative plus internationale permettant de faire face à ce nouveau défi», a-t-il dit.

Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/08/12/bernard-cazeneuve-veut-une-initiative-europeenne-contre-le-chiffrement_4981741_4408996.html

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[Le Courrier] Décoloniser internet

Par Benito Perez, le vendredi 12 août 2016. Extrait:

La concentration des moyens de communication menace les libertés citoyennes. La riposte s'organise au Forum social mondial de Montréal

Lien vers l'article original: http://www.lecourrier.ch/141463/decoloniser_internet

[NRJ.fr] Comment se spécialiser dans l’informatique open source?

Par la rédaction, le mardi 9 août 2016. Extrait:

Le numérique est l’un des secteurs les plus porteurs pour les jeunes qui recherchent du travail. L’open source, soit la création de logiciels libres, est une des branches qui recrute le plus. Mais comment faire pour se spécialiser dans ce domaine particulier?

Lien vers l'article original: http://www.nrj.fr/active/tendances/comment-se-specialiser-dans-l-informatique-open-source-31265741

[WebZeen] ERP open source: l'avantage du logiciel libre

Par Andrea Bensaid, le mardi 9 août 2016. Extrait:

L’ERP open source ou Enterprise Ressource Planning open source, est une solution informatique incontournable pour les petites et les moyennes entreprises. Les spécificités de l’ERP open source sont en effet plus appropriées aux PME parce que, comme on peut voir sur ce site, ce type de logiciel s’adapte aux besoins particuliers des utilisateurs. Faisons un zoom sur les avantages de ce logiciel libre.

Lien vers l'article original: http://www.webzeen.fr/dossier/erp-open-source-lavantage-logiciel-libre/20873

[Developpez.com] La Maison Blanche publie Federal Source Code

Par Stéphane le calme, le mardi 9 août 2016. Extrait:

Après avoir vanté les bénéfices de l’open source au sein du gouvernement, en mars dernier, l’administration Obama a publié un Draft de son projet baptisé Federal Source Code, un ensemble de règles qui devraient permettre aux agences du gouvernement américain d’être plus efficaces sur le code qu’elles rédigent.

Lien vers l'article original: http://www.developpez.com/actu/102403/La-Maison-Blanche-publie-Federal-Source-Code-un-ensemble-de-regles-qui-devront-aider-les-agences-a-mieux-embrasser-l-open-source

[Next INpact] Le ministère de l’Éducation assigné en justice pour son partenariat avec Microsoft

Par Xavier Berne, le mardi 9 août 2016. Extrait:

La convention de « partenariat » liant le ministère de l’Éducation nationale et Microsoft sera bientôt débattue devant la justice. Le collectif EduNathon, pour qui il s’agit en réalité d’un marché public déguisé, a déposé aujourd’hui un référé auprès du tribunal de grande instance de Paris. Une audience est prévue pour le 8 septembre.

Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/100933-le-ministere-l-education-assigne-en-justice-pour-son-partenariat-avec-microsoft.htm

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SELKS 3.0 une distro pour l’analyse réseau et sécurité

15 août, 2016 - 08:05

SELKS est une distribution autonome (live) et installable qui fournit une solution de détection d’intrusion réseau et de supervision de la sécurité orientée réseau basée sur le moteur Suricata. SELKS utilise les outils Elastic pour le stockage et l’analyse des données. La version 3.0 intègre Elasticsearch 2.x et Kibana 4.x, offrant ainsi une analyse des données plus flexible et performante que dans les versions précédentes.

Concrètement, SELKS vous permet d’analyser le trafic d’un réseau en temps réel pour extraire des informations protocolaires et détecter des anomalies. Suricata réalise cette analyse et les outils Elastic se chargent, eux, de stocker et de représenter les données générées.

SELKS est installable avec ou sans interface graphique et s’utilise au jour le jour depuis le navigateur. L’interface Web comporte Scirius pour la gestion des signatures, qui est en charge de l’analyse premier niveau des données et de la gestion des signatures actives. Pour la consultation des événements et leur analyse, deux interfaces sont présentes, à savoir Kibana et Evebox. La première est une célèbre interface de tableaux de bord qui est livrée dans SELKS avec des tableaux de bord préconfigurés. La seconde, est une interface présentant les alertes dans une représentation de type boîte de courriel, qui permet de les acquitter ou de les marquer comme importante.

La distribution SELKS est basée sur Debian live. Les sources pour la construction de l’image ISO sont disponibles sous licence GPL v3 sur la page GitHub du projet.

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