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Le meilleur des articles LinuxFr.org en 2017

6 janvier, 2018 - 13:22

Voici la liste des articles les plus lus de l’année 2017, selon les statistiques du site en accès libre. Elle est tirée des pages les plus vues de chaque mois. Cela n’inclut pas les lectures via flux Atom et RSS.

Sans contestation possible, la page utile la plus visitée de l’année est : Quelle distribution GNU/Linux choisir ?.

Merci à tous les contributeurs en 2017 ! Et bonne année 2018.

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    34C3 à Leipzig — Compte‐rendu de conférences 2017 sur le Libre & Open Source

    5 janvier, 2018 - 16:13

    Le 4 janvier 2018, par Valérie Dagrain aka wanda CC-by-SA 4.0

    Le contexte du 34C3

    Depuis 1984, le CCC, Chaos Computer Club, accueille chaque année des intervenants sur les thèmes de la sécurité informatique, du matériel et « making », aux sciences, à la société et la politique, l’art et la culture.

    En 2011, un nouveau thème était dédié au spatial. En 2017, on assiste à l’apparition de plus d’interventions sur le changement climatique, l’Internet des objets et près de vingt conférences sont consacrées à la résilience.

    Le congrès s’est déroulé en 2017 à Leipzig et c’est la 34e édition. Étant organisé par le CCC (C3), l’événement se nomme 34C3. La devise du congrès 2017 est Tuwat, de « Tu etwas » en allemand pour « fais quelque chose » et qui fait écho à « Do It ». Ce nom est lié au texte fondateur à partir duquel le Chaos Computer Club a évolué dès 1981, dans l’effervescence de la création des clubs informatiques, des mouvements artistiques et sociaux. La mise en œuvre visuelle du 34C3 représente un tournevis lumineux (Leipzig lights!), avec le style néon des années 80, et représente l’urgence de la mobilisation.

    Voir les conférences et liens ressources Les thèmes des conférences 2017 Du côté enjeu de société
    • sur la vie privée et communications électroniques, l’Internet à Cuba et les alternatives locales, la surveillance en Italie et les appels d’offre, la surveillance en Hollande et une demande de référendum, la censure de l’Internet durant le référendum catalan, la censure en Iran & l’hacktivisme en Arabie Saoudite, la situation des sans‐papiers aux États‐Unis et la censure, protéger sa vie privée lors de passage de frontières (EFF), le Privacy Shield et la Neutralité de l’Internet en Europe, Observatoire de la censure avec OONI, réseau numérique durant le conflit en Yougoslavie, histoire et implications des DRM, sur l’ADN, intervention de Snowden et la situation de ceux qui l’ont protégé à Hong‐Kong, s’assurer que les données climatiques restent publiques ;
    • les fake news, l’influence des algorithmes, l’Internet des objets ;
    • des solutions de P2P avec Briar (Tor) ;
    • interopérabilité et biens culturels ;
    • agriculture autonome et open source, initiatives pour un habitat autogéré, développement de logiciels libres durables, données et aide à la décision dans la smart city, un système de chauffage open source au Danemark, sur les énergies solaires et avec des drones/éolien, comprendre le système climatique mondial et météorologique, s’assurer que les données climatiques restent publiques, le système agroalimentaire ;
    • fonctionnement des paradis fiscaux (taxation), cryptomonnaie ;
    • la régulation des armes létales autonomes ;
    • l’anthropomorphisme des ordinateurs.
    Du côté défi technique, démonstration et performance artistique
    • Que fait réellement un O.S. pour nous ?
    • OpenPower sur les processeurs ; MQA un DRM-Trojan astucieux et furtif ; SCADA - gateway to (s)hell ;
    • Distribution de clé moderne avec ClaimChain ; TrustZone ne suffit pas ;
    • C++, découverte, abus et protection ; bilan sécurité 2017 ;
    • Des démonstrations scientifiques en direct avec « Méthodiquement incorrect ! », UPSat et SatNOGS sur les satellites open source ;
    • Comment Alice et Bob se rencontrent s’ils n’aiment pas les oignons ? sur Tor ;
    • Des vérificateurs mathématiques dans le développement quotidien de logiciels et de matériel ;
    • Holographie du rayonnement Wi‐Fi ;
    • Décodage des paiements sans contact par carte ;
    • L’informatique vintage pour des mesures de rayonnement fiables et un monde sans armes nucléaires ;
    • Tous les BSD sont‐ils créés de façon égales ?
    • Les projets NERF et Heads ramènent Linux aux serveurs cloud de démarrage (ROM) ;
    • La conception de circuits avec du code au lieu de CAD (Computer‐Aided Design) est-elle l’avenir de l’automatisation de la conception électronique ?
    • Lancement de GSM mobile sur SDR ;
    • Chiffrement résilié ;
    • Les anti‐patrons (anti‐patterns) et les malentendus dans le développement de logiciels ;
    • Avatar² framework open source ;
    • Les petites choses de la vie avec un microscope ;
    • Évaluer les émissions de gaz à effet ;
    • Électro‐comestibles ;
    • Open Source Œstrogène ;
    • FPGA public basé sur une attaque DMA ;
    • Making experts Makers & Makers Experts ;
    • L’éducation numérique à l’école ;
    • Lasers à électrons libres ;
    • Faire sa fusée Blinkenrocket et comment lancer son projet associatif ;
    • Systèmes viscéraux sur les sons et les données pour une exposition artistiques ;
    • Robot Music ;
    • Sécurité de la console Nintendo ;
    • Interception des données de mobiles ;
    • Deep learning ;
    • Reverse engineering FPGAs ;
    • Ouvrir un système propriétaire avec GlitchKit ;
    • Découvrir les vulnérabilités dans Hoermann BiSecur, un système radio ;
    • Amusez‐vous avec les quadrillages en chiffrement et cryptanalyse ;
    • Microcode x86 ;
    • Intel ME ;
    • SafetyNet Attestation sur Android ;
    • Analyse approfondie de QNX ;
    • Peut contenir des DTraces de FreeBSD ;
    • Noise Protocol Framework ;
    • La fabrication d’une puce ;
    • Boissons légales D.I.Y : Théorie et pratique de la distillation & Schnaps Hacking (avec des pommes) ;
    • AGC, Apollo Guidance Computer ;
    • Libérez vos appareils intelligents : Robot aspirateur Robot Hacking ;
    • BBS et l’accès Internet dans les années 1990 ;
    • Dopez votre Fitbit ;
    • Comment vaincre le chiffrement du ransomware (not) Petya ;
    • Comment pouvez‐vous faire confiance à un logiciel officiellement vérifié ?
    • Démystifier une carte réseau ;
    • Vérification ISA ; Piratage eMMC (Galaxy S3) ;
    • Chiffrement Web JSON ;
    • Développement d’exploit pour Cisco IOS ;
    • Vulnérabilité du processeur Intel ;
    • Risques concernant la recharge des voitures électriques ;
    • Archéologie de l’exploitation du noyau iOS ;
    • L’obfuscation de code binaire moderne ;
    • BootStomp ;
    • KRACKing WPA2.
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    Deux failles critiques : Meltdown et Spectre

    4 janvier, 2018 - 21:54

    Ces derniers jours, les rumeurs allaient bon train sur les réseaux sociaux suite à l’intégration en urgence d’un gros correctif dans la RC-6 du noyau Linux. Cela allait à l’encontre de toutes les habitudes de Linus Torvalds, ce qui laissait penser que les conditions étaient vraiment particulières. Et le moins que l’on puisse dire est que nous ne sommes pas déçus. Ce n’est pas une faille critique, mais deux, qui viennent d’être dévoilées : Meltdown et Spectre, de leur petit nom.

    Nous vous invitons à lire le journal de Pinaraf< à ce sujet, bien qu’incomplet le jour où il l’a écrit. Depuis la date de sa publication, la faille Spectre a ensuite été révélée et, si cette dernière s’avère d’une ampleur moindre que Meltdown chez Intel, elle toucherait tous les fondeurs et la plupart de leurs produits).

    Ces deux failles sont liées à l’architecture des processeurs modernes (Intel, AMD, ARM, etc.). Les processeurs sont capables d’aller très vite en utilisant un pipeline d’instructions : pendant qu’ils exécutent une instruction, ils sont déjà en train d’analyser les suivantes pour aller chercher à l’avance certains segments de mémoire. Les deux failles utilisent cela pour deviner ce que contient la mémoire dans des segments mémoire auxquels le processus courant ne devrait pas avoir accès. On parle de Side Channel Attack.

    Ces deux failles sont critiques et des personnes bien informées considèrent que l’on ne pourra pas corriger totalement ces problèmes avant l’arrivée d’une nouvelle génération de processeurs, juste limiter les risques qu’elles soient exploitées.

    Meltdown


    Meltdown est une attaque qui vise le noyau et ne fonctionne qu’avec les processeurs Intel. Un processus peut tenter de deviner des segments mémoire du noyau. Les preuves de concept ont montré que c’est une technique efficace et non pas juste une faiblesse théorique. Bien qu’il ne soit pas possible de modifier la mémoire du noyau, il semblerait que ce soit suffisant pour sortir d’un conteneur Docker ou d’une machine virtuelle Xen.

    Les principaux systèmes d’exploitation ont fourni ou vont fournir sous peu des mises à jour pour contrecarrer ces attaques. Ces mises à jour ont des impacts très notables en termes de performances, pouvant ralentir fortement certains traitements. Néanmoins, nous vous recommandons très fortement de faire ces mises à jour.

    Spectre


    Spectre est une attaque qui peut paraître moins violente à première vue ; elle ne permet à un processus que de deviner les segments mémoire d’autres processus sur le même ordinateur. Mais elle est beaucoup plus pernicieuse. D’abord, elle concerne tous les processeurs modernes et elle est vraiment liée à l’architecture des processeurs modernes. Il sera donc difficile de s’en débarrasser sans changer de processeur. D’autre part, les preuves de concept ont, là aussi, montré l’efficacité redoutable de cette attaque. Il est, par exemple, possible de pouvoir récupérer un mot de passe saisi dans un onglet d’un navigateur depuis le JavaScript d’un autre onglet.

    Les principaux navigateurs travaillent à fournir des contre‐mesures (Mozilla et Chrome) par exemple. Mais ce sont loin d’être les seuls logiciels sur un ordinateur qui pourraient se livrer à de telles activités.

    Que faire ?

    Tout d’abord, rien ne sert de paniquer. À ma connaissance, personne n’a repéré d’attaques de ce type (ça pourrait passer inaperçu car ça ne laisse pas de traces sur le système, mais les personnes au courant ont fait de gros efforts pour voir si ces failles étaient déjà utilisées dans la nature, on peut donc leur accorder un certain crédit).

    Ensuite, il est important de bien suivre les mises à jour, dans les jours qui viennent, mais c’est aussi une bonne habitude de manière générale. Et je ne parle pas que des mises à jour du système d’exploitation. Les navigateurs et globalement toutes les applications devront également être mis à jour régulièrement.

    Les régies publicitaires sont connues pour être de mauvais élèves en termes de JavaScript. Je ne saurais que trop vous conseiller de vous tourner vers des extensions pour les navigateurs qui protègent votre vie privée comme uBlock Origin (Firefox et Chrome) ou NoScript.

    Enfin, si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas à vous renseigner sur d’autres sites et à recouper l’information. Cet article a été écrit en vitesse et est assez grossier. N’hésitez pas à ajouter des précisions dans les commentaires et à participer aux prochaines dépêches sur le site !

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    Enguirlandez votre Raspberry Pi

    4 janvier, 2018 - 15:20

    Les vacances de Noël terminées, le sapin perd ses épines. Pas de panique, le nouveau Raspberry pHAT contrôleur de LED strip est là pour prolonger l’expérience tout au long de 2018.

    « ANAVI Light pHAT » est une carte fille pour Raspberry Pi 0, 1, 2 et 3 qui permet de contrôler un ruban de diodes électroluminescentes (DEL/LED), en agissant sur les entrées‐sorties GPIO en modulation de largeur d’impulsion (PWM — Pulse Width Modulation), pour changer la couleur ou l’intensité à sa guise ou en fonction de différentes entrées de capteurs.

    Jamais deux sans trois, après le couteau suisse d’entrée‐sortie, la télécommande infrarouge, c’est le moment de jouer avec le contrôleur de ruban de DEL (LED strip) : ANAVI Light pHAT.

    Léon, l’auteur, a eu la gentillesse de me faire bêta‐tester le produit. J’enfourche le Hat sur une Rasberry Pi zero avec Raspbian 9, un peu de JavaScript (https://vimeo.com/248508231#iotjs-pi0-20171222rzr) et K2000 n’a plus de secret. Il est aussi possible de l’intégrer dans le framework Home Assistant via MQTT ou bien faire le nécessaire pour utiliser sa méthode préférée (cloud ou local ? avec raw socket, HTTP, ou IoTivity).

    Le module seul est en vente autour de 20 € sur CrowdSupply, un site spécialisé pour du cofinancement de matériel libre open source, car encore une fois la conception à été réalisée avec KiCad et les sources du module sont publiées sur le site de l’auteur.

    Notez que, selon les options, le paquetage comporte plus ou moins d’accessoires, mais vous aurez besoin d’une alimentation 12 V pour la bande de diodes (d’ailleurs, n’hésitez pas à recommander un fournisseur fiable dans les commentaires).

    Plus d’explications à venir lors du FOSDEM, soyez les premiers dans la session IoT !.

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    LinuxConsole 2018

    4 janvier, 2018 - 11:29

    LinuxConsole est une distribution GNU/Linux orientée jeu. Le mot « Console » ne signifie pas « émulateur de terminal » dans ce contexte, mais « console de jeux vidéo » ; le but premier de cette distribution est de transformer tout ordinateur PC en console de jeu. LinuxConsole 2018 est maintenant disponible au téléchargement, pour les ordinateurs de type PC, d’architectures 32 et 64 bits.

    Cette distribution originale, qui existe depuis maintenant plus de quinze années, est simple à utiliser. De plus, elle peut fonctionner en mode autonome (live) ou être installée. Que peut‐on faire avec LinuxConsole ? C’est décrit dans la suite de l’article…

    Fonctionnement

    Le bureau se veut à la fois léger tout en étant moderne, c’est Mate (1.18) qui a été choisi pour cela. Le matériel est détecté automatiquement, sans installation de paquets supplémentaires, que ce soit pour l’accélération vidéo ou les pilotes Wi‐Fi. Cette version ajoute le prise en charge du Bluetooth.

    Démarrage

    systemd n’est toujours pas utilisé comme d’initialisation (c’est BusyBox qui fait le job), comme quoi en 2018, on peut encore s’en passer !

    La branche 3.x utilisera systemd (au moins quand le système démarre sur un disque dur) et devrait officialiser les portages ARM (Raspberry Pi)

    On peut l’utiliser en mode autonome (CD/USB), on peut aussi l’installer sur un disque dur (vierge ou pas). Un installateur Windows est également disponible, pour plus de facilité. Le processus de démarrage a été optimisé pour être aussi rapide que possible, même en mode autonome.

    Utilisation

    Le navigateur préinstallé est Qupzilla, qui est à la fois rapide et léger.

    Firefox est installable (dans sa dernière version), si une connexion Internet est disponible. Idem pour Google Chrome. Cette distribution fonctionne correctement avec des configurations matérielles modestes. Firefox 57 tourne sur la version 32 bits, mais il faudra quand même au moins 1 Gio de mémoire vive pour profiter pleinement des sites Internet modernes.

    De nombreux logiciels sont préinstallés Jeux
    • Armagetronad
    • Torcs
    • SuperTux
    • Supertuxkart
    • Extremetuxracer
    • Gcompris-qt

    Des jeux vidéos libres sont donc préinstallés, et il est aussi possible d’installer des jeux commerciaux, comme ceux distribués par GOG. Steam devrait fonctionner également, mais les tests se sont portés sur GOG, car les jeux distribués sur cette plate‐forme le sont sans gestion numérique des droits (DRM).

    Musique
    • LMMS
    • Hydrogen
    Multimedia
    • VLC
    • Audacity
    • Audacious
    Bureautique
    • GIMP
    • LibreOffice
    • Scribus
    • CUPS
    • AbiWord
    • XSane
    Internet
    • Transmission
    • FileZilla
    • QupZilla
    Installation de logiciels Windows

    Wine 2.0.20 est préinstallé, installer un fichier .exe est simplissime.
    Après l’installation, vous trouverez le lien pour lancer votre logiciel dans le menu Autre.

    hedgewars-win32.exe est disponible dans le dossier wineprogs (ce jeu a besoin de Qt 4, qui n’est plus disponible dans LinuxConsole 2018).

    Logiciels installables via le gestionnaire de paquets

    LinuxConsole utilise le format opkg pour l’installation de logiciels supplémentaires.

    Voici la liste des logiciels installables ainsi (elle s’allongera au cours de l’année 2018) :

    • VirtualBox ;
    • Tux Paint ;
    • X-Moto ;
    • les pilotes propriétaires NVIDIA.
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    SymbiFlow, vers la synthèse libre pour la Série 7 de Xilinx

    2 janvier, 2018 - 13:16

    N. D. M : Le Verilog HDL est un « langage de description matériel de circuits logiques en électronique », le FPGA est un « circuit intégré logique qui peut être reprogrammé », Xilinx une entreprise américaine de semi‐conducteurs, et le bitstream est utilisé pour décrire une configuration à charger dans un FPGA.

    Comme le projet IceStorm qui permet de générer des bitstreams à partir du Verilog vers les FPGA ICE40 de Lattice est maintenant très avancé, W.Clifford se lance avec d’autres dans la rétro‐ingénierie des FPGA de la Série 7 de Xilinx.

    Pour cela, un nouveau projet nommé SymbiFlow est créé pour fédérer les différents outils permettant de développer autour des FPGA de Xilinx. L’objectif à terme étant d’intégrer également les ICE40 à SymbiFlow.

    Le projet inclut un sous‐projet nommé sobrement Project X-Ray permettant de documenter les différents éléments du FPGA Artix7 sous forme de carte en ASCII et HTML. Ce sous‐projet vise également à fournir des outils permettant de piloter Vivado avec des designs simplistes pour sortir des statistiques sur les bitstreams générés et approfondir la documentation.

    Un des gros changements de SymbiFlow par rapport à Icestorm est la volonté de migrer le placement‐routage de Arachne-pnr vers VPR. Un sous‐projet de VTR développé depuis bien plus longtemps que Arachne-pnr.

    Vu le succès remporté par le projet IceStorm, avec la quasi totalité des FPGA ICE40 documentés ainsi que leurs timings, on peut espérer voir arriver rapidement une chaîne de développement libre pour les FPGA de la Série 7 de Xilinx. Et voir ainsi le développement open source sur FPGA devenir une réalité.

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    Revue de presse de l’April pour la semaine 52 de l’année 2017

    2 janvier, 2018 - 00:51

    La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’Association de promotion et de défense du logiciel libre.

    Sommaire

    [Le Soleil] Le bien, le mal, le Web et nous
    Par Pierre Asselin, le samedi 30 décembre 2017. Extrait :

    « L’année 2017 nous a fait prendre encore plus conscience, même si nous le savions déjà, que le Web ne fait aucune distinction entre le bien et le mal. Les outils qui ont permis l’élection du premier président de race noire aux États‐Unis se sont ensuite retournés contre son parti pour permettre à Donald Trump de prendre le pouvoir et de démanteler, méthodiquement, l’héritage de son prédécesseur. »

    [Le progrès] « On a été des précurseurs en matière de numérique dans le département »
    Par Sacha Martinez, le vendredi 29 décembre 2017. Extrait :

    « Véronique Bochaton a le sourire. La directrice des systèmes d’information de la Ville tient dans ses mains le deuxième label numérique libre obtenu en deux ans. “On a été des précurseurs en matière de Numérique dans le département. Nous avons obtenu une note de trois sur cinq pour ce label.” »

    [Developpez.com] La France sacrée championne d’Europe du logiciel libre et de l’open source
    Par Stéphane le calme, le mercredi 27 décembre 2017. Extrait :

    « Chaque année, le CNLL (Conseil National du Logiciel Libre) réalise une étude visant à mettre en évidence le poids économique du Libre et de l’open source, son impact sur l’ensemble de l’économie, et notamment sur l’emploi et l’innovation. Les statistiques de l’étude, qui a été réalisée par PAC-CXP et des chercheurs des universités de Valenciennes et Lyon 3 pour le compte du CNLL, ont été présentées à l’occasion du Paris Open Source Summit, organisé par le Pôle de Compétitivité Systematic Paris‐Région. »

    [Lyon Capitale.fr] Le Rhône récompensé par le label « Territoire numérique libre »
    Par Florent Deligia, le mercredi 27 décembre 2017. Extrait :

    « Les logiciels “open source”, longtemps considérés comme chasse privée des férus d’informatique, séduisent davantage, et même jusque dans les collectivités. Le 21 décembre, le Rhône recevait une récompense du label “Territoire numérique libre” niveau 3, qui valorise l’investissement dans des logiciels libres. »

    [LeMagIT] Open Source : en 2017, le modèle trouve sa place, les communautés s’ajustent
    Par Cyrille Chausson, le mardi 26 décembre 2017. Extrait :

    « Rares sont les technologies émergentes apparues ou arrivées à maturité en 2017 qui n’ont été Open Source. Cette année, le logiciel à code ouvert a concrétisé son statut dans l’innovation, trouvant sa place dans les entreprises. Cette montée en puissance met la pression sur les communautés et les fondations. »

    [Clubic.com] Linux, maître absolu des supercalculateurs
    Par Alexandre Paulson, le lundi 25 décembre 2017. Extrait :

    « Le rêve des promoteurs de [GNU/]Linux ne s’est pas encore réalisé : le logiciel libre n’est encore qu’une niche face aux OS propriétaires sur les PC dans les entreprises, les collectivités publiques et chez les particuliers. Mais il est un domaine où il domine sans partage : les supercalculateurs. »

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    Agenda du Libre pour la semaine 1 de l’année 2018

    30 décembre, 2017 - 18:41

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 18 événements (0 en Belgique, 17 en France, 0 au Luxembourg, 1 au Québec, 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire [FR Montpellier] Framapermanence - Le lundi 1 janvier 2018 de 18h00 à 21h00.

    Réunion du framagroupe local. Ces réunions ont pour objective de monter des projets en droite ligne des activités de Framasoft: Dégooglisons Internet, les Chatons, framalibre, framakey, framapack…

    Les thèmes qui seront abordés :

    • discussion autour du projet CHATONS Montpellier, hébergement, nom…
    • nom de domaine bim.land
    • BIM Bienvenue sur l’Internet Montpelliérain (BIB, Iloth, Montpel’libre)
    • organiser des Framapermanences
    • des Framapéros
    • dégooglisons internet
    • discussions libres
    • échanges d’idées
    • faire des perspectives pour les actions futures
    • tout simplement, passer un moment convivial

    Ces dernières années ont vu se généraliser une concentration des acteurs d’Internet (Youtube appartient à Google, WhatsApp à Facebook, Skype à Microsoft, etc.). Cette centralisation est nuisible, non seulement parce qu’elle freine l’innovation, mais surtout parce qu’elle entraîne une perte de liberté pour les visiteurs. Les utilisateurs de ces derniers services ne contrôlent plus leur vie numérique leurs comportements sont disséqués en permanence afin de mieux être ciblés par la publicité, et leurs données, pourtant privées (sites visités, mails échangés, vidéos regardées, etc.) peuvent être analysées par des services gouvernementaux.

    La réponse que souhaite apporter Framasoft à cette problématique est simple mettre en valeur, pour chacun de ces services privateurs de liberté, une alternative Libre, Éthique, Décentralisée et Solidaire.

    Ainsi, nous vous invitons à venir participer aux Framapermanences qui auront lieu à la Maison des Adolescents de l’Hérault, le premier lundi de chaque mois, de 18h00 à 21h00.

    Entrée libre et gratuite sur inscription.

    [FR Montpellier] Points Libres - Le lundi 1 janvier 2018 de 19h00 à 21h00.

    L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence Logiciels Libres, discussions libres et accompagnements techniques aux systèmes d’exploitation libres, pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien.

    Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.

    Vous pourrez y aborder plusieurs thèmes

    • Discussions conviviales entre utilisateurs autour de Linux en général
    • Préinscription aux prochains Cafés Numériques et Install-Party
    • Premières explorations du système
    • Installations et configurations complémentaires
    • Mise à jour et installation de nouveaux logiciels
    • Prise en main, découverte et approfondissement du système

    Les Points Libres ont lieu à la Maison des Adolescents de l’Hérault, le premier lundi de chaque mois, de 19h00 à 21h00.

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible et auprès de la MDA34.

    Cet événement vous est proposé par le partenariat qui lie la Maison des Adolescents de l’Hérault et Montpel’libre.

    Notre bibliothèque de livres, documents, revues… GNU/Linux, systèmes et logiciels libres est disponible à la consultation dans la salle des partenaires, au premier étage.

    La Maison des Adolescents (MDA34) est un lieu ressource pour les jeunes de 11 à 21 ans et leur famille. L’accueil y est immédiat, sans rendez-vous aux heures d’ouverture. C’est gratuit et anonyme. Il est possible d’y rencontrer différents professionnels à l’écoute des adolescents (et de leurs parents s’ils les accompagnent): éducateurs, psychologues, assistantes sociale, infirmiers, médecins… Retour ligne automatique.
    Accueillir, écouter, accompagner, informer, orienter sont les missions de la MDA 34.

    [FR Lyon] Stages enfants numérique (vacances scolaires) - Du mardi 2 janvier 2018 à 10h00 au vendredi 5 janvier 2018 à 12h00.

    L'EPN des Rancy (située au 249 rue vendôme, lyon 3) propose aux enfants âgés de 10/13 ans, un stage afin de devenir unpendant les vacances scolaires

    du mardi 2 janvier au vendredi 05 janvier 2018 de 10h à 12h

    Artistes ou geeks en herbe, découvrez le vidéo mapping. Cette méthode de réalisation et de projection murale qui est utilisée pendant la fête des lumières sur les façades des bâtiments sera le thème principal de cet atelier.

    Vous pourrez ainsi lors de cette activité créer des origamis et leur donner vie en utilisant la technique de projection lumineuse, mettre des effets et insérer du son.

    Tarif 40

    En savoir + : cliquez ici

    [FR Montpellier] Rencontre du Groupe Blender - Le mardi 2 janvier 2018 de 17h00 à 19h00.

    Nous avons le plaisir de vous annoncer cette réunion du groupe Blender à Montpellier (le premier mardi du mois).

    Rencontrer un groupe d’utilisateurs du logiciel de modélisation 3D Blender pour échanger et actualiser ses connaissances sur ce logiciel à la fois très puissant et riche en potentialités. Attention, il ne s’agit pas d’ateliers d’initiation à Blender.

    Les thèmes que nous vous proposons d’aborder

    • les activités du Groupe Blender de Montpel’libre et Les Fées Spéciales
    • premiers pas dans l’univers 3d
    • prise en main des outils de base
    • inscriptions aux formations Blender
    • présentation de YafaRay, moteur de rendu d’images de synthèse libre utilisant la technique du lancer de rayons intégré à Blender
    • les nouveautés de la dernière version de Blender

    Faites passer l’info autour de vous.

    Les compte-rendus et contenus des réunions précédentes.

    Blender est un logiciel libre de modélisation, d’animation et de rendu en 3D. Cette réunion se veut pour partager du temps autour du projet, s’entre-aider, s’émuler, s’amuser, produire, ou tout simplement discuter. Cette réunion s’adresse à toutes les personnes débutantes, confirmées et même curieuses de l’image en 3D.

    Quelques liens utiles
    Magazine sur Blender Linux pratique hors-série n°37. Pour apprendre à créer une séquence d’introduction en 3D.

    Ces rencontres du groupe Blender ont lieu le premier mardi de chaque mois de 17h00 à 19h00.

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible.

    Cet événement vous est proposé par le partenariat qui lie Montpellier Méditerranée Métropole, la Médiathèque Federico Fellini, Les Fées Spéciales et Montpel’libre.

    [FR Quimper] Permanence Linux Quimper - Le mardi 2 janvier 2018 de 17h00 à 18h00.

    Tous les mardis de 17h à 18h, Linux Quimper vous donne rendez-vous au Centre social des Abeilles, 4 rue Sergent Le Flao à Quimper (entrée libre et gratuite).

    Curieux, déjà utilisateur, expert, vous êtes les bienvenu-e-s pour un dépannage, une installation, un conseil, une aide, discuter, échanger, etc… sur Linux et les logiciels libres.

    N'hésitez pas à venir avec votre PC si vous voulez une installation ou un dépannage de Linux ou avec votre périphérique récalcitrant (imprimante, scanner…).

    Pour les ordinateurs fixes, apportez uniquement votre Unité Centrale, nous avons écrans, claviers, souris.

    Pour une installation d'une distribution GNU/Linux de votre choix sur votre ordinateur, pensez à

    • Sauvegarder vos données personnelles
    • Libérer de la place sur le disque dur (20 Go minimum) et défragmenter Windows si vous voulez le conserver.

    Renseignements 07 68 59 17 32

    [QC Montréal] Les Mercredis cartographie - Le mercredi 3 janvier 2018 de 18h30 à 21h30.

    OpenStreetMap Montréal revient à la Grande bibliothèque pour la seconde saison des Mercredis cartographie !
    Les cartes font partie de notre quotidien: elles nous servent à nous orienter, localiser des objets, des événements… mais pourquoi se contenter de les utiliser? Découvrez le projet mondial de cartographie OpenStreetMap, apprenez à améliorer la représentation des lieux que vous connaissez et ainsi construire les nouvelles cartes dont vous avez besoin.
    Au programme des Mercredis cartographie : - 18h30 : Accueil des participants, découverte d'OpenStreetMap pour les débutants. Si vous avez déjà assisté à notre présentation « OpenStreetMap, le monde entre nos mains », vous pouvez améliorer les données de Montréal pendant ce temps ! - 19h : Cycle de formation progressif pour s'initier à la contribution à OSM. Au programme cette semaine : dessinez votre maison… et celle de vos voisins ! - 19h30 : Contribution aux importations des données ouvertes de la Ville grâce au gestionnaire de tâches d'OSM Montréal. - 20h : Présentation de la cartothèque par les bibliothécaires de BAnQ, et/ou les dernières actualités de la communauté OpenStreetMap internationale résumées quelques minutes. Pour ne pas perdre le nord. - 20h30 : La communauté locale se retrouve pour travailler sur les projets en cours, et améliorer les données de Montréal dans OSM.

    [FR Rennes] Rencontres Rennaises de la Monnaie Libre - Le mercredi 3 janvier 2018 de 19h00 à 23h00.

    Pour venir découvrir, échanger des biens et services, se certifier, nous organisons des Rencontres mensuelles tous les premiers mercredis de chaque mois

    L'objectif de ces rencontres est de permettre de développer le réseau d'échanger de la Ğ1 à Rennes. En tant que nous venus, vous serez accompagnés dans la découverte des portefeuilles Cesium, ou pour les utilisateurs avancés, Sakia.

    Nous vous expliquerons les tenants et aboutissants des certifications qui permettent de vérifier nos identités de manière décentralisées.

    C'est aussi le parfait endroit pour échanger quelques produits en Ğ1. N'hésitez pas à prévenir sur ĞChange des produits que vous souhaitez échanger, ou en utilisant la liste de diffusion!

    Vous pouvez dors et déjà réserver le premier Mercredi de chaque mois à 19h,. N'hésitez pas à nous prévenir de votre présence en envoyant un mail à l'adresse de contact

    Le bar des Milles Potes

    [FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 3 janvier 2018 de 21h00 à 23h00.

    Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

    Ouvert au public tous les mercredi soir.

    Venez nombreux.

    [FR Quimperlé] Point info GNU/Linux - Le jeudi 4 janvier 2018 de 14h00 à 18h00.

    Mickaël et Johann vous accueillent.

    Conseils, aide et infos pratiques GNU/Linux et Logiciels Libres.
    Pas d’inscription, entrée libre. De 14 à 18h

    Curieux Déjà utilisateur Expert

    Pour résoudre vos problèmes, vous êtes le bienvenue

    N'hésitez pas à venir avec votre PC si vous voulez une installation de GNU/Linux ou de venir avec votre périphérique récalcitrant (imprimante, scanner…) si possible.

    Médiathèque de Quimperlé
    Tél 02.98.35.17.30

    [FR Poitiers] Jeudi du Libre - Le jeudi 4 janvier 2018 de 17h30 à 20h30.

    Chaque premier jeudi du mois, les membres de l’APP3L se réunissent au Centre Régional d’Information Jeunesse (CRIJ).

    Ils vous invitent à les rejoindre, de 17h30 à 20h30, afin d’échanger et d’en apprendre plus à propos des logiciels libres.

    Si vous le désirez, vous pouvez venir avec votre ordinateur portable ou fixe (nous prêterons écrans, claviers et souris).

    Cette permanence est l’occasion pour chacun de

    • rencontrer d'autres utilisateurs
    • de discuter ou de s’informer
    • de trouver de l’aide (vous pouvez amener votre machine);
    • ou tout simplement de découvrir des alternatives aux logiciels et services privateurs.

    Vous pourrez aussi échanger et vous faire aider dans votre contribution aux communs numériques (Wikipédia, OpenStreetMap), la protection de votre vie privée et les services en ligne respectueux de votre intimité.

    Entrée Libre. Tout Public.

    Accès 64 rue Léon Gambetta 86000 Poitiers

    [FR Bordeaux] Jeudi Giroll - Le jeudi 4 janvier 2018 de 18h30 à 20h30.

    Les membres du collectif Giroll, GIROnde Logiciels Libres, se retrouvent une fois par semaine, pour partager leurs  savoir-faire et expériences autour des logiciels libres.

    Le collectif réalise aussi une webradio mensuelle, tous les second mardis du mois, à retrouver en direct sur le site de Giroll.

     Ses rencontres sont ouvertes à tous.

    [FR Caen] Le First-jeudi Échange dînatoire canneais - Le jeudi 4 janvier 2018 de 19h00 à 21h00.

    Tous les premiers jeudis du mois, les membres (et non-membres sont également les bienvenues) se rencontrent pour discuter de l'univers des logiciels libres, tout en dînant (ou juste pour prendre un café). [N.B. le repas n'est pas offert].

    Dans un esprit totalement libre, les sujets vont et viennent en fonction de chacun.

    Venez nombreux.

    [FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 6 janvier 2018 de 09h00 à 12h00.

    Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres?

    Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec le plein de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.

    C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

    Entrée Libre. Tout Public.

    [FR La Couronne] Permanence - accueil public - Le samedi 6 janvier 2018 de 10h00 à 13h00.

    Notre permanence d'accueil avec le sourire, le café et les gâteaux

    Lieu de rencontre et d'échange convivial pour discuter informatique et outils numériques.

    Cette association permet à chacun de découvrir également l'univers de Linux et par extension de tous les **logiciels* et matériels libres*.

    Entrée Libre. Tout Public.

    [FR Wintzenheim] Réunion du Club Linux - Le samedi 6 janvier 2018 de 13h00 à 19h00.

    Comme tous les 3 samedis, le Club Linux de la MJC du Cheval Blanc se réunit et accueille toutes les personnes qui souhaitent découvrir ou approfondir Linux et les Logiciels Libres. Aucune compétence n'est demandée.  

    Pendant ces rencontres, informelles,

    nous accueillons celles et ceux qui cherchent une réponse ou souhaitent découvrir Linux et les Logiciels Libres,

    nous installons Linux sur des ordinateurs, la plupart des fois en "dual boot"(*), ce qui permet de conserver l’ancien système (par exemple Windows) et d’utiliser quand même Linux, en choisissant au démarrage,

    nous partageons nos recherches et nos découvertes, les nouveautés.

    Le Club Linux est également impliqué dans une démarche de libération des GAFAM (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) et de promotion de solutions libres comme, entre autres, Wikipedia, Openstreetmap, les Framatrucs (*), les Chatons (*) et beaucoup d’autres.

    (*) : mais on vous expliquera

    [FR Paris] Premier Samedi du Libre - Le samedi 6 janvier 2018 de 14h00 à 18h00.

    Chaque premier samedi de chaque mois, de 14h00 à 18h00, des bénévoles passionnés de logiciels libres se retrouvent au Carrefour Numérique² de la Cité des Sciences, pour une install-party de distributions GNU/Linux, ainsi que des ateliers et des conférences.

    Venez aider ou vous faire aider à installer et paramétrer des logiciels libres et toute distribution GNU/Linux avec les associations d'utilisateurs de FedoraMageiaUbuntu ou Debian, sur netbook, portable, ou tour, PC ou Mac, éventuellement à côté de votre système actuel. Idem si vous avez des difficultés avec GNU/Linux, un périphérique, ou un logiciel libre.

    Vous pouvez aussi participer aux ateliers, ou venir échanger des compétences avec le groupe de discussions/découverte/entraide

    • 12h30-13h45 déjeuner à la pizzeria Le Verona, 25 avenue Corentin Cariou
    • 14h00-18h00 salle Classe Numérique install party GNU/Linux, toutes distros
    • 14h00-18h00 salle Atelier atelier Blender3D du BUG (Blender3D Users Group)
    • 14h00-18h00 salle LivingLab atelier Brique Internet/auto-hébergement avec franciliens.net + atelier accessibilité avec des membres de Liberté 0
    • 14h00-18h00 salle Studio wikipermanence de l'association Wikimedia
    • 14h-18h salle Agora groupe de discussions/découverte/entraide autour des logiciels et distributions libres
    • et après 18h,  on continue à échanger et discuter (généralement dans un bar avenue Corentin Cariou)

    Pour les salles, voir le plan du Carrefour Numérique.

    Nous avons besoin de volontaires pour l'accueil et les installations. Il est utile, mais pas obligatoire, de vous inscrire comme parrainé, parrain, ou visiteur sur le site premier-samedi.org en décrivant votre matériel et vos attentes.

    Parrainé·e·s

    • pour une installation, venez de préférence dès le début (vers 14h30)
    • sauvegardez sur disque externe, clé usb ou DVD vos fichiers importants
    • supprimez les fichiers et logiciels superflus
    • faites un nettoyage de disque et une défragmentation (utilitaires Windows)
    • n'oubliez pas votre chargeur, vos câbles etc.
    • prenez connaissance de la présentation, du code de conduite, du document présentant les liens et infos utiles et de la décharge
    • apportez un disque dur externe ou une clé usb ou un dvd
    • demandez l'autorisation de prendre des photos
    • n'oubliez pas que nous sommes des bénévoles, pas un S.A.V. ;-)

    Parrains et marraines

    • ISOs de nombreuses distros installables par serveur local Parinux et Raspberry-Pi 3
    • apportez une clé usb 3 ou un dvd, des ISOs, de vos distros favorites
    • demandez si l'installé-e a bien sauvegardé ses fichiers
    • demandez si l'installé-e a bien nettoyé, défragmenté, CHKDSKé
    • si possible, autonomisez l'installé-e, expliquez, laissez-lui le clavier
    • prenez connaissance de la présentation, du code de conduite, du document présentant les liens et infos utiles et de la décharge
    • évitez de commencer une installation complète après 16h00
    • préférez une réinstallation propre à une longue mise à jour
    • terminez ce que vous avez commencé ou passez le relais
    • incitez l'installé-e à se rapprocher de l'association dédiée à sa distribution
    • si possible, installez et lancez l'utilitaire Bleachbit.

    Entrée libre et gratuite, pour tout public.

    Transports

    [FR Ivry sur Seine] Cours de l'Ecole du Logiciel Libre - Le samedi 6 janvier 2018 de 14h00 à 18h00.

    Présentation de l'E2L

    Quel est le rôle de l'école du logiciel libre

    Tout d'abord, ce n'est pas une école comme les autres. Elle n'a pas d'établissement fixe, pas de cours de récréation, pas de carte d'étudiant, ni de diplôme de fin d'année.

    Comme toutes les écoles, son rôle est d'apprendre à ses élèves les logiciels libres, c'est-à-dire

    • comment en trouver de bons parmi les nombreux sites qui en proposent,
    • comment en prendre possession en fonction des licences,
    • comment les installer en fonction de ses besoins,
    • comment les tester et les utiliser,
    • comment en comprendre le fonctionnement pour ensuite les modifier,
    • comment écrire ses propres logiciels libres.

    En fait, l'école du logiciel libre est une université populaire, comme celles qui ont vu le jour en France à partir du 19 ème siècle, et dont le but est de transmettre des connaissances théoriques ou pratiques à tous ceux qui le souhaitent. Et pour atteindre ce but, sa forme juridique est de type " association à but non lucratif ".

    Comment fonctionne l'école

    Cette école étant une association, elle possède, comme toutes les autres, un bureau, élu chaque année en assemblée générale, pour l'administrer. Mais elle a aussi des responsables pédagogiques dont le rôle est essentiel car ce sont eux qui établissent les programmes des cours en fonction des souhaits des adhérents, valident les candidatures des enseignants et affectent les sessions.

    Les membres du bureau et les responsables pédagogiques forment "l'encadrement de l'école ". Tous les membres "encadrants" doivent être membres de l'association.

    Les locaux où se déroulent les cours seront ceux que l'on veut bien nous prêter une salle des fêtes, un théâtre, une salle de réunion publique, un amphi dans une école publique, ou autre.

    Les thèmes des cours sont définis par les adhérents en fonction de leurs envies, de leurs besoins. Les cours sont ensuite décidés par les responsables pédagogiques de l'école en fonction des enseignants disponibles.

    Afin de permettre au plus grand nombre de participer et d'assister aux cours, les sessions se tiennent essentiellement le samedi. Une première de 9h à 12h30, et une autre de 14h à 17h30.

    Programme détaillé sur le site http://e2li.org

    [FR Juvisy-sur-Orge] Permanence GNU/LINUX - Le samedi 6 janvier 2018 de 14h30 à 16h30.

    Permanence GNU/LINUX, installation et maintenance par LINESS en partenariat avec l'ACJ (Association Culture et Jeunesse) de Juvisy-sur-Orge.

    Il s'agit d'une assistance pour vous aider à installer et utiliser LINUX, mais ce n'est pas un cours à proprement parler.

    Aucune inscription préalable n'est nécessaire, aucune assiduité n'est requise.

    Quand vous avez un problème vous passez nous voir.

    C'est un pavillon dans un jardin.

    Attention du fait des travaux de la gare l'accès en voiture peut être difficile.

    Éventuellement stationner parc Danaux (à coté du pont sur la Seine) qui est gratuit le samedi après-midi (3mn à pied après pour aller à l'ACJ).

    Par contre c'est tout à coté de la gare.

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    Résumé des nouveautés dans LibraZiK-2 depuis sa sortie

    27 décembre, 2017 - 15:31

    Rappel : LibraZiK studio audio est un système audio‐numérique complet et libre pour les ouvrages musicaux. LibraZiK est un projet qui a pour objectif de fournir un système robuste, prêt à l’emploi et avec une documentation à jour, aux francophones souhaitant faire de la musique assistée par ordinateur (M. A. O.).

    Depuis la sortie de LibraZiK-2 le 18 novembre 2017, pas mal de choses se sont passées.

    Je vous propose ici un résumé de ces choses dont vous pouvez retrouver des explications plus complètes sur le blog de LibraZiK si vous le souhaitez.

    Trois, quatre !

    Sommaire Mises à jour

    Dans les nouveautés depuis la sortie de LibraZiK-2, il y a d’abord eu, le 30 novembre, une mise à jour de LMMS qui a permis de contourner un bogue qui faisait planter les hôtes de greffons lorsqu’on essayait d’utiliser certains greffons CALF. Un bogue plutôt tarabiscoté et une solution de contournement qui l’est un peu également.

    Ensuite, il y a eu pas mal de mises à jour pour les logiciels de musique suivants :

    Également des mises à jour pour le système : une nouvelle série de noyaux, une nouvelle version de jackd2, de nouvelles versions pour certaines parties d’ALSA, une mise à jour pour QjackCtl, et également pour l’ensemble d’outils Cadence.

    Nouveaux logiciels

    Quelques nouveaux logiciels sont également entrés dans LZK-2 : l’émulation de synthétiseur analogique modulaire VCV Rack, l’outil très pratique PostFish, le greffon de réverbération g2reverb et l’ensemble de greffons ladspa-foo-plugins comprenant des limiteurs, un amplificateur, des effets de traitement des transitoires, et des distorsions.

     Le synthétiseur VCV Rack

    Concernant VCV Rack, il s’agit d’une version 0.3 qui n’est pas la dernière disponible, ce qui pourrait décevoir les personnes qui suivent avec appétit le développement de ce logiciel récent, mais qui permettra à tout le monde d’en essayer les bases. D’autres versions plus récentes arriveront certainement par la suite dans LZK-2. VCV Rack est une émulation de synthétiseur analogique modulaire qui permet de construire son son à l’aide de câbles reliant les différents modules. Cette version dans LZK-2 est fournie avec un ensemble de modules complémentaires offrant un vaste choix de possibilités.

    Les outils PostFish

    À propos de PostFish, c’est un ensemble d’outils permettant la restauration, l’amélioration et un mixage rapide de pistes sonores. Il est un peu non commun à prendre en main puisque, bien que possédant une interface graphique habituelle, il se lance en ligne de commande pour avoir accès à cette interface graphique.
    Son nom provient probablement d’un jeu de mots anglophone : post + fish, fish = poisson pour la langue anglaise, et quelque chose de fishy est quelque chose qui sent le poisson, qui a une odeur de poisson. Par extension, « qui pue le poisson », comme par exemple dans ce style de phrase : « Ce plat, qui était resté dans le frigo pendant qautre jours, sentait le poisson, et je n’ai pas pu le manger. » (This meal which was sitting in the fridge for the last 4 days was smelling fishy, and I couldn’t eat it).
    Par extension de l’extension, son sens devient « suspect », « louche », « douteux ». Le jeu de mots postfish peut donc s’interpréter comme « après un truc douteux », ce qui correspond au fait qu’il est capable de réparer de l’audio ayant été mal enregistré. C’est certainement également un clin d’œil au logo de la fondation Xiph (dont PostFish est issu) qui comporte un poisson.

    Mes nouvelles traductions

    Concernant Audacity, j’ai (olinuxx) repris la traduction de l’interface graphique et ai remonté tout ça en amont. Ceci profite donc à tous les utilisateurs d’Audacity, pas seulement ceux de LibraZiK mais ceux de toutes les distributions GNU/Linux, macOS, Windows, etc. Les utilisateurs de LibraZiK-2 en ont donc la fraîcheur avant les autres, mais au final le jeu du logiciel libre est là : tout le monde profite d’un travail fait quelque part. La traduction était dans un état d’abandon et le travail a été plutôt important pour la faire remonter à un état correct (plusieurs dizaines d’heures, voire plus d’une centaine peut‐être). Quelques petits problèmes de cohérence corrigés et, à présent, la traduction en français de ce logiciel est plutôt en bonne forme. Comme toujours, il reste des améliorations possibles dont certaines sont déjà faites et seront présentes dans la prochaine version du logiciel. Et je compte continuer à maintenir la traduction française de ce logiciel à l’avenir.

    Au sujet de Tutka, je continue à maintenir la traduction française que j’ai faite (et qui est également remontée au développeur de Tutka pour pouvoir être utile à tous les utilisateurs de ce logiciel) et j’ai développé un tutoriel d’aide au grand débutant. Plutôt chouette ce logiciel pour s’initier gentiment et doucement à l’utilisation d’un tracker MIDI.

    Voilà pour les nouveautés concernant LibraZiK-2 des cinq ou six dernières semaines plutôt actives !

    En espérant que LibraZiK-2 vous sera utile pour votre musique, bonnes expérimentations et réalisations musicales à toutes et tous !

    Olivier

    Si vous trouvez ce travail utile, les dons m’aident pour continuer à le maintenir et à le faire progresser.

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    ZeMarmot lance un petit programme de streaming régulier !

    27 décembre, 2017 - 09:15

    Au sein du projet ZeMarmot, on est conscient que la partie « animation » est moins bien compréhensible et, pour cause, il n’y a pas encore beaucoup de choses visibles. À part en étant un animateur soi‐même, peu de gens savent exactement le travail fait par un animateur (ou une animatrice en l’occurrence pour ZeMarmot). On a donc commencé un petit streaming, qui sera régulier, d’Aryeom travaillant dans GIMP sur le projet ZeMarmot.

    N. D. M. : Le projet ZeMarmot permet de faire beaucoup évoluer GIMP. Il est important de le soutenir !

    Ce n’est pas un « show ». En particulier, c’est du direct, donc pas d’accéléré (comme on le voit souvent sur des speed paintings qui ont été accélérés par 20), pas de musique de fond et pas de son tout court d’ailleurs. Aryeom ne parle pas pendant le diffusion. Vous pouvez toujours poser des questions dans la messagerie instantanée (qu’Aryeom ne regarde pas pendant la diffusion, mais j’essaie de répondre à ce que je peux si je vois des questions).

    Donc, il ne faut pas s’attendre à des explosions audiovisuelles, mais simplement à un petit aperçu en temps réel dans le boulot quotidien d’un animateur. Ça peut donc éventuellement être chiant si voir quelqu’un dessiner ne vous amuse pas plus que ça. ;-)

    Ça veut aussi dire qu’il peut y avoir des erreurs qui ne seront ni éditées (ni passées à vitesse ×50), et peut‐être d’autres couacs. C’est la vie !

    Pour info, les diffusions sont sont sauvegardées :

    1. https://www.youtube.com/watch?v=unfKhAOZB8k
    2. https://www.youtube.com/watch?v=yZPjVTI0w8g
    3. https://www.youtube.com/watch?v=1ZbohkDZfd4

    Nous essaierons d’en faire une habitude pour que les gens puissent suivre un peu le travail en cours.

    Bonnes fêtes de fin d’année !

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    Pastèque v8 et nouvelles de la loi de finances 2016

    26 décembre, 2017 - 15:02

    Pastèque est une suite logicielle pour gérer des caisses enregistreuses. Le 25 décembre, au pied du sapin, une version 8 a été publiée, elle est présentée comme attestable au regard de la loi de finances française de 2016.
    Cette loi impose de sacrées contraintes aux logiciels de caisse, on en a parlé régulièrement ici‐même.

    Dans cette dépêche je vais parler dans un premier temps de Pastèque, puis de la loi de finances 2016 et, du coup, d’autres projets. Je finirai en déclamant des inepties à propos du lawyer driven development.

    Sommaire Des nouvelles de Pastèque

    Pastèque est géré par une association éponyme dont l’objet est de promouvoir le logiciel libre pour les commerçants.

    Historiquement Pastèque était poussé par une société (Scil). Le gros client est parti (c’était Atos Worldline), la société a été fermée. L’association a repris le relai et tout le monde s’accorde à trouver ça plus serein ; un logiciel libre dont le seul ou quasi‐seul contributeur est une société, c’est toujours limite.

    Pastèque v8 : si tu crois au père Noël, ça marche

    Et son corollaire, si tu rencontres des bogues, c’est que tu n’as pas été assez sage.

    Pastèque v8 a été publié le 25 décembre parce qu’il fallait sortir avant 2018 et qu’on a trouvé ces blagues très convaincantes. C’est la première version que nous estimons attestable comme conforme à la loi de finances 2016.

    La loi de finances 2016 s’applique au 1er janvier 2018. On espérait rendre une version pour octobre… Finalement, fin décembre on a un truc qui ça marche chez moi. L’équipe derrière Pastèque est restreinte : un cœur de trois personnes, une dizaine intervenant de temps à autres. On n’a pas su faire mieux, désolé. :)

    La v8 n’a pas été testée assez longtemps en production, l’interface d’administration est incomplète… Bref, c’est du bleeding edge. Mais si tu crois au père Noël, ça passe. :)

    Pour plus de détails, je vous renvoie à l’article de publication

    Pastèque et la loi de finances 2016

    C’est attestable dans un mode client‐serveur. Mais il faut que le serveur (pastèque-api) soit situé chez le tiers qui vous fournit l’attestation et que vous n’ayez pas accès au serveur. Ce n’est clairement pas quelque chose qui nous intéresse, c’est un mode de fonctionnement malsain.

    Une des grosses évolutions voulue pour la version 9 sera la possibilité de s’auto‐héberger, limitant le besoin d’un tiers uniquement pour bénéficier d’une attestation.

    Loi de finances 2016 en France

    Pour rappel, la loi de finances 2016 en France impose des obligations de résultats aux logiciels de caisse. Ces obligations de résultats concernent l’impossibilité de frauder, grosso modo.

    L’alerte avait été tirée assez en amont par les équipes de Pastèque et avec un gros travail de l’April, la situation initialement catastrophique a pu être largement corrigée. Il reste des soucis cependant. La loi stipule que tout utilisateur d’un logiciel de caisse doit utiliser au choix soit :

    • un logiciel certifié ; LNE et l’AFNOR proposent des certifications pour les logiciels de caisse ;
    • un logiciel pour lequel il dispose d’une attestation de conformité à la loi fournie par l’éditeur ou l’intégrateur du logiciel.
    Discussions avec le gouvernement, veille législative

    L’April (adhérez si ce n’est pas déjà fait !) fournit un travail formidable de veille législative et travaille avec le nouveau gouvernement sur les derniers détails d’entrée en vigueur de la loi. Autour de l’April on retrouve, outre l’association Pastèque, le Synpell et l’association Dolibarr. L’équipage s’est étoffé avec le temps et les travaux ont gagné en qualité. Ça contribue à faire peser les acteurs du logiciel libre auprès des puissances publiques dont la vision de l’informatique reste, au moins sur ce sujet, désespérément enfermée dans des logiques propriétaires.

    Les sujets du moment sont l’auto‐attestation, la clarification de nombreuses zones d’ombres, la correction de la parole publique sur le sujet et la possibilité de retrait d’une attestation par celui qui l’a émise. Pour la correction de la parole publique, de nombreuses administrations ou entités étatiques communiquent sur cette loi et le font parfois très mal, très très très mal. Les vendeurs de logiciels propriétaires FUDent à tout‐va, on en attend pas moins d’eux. Ils sont bien aidés par ces textes de mauvaise facture publiés sur des sites officiels et ça c’est regrettable.

    Réaction des autres logiciels à la loi

    Dolibarr avait réagi avec célérité aux obligations, apportant des fonctionnalités de contrôle du code impressionnantes. Mais, finalement, Dolibarr ne sera pas concerné par la loi :). Comme Dolibarr, tous les logiciels de gestion (genre Crème CRM) ou de comptabilité (genre LIMA) sortent des obligations de la loi et c’est un point important.

    Les logiciels d’e‐commerce ont toujours été assourdissants par leur absence de réaction ou de présence, alors même qu’ils ont été longtemps concernés par la loi et que leur situation aujourd’hui n’est toujours pas éclaircie. Après avoir tenté de les contacter, j’ai aujourd’hui un comportement de væ victis. Quand ils se taperont des dizaines de milliers d’euros d’amende — ils risquent 5 000 € par version distribuée —, on les verra peut‐être s’intéresser au sujet…

    Odoo annonce qu’il va attester son logiciel. Mais quand on creuse, ce sont les équipes commerciales qui en parlent et c’est sur la version propriétaire. Et ils confondent taxonomiquement l’attestation et la certification. Notons qu’il existe des obligations sur les caisses enregistreuses en Belgique pour la restauration qui déjà ne sont respectées qu’uniquement par la version propriétaire du logiciel. Ceci étant, Odoo est devenu un logiciel open core dont on n’a peut‐être plus vocation à parler ici. :)

    N. D. M. : compléments tirés des commentaires :

    Coder à l’ère du lawyer driven development

    Petites considérations personnelles de l’équipe de Pastèque.

    Depuis plus de dix ans maintenant nous vivons dans l’ère du lawyer driven development : interdiction de tenter de comprendre une gestion des droits numériques (DRM), signatures d’accords de non‐divulgation (NDA) jusqu’à l’absurde, brevets logiciels, obligations sur les logiciels de billetterie, obligations sur les logiciels de caisse, etc.

    Le point commun est que le législateur ne s’intéresse plus à technique ; il a capitulé sur ce point. Les obligations et interdictions ne reposent pas sur l’impossibilité technique de faire mais sur l’impossibilité juridique de faire.

    Ainsi, les obligations de résultat imposées par la loi de finances 2016 peuvent tout à fait être respectées en brûlant des cierges à Sainte‐Rita avec des trèfles à quatre feuilles sertis dans un fer à cheval, tout en serrant les fesses.

    À l’inverse, pas vu, pas pris.

    Aucune obligation de moyen n’est vraiment définie, il y a bien quelques indices dans la loi mais rien de très concret. Il faut regarder du côté des organismes certificateurs pour avoir des contraintes plus claires.

    Dès lors, il en ira de la fraude au travers des logiciels de caisse comme du contournement de DRM ; tout le monde saura faire, tout le monde tentera sa chance et l’inspection fiscale deviendra peut‐être aux logiciels de caisse ce que la HADOPI est au contournement des DRM (je ne parle même pas de la riposte graduée hein, juste de la protection des DRM) à savoir une vaste blague.

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    Revue de presse de l’April pour la semaine 51 de l’année 2017

    26 décembre, 2017 - 11:17

    La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’Association de promotion et de défense du logiciel libre.

    Sommaire

    [l’essor] Label « Territoire numérique libre » : le Rhône récompensé
    Par lessor69.fr, le jeudi 21 décembre 2017. Extrait :

    « À l’occasion de la soirée d’ouverture du Paris Open Source Summit (POSS), le Département du Rhône a été récompensé par le label “Territoire numérique libre” qui valorise l’investissement de la collectivité dans l’utilisation et le développement de solutions numériques ouvertes. »

    [LE FIGARO] Mounir Mahjoubi : « Le Conseil national du Numérique doit être proche du gouvernement »
    Par Lucie Ronfaut, le mardi 19 décembre 2017. Extrait :

    « Marie Ekeland a démissionné de la présidence du Conseil national du numérique, suite au renvoi de la militante féministe et antiraciste Rokhaya Diallo. Le gouvernement assume sa décision. »

    Et aussi :

    [lepopulaire.fr] Sécuriser ses échanges numériques, c’est possible
    Par la rédaction, le mardi 19 décembre 2017. Extrait :

    « Système d’exploitation, navigateur Internet ou application de messagerie instantanée figuraient à la carte du Volubilis, vendredi après‐midi. L’association Ctrl-a a investi le salon de thé de Faux‐la‐Montagne pour évoquer la protection des données numériques. »

    [Le Monde.fr] Un partenariat avec la série « Mr. Robot » provoque la colère chez les utilisateurs de Mozilla Firefox
    Par la rédaction, le lundi 18 décembre 2017. Extrait :

    « Les utilisateurs du navigateur Internet ont vu une mystérieuse extension s’installer sans leur consentement. »

    Et aussi :

    [ZDNet France] Quelle est votre stratégie Open Source ?
    Par Frédéric Charles, le dimanche 17 décembre 2017. Extrait :

    « En 2017, l’open source a clairement quitté le cœur de [GNU/]Linux, le débat sur le système d’exploitation souverain ou sur la licence, pour devenir la plate‐forme scalable et ouverte de transformation digitale. »

    Et aussi :

    [Europe1.fr] Lobbies : l’Assemblée en quête de transparence
    Par la rédaction, le vendredi 15 décembre 2017. Extrait :

    « Les députés ont formulé cette semaine une proposition pour améliorer la transparence du travail des lobbyistes à l’Assemblée. Beaucoup d’efforts restent à faire. »

    Et aussi :

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    Morevna : animation vectorielle libre en crowdfunding

    25 décembre, 2017 - 22:58

    L’équipe du logiciel libre Synfig a débuté le financement participatif de l’épisode suivant de sa série animée libre : Morevna.

    Cette série animée est basée sur le conte populaire russe Marya Morevna, avec la particularité d’avoir adapté l’histoire en la replaçant dans un contexte futuriste et technologique, avec des motos, des robots de combat, des samouraïs, etc., la totale quoi !

    Ce film est donc produit avec Synfig, logiciel libre pour l’animation 2D vectorielle (concept de « poupée » 2D animée, plutôt que du dessin image par image) qui connaît une activité de développement modérée mais continue. L’épisode lui‐même sera sous licence Creative Commons BY-SA.

    L’histoire

    Cette série animée est basée sur le conte populaire russe Marya Morevna, de la princesse homonyme capturée par un mage maléfique. Et, bien sûr, dans ce type d’histoire, il faut forcément un brave prince charmant, Ivan Tsarevich, lequel partira à la rescousse de la princesse !

    C’est donc un conte de fée traditionnel assez typique, tel qu’on en connaît dans tous les pays du monde (semblerait‐il !), avec de la magie, des princes et princesses et des créatures fantastiques du folklore russe.

    L’équipe du projet a pris le parti de moderniser ce conte et même de le rendre futuriste, avec un robot géant à la place du mauvais mage, des chevaux remplacés par des motos, une princesse « bikeuse » et « samouraï » et un mécano en guise de prince charmant.
    On ressent aussi clairement une inspiration extrême‐orientale dans le style du dessin, et il me semble que l’équipe ne s’en cache pas.

    Un épisode est déjà sorti (épisode 3.0.2) et si vous souhaitez avoir une idée du style d’animation, de direction et scénaristique, le mieux est donc de visionner cet épisode (en anglais, ou même une adaptation en français !).

    Logiciels

    La production se fait à l’aide des logiciels suivants :

    L’équipe de Morevna est particulièrement centrée autour du logiciel libre d’animation vectorielle Synfig, puisque le réalisateur, Konstantin Dmitriev, se trouve aussi être mainteneur de Synfig.

    Néanmoins, il semblerait que pour cet épisode, cette équipe ait décidé de se regrouper davantage autour de Blender pour l’animation, en limitant Synfig à l’animatique seulement, alors que l’épisode précédent était animé entièrement avec Synfig (Blender n’était alors utilisé que pour l’édition vidéo, d’après ce que j’en lis).

    Bien sûr, ils gardent un style proche du « vectoriel », ou plutôt ils semblent aller vers un style dit d’animation « cut‐out », autrement appelé « animation de papiers découpés ». Dans ce style, on peut citer en particulier la série bien célèbre South Park.

    Personnellement, je suis légèrement déçu qu’ils ne semblent plus autant s’accrocher à leur programme phare car j’apprécie la diversité et souhaiterais avoir un logiciel d’animation vectorielle à disposition pour le jour où on en aura besoin. J’aurais donc préféré qu’ils en profitent plutôt pour améliorer leur logiciel.
    Toutefois, il reste important de les soutenir, car cela fait plus d’équipes d’Art libre indépendantes.

    Le financement

    Ce financement participatif a un objectif de 5 000 US$ qui serviront à rémunérer l’animateur en chef, Nikolai Mamashev. À l’heure d’écriture, ils en sont à 718 US$ (14 %). Le financement s’achève le 1er mars 2018.

    Notons bien que vous financez un film d’animation libre, sous licence Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions.

    Vous participez donc aux communs en finançant un projet que vous aurez le droit de partager et visionner à l’infini. De la même façon que le font la fondation Blender ou le projet ZeMarmot, les fichiers sources de cet épisode seront aussi disponibles et la licence vous donne le droit de les réutiliser que ce soit pour modifier le film ou en reprendre seulement des morceaux pour un projet tiers de votre choix, du moment que vous en respectez la licence.

    J’ai demandé au mainteneur du projet, Konstantin Dmitriev, pourquoi il ne demande pas plus pour inclure le paiement du reste de l’équipe dans ce financement et, en particulier, si le développement logiciel de Synfig a d’autres sources de financement. Il m’a dit prévoir un financement séparé pour Synfig. Il s’agit donc d’une approche assez différente de ZeMarmot où l’on ne souhaite au contraire pas créer de séparation, artificielle, selon nous, entre l’art et la technique. Mais, bien sûr, chacun est libre de choisir sa propre stratégie de financement. C’est bon à savoir.

    Dans tous les cas, si l’Art libre et la création audiovisuelle avec des logiciels libres vous intéressent, il s’agit là d’une bonne occasion pour soutenir une autre équipe sympa qui, non seulement crée des œuvres animées libres, mais aussi contribue au logiciel libre. Le projet ZeMarmot est bien sûr déjà donateur sur ce financement participatif !
    J’avais personnellement rencontré des développeurs de Synfig, et en particulier Konstantin, en 2012 lors du Libre Graphics Meeting de Madrid. C’est un personnage sympathique qui — depuis maintenant des années et sans faillir — semble passionné par ce qu’il fait : du logiciel libre et de l’animation libre ! :-)

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    darktable 2.4.0

    25 décembre, 2017 - 13:19

    Le logiciel de développement d’images brutes darktable est sorti en version 2.4.0. Comme chaque année, la liste des changements est considérable : près de 3 000 commits sur darktable et la bibliothèque rawspeed sous-jacente, 244 pull‐requests traitées et plus de 320 bogues fermés.

    Dans les nouveautés majeures, on trouve la prise en charge de Windows (introduite dans une section « Hell Froze Over », « l’enfer a gelé », dans les notes de sorties officielles !), un nouveau module « suppression de la brume », et un nouveau mode « filtre laplacien local » dans « contraste local » qui permet non seulement de jouer sur le contraste local, mais aussi de traiter les ombres et lumières avec un rendu très propre et sans halos.

    Comme d’habitude, pensez à faire une sauvegarde de votre base de données (répertoire ~/.config/darktable) : les anciennes versions de darktable ne pourront pas ouvrir les images traitées avec la 2.4.

    Quelques rappels sur ce que permet de faire darktable, et surtout, les détails des nouveautés dans la suite de la dépêche.

    Sommaire Introduction

    Darktable est un logiciel libre développé depuis 2009 par Johannes Hanika, puis Tobias Ellinghaus et désormais 215 contributeurs, auteurs de 20 191 commits à ce jour. Il s’agit d’un logiciel de catalogage et de développement de photos brutes de capteur (RAW), basé sur Rawspeed, qui embarque une gestion complète de la colorimétrie (profils d’entrée, de sortie et d’écran, softproofing et visualisation du gamut), ainsi que la gestion de nombreux formats RAW (plus de 550 boîtiers gérés, dont les capteurs Fuji X-Trans et Leica Monochrome), la correction des déformations optiques via la bibliothèque Lensfun (902 objectifs gérés), et le calcul sur processeur graphique via OpenCL.

    Au fil du temps, il s’est doté de fonctionnalités périphériques, comme la possibilité de générer ses propres profils de couleur cLUT à partir de mires (type ColorChecker) ou de JPG boîtier, de scripter des modules d’import‐export avancés en Lua (par exemple, fusion HDR via Enfuse, exportation vers Hugin, création automatique de planches‐contacts et de diaporamas). Il comporte aussi un module d’impression permettant d’appliquer des profils de couleur, pour les imprimantes prises en charge par CUPS. Il est également interfaçable avec GIMP en tant que greffon. Peu à peu, il s’enrichit de fonctions qui relèvent davantage de la retouche non destructive que du simple développement de « négatifs » numériques (voir plus bas).

    Souvent comparé à Adobe Lightroom en raison des similitudes de l’interface, il s’en distingue par :

    • la possibilité de créer des masques complexes (paramétriques et/ou dessinés, avec opérations booléennes) afin de restreindre la zone d’application des modules ;
    • la possibilité native d’émuler le rendu couleur de la pellicule ou les JPG boîtier ;
    • la possibilité de dupliquer, cloner ou empiler la plupart des modules ;
    • la gestion native du HDR et de la correspondance des tonalités (à partir d’une ou de plusieurs photos) et la prise en charge en entrée et sortie de formats d’images échantillonnés jusqu’à 32 bits par canal ;
    • une approche souvent plus « bare‐metal », avec des options plus proches de l’algorithmique sous‐jacente et parfois moins intuitives ;
    • une communauté de développeurs où la présence significative d’universitaires garantit l’ajout régulier d’algorithmes issus de la recherche récente.

    Fait rare pour un « dérawtiseur », il comporte également un module Liquéfier, qui permet de déplacer des pixels de la même manière que le filtre Fluidité de Photoshop, mais de façon non destructive, en entrant les vecteurs. Son usage est cependant un peu plus complexe et moins réactif que la version Photoshop, qui n’agit pas sur les données brutes.

    Sous le capot, darktable est codé en C/C++ avec la bibliothèque graphique GTK 3 pour l’interface et publié sous licence GNU GPL v3. Il effectue le traitement interne des images avec des nombres à virgule flottante sur 32 bits.

    Changements majeurs Nouveau module « suppression de la brume » (haze removal)

    Les photos de paysages sont souvent pâlies par un voile atmosphérique ou de la brume. Parfois, cette brume participe à l’ambiance et l’on peut vouloir l’exploiter dans le traitement, mais on peut aussi vouloir l’éliminer ou au moins l’adoucir. Vu que la brume désature l’image et lui enlève du contraste, les ingrédients pour retrouver manuellement une image bien équilibrée sont « contraste local » (ou « renforcer la netteté » avec un rayon très grand : faire un clic droit sur le curseur de rayon et entrer au clavier par exemple 20, pour dépasser le rayon maximum du curseur) et le curseur de saturation de « contraste lum. saturation ». Le voile atmosphérique ajoute souvent un peu de bleu, en particulier sur les tons sombres, ce qu’on peut rectifier avec le module « balance des couleurs ». Voir par exemple le tutoriel darktable Voile atmosphérique de Jean‐Pierre Verrue.

    Ces traitements manuels posent deux problèmes : d’une part, il faut souvent combiner plusieurs modules et donc passer relativement longtemps sur chaque image et, d’autre part, les paysages brumeux sont souvent composés de plusieurs plans, de plus en plus atteints par la brume au fur et à mesure qu’on s’éloigne du photographe. Inutile de tenter de retrouver du contraste dans un arrière‐plan totalement gris (on ne ferait qu’amplifier les artefacts de l’image), mais masquer les effets sur le premier plan n’est pas forcément évident non plus. C’est là qu’intervient le nouveau module suppression de la brume de cette nouvelle version, écrit par Heiko Bauke sur la base d’un article de chercheurs de l’université de Hong‐Kong.

    Le module se trouve dans l’onglet modules d’amélioration :

    Il a deux curseurs :

    • la force permet de contrôler le voile atmosphérique (plus on l’augmente, plus le bruit devient important) ;
    • la distance permet d’agir plus ou moins sur les différents plans de la photo.

    Voici le résultat sur une photo, extraite d’une série prise pour tester les algorithmes de suppression de brume :

    Et après l’activation de la « suppression de la brume » avec les paramètres par défaut :

    Aucune autre correction que celles faites par darktable à l’ouverture d’un fichier RAW n’a été faite sur cet exemple, comme on peut le voir dans l’historique.

    Regardons maintenant les deux curseurs :

    • la force permet de contrôler le voile atmosphérique. Comme on peut s’y attendre, la valeur 0 signifie qu’on n’applique pas d’effet, et la valeur 1 tente de supprimer la totalité de la brume, donc de rétablir une image correctement contrastée et colorée. Bien sûr, plus on augmente cette valeur plus on risque d’amplifier les défauts de l’image, en particulier le bruit ;
    • la distance permet d’agir plus ou moins sur les différents plans de la photo. Par défaut, darktable va tenter de supprimer la brume du premier plan, mais pas de l’arrière‐plan. En jouant sur ce curseur on peut choisir à partir de quelle distance on arrête cet effet.

    Voici ce que donne ce second curseur sur une autre image de la même série. Le curseur de force est sur 0,6 (sur cette photo, au‐delà, on voit de vilains artefacts) et l’on fait varier la distance :

    À distance 0, le module ne modifie pas l’image. En passant de 0 à 0,1, on voit clairement que le premier plan est restauré, mais le curseur a peu d’effet sur l’arrière‐plan et le ciel. Les maisons au fond de l’image sont encore assez pâlies par le brouillard. Sur les tranches suivantes l’effet ne change plus sur l’herbe au premier plan : le module considère qu’il a supprimé la brume et ne cherche pas à enlever plus que ce qu’il a déjà fait. En revanche, les maisons sont de moins en moins pâles. Arrivé à 0,5, le curseur ne change plus beaucoup le paysage mais l’effet s’applique sur le ciel, ce qui n’est pas forcément du meilleur effet : il est sans doute préférable de s’arrêter avant !

    La suppression de la brume a réduit la luminosité de l’image (qui était déjà relativement sombre au départ). On peut terminer le travail en rectifiant l’exposition avec les modules exposition et niveaux. Au final, on obtient ceci (seul le module suppression de la brume diffère entre les deux côtés) :

    En appliquant une force négative, on peut aussi « ajouter » de la brume. Dans ce cas, le curseur de distance est ignoré.

    Nouveau mode « filtre laplacien local » (local laplacian filter) dans « contraste local »

    Le module contraste local se voir doté d’un nouveau mode filtre laplacien local :

    Jusqu’à présent, ce module utilisait un filtre bilatéral (toujours disponible, également connu sous le nom de flou de surface) pour créer un masque flou. Le filtrage laplacien donne un résultat plus subtil, en permettant une meilleure récupération des détails sans altérer le contraste local de façon aussi marquée.

    La possibilité de piloter séparément le contraste dans les hautes et basses lumières le rend aussi intéressant pour ajouter du modelé dans un portrait :

    Dans ce contexte, l’effet se rapproche de l’utilisation d’un bol beauté (ou beauty dish, modificateur de flash rond de 30 à 45 cm de diamètre qui donne une lumière relativement ponctuelle utilisée pour découper le dessus des joues, l’arrête nasale et marquer le relief du visage).

    Comme leur nom l’indique, les curseurs ombres et hautes lumières permettent d’augmenter ou de diminuer la luminosité dans les zones sombres et claires, et le curseur étendue des tons moyens permet de décider sur quelle étendue de luminance on veut appliquer l’effet des différents curseurs : 0 revient à désactiver l’effet du curseur détail, mais applique les effets des curseurs ombres et hautes lumières, respectivement sur la moité d’image la plus sombre et la plus claire (c’est donc équivalent à désactiver le module si l’on laisse ces deux derniers curseurs sur 100 %). La valeur 1 fait l’inverse : les curseurs ombres et hautes lumières n’ont plus d’effet mais le curseur détails modifie l’ensemble de l’image. Les autres valeurs, par exemple 0,5, font un intermédiaire.

    À l’inverse, en retirant du contraste, on obtient un effet de tone‐mapping (compression de la plage dynamique) très naturel, qui peut se substituer au module Ombres et hautes lumières, en retirant du contraste global sans casser le contraste local (donc la sensation de netteté) :

    Ce module remplace aussi Renforcer la netteté, basé sur un masque flou gaussien, et dont un intérêt est d’inverser l’effet des filtres passe‐bas présents sur les capteurs d’appareils photo afin de limiter le moiré. Les constructeurs faisant progressivement disparaître les filtres passe-bas, ce module devient progressivement moins utile, d’autant qu’il est enclin à créer des halos sur les bords durs contrastés (transitions ciel‐bâtiments, par exemple).

    Les détails sur ce module (mathématiques sous‐jacentes, exemples d’applications) sont décrits dans l’article de blog Local laplacian pyramids sur le site de darktable.

    Affichage des canaux et des masques en pseudo‐couleurs

    La quasi‐totalité des outils de darktable permettent de cibler des parties d’images (bouton fusion en bas de chaque module). On peut au choix dessiner un masque ou bien construire son masque en sélectionnant les pixels selon la valeur des canaux qui constituent ce pixel (L, a, b, saturation, couleur). Dans le second cas, la méthode classique consiste à utiliser la pipette pour trouver les caractéristiques de la zone à cibler, puis à entourer cette valeur avec les curseurs. Mais cette méthode suppose que l’on sache déjà sur quels canaux il est pertinent de filtrer. Bien souvent, l’encadrement de la valeur cible sera trop précis (et on ne sélectionnera pas toute la zone voulue), ou bien au contraire pas assez et on appliquera le traitement à une zone de l’image qu’on souhaitait exclure.

    On peut maintenant visualiser non seulement le masque actuel (clic ou contrôle clic sur le bouton en bas à droite de la partie masque paramétrique), mais aussi la valeur de chacun des canaux sur lesquels on fait la sélection (Maj + clic sur le même bouton). Voyons ceci sur un exemple. Notre objectif est d’appliquer une transformation sur le bleu du ciel (par exemple le rendre un peu plus foncé) :

    Vu que l’on cherche à masquer du bleu, un réflexe assez naturel serait de filtrer sur le canal h (hue, ou teinte). On peut visualiser ce canal en faisant un Maj + clic sur le bouton de visualisation du masque, puis en passant la souris sur la réglette correspondant au canal à visualiser. Voici le résultat :

    L’image est affichée uniquement par sa teinte : tous les pixels ont la même saturation (la même « intensité de couleur ») et la même luminance.

    Cette visualisation fait apparaître une mauvaise nouvelle : il y a du bleu un peu partout dans notre image (mais en général, il est très sombre ou très peu saturé et on ne le voit pas forcément comme du bleu). On peut tout de même encadrer la valeur cible bleue, mais ce n’est pas la peine de chercher à éliminer les autres pixels bleus avec cette réglette : nous venons de voir qu’ils ont la même teinte :

    On peut parcourir les autres canaux et les visualiser pour chercher celui qui est le plus discriminant afin d’éliminer nos pixels parasites. Le canal de saturation semble être un bon candidat :

    La couleur utilisée dans l’image est la même que celle de la réglette : blanc (ou gris) pour les pixels peu saturés, violet pour les pixels les plus saturés. Clairement, le ciel est plus saturé que le reste de l’image (ce qui n’était pas nécessairement évident à l’œil sur l’image originale). On peut exclure les pixels les moins saturés :

    Il reste quelques zones sélectionnées hors du ciel, mais ces zones sont plus sombres que le ciel, on peut facilement les éliminer sur l’un des deux canaux L ou g.

    On peut aussi afficher les deux informations (masque et canal) en faisant un Ctrl + Maj + clic sur le bouton :

    En résumé :

    • clic, ou Ctrl + clic : affichage du masque ;
    • Maj + clic, puis survol d’une réglette : affichage d’un canal ;
    • Ctrl + Maj + clic : affichage combiné.
    Version Windows

    Lors de la sortie de darktable 2.2, on avait déjà parlé en octobre 2016 de la demande d’intégration de Peter Budai qui ajoutait la prise en charge de Windows. Cette pull request a été bien accueillie, longuement discutée (avec 241 commentaires) et après des mois de travail sur l’amélioration du code, intégrée à darktable en avril. En août, darktable annonçait sa première version Windows pré‐alpha, mais déjà utilisable. Cette version 2.4.0 apporte la prise en charge officielle de Windows. Il reste quelques limitations (pas de module d’impression, pilotes spécifiques requis pour pouvoir prendre des photos directement à travers USB, et sans doute encore beaucoup de bogues), mais elle est utilisable et considérée comme une version officielle au même titre que les versions GNU/Linux et macOS.

    Coïncidence intéressante, la prise en charge de Windows arrive au même moment qu’un changement de politique de licence pour Adobe Lightroom. Beaucoup d’utilisateurs de Lightroom cherchent un remplacement (voir ici ou , par exemple) et darktable a déjà satisfait plus d’un ancien utilisateur de Lightroom. On peut donc s’attendre à une explosion du nombre d’utilisateurs de darktable.

    Avec l’arrivée de nombreux nouveaux utilisateurs sur une version Windows, pas encore aussi stable que la version GNU/Linux, on peut craindre que les forums et les systèmes de suivi de bogues soient inondés de plaintes non constructives. C’est ce que les développeurs redoutaient avec une version Windows. Espérons que les nouveaux venus seront constructifs et permettront au contraire d’agrandir la communauté et au final d’améliorer la qualité du logiciel. Voir par exemple quelques conseils à l’attention des nouveaux utilisateurs de darktable. Après tout, plusieurs développeurs actuels de darktable sont des anciens utilisateurs de Lightroom !

    Des petits détails qui peuvent changer la vie Possibilité de choisir la couleur de fond de l’interface via CSS

    L’interface de darktable suit le principe « les photos, rien que les photos ». Tout est fait pour éviter d’attirer l’œil vers les autres zones de l’écran. Un point important : il y a très peu de couleurs, ce qui permet à l’œil d’avoir une référence du gris non coloré. Il serait difficile d’ajuster correctement la balance des blancs sur un fond coloré par exemple.

    Un défaut potentiel de l’interface par défaut, c’est que le gris sombre peut avoir tendance à habituer l’œil aux couleurs sombres, et donc à encourager le photographe à sous‐exposer les images. Dans une de ses vidéos, Aurélien Pierre part de ce constat et propose une interface plus claire, correspondant au point gris d’une image. L’interface donne alors non seulement une référence de balance des blancs, mais aussi de luminosité. Malheureusement, pour obtenir ce résultat il fallait non seulement éditer le fichier de configuration darktable.css, mais aussi changer quelques valeurs qui étaient restées codées en dur dans le code source de darktable, et le recompiler.

    Dans la version 2.4, ces valeurs sont devenues configurables et l’on peut donc obtenir le même résultat sans recompilation. Voici un exemple de fichier, à placer dans ~/.config/darktable/darktable.css :

    @import '/usr/share/darktable/darktable.css'; @define-color bg_color #7F7F7F; @define-color plugin_bg_color #333; @define-color fg_color #eee; @define-color base_color #444; @define-color text_color #eee; @define-color selected_bg_color #666; @define-color selected_fg_color #eee; @define-color tooltip_bg_color #BEBEBE; @define-color tooltip_fg_color #111; @define-color really_dark_bg_color #595959; @define-color darkroom_bg_color #777777; @define-color darkroom_preview_bg_color shade(@darkroom_bg_color, .8); @define-color lighttable_bg_color @darkroom_bg_color; @define-color lighttable_preview_bg_color shade(@lighttable_bg_color, .8);

    Et voici le résultat sur l’interface :

    Curseur « biais d’exposition » dans le mode « fusion d’exposition » du module « courbe de base »

    Souvenez‐vous : la version 2.2 avait vu arriver une option fusion d’exposition dans le module courbe de base. C’est un des meilleurs moyens de réduire le contraste global d’une image en préservant le contraste local et sans introduire de halo, et cela permet de faire le même genre de traitement qu’en exportant plusieurs images et en les fusionnant avec enblend, mais sans quitter darktable. Mais obtenir les bons réglages n’était pas toujours facile : le seul curseur disponible agissait à la fois sur la force de réduction du contraste et sur l’exposition globale de l’image. On devait donc souvent combiner le module courbe de base et exposition, et faire plusieurs allers‐retours entre les deux pour trouver la combinaison gagnante.

    Fatigué de ces allers‐retours, votre serviteur a ajouté un curseur de « biais » au module courbe de base qui permet de modifier la signification du curseur décalage d’exposition. Le principe reste de créer plusieurs images avec une exposition différente et de les fusionner. Par défaut, on crée des images surexposées et on les fusionne avec l’image d’origine. C’est adapté quand on a réglé l’exposition sur les zones les plus claires de l’image : le résultat est de déboucher les zones sombres. Mais bien souvent, le résultat est de surexposer l’ensemble de l’image. Avec le curseur de biais, on peut choisir entre fusionner avec des images surexposées (biais de 1), des images sous‐exposées (biais de -1), ou un intermédiaire, par exemple un biais de 0 avec une fusion de trois expositions fusionnera l’image d’origine avec une version surexposée et une version sous‐exposée.

    Voyons cela sur un exemple :

    L’écart de contraste entre le ciel et les arbres est important. Essayons de le réduire pour que les arbres soient moins bouchés, mais sans surexposer le ciel. Première étape : prendre un instantané et afficher l’image avant/après, cet affichage va servir à régler le curseur de biais. Puis, application de la fusion d’exposition. Avec les paramètres par défaut pour trois expositions, on obtient ceci :

    Comme on s’y attendait, le résultat a globalement surexposé l’ensemble de l’image. La photo est prise au lever du soleil, on souhaite garder cette ambiance matinale, donc cette version ne convient pas. On règle maintenant le biais pour retrouver une exposition correcte sur l’ensemble de l’image. Une solution pour faire cela est de prendre une partie de l’image qui était à l’origine dans les tons moyens (ici le ciel en dehors des nuages) et de s’arranger pour que la fusion d’exposition ne modifie pas cette partie de l’image. Avec notre instantané avant/après, c’est assez facile à faire :

    Finalement, on se rend compte que le principal effet de la fusion d’exposition a été de surexposer l’image, mais la réduction de dynamique entre les zones claires et les zones sombres n’était pas si forte. Voyons ce qu’il se passe si l’on pousse le curseur « décalage d’exposition » plus loin (sans toucher au curseur de biais) :

    Ce n’est pas très joli, mais la bonne nouvelle est que, même en poussant ce curseur au maximum, on n’a ni surexposé ni sous‐exposé l’image : une fois le curseur de biais bien placé, le curseur de décalage d’exposition agit uniquement sur la dynamique de l’image. On peut donc choisir la force de l’effet en agissant sur ce curseur. Par exemple, avec une valeur un peu en dessous de 2, on obtient une image relativement équilibrée :

    Le premier plan n’est plus bouché, on retrouve du contraste dans la neige alors qu’il était quasi‐invisible dans l’ombre, mais le ciel reste correctement exposé. Il reste beaucoup de marge de manœuvre pour la suite du traitement, le photographe va pouvoir jouer sur le contraste local sans risquer de surexposer ou sous‐exposer par exemple.

    Amélioration de la fonction « annuler » en chambre noire

    La version 2.2 avait vu arriver une fonction « annuler » en chambre noire : les raccourcis clavier Ctrl + Z et Ctrl + Y permettent d’annuler ou de refaire les dernières actions. Ceci vient en complément de l’historique (dans la barre latérale de gauche) et permet de gérer les actions à annuler avec une granularité plus fine.

    La version 2.4 apporte les touches finales à cette fonctionnalité :

    • une meilleure gestion des groupements d’actions : en version 2.2, la granularité était en fait un peu trop fine, certaines actions à annuler correspondaient à des changements internes non pertinents pour l’utilisateur ; le résultat : parfois rien ne se passait sur un Ctrl + Z et il fallait taper plusieurs fois cette combinaison pour avoir un effet ;
    • la gestion des masques, qui était absente jusqu’ici : un Ctrl + Z permet maintenant d’annuler une action sur un masque dessiné (création, déplacement, suppression de formes), ceci est primordial puisque les masques ne sont pas dans l’historique et le Ctrl + Z est alors la seule manière de revenir sur les accidents de déplacement.
    Une brosse transparente

    Beaucoup d’utilisateurs se plaignaient du fait que l’outil brosse, pour dessiner un masque à la souris, était opaque : une fois une zone couverte, plus moyen de savoir ce qu’il s’y trouvait, et même le curseur était opaque.

    Avec la nouvelle version, on a maintenant une légère transparence :

    Si ce n’est pas assez transparent, pas de panique : c’est configurable en CSS. Avec ceci dans le fichier darktable.css :

    @import '/usr/share/darktable/darktable.css'; @define-color brush_cursor alpha(white, .5); @define-color brush_trace alpha(black, .4);

    On obtient ce résultat :

    L’opacité du masque est toujours réglable avec la molette de la souris. Pour vous indiquer quand l’opacité du masque atteint 100 %, l’épaisseur du contour du curseur change quand c’est le cas.

    Mode « absolu » dans la table de correspondance des couleurs

    La table de correspondance des couleurs permet de modifier sélectivement les couleurs d’une image. Une utilisation type est de prendre en photo une mire dont on connaît la couleur de chacune des pastilles (patch).

    On pouvait régler la couleur cible de chaque pastille avec des curseurs permettant de rendre les pastilles plus vertes, plus rouges, plus bleues, plus jaunes, plus claires ou plus foncées. Mais pour forcer une couleur en particulier (celle attendue pour une pastille donnée), on était obligé de procéder à tâtons en bougeant les curseurs et en regardant la valeur de couleur à l’aide de la pipette. C’est maintenant réparé, on peut entrer directement les valeurs cibles en Lab :

    Profils OpenCL

    Il est désormais possible de choisir comment répartir la charge de calcul entre le processeur et le processeur graphique, en utilisant plusieurs profils de planification OpenCL. Les trois options proposées sont :

    • standard : le processeur calcule les prévisualisations (version réduite de l’image affichée en haut à gauche), le processeur graphique calcule l’affichage principal et l’exportation ;
    • GPU rapide : tout le calcul est effectué par le processeur graphique, pour une retouche beaucoup plus réactive ; en revanche, exporter une image en arrière‐plan pendant la retouche d’une autre image devient pratiquement impossible ;
    • GPU multiples : prévisualisations et exportations sont réparties entre les différents processeurs graphiques.

    On peut aussi forcer l’utilisation d’OpenCL en préfixant une entrée d’un + dans la variable de configuration opencl_device_priority.

    Autres changements
    • Dans les modules courbe de base et courbe des tonalités, les coordonnées du point courant sont affichées pendant l’édition. On peut faire un clic droit sur un point pour le supprimer (même action que pour supprimer des formes de masques).

    • On peut maintenant créer une nouvelle instance de module en cliquant avec le bouton du milieu sur l’icône multi‐instances (au lieu de faire un clic gauche et de choisir l’entrée nouvelle instance du menu).

    • Une recherche dans le module carte affiche un contour autour de la zone au lieu de colorer toute la zone :

    • Un clic sur le bouton réinitialiser les paramètres du module trouver la localisation du mode carte efface la liste des résultats et le contenu de champ texte de ce module.

    • Avec une version d’osm-gps-map récente, des informations de copyright sont affichées.

    • Les variables utilisées par l’exportation et le module filigrane ont maintenant une syntaxe de substitution inspirée de celle de Bash. Par exemple, $(TITLE-Mon titre par défaut) sera étendu avec le contenu de la variable TITLE si elle est définie, et « Mon titre par défaut » sinon.

    • Quand on tente d’ouvrir darktable alors qu’une instance tourne déjà, darktable affiche maintenant une boîte de dialogue expliquant la situation :

    • Les opérations d’import‐export affichent maintenant une barre de progression dans le dock si l’environnement de bureau le permet :

    • Le curseur de détail du module contraste local, dans le mode grille bilatérale (l’ancien mode), peut maintenant être poussé plus loin qu’avant.

    • L’utilisateur peut choisir d’avoir une confirmation avant de supprimer un répertoire vide.

    • Le module balance des couleurs est maintenant plus rapide grâce à une optimisation utilisant du code SSE.

    • Le niveau de compression des images PNG est maintenant réglable.

    • Sous macOS, on peut ouvrir des images individuellement en ligne de commande ou via glisser‐déposer.

    • Une option permet de supprimer la hiérarchie intermédiaire et de n’exporter que le dernier niveau de chaque mot clef.

    • Dans le module filigrane, la liste des fichiers SVG est maintenant triée et omet l’extension.

    • Le profil XYZ est maintenant disponible dans les options d’épreuvage.

    • Deux nouveaux scripts sont fournis avec darktable :

      • purge_from_cache.sh pour supprimer du cache (~/.cache/darktable/mipmaps-*) les images absentes de la base de données ;
      • watch_folder.sh qui utilise inotify pour surveiller un répertoire et ouvrir les nouveaux fichiers dans darktable.
    • Un nouvel algorithme de dématriçage (demosaic) « chroma de domaine fréquentiel » (Frequency Domain Chroma), applicable aux capteurs X-Trans (et seulement à ceux‐là), qui produit moins d’effets de moiré dans certains cas. Attention, il n’est pas toujours meilleur que l’algorithme de Markesteijn utilisé par défaut sur ces capteurs (voir par exemple cette discussion, comparatifs à l’appui). Une bonne stratégie est d’essayer chaque algorithme pour voir quel algorithme est le meilleur sur les images problématiques et de garder la valeur par défaut dans le cas général.

    • De nouveaux modes de fusions sont apparus pour fusionner spécifiquement sur un canal (RGB canal rouge/vert/bleu et Lab canal a/b). L’exemple qui a justifié cette introduction est celui d’une image bruitée sur un canal et moins sur les autres : on peut maintenant appliquer un « débruitage » violent sur le canal problématique et laisser les autres canaux intacts. Sur le module courbe de base, en instanciant le module une fois sur chacun des canaux rouge, vert et bleu, on peut obtenir un réglage par courbes RVB, qui manque à certains sous darktable.

    • Le module courbe des tonalités a maintenant un mode de mise à l’échelle des canaux a et b automatique RGB, qui produit l’équivalent d’un réglage par courbe dans l’espace de couleur ProPhoto RGB.

    • Les fichiers .xmp ne sont maintenant plus écrits sur le disque quand leur contenu n’a pas changé. Ceci évite des sauvegardes inutiles aux outils de sauvegarde incrémentales et permet d’éviter une latence inutile sur des disques réseaux lents par exemple.

    • Sur un ordinateur disposant de plus de 8 Gio de mémoire vive, la configuration par défaut utilise maintenant la moitié de cette mémoire pour chaque module.

    • La limite supérieure d’ISO dans l’interface a été remontée (elle était à 51 200 ISO).

    • Les modules courbe de base et reconstruire hautes lumières peuvent maintenant être instanciés plusieurs fois et peuvent utiliser la fusion.

    • Dans la table lumineuse, la touche 1 bascule par défaut de zéro à une étoile (appuyer deux fois revient à la situation initiale). Cette fonctionnalité ne plaisait pas à tout le monde et est maintenant configurable (dans options d’interface, option appliquer une étoile deux fois ne supprimera pas l’étoile).

    • On peut demander une confirmation avant de réinitialiser l’historique d’une image depuis la table lumineuse.

    • Le module grain a été modifié pour donner un rendu plus proche de celui des photos argentiques, en appliquant plus de grain dans les tons moyens et moins dans les zones d’ombre et de lumière.

    • Le module table correspondance couleurs permet maintenant de faire un passage en noir et blanc selon l’effet Helmholtz‐Kohlrausch, qui tient compte de la sensibilité de l’œil dans les différentes couleurs pour obtenir un rendu le plus naturel possible.

    • Les traductions ont été mises à jour pour le catalan, le tchèque, le danois, le néerlandais, le français, l’allemand, le grec, l’hébreu, le hongrois, l’italien, le japonais, le russe, le polonais, le slovaque, le slovène, l’espagnol, le suédois et l’ukrainien.

    • L’API Lua a reçu quelques modifications mineures (voir les notes de sorties officielles pour les détails).

    • Il faut maintenant au moins CMake 3.1, GCC 4.9 ou clang 3.4 (GCC 5.0 fortement recommandé) et Lua 5.3 pour compiler darktable. La bibliothèque zlib est maintenant requise.

    • Les couleurs primaires et le point blanc sont maintenant lus en ouvrant les fichiers .hdr et ils sont utilisés dans le profil de couleur d’entrée.

    Prise en charge de nouveaux boîtiers et types d’images

    Désormais, darktable est capable de lire les images RAF Fujifilm compressées, les fichiers DNG en virgule flottante produits par HDRMERGE.

    Et, comme d’habitude, la prise en charge de nouveaux boîtiers se poursuit avec une grosse soixantaine d’appareils en plus : voir les notes de sorties officielles pour la liste complète.

    Nouveau site darktable.org

    Le site darktable.org fait peau neuve. L’ancien site, basé sur Wordpress, est remplacé par un site statique généré via Python/Pelican. On peut y contribuer via des pull‐requests sur le projet GitHub dtorg. Un gros intérêt du site statique est qu’il pose beaucoup moins de problèmes de sécurité que les sites dynamiques. Voir l’article A new website pour les détails. Le nouveau site marque aussi un rapprochement avec pixls.us, le site de la communauté libriste sur la photographie. Les commentaires sont de retour sur darktable.org via une intégration des forums de pixls.us. En bref : comme le dit maintenant chaque page du site, « pixls.us ♡’s darktable » !

    Nouvelle collection d’échantillons de fichiers RAW

    Aujourd’hui darktable gère plus de 550 boîtiers. On peut remercier les développeurs, car même si beaucoup codent sur darktable pour leurs besoins personnels, énormément d’efforts sont faits pour gérer un maximum de boîtiers, y compris ceux qu’aucun développeur ne possède. La mauvaise nouvelle étant que pour chaque boîtier, il peut y avoir des variantes du format de fichier, des paramètres différents, etc. Ajouter la prise en charge d’un boîtier représente du travail et tester que cette prise en charge continue à fonctionner de versions en versions est un travail gigantesque. Un outil indispensable pour le faire est d’avoir une image pour chaque boîtier et pour chaque format d’image RAW possible (par exemple, 12 bits, 14 bits, compressée ou non…).

    Le site de référence était jusqu’à l’année dernière rawsamples.ch. Le site a été victime d’une attaque (injection SQL), et l’absence de sauvegarde n’a pas aidé à sa remise en route… Heureusement, la communauté pixls.us, très active, a lancé un nouveau site pour remplacer le défunt : raw.pixls.us. Une différence est la licence : raw.pixls.us publie les fichiers sous licence CC0 (qui s’apparente au domaine public) pour éviter les éventuelles incompatibilités de licences entre ces images et les logiciels qui les utilisent. L’ensemble des images des rawsample.ch a servi de point de départ pour raw.pixls.us, mais le but est de couvrir un maximum de boîtiers avec des images sous licence CC0.

    Si vous avez lu jusqu’ici, filez donc sur le site pour vérifier que tous les échantillons sont disponibles pour votre boîtier, et sinon soumettez le vôtre. Pas besoin d’être un artiste, ni un informaticien : n’importe quelle photo convient.

    Pour plus d’information, lire les articles New Year, New Raw Samples Website, Keep the Raws Coming et Raw Samples Wanted sur pixls.us.

    Et après ?

    Rêvons un peu pour la prochaine version. Qui n’a jamais raté une photo (mise au point ratée, flou de bougé…) importante, et qui n’a jamais espéré un module magique qui retrouve l’image nette tout seul ? Un tel module est envisageable, Aurélien Pierre travaille sur une implémentation de plusieurs articles de recherche récents, en cours d’intégration dans darktable. Voir la discussion Possible module de déconvolution sur le forum darktable.fr. Le module possède déjà un prototype fonctionnel (quoique peu utilisable).

    Il s’agit d’apprentissage machine supervisé réalisant une optimisation par descente de gradient, basé sur une déconvolution aveugle (cours en anglais) par l’algorithme de Richardson‐Lucy. Cette déconvolution est connue pour générer des artefacts au niveau des bordures et pour amplifier le bruit, mais ici, elle est régularisée par une méthode statistique et une analyse des gradients (variation totale). Au final, la méthode peut récupérer aussi bien du flou de bougé que d’objectif, à la manière de l’outil Lens softness de DXO, Netteté optimisée de Photoshop ou piccure+. Le vrai défi est la gestion des temps de traitement et donc l’efficacité du code (révisions et contributions bienvenues, notamment sur la partie OpenCL).

    Voici un exemple, zoomé à 100 % sur une photo originale de 4 Mpx :

    Image floutée (flou gaussien de 5 px) :

    Image défloutée (réglages exagérés pour l’exemple) :

    Image source :

    Un autre outil très attendu est un outil de suppression des taches plus intelligent. Le module correction des taches actuel fait simplement un clone d’une zone de l’image vers une autre, mais cela suppose qu’il existe une autre zone de l’image ayant les mêmes couleurs (par exemple, il est assez délicat à utiliser dans un ciel dégradé). Bonne nouvelle : Edgardo Hoszowski (qui travaille aussi avec Aurélien sur la déconvolution) planche sur la question, il a proposé un morceau de code qui combine le module actuel de darktable, le greffon wavelet decompose de GIMP, et l’outil correcteur (heal) de GIMP dans un module retouche.

    Le module est opérationnel mais pas encore intégré à darktable, il reste du travail de revue et de nettoyage de code. S’il est intégré, le nouveau module permettra par exemple d’effectuer des retouches de portrait avancées de manière non destructrice et sans quitter darktable. Pour l’instant, ce genre de peaufinage demande de passer par GIMP, voir par exemple ce tuto sur la retouche par séparation de fréquence ou celui‐ci en anglais qui utilise le greffon GIMP Wavelet decompose.

    Comme d’habitude, c’est plus le temps que les idées d’améliorations qui manque.

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    Agenda du Libre pour la semaine 52 de l’année 2017

    23 décembre, 2017 - 19:41

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 14 événements (0 en Belgique, 13 en France, 0 au Luxembourg, 1 au Québec, 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire [FR Castelnau-le-Lez] Section GNU/Linux Ubuntu et Logiciels Libres - Le lundi 25 décembre 2017 de 10h00 à 12h00.

    L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence Logiciels Libres, discussions libres et accompagnements techniques aux systèmes d’exploitation libres, pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien.

    Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.

    Vous pourrez y aborder plusieurs thèmes

    • Discussions conviviales entre utilisateurs autour de Linux en général
    • Préinscription aux prochains Cafés Numériques et Install-Party
    • Premières explorations du système
    • Installations et configurations complémentaires
    • Mise à jour et installation de nouveaux logiciels
    • Prise en main, découverte et approfondissement du système

    Les Section GNU/Linux ont lieu à la Mjc André Malraux de Castelnau-le-Lez, tous les lundis de 10h00 à 12h00, sauf périodes de vacances.

    [FR Quimper] Permanence Linux Quimper - Le mardi 26 décembre 2017 de 17h00 à 18h00.

    Tous les mardis de 17h à 18h, Linux Quimper vous donne rendez-vous au Centre social des Abeilles, 4 rue Sergent Le Flao à Quimper (entrée libre et gratuite).

    Curieux, déjà utilisateur, expert, vous êtes les bienvenu-e-s pour un dépannage, une installation, un conseil, une aide, discuter, échanger, etc… sur Linux et les logiciels libres.

    N'hésitez pas à venir avec votre PC si vous voulez une installation ou un dépannage de Linux ou avec votre périphérique récalcitrant (imprimante, scanner…).

    Pour les ordinateurs fixes, apportez uniquement votre Unité Centrale, nous avons écrans, claviers, souris.

    Pour une installation d'une distribution GNU/Linux de votre choix sur votre ordinateur, pensez à

    • Sauvegarder vos données personnelles
    • Libérer de la place sur le disque dur (20 Go minimum) et défragmenter Windows si vous voulez le conserver.

    Renseignements 07 68 59 17 32

    [FR Anzin] Apéri'jeux - Le mercredi 27 décembre 2017 de 12h00 à 14h00.

    APERI'JEUX

    Cojouons ensemble entre coworkers

    POP Place Valenciennes vous propose un moment de détente entre collègues, voisins de bureau ou amis.

    Venez profitez d'une sélection de jeux de société entre-midi, pour apprendre à se connaître autrement qu'en travaillant

    • Jeux de société et de cartes variés
    • moment de partage ludique ouvert à tous

    Public Pour tout public
    Prix Gratuit
    Date Mardi 27 décembre de 12h à 14h
    Prérequis N'oubliez pas d'amener votre repas

    [FR Grenoble] Session du mercredi - Le mercredi 27 décembre 2017 de 19h00 à 23h59.

    Session du mercredi au LOGal, c'est ouvert à toutes et à tous, n'h*ésitez pas à passer nous voir pour rencontrer nos membres et nous dé*couvrir.

    [FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 27 décembre 2017 de 21h00 à 23h00.

    Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

    Ouvert au public tous les mercredi soir.

    Venez nombreux.

    [QC Montréal] 5 à 7 Debian Québec - Le jeudi 28 décembre 2017 de 17h00 à 19h00.

    Debian Québec vous invite cordialement à un 5 à 7 du temps des fêtes!
    Joignez-vous à nous le 28 décembre à la Station Host pour discuter Debian, logiciels libres ou simplement pour socialiser.

    [FR Challans] Permanence Linux - Le jeudi 28 décembre 2017 de 18h00 à 20h00.

    Chaque dernier jeudi du mois, Linux Challans vous donne rendez-vous à l'Albanera Café, 17 rue du Général Leclerc 85300 Challans.

    Nous vous proposons lors de ces rendez-vous mensuels d'échanger autour du Libre, des conseils ou une assistance technique.

    Vous pouvez venir pour vous faire aider, ou aider, à installer et paramétrer une distribution GNU/Linux de votre choix ou des logiciels libres sur votre ordinateur.

    Recommandations

    • Sauvegardez vos données avant de venir.
    • Libérez de la place sur le disque dur (20 Go minimum) et défragmentez Windows si vous voulez le conserver.
    • Nous prévenir de votre passage via la messagerie.

    Vous pouvez aussi venir pour une première prise d'informations et de contacts.

    Nous vous attendons toujours plus nombreux

    [FR Bordeaux] Jeudi Giroll - Le jeudi 28 décembre 2017 de 18h30 à 20h30.

    Les membres du collectif Giroll, GIROnde Logiciels Libres, se retrouvent une fois par semaine, pour partager leurs  savoir-faire et expériences autour des logiciels libres.

    Le collectif réalise aussi une webradio mensuelle, tous les second mardis du mois, à retrouver en direct sur le site de Giroll.

     Ses rencontres sont ouvertes à tous.

    [FR Peymeinade] Install-Party GNU/Linux - Le jeudi 28 décembre 2017 de 19h00 à 21h00.

    Désormais tous les 4èmes Mercredi du mois, Clic Ordi et Linux Azur vous proposent une install-party ouverte à tous et gratuite.

    • Découvrez un monde rempli de Papillons, licornes, mais surtout de manchots
    • Plus besoin de se soucier des virus et autres logiciels malveillants.
    • Le support de Windows Vista s'arrête dans un an, et les principaux logiciels ont déjà arrêté leurs mise à jour, réagissez
    • Ramenez vos ordinateurs obsolètes et donnez leur une seconde vie.

    Nous aimerions développer autour de Handy-Linux (et de sa future mouture avec Debian-Facile) afin de répondre à des besoins simples pour des personnes difficiles à former et pouvant se retrouver en fracture numérique).

    Nous sommes ouvert à tout, y compris à la bidouille sur l'atelier avec le fer à souder.

    Organisé conjointement par http://clic-ordi.com/fr et https://www.linux-azur.org

    [FR Grenoble] Session du jeudi - Le jeudi 28 décembre 2017 de 19h00 à 23h59.

    Session du jeudi au LOGal, c'est ouvert à toutes et à tous, n'h*ésitez pas à passer nous voir pour rencontrer nos membres et nous dé*couvrir.

    [FR Montpellier] Atelier du Libre Ubuntu et Logiciels Libres - Le vendredi 29 décembre 2017 de 18h00 à 23h00.

    L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence Logiciels Libres, discussions libres et accompagnements techniques aux systèmes d’exploitation libres, pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien.

    Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.

    Vous pourrez y aborder plusieurs thèmes

    • Discussions conviviales entre utilisateurs autour de Linux en général
    • Préinscription aux prochains Cafés Numériques et Install-Party
    • Premières explorations du système
    • Installations et configurations complémentaires
    • Mise à jour et installation de nouveaux logiciels
    • Prise en main, découverte et approfondissement du système

    Les Ateliers du Libre ont lieu à la Mpt Melina Mercouri de Montpellier, tous les derniers vendredis de chaque mois de 18h00 à 20h00, sauf période de vacances.

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible et auprès de la Mpt.

    Cet événement est proposé par le partenariat qui lie la Mpt Melina Mercouri de Montpellier et Montpel’libre.

    Toute une équipe de passionnés, vous propose l’animation de la l’Atelier du Libre par les membres de Montpel’libre. Permanence Logiciels Libres, discussions libres et accompagnements des utilisateurs aux systèmes exploitation libres, Linux, sur le cyberespace de consultations libres.

    En fin de soirée, l’atelier fera progressivement place à un instant très convivial, les RDVL sont des rendez-vous mensuels de discussions sur le thème des logiciels libres, des arts libres, de l’open source et plus généralement de la culture du libre et du numérique.

    Cette soirée, très conviviale, se passe autour d’un repas partagé, chacun porte un plat, entrée, spécialité, dessert, boisson… Ordinateurs et réseaux disponibles.

    Notre équipe vous attend pour répondre à vos questions et satisfaire votre curiosité.

    Bus ligne 9, La Ronde arrêt Pinville
    GPS Latitude 43.61354 Longitude 3.908768
    Carte OpenStreetMap

    Rendez-vous mensuel, tous les derniers vendredis, salle jamais le dimanche

    [FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 30 décembre 2017 de 09h00 à 12h00.

    Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres?

    Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec le plein de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.

    C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

    Entrée Libre. Tout Public.

    [FR Saint-Jean-de-Védas] Repair Café - Le samedi 30 décembre 2017 de 09h00 à 13h00.

    Nous vous proposons ce rendez-vous, où, bricoleurs, acteurs, bénévoles, associations, vous attendent pour vous aider à donner une deuxième vie à vos objets.

    Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous. Outils et matériel sont disponibles à l’endroit où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. D’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.

    On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Ceux qui n’ont rien à réparer prennent un café ou un thé, ou aident à réparer un objet appartenant à un autre. On peut aussi toujours y trouver des idées à la table de lecture qui propose des ouvrages sur la réparation et le bricolage.

    Repair Café est un atelier consacré à la réparation d’objets et organisé à un niveau local, entre des personnes qui habitent ou fréquentent un même endroit, par exemple un quartier ou un village. Ces personnes se rencontrent périodiquement en un lieu déterminé, dans un café, une salle des fêtes ou un local associatif où des outils sont mis à leur disposition et où ils peuvent réparer un objet qu’ils ont apporté, aidés par des volontaires.

    Les objectifs de cette démarche alternative sont divers

    • réduire les déchets
    • préserver l’art de réparer des objets
    • renforcer la cohésion sociale entre les habitants des environs

    Seront présents

    • Autour.com : On se rend des services entre voisins, on partage des infos, on prête, on loue, on donne…
    • L’Accorderie : Est un système d’échange de services entre habitants d’un même quartier ou d’une même ville.
    • La Gerbe : Contribuer à la formation de citoyens éveillés, engagés et solidaires en offrant aux enfants et aux jeunes un espace privilégié d’expression et d’épanouissement Crèche, Centre de loisirs, Scoutisme, Ateliers, chacun peut y trouver un cadre pour son développement grâce au travail d’une équipe de professionnels et de bénévoles.
    • Les Compagnons Bâtisseurs : Prévoient d’amener des outils
    • Les Petits Débrouillards : est un réseau national de culture scientifique et technique, ils viendront avec pleins de conseils et une imprimante 3D.
    • Le Faubourg : Hébergera le Repear Café.
    • Montpel’libre : Sera là avec des pièces informatiques, pour essayer de reconditionner des ordinateurs, dépanner ceux qui ne fonctionnent plus, expliquer comment ça marche, faire comprendre le choix judicieux du logiciel libre, contourner l’obsolescence programmée grâce à GNU/Linux, comment réparer et entretenir son matériel sois-même, nous porterons un jerry.
    • TechLabLR : Accompagne les projets à composantes technologiques afin de les amener au pré-prototype, puis les guider vers les structures d’accompagnements.
    • Violons Dingues : Passionnés de la vie, des autres, de la culture, de l’art, du sport, de la mécanique, de la moto, de la photo, de la musique, des animaux, des insectes, des plantes, de l’environnement, enfin de tout ce qui circule (au propre comme au figuré) sur notre planète.
    • Zéro Waste Montpellier : La démarche "Zéro Waste" est une démarche positive pour aller vers une société zéro déchet et zéro gaspillage.

    • Maison des Associations, 18 bis rue Fon de l’Hospital, Saint-Jean-de-Védas, Occitanie, France

    • Adresse web http://montpel-libre.fr

    • Tags
      montpel-libre, repair-cafe, atelier

    [FR La Couronne] Permanence - accueil public - Le samedi 30 décembre 2017 de 10h00 à 13h00.

    Notre permanence d'accueil avec le sourire, le café et les gâteaux

    Lieu de rencontre et d'échange convivial pour discuter informatique et outils numériques.

    Cette association permet à chacun de découvrir également l'univers de Linux et par extension de tous les **logiciels* et matériels libres*.

    Entrée Libre. Tout Public.

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    34c3 — 34ᵉ édition du Chaos Communication Congress - Tuwat

    22 décembre, 2017 - 15:05

    Le Chaos Communication Congress, rassemblement de hackers organisé par le Chaos Computer Club, revient cette année pour sa trente‐quatrième édition (aussi nommée 34c3 - Tuwat), du 27 au 30 décembre 2017.

    Le 34c3 se déroule à Leipzig. C’est un gros changement par rapport aux années précédentes (depuis 2012, c’est la ville de Hambourg qui accueillait le congrès). Ce changement de ville est lié aux travaux du Congress Center de Hambourg.

    Cet évènement est l’occasion de nombreuses conférences, ateliers et évènements divers pendant quatre jours sur la technologie, la société, les utopies. Beaucoup de conférences seront retransmises en direct en flux vidéo.

    N. D. M. : Des évocations des précédents Chaos Communication Congress avec les 33c3 (2016, Hamburg), 31c3 (2014, Hambourg), 28c3 (2011, Berlin) avec 1 et 2 ou 17c3 (2000, Berlin), ou des précédents Chaos Communication Camps (Berlin) comme en 1999 avec 1 et 2 ou en 2003 avec 1 et 2.

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    Le Linutop 6, le nouveau PC sans ventilateur

    20 décembre, 2017 - 18:57

    À l’occasion du salon Paris Open Source Summit 2017, la société Linutop a dévoilé son dernier mini‐PC livré avec la distribution Xubuntu : le Linutop 6.

    Le choix du matériel est toujours sensible pour un noyau Linux. En effet, la disponibilité des pilotes peut être délicate comme Linus Torvalds a pu l’exprimer à propos, entre autres, de NVIDIA.

    Il y a donc des points à surveiller, et si certains composants offrent des modes « legacy » qui sont compatibles avec des pilotes plus anciens, sans pour autant avoir toutes les fonctionnalités, ils permettent un usage direct de l’ordinateur sous GNU/Linux. C’est, par exemple, souvent le cas avec les cartes réseau.

    Aussi, après de nombreux tests, le système monopuce Intel ATOM x5-Z8350 quadricœur à 1,9 GHz a été choisi. C’est une plate‐forme pour le monde industriel avec une durée de vie supérieure et, surprise, elle bien prise en charge par GNU/Linux.

    NdM. : Vu que les questions à ce propos sont récurrentes à chaque dépêche de Linutop : la version téléchargeable est la version « Linutop OS Free », gratuite, dite « démo ». Les différences avec la version complète ne sont pas explicitées. Les licences des logiciels libres utilisés (bases Ubuntu ou Raspbian, et les éventuels logiciels libres modifiés) restent à clarifier. Il s’agit principalement d’un produit commercial dont les utilisateurs (plutôt professionnels) interagissent avec la société Linutop, plutôt qu’entre eux directement (a priori, pas de communauté ouverte avec des forums ou des listes de diffusion, d’après la discussion sur la précédente dépêche).

    Cette nouvelle plate‐forme est complètement intégrée ce qui permet une plus grande compacité et une robustesse accrue pour un prix abordable.

    Cette nouvelle version fait un saut technologique important en utilisant Xubuntu 16.04 en 64 bits et un amorçage UEFI, ce qui a nécessité la réadaptation des applicatifs ; là aussi les BIOS n’ont pas simplifié l’usage de GNU/Linux. L’environnement Xfce classique est plus économe en puissance tout en garantissant une bonne ergonomie.
    Le Linutop 6 est livré avec des logiciels prêts à l’emploi : le Linutop Kiosk (borne d’accès Internet ou d’affichage dynamique), Firefox, LibreOffice et VLC media player.

    Caractéristiques techniques du Linutop 6 :

    • processeur Intel ATOM x5-Z8350 1.9GHz quadricœur ;
    • 16 Gio de mémoire Flash, 2 Gio de mémoire vive DDR3L à 1 600 MHz ;
    • port réseau : Gigabit Ethernet (RJ-45) Realtek RTL8111G ;
    • affichage : définition jusqu’à 3840 × 2160 pixels via port HDMI, port VGA en accessoire ;
    • 4 ports USB 2.0, USB 3 OTG ;
    • alimentation externe : entrée 110-240 V ~ 50/60 Hz, sortie 5 V ;
    • consommation : inférieure à 14 W ;
    • boîtier métal, sauvegarde de l’heure ;
    • dimensions : 9,5 x 9,1 x 3,6 cm ;
    • poids : 350 g.

    Son accélérateur graphique permet d’afficher de la vidéo 4K.

    Sa compacité permet de l’utiliser dans beaucoup de situations ou une grosse machine ne passe pas.

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    Rencontres mondiales du logiciel libre édition 2018 à Strasbourg

    20 décembre, 2017 - 16:26

    L’organisation de la 18e édition des Rencontres mondiales du logiciel libre est heureuse de vous annoncer le déroulement de l’évènement dans notre belle ville de Strasbourg, du 7 au 12 juillet 2018.

    NdM. : Les Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) sont, selon les organisateurs de l’édition de 2011 à Strasbourg (et via Wikipédia) « le plus grand rendez‐vous non commercial dans le monde francophone entièrement consacré au logiciel libre et à ses aspects politiques ». Les éditions précédentes ont eu lieu à Bordeaux (2000, 2001, 2002, 2004, 2010), Metz (2003), Dijon (2005), Vandœuvre‐lès‐Nancy (2006), Amiens (2007), Mont‐de‐Marsan (2008), Nantes (2009), Strasbourg (2011), Genève (2012), Bruxelles (2013), Montpellier (2014), Beauvais (2015) et Saint‐Étienne (2017).

    Souvenez‐vous, c’était en juillet aux RMLL 2017 de Saint‐Étienne, une triste annonce : aucune candidature pour les RMLL 2018.
    Quand la nouvelle arriva aux oreilles d’une poignée d’Alsaciens chevronnés, ces derniers se mirent au défi de mettre sur pied une édition au plus vite pour que les RMLL 2018 puissent avoir lieu. Le comité RMLL vient tout juste de valider cette candidature tardive.

    Alors, tous à vos agendas et rendez‐vous en juillet !

    Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le président du projet : harmonie@venividilibri.org

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    Campagne de financement d’eelo pour un smartphone respectueux de la vie privée

    20 décembre, 2017 - 11:57

    Gaël Duval, le créateur de la distribution Mandrake Linux, a décidé de se lancer dans un nouveau combat : créer un système d’exploitation pour smartphone / ordinateur de poche qui soit respectueux de la vie privée, libre et utilisable par le commun des mortels. Ce projet nommé eelo est à but non lucratif, dans l’intérêt du public.

    Mais pour avancer et atteindre une taille critique suffisante pour maintenir un système d’exploitation, il y a besoin de pouvoir payer des développeurs et donc de financer tout ça. Gaël Duval a décidé de faire appel à un financement participatif pour atteindre un premier produit utilisable en partant de LineageOS. Il espère pouvoir ensuite attirer des contributeurs et itérer sur de nouvelles versions.

    Depuis quelques semaines, la petite équipe (Gaël Duval, un développeur expérimenté Hathibelagal Ashraff et un designer Rhandros Dembicky) a déjà réalisé tests et preuves de concepts. Gaël souhaite mettre l’accent sur la facilité d’utilisation pour que le commun des mortels n’ait aucun mal à se passer des GAFAM. Ce qu’on traduit par trouver les bonnes alternatives et soigner les détails d’interface.
    Par exemple, déçus par l’existant, ils ont choisi d’écrire un lanceur d’applications et un système de notifications plus ergonomiques. Ça marche et c’est déjà beaucoup mieux. Ils ont compilé des ROM en intégrant OnlyOffice, NextCloud, Telegram, etc., afin de tester au quotidien.

    NdM. : Un homonyme à ne pas confondre, « entrepreneur français du secteur de l’Internet » (source) est aussi dans l’actualité française pour un tout autre sujet, en tant que membre démissionnaire du Conseil National du Numérique (CNNum).

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    Dons aux associations, épisode 6

    20 décembre, 2017 - 11:03

    Cette dépêche est la sixième de sa série, après celles de 2011, 2013, 2014, 2015 et 2016.

    Pour la sixième fois, je m’adresse à toi libriste, qui a procrastiné jusqu’aux dernières heures pour faire des dons déductibles des impôts (ou non). Toute l’année (et celle d’avant) on se promet de soutenir telle ou telle action sur tel ou tel sujet qui nous semblait extrêmement important. Citons par exemple quelques associations de promotion et défense du Libre, des droits dans l’espace numérique ou de la liberté d’expression, dont les dons sont déductibles en France : Amnesty France, Debian France, Framasoft, Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), OpenStreetMap France, Reporters Sans Frontières (RSF), Wikimédia France, etc.

      Sommaire

      Et comme tu fais vivre les principes du Libre, que tu contribues à des projets libres et défends des idées, tu soutiens aussi des associations ne bénéficiant pas de la déductibilité des dons en France (par exemple des associations jugées trop dérangeantes ou trop critiques par le gouvernement… ou des associations européennes ou non). Citons par exemple AFUL, April, European Digital Rights (EDRi), FACIL, FFII, FSF (avec une longue liste de méthodes pour donner), FSF Europe (déductibilité dans plusieurs pays), Internet Archive (déductible aux États‐Unis), GNOME, KDE e.V (déductible en Allemagne), Léa-Linux, LILA, LQDN, Mageia, OKFN, SlackBuild.org, Tails (déductible en Allemagne), Toile Libre, Ubuntu-Fr, etc. (notez qu’elles peuvent parfois avoir la déductibilité des dons dans d’autres pays, voir la décision C-318/07 mentionnée plus bas).

      Cette dépêche récurrente vit aussi grâce à vos remarques, propositions d’ajouts, de compléments et vos retours sur les systèmes fiscaux et les dons dans vos pays respectifs. N’hésitez pas à la commenter pour l’enrichir.

      Précision : la dépêche parle bien de « don » (je soutiens sans rien obtenir à titre personnel), pas de « financement participatif avec contrepartie » (je cofinance en échange de goodies ou avantages), les deux étant destinés à des choses différentes. Pour ceux qui ont lu jusqu’ici, un dessin xkcd sur le sujet en récompense (et d’autres images plus loin pour récompenser les libristes patients qui liront jusqu’au bout).

      Pourquoi les associations ayant des permanents ont des besoins récurrents d’argent ? (tiré de l’épisode 3)

      Quand une association veut passer de zéro à un permanent ou à un permanent de plus, elle n’a généralement pas en réserve de quoi le payer sur une année complète. Elle prend donc un risque avec une visibilité sur x mois (comme n’importe quel chef d’entreprise), en faisant de son mieux pour que l’argent rentre (le nouveau permanent va « produire », une campagne de communication ou d’appels à don ou autres sera lancée, une subvention sera recherchée, une convention sera signée avec tel ou tel, des goodies seront vendus, etc.).

      Une association qui ne veut pas s’embêter à rechercher des fonds ou qui ne vise pas à passer le cap du premier permanent n’a pas du tout ce souci et peut être très indolente si elle veut.

      Dès qu’il y a un besoin récurrent de payer des salariés, de payer à date les charges de l’employeur — qu’il faut prévoir à trois mois s’il faut gérer un préavis de licenciement économique ou pas, etc., cela devient plus compliqué (comme pour n’importe quel chef d’entreprise). Une association militante qui ne prendrait pas de risque financier du tout, ce n’est pas envisageable à mon avis. Toute la question étant de savoir combien elle réussit à faire rentrer d’argent au moment où c’est nécessaire, si elle peut continuer à embaucher pour grossir/faire plus d’actions/faire mieux, si elle doit licencier ou si elle doit stagner/continuer ainsi dans l’immédiat.

      Donc oui, on a toujours l’impression que les associations ayant des permanents recherchent de l’argent (et décembre est particulier car c’est la fin de l’exercice fiscal et traditionnellement la période des dons défiscalisés, notamment côté humanitaire associé aux bons sentiments des fêtes de fin d’année). Et oui en décembre, la Croix Rouge, April, RSF, LQDN, la FSF, Amnesty, Framasoft et bien d’autres font des appels à don.

      Petit rappel pour ceux concernés par les impôts en France (tiré de l’épisode 5)
      • l’article 200 du code général des impôts prévoit pour un particulier une déduction fiscale de 66 % (réduction d’impôt sur le revenu dans la limite de 20 % du revenu imposable, reportable sur cinq ans en cas de dépassement de ce plafond) des dons vers les associations d’intérêt général ou reconnues d’utilité publique. Ce pourcentage monte même à 75 % pour les organismes d’aide aux personnes en difficulté (dans la limite de 521 €, au‐delà, on retombe sur les 66 %) ;
      • l’article 238 bis du CGI prévoit une déduction fiscale de 60 % des dons pour une entreprise (réduction d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés dans la limite de 5 ‰ du chiffre d’affaires hors taxes, reportable sur cinq ans en cas de dépassement de ce plafond) vers les associations d’intérêt général ou reconnues d’utilité publique ;
      • Fiche pratique ServicePublic.fr : « À savoir : les sommes versées à des organismes agréés situés dans un État membre de l’Union européenne, en Islande ou en Norvège ouvrent également droit à la réduction d’impôt. À défaut d’agrément, vous devez justifier que l’organisme poursuit des objectifs et présente des caractéristiques similaires aux organismes situés en France. »

      Exemple pour un particulier : je suis imposable et donne 99 € à l’association XYZ bénéficiant de la déductibilité des dons à hauteur de 66 %. Mon don me coûte en fait (au final) 33 €, j’ai temporairement avancé 66 € qui seront ensuite déduits de mon imposition fiscale (dit autrement, j’ai choisi l’attribution de 66 € du budget de l’État).

      Autres infos :

      Petit rappel pour ceux concernés par les impôts hors France (tiré de l’épisode 5)

      Forcément je connais mieux le sujet pour la France, mais voici néanmoins quelques infos glanées pour d’autres pays (et je ne doute pas que les visiteurs compléteront dans les commentaires) :

      Exemple de dons financiers et parfois de temps (tiré de l’épisode 4, mais mis à jour)

      « Sacrifier une partie de son revenu pour faire un don à une association, c’est une affaire sérieuse. » (patrick_g)

      Liste non exhaustive de dons financiers ou de temps à des associations du Libre ou pour libérer quelque‐chose :

      Exemple de dons de matériel ou ressources (tiré de l’épisode 4 mais mis à jour)

      Liste non exhaustive :

      Diffusion des idées et questionnements autour du don (tiré de l’épisode 4 et mis à jour)

      Liste non exhaustive :

      Don à une entreprise ? (tiré de l’épisode 5)

      Une question un peu annexe ici vu le titre « dons aux associations » mais qui a déjà été posée ici ou sur LinuxFr.org : peut‐on faire un don (sans contrepartie) à une entreprise ? Pour prendre deux sites que j’aime bien : il semblerait que Next INpact (SARL de presse) ait opté pour un statut premium (avec contrepartie donc) parce que ce n’était pas possible, mais bénéficie en plus de dons déductibles via la plate‐forme de dons pour la presse en ligne J’aime l’info. Tandis que Reflets.info (SAS) accepte les dons.

      Lors d’une recherche rapide précédente, j’avais vu évoquer l’utilisation du compte 7713 « libéralités perçues » du plan comptable, d’un justificatif clair pour la comptabilité (un expert comptable et/ou un notaire sont évoqués), d’une exonération de TVA si aucune vente de bien/service n’est associée ; bref la question des taxes/impôts à payer pour le donateur (60 % entre non‐parents ?) et l’entreprise n’est pas forcément claire. Cela reste assez flou et hypothétique, et ça mériterait une question aux impôts.

      .

      Logiciels libres pour gérer les dons (tiré de l’épisode 5)

      La question avait été posée lors de l’épisode 3 de cette série de dépêches : quel(s) logiciel(s) libre(s) utiliser pour faire les dons ? Ou pour les gérer ? En général pour les faire, un navigateur fait l’affaire : paiement en ligne, réception de l’éventuel reçu fiscal, réception d’un éventuel message de remerciement.

      Pour les reçus fiscaux, il convient de les conserver avec les documents des impôts pendant le temps nécessaire (suivant la législation locale).

      Pour les dons via des intermédiaires, par exemple Liberapay, HelloAsso ou Tipeee, il faut conserver soigneusement les identifiants du compte créé pour l’année suivante.

      Si vous avez opté pour l’adhésion à une structure plutôt que le don, vous allez recevoir des identifiants aussi et probablement une lettre interne ou des choses du genre, ainsi qu’une convocation à une assemblée générale annuelle certainement.

      Et si vous avez opté pour versement régulier (virement ou prélèvement), ça ne change pas fondamentalement les choses ; éventuellement l’organisme qui prélève vous prévient un peu avant chaque prélèvement par courriel.

      Il existe aussi dans le Libre des logiciels ou des événements spécialement prévus pour les dons :

      À ma connaissance, le site HelloAsso évoqué dans un commentaire récent n’utilise pas une plate‐forme libre, contrairement à Liberapay.

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