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Le Tremplin « Student DemoCup », édition 2017

16 septembre, 2017 - 00:04

La Student DemoCup, organisée chaque année, est reconduite le 6 décembre 2017, à l’occasion du Paris Open Source Summit, l’événement annuel, sommet de l’innovation ouverte et de l’open source.

Ce tremplin récompense les projets innovants s’appuyant sur des développements et des technologies libres, open source ou de type open data. Il s’adresse à tous les étudiants de l’enseignement supérieur, universitaires ou élèves ingénieurs. Seuls ou en équipe, ils sont invités à déposer leur dossier, sur le site de la Student DemoCup, jusqu’au 21 novembre 2017, dans l’une des trois grandes thématiques portées par le sommet : Business models et Start up, Technologies et DevOps, Ecosystème du Numérique ouvert.

Le tremplin 2017

Ce tremplin aura le soutien d’un nombre important de partenaires historiques de l’événement (CNLL, Syntec Numérique, Pasc@line, l’Open Source School, l’ESIEA, Microsoft, alter way, Smile, Inno3, Logilab…).

Un jury composé de personnalités emblématiques du Libre et de l’innovation examinera les dossiers et sélectionnera les nominés pour le 6 décembre.

Société Générale soutient l’événement et remettra les prix aux futurs gagnants.

Prérequis

Les projets doivent remplir les prérequis suivants :

  • avoir un caractère innovant ;
  • être ouverts et libres selon les définitions de l’OSI ou de la FSF, ou être dans un esprit similaire s’il s’agit de projets pour lesquels ces définitions ne s’appliquent pas directement (ex : open data) ;
  • avoir pour ambition la promotion et l’amélioration du logiciel libre et de son écosystème ;
  • ils peuvent revêtir de multiples formes : prototype, développement ou design, contribution scientifique (mémoire, résultats de travaux de recherche, etc.) ou encore toute action citoyenne ou communautaire (lancement de plate‐forme, organisation d’événements…).
Lots et prix

Le 6 décembre, les nominés exposeront leur projet en public, devant un jury de professionnels, constitué d’acteurs emblématiques de l’écosystème du logiciel libre et de l’open source, de personnalités de l’enseignement supérieur et de créateurs du monde numérique de demain. Le jury votera alors pour le gagnant de chaque catégorie. Les internautes sont également invités à élire en ligne le projet de leur choix, du 21 novembre au 5 décembre. Cette élection donnera lieu au Prix du public, qui sera remis au gagnant le jour de la cérémonie.

Retour sur l’édition 2016

L’année passée, trois lauréats s’étaient démarqués :

CopyPeste

CopyPeste est un logiciel capable de rassembler divers outils de recherche permettant aux utilisateurs d’OpenBSD d’analyser les fichiers présents dans un système appelé l’arbre des ports avec Yann Ferrere, Guillaume Krier, Jérémy Pouyet, Jean‐Guillaume Buret, Amina Ourouba, Édouard Maréchal et Guillaume Gratigny.

Empowering Students

En redonnant une voix aux étudiants au sein des universités et écoles, les plates‐formes de consultation en ligne constituent une réponse adaptée aux enjeux liés à l’implication des jeunes dans le processus de décision. Chacun d’eux aura ainsi la possibilité de : s’informer, s’exprimer, débattre, voter avec Alexia Camail, Stéphane Phee Phouybanhdyt, Kathy Gremillet, Doriann Defemme et Margaux Bertelli.

Energy in Open Models

« Accélérer la transition énergétique en diffusant des technologies open source » avec Axel Lavergne, Alice Ivanoff, Dorine Lambinet, Ludovic Gaillard et Aurélie Drye.

« L’avenir de l’open source se construit dans les universités et dans les écoles d’ingénieurs. Ce concours cherche à mobiliser les étudiants autour de cette filière attractive, à susciter des vocations. Surtout il prépare à une carrière d’entrepreneur, où il faut commencer par défendre son projet et provoquer l’adhésion », commente Philippe Montargès, organisateur de la Student DemoCup et fondateur d’alter way, coprésident du CNLL (Union des Entreprises du Logiciel Libre et Open Source).

« L’innovation ouverte et l’open source sont deux éléments clefs de la transformation numérique du groupe Société Générale. Nous sommes ravis de participer à l’organisation d’un tel événement et attendons avec impatience de voir les réalisations des étudiants » déclare David Fiou, architecte technologique, en charge notamment de la stratégie open source pour Société Générale.

À propos du Paris Open Source Summit

Paris Open Source Summit, 1er événement européen libre et open source, est le fruit de la fusion de Solutions Linux et de l’Open World Forum, deux événements emblématiques du Libre et l’_open source.

Son ambition est d’exposer les innovations technologiques, la réalité et le dynamisme économique de ses solutions et les impacts sociétaux de cette filière numérique. Paris Open Source Summit est la chambre d’écho internationale des contributions multiples du Libre et de l’open source aux révolutions numériques actuelles et à venir, de ses réussites, de ses entreprises et de leur importance, de ses communautés et enfin du soutien constamment affirmé des pouvoirs publics (État, régions, villes…).

Il s’agit d’un événement du Pôle Systematic Paris‐Région opéré par la société Weyou Group et présidé par Jean‐Luc Beylat, président du Pôle Systematic.

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Guide d’autodéfense numérique : deuxième parution papier

16 septembre, 2017 - 00:03

La nouvelle version du Guide d’autodéfense numérique vient de paraître ! C’est un ouvrage collectif diffusé gratuitement sur Internet et vendu en librairie. Il traite essentiellement de protection de données privées.

Cet ouvrage est pragmatiquement divisé en deux partie, la première traitant du hors ligne et la deuxième traitant du en ligne.

L’objectif du Guide d’autodéfense numérique est de donner au lecteur une base théorique des outils proposés ainsi que des guides pratiques de mise en œuvre. Les outils présentés sont nombreux et incluent la distribution Tails, les outils de chiffrements et le navigateur Tor. Les débutants devraient s’y retrouver car il n’est pas supposé que le lecteur sache comment fonctionne un terminal, un système d’exploitation ou le protocole HTTP. Les méthodes présentées sont généralement introduites par un paragraphe « Évaluer les risques » pour bien comprendre contre quoi on se défend.

Bien que les bases restent les mêmes, les outils évoluent et l’ouvrage aussi. Il s’agit donc de la cinquième édition numérique et seconde édition papier.

Il est consultable gratuitement sur le site des auteurs. La version papier vient tout juste de sortir en librairie ou peut aussi être commandée directement sur le site des éditions tahin party.

Les auteurs

Le collectif est anonyme et se présente comme un ensemble de personnes pour qui le sujet est important et qui souhaitent partager au plus grand nombre leurs connaissances. Voir le chapitre « Qui parle ? ».

L’éditeur

Tahin party est basée à Lyon et édite des ouvrages sur des thèmes variés « généralement plutôt égalitaristes et libertaires ».

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Blender 2.79 vient de sortir

15 septembre, 2017 - 14:19

Blender est un logiciel libre de modélisation et de rendu 3D, qui n’a rien à envier à ses équivalents propriétaires 3DS Max, Maya et Cinema 4D. Muni de moteurs physiques simulant les solides, les solides mous et les liquides, la gestion des poils et des cheveux, les tissus et les particules, permettant l’animation d’objets complexes, intégrant même une solution de montage vidéo, Blender a prouvé sa qualité à travers les films de la fondation Blender, dont les derniers, Cosmos Landromat et Agent 327, sont de qualité professionnelle.

La version 2.79 vient de sortir et fournit un lot intéressant de nouveautés. L’occasion de parler de cartes graphiques et de PBR (physics based rendering, ou rendu orienté physique).

Amélioration de la prise en charge d’OpenCL

Cette qualité a un coût. Le temps passé par Cycles, le moteur de rendu de Blender, pour rendre une scène modérément complexe, peut facilement atteindre plusieurs dizaines de minutes, voire plusieurs heures sur des scènes très complexes. Le temps de rendu des animations, multiplié par 30 ou 60 images à la seconde, peut monter alors à des semaines ou des mois, même sur de grosses fermes de calcul.

L’artiste au travail passe souvent un temps non négligeable à attendre qu’une image veuille bien s’afficher. Heureusement, Blender propose depuis longtemps, en alternative au processeur, d’effectuer ce rendu sur processeur graphique, via CUDA ou OpenCL, avec des performances multipliées par cinq ou dix. La prise en charge de CUDA était bien meilleure en termes de performances et de fonctionnalités, mais OpenCL a rattrapé son retard dans la version 2.79. Nos cartes AMD peuvent donc maintenant afficher matériaux volumétriques et effets de fumée.

Le Principled Shader

Le « buzzword », dans l’industrie, c’est le « physics based rendering » (PBR), ou rendu orienté physique.

Jusqu’à récemment, un artiste concevait et ajustait ses matériaux pour les besoins de la scène. Cela veut dire que le matériau correspondant à la peau d’un personnage était ajusté différemment lors d’une scène de nuit et d’une scène de jour, par exemple. La réutilisation d’un matériau n’était pas possible, car son aspect dans un environnement différent, avec des conditions de luminosité différentes, n’était pas celui attendu.

L’augmentation des performances du matériel permet maintenant une autre approche, qui est de créer un matériau qui essaye de coller au plus près de la réalité physique, comme par exemple l’effet Fresnel, la conservation de l’énergie, la réflexion des matériaux diélectriques et métalliques, les matériaux translucides… Ce matériau peut alors être utilisé tel quel dans n’importe quelle scène et donner le rendu attendu.

Jusqu’à présent, Blender fournissait les outils de base qui permettaient à chacun de construire ses propres nuanceurs (shaders) PBR, mais pas de shader PBR clé en main. C’est maintenant chose faite, avec le Principled Shader, inspiré d’un shader développé par Disney pour ses équipes. Le shader est « principled » plutôt que purement physique, car il repose sur le principe qu’il est d’abord créé pour les artistes, et propose donc des contrôles fait pour eux plutôt que pour les scientifiques des matériaux (ce qui n’est pas si heureux pour l’indice de réfraction qui est bidouillé pour tenir entre 0 et 1).

Filmic blender

Une autre fonctionnalité très attendue est l’intégration de Filmic Blender, jusqu’ici fourni comme un correctif externe.

Blender, principalement pour des raisons historiques, avait jusqu’à présent une gestion limitée et souvent irréaliste de la gamme dynamique. Filmic Blender promet une bien meilleure gestion de la lumière dans les scènes très contrastées. Cela évite à l’artiste de devoir corriger son rendu en post‐processing, ou à bidouiller l’image en ajoutant de fausses sources de lumière.

Dans ce rendu de test, l’image du haut a été rendue avec Filmic, l’image du bas avec les couleurs classiques. On peut voir dans l’image du bas que la partie la plus éclairée sature complètement (on parle de « clipping ») et que les couleurs sont trop vives pour être réalistes. À l’opposé, Filmic a une bien meilleure gamme dynamique et les couleurs fortement éclairées prennent un ton plus pastel, ce qui est beaucoup plus proche de ce que ferait un appareil photo, par exemple.


Et blender 2.8 ?

La prochaine version de Blender fournira un nouveau moteur de rendu, appelée Eevee, qui tente d’obtenir une qualité proche du moteur Cycles, mais en temps réel. Ceci permettra aux artistes de travailler directement sur le rendu final plutôt que de procéder itérativement entre ajustement des paramètres et rendu.

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Sortie de Bokeh 7.10

13 septembre, 2017 - 22:45

Bokeh est un portail documentaire libre (AGPL v3) initialement destiné aux réseaux de lecture publique. Il est utilisé en production par plus de 1 500 médiathèques. Son utilisation s’étend aujourd’hui aux bibliothèques privées ainsi qu’aux sites qui ne nécessitent qu’une gestion de contenu (CMS) sans aucun lien avec un SIGB.

Cette version comporte entre autres :

  • une nouvelle gestion des outils d’administration dans l’interface publique (boîte à outils, gestion des menus, des boîtes, des fenêtres surgissantes) ;
  • un moteur de recherche dans le gestionnaire des articles ;
  • des fonctionnalités personnalisables dans l’en‐tête des résultats ;
  • le versionnage des articles et des paramétrages des boîtes, afin de pouvoir les restaurer individuellement ;
  • de nouvelles fonctionnalités pour les Bokeh en lien avec le SIGB Nanook (mise a jour des codifications, préinscription en ligne, authentification par courriel) ;
  • des connecteurs à de nouvelles ressources numériques ou des améliorations (La souris qui raconte, Le Kiosk, BiblioonDemand, Capturator) ;
  • le partage par courriel d’une liste de résultats.

La suite de la dépêche détaille quelques‐unes de ces nouveautés.

Outils d’administration

La version 7.10 homogénéise les outils d’administration côté front‐office : unification des accès aux paramétrages, administration complète des menus, formulaires par onglets, menu centralisé.

Les paramétrages des boîtes sont versionnés. Cela permet aux administrateurs de consulter l’historique des modifications des paramètres, de comparer avec la version actuelle et de revenir à un paramétrage précédent.

Ajouter une boîte sur une page pouvait être fastidieux vu le nombre de paramètres toujours plus important. Afin de faciliter cette action, Bokeh propose maintenant un ensemble de boîtes pré‐paramétrées pour couvrir les cas d’utilisations les plus courants.

Catalogue

Les administrateurs peuvent choisir les composants de filtrage et de tri intégrés au résultat de recherche.

Une personne connectée peut partager le résultat de sa recherche par courriel via le client intégré.

La liste des ressources numériques intégrables dans Bokeh s’allonge, avec des connecteurs pour : La souris qui raconte (histoires pour enfants), Capturator (cours de langue) et Le Kiosk (presse).

Activités

Le module de gestion des formations a été refondu pour le rendre plus générique et gérer ainsi tout type d’activité (inscriptions à des événements, rencontres, formations, matchs de jeux vidéos…). Chaque activité peut avoir plusieurs sessions et les événements sont automatiquement synchronisés dans l’agenda des bibliothèques.

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Cartographie et images de rues : Mapillary et OpenStreetCam

13 septembre, 2017 - 22:43

Vous connaissez probablement déjà OpenStreetMap, la base de données cartographique libre. Mais vous connaissez sans doute aussi des concurrents qui proposent en plus des cartes d’autres services, comme les images aériennes, et depuis une dizaine d’années vous avez peut‐être pris l’habitude des images prises directement dans les rues : StreetView chez Google, StreetSide chez Microsoft…

Des alternatives libres se mettent en place, et c’est ce dont nous allons parler : OpenStreetCam, né en 2013, et Mapillary. Les deux initiatives sont ouvertes, tout le monde peut participer facilement via une application pour mobile.

Ces solutions permettent une alternative libre pour les utilisateurs et sont une aide très précieuse pour les contributeurs d’OpenStreetMap.

Sommaire

Réunir une telle collection d’images aurait pu paraître impossible il y a peu, mais l’avènement des smartphones change la donne : cartographier une rue peut être aussi simple que de fixer son téléphone sur son vélo, sa voiture, ou le tenir à la main en marchant. Une application s’occupe de prendre des photos (géolocalisées, bien sûr) périodiquement et de les envoyer vers les serveurs qui s’occupent du reste.

Dur d’atteindre la qualité des images panoramiques à 360° des concurrents, mais, à l’inverse, permettre à tout le monde de contribuer permet aussi de couvrir les zones inaccessibles en voiture.

En cinq ans, Mapillary a collecté 179 millions d’images (après avoir passé les 100 millions il y a moins d’un an), soit plus de trois millions de kilomètres couverts. La couverture OpenStreetCam n’est pas encore aussi bonne, mais c’est quand même plus de 50 millions d’images, et la croissance est très forte de ce côté aussi (multiplication par quatre depuis novembre 2016).

À quoi tout ceci peut‐il servir ?

  • Pour tout le monde : comme la concurrence, à savoir à quoi ressemble un endroit sans y être allé, à planifier un itinéraire… On peut accéder aux images depuis un navigateur via le site des deux projets. Mapillary est intégré à l’application libre Android OsmAnd depuis la version 2.7 de juillet 2017 (disponible sur le dépôt F-Droid sous le nom OsmAnd~). On peut maintenant visualiser les séquences Mapillary directement sur la carte :

Ou plus simplement, une section « photos en ligne » est maintenant disponible quand on examine les détails d’un lieu :

  • Pour les contributeurs OpenStreetMap, c’est un outil précieux pour la cartographie de fauteuil, c’est‐à‐dire la possibilité d’éditer la carte OpenStreetMap sans être sur le lieu qu’on édite et éventuellement sans avoir fait de reconnaissance au préalable. L’éditeur ID en ligne sur https://openstreetmap.org permettait déjà d’éditer sur fond d’images aériennes ou de plan de cadastre par exemple. On peut maintenant visualiser les images de Mapillary directement depuis l’éditeur et, mieux encore, voir directement les panneaux de signalisation détectés par Mapillary en analysant les images.
Mapillary

Le principe de Mapillary est de récolter puis d’analyser un maximum d’images. L’analyse d’image permet de repérer les panneaux, feux tricolores, et aussi d’autres éléments comme les voitures, garages à vélo, verdure, poubelles… Ces données sont utilisables librement par OpenStreetMap, et l’entreprise derrière Mapillary monnaye ces données.

Voici par exemple ce que Mapillary détecte place du Trocadéro :

Ces données sont utilisables directement depuis les éditeurs OpenStreetMap ID (éditeur par défaut depuis le site Web) et JOSM (client lourd). Lire l’article de blog et les vidéos associées pour les détails. Les éléments de carte peuvent être associés à une image Mapillary via l’étiquette mapillary=….

Mapillary est également intégré dans l’application Android OsmAnd.

OpenStreetCam

OpenStreetCam est mené par Telenav, qui s’appuie sur OpenStreetMap pour les outils de navigation qu’elle commercialise.

Une originalité d’OpenStreetCam est sa manière d’encourager les contributeurs par un système de points : on gagne des points en contribuant des images, et d’autant plus de points qu’on couvre des zones non couvertes.

OpenStreetCam est intégré dans l’éditeur JOSM, mais pas (encore ?) dans ID ni OsmAnd.

Historiquement, le projet s’est lancé sous le nom OpenStreetView pour reprendre le nom de domaine d’un projet lancé en 2009 qui n’avait pas réussi à devenir populaire. Il a été renommé plus tard en OpenStreetCam pour éviter la confusion possible avec la solution de Google.

Est‐ce vraiment libre ?

On lit çà et là sur le Web des controverses comme quoi l’une des solutions est commerciale et l’autre libre. En réalité, les deux solutions sont supportées par des entités commerciales (Mapillary AB est une entreprise basée en Suède centrée sur le service mapillary.com, et OpenStreetCam est mené par l’entreprise Telenav qui vend des systèmes de navigation pour voiture qui utilisent OpenStreetMap). Et les deux solutions sont « en grande partie libre ».

Les deux services distribuent les images sous licence CC-BY-SA, et dans les deux cas les contributeurs donnent au service une licence qui lui permet d’utiliser les images sans restrictions.

Chez OpenStreetCam, le code du site Web et des applications pour Android et pour iOS sont libres (mais au moins l’application Android a des dépendances non libres qui empêchent, entre autres, son inclusion dans F-Droid). Mapillary fournit plusieurs logiciels libres, par exemple mapillary-js, le code qui permet l’affichage des images sur leur site Web, mais l’application pour Android et iOS n’est pas libre (elle pourrait le devenir prochainement).

Pour Mapillary, il faut distinguer les conditions d’utilisation du service et la licence des images. Les conditions pour le service ne permettent pas l’usage commercial hors contrat avec lui (d’après la partie 1.2 de ses conditions d’utilisations) et limitent par défaut les téléchargements à 50 000. La licence des images est la licence CC-by-SA et il est possible de re‐licencier les travaux dérivés dans le cadre d’OpenStreetMap selon les conditions de la fondation OpenStreetMap. En d’autres termes, il y a des restrictions sur le téléchargement d’images, mais une fois les images téléchargées, elles sont utilisables librement. Les images sont libres, mais le service n’est pas entièrement gratuit (250 €/mois pour le pack « professional », par exemple).

Pour un comparatif des conditions des deux services (écrite par un employé Mapillary), voir par exemple ici.

Et la pérennité ?

L’ouverture est souvent citée comme gage de pérennité. Si l’auteur d’un logiciel libre décide de passer à autre chose, quelqu’un d’autre peut, au moins en théorie, prendre le relai.

Pour OpenStreetCam et Mapillary, la situation est un peu plus compliquée. Le scénario catastrophe où l’un des deux arrête son activité ou se fait racheter par une entreprise qui décide d’arrêter de diffuser les images sous licence libre est tout à fait possible. Pour qu’une autre entité puisse reprendre la suite, il faut que deux conditions soient réunies : que les images soient réutilisables (c’est le cas avec la licence CC-BY-SA), et que quelqu’un ait gardé les images avant qu’elles ne disparaissent. C’est le deuxième point qui est problématique : les bases d’images sont colossales (plus de 500 téraoctets pour Mapillary, un peu moins pour OpenStreetCam, mais fort taux de croissance dans les deux cas) donc maintenir un stockage correctement fiabilisé pour un miroir aurait un coût de l’ordre de la centaine de milliers d’euros par an (en calcul de coin de table…). Ajouté à la limite de téléchargement pour Mapillary, maintenir un miroir n’est clairement pas à la porté du premier venu (même si en comparaison une fondation comme celle de Wikipédia gère un budget autrement plus élevé). Côté OpenStreetCam, certains en ont discuté, mais toujours pas de miroir non plus.

On peut espérer que les deux services ne fermeront pas en même temps, donc une solution pour les contributeurs pour pérenniser leurs images est d’envoyer les images aux deux, mais ce n’est pas faisable directement depuis les applications pour mobile. Certains contributeurs conservent également une copie de leurs images localement, « au cas où ».

Comment contribuer ?

Contribuer est très facile si vous avez un smartphone. Un contributeur peut installer l’application et prendre des images de sa rue à pied et sans matériel supplémentaire en quelques minutes, ou se fixer des objectifs plus ambitieux comme certains contributeurs qui s’imposent de dépasser le million d’images contribuées en un mois. Pour contribuer en voiture ou à vélo, il est recommandé d’avoir un support, Mapillary en envoie gratuitement sur demande aux contributeurs si besoin. Toute la richesse de ces bases d’images vient de la diversité des contributeurs, donc de la diversité des images qu’elles contiennent.

Alors, vous avez commencé ? Qu’attendez‐vous ? ;-)

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OpenDBViewer 1.0.1, lecteur de base de données léger SQLite & MySQL

12 septembre, 2017 - 18:05

OpenDBViewer est un petit logiciel qui permet dans une interface très simple de se connecter à une base de données SQLite ou MySQL.

Je l’avais d’abord conçu en Python pour mes besoins personnels et professionnels. Ce logiciel a été ensuite converti en C++ avec Qt. Bien qu’il soit opérationnel, beaucoup de choses pourraient l’améliorer. Pour cela, les contributions des utilisateurs et des développeurs sont chaleureusement espérées.

OpenDBViewer utilise un système d’onglets pour visualiser plusieurs tables et bases en même temps.

Après avoir eu la volonté de migrer ce logiciel en C++ avec Qt, j’ai eu l’opportunité de proposer ce travail comme mini projet de stage au sein de mon entreprise, sous ma tutelle. Une stagiaire a donc effectué le gros du travail et après un peu de remise en forme du code, nous avons choisi de mettre les sources à disposition de la communauté sous la licence GNU GPL v3. la compilation nécessite Qt5 base devel et Qt5 qttranslations. Les chaînes de compilation de mon entreprise me permettent ainsi de facilement empaqueter l’application pour GNU/Linux (Debian), Windows et macOS.

J’avoue que nous avons peu de temps pour travailler sur ce projet, mais nous allons continuer à lui apporter quelques améliorations petit à petit en fonction nos besoins. Vos êtes invités à vous joindre à nous : toutes les contributions et les retours de bogues seront traités dans les meilleurs délais. ;)

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Dévoilement du calendrier de la Semaine québécoise de l'informatique libre (SQiL), 16-24 sept. 2017

11 septembre, 2017 - 20:54

La semaine dernière, les bénévoles de FACiL dévoilaient fièrement le calendrier des activités de la Semaine québécoise de l'informatique libre (SQiL).

L'édition 2017 de la SQiL, qui se tiendra du 16 au 24 septembre, est riche d'une panoplie d'activités organisées pour le grand public par les membres de la communauté libriste : des conférences, des rencontres, des ateliers de formation, une exposition, etc. (Des activités continueront d’être ajoutées et modifiées au calendrier au cours des prochaines jours, alors nous vous conseillons de revenir le consulter à l’approche du 16 septembre.)

Comme les années précédentes, la SQiL favorise la convergence des mouvements pour le logiciel libre, le matériel libre, le savoir libre et la culture libre. Tout ce qui peut se mettre sous une licence libre et participe à la construction, au développement et à la conservation des communs numériques est à l'honneur ! Célébrons nos ressources partagées ! Célébrons le numérique qui respecte nos libertés et nos droits !

Pour consulter le calendrier et obtenir toutes les infos à propos de la SQiL 2017 : https://2017.sqil.info

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Revue de presse de l'April pour la semaine 36 de l'année 2017

11 septembre, 2017 - 20:53

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Les Inrocks] ”Nothing to Hide”: pourquoi ce docu sur la surveillance de masse nous concerne-t-il tous?

Par Bruno Deruisseau, le samedi 9 septembre 2017. Extrait:

Grâce à la collecte de nos données numériques, les agences de renseignement disposent aujourd'hui d'un accès quasi-total à notre intimité. Sorti cette semaine, "Nothing to Hide" propose, en évitant l'écueil de la paranoïa, une prise de conscience des enjeux de la surveillance de masse et des moyens dont chacun dispose pour s'y soustraire.

Lien vers l'article original: http://www.lesinrocks.com/2017/09/09/cinema/nothing-hide-pourquoi-ce-docu-sur-la-surveillance-de-masse-nous-concerne-t-il-tous-11983255

[Le Monde.fr] Après Irma, des internautes mobilisés pour cartographier en urgence les zones dévastées

Par la rédaction, le vendredi 8 septembre 2017. Extrait:

En quelques heures, les cartes des îles frappées par l’ouragan ont été actualisées par la communauté OpenStreetMap. Un travail précieux pour les secours.

Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/09/08/apres-irma-des-internautes-mobilises-pour-cartographier-en-urgence-les-zones-devastees_5182936_4408996.html

Et aussi:

[ZDNet France] Firefox s'essaie au nu intégral sur les données et la vie privée

Par Christophe Auffray, le jeudi 7 septembre 2017. Extrait:

La confidentialité, c'est un sujet sacré, voire une valeur fondamentale pour un navigateur comme Firefox. Mais le logiciel a aussi besoin des données des utilisateurs. Comment concilier les deux? Par la transparence et la clarté. S'agit-il d'une première étape avant l'activation par défaut de la télémétrie?

Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/firefox-s-essaie-au-nu-integral-sur-les-donnees-et-la-vie-privee-39856962.htm

[Le Monde Informatique] L'improbable abandon du contrôle de Java SE par Oracle

Par Paul Krill, le lundi 4 Septembre 2017. Extrait:

Si Oracle a indiqué étudié le transfert de Java EE vers une fondation open source, la question se pose également pour Java SE. Et la position de big red est ici très différente.

Lien vers l'article original: http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-improbable-abandon-du-controle-de-java-se-par-oracle-69239.html

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MathMod-6.0 : Introduction du calcul en mode multitâche ou multiprocesseur

11 septembre, 2017 - 12:02

Je suis heureux d’annoncer la publication de la nouvelle version de MathMod, le logiciel libre de modélisation et de manipulation des objets mathématiques décrits par des équations implicites ou paramétriques.
MathMod permet de manipuler les objets mathématiques 3D et 4D. Il permet aussi de changer leur propriétés visuelles (appliquer des textures3D, transparence…), calculer leurs intersections en temps réel et exporter le résultat final sous le format de fichiers OBJ. MathMod est développé avec Qt5/C++, il est disponible pour GNU/Linux, Windows et Mac OS X, sous licence GPLv3.

Cette nouvelle version apporte une amelioration majeure sur la partie du logiciel dédiée au calcul mathématique: le support du calcul multitâche ou multiprocesseur.

Par défaut, le nombre de fils (threads en anglais) de calcul est fixé à quatre mais ce nombre peut être modifié en temps réel en utilisant l’interface graphique ou le fichier de configuration du démarrage du logiciel.
Les tests montrent que la vitesse de calcul est « presque » multiple du nombre de cœurs physiques de votre machine.

Les processeurs virtuels, comme ceux qu’on trouve dans les CPU d’Intel (appelé Hyperthreading) et , apportent un gain négligeable car le calcul mathématique à surtout besoin d’une unité de calcul dédiée pour fonctionner à plein régime. En plus de permettre une exploitation maximale des ressources CPU, le calcul multitâches permet d’avoir une interface graphique toujours active : Possibilité d’arrêter le calcul courant, lancer des taches de calcul en arrière plan (en cours de développement)…

Autres changements:

  • Accélération de l’affichage graphique: Les données 3D peuvent être transférées, à la demande à la partie serveur de OpenGL.
  • Possibilité de sauvegarder les frames successives pour construire des images animées ou des vidéos.
  • Une collection bien fournie de scripts (372)

Pour finir, n’hésitez pas à apporter vos réactions et vos suggestions.
L’aventure ne fait que commencer!

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Les journaux LinuxFr.org les mieux notés de l'été 2017

11 septembre, 2017 - 11:57

LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l'équipe de modération avant publication. C'est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori des modérateurs. Ceux-ci s'appellent des journaux. Voici un florilège d'une dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs… qui notent. Lumière sur ceux des mois de juillet et août passés.

Juillet Août Télécharger ce contenu au format Epub

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Agenda du Libre pour la semaine 37 de l’année 2017

10 septembre, 2017 - 14:07

Calendrier Wweb, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 29 événements (0 en Belgique, 24 en France, 0 au Luxembourg, 5 au Québec, 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche.

On notera par ailleurs le début de la Semaine québécoise de l'informatique libre (SQiL) du 16 au 24 septembre.

Sommaire [FR Grenoble] Atelier OpenStreetMap - Le lundi 11 septembre 2017 de 18h30 à 21h00.

Le collectif "OpenStreetMap Grenoble" vous propose de vous initier à Open Street Map à 18h30 le 11 septembre à La Coop Infolab !

Cette soirée sera dédiée à l'accueil des nouveaux contributeurs, ainsi qu'au partage d'expérience pour les anciens contributeurs.

Que vous soyez débutant ou confirmé, cette soirée est ouverte à tous !

C'est quoi OSM ? OpenStreetMap (OSM) est un projet international fondé en 2004 dans le but de créer une carte libre du monde.

Nous collectons des données dans le monde entier sur les routes, voies ferrées, les rivières, les forêts, les bâtiments et bien plus encore !

Les données cartographiques collectées sont ré-utilisables sous licence libre ODbL (depuis le 12 septembre 2012).

Gratuit sur inscription

[FR Rennes] Réunion mensuelle OpenStreetMap - Le lundi 11 septembre 2017 de 20h00 à 22h00.

L'association Gulliver propose chaque 2e lundi du mois une réunion autour du projet de cartographie collaborative OpenStreetMap.

L'occasion de découvrir le projet, de venir échanger sur les nouveauté, de partager vos initiatives.

[FR Paris] Rencontre avec un auteur de BD pas comme les autres - Le mardi 12 septembre 2017 de 16h30 à 20h30.

Les bandes dessinées de David Revoy sont financées par ceux qui croient en lui ses amis, ses fans, des inconnus, etc…, grâce à une plateforme de financement participatif Patreon mais aussi par les éditions Glénat qui ont accepté de jouer le jeu de publier sous format papier un webcomix libre, gratuit et open source.

Cette série raconte l’histoire de la jeune sorcière Pepper et de son chat Carrot dans le monde magique d’Hereva. Pepper apprend la magie de Chaosah, la magie du chaos, avec ses marraines Cayenne, Thym et Cumin. D’autres jeunes sorcières comme Saffran, Coriandre, Camomille et Schichimi apprennent des magies qui ont chacune leurs spécificités.

Les aventures de Pepper&Carrot sont bien souvent trépidantes et pleines d’humour.

Profitant de son passage sur Paris, nous  recevrons David le à partir de 16h30 et prolongerons la soirée par un apéritif dînatoire vers 19h30…

Les épisodes sont réalisés sous environnement GNU/Linux avec le logiciel libre Krita. Chaque épisode est d'abord réalisé en français, puis après une traduction en anglais, la communauté traduit chacun des épisodes dans plus d'une trentaine de langues.

Un épisode de la bande dessinée a été adapté en animation à l'aide de Blender par les auteurs de Morevna Project (adaptation futuriste d'un conte de fée traditionnel russe), sous forme de « Motion Comic ».

En 2015, il travaille, dans le cadre de ses travaux pour Pepper&Carrot, avec David Tschumperlé et Sébastien Fourey à l'ajout dans G'MIC, un plugin disponible depuis plusieurs années dans Gimp, d'un module spécialisé dans la mise en couleur pour la BD, développé par le laboratoire GREYC. G'MIC est alors intégré à Krita, via le module G'MIC-qt, dans la version de développement de Krita. Elle est gérée dans sa version stable 3.2.0, sortie le 17 août 2017.

[FR Marseille] Linux et le Libre à la une sur radio Galère - Le mardi 12 septembre 2017 de 17h00 à 18h00.

L'association CercLL participera à une émission socio-culturels de radio Galère.

Le mardi 12 septembre 2017 à 17h00. 

Il y sera évoqué le rôle de Linux et des Logiciels Libres dans le développement de l'informatique.

L'association CercLL reste à votre écoute.

[FR Lyon] Premiers pas sur Wikipédia - Le mardi 12 septembre 2017 de 17h00 à 19h00.

Familiarisez-vous avec la célèbre encyclopédie libre et participative, apprenez ses règles et son fonctionnement.

Devenez contributeur ou contributrice en enrichissant des articles à l'aide des documents de la bibliothèque.

[FR Biot] RAL Learning Centre - Le mardi 12 septembre 2017 de 18h00 à 20h30.

Certains les appellent install party, d’autres encore Soirées Linux, mais les Rencontres Accès Libre sont tout cela en même temps, et bien plus encore…

C'est l’occasion de

  • discuter, échanger, expliquer ;
  • installer des logiciels libres ;
  • et, toute autre idée coopérative de solidarité à but non lucratif

Entrée Libre. Tout Public.

[FR Brignoles] Rentrée des classes de Gullivar - Le mardi 12 septembre 2017 de 18h30 à 23h00.

GULLIVAR (Groupe d’Utilisateurs de Logiciels Libres de l’Intérieur du VAR) vous invite à une soirée atelier/présentation qui aura lieu le mardi 12 septembre 2017, dès 18h30, en la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles.

Durant cette soirée :

  • Accueil des nouveaux membres,
  • Débat sur le programme des cours concernant l’année à venir,
  • Atelier Libre à la demande.

Cette soirée est ouverte à tous, adhérents et sympathisants.

Un accès haut débit (Ethernet & Wifi) est disponible pour la mise à jour et l’installation de distributions GNU/Linux.

[FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 13 septembre 2017 de 21h00 à 23h00.

Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

Ouvert au public tous les mercredi soir.

Venez nombreux.

[FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 14 septembre 2017 de 19h30 à 22h30.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.

Nous nous réunissons donc tous les dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).

Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

En cas de difficulté, vous pouvez joindre un des responsables de la soirée, Emmanuel Seyman (emmanuel (at) seyman.fr), Paul Marques Mota mota (at) parinux.org, ou Magali Garnero (Bookynette) tresorier (at) parinux.org.

Pour obtenir le code d'entrée de la porte cochère, envoyez un mail au responsable.

On peut amener de quoi se restaurer (Franprix, 8 rue du Chemin Vert, ferme à 22h)

Regazouillez sur Twitter - Wiki des soirées

Programme non exhaustif

  • Fedora (sa traduction)
  • Parinux, ses bugs et son infrastructure
  • April, … y a toujours quelque chose à faire
  • Open Food Facts/ Open Beauty Facts, sa base de données, ses contributeurs, sa roadmap
  • Schema racktables, son code
  • Agenda du Libre, mise à jour et amélioration du code
  • Ubuntu-Fr, son orga, ses événements
  • En vente libre, maintenance et commandes
  • Open street map, une fois par mois
  • Linux-Fr sait faire
  • en vente libre

tout nouveau projet est le bienvenu.

[QC Montréal] SQIL - CLA : Rencontre des utilisateurs GNU/Linux de Montréal - Le jeudi 14 septembre 2017 de 18h00 à 20h30.

Le Club Linux AtomicLe Club Linux Atomic (CLA) regroupe des utilisateurs, novices comme aguerris, de systèmes d’exploitation GNU/Linux et de logiciels libres. Il a pour principal objet de mieux faire connaître l’informatique libre et d’en favoriser l’utilisation par le plus grand nombre.La programmation de la rencontreLa prochaine rencontre du Club Linux Atomic (CLA) se déroulera le jeudi 14 septembre 2017, de 18:30 à 20:30 heures à la salle du 3e étage de la Maison Notman, située au 51 rue Sherbrooke Ouest à Montréal.
Déroulement de la rencontre :
Accueil.

[FR Montpellier] Les logiciels libres, parlons-en ! - Le vendredi 15 septembre 2017 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?

Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.

Proposition de programme :

  • discussions autour de l’organisation d’événements
  • gestion des groupes de travail
  • propositions diverses
  • présentation de l’asso

Alors, si vous avez un peu de temps le vendredi soir, voici une occupation qui me semble très intéressante.
Montpel’libre est une association et un groupe d’utilisateurs (GULL), qui propose une multitude d’activités dans le cadre de la promotion des logiciels libres, et des Communs.
Depuis longtemps déjà, Montpel’libre participe à l’économie sociale et solidaire en organisant tout un éventail d’ateliers et de manifestations, au développement durable et à l’innovation sociale au travers de permanences et ateliers de présentations des logiciels libres et évidement les cartoparties, véritable actions citoyennes, sur le thème de l’accessibilité des personnes en situation de handicap.
L’activité économique, l’intérêt collectif, le fonctionnement démocratique, autant d’éléments que porte Montpel’libre, en proposant un accès entièrement libre et gratuit à une éducation populaire, au travers de ses ateliers à destination de tous les publics.

Les logiciels libres parlons-en ! Ouvrons le dialogue sur l’ouverture des données ! Partageons nos expériences pour une meilleure transmission des connaissances.

Ces permanences sont suivies d’un Apéro « refaire le monde » convivial et partagé, de 18h30 à 21h30. Elles ont lieu au Faubourg marché, tous les vendredis de 17h00 à 19h00 :

  • vendredi 1 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
  • vendredi 8 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
  • vendredi 15 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
  • vendredi 22 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
  • vendredi 29 septembre 2017 de 17h00 à 19h00

Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible.

Cet événement est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Faubourg Marché et Montpel’libre.

Vendredis 1, 8, 15, 22 et 29 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
Le Faubourg - 15, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier

[FR Antibes] Rencontre Accès Libre (RAL) - Le vendredi 15 septembre 2017 de 18h00 à 21h00.

Certains les appellent « install party », d’autres encore « Soirées Linux », mais les Rencontres Accès Libre sont tout cela en même temps, et bien plus encore.

C'est l’occasion de :

  • discuter, échanger, expliquer ;
  • installer des logiciels libres ;
  • et, toute autre idée coopérative de solidarité à but non lucratif

Entrée Libre. Tout Public

[FR Strasbourg] Réunion mensuelle ouverte d'ARN - Le vendredi 15 septembre 2017 de 18h00 à 22h00.

ARN vous accueil un vendredi par moi pendant le Stammtisch du Hackstub !

Dans ces réunions :
• nous accueillons des visiteur-se-s qui veulent en savoir plus sur notre démarche ou apprendre à nous connaître ;
• nous évoquons les sujets actuels relatifs à l'association et au numérique autour de Strasbourg ;
• nous faisons le point tous-toutes ensemble sur l'avancée des projets de l'association et des projets associatifs environnants ;
• nous profitons de ces instants pour faire avancer les projets de l'association sous forme de groupes de travail ouverts.

Ces réunions se concluent par un repas convivial à l'extérieur.
Ces réunions sont ouvertes à tout le monde, membre d'ARN ou non. Pas d'inscription préalable.

N'hésitez pas à venir échanger avec nous !

[FR Damgan] Conférence Internet et libertés : état des lieux et rôle des FAI associatifs - Le vendredi 15 septembre 2017 de 18h00 à 20h00.

L'Université populaire du numérique de Damgan (Morbihan) invite FAImaison à donner une conférence publique le vendredi 15 septembre 2017 à 18h. L'événement se déroulera dans la salle municipale des Corsaires et durera deux heures. L'entrée est gratuite et ouverte à tous.

Trois membres de FAImaison feront une présentation en deux parties :

  • les enjeux, dangers et opportunités sur les droits humains et la sécurité à l'ère numérique ;
  • comment des fournisseurs d'accès à internet associatifs, locaux et engagés peuvent participer à la défense de ces droits.

Les intervenants présenteront ces sujets en se basant sur les six années d'expérience de FAImaison sur divers plans : technique, politique, humain, organisationnel, historique, etc. en brossant un panorama large et en donnant des explications plus poussées lorsque nécessaire.

[FR Brest] Barbecue Infini - Le vendredi 15 septembre 2017 de 18h30 à 23h59.

Retrouvons-nous le vendredi 15 septembre à partir de 18h30 pour :
 lancer la série des RDV Infini de l’année 2017
 fêter dignement le départ de notre dévoué Igor
 profiter d’un moment d’échange entre les adhérent⋅e⋅s, leurs familles, ami⋅e⋅s , etc
 la rentrée, si ça se fête

Cette rencontre sera aussi l’occasion d’accueillir les nouveaux adhérents de l’association, et tout ça sans ordinateur. :)

Comme d’habitude, mode auberge espagnole Infini fournira quelques saucisses, du pain, des sauces et un peu de boissons. À chacun⋅e d’apporter une contribution solide ou liquide pour compléter.

Merci de nous indiquer votre présence avant le 14 septembre en remplissant le date.infini suivant
https://date.infini.fr/H1GC4rsIOYCufTPK

[FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 16 septembre 2017 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres?

Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.

C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

Entrée Libre. Tout Public.

[FR Valenciennes] Permanence ValLibre - Le samedi 16 septembre 2017 de 09h30 à 12h00.

Permanence assistance informatique.

Dépannage petits bobos informatiques.

Initiation à l'informatique libre.

Tous les samedis ouvrables sauf les derniers samedis du mois et les samedis en période de vacances scolaires.

Si besoin particulier, la prise de rendez-vous est fortement conseillée.

Téléphone accueil MQCV : 03 27 22 43 90

[FR La Couronne] Permanence - accueil public - Le samedi 16 septembre 2017 de 10h00 à 13h00.

Notre permanence d'accueil avec le sourire, le café et les gâteaux !

Lieu de rencontre et d'échange convivial pour discuter informatique et outils numériques.

Cette association permet à chacun de découvrir également l'univers de Linux et par extension de tous les **logiciels* et matériels libres*.

Entrée Libre. Tout Public.

[FR Valbonne] Rencontre accès Libre - Le samedi 16 septembre 2017 de 10h00 à 12h00.

Linux Azur propose une rencontre accès libre au Cyberkiosc de Valbonne.

Venez découvrir Linux et les logiciels libres.

Venez nombreux.

Entrée Libre. Tout Public.

[FR Beauvais] Stand au Forum des associations - Du samedi 16 septembre 2017 à 10h00 au dimanche 17 septembre 2017 à 17h00.

Stand au Forum des associations de Beauvais (Elispace), présentation des logiciels libres et de la distribution éducative Primtux

Venez nombreux, entrée libre.

[FR Rouen] Journée Mensuelle du Logiciel Libre - Le samedi 16 septembre 2017 de 14h00 à 18h00.

Le samedi 16 septembre 2017, nous organisons notre Journée Mensuelle du Logiciel Libre à la Maison St Sever à Rouen. (Centre Commercial St Sever, 10-12 rue Saint-Julien 76100 Rouen) de 14h00 à 18h00.

On fera connaissance avec la toute dernière version de openSUSE, la openSUSE Leap 42.3, Gnome 3.20, LibreOffice et beaucoup d’autres distributions Linux.

Nous fêterons l'arrivée de SUSE Linux Enterprise 12 SP3 qui comme vous le savez est la pièce maitresse de Leap 42.3 et qui est maintenue par des ingénieurs SUSE.

Cette journée du Logiciel Libre coincide avec la Journée Mondiale du Logiciel Libre

Nous distribuerons gracieusement des DVDs openSUSE 64 Bits à nos visiteurs dans la limite du stock disponible.

Le Raspberry Pi 3 ainsi que les Raspberry Pi 2 seront aussi à votre disposition pour votre plaisir de coder

Venez aussi découvrir

Voici une liste des démonstrations de logiciels libres (FOSS) que nous vous proposerons :

  • Blogs: WordPress – unicode (4.5), Serendipity (2.0.3), Habari (0.9.2)
  • Gestion du Contenu: CMS Made Simple (2.1.4), Concrete5 (5.6.3.1), Drupal (8.1.3), E107 (2.1.1), EQDKP Plus (1.0.9), Joomla (3.6.2), PHPFusion (7.02.07), REDAXO (4.5.0), Typo3 (Professional) (6.2.21), Website Baker (2.8.3 [R1645] SP6) 
  • Forums: MYBB (1.8.7), punBB v1 (1.4.4), SMF (2.0.11)
  • E-Commerce: OpenCart (2.2.0.0), OXID eSales (4.7.8), PrestaShop (1.6.1.5), OXID eSales (4.7.8), Shopware (4.1.3)
  • Groupware: WebCalendar (1.2.7)
  • Livre d’or: OpenBook (1.2.2)
  • Galleries photo: Coppermine (1.5.42), Gallery (3.0.9), Piwigo (2.8.0)
  • Sondage: VzPoll (1.0), Advanced Poll (2.0.9), LimeSurvey (2.00+ build131022)
  • RSS: Tiny Tiny RSS (1.10)
  • Wikis: DokuWiki (2015-08-10a) MediaWiki (1.26.2)
  • Linux: SUSE, openSUSE, Mandriva, Debian, Ubuntu…
  • Bureautique: Open Office, FireFox, Mozilla, KompoZer, Amaya, open365
  • Serveurs / web / Framework: Apache, PHP, MySQL, Perl, Xen
  • Bureaux: KDE, Gnome
  • Utilitaires: openSSH dont Dataplicity pour Raspberry Pi, FileZilla etc.
  • Dévelopment: Github - Gérez votre code avec Git et GitHub

Si vous voulez présenter une distribution ou un logiciel libre, téléphonez-moi assez rapidement pour la logistique.

Nous allons axer des sessions sur l’interopérabilité, de sorte de faire une migration en douceur vers le logiciel libre et qui d’ailleurs a toujours été notre fer de lance.

[FR Ivry sur Seine] Cours de l'Ecole du Logiciel Libre - Le samedi 16 septembre 2017 de 14h00 à 18h00.

Présentation de l'E2L

Quel est le rôle de l'école du logiciel libre ?

Tout d'abord, ce n'est pas une école comme les autres. Elle n'a pas d'établissement fixe, pas de cours de récréation, pas de carte d'étudiant, ni de diplôme de fin d'année.

Comme toutes les écoles, son rôle est d'apprendre à ses élèves les logiciels libres, c'est-à-dire :

  • comment en trouver de bons parmi les nombreux sites qui en proposent,
  • comment en prendre possession en fonction des licences,
  • comment les installer en fonction de ses besoins,
  • comment les tester et les utiliser,
  • comment en comprendre le fonctionnement pour ensuite les modifier,
  • comment écrire ses propres logiciels libres.

En fait, l'école du logiciel libre est une université populaire, comme celles qui ont vu le jour en France à partir du 19 ème siècle, et dont le but est de transmettre des connaissances théoriques ou pratiques à tous ceux qui le souhaitent. Et pour atteindre ce but, sa forme juridique est de type " association à but non lucratif ".

Comment fonctionne l'école ?

Cette école étant une association, elle possède, comme toutes les autres, un bureau, élu chaque année en assemblée générale, pour l'administrer. Mais elle a aussi des responsables pédagogiques dont le rôle est essentiel car ce sont eux qui établissent les programmes des cours en fonction des souhaits des adhérents, valident les candidatures des enseignants et affectent les sessions.

Les membres du bureau et les responsables pédagogiques forment "l'encadrement de l'école ". Tous les membres "encadrants" doivent être membres de l'association.

Les locaux où se déroulent les cours seront ceux que l'on veut bien nous prêter : une salle des fêtes, un théâtre, une salle de réunion publique, un amphi dans une école publique, ou autre.

Les thèmes des cours sont définis par les adhérents en fonction de leurs envies, de leurs besoins. Les cours sont ensuite décidés par les responsables pédagogiques de l'école en fonction des enseignants disponibles.

Afin de permettre au plus grand nombre de participer et d'assister aux cours, les sessions se tiennent essentiellement le samedi. Une première de 9h à 12h30, et une autre de 14h à 17h30.

Programme détaillé sur le site http://e2li.org

[FR Marseille] Musique Assistée par Ordinateur - Le samedi 16 septembre 2017 de 14h30 à 17h30.

L’association CercLL (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres).

Vous invite à une MAO (Musique Assistée par Ordinateur), par de l’association CercLL.

Le samedi 16 septembre 2017 de 14h30 à17h30, au Foyer du Peuple 50 rue Brandis 13005 Marseille

Vous avez envie de découvrir ce que peut être la musique assistée, vous lancer dans la production ou la création de musique par ordinateur, avec des logiciels-libres, vous êtes les bienvenus.

Ouvert à Tous.

Une participation de 2 euros est demandée.

[FR Nantes] Permanence Linux - Le samedi 16 septembre 2017 de 15h00 à 18h00.

Une permanence de Linux Nantes aura lieu de 15 à 18 heure,

dans l’aile du local associatif "B17".

Au cours de ces permanences, nous proposons des conseils, des installations ou des réparations.

Vous pouvez aussi venir pour une première prise d'informations et de contacts.

Pour vous rendre au local B17 :

http://www.linux-nantes.org/Comment-se-rendre-au-local.html

Notre site :

http://www.linux-nantes.org/

[FR Nanterre] Lightning talks de l'Electrolab - Le samedi 16 septembre 2017 de 16h00 à 18h00.

Les Lightning-Talks consistent en de courtes présentation (5 mn max + 3 mn de questions) de projets terminés, en cours, ou toujours en réflexion.

Toutes les personnes qui sont prêtes à partager leurs idées les plus folles devant une foule en délire sont invitées

Vous bénéficierez de retours des membres sur vos choix techniques et probablement de conseils bienvenus.

[QC Montréal] SQIL - Atelier d'introduction à Docker 101 - Le samedi 16 septembre 2017 de 01h00 à 12h00.

Vous avez déjà entendu parler de Docker et vous souhaitez en apprendre plus ? Vous aimeriez essayer de faire votre propre application en utilisant la technologie de virtualisation par conteneur ? Le club scientifique CEDILLE de l'École de Technologie Supérieure a le plaisir de vous inviter à assister à son atelier sur Docker afin de vous initier au concept de conteneurs et de mettre vos nouvelles connaissances en pratique. Au plaisir de vous y voir!

[QC Montréal] SQIL - Journée internationale du logiciel libre 2017 à Montréal - Le samedi 16 septembre 2017 de 10h00 à 19h00.

FACiL invite le grand public de la région de Montréal ainsi que tous les acteurs et toutes les actrices de la communauté du libre à célébrer la Journée internationale du logiciel libre (JiLL). Cet événement inaugure la Semaine québécoise de l'informatique libre (SQiL) 2017, coordonnée par les bénévoles de FACiL du 16 au 24 septembre.
Au programme cette année: des présentations sur l'«état du libre en 2017», la visite des kiosques de notre village libriste et de notre exposition! Ne manquez pas également le 5 @ 7 qui suivra les activités de la journée!
- HORAIRE COMPLET DE LA JOURNÉE ET LISTE DES EXPOSANTS

[QC Québec] SQIL - Journée internationale du logiciel libre 2017 à Québec - Le samedi 16 septembre 2017 de 10h00 à 17h00.

L’association LinuQ soulignera la Journée internationale du logiciel libre le 16 septembre 2017 à la bibliothèque Paul-Aimé-Paiement située au 7950, 1re Avenue à Québec (Charlesbourg).
Cette journée est un événement mondial annuel où le grand public est invité à venir découvrir l’univers des logiciels libres. Elle s’inscrit dans la Semaine québécoise de l’informatique libre (SQiL). Les diverses activités de cette journée sont gratuites et se tiendront de 10h à 17h.
Tout le monde est bienvenu, peu importe son niveau de connaissances dans le domaine. Notez également que LinuQ s’assure que les activités de la journée soient accessibles aux personnes mal et non-voyantes.

[QC Montréal] SQIL - Cartopartie dans Hochelaga-Maisonneuve - Le dimanche 17 septembre 2017 de 11h00 à 18h00.

Dans le cadre de la Semaine québécoise de l'informatique libre (SQIL), la SOGÉÉCOM et OpenStreetMap Montréal vous invitent à une cartopartie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.
Joignez-vous à nous au Collège de Maisonneuve le dimanche 17 septembre à 11h pour un atelier grand public d'introduction à l'édition de carte avec OpenStreetMap, suivi d'une cartopartie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, sur les rues Ontario et Sainte-Catherine.
Des ordinateurs seront disponibles sur place, mais pensez à prendre vos téléphones intelligents/tablettes pour le travail sur le terrain.

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CD amorçable GNUSTEP 2.5.1 (AMD64) et 2.6 (Raspberry Pi)

8 septembre, 2017 - 21:46

NdM. : La dépêche est une traduction de celle proposée en anglais par l’auteur.

Sept ans après, une nouvelle version du CD amorçable GNUSTEP pour x86 (avec passage du i686 32 bits à l’AMD64 64 bits, et une première version dédiée au Raspberry Pi.

Le live CD GNUSTEP contient aussi des images de nouvelles versions basées sur Debian et Raspbian pour les processeurs AMD64 et Raspberry Pi.

GNUSTEP est le nom de cette distribution embarquant GNUstep, qui est comparable à Qt, GTK et plus encore, car il offre des API non graphiques appelées FoundationKit).
Les utilisateurs visés sont principalement les développeurs, y compris les développeurs macOS qui veulent fournir leurs applications pour GNU/Linux et Windows.

Vous trouverez de bons tutoriels et une documentation sur GNUstep sur le site gnustep.org et la distribution sur livecd.gnustep.org.

Quand vous lancez GNUSTEP, vous êtes automatiquement connecté comme l’utilisateur « me ». Il a deux utilisateurs, root et me, ne requérant au départ aucun mot de passe. Vous pourrez ensuite en mettre tout simplement avec la commande passwd.

N’oubliez pas d’aller dans le répertoire ~/Development et d’essayer gs_make sur les deux petits exemples.

Texte original en anglais :

The GNUSTEP live CD, which also includes images have release new versions based on Debian (and Raspian) for AMD64 as well as Raspberry Pi.

GNUSTEP is the name of that distribution, shipping GNUstep (comparable to qt, gtk, but more, since it also includes non-gui APIs called FoundationKit). The target of users are mainly developers, and also macOS developers that want to deliver their applications on Linux and Windows.

You can find nice tutorials and documentation about GNUstep at http://www.gnustep.org and the distribution at http://livecd.gnustep.org/

You are automatically logged in as user “me”, there’s the root and me users, both without passwords. You can set a password with passwd.

Don’t forget to have a look at the ~/Development directory and try gs_make on the two little, tiny examples.

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Open Bar Microsoft/Défense : une rentrée dense en informations

7 septembre, 2017 - 17:14

Pour celles et ceux qui suivent le dossier Open Bar Microsoft/Défense, la rentrée est assez dense en informations : un renouvellement de contrat, l'éditeur de logiciel Nexedi qui annonce vouloir l'attaquer, divers articles de presse sur le sujet, et un responsable du contrat nommé DSI des armées.

Pour rappel, on désigne par contrat Open Bar Microsoft/Défense le contrat conclu en 2009 entre le ministère de la Défense français (devenu ministère des Armées en mai 2017) et la société Microsoft, sans appel d'offres ni mise en concurrence et contre l'avis des experts militaires. Reconduit en 2013 puis en 2017 pour des périodes de 4 ans, cet « accord » livre le ministère pieds et poings liés aux intérêts de l'entreprise monopolistique américaine.

Plus de détails dans la suite de la dépêche.

Un renouvellement

Il s'agit là de la principale information : ce contrat a bel et bien été renouvelé avant son expiration le 31 mai 2017.

Cela a été communiqué le 24 août 2017 dans la réponse de la ministre des Armées, Florence Parly, à une question écrite parlementaire. Entre les habituels arguments évasifs, voire incohérents, qui répondent systématiquement à côté des questions réellement posées par la sénatrice — dans la continuité des réponses ministérielles précédentes — la ministre confirme le renouvellement de l'accord, et nous apprend qu'une feuille de route sera établie en 2018, « indiquant à la fois le calendrier et les applications pour lesquelles il serait pertinent de passer au logiciel libre ».

Voir l'actualité de l'April à ce sujet : Open Bar Microsoft/Défense : c'est reparti pour quatre ans.

Un éditeur de libre annonce vouloir attaquer l'accord

Par ailleurs, l'annonce de ce renouvellement a incité Nexedi, un éditeur de logiciel libre, à attaquer l'accord. Ou du moins à en exprimer l'intention comme expliqué dans une annonce relayée sur le site de l'April : l'Open Bar Microsoft/Défense bientôt devant le juge ?.

Bercy et l'évasion fiscale vers l'Irlande

Accessoirement, dans un article paru le 31 août 2017, Numérama révélait la volonté de Bercy de « faire payer Microsoft à hauteur de 600 millions d’euros » pour ses pratiques d'évasions fiscales vers l'Irlande.

Dans sa réponse la ministre indiquait à la parlementaire que « le ministère des Armées n'a connaissance d'aucun élément objectif qui conduirait à écarter Microsoft Irlande de l'attribution de marchés publiques ou à appliquer à cet opérateur économique européen, en l'état actuel de la réglementation, quelque forme de discrimination que ce soit en la matière. » Chacun appréciera cette situation de schizophrénie politico-administrative.

À noter ensuite la publication par la journaliste Leila Minano de la « version augmentée » de l'article qu'elle avait publié en mai 2017 dans Marianne. Ici sur le site Youpress d'un collectif de journalistes indépendant⋅e⋅s : Microsoft menace la sécurité de l’Etat

Quelques citations et deux encadrés en plus par rapport à l'article original. Dont un encadré sur les audit téléguidés par Microsoft et la superbe réponse du DSI de la région Bretagne qui en 2012 « s'interroge sur la concomitance de ce contrôle avec la décision de la Région Bretagne de migrer l'ensemble de son parc vers la suite bureautique "Libre Office" ».

Nomination d'un nouveau DSI des armées

Enfin, cerise (amère) sur l'Open Bar : alors que l'accord n'a cessé d'être critiqué, tant par des parlementaires par voie de question écrite que par des journalistes et des associations militantes comme l'April, et même par un groupe d'experts militaires saisi en 2008 pour analyser les risques, le ministère des Armées nomme comme DSI un des responsables de cet accord : le vice-amiral Arnaud Coustillière. Ce militaire avait marqué par son intervention déplorable face aux caméras de Cash Investigation en octobre 2016 ; l'enjeu de souveraineté informatique de l'Armée ? Les black doors (sic) ? Il s'en fout (resic) ! Cela méritait bien une promotion… (il est au passage promu vice-amiral d'escadre).

Je vous invite à lire la retranscription de la courte interview qu'il donne au journaliste dans cette actu de l'April : Un responsable de l'Open Bar Microsoft/Défense se voit confier la DSI des Armées.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 35 de l’année 2017

5 septembre, 2017 - 08:10

La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’Association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[KultureGeek] Doucement mais sûrement, Linux voit sa part de marché augmenter
Par Jean‐Baptiste A., le vendredi 1er septembre 2017. Extrait :

« Linux était un système d’exploitation utilisé par peu de personnes pendant plusieurs années, mais il semblerait que l’alternative à Windows et macOS commence à avoir du succès. C’est encore léger par rapport aux systèmes de Microsoft et Apple, mais la part a bien augmenté au fil des années. »

Et aussi :

[Numerama] Le vice-amiral qui «se fout» des backdoors nommé DSI du ministère des armées
Par Julien Lausson, le jeudi 31 aout 2017. Extrait :

« Le ministère de la défense a un nouveau directeur général des systèmes d’information et de communication pour son administration centrale : le vice‐amiral Coustillière. Celui‐là même qui a déclaré n’avoir rien à faire des portes dérobées lors d’un reportage mené par Cash Investigation. »

Et aussi :

Voir aussi :

[ZDNet France] Le fisc français exige un redressement fiscal de 600 millions d’euros à Microsoft France
Par la rédaction, le jeudi 31 août 2017. Extrait :

« Microsoft France facturerait ses activités de régie publicitaire en ligne, le display ou encore l’achat de mots‐clés, en passant par l'Irlande et non pas la France. De quoi questionner Bercy. »

Et aussi :

[La Croix] Les données des élèves français entre les mains des géants du Web
Par Mégane De Amorim, le mardi 29 aout 2017. Extrait :

« L’école s’ouvre aux outils numériques proposés par Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft (GAFAM), malgré des risques quant à l’utilisation des données scolaires des élèves. »

[Developpez.com] Faut‐il avoir recours à la publicité pour soutenir le financement des projets open source ? Open Collective suggère d’aller au‐delà des donations
Par Michael Guilloux, le mardi 29 août 2017. Extrait :

« Les logiciels open source ne sont pas gratuits. Mais si vous les utilisez gratuitement, c’est parce que quelqu’un d’autre les paye pour vous. Il peut s’agir d’entreprises sponsors et de simples particuliers qui soutiennent les projets open source par des dons ; et c’est ainsi que l’open source fonctionne depuis toujours. La réalité peut toutefois être plus difficile. Si certains projets peuvent être parrainés par des entreprises, d’autres n’ont pas cette chance. Pour ces derniers, des flux de revenus alternatifs doivent donc être trouvés, mais comment ? »

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Sortie de LDAP Tool Box Self Service Password 1.1

4 septembre, 2017 - 19:14

Le logiciel Self Service Password est développé au sein du projet LDAP Tool Box. Il fournit une interface permettant aux utilisateurs de changer leur mot de passe dans un annuaire LDAP, y compris Active Directory ou Samba 4, ainsi que leur clé SSH.

Outre le changement de mot de passe simple, l’interface propose de réinitialiser son mot de passe en cas de perte, soit par l’envoi d’un courriel, soit par la réponse à des questions, soit par l’envoi d’un SMS.

Les contraintes de qualité du mot de passe sont paramétrables : taille minimale, maximale, présence de différentes classes de caractères, caractères interdits, contrôle de la valeur par rapport à l’ancien mot de passe ou à l’identifiant.

Le logiciel Self Service Password est écrit en PHP et est sous licence publique générale GNU. La version 1.1 est sortie le 1er septembre 2017.

Changement de la clé SSH

Un onglet permet désormais à un utilisateur de mettre à jour sa clé SSH dans l’annuaire, en s’authentifiant avec son nom d’utilisateur et son mot de passe.

Méthodes de hachage du mot de passe

Le mot de passe peut désormais être haché avec les mécanismes SHA-2 (SHA256/SHA384/SHA512/SSHA256/SSHA384/SSHA512).

Sécurité

Le phrase de passe permettant le chiffrement des jetons doit désormais être obligatoirement changée. D’autres correctifs dans la version 1.1 concernent également la sécurité, comme la mise à jour de la bibliothèque PHPMailer ou la compatibilité avec des restrictions de PHP.

SMS API

Depuis cette nouvelle version, il est possible d’utiliser une API SMS pour envoyer les messages de réinitialisation, alors que jusqu’à présent seul le mode « mail2sms » était possible. Reste à écrire le code nécessaire à l’envoi du SMS par rapport au fournisseur choisi, soit directement en PHP, soit dans un script appelé par le code PHP.

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Owlready : un module Python pour manipuler les ontologies OWL

3 septembre, 2017 - 20:39

Les ontologies formelles sont un moyen de modéliser des connaissances. Elles sont de plus en plus utilisées en intelligence artificielle. Cependant, bien qu’elles partagent de nombreux aspects avec les modèles objet, elles restent peu connues des programmeurs.

Owlready est un module sous licence LGPL permettant de faire de la programmation orientée ontologie en Python, c’est‐à‐dire de manipuler les entités d’une ontologie formelle comme s’il s’agissait d’objets Python classiques. La version 2 - 0.4 intègre un quadstore RDF optimisé et une syntaxe de haut niveau pour manipuler les ontologies, qui a fait l’objet d’un article récent de la revue Artificial Intelligence In Medicine (AIM).

Dans la suite de cet article de la série « que peut‐on faire dans le Libre quand on est maître de conférence ? », les ontologies seront rapidement présentées, puis je décrirai Owlready et la programmation orientée ontologie. Enfin, j’en profiterai pour donner mon point de vue personnel sur le libre accès aux articles scientifiques.

Sommaire Qu’est‐ce qu’une ontologie formelle ?

Les ontologies formelles sont un moyen de modéliser des connaissances. Par certains côtés, les ontologies ressemblent beaucoup aux modèles objets : on y retrouve les notions de classes, de propriétés et d’instances (appelées individus).

Les ontologies ont deux finalités principales :

  1. le raisonnement automatique : les ontologies définissent des concepts (telles que des classes) de manière logique et formelle. En utilisant un raisonneur, il est donc possible d’effectuer des déductions logiques. En particulier, le raisonneur peut « reclasser » les classes et les instances, c’est‐à‐dire calculer l’arbre d’héritage des classes et la (ou les) classe(s) de chaque instance, à partir de leurs propriétés ;
  2. les données liées (linked data) : toutes les ontologies partagent le même espace de nommage. Elles permettent donc de lier entre elles toutes les données existantes. En particulier, la définition d’une classe n’est pas nécessairement contenue dans un seul fichier : une ontologie peut très bien compléter la définition d’une classe issue d’une autre ontologie.

Par rapport aux modèles objet habituels, les ontologies possèdent une expressivité supérieure : elles permettent d’exprimer des contraintes logiques sur les classes, en s’appuyant sur les logiques de description. On peut par exemple créer la classe des « licences » et la classe des « systèmes d’exploitation ». La classe des « licences libres » est une sous‐classe de la classe « licence » (héritage). Nous pouvons ensuite définir la classe des « systèmes d’exploitation libres » comme équivalente à « un systèmes d’exploitation qui a une licence libre ». Tout système d’exploitation ayant (au moins) une licence libre pourra alors être automatiquement reclassé comme « système d’exploitation libre ».

La grande majorité des ontologies utilisent le langage OWL (Web Ontology Language, actuellement en version 2.0). Ce langage peut s’enregistrer en plusieurs formats, le plus employé étant RDF/XML. RDF sérialise l’ontologie sous forme de triplets (sujet, prédicat, objet), par exemple (individu, type, classe) pour renseigner la classe d’un individu ou (individu, propriété, valeur) pour renseigner ses attributs. Les contraintes logiques mentionnées ci‐dessus sont décomposées en plusieurs triplets RDF.

De nombreux outils existent pour traiter les ontologies OWL. Le plus connu est l’éditeur Protégé, qui permet de créer et d’éditer une ontologie en OWL.

En Python, le principal module existant est RDFLIB. Mais RDFLIB présente deux défauts :

  1. RDFLIB fonctionne au niveau RDF mais pas au niveau OWL. Il permet donc de gérer des triplets et des ressources (c’est‐à‐dire des objets), mais il n’est pas adapté pour gérer les classes et les contraintes logiques. Il n’intègre pas non plus de raisonneur ;
  2. en pratique, les performances de RDFLIB ne permettent pas de manipuler de grosses ontologies (plusieurs centaines de mégaoctets ou plusieurs millions de triplets).
Owlready et la programmation orientée ontologie

Trois approches existent pour intégrer une ontologie formelle dans un programme :

 Les API

Les API, comme OWLAPI en Java, permettent d’accéder aux ontologies à l’aide de classes correspondant aux éléments d’OWL. Par exemple, avec Java + OWLAPI, pour obtenir la propriété « prop » de l’objet « obj », qui est de type « float », on écrira :

OWLDataProperty prop = owlDataFactory.getOWLDataProperty(IRI.create("onto.owl#prop")); float valeur = ((Float) obj.getPropertyValue(prop)).floatValue();  Les langages de requêtes

Les langages de requêtes s’inspirent de SQL et l’adaptent à RDF. Le plus courant est SPARQL. Si l’on reprend l’exemple précédent en SPARQL, cela donnera :

SELECT ?valeur WHERE { ?obj :prop ?valeur . }

Ensuite, il faut exécuter la requête dans le langage de programmation, par exemple en Python avec RDFLIB, nous aurons :

valeur = graph.query("SELECT ?valeur WHERE { ?obj :prop ?valeur . }") La programmation orientée ontologie

La programmation orientée ontologie permet de manipuler les classes et les individus de l’ontologie comme s’il s’agissait de classes et d’instances du langage de programmation. Si l’on reprend l’exemple précédent avec Python + Owlready, il suffira d’écrire :

valeur = obj.prop

On comprend donc rapidement que cette troisième approche est de loin la plus facile à utiliser, c’est donc celle que j’ai choisie pour Owlready. Owlready est un module pour Python 3 sous licence LGPL v3+, qui permet la programmation orientée ontologie. La version 2 d’Owlready intègre :

  • le raisonneur HermiT (N. B. : celui‐ci étant programmé en Java, il faut une machine virtuelle Java pour utiliser le raisonneur) ;
  • un quadstore RDF optimisé utilisant SQLite3. Un quadstore est une base de triplets RDF, auquel on ajoute un quatrième élément qui permet d’identifier de quelle ontologie provient le triplet. Ce quadstore peut être stocké en mémoire ou bien dans un fichier. De plus, le quadstore est compatible avec RDFLIB ;
  • des analyseurs pour les formats de fichiers RDF/XML, OWL/XML et NTriples.

Au final, Owlready cherche à obtenir le meilleur de trois mondes :

  1. la programmation orienté objet, pour l’encapsulation (c’est‐à‐dire la capacité à rassembler les données et les traitements associés : les méthodes) ;
  2. les ontologies formelles, pour l’expressivité (les contraintes logiques et les capacités de raisonnement automatique associées) ;
  3. les bases de données relationnelles, pour les performances (la capacité de stockage et la rapidité d’accès).

L’architecture, la syntaxe et les algorithmes utilisés dans Owlready ont été publiés dans un article récent de la revue Artificial Intelligence In Medicine, que l’on peut trouver sur mon site perso (je reviendrai plus bas sur la délicate question du libre accès aux articles scientifiques).

Notons qu’Owlready peut aussi être utilisé en lieu et place d’un ORM (Object Relational Mapper). Un ORM est une surcouche objet à une base de données (généralement SQL) et permet la persistance des objets, comme par exemple SQLAlchemy ou SQLObject en Python. Les tests montrent qu’Owlready conduit à un niveau de performance équivalent voire supérieur.

Exemple avec Owlready

Nous allons reprendre l’exemple précédent sur les licences libres et les systèmes d’exploitation, et le créer avec Owlready. La première ligne importe le module, la seconde crée une ontologie, la troisième (bloc with) indique que tout ce qui sera créé dans ce bloc (classes, propriétés, individus, etc.) sera défini dans l’ontologie « onto ». Ensuite nous définissons les classes, en héritant de Thing, qui est la classe la plus générale en OWL.

from owlready2 import * onto = get_ontology("http://test.org/onto.owl") with onto: class Licence(Thing): pass class LicenceLibre(Licence): pass class LicenceProprietaire(Licence): pass licence_proprio = LicenceProprietaire("licence_proprio") gpl = LicenceLibre("gpl") lgpl = LicenceLibre("lgpl") class SystemeDExploitation(Thing): pass class a_pour_licence(ObjectProperty): domain = [SystemeDExploitation] range = [Licence] gnu_linux = SystemeDExploitation("gnu_linux") gnu_linux.a_pour_licence = [gpl] windows = SystemeDExploitation("windows") windows.a_pour_licence = [licence_proprio] class SystemeDExploitationLibre(Thing): equivalent_to = [ SystemeDExploitation & a_pour_licence.some(LicenceLibre) ]

La propriété a_pour_licence est créée comme une classe fille d’ObjectProperty et nous définissons son domaine et son range. Le range correspond au « type » de la propriété, c’est‐à‐dire au type de valeur qu’elle peut prendre. Le domaine correspond à la classe qui possède cette propriété : contrairement aux modèles objet habituels, les propriétés ne sont pas définies pour une classe donnée mais indépendamment. Cela permet à une ontologie d’ajouter des propriétés aux classes définies dans une autre ontologie.
Enfin, l’exemple crée la classe SystemeDExploitationLibre, qui est définie comme équivalente à SystemeDExploitation et « a_pour_licence SOME LicenceLibre » (au moins une licence libre, donc).

Nous pouvons ensuite exécuter le raisonneur et afficher le résultat :

sync_reasoner() print(gnu_linux.__class__) # => onto.SystemeDExploitationLibre

Nous constatons que l’individu « gnu_linux » a été reclassé.

Et si nous voulons faire le même raisonnement pour les systèmes d’exploitation non libres ? C’est plus compliqué ! Nous pouvons créer la classe des « systèmes d’exploitation non libres » ainsi (notez le « Not » par rapport à tout à l’heure) :

with onto: class SystemeDExploitationNonLibre(Thing): equivalent_to = [ SystemeDExploitation & Not(a_pour_licence.some(LicenceLibre)) ]

Mais si vous exécutez le raisonneur, vous constaterez que Windows n’est pas reclassé en SystemeDExploitationNonLibre ! En effet, les raisonneurs fonctionnent selon l’assomption du monde ouvert : tout ce qui n’est pas défini est considéré comme possible. Nous avons défini que Windows avait une licence propriétaire, cependant nous n’avons pas dit que Windows n’avait pas d’autres licences (oui, certains logiciels ont plusieurs licences). Le raisonneur a donc considéré qu’il n’était pas impossible que Windows possède une autre licence, et que celle‐ci soit libre.

Nous devons donc indiquer que Windows possède seulement pour licence la licence propriétaire, ce qui peut se faire en ajoutant une contrainte OWL :

windows.is_a.append( a_pour_licence.only(OneOf([licence_proprio])) )

Ou plus simplement, avec Owlready, en utilisant la fonction close_world() qui crée automatiquement les contraintes nécessaires pour considérer un individu ou une classe en « monde fermé » (c’est‐à‐dire pour asserter que tout est connu à leur sujet) :

close_world(windows) close_world(gnu_linux)

Enfin, nous devons également définir que les classes LicenceLibre et LicencePropriétaire sont disjointes, c’est‐à‐dire qu’il n’existe pas de classe fille héritant des deux (une licence ne peut pas être à la fois libre et propriétaire). Cela se fait ainsi :

AllDisjoint([LicenceLibre, LicenceProprietaire])

Nous pouvons ensuite exécuter de nouveau le raisonneur et afficher le résultat :

sync_reasoner() print(windows.__class__) # => onto.SystemeDExploitationNonLibre

Voilà, c’était un exemple simple de raisonnement logique, avec quelques pièges classiques.

À propos de l’accès libre aux articles scientifiques

La question du libre accès à la connaissance étant à la base du logiciel libre, j’aimerais revenir sur l’accès aux articles scientifiques. Les revues scientifiques font intervenir plusieurs acteurs : les auteurs des articles, les relecteurs (reviewers, chargés de corriger et d’évaluer l’article), l’éditeur (publisher, qui édite la revue) et les lecteurs. Historiquement, les auteurs et les relecteurs sont bénévoles (ce sont souvent des chercheurs payés par l’état), et le lecteur paie l’éditeur pour accéder à l’article (en général, il s’agit d’un abonnement institutionnel : un laboratoire ou une université paie un éditeur pour que ses chercheurs aient accès à telle ou telle revue). Donc, pas d’accès libre.

Il y a une vingtaine d’années sont apparues des revues en accès libre, avec un modèle différent : ce sont les auteurs qui paient l’éditeur, et le lecteur accède gratuitement à la revue (en ligne). Ce modèle a notamment été lancé par PLOS, avec un certain succès. La qualité des revues se mesure notamment à leur facteur d’impact, c’est‐à‐dire le nombre de fois où les articles publiés sont cités dans les deux ans qui suivent la publication. L’idée derrière les revues en accès libre est la suivante : les articles étant librement accessibles, ils seront davantage lus et donc plus cités.

Mais ce n’est pas si simple : le nombre de citations ne suffit pas à faire la qualité… Dans une revue où l’auteur paie, l’éditeur a tout intérêt à faire en sorte qu’un maximum d’articles soit accepté, même si certains sont de mauvaise qualité, puisqu’il est payé à chaque article accepté. En fait, l’éditeur n’a qu’à dire « oui » et il est payé… On voit donc exploser le nombre de revues et d’éditeurs de ce type, avec un niveau de qualité souvent très faible. Et du coup les chercheurs sont régulièrement sollicités (pour ne pas dire « spammés ») par ce type d’éditeurs…

Les éditeurs « classiques » ont auss  réagi par rapport au libre accès. Toutes sortes « d’exceptions » ont été mises en place. Par exemple pour la revue Artificial Intelligence In Medicine (édité par Elsevier) où j’ai publié :

  1. les auteurs peuvent payer pour avoir leur article en libre accès (N. B. : hors de prix, mais certains projets de recherche, notamment européen, exigent que ce soit le cas) ;
  2. un lien est fourni aux auteurs qui permet de télécharger gratuitement l’article pendant 50 jours, et ce lien peut être diffusé à volonté ;
  3. après six mois d’embargo, une « version auteur » (même contenu que le vrai article, mais sans la mise en forme de l’éditeur) peut être mise à disposition librement sur des serveurs comme HAL (Hyper‐Archives en Ligne) ;
  4. les auteurs ont le droit de mettre une « version auteur » sur leur site personnel dès la parution de l’article, sous licence Creative Commons Attribution Non‐Commercial No Derivatives ».

Nous ne sommes donc pas loin d’un accès libre (surtout grâce au dernier point), à condition que les auteurs fassent l’effort de produire et mettre en ligne cette « version auteur ».

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Agenda du Libre pour la semaine 36 de l’année 2017

3 septembre, 2017 - 20:27

Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 19 événements (0 en Belgique, 16 en France, 0 au Luxembourg, 3 au Québec, 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche.

À noter que le site AgendaDuLibre.org héberge désormais les agendas pour la Belgique, la France, le Luxembourg, la Suisse et la Tunisie (le .be et le .ch renvoyant désormais vers le .org). Il y a donc trois instances actuellement : le .org, le .qc.ca pour le Québec et agenda.softwarelivre.org pour le Brésil (en portugais brésilien).

Sommaire [FR Lyon] Apéro Admin Sys - Le lundi 4 septembre 2017 de 19h00 à 22h00.

Rencontre mensuelle devant une bière ou autres types de boisson des administratrices/administrateurs système, devops, ….

Des sujets à aborder, n'hésitez pas à les soumettre

Une présentation sur un sujet qui vous tient à cœur n'hésitez pas non plus.

Aussi sur https://www.meetup.com/Auvergne-Rhone-Alpes-Apero-Admin-Sys/

[FR Marseille] Réunion OpenStreetMap PACA - Le lundi 4 septembre 2017 de 19h00 à 23h00.

Les contributeur.ice.s d'OpenStreetMap de la région PACA se réunissent le lundi 4 septembre 2017, à partir de 19h00

Activités habituelles

  • Initiation à la contribution à OpenStreetMap.
  • Actualité dans l'écosystème OSM.
  • Préparation des prochaines cartoparties et participations à divers événements en lien avec la cartographie libre.
  • Et divers choses comme QGIS, Mapillary, Umap, applications mobiles OSM, etc.

Thèmes particuliers possibles pour cette réunion

  • Cartoparties potentielles
    • Site de fouilles de la corderie
    • Jardin des vestiges
    • Jardin Puget
    • Font-Vert Cartopartie + utilisation uMap

Page du Wiki d'OpenStreetMap sur les réunions de Marseille

Pour celles et ceux qui compteraient participer à la réunion et qui viennent pour la première fois, nous avons pour habitude que chacun.e amène quelque chose à boire et/ou à grignoter.

La réunion est ouverte à tou.te.s.

Entrée Libre.

[FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 6 septembre 2017 de 21h00 à 23h00.

Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

Ouvert au public tous les mercredi soir.

Venez nombreux.

[QC Montréal] SQIL - Mardi c'est Wiki à BAnQ - Le mardi 5 septembre 2017 de 18h30 à 21h00.

Wikimédia Canada, BAnQ, la Fondation Lionel-Groulx et l'Acfas, collaborent pour offrir gratuitement aux usagers de la Grande Bibliothèque, à Montréal, des ateliers de formation portant sur le processus de contribution à l’édition francophone de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
18 h 15 - Accueil
18 h 30 - Formation à Wikipédia (débutants)

[QC Montréal] Linux-Meetup Montréal - Le mardi 5 septembre 2017 de 19h00 à 22h00.

Local de la rencontre : à confirmer
Programmation de la rencontre
Ce mois-ci, le thème de la soirée sera …

[FR Caen] Le First-jeudi de Calvix : Échange dînatoire canneais - Le jeudi 7 septembre 2017 de 19h00 à 21h00.

Tous les premiers jeudis du mois, les membres (et non-membres sont également les bienvenues) se rencontrent pour discuter de l'univers des logiciels libres, tout en mangeant (ou juste pour prendre un café). [N.B. le repas n'est pas offert].

Dans un esprit totalement libre, les sujets vont et viennent en fonction de chacun.

Venez nombreux.

[FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 7 septembre 2017 de 19h30 à 22h30.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.

Nous nous réunissons donc tous les dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).

Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

En cas de difficulté, vous pouvez joindre un des responsables de la soirée, Emmanuel Seyman (emmanuel (at) seyman.fr), Paul Marques Mota mota (at) parinux.org, ou Magali Garnero (Bookynette) tresorier (at) parinux.org.

Pour obtenir le code d'entrée de la porte cochère, envoyez un mail au responsable.

On peut amener de quoi se restaurer (Franprix, 8 rue du Chemin Vert, ferme à 22h)

Regazouillez sur Twitter - Wiki des soirées

Programme non exhaustif

  • Fedora (sa traduction)
  • Parinux, ses bugs et son infrastructure
  • April, … y a toujours quelque chose à faire
  • Open Food Facts/ Open Beauty Facts, sa base de données, ses contributeurs, sa roadmap
  • Schema racktables, son code
  • Agenda du Libre, mise à jour et amélioration du code
  • Ubuntu-Fr, son orga, ses événements
  • En vente libre, maintenance et commandes
  • Open street map, une fois par mois
  • Linux-Fr sait faire
  • en vente libre

tout nouveau projet est le bienvenu.

[QC Coteau du Lac] Émission #138 de bloguelinux - Le jeudi 7 septembre 2017 de 20h30 à 21h30.

bloguelinux.ca est un blogue québécois offrant la diffusion d'un podcast qui traite des logiciels libres, du système d'exploitation Linux et de la technologie en général ; il y a un processeur, il y a un système d'exploitation, c'est certain que ça nous intéresse!
bloguelinux.ca est enregistré le jeudi à 20 heures toutes les deux semaines.
Vous pouvez nous écouter en direct lors des enregistrements à l'adresse http://live.bloguelinux.ca ou directement sur notre site à http://www.bloguelinux.ca en cliquant sur la radio dans le panneau de gauche du site.

[FR Paris] Convention Ubuntu Europe 2017 - Du vendredi 8 septembre 2017 à 10h00 au dimanche 10 septembre 2017 à 19h00.

(ou UbuCon Europe 2017)

L'événement Libre et open source incontournable de la Rentrée 2017

Après l'Allemagne, c'est la France qui a été désignée pour organiser la 2ème édition de l'UbuCon Europe.

Organisé par la communauté, c'est un événement qui accueillera et rassemblera les professionnels, les institutions, les personnes qui contribuent à Ubuntu de toute l'Europe, et plus largement toute la communauté du Libre et le grand public.

Une programmation riche et variée sera au rendez-vous

• Conférences professionnelles

• Exposés tous niveaux

• Ateliers de contributions

• Démonstrations grand public

• Espaces d'entraides / Install Party

• Stands d'associations et de projets de la communauté

Si vous avez déjà entendu parlé d'une Ubuntu Party, imaginez cela avec une portée Européenne. Le programme prévoit donc des animations en français mais aussi en anglais.

Toutes les informations relative à cette convention peuvent être retrouvées sur le site de l'événement.

[FR Montpellier] Les logiciels libres, parlons-en ! - Le vendredi 8 septembre 2017 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?

Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.

Proposition de programme :

  • discussions autour de l’organisation d’événements
  • gestion des groupes de travail
  • propositions diverses
  • présentation de l’asso

Alors, si vous avez un peu de temps le vendredi soir, voici une occupation qui me semble très intéressante.
Montpel’libre est une association et un groupe d’utilisateurs (GULL), qui propose une multitude d’activités dans le cadre de la promotion des logiciels libres, et des Communs.
Depuis longtemps déjà, Montpel’libre participe à l’économie sociale et solidaire en organisant tout un éventail d’ateliers et de manifestations, au développement durable et à l’innovation sociale au travers de permanences et ateliers de présentations des logiciels libres et évidement les cartoparties, véritable actions citoyennes, sur le thème de l’accessibilité des personnes en situation de handicap.
L’activité économique, l’intérêt collectif, le fonctionnement démocratique, autant d’éléments que porte Montpel’libre, en proposant un accès entièrement libre et gratuit à une éducation populaire, au travers de ses ateliers à destination de tous les publics.

Les logiciels libres parlons-en ! Ouvrons le dialogue sur l’ouverture des données ! Partageons nos expériences pour une meilleure transmission des connaissances.

Ces permanences sont suivies d’un Apéro « refaire le monde » convivial et partagé, de 18h30 à 21h30. Elles ont lieu au Faubourg marché, tous les vendredis de 17h00 à 19h00 :

  • vendredi 1 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
  • vendredi 8 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
  • vendredi 15 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
  • vendredi 22 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
  • vendredi 29 septembre 2017 de 17h00 à 19h00

Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible.

Cet événement est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Faubourg Marché et Montpel’libre.

Vendredis 1, 8, 15, 22 et 29 septembre 2017 de 17h00 à 19h00
Le Faubourg - 15, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier

[FR Marseille] Soirée Let's Encrypt - Le vendredi 8 septembre 2017 de 19h00 à 23h30.

****

Le PLUG organise une soirée le vendredi 8 septembre.

Après la coupure de l’été, le PLUG et Hack in Provence vous proposent une soirée de rentrée.

Il y aura une présentation de Let’s Encrypt, par Jérémy Lecour et Victor Laborie, à propos du chiffrement sur le web et de cette nouvelle autorité dont la popularité est en forte croissance.

Tout le monde est bienvenu — du plus jeune au plus âgé, néophyte ou expert, amateur ou professionnel, tous genres et tous styles — pour mélanger les expériences et les connaissances.

Selon la tradition de l’auberge espagnole, les participants sont invités à apporter quelque chose à boire et/ou à grignoter. Des pizzas seront également commandées pour ceux qui veulent plus que l’apéro.

Tout se passe à La Bo[a]te, qui se trouve ici, jusqu’à environ minuit (ou un peu plus).

Vous pouvez éventuellement confirmer votre présence sur la page Meetup de la soirée

[FR Le Tholonet] Réunion mensuelle de l'Axul - Le vendredi 8 septembre 2017 de 20h00 à 23h55.

Les membres de l'Axul (Association du Pays d'Aix des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres) vous invitent à leur réunion mensuelle qui aura lieu le vendredi 8 septembre de 20h00 à 23h55 au 1er étage du centre culturel Georges Duby du Tholonet (859 avenue Paul Julien, à proximité de la place du marché) à Palette, premier village sur la D7n au Sud-Est d'Aix.

Ordre du jour

  • 20h00 - 20h15 : Accueil
  • 20h15 - 20h30 : Présentation des participants et organisation de la soirée
  • 20h30 - 22h30 : Atelier à préciser
  • 22h30 - 23h55 : Discussion générale
    • Compte rendu des RMLL 2017 à Saint-Étienne du samedi 1er juillet au vendredi 7 juillet
    • Compte rendu du Samedi Libre du 2 septembre
    • Préparation d'Assogora 2017 : dimanche 10 septembre
    • Préparation du Samedi Libre du 7 octobre
    • Autres interventions de l'Axul…
    • Information sur les ateliers : Arduino, Raspberry Pi…
    • Autres questions ?

Événements ultérieurs

  • Samedi Libre du 7 octobre 2017

La plupart des réunions donnent lieu à une présentation ou à une démonstration liée au Logiciel libre.

Ces réunions libres et gratuites sont ouvertes à toutes et à tous, débutant(e)s ou expert(e)s GNU/Linux, membres ou non de l'Axul.

Entrée Libre. Tout Public.

[FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 9 septembre 2017 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres?

Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.

C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

Entrée Libre. Tout Public.

[FR Valenciennes] Permanence ValLibre - Le samedi 9 septembre 2017 de 09h30 à 12h00.

Permanence assistance informatique.

Dépannage petits bobos informatiques.

Initiation à l'informatique libre.

Tous les samedis ouvrables sauf les derniers samedis du mois et les samedis en période de vacances scolaires.

Si besoin particulier, la prise de rendez-vous est fortement conseillée.

Téléphone accueil MQCV : 03 27 22 43 90

[FR La Couronne] Permanence - accueil public - Le samedi 9 septembre 2017 de 10h00 à 13h00.

Notre permanence d'accueil avec le sourire, le café et les gâteaux !

Lieu de rencontre et d'échange convivial pour discuter informatique et outils numériques.

Cette association permet à chacun de découvrir également l'univers de Linux et par extension de tous les **logiciels* et matériels libres*.

Entrée Libre. Tout Public.

[FR Morogues] Atelier libre - Le samedi 9 septembre 2017 de 10h00 à 12h00.

Ateliers d'entraide informatique & bricolages divers

Vous souhaitez apprendre à réparer votre ordinateur De l'aide pour installer votre premier linux 

Vous souhaitez aller plus loin avec un ordinateur et héberger vos outils Un coup de main pour finir un montage électronique

[FR Le Mans] Permanence Linuxmaine - Le samedi 9 septembre 2017 de 14h00 à 18h00.

L'association de promotion et de découverte du logiciel libre en Sarthe, Linuxmaine, tient sa permanence le deuxième samedi de chaque mois de 14h à 18h.

Celle ci est ouverte à tous, membres de l'association ou non.

On peut s'y informer sur le logiciel libre, les découvrir, en tester amener sa machine pour une installation ou simplement se retrouver pour discuter.

Entrée Libre.

[FR Juvisy-sur-Orge] Permanence GNU/LINUX - Le samedi 9 septembre 2017 de 14h30 à 16h30.

Permanence GNU/LINUX, installation et maintenance par LINESS en partenariat avec l'ACJ (Association Culture et Jeunesse) de Juvisy-sur-Orge.

Il s'agit d'une assistance pour vous aider à installer et utiliser LINUX, mais ce n'est pas un cours à proprement parler.

Aucune inscription préalable n'est nécessaire, aucune assiduité n'est requise.

Quand vous avez un problème vous passez nous voir.

C'est un pavillon dans un jardin.
Attention du fait des travaux de la gare l'accès en voiture peut être difficile.
Éventuellement stationner parc Danaux ( à coté du pont sur la Seine ) qui est gratuit le samedi après-midi ( 3 mn à pied après pour aller à l'ACJ)

Par contre c'est tout à coté de la gare.

[FR Aix-en-Provence] Stand du Libre pour Assogora - Le dimanche 10 septembre 2017 de 10h00 à 18h00.

Ce Stand du Libre est organisé par l' en collaboration avec plusieurs associations de logiciels libres des Bouches-du-Rhône.

Il propose une présentation générale des logiciels libres et de la culture libre (Wikipedia…).

Présentation de livres et de sites Internet consacrés au Libre

Démonstrations liées aux nouveaux programmes scolaires sur le codage

  • Démonstrations de Pygame, Python, Scratch et Snap.
  • Démonstrations de modèles éducatifs libres écrits en HTML5 pour PC ou tablettes quel que soit le système d'exploitation : exemple du site PhET.
  • Présentation du projet 1, 2, 3… codez !: Enseigner l'informatique à l'école et au collège (Fondation La main à la pâte).
  • Présentations d'autres logiciels éducatifs et/ou scientifiques…

Autres démonstrations

  • Comparaison des environnements GNOME, KDE, LXDE, Xfce et Unity installés avec la même version d'Ubuntu.
  • Distribution Emmabuntüs pour la rénovation d'ordinateurs anciens.
  • Distribution AbulEdu pour les élèves de l'école primaire.
  • Distribution PrimTux pour les élèves de l'école primaire.
  • Distribution Ubuntu Touch sur un téléphone mobile.
  • Distributions Linux installées sur des clefs USB insérées dans des ordinateurs Linux, Windows 7 ou Windows 10.
  • Cohabitation Linux - Windows 10 : le cas d'Ubuntu 64 bits.
  • Évolution du projet pédagogique OLPC (One Laptop per Child) : tablette OLPC partiellement libérée avec F-Droid et différentes machines avec la plate-forme pédagogique Sugarizer.
  • Démonstration de logiciels scientifiques libres (SageMath…)

NB : Certaines démonstrations pédagogiques sont en libre service. Les autres démonstrations seront normalement possibles toute la journée : elles seront lancées en fonction des souhaits des visiteurs et des disponibilités des spécialistes.

Prochains Samedis Libres :

  • Samedi Libre du 7 octobre 2017
  • Samedi Libre du 4 novembre 2017

Adresse : Centre Social et Culturel des Amandiers, 8 allée des Amandiers, Jas-de-Bouffan (cliquer sur ce dernier lien pour avoir un plan détaillé).

Ces samedis libres et gratuits sont ouverts à toutes et à tous, débutant(e)s ou expert(e)s GNU/Linux, membres ou non d'associations du Libre. Les locaux sont au rez-de chaussée et accessibles par tous.

Entrée Libre..

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Programme de la PyConFR 2017

1 septembre, 2017 - 11:00

PyConFR est le rassemblement annuel de la communauté francophone utilisant et développant le langage de programmation libre Python. La PyConFR est organisée par l’AFPy (Association Francophone Python). Cette édition 2017 sera hébergée à l’INP‐ENSEEIHT à Toulouse et se tiendra du 21 au 24 septembre :

  • les sprints se dérouleront le jeudi 21 et le vendredi 22 ;
  • le week‐end (samedi 23 et dimanche 24) sera dédié aux conférences et ateliers ;
  • la soirée communautaire est prévue le samedi soir ;
  • l’assemblée générale de l’AFPy aura lieu le dimanche matin.

Cette année, pour des raisons pratiques de logistique et de sécurité, une pré‐inscription est requise. Elle permettra de réserver sa place pour le repas du samedi soir.

Pour cette édition, on trouvera des conférences sur le machine learning, sur dev web sur le langage Python avancé ou débutant.

Conférences

Les conférences sont organisées en trois sessions simultanées, les présentations durent trente minutes ou une heure.

Liste des sprints
  • Ajouter de nouveaux comportements techniques et / ou fonctionnels à AnyBlok ;
  • Ansible modules: autumn cleaning ;
  • Contribuer à Modoboa ;
  • docs.python.org/fr : traduisons tous la doc d’un module ;
  • Gnocchi, a distributed timeseries database ;
  • Ideascube ;
  • Nouvelles fonctionnalités sur la plate‐forme collaborative tracim ;
  • Optimizing LEM2 Algorithm (Rough Sets Theory) (Reference) ;
  • Site Web et outils de communication de l’AFPy ;
  • Sprint Plone Frontend ;
  • Utilisation de la bibliothèque DACE pour la réalisation d’une gestion de congés.
Liste des ateliers Télécharger ce contenu au format Epub

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Revue de livre : La face cachée d’Internet, de Rayna Stamboliyska

31 août, 2017 - 16:37

Ce livre propose de vulgariser tout un ensemble de concepts liés à l’utilisation d’Internet, et en particulier les aspects qui ont fait les gros titres des journaux (papiers ou télé), mais aussi (et surtout ?) leur implication dans nos sociétés hyper‐connectées. Je vais d’abord décrire la table des matières du livre, puis pour chaque grande section, indiquer une partie des thèmes abordés (pas forcément dans l’ordre : si jamais vous trouvez que l’ordre des thèmes n’est pas cohérent, je vous enjoins à vous procurer le bouquin et constater que, sans doute, c’est moi et non pas l’auteure, qui a tout mélangé). Puis je donnerai mon avis sur le bouquin — avis qu’il sera parfaitement justifié de critiquer, descendre en flammes ou, au contraire, encenser (on peut toujours rêver !), dans les commentaires.

Sommaire Table des matières et thèmes abordés
  • Avant‐propos par Stéphane Bortzmeyer
  • Les mythes d’Internet

Dans ce chapitre (le chapitre « 00 »), les mythes suivants sont abordés :

  • Qui a inventé Internet ?
  • Internet a été créé pour résister à des frappes nucléaires
  • Il y a sept clefs qui permettent de contrôler Internet
Chapitre 01 — Le côté obscur de la force : piratages et malveillance connectée
  1. Comment se fait‐on pirater ?
  2. L’éternelle tension entre protéger et respecter
  3. La question de la confiance à l’heure du numérique
Chapitre 02 — La figure du hacker : les bons, les brutes, et les Anonymous
  1. 50 nuances de hackers
  2. Du troll à l’hacktiviste
  3. Le lanceur d’alerte : traître ou justicier ?
Chapitre 03 — Le darkweb : des mots et des maux
  1. Où est le darkweb ?
  2. Voyage en terre d’oignons
  3. Caché comme un secret éventé
Liste des entretiens
  • chapitre 01, section 01 : Vxroot, un consultant en sécurité ;
  • chapitre 01, section 02 : un certain Benoît Sibaud détaille les soucis liés aux machines à voter électroniques…
  • chapitre 02, section 02 : un anonyme travaillant pour une grande boîte de télécoms nous donne son point de vue sur la notion d’hacktivisme et le hacking ;
  • chapitre 02, section 03 : Maxime Vaudano, travaillant pour Le Monde et les Décodeurs, discute de l’impact de WikiLeaks sur nos sociétés ;
  • chapitre 02, section 03 toujours : Olivier Tesquet, journaliste à Télérama, donne un autre point de vue sur les lanceurs d’alertes.
Les chapitres, vus un peu plus en détails Chapitre 1

Le chapitre 01 aborde donc la notion de sécurité informatique et de piratage ou de « cyberattaques ». La section 01 propose de remettre à plat les définitions et aborde les thèmes suivants :

  • qu’est‐ce que le piratage ?
  • l’utilisation croissante d'Internet menant à des risques croissants sur les réseaux ;
  • qu’est‐ce qu’une faille ? Exploits, 0days
  • cyberattaques (j’ai presque envie de dire « mythes et réalités ») ;
  • tout le monde est vulnérable ;
  • les problèmes entre la chaise et le clavier ;
  • des modèles de sécurité pour formaliser les risques (STRIDE, DREAD).

La section 02 aborde le rôle qu’a l’État dans le contexte du piratage et autres cyberattaques. En particulier, le livre touche à la surveillance étatique et ses possibles dérives. On en arrive forcément à discuter des révélations d’Edward Snowden, et de ce qu’elles nous ont appris. Mais on a aussi une rétrospective des différents mécanismes mis en œuvres aux États‐Unis depuis le 11 septembre 2001, sous Bush Jr. et Obama (ainsi que le changement de posture entre le candidat Obama et le président Obama).

La section 03, qui aborde la notion de confiance dans les technologies numériques, touche elle aussi à divers aspects :

  • nécessité d’avoir du code ouvert (libre, open source) ;
  • limites des logiciels libres dans le cas de certains problèmes liés à la sécurité ;
  • la notion de vie privée.

Le livre donne une illustration de l’intérêt des logiciels libres à travers l’exemple du « Diesel Gate », cette affaire où il s’avère que Volkswagen avait truqué les résultats en passant par des logiciels spécifiques. Les limites du logiciel libre sont abordés dans le cadre du vote électronique. Histoire d’essayer de prévenir tout troll (mais je me doute que je n’y arriverai pas forcément), l’argument est que la nature du logiciel (libre ou propriétaire) ne changera pas le fait que le vote électronique est en lui‐même une aberration. D’ailleurs, un certain Benoît Sibaud est interrogé pour l’occasion, où il décrit bien les risques encourus par l’utilisation de telles machines1

Chapitre 2

La section 01 définit la notion de « hacker », et différencie le sens communément accepté et le sens originel (avec moult exemples).

Puis viennent, dans la section 02, les définitions de trolls et d’hacktivistes, ce qui nous mène au groupe Anonymous (de ses origines à son/ses idéologie(s)), Lulz, LulzSec, etc. Le livre aborde les différents coups d’éclats qui ont fait connaître Anonymous à un public plus large : les attaques contre l’Église de la scientologie, puis contre les sociétés de droits d’auteurs américaines (MPAA, RIAA), etc. La question de la légalité des activités de certains de ces hacktivistes est aussi abordée, avec les zones « grises » que cela comporte (l’activité peut parfois être illégale, mais serait considérée comme éthiquement juste par beaucoup, par exemple). Un entretien avec un intervenant anonyme travaillant dans un grand groupe de télécoms est aussi donné.

Enfin, la section 03 aborde la notion de lanceurs d’alertes, et passe un temps certain sur Wikileaks, qui joue un rôle prépondérant dans ce domaine. L’auteure y fournit, entre autres, un entretien avec Maxime Vaudano, journaliste au Monde et aux Décodeurs. Dans cette section, on aborde aussi la question du lien entre journalistes et lanceurs d’alertes : ces derniers sont‐ils devenus une nouvelle génération de journalistes ? En particulier, le cas de Wikileaks est abordé en détails, en tant qu’organisation, mais aussi en lien avec son cofondateur, Julian Assange. On y examine les origines et l’évolution de l’organisation jusqu’à nos jours. Deux gros exemples sont aussi abordés dans ce contexte : AKPLEAKS et DNCLEAKS. Un deuxième entretien, avec Olivier Tesquet cette fois (journaliste à Télérama), donne un autre point de vue sur ce sujet.

Chapitre 3

Les différents thèmes abordés dans la section 01 sont :

  • différencier deep Web, darknets, et darkweb ;
  • histoire des cypherpunks ;
  • l’importance du chiffrement, notamment contre la surveillance d’État ;
  • les cryptomonnaies (BitCoin, et l’utilisation de blockchains).

Pour illustrer la notion de darknet dans la section 01, Tor est décrit avec juste assez de détails pour se faire une idée de son fonctionnement.

La section 02 aborde les différents usages liés aux darknets et au darkweb. Cela discute bien entendu des activités illégales « réelles » (vente de drogue, d’armes, pédopornographie), mais aussi d’activités illégales qui sont en fait des arnaques, tels les fameux sites pour embaucher un tueur à gages. Enfin, la notion d’e‐commerce est abordée, ainsi que la nécessité d’avoir une bonne réputation dans un milieu par essence extrêmement peu propice à la confiance. Le livre décrit brièvement l’importance de Silk Road dans le darkweb.

Enfin, la section 03 aborde les problèmes liés à l’utilisation des darknets et du darkweb : l’anonymat (via Tor) ne garantit pas la sécurité ; et même, il y a souvent des moyens pas trop compliqués pour des gens compétents de retrouver des utilisateurs des darknets qui ne seraient pas assez précautionneux. Là encore, divers exemples sont donnés pour illustrer la chose.

À qui ce livre s’adresse‐t‐il ?

Les gens qui viennent discuter sur LinuxFr.org ont tendance à avoir un niveau technique au‐dessus de la moyenne. Du coup, après avoir lu la description des thèmes abordés par ce livre, je sais qu’une partie va se dire « c’est bon, ça va, je connais. » Et sans doute qu’une (petite) portion aura raison. Pour tous les autres : ce livre aborde énormément de thèmes qui nous sont chers, non seulement en tant qu’utilisateurs de logiciels libres, mais plus largement en tant que personnes concernées par nos libertés individuelles. L’aspect technique est limité, ce qui, selon moi, est une grande force du livre2. Enfin, comme le dit l’auteure, ce livre essaie de ne pas prendre le lecteur pour un idiot (de l’art difficile de la vulgarisation). Le pari est en grande partie réussi.

Cependant, même pour des lecteurs de LinuxFr.org, je trouve que la façon dont le livre récapitule certaines affaires (pour certaines extrêmement récentes) permet de prendre du recul et de mieux prendre conscience de certains enjeux sociétaux que l’utilisation de toutes ces technologies (tant par des individus que par des acteurs étatiques par exemple) implique.

Enfin, pour la petite partie de gens qui savaient déjà tout de ce qui est dit dans le bouquin (vraiment ? tout ?), si l’on vous demande d’expliquer tous ces mécanismes dont on entend parler à la télé ou qu’on lit dans la presse, maintenant vous saurez où les rediriger. :-) Et ce, d’autant plus que ce bouquin est très très très bien sourcé.

Mes impressions sur le livre

Je trouve que le style est globalement « léger », ce qui aide vraiment pas mal, car certains morceaux sont nécessairement denses, par la nature de ce qui est décrit. En ce sens, certaines sous‐sections vont sans doute être un peu difficiles à comprendre par des lecteurs pas trop technophiles, mais elles ne sont pas vitales pour la suite du livre. Une très grosse partie de ce dernier est consacrée aux aspects sociétaux touchés par l’utilisation de technologies sur le Net, que ce soit pour lancer une alerte, faire la révolution dans un pays du Maghreb, ou… acheter des trucs pas très légaux. :-)

En particulier, étant donné l’étendue des sujets abordés, j’ai été très sensible à la narration. Par exemple, dans le chapitre 01, les explications sur le rôle des Russes dans les élections à la présidence des États‐Unis sont très claires ; idem pour l’historique donné de Wikileaks. Dans les deux cas, il s’agissait de sujets que je connaissais plutôt bien — j'étais aux États‐Unis au moment des accusations d’ingérence de la Russie dans les élections américaines. La façon de présenter les faits, d’expliquer quelles preuves ont été apportées, leur niveau de crédibilité, etc., rend le récit palpitant3, ce que je trouve important pour un livre de vulgarisation.

Certains aspects un peu techniques sont décrits, mais risquent d’être trop denses pour les non‐techniciens ou amateurs éclairés. Cependant, en relisant une ou deux fois de plus certains paragraphes, je pense que c’est surmontable — et encore une fois, ces aspects ne sont pas vitaux pour prendre plaisir à lire ce livre et apprendre des trucs.

Conclusion

Le livre de Rayna Stamboliyska est bien fait, décrit assez simplement tout un tas de concepts et une histoire qui, si elle n’est pas forcément « cachée », est néanmoins fastidieuse à retrouver. Le style permet d’aborder la plupart des sujets, parfois avec humour, et les analogies et métaphores sont bien pensées.

Enfin, dernier argument : au‐delà des références à des films cultes qui sortent du « simple » monde geek (tels que Blade Runner ou Total Recall), l’auteure fait référence à Hackers (si si, vous savez, ce film avec Angelina Jolie, où l’on apprend que « le RISC, c’est bien »). Et un livre qui y fait référence ne peut pas être mauvais.

Une dernière chose : pour ceux qui ne le sauraient pas, Rayna Stamboliyska est loin d’être étrangère à LinuxFr.org et a aussi contribué au site plus d’une fois — il suffit de faire une recherche « Malicia »…

  1. Benoît Sibaud, ça me dit quelque chose… Où ai‐je pu bien voir ce nom écrit ? :-) 

  2. À noter qu’une (très) courte intro à la cryptographie symétrique et asymétrique est donnée. Certains autres aspects très techniques sont résumés rapidement quand ils sont inévitables. 

  3. « Aha ! Donc, en fait, les Russes n’avaient rien à voir avec les élections américaines ! Quels guignols à la CIA ! [une page plus loin] Mais ! Ils font quoi, là, tous ces ours ? Mais merde, en fait les Russes sont vraiment des connards ! [une page plus loin]… Bon en fait, on n’est sûr de rien, quoi… » La description de WikiLeaks et de son évolution au fil du temps est aussi très bien articulée. 

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Les entrailles d’un interpréteur CSS très rapide : Quantum CSS (alias Stylo)

31 août, 2017 - 12:35

Cet été, Lin Clark a publié un article assez détaillé sur le fonctionnement du nouvel interpréteur CSS qui sera utilisé par les futures versions de Firefox.

Comme l’article est assez détaillé et qu’il révèle ce qui fait la magie de Rust et du projet Quantum, nous avons décidé de vous proposer une traduction dans la suite de la dépêche.

Veuillez noter que l’article original est sous licence _Creative Common Attribution — Partage dans les mêmes conditions 3.0 non transposé, cette dépêche suit donc les mêmes règles.

Sommaire Les entrailles d’un interpréteur CSS très rapide : Quantum CSS (alias Stylo), par Lin Clark

Vous avez sûrement entendu parler du projet Quantum… C’est une réécriture majeure des entrailles de Firefox pour le rendre rapide. Nous intégrons actuellement dans Firefox des parties de notre navigateur Web expérimental, Servo, et nous faisons d’importantes améliorations sur d’autres parties.

Le projet peut être illustré par le remplacement en vol des pièces d’un jet. Les changements se font sur place, pièce par pièce, pour que vous puissiez voir les résultats dans Firefox le plus tôt possible dès qu’une pièce est prête.

Et le premier composant majeur de Servo — un nouveau moteur CSS appelé Quantum CSS (connu auparavant sous le nom de Stylo) — est maintenant en cours de test dans la version Nightly de Firefox. Vous pouvez vérifier que le nouveau moteur est activé chez vous : dans la page about:config, vérifiez que le paramètre layout.css.servo.enabled est à true.

Ce nouveau moteur rassemble les innovations de l’état de l’art de quatre navigateurs Web différents pour créer un super interpréteur CSS.

Il profite des matériels modernes en parallélisant le travail à travers tous les cœurs de votre machine. Il peut donc fonctionner deux, quatre ou même dix‐huit fois plus rapidement.

En plus de cette amélioration, il combine l’état de l’art des optimisations utilisées par les autres navigateurs Web. Ainsi, même si la parallélisation n’est pas utilisée, il s’agira toujours d’un moteur CSS rapide.

Mais que fait un moteur CSS ? Commençons par inspecter le moteur CSS et comment il s’insère dans le reste du navigateur. Ensuite, nous verrons comment Quatum CSS fait pour tout accélérer.

Que fait un moteur CSS ?

Le moteur CSS est une partie du moteur de rendu du navigateur. Le moteur de rendu prend le code HTML et les fichiers CSS d’un site Web et les transforme en pixels sur l’écran.

Chaque navigateur Web a son propre moteur de rendu. Dans Chrome, il s’appelle Blink. Dans Edge, c’est EdgeHTML. Dans Safari, il s’agit de WebKit. Et dans Firefox, il s’appelle Gecko.

Pour passer des fichiers aux pixels, tous ces moteurs de rendu font essentiellement les mêmes étapes :

  1. Analyser les fichiers et les transformer en objets que le navigateur peut comprendre, dont le DOM. À cette étape, le DOM connaît déjà toute la structure de la page. Il sait tout sur les relations parents‐enfants entre les éléments. En revanche, il ne connaît pas l’aspect visuel de chacun de ces éléments.
  2. Comprendre comment les éléments devraient apparaître. Pour chaque nœud DOM, le moteur CSS recherche les règles CSS à appliquer. Ensuite, il retrouve la valeur de chacune des propriétés CSS pour ce nœud DOM.
  3. Mesurer les dimensions pour chaque nœud et leur emplacement sur l’écran. Des boîtes sont créées pour chaque chose qui peut être affichée à l’écran. Les boîtes ne représentent pas seulement les nœuds DOM, vous avez aussi des boîtes pour des choses à l’intérieur des nœuds DOM, comme des lignes de texte.
  4. Dessiner les différentes boîtes. Ça peut se passer sur plusieurs calques. Je me représente ça comme les anciennes animations peintes à la main, avec différents papiers calques superposés comme une peau d’oignon. Ça permet de modifier juste un calque sans avoir à tout redessiner.
  5. Prendre ces différents calques, appliquer les propriétés de composition — comme transform — et les transformer en image. C’est essentiellement comme prendre une photo des calques posés les uns sur les autres. Cette image est ensuite rendue sur l’écran.

Ainsi, quand il commence à calculer les styles, le moteur CSS a deux outils à disposition :

  • un arbre DOM ;
  • une liste de règles de style.

Il parcourt tous les nœuds DOM, un par un, et pour chaque nœud il retrouve les styles associés. Durant ce processus, il donne au nœud DOM une valeur pour toutes les propriétés CSS, même si les feuilles de style ne déclarent pas de valeur pour certaines propriétés.

Je l’imagine comme une personne qui parcourt un formulaire et le remplit. Il a besoin de remplir un formulaire pour chacun des nœuds DOM. Et pour chacune des questions, il doit avoir une réponse.

Pour le remplir, le moteur CSS a besoin de faire deux choses :

  • trouver quelles règles s’appliquent au nœud ­— c’est‐à‐dire faire correspondre les sélecteurs CSS aux nœuds DOM ;
  • remplir toutes les valeurs manquantes avec les valeurs du parent ou une valeur par défaut — c’est‐à‐dire cascader les styles.
Faire correspondre les sélecteurs CSS aux nœuds DOM

Durant cette étape, nous allons ajouter chaque règle qui correspond au nœud DOM dans une liste. Comme plusieurs règles peuvent correspondre, il pourrait y avoir plusieurs déclarations de valeur pour une même propriété.

En plus des règles déclarées par le code du site, le navigateur ajoute lui‐même certaines CSS par défaut (appelées feuilles de style user agent).

Comment est‐ce que le moteur CSS peut choisir quelle valeur doit être utilisée avec ces multiples déclarations ?

C’est ici que le principe de la spécificité des déclarations CSS intervient. Le moteur CSS crée en gros une feuille de calcul avec pour chaque ligne une déclaration CSS. Ensuite, il ordonne les lignes selon différentes colonnes.

La règle CSS définie avec la plus grande spécificité gagne. Ainsi, depuis cette feuille de calcul, le moteur CSS est capable de remplir les valeurs dans le formulaire. Pour l’instant, il ne remplit que les valeurs déclarées explicitement par des règles du code CSS du site.

Pour le reste, il va devoir utiliser la cascade.

La cascade de styles

Le principe de la cascade rend le code CSS plus facile à écrire et maintenir. Grâce à la cascade, vous pouvez paramétrer la propriété color une fois sur le corps de la page <body/> et vous savez que le texte des éléments <p/>, <span/> et <li/> utilisera la même couleur (à moins de faîre une règle plus précise qui remplacera cette valeur).

Pour arriver à ce résultat, le moteur CSS regarde tous les blancs qui restent dans le formulaire. Si une propriété hérite par défaut de la valeur de l’élément parent, alors le moteur CSS remonte l’arbre DOM et regarde si le parent a une valeur. Si aucune valeur n’est déclarée pour le parent ou si une propriété n’hérite pas, il utilise la valeur par défaut.

Maintenant tous les styles ont été calculés pour ce nœud DOM.

Quelques précisions : le partage des structures de style

Le formulaire que je vous ai montré est une simplification. Le standard CSS a des centaines de propriétés. Si le moteur CSS tenait pour chaque nœud DOM la liste de chaque propriété avec une valeur, il serait rapidement à court de mémoire.

Ainsi, au lieu de tenir de tels formulaires, les moteurs utilisent généralement ce qu’on appelle le partage des structures de style. Ils enregistrent les données qui vont habituellement ensemble (comme toutes les propriétés de police d’écriture) dans un même objet appelé structure de style. Ensuite, plutôt que d’avoir toutes les propriétés dans un même objet pour un nœud, l’objet contenant le style calculé du nœud est un ensemble de pointeurs. Pour chaque catégorie de propriétés, il y a un pointeur vers une structure de style qui a les bonnes valeurs pour ce nœud DOM.

Cette technique permet à la fois de réduire l’espace mémoire et le temps de traitement nécessaire. Tous les nœuds qui ont des propriétés proches (comme les jumeaux) peuvent simplement pointer vers les mêmes structures pour les propriétés partagées. Et comme beaucoup de propriétés sont héritées, un ancêtre peut partager une structure avec tous ses descendants qui n’ont pas de déclaration de valeur plus spécifique.

Maintenant, comment peut‐on faire tout ça rapidement ?

Voici à quoi ressemblent les calculs de style si vous ne les avez pas optimisés.

Il y a beaucoup de travail à exécuter ici. Et pas seulement au premier chargement de la page. Le travail doit être refait encore et encore tant que l’utilisateur interagit avec la page, en passant la souris par‐dessus des éléments (hover) ou en modifiant le DOM, déclenchant à nouveau le calcul des styles.

Ainsi, le calcul des styles CSS est un très bon candidat pour l’optimisation et les navigateurs ont testé différentes stratégies pour l’optimiser durant ces vingt dernières années. Ce que Quantum CSS fait est de prendre le meilleur des stratégies des différents moteurs, de les combiner et de créer un nouveau moteur très rapide.

Examinons donc en détail comment faire fonctionner ensemble ces stratégies.

Tout faire en parallèle

Le projet Servo (d’où vient le moteur Quantum CSS) est un navigateur expérimental qui essaie de paralléliser toutes les différentes parties de la création de rendu d’une page Web. Qu’est‐ce que ça signifie ?

Un ordinateur ressemble à un cerveau. Il y a une partie qui pense (l’ALU). Très proche de celle‐ci, il y a une mémoire à court terme (les registres). Ces parties rassemblées forment le processeur (CPU). Ensuite, il y a la mémoire à long terme, la mémoire vive.

Les premiers ordinateurs ne pouvaient penser qu’à une chose à la fois en utilisant ce CPU. Mais ces dernières années, les CPU ont évolué pour avoir plusieurs ALU et registres, regroupés en cœurs. C’est‐à‐dire que le CPU peut penser à plusieurs choses en même temps ­— en parallèle.

Quantum CSS utilise cette fonctionnalité récente sur les ordinateurs en partageant le calcul des styles pour les différents nœuds DOM à travers les différents cœurs.

Ça paraît être facile à faire… Simplement partager les branches de l’arbre DOM et les envoyer aux différents cœurs. C’est en réalité beaucoup plus difficile, et ce pour plusieurs raisons. Une de ces raisons est que l’arbre DOM est souvent déséquilibré. Ainsi, un cœur aura beaucoup plus de travail que les autres.

Pour répartir le travail plus équitablement, Quantum CSS utilise une technique nommée le vol de travail. Quand un nœud DOM est en train d’être analysé, le code reprend ses enfants directs et les partage en une ou plusieurs « unités de travail ». Ces unités de travail sont mises dans une queue.

Quand un cœur finit le travail de sa queue, il regarde la queue des autres pour trouver plus de travail à faire. Ainsi, nous pouvons séparer équitablement le travail sans perdre du temps pour traverser l’arbre et chercher comment l’équilibrer à l’avance.

Dans la plupart des navigateurs, il serait très difficile de bien le faire. Le parallélisme est un problème connu pour être difficile et le moteur CSS est très complexe. Il s’insère aussi entre les deux autres parties les plus complexes d’un moteur de rendu ­— le DOM et l’affichage. Ainsi, il est très facile de créer des bogues et, quand le parallélisme engendre des bogues, qui sont très difficiles à résoudre, ils sont appelés « courses de données » (data races). J’approfondis les explications sur ce type de problèmes dans un autre article.

N. D. M. : voir cette discussion pour plus de détails sur les différences entre data race (« course de données ») et race condition (« concurrence critique » ou « situation de compétition »).

Quand vous acceptez des contributions de centaines ou de milliers d’ingénieurs, comment pouvez‐vous créer un programme parallélisé sans être effrayé ? C’est pour ça que nous avons Rust.

Avec Rust, vous pouvez vérifier statiquement que vous n’aurez pas de courses de données. C’est‐à‐dire que vous empêchez l’apparition de bogues difficiles à résoudre, simplement en vous empêchant de les créer dans votre code dès le début. Le compilateur ne vous laissera pas faire. Je suis en train d’écrire d’autres articles à ce sujet. Pour l’instant, vous pouvez voir cette vidéo d’introduction au sujet du parallélisme dans Rust ou celle‐ci, qui est une discussion plus détaillée sur le vol de travail.

Avec tout ceci, le calcul des styles CSS évolue de ce que nous appelions « un difficile problème de parallélisme » à « de très petits problèmes bloquants pour une exécution en parallèle efficace ». C’est‐à‐dire que nous pouvons nous rapprocher d’une accélération linéaire en termes de vitesse. Si vous avez quatre cœurs dans votre machine, alors ça pourra s’exécuter presque quatre fois plus vite.

Accélérer les recalculs de style avec l’arbre des règles

Pour chaque nœud DOM, le moteur CSS doit traverser toutes les règles pour faire la correspondance des sélecteurs CSS. Pour la plupart des nœuds, les correspondances ne changeront pas souvent. Par exemple, si l’utilisateur passe la souris sur un parent, les règles qui y sont liées pourraient changer. Nous devons donc encore recalculer les styles pour ses descendants afin d’appliquer correctement les propriétés héritées. Mais les règles correspondant à ses descendants ne changeront probablement pas.

Ce serait mieux si nous pouvions simplement noter quelles règles correspondent à chaque descendant et ne pas avoir besoin de refaire le calcul des correspondances pour eux de nouveau… C’est ce que fait l’arbre des règles, emprunté du précédent moteur CSS de Firefox.

Le moteur CSS effectue la recherche des sélecteurs qui correspondent et ensuite les trie par spécificité. De ceci, il crée une liste chaînée de règles.

Cette liste sera ajoutée à l’arbre des règles.

Le moteur CSS essaie de conserver le plus petit nombre de branches dans l’arbre. Pour cela, il essaie de réutiliser une branche dès qu’il peut.

Si la plupart des sélecteurs dans une liste sont les mêmes que dans une branche existante, alors il suivra le même chemin. Mais il pourrait atteindre un point où la règle suivante dans la liste n’est pas dans cette branche de l’arbre. Seulement à ce point il ajoute une nouvelle branche.

Le nœud DOM recevra un pointeur vers la règle qui a été insérée en dernier (dans cet exemple, la règle div#warning). C’est la plus spécifique.

Lors d’un recalcul de styles, le moteur fera une vérification rapide pour voir si le changement du parent modifie les règles qui correspondent aux enfants. Si les correspondances ne changent pas, alors pour tous les descendants, le moteur peut juste suivre le pointeur du nœud descendant pour obtenir la règle. De là, il peut remonter l’arbre jusqu’à la racine pour obtenir une liste complète de règles correspondantes, de la plus spécifique à la moins spécifique. Ça signifie qu’il peut complètement outrepasser les étapes de recherche de correspondance de sélecteurs et de leur tri.

Ainsi, cela aide à réduire le travail nécessaire durant le recalcul de styles. Mais il y a encore beaucoup de travail pour le premier calcul de styles. Si vous avez 10 000 nœuds, vous devez toujours faire la recherche de correspondance des sélecteurs 10 000 fois. Mais il y a un autre moyen d’accélérer tout ceci.

Accélérer le rendu initial (et la cascade) avec le cache partagé des styles

Pensez à une page avec des milliers de nœuds. Beaucoup de ces nœuds correspondront aux mêmes règles. Par exemple, pensez à un long article Wikipédia ; les paragraphes dans le contenu principal devraient tous suivre exactement les mêmes règles et avoir donc les mêmes styles calculés.

S’il n’y avait pas d’optimisation, alors le moteur CSS devrait faire la correspondance des sélecteurs et calculer les styles pour chaque paragraphe individuellement. Mais s’il y avait un moyen pour prouver que les styles seront les mêmes d’un paragraphe à l’autre, alors le moteur ne devrait faire ce travail qu’une fois et il ferait pointer chaque nœud de paragraphe au même style calculé.

C’est ce que fait le cache partagé des styles, inspiré par Safari et Chrome. Après avoir traité un nœud, il met le style calculé dans le cache. Ensuite, avant de débuter le calcul de style du nœud suivant, il lance quelques vérifications pour voir s’il peut réutiliser les données du cache.

Ces vérifications sont :

  • est‐ce que les deux nœuds ont les mêmes identifiants, classes, etc. ? Si oui, alors ils vont correspondre aux même règles ;
  • pour ceux qui ne sont pas stylés depuis les sélecteurs — les styles inline par exemple —, est‐ce que les nœuds ont les mêmes valeurs ? Le cas échéant, les règles au‐dessus soit ne seront pas surchargées, soit elles seront surchargées, mais de la même manière ;
  • est‐ce que les deux parents pointent vers le même objet de styles calculés ? Si oui, alors les valeurs héritées seront identiques.

Ces vérifications ont été utilisées dès le début des premiers caches de styles partagés. Mais il y a beaucoup d’autres petits cas où les styles pourraient ne pas correspondre. Par exemple, si une règle CSS utilise le sélecteur :first-child, alors deux paragraphes ne pourraient pas correspondre, même quand les vérifications ci‐dessus suggèrent que oui.

Dans WebKit et Blink, le cache partagé de styles est abandonné dans ces cas et le cache n’est pas utilisé. Comme de plus en plus de sites utilisent ces sélecteurs modernes, l’optimisation a été de moins en moins utile, à tel point que l’équipe Blink l’a récemment enlevée. Mais il s’avère qu’il y a un moyen d’utiliser le cache de styles partagés avec ces changements.

Dans Quantum CSS, nous rassemblons tous ces sélecteurs bizarres et vérifions s’ils s’appliquent au nœud DOM. Ensuite, nous stockons les réponses avec des uns et des zéros. Si les deux éléments ont le même nombre de uns et de zéros, nous savons qu’ils correspondent effectivement.

Si un nœud DOM peut partager des styles qui ont déjà été calculés, vous pouvez passer outre presque tout le travail. Comme les pages ont souvent beaucoup de nœuds DOM avec les mêmes styles, le cache de styles partagés peut économiser beaucoup de mémoire et vraiment accélérer les choses.

Conclusion

C’est le premier grand transfert de technologie de Servo vers Firefox. Durant ce chemin, nous avons beaucoup appris sur la manière d’apporter du code moderne et performant écrit en Rust dans le cœur de Firefox.

Nous sommes vraiment enthousiastes d’avoir rendu disponible cette grosse pièce du projet Quantum aux utilisateurs pour qu’ils l’expérimentent directement. Nous sommes très heureux de vous laisser l’essayer et, si vous rencontrez le moindre problème, faites‐le nous savoir.

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