Syndiquer le contenu
Mis à jour : il y a 5 heures 32 min

Sortie de Maarch Courrier 1.5

2 juin, 2015 - 12:46

La core team Maarch est fière de vous annoncer la publication de la version 1.5 de Maarch Courrier. Maarch Courrier est un logiciel de Gestion Électronique de Courriers (GEC) unique. Maarch est également un outil de production documentaire performant, entièrement open source et distribué sous licence libre (GPL v3).

La version 1.5 de Maarch Courrier fait un grand pas en avant dans la gestion des courriers sortants et dans sa capacité à s'adapter à des administrations à la fois centrales et décentralisées.

Pour découvrir toutes les nouveautés et installer cette nouvelle version, inscrivez-vous à notre Install Party prévue le jeudi 18 juin 2015 dans nos locaux à Nanterre.

Pour cette nouvelle version 1.5 de notre solution, nous avons fait un gros effort sur la gestion des réponses. Nous avons également revu l’ergonomie et le design, pensés pour une prise en main rapide et intuitive de Maarch Courrier qui s’inscrit pleinement dans la stratégie globale de modernisation des administrations et des collectivités.

Les administrations disposent d’un outil qui leur permet de mieux gérer leurs flux de courriers, leur traitement et de gérer les projets de réponse.

Les nouveautés de la version 1.5 Nouveaux modules esign/visa
  • définition de circuits de visa courriers Départ, modèles de circuits ;
  • mode parapheur côte à côte ;
  • visa électronique ;
  • griffe électronique, gestion des griffes signataires ;
  • signature électronique nominative RGS.
Nouveau module thumbnails
  • imagettes apparaissant au passage de la souris.
Nouvelle gestion des contacts
  • contacts sur 3 niveaux : type, contact, adresse ;
  • arborescence des contacts ;
  • détection de doublons contact ;
  • assistance à la saisie ville, code postal ;
  • contacts multiples sur courriers Départ ;
  • gestion des contacts inactifs ou supprimés.
Nouvelle gestion des pièces jointes
  • typologie de pièces (projet de réponse, attachement, pièce signée, etc) ;
  • gestion des versions ;
  • compatibilité avec les environnements sécurisés (pas de .bat, applettes signées) ;
  • propriétés de PJ : titre, contact destinataire, format, date d'expédition, date de retour attendue, n° de chrono sortant.
Enrichissement de l'enregistrement courrier
  • ajout d'un indicateur de confidentialité ;
  • ajout du champ complémentaire "N° de recommandé" pour la nature de courrier LRAR ;
  • détection de doublons courriers avec proposition de rattachement ;
  • possibilité de lier plusieurs courriers en même temps ;
  • courrier sans pièce jointe (enregistrement de pièces physiques) ;
  • recalcul du délai de réponse selon le niveau d'urgence.
Nouvelle ergonomie
  • occupation dynamique de l'espace disponible (responsive) ;
  • remplacement de toutes les images par des polices de caractère (Font-Awesome + police Maarch) ;
  • imagettes ;
  • flat design ;
  • nouvelles listes de résultat ;
  • icônes des statuts de courriers administrables ;
  • changement de couleur des statuts courrier selon le degré d'urgence ;
  • affichage des messages d'action ou d'erreur sous forme de bulles éphémères ;
  • ajout d'un récapitulatif des 5 derniers courriers accédés en page d'accueil de l'utilisateur.
Autres améliorations
  • ajout de modèles d'annotation (modèles d'instruction) ;
  • ajout de modèles de courriel ;
  • possibilité d'afficher des bannettes de groupes secondaires ;
  • historisation des changements de configuration des listes de diffusion ;
  • consultation de l'historique activable par profil (CNIL) ;
  • ajout d'une vision synthétique de l'historique ("Avancement") ;
  • réouverture de courrier avec choix du statut ;
  • nouveau module de synchronisation LDAP ;
  • recherche sur les pièces jointes (destinataire, n° de chrono départ, …) ;
  • nouvelle fiche de liaison PDF ;
  • planificateur de notifications via l'administration ;
  • possibilité d'ajouter une note simultanément à la redirection.
Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

2015, l'année du cinéma libre ?

2 juin, 2015 - 07:33

On ne cesse de le constater, le mouvement de la culture libre est en pleine évolution. Musique, bande dessinée, photographie, jeu vidéo, … beaucoup de domaines de l'art voient régulièrement de nouveaux auteurs adopter les valeurs du libre, et de nouveaux projets libres faire leur apparition.
Cependant, un domaine a jusque-là généré plus de scepticisme que d'engouement parmi les libristes : le cinéma.
En effet, si la musique ou la photographie libres, souvent l'œuvre d'une seule ou d'un petit groupe de personnes, parviennent tant bien que mal à se frayer un chemin dans une économie défavorable à l'émergence de valeurs libres, il en est tout autre du cinéma, qui nécessite généralement un investissement humain et financier important. Pour cette raison, beaucoup de libristes ont encore du mal à imaginer la possibilité d'une quelconque remise en cause de la domination des géants de l'industrie, et de leurs règles autoritaires, sur la culture cinématographique.

Pourtant, ce début d'année 2015 donne de bons espoirs quant à l'essor d'une culture cinématographique libre :

  • l'année dernière, la Fondation Blender démarrait le travail sur son 6ème court métrage libre, qu'elle compte sortir dans quelques mois ;
  • puis c'était au tour des studios Urchn de rappeler leur engagement pour le libre en publiant fin décembre une vidéo libre de promotion du logiciel libre, pour le compte de la FSF ;
  • enfin, des opérations de financement participatif, pour les projets de films libres ZeMarmot et Orang-U, ont vu le jour le mois dernier.

Au total, ce ne sont pas moins de 6 projets de cinéma libre qui seront actifs au cours de cette année 2015, du jamais vu dans l'histoire du cinéma libre. Petit tour d'horizon.

Sommaire Les projets en campagne ZeMarmot

Annoncé dans les journaux, évoqué et ré-évoqué en dépêche, le projet ZeMarmot n'est plus à présenter. Lancé par Jehan et Aryeom, respectivement développeur et graphiste, chapeauté par l'association LILA et l'AMMD, dont les musiciens réaliseront la musique, ce projet est un des plus ambitieux jamais annoncé dans le monde du cinéma libre.

En effet :

  • il s'agira d'un film d'animation 2D en dessin bitmap ;
  • il sera totalement sous licence libre, musique comprise ;
  • l'intégralité des sources sera publiée sous licence libre, musique comprise ;
  • il sera réalisé entièrement avec des logiciels libres, musique comprise ;
  • le projet est porté par des libristes engagés, dont les contributions au monde du libre, tant culturelles que logicielles, ne sont plus à démontrer (BD Wilber & Co et Calendrier du Libre, contributions à GIMP et Blender, innombrables créations de l'AMMD telles que Sebkha-Chott et Le Grand Corvidé…) ;
  • des mises à jour seront publiées sur le blog du projet au cours de l'avancement de celui-ci ;
  • bien que ce ne soit pas l'objectif principal, la réalisation de ce film mènera à l'amélioration de logiciels libres (comme GIMP) et de documentations libres ;
  • l'AMMD prenant part à l'aventure, il se pourrait que du matériel libre soit également utilisé ;
  • le film sera sous double licence CC By-SA 4.0 / Licence Art Libre, permettant de faire connaître un peu plus largement les valeurs humanistes de l'Art Libre ;
  • selon les résultats du financement, il pourrait s'agir d'un court métrage ou d'un moyen métrage de 45 minutes.

Bref, ZeMarmot pourrait bien être le premier projet cinématographique de cette envergure à être aussi profondément ancré dans l'esprit du libre.

Si Jehan et Aryeom arrivent à compléter l'objectif de leur campagne de dons à l'issue des 9 jours restant, ils pourront alors vous raconter, librement, les aventures d'une marmotte qui traverse le vaste monde à la recherche du meilleur endroit pour dormir.

Morevna

Blender n'est pas le seul logiciel de création artistique à bénéficier d'œuvres libres pour l'améliorer et en faire la promotion ! En 2008, des membres de la communauté Synfig préparaient les bases du projet Morevna. Le but de ce projet est de créer une série de petits épisodes d'animation 2D vectorielle, racontant, dans un style anime/manga, une aventure inspirée du conte russe Maria Morevna, et prenant place dans un futur cyberpunk post-apocalyptique. En 2012, une première démo fut publiée, mais celle-ci était sous CC By-NC-SA, notamment parce que la musique choisie était sous cette licence, ce qui a généré beaucoup de critiques au sein de la communauté. Les responsables du projet ont depuis corrigé le tir, choisissant une licence CC By 3.0 pour le projet, et publiant sous cette licence la partie vidéo et les sources vidéo de la démo. En janvier 2015, des contributeurs de la communauté Synfig ont annoncé travailler sur un nouvel épisode du projet Morevna, et en février 2015, une campagne de dons était lancée sur Patreon.

La communauté semble très motivée et le site du projet est souvent enrichi de nouvelles créations. Cependant, celle-ci a besoin de financement pour être en mesure d'assurer un travail régulier. La campagne de financement sur Patreon comporte actuellement quatre objectifs, pour des jalons allant de 300 à 4 000 $ /mois : la publication hebdomadaire d'un rapport d'avancement du projet, la rémunération d'un artiste à temps plein, la publication mensuelle de rapports d'avancement en vidéo, et l'embauche de deux artistes à temps plein.

Note 1 : Patreon est un site de crowdfunding fonctionnant sur un modèle de mécénat, à opposer au modèle de campagnes à durée limitée de Kickstarter ou Indiegogo. Les participants financent des travaux en effectuant des micro-dons réguliers (mensuels), et les travaux promis sont publiés quand le jalon est atteint. Il n'y a pas de limite de temps, ce qui en fait une plateforme plutôt adaptée à des productions régulières et des projets sur le long terme.

Note 2 : Bien que Patreon soit la plateforme choisie pour le projet Morevna, le développement de Synfig a été financé avec succès en 2013 et 2014 via des campagnes de dons classiques sur Indiegogo.

Lunatics

« À quoi ressembleraient les vies des premiers colons spatiaux ? » Telle est la question que se sont posés les libristes et passionnés d'exploration spatiale Terry Hancock et Rosalyn Hunter avant de lancer un projet de websérie vidéo humoristique futuriste mettant en scène les premiers habitants d'une colonie lunaire, et rompant avec les mythes et les clichés du genre. C'est le projet Lunatics, annoncé en 2010 dans le FSM (pas le Flying Spaghetti Monster mais le Free Software Magazine, dont Terry Hancock est co-rédacteur). Cette websérie devrait être composée de 18 épisodes d'animation 3D sous CC By-SA, et réalisés principalement à l'aide de logiciels libres tels que Blender, GIMP, Inkscape ou encore Synfig. Quatre campagnes ont été lancées sur Kickstarter en 2011, 2012 et 2013, pour couvrir le financement des différents aspects du projet, mais seulement une d'entre elles fut un succès. En août 2014, une une campagne de dons réguliers, plus adaptée au financement de projets de ce type, est alors lancée sur Patreon.

Les objectifs sont les suivants : réaliser 7 premiers épisodes, d'environ 15 à 30 minutes chacun, pour la saison 1 de la série. La campagne comporte 6 jalons, allant de 1000 $ par épisode, pour assurer la faisabilité du projet, et augmentant au fur et à mesure pour accélérer le rythme de développement jusqu'à 100 000 $ par épisode, somme qui permettrait de réaliser les 18 épisodes de la série en un an. Les membres du projet ont déjà préparé un scénario, des storyboards, des artworks, des modèles de personnages, et de décors, et des épisodes en narration audio. Mais le projet avance lentement et les membres ont besoin des contributions extérieures (financières ou autres) pour le faire avancer plus rapidement. Le leitmotiv des Lunatics ? "Il faut bien quelqu'un de suffisamment cinglé pour partir en premier !".

Les projets en cours Orang-U

Orang-U est un projet de film burlesque dont la campagne de financement vient tout juste de se terminer avec succès. Porté par une équipe de libristes issus d'organisations telles que Creative Commons et la FSF, et notamment des acteurs du libre tels que Matt Lee et Rob Myers, ce projet a comme particularité d'être un film avec acteurs costumes et décors, et non un film d'animation comme l'ont été la plupart des gros projets de films libres réalisés jusqu'alors. Ce long métrage de 90 minutes racontera l'histoire d'un étudiant de Boston qui décide de sécher les cours et d'envoyer un orang-outan étudier à sa place. Il sera publié sous licence CC By-SA 4.0.

Orang-U: An Ape Goes To College (Orang-U : Un singe à l'Université) a fait l'objet d'un journal sur LinuxFr.org.

Projet Gooseberry : Pilote/Cosmos Laundromat

Après Elephants Dream (projet Orange), Big Buck Bunny (projet Peach), Sintel (projet Durian) et Tears of Steel (projet Mango), voici Cosmos Laundromat, le 5ème Open Movie Project de la Blender Foundation. Initié sous le nom de projet Gooseberry, évoqué plusieurs fois sur LinuxFr.org, ce projet de film libre, dont le but est de promouvoir et d'améliorer le logiciel de modélisation 3D et d'animation Blender, devait à l'origine donner naissance à un long métrage. La campagne de financement instaurée l'année dernière n'ayant pas suffit à rassembler les 3,5 millions d'euros nécessaires à la mise sur pied d'un projet d'une telle envergure, c'est un court-métrage qui a été initié. Celui-ci est en cours de réalisation et devrait sortir prochainement, sous licence CC By 4.0. Les personnes ayant souscrit à l'offre de dépôt "Blender Cloud" mise en place pour financer le projet peuvent d'ores et déjà avoir un aperçu de l'évolution de celui-ci (et accéder en avant-première à des bonus, tels que des tutoriels ou le court-métrage d'animation Monkaa publié il y a peu), et bénéficient d'une remise sur les pré-commandes de copies physiques du film. Quant aux autres donateurs, ils ont déjà pu constater les bénéfices indirects de leur financement avec les versions 2.71, 2.72, 2.73 et 2.74 de Blender, bourrées de nouvelles fonctionnalités et d'améliorations diverses, conséquences de l'accélération du rythme de développement de Blender rendu possible par cet Open Movie Project.

À noter que ce 5ème projet fait cette fois intervenir des développeurs, graphistes, animateurs et scénaristes du monde entier et est soutenu par des entreprises telles que Intel, Valve et Qarnot Computing, ainsi que les fonds culturels européens et néerlandais. Et bien que la première campagne de dons du projet Gooseberry n'ait pas eu le succès escompté, la possibilité d'extension de Cosmos Laundromat via un second projet n'est pas exclue, si la prochaine campagne atteint son objectif.

Seder Masochism

En 2012, quelques mois après le succès de sa campagne de dons sur Kickstarter, la célèbre dessinatrice Nina Paley a commencé à travailler sur son deuxième long métrage, Seder Masochism. Comme son précédent succès Sita Sings The Blues, Seder Masochism sera une comédie musicale en animation vectorielle. Il devrait raconter l'histoire de l'Exode biblique avec le même humour provocateur et la même ironie mordante utilisés dans Sita Sings The Blues pour raconter le Ramayana. Une fois le film fini, Nina Paley lancera une seconde campagne de dons (probablement sur Kickstarter également) afin de financer la distribution du film, et publiera celui-ci sous licence libre (très certainement une CC By-SA).

Ce gros projet a pour particularité d'être réalisé presque entièrement par une seule personne, et de nécessiter un budget (pour l'instant) très bas. On lui reprochera cependant deux choses. D'une part, comme pour Sita Sings The Blues, Seder Masochism utilisera pour sa bande son des musiques non-libres, ou au statut juridique peu clair, ce qui pourrait bien être source de problèmes au moment de la sortie du film. D'autre part, bien que Nina Paley se soit montrée intéressée dernièrement par certains logiciels d'animation vectorielle libre (notamment Synfig), ce film sera réalisé comme son prédécesseur à l'aide de la technologie Flash, et les sources publiées seront difficilement exploitables avec des logiciels libres.

Tube

Bassam Kurdali est un réalisateur et développeur libriste qui s'est fait connaître en dirigeant le premier Open Movie Projet de la Blender Foundation : Elephants Dream. Aujourd'hui, il est à la tête des studios Urchn et travaille sur le film Tube. Ce court métrage sous licence libre a été initié lui aussi en 2012 après une campagne de dons réussie. Après une période de silence qui a laissé inquiets beaucoup de donateurs et de fans du projet, Bassam Kurdali a annoncé que son équipe et lui travaillaient toujours dessus et qu'ils sont déterminés à finir ce film, bien que la réalisation prenne plus de temps que prévu. À peu près au même moment, les studios Urchn publiaient pour le compte de la FSF le clip "User Liberation", une vidéo d'animation de 3 minutes de promotion des logiciels libres, sous licence CC By-SA 4.0, sources comprises.

Comme Elephants Dream, il s'agira d'un court métrage d'animation 3D sous licence CC By-SA, dont la partie vidéo est réalisée entièrement avec des logiciels libres, notamment Blender, auquel les studios Urchn contribuent activement. Ce film devrait être une sorte de conte philosophique cyberpunk basé sur l'épopée de Gilgamesh, et traiter de la recherche de l'immortalité.

Les projets futurs ? Projet Gooseberry (suite)

Comme le savent très bien les lecteurs fidèles de LinuxFr.org, le premier objectif du projet Gooseberry était de réaliser un long métrage, grâce à la participation de nombreux studios et artistes des quatre coins du monde. La campagne de financement n'ayant pas atteint son but, la Blender Foundation s'est rabattue sur un plan B, aux objectifs plus modestes : la réalisation d'un court métrage. Cependant, Ton Roosendaal et ses collaborateurs ne sont pas au bout de leurs ambitions, et comptent bien poursuivre le projet au-delà ! Après que le court-métrage est sorti, les membres de l'Institut Blender évalueront la situation en fonction de la réception et des retours qu'ils reçoivent. Bien que tout soit encore possible, il est probable que le long métrage soit complété en réalisant de petits épisodes de 5 à 10 minutes grâce aux revenus générés par les abonnés au Blender Cloud.

Pepper and Carrot

Des personnages mignons, des chats, une influence manga/anime, de l'héroic-fantasy, des clins d'œil au logiciel libre, de l'humour décalé et de la poésie dans un univers épique, des licences libres et des sources complètes, des contributions à des logiciels libres et jeux libres… David Revoy a tout pour plaire aux geeks. Ce dessinateur aux multiples talents, qui s'est fait connaître dans la communauté du libre surtout par son impressionnant travail de concept artist sur les trois derniers Open Movies de la Blender Foundation (Sintel, Tears of Steel et le projet Gooseberry), s'est lancé l'année dernière dans la réalisation d'un webcomic libre, "Pepper & Carrot". Celui-ci met en scène les aventures décalées de Pepper, une petite sorcière courageuse et casse-cou, mais qui a tendance à sous-estimer ses capacités, et de Carrot, son chat à l'intelligence quasi-humaine, mais éternel esclave de ses instincts, dans l'univers féérique du Royaume d'Hereva, avec ses villes volantes, ses fées, ses phœnix, ses dragons-vaches, ses canards-drakes et ses sorcières rivales…

Séduit par les valeurs humanistes de l'art libre, David Revoy compte bien faire de Pepper & Carrot son projet principal, et en vivre. En mars 2015, sa campagne sur Patreon atteignait son premier jalon de 900 $ par nouvel épisode, David Revoy essayant désormais de se tenir à un nouvel épisode par mois (en plus des artworks et des tutoriels dont il nous gratifie chaque semaine). Le nombre de fans de Pepper & Carrot ne cesse d'augmenter, et David Revoy dispose désormais de presque 300 mécènes réguliers. On est donc tout à fait en droit d'espérer que la campagne atteigne ses jalons suivants, qui permettraient à l'auteur de produire plus d'épisodes, d'accélérer leur rythme de création, et, à partir de 8 000 $ par nouvel épisode, de rendre possible la création d'épisodes d'animation de Pepper & Carrot ! À partir de 12 000 $ par nouvel épisode, il est même question d'ouvrir un studio d'animation dédié à la création d'une série animée mettant en scène nos deux héros !

Tableau récapitulatif

Perdu ? Voici un petit tableau récapitulatif résumant les caractéristiques des différents projets :

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Les journaux LinuxFr.org les mieux notés du mois de mai 2015

1 juin, 2015 - 18:03

LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l'équipe de modération avant publication. C'est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori des modérateurs. Ceux-ci s'appellent des journaux. Voici un florilège d'une dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs… qui notent. Lumière sur ceux du mois de mai passé :

Si vous appréciez cette dépêche mensuelle et que vous souhaitez qu'elle soit automatisée pour être sûr de ne pas la manquer dans les mois à venir, pertinentez cette entrée dans le système de suivi des demandes de LinuxFr.org. Accessoirement, cela permettra de ralentir les statistiques de contribution au site de son auteur actuel !

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Assemblée Générale de StarinuX le 27 juin 2015 à Paris

1 juin, 2015 - 16:44

L'association StarinuX, dédiée à la promotion du logiciel Libre et Opensource, tiendra son assemblée générale annuelle 2015 le samedi 27 juin à 14h à l'AGECA au 177 rue de Charonne 75011 Paris (métro Alexandre Dumas).

Toute personne passionnée par le logiciel Libre qui souhaite recevoir moult informations, apporter son talent dans un esprit coopératif et fraternel y est conviée.

Cette année l'AG revêt une importance particulière, car l'association a besoin de renouveler ses acteurs :

  • un trésorier (bureau) ;
  • un administrateur-système (serveur dédié sous Ubuntu) ;
  • un webmaster (site maison non CMS) ;
  • un infographiste ;
  • un reponsable marketing événementiel (ateliers-formations).

Les fiches descriptives des fonctions à pourvoir vous seront envoyées. C'est le moment si vous avez envie de participer à l'une de ces tâches qui :

  • sont toutes très intéressantes ;
  • vous apporteront beaucoup ;
  • rendent grand service à la communauté du Libre ;
  • n'exigent pas un temps considérable.
Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Appel à participation "Solutions Libres made in Nantes" le 24 septembre 2015

1 juin, 2015 - 16:32

Dans le cadre des Rencontres Régionales du Logiciel Libre 2015 qui auront lieu le 24 septembre à Nantes, Alliance Libre propose aux éditeurs locaux (Loire Atlantique et départements limitrophes) de faire un quicky sur leur solution libre pendant le focus "Solutions libres made in Nantes : à la découverte de projets locaux innovants".

L'intervention se compose d'une présentation de 5 minutes suivie par 5 minutes de questions.

Le nombre de places est limité. Afin de sélectionner les projets présentés, nous vous invitons à envoyer à info@alliance-libre.org d'ici le 15 juillet prochain une présentation de votre solution (au maximum l'équivalent d'une feuille A4 recto-verso).

Une foultitude de détails dans la seconde partie.

La candidature devra contenir :

  • la présentation de la solution et de l'équipe ;
  • la licence ;
  • le lien vers les sources et/ou vers le site (facultatif mais fortement recommandé) ;
  • le lien vers une démonstration en ligne (facultatif).

Les projets seront choisis en fonction de la qualité de leur présentation, de leur maturité ainsi que de leur sérieux.

La solution présentée doit être placée sous une licence libre, qui respecte les 4 libertés suivantes

  • la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages ;
  • la liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins ;
  • la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies) ;
  • la liberté d'améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.

Cette action est soutenue par :
 

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Meetup Rudder le jeudi 4 juin 2015 à Paris

1 juin, 2015 - 13:37

L’équipe de Rudder, l’outil open source d’automatisation et de conformité des infrastructures, est heureuse de vous convier à son meetup Rudder !

En effet, nous souhaitons faire plus ample connaissance avec les utilisateurs de Rudder afin de cerner leurs attentes par rapport à son évolution, de comprendre les différents cas d’utilisation et d’échanger autour de l’automatisation et du devops.

Alors à tous ceux qui aiment, connaissent, utilisent Rudder, ou même qui y sont totalement étrangers mais curieux, nous nous retrouverons le jeudi 4 juin 2015 au soir pour un meetup Rudder dans les locaux parisiens de Normation (métro République ou Temple) !

Cette soirée a pour but de vous présenter en détails les nouvelles fonctionnalités de Rudder 3.0. Cette présentation annoncera le début de soirée et nous pourrons ensuite discuter tous ensemble, échanger, partager, autour de quelques pizzas et de quelques bières !

Inscrivez-vous vite !

Informations pratiques :

Chez Normation
87 rue de Turbigo
75003 Paris

Jeudi 4 juin
Début : 19h

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Paris Open Source Summit les 18 et 19 novembre : l'OWF et Solutions Linux unissent leurs forces

1 juin, 2015 - 11:58

C'est officiel, Le salon Solutions Linux Libres et Open Source et l'Open World Forum font désormais cause commune sous la même bannière, le Paris Open Source Summit, qui se tiendra les 18 et 19 novembre prochains à l'Eurosites Les Docks, au nord de Paris et facilement accessible en transports en commun (métro Front Populaire sur la ligne 12).

L'objectif est de mobiliser la communauté française et même européenne du Logiciel Libre et de l’Open Source autour d’un événement annuel unique plutôt que de diviser les forces. Cet événement alliera la richesse et la diversité de :

  • l’exposition du salon Solutions Linux, Libres et Open Source, avec son immanquable village associatif, tout en offrant l'approche orientée business ;
  • l’excellence des conférences de l’Open World Forum, un des rares forums à regrouper sur les mêmes sujets les costumes-cravates et les jeans-t-shirt au travers de trois univers : Think / Code / Experiment (pour le grand public). On y retrouvera la Student Demo Cup, l'Open CIO Summit, etc.

Le comité programme, qui sera renouvelé chaque année, est dirigé pour cette édition par Véronique Torner (Alter Way), assistée de Benjamin Jean (Inno³, Framasoft), Pierre Baudracco (Blue Mind), Noël Cavalière (PSA), Cédric Thomas (OW2) et Grégory Becue (Smile). Après Take Back Control l'année passée, le motto de cette première édition sera l'Innovation. L'exposition et les conférences seront désormais réparties selon les univers suivants :

  • Tech : centrée autour des concepts techniques, des produits, des technologies, des outils, etc. où interviendront aussi bien les offreurs, communautés, clients et écoles.
  • Entreprise, avec à la fois une vision marché (valorisation de l'industrie du Logiciel Libre, promotion des PME, starts-up, etc.) mais aussi une vision stratégique et économique avec une présentation des grandes tendances, des retours d'expérience de clients, etc.
  • Sociétal apportera la vision utilisateur, qu'il soit professionnel ou particulier (Open Data, Open Innovation avec les smartrucs, Privacy, expérimentation, interopérabilité, éthique, etc.)

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Paris Embedded Meetup #6 - Spéciale Android Système & bas niveau le 11 juin 2015

1 juin, 2015 - 10:47

Le meetup Paris Embedded, dédié aux systèmes embarqués et au Libre à Paris, organise sa 6ème édition le 11 juin 2015 de 19h à 23h, chez Mozilla Paris.

Cette soirée est une spéciale Android Système & bas niveau.

Paris Embedded est une rencontre trimestrielle à Paris, regroupant les amateurs de systèmes embarqués et de logiciel Libre. Nous proposons environ 1h30 de présentations techniques, suivies de discussions autour de bières et pizzas.

Le programme :

  • Un rom cooking industrialisé : les bonnes pratiques à adopter! - Charles-⁠Henri Prunier
  • Extension de l'API Android - Pierre Ficheux
  • Introduction à Gonk, la couche bas niveau de Firefox OS basée sur AOSP - Alexandre Lissy

L'inscription se passe sur la page du Meetup. L'entrée est toutefois payante (sur place) : 5€. Nous sommes bénévoles, les frais couvrent nos dépenses de nourriture et de boissons.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Octave 4.0 est disponible

1 juin, 2015 - 09:37

Le 29 mai dernier, GNU a sorti une nouvelle version de son logiciel Octave, près de 8 ans après la précédente v3. GNU Octave est un logiciel libre de calcul numérique, dont le langage accepte de nombreuses constructions de la bibliothèque standard du C, qui peuvent être étendues sur Unix, et propose l'usage de fonctions écrites en C++. Il peut fonctionner avec les nombres réels et les nombres complexes. Des fonctionnalités de tracés graphiques sont directement intégrées au langage.

La version 4.0, version majeure, apporte une liste impressionnante de nouveautés : interface graphique, programmation orientée-objet, meilleure compatibilité avec Matlab, nouvelles fonctionnalités, ré-écriture de fonctions, …

GNU Octave est comparable à MATLAB, et dispose d'une syntaxe très proche. Il présente une sérieuse alternative, largement utilisée. Octave est écrit en C++, et dispose d’un moteur intégré de rendu graphique (basé sur OpenGL).

  • Interface graphique Qt complète et riche en possibilités de configurations ;
  • Octave utilise désormais OpenGL par défaut pour les graphiques, grâce aux widgets Qt  ;
  • Support du rendu offscreen (ex: impression du rendu sans l'avoir affiché) ;
  • Mode Editeur sans gui octave4 --no-gui capable de lancer boites & widgets Octave Qt ;
  • Mode Editeur en ligne de commande octave4-cli ;
  • Mode minimaliste --no-gui-libs utilisant l'ancien fltk, également disponible.

  • Définitions de mots clés pour la programmation orientée objets :

    • classdef endclassdef,
    • enumeration endenumeration,
    • events endevents,
    • methods endmethods,
    • properties endproperties.
  • Les fonctions fliplr flipud rot90 rectint supportent les tableaux à N dimensions ;

  • Xor supporte maintenant les réductions cumulatives ;

  • Remplacement de fonctions (interp2 remplace l'ex bicubic. individual preference get/set routines : ex dump_prefs. dir_in_loadpath : ex find_dir_in_path. isfinite : ex finite. glob ou regexp : ex fnmatch. sylvester : ex syl. etc..)
  • Fonctionnalités spécifiques à l'audio (audiodevinfo, audioread, sound, audioinfo, audiorecorder, soundsc, audioplayer, audiowrite)

  • de nombreuses évolutions & nouveautés, parmis lesquelles :

    • annotation,
    • bandwidth,
    • cubehelix,
    • jit_failcnt,
    • metaclass,
    • numfields,
    • ordschur,
    • pan,
    • qmr,
    • rotate3d,
    • sylvester,
    • zoom,
    • (..)

D'autres solutions open source existent, comme Scilab, mais nettement moins compatible avec Matlab, ou SciPy, extension du langage Python (existe aussi via EPD/Canopy et non compatible avec Matlab). GNU Octave fait un bond, cette version 4 va sans nul doute ravir les scientifiques parmis nous, universitaires, institutionnels ou industriels.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Programme de la 7ème édition de Passage en Seine du 18 au 21 juin 2015 à Paris

1 juin, 2015 - 09:36

Suite au Call For Hack dernier, les interventions de la 7ème édition de Pas Sage En Seine - PSES 2015 du 18 au 21 juin à Numa Paris sont maintenant programmées.

    Il y en a pour tout le monde, selon vos centres d'intérêt: hacktivisme, sécurité, électronique, vie privée, librisme, etc…

    À titre d'exemple :

    • Décentralisation du Net
    • Dégooglisation d'Internet
    • Hack du parlement
    • Histoire de l'Internet
    • ssl/tls pour les nul-le-s
    • radio logiciel
    • Open Street Map en 3D
    • etc…

    Si par malheur vous n'avez pas la possibilité de vous y rendre pour rencontrer du beau monde, sachez que les présentations filmées devraient pouvoir être accessibles après l'évènement.

    Infos pratiques:

    • Où: Numa, 39 rue du Caire / 75002 Paris
    • Comment:
      • métro 3 - Sentier
      • métro 3 ou 4 / Réaumur-Sébastopol
    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    EclipseCon à Toulouse les 24 et 25 juin : inscrivez vous !

    30 mai, 2015 - 09:59

    Comme chaque année, la prochaine conférence de la communauté Eclipse, aka EclipseCon, se tiendra à Toulouse les 24 et 25 juin prochain au centre de congrès Pierre Baudis.

    Si vous utilisez Eclipse et ses nombreux frameworks comme base pour vos projets, vos développements ou en tant que simple utilisateur curieux, c'est l'événement à ne pas manquer. Pour ceux qui ne le savent pas encore, Eclipse ne se résume pas à un simple IDE, c'est une fondation avec beaucoup de projets autour du test, des objets connectés, de l'embarqué, de la modélisation, du travail collaboratif, etc.

    Voir la suite de la dépêche pour plus d'informations sur le programme et les inscriptions

    Le Programme

    Le programme cette année est axé autour de deux thèmes principaux :

    • Ingénierie des systèmes et groupes de travail
      • Eclipse au sein de l'industrie ;
      • Internet des Objects et Embarqué ;
      • Science ;
    • L'écosystème Eclipse
      • Technologies modernes et méthodologies ;
      • Les technologies Eclipse et la communauté.

    Vous pourrez aussi en profiter pour échanger et réseauter lors des unconferences, hackathons, démonstrations et meetups prévus en marge des conférences.

    Accès

    L'entrée est payante (450 € HT avant le 16 juin), mais sachez que

    • elle peut être prise en charge par le budget formation de votre boîte ou votre DIF (en France uniquement si vous en avez un, renseignez-vous pour des dispositifs équivalents dans votre pays) ;
    • si vous êtes étudiant ou indépendant c'est beaucoup moins cher.

    Le Centre de Congrès Pierre Baudis se situe au 11 esplanade Compans Caffarelli à Toulouse.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    diaspora* sort en version 0.5.0.0

    29 mai, 2015 - 20:54

    Au début du mois, la communauté des contributeurs au projet diaspora* a annoncé la sortie d’une nouvelle version majeure, la version 0.5.0.0. Diaspora* est un projet Libre (licence AGPL) d’un réseau social décentralisé et respectueux de la vie privée (site officiel). Il a été lancé en 2010 par 4 étudiants américains. En Août 2012, ils cédaient la gouvernance du projet à la communauté. Cette nouvelle version est donc la cinquième version majeure publiée par la communauté.

    On retiendra notamment des grosses améliorations de l’expérience utilisateur tant sur ordinateur que sur mobile, beaucoup de réorganisation du code et de changements sous le capot pour de meilleures performances, de nouvelles actions pour les administrateurs, et toujours des efforts pour améliorer la protection de la vie privée de l’utilisateur (voir ce billet de blog pour des détails sur ce point). L’annonce de la sortie est disponible sur le blog officiel (en anglais).

    Avec 785 commits changeant 1336 fichiers, 31671 lignes de code ajoutées et 34509 lignes supprimées par 20 contributeurs différents, cette version est la plus grosse jamais sortie par la communauté. Le dépôt github vient d’ailleurs de dépasser les 10.000 stars, ce qui en fait le 3ème projet Ruby on Rails le plus suivi sur github.

    Cette nouvelle version a été développée pendant 6 mois, contre 3 mois en général. C'est l'intégration d'un chat basé sur XMPP qui a longuement retardé sa sortie. Cette version apportant de très nombreuses améliorations, il a finalement été décidé de tout de même de la sortir, en désactivant le chat par défaut et en indiquant que cette fonctionnalité n'est qu'à un stade alpha et ne devrait pas être activée en production. Pour éviter que ce genre de blocage ne survienne à nouveau et ne prive les utilisateurs de corrections de bogues et autres petites améliorations, il a aussi été décidé de sortir une version mineure toutes les 6 semaines. Le code de diaspora* v0.5.1.0 devrait donc être disponible le 14 juin.

    Diaspora* a connu un regain d’intérêt en France ces derniers mois, notamment grâce à la mise en place par Framasoft de framasphère dans le cadre de leur campagne "Dégooglisons Internet". Lancé en octobre dernier, celui-ci approche maintenant les 16.000 utilisateurs. Si vous souhaitez (re)découvrir diaspora*, framasphère est un serveur idéal où s’inscrire. N’oubliez pas de suivre des tags pour voir votre flux se remplir de contenu vous intéressant.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Sourceforge de pire en pire: usurpation d'identité du projet GIMP

    29 mai, 2015 - 15:29

    Souvenez-vous, en novembre 2013, Gimp envoyait bouler Sourceforge suite aux dérives prublicitaires croissantes de ce dernier. Les fichiers d'installations pour la plate-forme Windows ont été déplacés sur le propre serveur de Gimp : download.gimp.org.

    Cependant, comme un paquet de liens pointaient toujours sur SF, ils ont conservé cet espace pour ne pas les "casser". Les dérives continuant, l'histoire ne pouvait pas s'arrêter là. Jehan, membre francophone du projet et LinuxFrisé, nous raconte la suite ci-dessous.

    Sommaire

    Dans les épisodes précédents Il y a bien longtemps …

    Vous vous en rappelez peut-être, GIMP fut hébergé sur Sourceforge, il fut un temps, comme beaucoup de projets. Sourceforge était alors une référence pour l'hébergement de sources, binaires et même sites web de projets du Libre. Puis les choses ont changé.

    C'est alors que… la pub est arrivée!

    Sourceforge est d'abord devenu un nid à pub, c'est à dire vraiment multicolore, clignotant, et quand on clique, on n'est plus trop sûr si c'est sur l'interface du site ou sur une pub. Le pire est surtout de laisser passer toutes sortes de pubs, ce qui est en général le cas lorsque tout ce qui importe est dorénavant le revenu généré par la pub. Il y avait donc des pubs très répandues avec de gros boutons download verts/bleus/rouges, comme on en voit régulièrement sur les sites de logiciel pour le téléchargement. Sauf qu'on se retrouvait non pas à charger le logiciel voulu, mais quelque chose de tout autre (en général des malwares ou adwares). En tous les cas, c'était une forme d'arnaque, avec un but clair et malveillant de se faire passer pour partie de l'interface d'un site où on peut télécharger quelque chose, d'autant plus amplifié que Sourceforge fait attendre plusieurs secondes (avec décompte écrit en petit) pour lancer un téléchargement, laissant le visiteur insoupçonneux tout le temps pour cliquer sur une pub en forme de bouton de téléchargement (autrement ne comprenant pas pourquoi il ne commence pas).

    Notez que nous avions régulièrement des rapports d'utilisateurs en colère sur les listes de diffusion qui avaient téléchargé quelque chose d'autre sur Sourceforge et étaient persuadés que GIMP en était la cause.

    … puis les bundles…

    Puis sont venus les "bundles" de logiciels. Sourceforge s'est mis à remplacer les installeurs Windows par un installeur intermédiaire qui installe d'autres programmes (en plus du programme voulu). Ce fut la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, et GIMP a officiellement quitté Sourceforge avec fracas pour s'auto-héberger.

    À la revoyure!

    Comme je disais, GIMP n'appréciait pas ces pratiques et nous avions décidé de quitter Sourceforge comme source principale de téléchargement du programme en novembre 2013.

    Sourceforge a rapidement réagi, prétextant que tout cela n'était qu'un malentendu. Il se serait agi d'un pilote test pour un nouveau programme de rémunération des projets Libres, pour lequel le choix était laissé aux développeurs (opt-in). Sur son blog, Sourceforge avait alors dit verbatim:

    This is a 100% opt-in program for the developer, and we want to reassure you that we will NEVER bundle offers with any project without the developers consent.

    Mais on était déjà (presque, comme on le verra) parti.

    De nos jours Promesses brisées

    Ce que je ne savais pas, c'est qu'on continuait à fournir une copie de l'installeur Windows (mais nous ne donnions dorénavant officiellement que le lien sur notre propre serveur) sur Sourceforge, pour la raison que trop de liens pointaient sur Sourceforge. Bien sûr, je pense personnellement que c'était une erreur. Nous aurions dû juste vider notre compte et mettre un gros texte en CAPS-LOCK du genre "compte abandonné par l'équipe de GIMP, veuillez télécharger GIMP sur gimp.org" (ou similaire). Mais passons, ce qui est fait est fait.

    Et voilà qu'hier, sur la liste de diffusion, on nous prévient qu'en cliquant sur le lien gimp-2.8.14-setup-1.exe de 91.9 MB, Sourceforge lance un téléchargement d'un fichier avec exactement le même nom, de 730kb, qui n'est évidemment pas notre installeur officiel.

    Et non, ce n'est pas en cliquant sur une pub cette fois, mais bien un bundle dont le téléchargement démarre en cliquant sur le vrai installeur, ce qu'ils avaient pourtant promis en Novembre 2013 de ne jamais faire. Je cite à nouveau: « we will NEVER bundle offers with any project without the developers consent ». Notez que la majuscule sur "NEVER" ("JAMAIS" pour ceux qui ne comprennent vraiment pas l'anglais) pour une emphase n'est pas de moi. C'est écrit tel quel sur le blog de Sourceforge, allez voir le lien donné plus haut.
    Il faut donc croire que leur parole n'a pas beaucoup de valeur. Je pense ceci dit que la raison est 2 paragraphes plus bas dans le même article de blog:

    Having said that, we believe we should do more to make sure all our stakeholders are pleased with the program and how it works.

    Ah bah oui, si le but est de plaire aux actionnaires de la boîte, c'est sûr, là les promesses aux projets du Libre clients produits humains, hein… voilà quoi…

    Usurpation d'identité

    Mais cela ne s'arrête pas là!
    Sourceforge a pris le contrôle de notre compte GIMP pour Windows avec le prétexte d'inactivité, alors que comme je l'expliquais, le compte n'était même pas inactif. On a des installeurs de septembre 2014, ce qui dans le monde du Libre n'est pas considéré comme projet inactif (beaucoup de projets font des mises à jour tous les ans ou 2 ans!). J'ai d'ailleurs encore un compte Sourceforge que je n'utilise presque jamais (c'est à dire désormais uniquement si j'ai besoin de faire un rapport de bug sur un projet qui utilise encore cette plateforme, ce qui doit arriver moins d'une fois pas an), et j'ai testé, il marche encore, bien que je ne l'ai pas utilisé depuis probablement plus longtemps. Je suis aussi avec des droits sur un projet qui n'a plus de mises à jour depuis 2012! Et pourtant ils prétextent que le projet GIMP était inactif?

    Forcément si on voit que GIMP sur Sourceforge fait encore plus de 6000 téléchargements par semaine, d'après le petit widget de statistiques sur le site, c'est une bonne vache à lait, je comprends que les actionnaires ne veuillent pas redonner la main pour grappiller des derniers sous.

    Et bien entendu, Sourceforge ne répond pas aux requêtes du mainteneur du paquetage de GIMP pour Windows, et de manière générale aux requêtes officielle du projet GIMP.

    En fait, en fouillant plus loin, quelqu'un s'est rendu compte que le projet GIMP sur Sourceforge appartient désormais à l'utilisateur sf-editor1 dont le nom complet, en cliquant dessus est "SourceForge Editorial Staff", avec une liste faramineuse de logiciels. On y trouve notamment VLC, qui avait aussi quitté Sourceforge, et énormément de gros noms (Firefox, Apache, etc.).
    D'ailleurs c'est assez marrant, on peut lire que le projet GIMP a été modifié il y a deux minutes!!

    Donc ils ignorent les messages, mais a priori ils réagissent. Peut-être essaient-ils de cacher toute trace du "délit" avant de répondre en jouant les innocents?

    Et maintenant, on fait quoi? Pour GIMP

    On discute cela en ce moment avec le reste de l'équipe GIMP, mais j'espère que ça ne finira pas en eau de boudin avec Sourceforge prétendant que c'était juste une fausse manip… ou autre erreur technique. Et surtout si cela arrive, je pousserai pour qu'on sorte complètement de Sourceforge, sans le garder en lien secondaire (et tant pis pour tous les liens existants qui seraient cassés! Les gens savent — ou peuvent apprendre à — utiliser un moteur de recherche !), qu'on demande à Sourceforge de ne plus nous lister (oui le Logiciel Libre autorise quiconque à faire un dépôt secondaire. D'ailleurs on a plusieurs personnes qui font leurs propres installeurs et on les liste même sur notre page officielle de téléchargement! Par contre cela n'autorise pas l'usurpation d'identité, ce qui est clairement ce que Sourceforge est en train de faire en reprenant un compte qui appartenait originellement au projet de base et en nous retirant le contrôle dessus), et qu'on fasse du bruit à ce propos.

    Certains pensent aussi qu'on pourrait peut-être demander à GNOME de nous épauler juridiquement si besoin, mais je ne sais pas s'il faut aller jusque là. Je ne suis pas juriste. Mais si certains pensent qu'il y a suffisamment légalement pour aller en choc frontal, je laisse faire les pros de la loi.

    Pour tous

    Dans tous les cas, conclusion de l'histoire? Il faut quitter Sourceforge! Si vous y êtes encore pour un projet, je ne saurais que trop vous conseiller de bouger vos données, de vider votre compte, et de juste y laisser un message avec un lien vers le nouvel hébergeur.
    En tous les cas, je disais justement que j'ai des droits sur un autre projet sur Sourceforge, et j'ai envoyé un message sur notre liste pour qu'on déménage. On verra si les mainteneurs seront d'accord pour bouger (puisque le projet est un peu endormi depuis quelques années).

    Ensuite si vous n'avez pas la possibilité ou l'envie de vous auto-héberger (ce que je peux tout à fait comprendre. Cela prend beaucoup de temps), je vous conseillerais d'aller chez un hébergeur non commercial. Je ne saurais que trop conseiller TuxFamily qui est mon hébergeur préféré pour tous mes projets persos où je ne souhaite pas auto-héberger. Ils sont associatifs, français (perso je m'en fous complètement, mais je sais que c'est un plus pour certains), répondent rapidement et personnellement aux emails et questions.
    Sinon vous pouvez aller chez Savannah GNU ou Savannah Non-GNU. Les projets qui ont un rapport avec de l'intéropérabilité (oui c'est plutôt générique: des technologies de bureaux, de partage de données, etc.) peuvent demander à être hébergé par FreeDesktop. Bien sûr, vous pouvez aussi vous faire héberger par un projet chapeau, par exemple GNOME (qui héberge aussi des projets tiers, non "cœur", mais qui ont un rapport avec leurs technologies). Je ne connais pas bien KDE, mais j'imagine qu'ils peuvent aussi héberger des projets amis. Etc.

    Mon propos n'est absolument pas d'aller sur Github ou autre silo d'entreprise. Github va bien en ce moment, mais c'était aussi le cas de Sourceforge, il y a pas mal d'années, et on voit où ils en sont de nos jours (un cimetière de projets qui essaie de grapiller des sous par ci par là avant le chant du cygne). Et y a encore pas si longtemps, je suis sûr que beaucoup auraient dit que Google Code aurait duré longtemps. Au moins eux ont terminé honorablement, mais ils ont quand même fermé.
    Bien sûr, rien ne dit qu'un hébergeur associatif ou un projet chapeau ne termineront pas mal non plus, mais le Logiciel Libre a tout de même prouvé être vachement résilient, bien plus que la plupart des boîtes. Et si ça finit mal, il y a beaucoup moins de chances que des contributeurs d'un projet avec une mission claire et précise fassent des conneries comparé à une bande de vautours-actionnaires.

    Alors… «So Long, and Thanks for All the Fish»?

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Veejay un instrument visuel...

    29 mai, 2015 - 00:19

    Veejay est un instrument visuel et un échantillonneur vidéo temps réel. Bref vous pouvez jouer de la vidéo comme sur un piano.

    La dernière version parue est la 1.5.47, le 14 février 2015 (le code a encore bougé depuis lors…)

    En bref

    En même temps que vous jouez, vous pouvez enregistrer votre travail d'édition directement sur le disque dur (video sampling), tous les effets sont temps réel et optimisés pour l'utilisation des processeurs modernes. De plus, Veejay est autant l'ami du son de votre vidéo que de ses images : le son reste synchronisé (pitché lorsque c'est nécessaire - trickplay) et délivré à JACK pour des possibles traitements supplémentaires.

    Il est également possible de monter une grappe de machines (cluster) et de travailler à plusieurs à travers le réseau (streaming non-compressé, chaînage de veejay). Et beaucoup plus…

    Le moteur est historiquement basé sur les outils lavplay de mjpegtools et traite les vidéos en YUV planar. Il offre de bonnes performances, actuellement avec du MJPEG AVI (à travers FFmpeg) ou avec l'un des formats internes à Veejay. Veejay est construit sur une architecture client/serveur, qui, entre autres choses, autorise un plantage du client sans affecter le live tournant sur le serveur.

    Au niveau effets visuels, vous en trouverez 137 natifs ainsi que ceux des bibliothèques FreiOr et livido (et 25 effets G'MIC dans le tout nouveau plugin lvdgmic). Chaque clip possède une chaîne d'effets unique de 20 emplacements dont tous les paramètres peuvent être animés dans un éditeur de courbes. Il est possible, grâce aux effets de fusion, de mélanger des clips dont le résultat peut être enregistré en tant que nouveau clip dans la banque d'échantillons (sample)… ou sur le disque dur.

    Et puis quoi encore ?

    Un séquenceur, du flux du flux du flux (webcams USB, DV1394, cartes de capture TV, v4l2…), CPU multi-cœur, calibrage de la sortie vidéo, titrage, mode aléatoire, mange et rend du MIDI.

    Clients de Veejay
    • Reloaded : une interface graphique développée en Glade/GTK.
    • sayVIMS : un objet PureData permettant une communication directe avec le serveur.
    • sendVIMS : un utilitaire console pour du scripting en mode larache

    (Dépêche basée sur le contenu du site internet veejay)

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Sortie de la version 13.07.02 du logiciel Apache-OFBiz

    29 mai, 2015 - 00:19

    La fondation Apache vient de publier la version 13.07.02 du logiciel Apache OFBiz. Apache OFBiz est un framework open source d'automatisation des processus d'entreprise sous licence Apache 2.0. Il peut être utilisé comme logiciel de gestion d'entreprise (ERP ou PGI en français) sans modification.
    Apache OFBiz est disponible sur système Linux, Windows et Mac.

    Il s'agit d'une version corrective permettant d'améliorer la stabilité du logiciel (correction de nombreux bugs, mais aussi mises à jour de composants).

    Elle devient maintenant la dernière version stable officielle et les utilisateurs de la version 13.07.01 (sortie en octobre 2014, première version corrective sur le 13.07 sortie en juillet 2013) sont invités à migrer vers celle-ci.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Atelier de création de l'album autocollants du Libre à l'Ubuntu Party de Paris les 30 et 31 mai 2015

    28 mai, 2015 - 19:26

    Mais si, rappelez-vous! LDN avait lancé cette idée d'un album d'autocollants pouvant rassembler les autocollants d'associations et projets libristes francophones. Nous ne parlons pas d'un carnet contenant des autocollants, mais au contraire avec des emplacements vides prévus pour en accueillir. Comme beaucoup d'enfants en France (si vous y avez vécu), vous avez peut-être connu des albums similaires et collectionné les autocollants de vos dessins animés favoris, de vos joueurs sportifs préférés, de personnages marrants… et maintenant vous pourrez collectionner les autocollants du Libre!

    Sommaire

    Bien sûr, vous pourrez toujours les poser sur vos ordinateurs, mais n'oubliez pas d'en prendre deux à chaque fois, le second ira dans votre album!

    Vous pourrez aussi vous échanger les autocollants manquants, voire parader si vous arrivez à remplir votre album!

    L'association LILA sera donc présente ce week-end (samedi et dimanche) à l'Ubuntu Party à la Villette à Paris de 11h à 18h.

    Cité des sciences et de l’industrie
    Carrefour Numérique²
    30 Avenue Corentin Cariou
    75019 Paris

    Samedi à 17h15: LILA présentera ses activités associatives (Art Libre, Logiciels Libres créatifs, projets et partage du savoir…), et notamment son projet en cours de film d'animation ZeMarmot, lors d'une conférence en salle Agora. Venez nombreux si vous avez des questions à nous poser en direct, sur le film ou l'association, ou même si vous souhaitez en savoir plus pour peut-être en devenir membre.

    Dimanche, tout l'après midi (14h-18h): nous organisons le premier atelier de création de l'album autocollants du Libre, en support à l'association LDN (Lorraine Data Network). Nous espérons que vous viendrez aussi nombreux à l'atelier!

    Vous y découvrirez en particulier Scribus, peut-être un peu d'autres logiciels créatifs (GIMP, Inkscape…) ainsi que des connaissances génériques sur l'impression avec des Logiciels Libres.
    Plus de détails sur l'atelier en seconde partie.

    Concept

    La création de l'album d'autocollants se fera lors d'une série d'ateliers. Le premier a donc lieu lors de l'Ubuntu Party parisien ce dimanche après-midi. Nous en avons déjà un autre prévu lors des RMLL à Beauvais le 7 juillet. Si vous avez un autre lieu à nous proposer, n'hésitez pas à contacter LILA.

    Cette série d'atelier est en fait une excuse pour présenter divers outils créatifs aux personnes intéressées, ainsi qu'à partager et échanger un peu de connaissance. L'album ne sera pas une œuvre de LILA. Il sera au contraire entièrement créé collaborativement par les bénévoles au fil des ateliers, jusqu'à arriver à un stade où vous déciderez qu'il pourra être envoyé à l'imprimeur (ou imprimé par vos soins, le projet sera libre, comme tout ce que nous faisons).

    Ce sera donc votre album, fait par et pour vous. Nous nous contenterons de nous tourner les pouces!

    Contenu de l'atelier

    Nous discuterons et répondrons aux questions que vous pourriez avoir sur le sujet de la mise en page, de l'utilisation de Scribus, mais aussi GIMP et Inkscape ou d'autres Logiciels Libres, ainsi que des questions sur l'impression et ce que cela implique. Le type de sujets que nous pourrions aborder dans cet atelier:

    • Gestion des couleurs sous Linux: comment cela fonctionne-t-il ? Comment calibrer votre écran ? Séparer le vrai du mythe.
    • CMJN vs RVB.
    • L'impression chez un imprimeur professionnel: que sont les fonds perdus ? À quoi servent les marges ? Qu'est-ce que le fichier ICC que l'imprimeur vous envoie ?
    • Couleurs solides, à quoi cela sert-il ?
    • Daltonismes ? Polices de caractères ? Design ? etc.
    • Toutes questions que vous pourriez avoir…

    Notez que nous ne connaissons pas les réponses à tout, et nous sommes loin d'être des experts incontestés en impression. Par contre nous avons des connaissances, notamment techniques, théoriques et une expérience (limitée). Nous répondrons à ce que nous pourrons, écouterons si vous savez mieux, chercherons avec vous si personne ne sait, discuterons en cas de désaccord, et essayerons de nous poser les bonnes questions ensemble.
    Le but n'est pas de venir avec un savoir en bloc, comme beaucoup de designers pourraient le faire malheureusement, mais de vous amener à vous poser les bonnes questions et à découvrir ensemble l'univers de l'impression avec des Logiciels Libres.

    Les organisateurs

    LDN est l'initiateur du projet. Il s'agit d'une association pour la défense d’un Internet libre, neutre et décentralisé dont l’un des moyens d’action est d’être aussi un fournisseur d’accès à Internet associatif, citoyen et lorrain. Ils sont membres de la Fédération French Data Network (FFDN).

    Ce sont donc des spécialistes du réseau. Par contre ils n'étaient pas sûr par quel bout s'y prendre pour réaliser ce projet graphique, ce qui aurait pu prendre du temps (qui dans leur cas est probablement bien mieux passé à créer un internet citoyen). C'est ainsi que lorsque LILA a envoyé son autocollant associatif, nous avons commencé à discuter le processus, et à se dire que nous pourrions contribuer. Après discussion, nous avons décidé qu'il serait non seulement plus cool et marrant d'en faire une œuvre entièrement collaborative, mais en plus bien plus dans l'esprit de LILA, dont l'un des objets est de diffuser le savoir.

    Notons que LILA est encore jeune, et nous sommes très ouvert aux contributeurs et bénévoles souhaitant intégrer l'association pour participer ou pousser des projets artistiques et créatifs.

    Contribuez

    Pour ceux qui ne pourront être présent, nous publierons des rapports d'atelier, ainsi que les liens vers les sources, cela vous permettra de participer si vous le souhaitez à distance.
    Si vous souhaitez simplement envoyer vos autocollants associatifs pour être intégré dans l'album, utilisez l'adresse donnée précédemment par LDN: operationpanini [CHEZ] ldn-fai.net.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Chiffrofête à Grenoble le 6 juin 2015

    28 mai, 2015 - 15:43

    Bonne année 1984 !

    Le projet de loi renseignement, adopté à l'Assemblé Nationale en mai 2015, prévoit l'interception des données de tous les citoyens en temps réel sur Internet.

    En réponse à cette loi liberticide, qui suppose tout le monde coupable jusqu'à preuve du contraire, se tiendra une chiffrofête le samedi 6 juin 2015, organisée par un collectif d'associations grenobloises (la Guilde, le LOG, Grésille, Rézine).

    Elle se tiendra dans les locaux du Laboratoire Ouvert Grenoblois, au 45 rue Nicolas Chorier, entre 11h et 23h. Venez avec votre ordinateur, à boire et/ou à manger, et venez apprendre à protéger votre vie privée sur Internet.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Sortie de Fedora 22

    28 mai, 2015 - 14:33

    Ce mardi 26 mai 2015, le projet Fedora a annoncé la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora 22. La version 21 était sortie le 9 décembre 2014.

    Pour rappel, Fedora est une distribution GNU/Linux communautaire développée par le projet éponyme et sponsorisée par l’entreprise Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora est prompte à inclure des nouveautés et peut être considérée comme une vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, auquel elle contribue largement via les projets amont tels que le noyau Linux, GNOME, NetworkManager, PackageKit, PulseAudio, X.Org, la célèbre suite de compilateurs GCC et bien d’autres.

    Sommaire

    Ceux qui désirent une plus grande stabilité et un support à long terme (pendant 10 ans) peuvent se tourner vers Red Hat Enterprise Linux (RHEL), qui est un dérivé de Fedora, ou CentOS et Scientific Linux, qui sont des clones gratuits de RHEL.

    Mais pour tous les autres, sortez les tacos au poulet et la sauce piquante : Fedora 22 est là !

    Environnement graphique Environnements de bureau GNOME

    L’environnement de bureau par défaut GNOME est proposé en version 3.16. Des contributeurs de Fedora se sont directement impliqués dans la réalisation de deux de ses nouveautés majeures :

    • le peaufinage du design de l’explorateur de fichier Nautilus, qui se coule mieux dans le visuel des autres applications GNOME ;
    • la refonte globale du système de notification, abandonnant la présentation sur la barre du bas pour fusionner avec le widget calendrier dans la barre du haut.

    On peut noter l’apparition de deux jeux de puzzle, un clone du 2048 et un taquin.

    Un travail important d’intégration des applications Qt a été mené, avec la fin de l’écriture d’Adwaita, le thème par défaut des applications GTK+, ainsi qu’une meilleure gestion des notifications. Cette version est également l’occasion pour le thème de GNOME-Shell d’arborer un style plus sobre.

    Notons encore qu’ABRT, l’outil de rapports de bogues, utilise désormais les paramètres de confidentialité de GNOME pour n’envoyer que les informations souhaitées par le rapporteur. Il s’intègre aussi mieux au nouveau système de notification. En marge de cette version de GNOME, la notification automatique de fin d’exécution des tâches lancées dans GNOME Terminal a été ajoutée.

    Enfin, dans l’idée d'une meilleure intégration, GNOME Logiciel remplace Packagekit pour installer automatiquement les codecs manquants à l’ouverture d’un fichier.

    Mate

    Pour les nostalgiques de l’ère GNOME 2, MATE passe en version 1.8. Cette version s’intègre mieux avec le système, en utilisant upower pour la gestion d’énergie, PulseAudio pour s'occuper du son et systemd-logind pour ce qui est des sessions.

    Le gestionnaire de fenêtre Marco se rend plus flexible avec la prise en charge d’un léger tiling et snapping.

    L’aide utilisateur a été remaniée et quelques effets graphiques supplémentaires pointent le bout de leur nez, notamment pour l’extinction de l’appareil.

    Attention, beaucoup de noms de paquet sous la forme mate-function ont changés en faveur du nom du programme. Par exemple, mate-file-manager devient caja.

    KDE

    Plasma 5.3 est maintenant la version par défaut de l’interface de KDE. Cette version apporte un nouveau thème plus clair et plus lisible nommé Breeze.

    Grâce aux changements apportés par Qt 5, la bibliothèque graphique ayant servi à sa conception, l’interface est maintenant totalement gérée par l’accélération graphique matérielle via OpenGL.

    La compatibilité avec Wayland a été accrue, tout comme la gestion de l’énergie et du Bluetooth.

    Xfce

    Xfce est mis à jour en version 4.12 : à la clé, la prise en compte des écrans de très haute résolution, une meilleure gestion des configurations multi-écran et de la bibliothèque libinput décrite plus bas.

    Côté applicatif, les onglets dans le navigateur de fichiers Thunar font leur apparition et l’éditeur de texte mousepad est plus rapide et plus simple.

    Pour finir, la transition vers GTK+ 3 se poursuit avec le port des applets et du lecteur multimédia parole.

    LXDE : LXQt

    LXDE est disponible depuis plusieurs années dans Fedora, l’objectif étant de fournir une alternative très simple et très légère tout en essayant d’être visuellement agréable. Cette fois, c’est son pendant Qt (plutôt que GTK+) qui est disponible, avec le même objectif, mais un visuel et une intégration orientée Qt : LXQt — anciennement Razor-Qt.

    Qtile

    Un nouveau gestionnaire de fenêtres pavant fait son apparition, de son petit nom qtile. Il est entièrement écrit et configurable en Python. Comme beaucoup de ses semblables, tel i3, il est hautement scriptable.

    Localisation

    Depuis la version 19, le projet Fedora a entrepris de grands travaux pour améliorer la gestion des langues. Cette version ne fait pas exception avec l’ajout de polices de caractères adaptées à l’Odia et au Telugu, deux langues indiennes.

    Toujours au sujet des polices de caractères, eurlatgr remplace latarcyrheb-sun16 comme police de caractères des consoles pour les langues écrites dans un alphabet latin ou grec. Pour les alphabets arabe, cyrillique et hébreu, latarcyrheb-sun16 reste en vigueur. Ces changements devenaient nécessaires, en raison de l’usage croissant d’Unicode.

    Dans la continuité de ce travail, la langue indienne Marathi dispose d’une nouvelle méthode de saisie Minglish, adaptée à la population également anglophone. Cette méthode repose sur la traduction phonétique des caractères à partir de la prononciation alphabétique anglaise. Si une correspondance est trouvée, le mot est automatiquement transcrit dans l’alphabet de cette langue. Ainsi la saisie est plus rapide, notamment pour les mots qui nécessitent de parcourir des tables ou d'utiliser des combinaisons complexes à partir de Alt + Gr.

    Le gestionnaire de paquet a aussi été modifié pour installer automatiquement les traductions des logiciels selon la langue système choisie.

    Wayland et libinput

    La migration vers Wayland se concrétise. Avec la précédente version de Fedora, il était déjà possible de tester Wayland en changeant le type de session dans GDM (quand on choisit son utilisateur et qu’on rentre son mot de passe).

    Avec Fedora Workstation 22, la migration vers Wayland continue de manière progressive. Ainsi, GDM tourne dorénavant par défaut sur Wayland. Cependant, s’il n’arrive pas à se lancer avec Wayland, GDM est automatiquement redémarré avec le serveur X. La session GNOME, par contre, reste sous X.

    Bien que GDM soit plus facile à gérer que le bureau GNOME, on peut supposer avec optimisme que Wayland gérera par défaut la session GNOME dans la prochaine version de Fedora.

    Un autre changement majeur sous le capot est le passage à libinput, tant pour Wayland que pour le serveur X. En effet, X.Org ne s’occupe pas seulement de l’affichage, mais aussi des périphériques d’entrée (input) comme le clavier, la souris, le pavé et l’écran tactile.

    Le serveur X dispose de plusieurs pilotes d’entrée notamment evdev et synaptics. libinput a initialement été développé pour Wayland, mais par la suite un pilote équivalent a été développé pour X.org, sous le doux nom de xorg-x11-drv-libinput. L’architecture de libinput est plus solide ; sa gestion du multi-touch est meilleure que celle de synaptics, qui n’était pas vraiment prévue pour cela.

    L’interaction entre plusieurs périphériques d’entrée est aussi facilitée, par exemple la désactivation du pavé tactile lors de la frappe au clavier (cf. Hans de Goede, Replacing Xorg input-drivers with libinput, DevConf, 7 février 2015, Brno).

    Administration système Sous le capot

    Au menu, un noyau Linux 4.0 encore plus performant. Il facilite notamment la vie des sysadmin et des développeurs avec une notation zen qui désencombre la mémoire de futilités ! Merci Oncle Linus, merci !

    Systemd n’est pas en reste avec sa 219e récidive.

    DNF remplace Yum

    La nouveauté la plus marquante de cette version est probablement le remplacement du gestionnaire de paquets par défaut. DNF (Dandified Yum) prend la place du vétéran Yum, présent depuis Fedora Core 1 (septembre 2003).

    Plusieurs éléments ont mené à la création de DNF . Yum fait son âge et son évolution a laissé un code peu maintenable. Son cœur bat encore en Python 2 et son API est assez mal documentée. De surcroît son empreinte mémoire est importante et ses performances laissent à désirer. Partant de ce constat, Yum a été forké en janvier 2012, donnant naissance à DNF.

    Les développeurs de DNF ont ainsi procédé à une réécriture et un nettoyage du code, abandonnant au passage certaines fonctionnalités et rendant l’outil compatible avec Python 3. Ils ont de même documenté l’API depuis le début du projet.

    La gestion des dépôts a été délégée à librepo et celle des dépendances à hawkey, qui fournit une API de haut-niveau à libsolv. Cette bibliothèque a été développée à l’origine par openSUSE pour son gestionnaire de paquets zypper. Elle repose sur un algorithme de résolution de dépendances par satisfaisabilité bien plus efficace, rapide et économe en mémoire que l'algorithme itératif de Yum.

    Présent dans Fedora depuis la version 18, DNF est maintenant considéré comme stable et remplace donc Yum comme gestionnaire de paquets par défaut. Il peut cependant être désinstallé au profit de Yum ou être utilisé en parallèle à celui-ci.

    DNF n’est toutefois pas totalement compatible avec son prédécesseur. La liste des différences est documentée sur une page ad-hoc. Afin de faciliter la transition, une couche de compatibilité dnf-yum est également proposée, sans pour autant gommer les différences entre les deux gestionnaires de paquets.

    Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter la FAQ de DNF ainsi que la documentation officielle.

    Rechercher un logiciel dans un dépôt désactivé

    Autre nouveauté sur la gestion des paquets : afin de simplifier la vie de l’utilisateur tout en l’incitant à désactiver les dépôts non officiels pour sa sécurité, il est dorénavant possible via PackageKit et GNOME Logiciels de rechercher des paquets disponibles dans des dépôts désactivés. L’information sur un dépôt désactivé est remontée à l’utilisateur seulement si l’option enabled_metadata est activée pour celui-ci.

    PreUpgrade facilite la mise à jour

    Un nouveau paquet preupgrade-assistant a été ajouté. Il permet d’aider l’administrateur système à adapter la configuration de ses logiciels à celle d’une version plus récente, si nécessaire.

    Dbxtool

    La norme UEFI avec Secure Boot permet non seulement l’établissement d’une liste blanche de binaires et de matériel utilisables, mais également l’établissement d’une liste noire de binaires et de certificats de sécurité. Ça peut être une manière de forcer la mise à jour d’un logiciel non fiable par exemple.

    Le nouvel utilitaire dbxtool a donc été mis à disposition pour gérer la liste noire de l’UEFI Secure Boot. Il n’est toutefois pas actif par défaut.

    BIND

    BIND fait une entrée remarquée avec la version majeur 9.10. Aussi, il est vivement recommandé aux administrateurs systèmes l’employant de se renseigner en détail à son sujet.

    Pour résumer, l’ajout du type de fichier map permet à des données de zones d’être directement accessibles en mémoire. Un nouvel outil delv aide dorénavant à l’inspection des données DNS, mais aussi DNSSEC. L’API PKCS#11 est maintenant également disponible. Outre l’amélioration des performances globales du programme, elle permet l’exploitation du matériel d’accélération de calculs cryptographiques et de bien d’autres encore.

    Apache

    Dans les logiciels prisés par les administrateurs système, il y a aussi Apache. Ainsi, Fedora 22 inclut le programme Ipsilon. Il s’agit d’un serveur et d’une boîte à outils destinés à configurer les fournisseurs de services basés sur Apache. Il inclut une application mod_wsgi qui fournit les SSO fédérés aux applications web.

    Un gestionnaire d’identité est fourni à côté pour l’identification via FreeIPA par exemple, tandis que la communication avec les applications peut se faire via des protocoles fédérés, tels que SAML ou OpenID.

    Serveur de base de données

    L’aspect base de données n’est pas laissé de côté pour autant. Fedora fournit une suite d’utilitaires pour améliorer et simplifier le rôle de serveur de base de données. Le tout repose sur le gestionnaire de base de données libre PostgreSQL.

    Avec l’aide du programme graphique Cockpit et de l’interface D-Bus, il devient plus simple et plus rapide de créer un système orienté base de données disponible sur le réseau. Pour la mise en place, elle repose sur le travail de la version précédente, à savoir l’API et le framework des rôles de serveurs.

    Système de fichier par défaut

    Uniquement pour la version serveur de Fedora, le système de fichier XFS est proposé par défaut au lieu de ext4 pour sa capacité à gérer de manière optimale les grands espaces de stockage (8 Eio au lieu de 1 Eio, et 8 Eio au lieu de 16 Tio pour la taille maximale d’un fichier).

    Cloud et virtualisation Elasticsearch

    L’outil Elasticsearch fait son apparition dans les dépôts. Ce logiciel est un serveur distribué d’indexation de données. Basé sur une API REST et orienté documents, il stocke ses résultats sous forme de documents JSON. L’objectif est de faciliter les recherches dans un grand nombre de données textuelles et potentiellement non formatées, mais il peut également indexer en fonction d’un schéma JSON ou XML par exemple.

    Fedora Atomic Host

    Fedora Atomic Host, l’implémentation du projet Atomic au sein de Fedora, est disponible. L’objectif du projet Atomic est de fournir de manière sécurisée des applications à base de Docker en couplage avec SELinux et des mises à jour dites atomiques.

    Ce comportement a nécessité la conception d’un nouvel outil, RpmOstree, reposant sur les bibliothèques de DNF évoquées plus haut. Il représente les mises à jour sous forme d’un arbre de modifications à appliquer de façon atomique, plutôt que paquet par paquet. Il peut permettre typiquement la création d’une partition clone de celle d’origine avec les mises à jour effectuées. Ainsi, en cas de panne, il peut revenir en arrière très rapidement et simplement, sans casse.

    Tunir

    Dans la même optique de déploiement et de test d’images cloud, on notera la disponibilité de Tunir. Ce logiciel d’aide à l’intégration continue est utilisé notamment pour les images officielles de Fedora Cloud compilées chaque nuit. Il peut ainsi construire une image pour la lancer automatiquement dans une machine virtuelle ou dans Docker pour y exécuter les tests adéquats. Il se distingue de solutions comme Jenkins par sa légèreté et sa simplicité d’utilisation.

    Vagrant

    On remarquera l’ajout de Vagrant, un utilitaire d’automatisation et de gestion de création de machines virtuelles pour faciliter le développement et la réalisation de tests dans un environnement unique.

    Bien qu’il puisse être couplé avec plusieurs systèmes de virtualisation comme VirtualBox, Docker et VMWare, il utilise par défaut la solution libvirt, largement répandue dans l’écosystème Fedora & Red Hat. Par ailleurs, Vagrant peut exploiter les images Fedora Atomic Host et Fedora Cloud pour générer des systèmes prêts à l’emploi.

    Développement GCC 5.1

    La suite de compilation GCC est mise à jour vers la nouvelle version majeure 5.1 (cf. la dépêche Le compilateur GCC 5.1 : harder, better, faster, stronger). L’ABI des applications C++ change pour se conformer intégralement à la norme C++11, qui nécessite la recompilation de tous les programmes utilisant std ::list et std ::string. Cependant, pour des raisons de temps, Fedora a compilé l’ensemble des programmes avec GCC 5, mais en désactivant la nouvelle ABI, ce qui retarde la recompilation massive de ces programmes à Fedora 23.

    Unicode 7.0

    La bibliothèque standard du langage C, glibc, prend en charge Unicode 7.0 au lieu d’Unicode 5.1. L’ajout de ces 8 000 caractères supplémentaires a nécessité un gros travail pour corriger les régressions potentielles dues à ce changement. Cela permet de poursuivre l’effort d’internationalisation du projet.

    Boost

    Les amateurs de C++ seront heureux d’apprendre le lifting de la bibliothèque Boost en version 1.57. Ce petit boost corrige de nombreux bogues, surtout dans la section Thread, en attendant l’arrivée prochaine de la version 1.58 qui incorporera notamment une classe pour la gestion du boutisme, mais aussi une classe dédiée aux tris de haute performance.

    Python

    Le framework web Django passe à la version 1.8. L’API Model.meta apparaît. Plusieurs moteurs de templates comme celui de Django ou Jinja2 sont gérés. Une meilleure intégration à PostgreSQL pour l’aspect base de données et divers correctifs améliorent encore l’environnement Python.

    La bibliothèque graphique wxPython passe à la version 3.0 (la version précédente datait de 2011). Elle gère maintenant GTK+ 3, apporte le rendu des pages HTML/CSS/JS via wx.html2 et corrige énormément de bogues. En théorie, la compatibilité avec la version précédente n’est pas un grand problème, mais doit être vérifiée par ses utilisateurs.

    La bibliothèque dateutil se met à l’heure 2.4. Par rapport à la version 1.5, le gros changement est la compatibilité avec Python 3. La version compatible avec Python 2.6 est disponible dans un autre paquet. Cette bibliothèque étend la gestion des dates standards avec le calcul relatif des dates (la dernière semaine d’un mois donné par exemple), le calcul de la date de Pâques, une meilleure gestion des fuseaux horaires via tzdata.

    Ruby

    Le précieux Ruby s’orne d’une nouvelle version 2.2. Ce bijou apporte le fameux ramasse-miettes incrémental et s’occupe également des symboles. La prise en charge d’Unicode se confirme avec la version 7.0. Quelques méthodes supplémentaires ont été ajoutées sur les types de base. Un nettoyage de l’API C a également été mené, pour terminer le polissage.

    Ruby met son framework web sur les rails avec la version 4.2. Le train des nouveautés comporte l’ActiveJob, une couche d’abstraction pour les systèmes d’attente tels que Resque, Delayed Job ou Sidekiq. L’ActionMailer peut envoyer les messages après un délai d’attente, tandis que la sérialisation des données peut se faire avec GlobalID. La console web n’est pas oubliée sur le quai étant donné qu’elle facilite le développement et le débogage d’applications.

    Perl

    Le langage de programmation Perl passe en version 5.20.0 (cf. perldelta 5.20.0). Décidément, c’est la fête d’Unicode, mais cette fois c’est pour la 6.3 et, si l’UTF-8 est la locale de l’environnement, le traitement des caractères passe en Unicode.

    Deux nouvelles syntaxes se révèlent être de vraies perles : %hash{…} et %array{…} pour obtenir des listes de clés/valeurs ou d’index/valeurs respectivement. Le Copy-on-write est accessible pour les données scalaires. À côté de ça, nous pouvons noter la disparition de PerlIO_vsprintf() et de PerlIO_sprintf().

    Haskell

    Le compilateur du langage fonctionnel Haskell, surnommé GHC, fonctionnera sous la version 7.8. Au menu, un nouveau gestionnaire d’entrées-sorties améliore les performances en cas d’activité intense dans ce domaine. Le nouveau générateur de code est enfin accessible après des années d’attente, promettant un gain de performance perceptible ; l’ancien n’est de toute façon plus disponible. Avec l’aide de la suite de compilation LLVM, la compilation croisée à destination des systèmes iOS est désormais possible. Enfin, la compilation parallèle est aussi disponible de manière similaire à ce que propose la commande make.

    Java

    Gradle, le constructeur, déployeur et testeur automatique d’applications Java, bénéficie aussi d’un rafraîchissement à la mode 2.0/2.2. C’est ainsi que la compatibilité avec Java 8 est proposée, tandis que la prise en charge de Java 5 est entièrement retirée. La compilation croisée en est facilitée, tout comme la gestion de l’architecture 64 bits de Windows. Sachez enfin que les utilisateurs d’OpenShift profiteront aussi de sa compatibilité avec son infrastructure.

    Architecture ARM

    Précédemment, les images pour l’architecture ARM étaient sur la page des Spins. À présent, une page leur est dédiée, avec des images pour les versions Serveur et Workstation qui intègrent la majorité des environnements de bureau.

    Vous trouverez les informations spécifiques à certaines cartes ARM sur le wiki Fedora.

    Prévus pour la suite 23 dans les tuyaux

    La version 23 a déjà quelques pistes de nouveautés qui devraient voir le jour. Comme cela a déjà été expliqué plus haut, Wayland devrait remplacer totalement X11, laissant XWayland pour la compatibilité, si nécessaire.

    Après des années de travaux en ce sens, Python 3 pourrait également être à l’honneur comme la seule version installée. Python 2.7 serait accessible dans les dépôts pour ceux qui le souhaitent.

    De nouveaux rôles de serveur, en plus de celui de serveur de base de données, devraient être ajoutés pour simplifier l’administration système.

    Le futur de Fedora Workstation

    Red Hat a rejoint récemment le groupe Khronos, qui s’occupe notamment de la standardisation d’OpenGL. Red Hat aura donc son mot à dire. Gageons que ce sera un gain pour le desktop sous GNU/Linux.

    Il est aussi prévu dans GNOME Logiciels de pouvoir mettre à jour le firmware des cartes mères ou d’autres périphériques, chose qui est généralement faisable uniquement sous Windows pour le moment.

    Enfin, Fedora vise une consommation moindre d’énergie pour une plus grande durée de vie des batteries (cf. Christian Schaller, Fedora Workstation: More than the sum of its parts, 20 avril 2015).

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Sortie de FusionDirectory 1.0.8.6

    28 mai, 2015 - 11:19

    L’équipe de FusionDirectory est heureuse de vous annoncer la publication de la version 1.0.8.6 de FusionDirectory. Pour ceux qui ne connaissent pas FusionDirectory, il s’agit d’un gestionnaire d’infrastructure. Il est à LDAP ce que Webmin pouvait être à NIS/NIS+ : une interface Web modulaire de gestion complète d’un annuaire LDAP. Sa modularité permet d’offrir aussi la gestion de services qui ne sont pas directement interopérables avec LDAP.

    Cette version contient des correctifs importants, quelques correctifs mineurs, de nouvelles fonctionnalités, listées en seconde partie de la dépêche.

    Nouvelles fonctionnalités

    • possibilité d'exporter les sous-entrées avec le greffon ldapmanager ;
    • le greffon ppolicy vérifie l'historique des mots de passe.

    Correctifs majeurs

    • l'option rfc2307bis a été retirée ;
    • les politiques ppolicy sont maintenant appliquées lors de la récupération de mot de passe ;
    • les attributs des utilisateurs assignés à un manager ne sont plus changés lorsque le manager change de base ;
    • l’icône des rôles n'est plus affichée par défaut sur tous les utilisateurs ;
    • le carnet d'adresse montre maintenant toutes les informations en fonction des acls ;
    • les ACL sont détectées correctement par le greffon GPG.

    Correctifs mineurs

    • le paramètre configVersion a été retiré du fichier de configuration fusiondirectory.conf ;
    • un reste de debug a été enlevé de la classe class_ldap.inc ;
    • la détection du groupe et de l'utilisateur pour SLES 11 SP3 a été ajoutée à fusiondirectory-setup.
    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Rennes : Foire aux installs / Install Party - Samedi 30 mai 2015

    28 mai, 2015 - 10:17


    Le samedi 30 mai 2015, de 14h00 à 18h00, les associations Gulliver et Actux, groupes d'utilisateurs de logiciels et œuvres libres d'Ille et Vilaine et des environs de Rennes, organisent une Foire aux Installs (en anglais : Install Party) à la Maison de la consommation et de l'environnement, 48 boulevard Magenta à Rennes. L'entrée se fera par le côté, rue Gurvand (c'est la rue qui monte, située à gauche, voir sur la carte openstreetmap).

    Cet événement est ouvert à tous, membres de l'association ou non. Les partages de compétences et d'expériences complémentaires sur le libre sont tous les bienvenus.

    Vous pourrez vous informer sur les logiciels et œuvres libres, les découvrir, en tester, ou même amener votre ordinateur pour une installation d'une distribution GNU/Linux.

    Important : Pour que l'installation se passe rapidement, préparez votre venue et surtout faites des sauvegardes (externes) de vos données.

    Informations pratiques :

    • Une connexion Internet est disponible sur place.
    • Date : Samedi 30 mai 2015 à 14h00
    • Lieu : MCE, 48 boulevard Magenta, Rennes. Entrée latérale gauche.

    Entrée Libre. Tout public.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires