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0.joie, une nouvelle version de Weboob

4 septembre, 2014 - 14:37

Weboob (Web Outside Of Browsers) est un ensemble d'applications interagissant avec des sites Web.

En ces temps de rentrée, une nouvelle version de Weboob arrive pour vous accompagner. Weboob 0.j enjoue le Web depuis hier.

Cette nouvelle version est assez calme, avec environ 300 commits provenant de 13 contributeurs. Elle inclut cependant de nombreuses corrections de bugs, et peut être vue comme la version bêta de la 1.0 à venir.

Les nouveautés sont détaillées en seconde partie de la dépêche. Weboob compte désormais 165 modules, gérant davantage de sites (certains modules pouvant concerner plusieurs sites Web).

Sommaire Export à l'international avec Wells Fargo et Twitter

Les fondateurs et la grande majorité des développeurs du projet sont francophones, ce qui introduit un biais sur la sélection des modules. Ainsi, tous les sites bancaires étaient jusqu'à présent des sites de banques françaises. On avait été parfois approché par des développeurs pour des banques à l'étranger, mais sans que cela n'aboutisse à des contributions concrètes. C'est désormais fait ! Cette version inclut en effet le module pour la banque Wells Fargo.

Dans la même veine, même si il a été développé par un francophone, un module Twitter a fait son apparition, amenant définitivement Weboob à la pointe des technologies de communication modernes.

Plugin XBMC/Kodi

L'intégration de Weboob dans des applications spécialisées est toujours un objectif. Cela permet une bien meilleure expérience utilisateur, et nous permet de rester concentrés sur les sites Web plutôt que de développer des applications compliquées.
Nous sommes donc très heureux de présenter un plugin pour le lecteur XBMC/Kodi. Il permet de rechercher et visionner des vidéos en provenance de tous les sites gérés par Videoob:

Le plugiciel est disponible dans le dossier contrib.

Browser2 et les opérateurs binaires

Nous présentions lors de la dernière dépêche le nouveau navigateur, permettant de simplifier l'extraction des données des sites Web. Cette simplification passe notamment par des filtres spécialisés, recherchant facilement les éléments du DOM, effectuant des traitements dessus et convertissant automatiquement les données au bon format (que ce soit un entier, une date, etc.). Ces filtres évitent d'écrire une conversion de texte en date dans chaque module. On peut imbriquer les filtres, afin d'obtenir un enchaînement assez puissant sans beaucoup de code :

obj_duration = Duration(CleanText('//div[@id="video_text"]'))

Comme le code semble l'indiquer, on extrait d'abord le texte que l'on convertit ensuite en durée.

Cette encapsulation entre les différents filtres se fait parfois avec plusieurs niveaux, rendant le code un peu moins lisible. Pour résoudre cela, cette version introduit deux nouveautés basées sur les opérateurs binaires. Le premier est le &, qui permet d'enchaîner deux filtres dans le sens naturel. On pourra ainsi réécrire la ligne par :

obj_duration = CleanText('//div[@id="video_text"]') & Duration

Le second, |, est utilisé pour définir une valeur par défaut, dans le cas où les filtres n'arrivent pas à convertir les données (notamment parce que la donnée n'est pas disponible sur le site lui-même ou qu'elle n'a pas le format attendu). Petit exemple de code réel :

obj_duration = CSS('span.thumbtime span') & CleanText & Duration | NotAvailable

Ces opérateurs, optionnels, augmentent la palette des outils à disposition des développeurs de modules, rendant l'écriture de ceux-ci beaucoup plus aisée.

Pour plus d'informations sur le nouveau navigateur et son système de filtres, vous pouvez retrouver une série d'articles publiée (en français) sur le Planet Weboob.

En route vers la 1.0

Cette version sonne la dernière étape vers une stabilisation de Weboob et une sortie prochaine de la 1.0. Un travail d'uniformisation de l'API de développement a ainsi été effectué afin de pouvoir rentrer sereinement dans un cycle permettant la conservation de la rétro-compatibilité.

Cette uniformisation a cependant un coût temporaire : les outils externes utilisant Weboob comme bibliothèque doivent être mis à jour. Dans la même veine, le paquet Debian a été un peu nettoyé et rangé, et l'emplacement des plugins munin a notamment été modifié.

Nous sommes pour le moment dans les temps par rapport à notre planning prévisionnel pour la sortie de la version 1.0, prévue avant le gel de la distribution Debian.

La documentation développeur fait peau neuve

Un effort particulier a été réalisé durant ce cycle de développement pour améliorer la documentation. Nous avons ainsi refait la page d'accueil du site pour développeur, actualisé les guides et réorganisé la structure. Ce qui était parfois divisé entre le Wiki et la documentation est désormais intégralement sur le site dédié. Accessoirement, nous avons changé l'adresse du site, en passant de docs.weboob.org à dev.weboob.org.

Petites nouvelles

Les imports Python ont été réorganisés, pour réduire sensiblement le temps de chargement des applications simples (division par deux pour la plus simple des applications).
À la manière de l'utilitaire ip il est possible, pour économiser quelques lettres lors de l'écriture des commandes, de réduire les noms des modules (arte peut ainsi être écrit ar, voir a). Cela s'ajoute au nom des commandes déjà réduites.

Enfin, deux autres modules font leur apparition. Ils permettent d'accéder aux sites Feedly et Oney Banque

La prise en charge de Python 3 a été améliorée. Le projet reste en Python 2, mais certaines parties du core, et les modules compatibles, sont déjà utilisables avec Python 3.

L'application radioob gère maintenant les albums et les playlists :

$ radioob -b grooveshark search album sixsixsixteen album.8163226@grooveshark — Blood Duster (Blood Duster) $ radioob -b grooveshark play album.8163226@grooveshark

Le module arte prend en charge les podcasts.

Contributeurs

Merci aux contributeurs qui ont participé à cette version :

  • Benjamin Carton
  • Florent Fourcot
  • Jean-Philippe Dutreve
  • Julien Hebert
  • Laurent Bachelier
  • Oleg Plakhotniuk
  • Romain Bignon
  • Simon Murail
  • Tanguy Ortolo
  • Tens San
  • Vincent A
  • Vincent Paredes
  • Vincent Texier

Weboob est un projet qui grossit et qui vit grâce à ses contributeurs. Si vous souhaitez l’améliorer, que vous connaissiez le Python ou pas, n’hésitez pas à contribuer.

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Un ebook sur AngularJS à prix libre et pour une bonne cause

4 septembre, 2014 - 14:13

Devenez un Ninja avec AngularJS : un ebook à prix libre et en soutien à une association caritative.

Ninja Squad propose un livre permettant de découvrir ou d'approfondir ses connaissances du framework web AngularJS. Sur le modèle des Humble Bundle, cet ebook est proposé à prix libre, et en soutien optionnel à une association caritative : Docteur Souris, qui fournit des ordinateurs et des accès internet sécurisés pour les enfants hospitalisés.

Si AngularJS est un framework web extrêmement puissant, il est aussi très exigeant. Il permet d'atteindre des vitesses de développement inégalées, pour peu que l'on prenne le temps de le maîtriser.
Ce livre devrait vous permettre de comprendre en détails tous les principes et pratiques d'AngularJS, des bases aux dernières nouveautés introduites par la version 1.3.

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Les ateliers CLI (prochain le 8 septembre 2014 à Bègles)

4 septembre, 2014 - 13:23

Les ateliers CLI sont organisés par des libristes girondins comme une formation d'initiation à la ligne de commandes pour permettre aux nouveaux de gagner en autonomie. Ils reprendront lundi 8 septembre 2014 à 19h00 à 20h30 (avec un rythme d'un tous les quinze jours), dans les locaux du L@BX à la Fabrique Pola (ancien centre de tri à Bègles).

Ils sont encadrés par des membres bénévoles de deux associations et un collectif du libre : ABUL (Association Bordelaise des Utilisateurs de Logiciels libres), L@bX (Hacklab hébergé à la Fabrique POLA) et GIROLL (Gironde Logiciels Libres). L'an passé, nous avons abordés des bases comme copier un fichier, lire un fichier, etc. Nous nous sommes également amusés avec Tmux, SSH, AWK, etc. Ces ateliers sont gratuits et sont ouverts à tous ceux qui le souhaitent : membres d'associations, particuliers, étudiants… Pour tout renseignement envoyez un courriel à jmaxker58 at gmail point com

Genèse

Au commencement, il y avait la doc. Puis, un regroupement d'amis faisant partie de quelques associations du libre s'est formé à Bordeaux. En 2011, ils décidèrent de s'unir pour créer des ateliers sur des logiciels libres que l'on utilise en ligne de commande. Leur but étant de partager les connaissances et progresser ensemble.

Évolution

Le groupe a augmenté et quelques débutants ont commencé à nous rejoindre. Nous avons donc mis en place une approche pour débutants. Les ateliers dispensent désormais une formation d'initiation à la ligne de commande pour permettre aux nouveaux de gagner en autonomie. Les questions les plus basiques sont abordées et l'apprentissage des réflexes de navigation dans l'arborescence des répertoires est un passage important pour la compréhension des concepts abordés. Nous démontrons que l'utilisation de la ligne de commande permet notamment de gagner du temps face à une interface graphique.

Le projet

Pour cette nouvelle session nous allons mettre en pratique les notions vues précédemment. Trouver un projet qui permettrait de faire quelque chose d'utile à monsieur tout le monde. Vous rentrez de vacances et avez trié vos photos que vous souhaitez envoyer à l'ensemble de votre famille avec un petit mot personnalisé. Voici un projet qui permettra de mettre en avant les capacités de la ligne de commande.

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Appel à communications - Drupagora le 14 novembre 2014 à Paris

4 septembre, 2014 - 13:20

Drupagora, premier évènement francophone sur Drupal dédié aux chefs de projets et DSI, se tiendra cette année le vendredi 14 novembre à Paris.

Cette journée, organisée autour de conférences techniques et non techniques, de retours d’expérience et d’ateliers pratiques, est le rendez-vous incontournable de tout l’éco-système Drupal et attire chaque année plus de 350 professionnels, venus d’Ile de France et de Province.

Maxime Topolov, co-fondateur et CTO d’Adyax (société de services leader Drupal sur le marché européen), s'est vu confier le soin de définir les grandes thématiques du programme et de sélectionner, avec le comité de pilotage, les intervenants pour cette nouvelle édition (voir la seconde partie pour les détails de l'appel à communications).

Cette année, le fil rouge du programme sera : Drupal dans l'entreprise : projets complexes et intégrés au SI, plateformes digitales globales, sites e-commerce et applications métier.

Thématiques principales
  • Plateformes digitales globales : distributions et usines à sites
  • E-commerce avec Drupal pour les sites à > 5M€ de CA
  • Applications métier avec Drupal (intranets, RSE, bases documentaires, outils métiers)
  • Drupal face à la concurrence des principaux éditeurs (Oracle, Adobe, Sitecore, Ektron, Demandware, Hybris…)

  • Vous êtes expert sur un domaine lié aux technologies du web ?

  • Vous avez utilisé Drupal dans un contexte spécifique (référencement, forte charge, client reconnu, projet innovant) ?

  • Vous participez à un projet Open Source lié à Drupal ?

Cet évènement est le vôtre ! Venez partager votre expérience !

Pour soumettre votre sujet de conférence, envoyez votre proposition : http://www.drupagora.com/2014/appel-a-communications

Date limite d’envoi de proposition : 29 Septembre 2014

Informations complémentaires Date, lieu et organisation

La conférence Drupagora se tient à la Maison des Associations, 10-18 rue des Terres au Curé, Paris 13ème, métro Olympiades ou Porte d'Ivry, le vendredi 14 novembre de 9h à 18h. La conférence se déroule sur une journée avec une programmation qui sera consultable sur le site drupagora.com.

Accès

Tarif entrée : 150 euros la journée
100 euros jusqu'au 14/10/2014
100 euros pour les membres de Drupalfr

Organisation

L'organisation de la conférence Drupagora est pilotée par un comité de programme composé d'experts reconnus sur Drupal.

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Atelier VirtualBox le 11 octobre 2014 à Argenteuil

3 septembre, 2014 - 10:14

Dans le cadre de ses ateliers bi-mensuels, l'association StarinuX a le plaisir de vous convier à l'atelier Virtualbox. L'atelier se tiendra le samedi 11 octobre 2014 de 9h00 à 18h00 aux Bains-douches Silicone Banlieue, 26 rue de Calais 95100 Argenteuil.

Apprenez à virtualiser un système d'exploitation avec un outil Opensource réputé. Un atelier concret et pratique qui est une véritable compréhension et introduction vers la route du cloud.

Précision : l'atelier est ouvert selon une participation annuelle de 20 € (10 € demandeur d'emplois), valable pour plus de 18 ateliers.

Courriel : events CHEZ starinux.org

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MesaMatrix pour suivre les progrès de Mesa

3 septembre, 2014 - 09:36

À chaque fois que je lis les dépêches LinuxFr sur le nouveau noyau ou bien les nouvelles de Phoronix, je m'empresse de regarder les avancées des pilotes graphique libres. Et souvent, je vais sur la page Mesa traçant les évolutions de l'implémentation d'OpenGL. Mais je trouve difficile de suivre où en est réellement la progression de cette adaptation dans Mesa et de ses différents pilotes graphiques qui en dépendent. C'est pourquoi j'ai décidé de faire un script qui parcourt ce fichier et l'affiche de manière plus intelligible.

 http://creak.foolstep.com/mesamatrix/

Si vous adorez suivre la course qui se tient entre Mesa et OpenGL, et que vous allez souvent voir quelles sont les nouvelles extensions OpenGL qui ont été implémentées et pour quels pilotes, ça pourrait vous intéresser! Plus d'explications dans la suite de la dépêche.

MesaMatrix

MesaMatrix est écrit majoritairement en PHP pour récupérer le fichier texte source, le parcourir et afficher le tout au format HTML. Il y a aussi un peu de CSS et de Javascript (néanmoins pas obligatoire pour que le site fonctionne). Et parce que je crois dur comme fer au mouvement Libre, le tout est mis sous licence GPLv3.

Le fichier texte source n'étant pas spécialement formaté pour être parcouru par un script, il a fallu quelques commits avant d'avoir une page fonctionnelle, mais fort heureusement des personnes ont reportés les bogues et Tobias Droste a même proposé des pull requests pour peaufiner tout ça.

Récemment, j'ai rajouté des compteurs pour savoir où en est l'implémentation d'OpenGL dans Mesa, ainsi que dans chaque pilote.

Intérêt

Grâce à ce projet, j'ai pu mieux comprendre comment était structuré l'implémentation de Mesa et de ses pilotes. Et j'espère que cela pourra aider d'autres personnes à comprendre.

Maintenant, nous avons un moyen simple de suivre l'évolution de Mesa. Nous voyons plus clairement le chemin parcouru et celui qu'il reste à faire avant d'avoir une version complètement fonctionnelle d'OpenGL 4.5.

On peut voir qu'à ce jour, il ne reste plus que trois extensions à implémenter dans Mesa pour qu'OpenGL 4.0 soit complet. Et ensuite, nous sommes à seulement trois autres extensions pour arriver directement à OpenGL 4.2. Cependant il va rester encore pas mal de travail pour implémenter ces extensions dans chaque pilote.

Parlant des pilotes, c'est souvent assez confus de savoir qui fait quoi. Les pilotes intitulés "softpipe", "swrast" et "llvmpipe" sont dit software car ils ne dépendent d'aucun matériel. À l'inverse, les pilotes "i965" (Intel), "nv50" et "nvc0" (nVidia), et "r300", "r600" et "radeonsi" (AMD) sont dits hardware car dépendant de puces graphiques bien précises.

Vous voulez participer?

Aucun souci ! Que ce soit pour des suggestions de nouvelles fonctionnalités, des découvertes de bogues ou même des pull requests, le projet est sur GitHub, vous pouvez en faire ce que vous voulez (dans la limite de la licence GPLv3 évidemment ;)).

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Sortie d'ownCloud 7.x

3 septembre, 2014 - 07:48

OwnCloud, le logiciel pour héberger ses données personnelles est maintenant en version 7.0.2.


OwnCloud permet d'héberger ses propres services « dans les nuages » (SaaS : Software as a Service), sans dépendre d'autres intervenants. Fort de près de 300 contributeurs dans les 12 derniers mois, C'est un projet dynamique, écrit en PHP, et utilisant Mysql, PostgreSQL ou SQLite comme base de données.

Les nouveautés sont détaillées en seconde partie ; on notera l'interface revue et "responsive", le partage de données entre serveurs ownCloud, les formats d'imports du carnets d'adresse et une interface avec les anti-virus.

Les principales fonctionnalités d'ownCloud
  • stockage et partage de fichiers ;
  • carnet d'adresses ;
  • calendrier ;
  • gestionnaire de tâches ;
  • synchronisation avec les smartphones ;
  • synchronisation des préférences de Mozilla Firefox ;
  • édition de fichiers ODT (OpenDocument Text) en ligne.

Le tout également en partage avec d'autres utilisateurs. Ces options ont reçu quelques améliorations dans la version 7 comme le montre cette image :

OwnCloud dispose d'un mécanisme de modules qui permet de développer et d'ajouter de nombreuses fonctionnalités. De nombreux modules sont déjà disponibles.

Nouveautés pour les utilisateurs dans la version 7 Général
  • Nouvelle interface, fini le menu d'application fixe à gauche, vive le menu dynamique en haut à gauche !
  • Une interface adaptée aux terminaux mobiles
  • Amélioration des performances.

Fichiers
  • Connexion et partage entre serveurs ownCloud
  • Plus de possibilités lors du partage de fichiers
  • Gestion des fichiers au format Microsoft Word et ODT (OpenOffice)
  • Onglet File Activity permettant de connaître les changements dans les fichiers de l'utilisateur ou ses fichiers partagés.

Carnet d'adresses
  • Import de multiples formats (csv, vcard, gmail, ldif…)
Nouveautés pour les administrateurs
  • Une interface de gestion des utilisateurs totalement modifiée
  • La possibilité d'utiliser du stockage de type FTP, Dropbox, Google Drive, sFTP, Swift, S3, WebDAV ou SMB/CIFS
  • Une interface générique avec les anti-virus pour contrôler tous les fichiers ajoutés
  • Une interface avec LDAP et AD améliorée, en particulier avec un grand nombre d'utilisateurs
  • Un assistant de configuration pour l'envoi des emails (SMTP) et la possibilité de modifier les mails envoyés par ownCloud
  • Une amélioration de la gestion des modules
  • Une gestion plus fine des quotas, y compris sur les stockages externes.

Nouveautés pour les développeurs de modules
  • Un système de fonctions de rappel permettant aux modules de s'abonner à des notifications et d'en envoyer.
  • Pour les clients lourds, la possibilité de distinguer de quelle façon sont partagés les fichiers : est-ce qu'on est propriétaire ou non ? est-ce que le fichier est partagé ou non ?
  • Une mise à jour de la documentation.

Une conférence et un hackathon pour les développeurs ownCloud se sont par ailleurs déroulés du 26 au 30 août 2014 à Berlin.

D'autre part, toujours en Allemagne, un important déploiement (concernant près d’un demi-million d'utilisateurs), va se faire pour les étudiants et employés de 18 universités.

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Logiciel libre à la braderie de Lille 2014

2 septembre, 2014 - 21:08

Comme tous les ans, l’association Chtinux organise la présence d’associations du logiciel libre (et de thématiques proches) à la braderie de Lille.

Ça se passe les 6 et 7 septembre en centre ville, place du vieux marché aux chevaux (métro République−Beaux Arts)

Comme tous les ans depuis 2006, il sera question de présenter le logiciel libre et les thématiques afférentes (droits d’auteurs, liberté d’expression, droits des citoyens, … ) aux bradeux dans une ambiance chaleureuse.

Ce sera aussi l’occasion de se retrouver entre libristes. Cette année, nous pourrons aller boire un verre non loin de là, rue de l’hôpital militaire, au bar l’Idiot. Son nom choisi du roman de Dostoïevski et il rend un hommage appuyé à Edward Snowden

Si vous souhaitez participer, vous pouvez vous manifester en commentaires. L’hébergement chez l’habitant est possible

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Sainté openlab, un hackerspace à Saint-Étienne

2 septembre, 2014 - 20:55

Quelques lycéens soucieux de ne plus voir de hackerspace à Saint-Étienne ont décidé d'en lancer un cette année: Sainté openLab. Le projet s'inscrit directement dans la dynamique du librisme, du DIY et de la culture Hacker: Programmation, Électronique et bidouilles diverses et variées autour du logiciel libre sont au programme.

Le projet compte pour le moment peu de membres, et nous cherchons donc à le faire connaître auprès des passionnés d'informatique libre de la région. Une première rencontre serait prévue dans le courant du mois de septembre si un local est trouvé, ainsi qu'un hackathon en vue de développer un site-web/SI (Python/Django) digne de ce nom.

La portée du projet est pour le moment assez large, et nous avons le souhait de faire de cet espace un espace modulable: Dans l'idéal, on aurait une structure libre centralisée dans un local où l'on organiserait régulièrement présentations et rendez-vous dev'.

Notre site-web détaille un poil plus clairement le projet et les informations les plus fraîches sont généralement données via le site de microblogging twitter.

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Vivre du logiciel libre - MediaArea.net trois ans plus tard

2 septembre, 2014 - 09:43

En décembre 2011, j'avais publié une série d'interviews de créateurs d'entreprise dans le domaine du logiciel libre. Près de trois ans plus tard, je relance une série qui apportera un regard neuf sur le sujet de la création d'entreprise et du logiciel libre. Ce sera - je l'espère, l'occasion de découvrir de nouveaux entrepreneurs ; ce sera également l'occasion de voir comment ont pu évoluer certaines entreprises.

À l'époque, la première interview de la série était une interview de Jérôme Martinez, créateur du logiciel MediaInfo et fondateur de la société à responsabilité limitée MediaArea.net SARL.

Note pour ceux qui ne connaissent pas Jérôme Martinez : vous le connaissez sans le savoir. Cherchez mieux ;)

Nous commencerons la série 2014 avec la même personne et une société résolument tournée vers l'international, société qui semble plutôt bien tourner.

Sommaire Rappel de la série originale

Note : si vous êtes intéressé(e)s pour une interview, contactez-moi par courriel - damien point accorsi arobase free point fr.

Introduction - début de l'entretien Le précédent entretien date de décembre 2011… Que s'est-il passé du côté de ton entreprise depuis ?

Ça commence bien, c’est le genre de question où on doit enrober la réponse, avec de grands mots pour dire que c’est trop génial la vie tout ça, et ça j’ai du mal à faire ;-).

Alors je vais répondre en bottant pas mal en touche : plein de choses et rien en même temps, ça dépend du point de vue.

  • Rien dans le sens où mon site web n’a pas bougé d’un pouce (toujours aussi moche :-D ), où je fais presque la même activité ;
  • Plein de choses dans le sens où j’ai une vision plus à long terme de mon projet, une vue sur la pérennité de mon activité, des rencontres qui m’ont fait comprendre que ce que je fais est très utile pour beaucoup de monde, où j’ai augmenté mon nombre de contacts professionnels, et où le logiciel supporte de plus en plus de formats « bizarres » à peine sortis ou pas encore sortis (par exemple, IMF qui n'a même pas encore sa page Wikipedia…).
Logiciel libre, modèle économique et stratégie Il y a deux ans et demi, ton modèle économique était majoritairement centré sur le service. Aujourd'hui ton positionnement a-t-il changé ?

Il y a changement du côté de la proportion prise par le service : elle est passée de majoritaire à très majoritaire. La crise financière a beaucoup pesé sur le marché publicitaire qui me finançait pas mal au début, le monde change avec Adblock qui est de plus en plus utilisé, et surtout je n’ai pas le temps de tout faire. J’ai eu de belles opportunités dans la prestation de service et donc ai pour le moment priorisé cette partie.

La visibilité de ton activité économique repose sur le logiciel MediaInfo ; est-il toujours au coeur de ton activité ou bien t'apporte-t-il principalement de la visibilité en tant qu'expert des technologies vidéo ?

MediaInfo m’apporte clairement beaucoup de visibilité : il est maintenant très rare que j’assiste à un meeting orienté média numérique sans qu’une partie non négligeable des participants réagisse lorsque je me présente « ha mais bien sûr que je connais MediaInfo, il me sauve souvent la vie », les premières fois ça fait bizarre. Bon, le fait qu’il soit utilisé autant dans le milieu professionnel que non professionnel aide aussi, beaucoup de professionnels que je rencontre ne l’utilisent pas dans leur métier mais ailleurs ;-), mais ça fait toujours un plus que d’être une personne dont on utilise le logiciel même à titre privé. Le fait de viser très large, en passant des besoins d'amateur à des besoins professionnels, de Windows à Linux en passant par Mac, me semble aider beaucoup à être connu, car le professionnel qui travaille dans le domaine multimédia utilise souvent des logiciels orientés multimédia à titre privé, et donc les gens ont déjà une idée de ce que je peux proposer.

Pour parler Open-Source, le fait que le logiciel soit Open-Source est reçu très différemment suivant le type d’entité avec qui je travaille, c’est assez binaire par type d’entité : c’est soit super car les gens en face ne jurent que par l’Open-Source et donc je suis « compatible », soit ça alimente beaucoup en questions sur le pourquoi je le fais, sur comment je peux en vivre, il y a encore beaucoup d’éducation à faire sur le libre et rassurer que le libre n’est pas en opposition avec le commercial et peut très bien cohabiter avec du non libre (malheureusement, vu qu’un partie des personnes se disant libristes s’amusent toujours à opposer une supposée pureté d’un tout libre non commercial fantasmé au commercial ou à la cohabitation avec le non-libre, il a des peurs sur le libre à enlever, c’est un travail long), mais ce genre de discussion sur l'Open-Source permet de créer un premier contact.

Plus de 97% de ton CA à l'export… est-ce une question de choix ? D'opportunités ?

Ça doit même être 99% en 2013.

Pas de ségrégation anti-France, non ! Peut-être parce que la France c’est 1% de la population mondiale ? Le monde de l’Open-Source (ou de l’informatique en général) que je connais n’est pas limité par les frontières physiques mais plutôt par des frontières économiques (il ne faut pas se leurrer, je n’ai jamais eu de contact professionnels avec des pays d’Afrique par exemple…). C’est plutôt donc des opportunités aidées par ma façon de gérer : je ne fais pas de publicité à part le logiciel Open-Source MediaInfo donc de manière « passive », je ne suis pas « pro-actif » et ne vais pas « vendre » ma solution, c’est plutôt les utilisateurs qui me contactent pour me proposer du business, et je pense que ce n’est pas trop dans la mentalité française que de contacter un projet.

Par exemple, je reçois beaucoup de courriels venant de Grande-Bretagne ou des USA pour me dire « super ton logiciel, continue, j’espère qu’on pourra faire du business bientôt » ou « j’ai besoin d’intégrer ton logiciel, faisons du business ensemble », et quasiment pas de France, et quand je rencontre des Français (ou Européens en général) ils me disent plutôt qu’ils l’utilisent passivement, sans idée de faire évoluer et de l’intégrer plus dans leur workflow, qu’ils « n’ont pas de budget » ou qu’ils font plutôt appel à des SSII qui leur font un joli paquet avec des gros outils.

De plus, ça n’étonnera pas les connaisseurs, mais voilà : l’argent dans l’informatique, il est majoritairement aux USA, les entreprises aux USA ont aussi beaucoup moins de problème à travailler avec des gens qui n’ont pas une belle plaquette publicitaire mais font un truc utile qui marche, et ne demandent pas de remplir 30 pages de réponse à appel d’offre pour un petit besoin (ne pas rigoler, mais il m’est déjà arrivé en France de facturer 5 jours de travail comprenant 3 jours de paperasse pour réponse à l’appel d’offre / réussir à faire accepter une petite boite par la compta / réunion de lancement / réunion d’avancement etc), du coup case « export » pour moi dans la majorité des cas.

Un CA qui grossit d'ailleurs… ton activité s'est bien développée. À quoi attribues-tu cela ? Marketing ? Expertise technique ? Marché de la vidéo en vogue ?

Marketing ? Tu plaisantes j’espère, tu as vu la gueule de mon site web ? ;-)

Plus sérieusement : c’est aujourd’hui majoritairement dû à une unique entreprise qui ne fait pas de libre elle-même mais qui m’achète plein de jours de travail du fait de mon expertise technique, et dont une bonne partie de mon travail est autorisé (ça a été négocié) à être dans la version libre. Ça se passe très bien avec cette entreprise donc le CA grossit en conséquence. Et à force d’être de plus en plus expert, je peux augmenter mon taux journalier. Si je n’avais pas cette grosse entreprise cliente, le CA serait pas mauvais non plus (pour le moment, je dois refuser des demandes) mais sans aucun doute bien moindre. Après, je pense que ça vient toujours du fait que je ne refuse rien « par principe » : tu veux du non Open-Source en étant prêt à payer plus cher ? Je fais. Tu veux de l’Open-Source sur Mac car l’Open-Source pour le logiciel est obligatoire pour le long terme mais tu n’es pas prêt à sacrifier ton confort ni demander à tous tes utilisateurs de changer d’OS car ça on s’en fout complet pour le long terme? Je fais.

J’en profite pour faire une remarque : mon expertise, je la matérialise par du code (le code n’est pas super en lui-même, je ne suis pas très doué la dessus, ma plus-value est dans la capacité à lier mon expertise en analyse à du code et à adapter le code à la demande client), et force est de constater qu’en France faire du code « expert » n’est pas bien valorisé : par curiosité, j’ai passé quelques entretiens d’embauche en France, et pour la partie technique ça allait mais dès qu’on parlait rémunération on me répondait « ça ne va pas la tête, vous demandez n’importe quoi, ça va pas être possible » alors qu’on m’aime bien outre atlantique parce que je suis… pas cher. Il y a un souci. Je comprends beaucoup quand les codeurs « experts » partent aux USA, ils sont plus valorisés. C’est dommage de perdre les compétences en France.

Du coup tu travailles toujours seul comme fin 2011 ou bien tu as recruté des collaborateurs ?

Pour le moment, toujours seul. Je suis encore cette année plus sur l’idée de vendre mon expertise que de monter une grosse boite avec plein de gens dedans. Le projet de monter quelque chose autour de la communauté d’utilisateurs mûrit, mais c’est quelque chose de moins « naturel » pour moi : je suis assez individualiste, j’ai du mal à déléguer et prendre des risques sur ce que je ne maitrise pas : si je plantais mon projet seul, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même tandis qu’avec une autre personne d’une il y a le risque financier plus important et de deux je peux avoir choisi la mauvaise personne et ça se transforme en argent jeté à la poubelle. Je ne suis pas non plus forcément compatible avec une certaine vision du libre (l'avantage du libre est qu'il accepte différentes visions), celle "communautaire" où les décisions sont plus "démocratiques", je veux garder la main sur le projet.

Donc le projet mûrit avec des personnes en qui j’ai fortement confiance et qui sont prêtes à partager les risques financiers avec moi : je ne compte pas recruter mais avoir des partenaires. Tout comme je travaille en tant que partenaire avec d'autres personnes sur d'autres projets qu'ils me proposent mais qu'ils dirigent. Je me sens plus proche d'une vision américaine (je me trompe peut-être) du travail avec pleins d'indépendants qui bossent ensemble sur des projets suivant les besoins et les opportunités de financement qu'une entreprise avec les mêmes salariés (le véritable nom plutôt que la belle présentation "collaborateurs" ;-) ) sans liberté de choix dans le temps.

Bientôt sept ans d'activité… Quel regard portes-tu sur ton parcours, les difficultés et les réussites que tu as vécues ?

Mmm… Encore une question où il faut bien présenter ;-). Bon essayons.

La principale difficulté est la gestion du temps : les projets et les hotfix à faire, je n’en décide pas le planning. Et l’expertise est concentrée sur une seule personne, des fois ça fait un peu mal (surtout avec les nuits blanches car le projet est bloqué et t’attend).

La deuxième difficulté est la conséquence d'une énorme bêtise de jeunesse : ne pas avoir, quand j'avais le temps, avant de travailler, ou pendant que j'avais un travail relativement tranquille, correctement appris… l'anglais! Les jeunes (oui, je me fais vieux et dit "les jeunes" maintenant), bougez-vous, allez faire un tour à l'étranger (pas forcément dans des pays de langue anglaise, la plupart des capitales ont maintenant un grand nombre de réunions informelles entre informaticiens et ça se passe en anglais car les capitales sont remplies d'étrangers venant des quatre coins du monde et c'est la langue commune), passez-y 1 an, 2 ans, mais ayez un niveau d'anglais correct. Mon niveau est fidèle à la réputation des français, et ça me joue beaucoup de mauvais tours car toutes les discussions professionnelles sont en anglais, la langue commune de tous les interlocuteurs américains et européens. Et ce n'est pas plus tard qu'on apprend facilement une langue (l'âge n'aide pas, le temps disponible non plus).

Ma plus grande réussite ? Réussir certaines rétro-ingénieries, les vendeurs de solutions audio/vidéo n’étant pas toujours des plus ouverts mais les clients voulant un outil qui analyse tout de la même manière même sur du fermé de chez fermé.

Concernant le regard sur le parcours, c’est surtout voir que ce que j’avais prévu il y a 7 ans n’est absolument pas ce que je fais aujourd’hui, et de voir le monde de l’Open-Source évoluer dans un plus grand professionnalisme, avec des individus portant un intérêt particulier sur la notion de long terme (dans lequel l’Open-Source excelle, par définition). C’est particulièrement vrai dans mon domaine, qui est passé d’un monde hyper fermé (spécifications des formats vidéo et audio cachées) à beaucoup d’ouverture (c’est bardé de brevets payants certes, mais n’importe qui peut implémenter car il a accès aux spécifications), les formats aujourd’hui majoritaires étant tous aux spécifications disponibles. Ce n’est pas encore des formats ouverts dans le sens UE (donc sans brevets payants dessus), mais c’est un pas.

Tu dis que ce que tu fais aujourd'hui n'est absolument pas ce que tu imaginais… en quoi est-ce différent ? Comment se sont déroulées la ou les phases de "pivot" (comme on dit en mode lean) ?

La grosse différence se situe entre le business plan que j'avais à l'époque et ce que je fais aujourd'hui :

  • Le business plan était orienté "pages vues", apporter un site pour particuliers autour de MediaInfo, avec des "extra" dans le service aux professionnels.
  • Aujourd'hui, je ne fais que du service aux professionnels et le site vivote, n'a pas bougé depuis longtemps, les utilisateurs particuliers se plaignent que je ne pense pas assez à eux.

Le pivot s'est passé il y a 4 ans :

  • Avant (les 3 premières années de l'entreprise), j'avais quelques contrats professionnels et remplissait le reste du temps en répondant aux besoins des particuliers
  • En 2010, j'ai rencontré cette entreprise qui me sponsorise aujourd'hui beaucoup, ça a commencé par un besoin super méga urgent d'expertise technique puis un autre (tout aussi urgent), puis un autre (pas moins urgent), jusqu'à ce qu'il y ait une liste d'attente et j'ai naturellement abandonné la partie besoins des particuliers.

De mon point de vue, l'important est d'avoir une idée sur comment on voit la rentabilisation d'un projet, mais de ne pas refuser une occasion si elle se présente. Une occasion s'est présentée, je l'ai prise, même si elle n'était pas 100% libre, et en bonus elle fait aussi vivre la partie libre. Pas sûr que j'aurai pu vivre avec uniquement accepter des contrats dans le libre, faute d'un assez grand marché (mon domaine est très spécialisé et très non libre, même si ça change au fur et à mesure).

Beaucoup de sociétés ne déposent pas leurs comptes pour cacher leur véritable santé financière (dans un sens ou dans l'autre). Ce n'est pas ton cas ; peux-tu nous expliquer ta position ?

Euh… Je ne m’étais jamais imaginé cette question. Il est vrai que certaines entreprises ne diffusent jamais leurs comptes, d’autres arrêtent étonnamment, mais perso je ne m’étais pas vraiment posé la question : officiellement, c’est obligatoire, mon comptable m’envoie la liasse pour le greffier, je signe (les papiers, et le petit chèque qui va avec pour le greffier, faut pas déconner c’est payant ça) et basta. Du coup, ma position… Pas facile à savoir moi-même. On m’a déjà parlé des chiffres publiés, pour discuter de la viabilité de l’entreprise (à l’époque, les nombres étaient petits), donc j’imagine que publier me permettra un jour de rassurer des entreprises françaises sur la viabilité de mon entreprise. Et je ne vois pas spécialement de raison de cacher, donc je ne cache pas. Sans pour autant m’interdire de ne pas obéir à la loi dont la violation n’a pas l’air de déranger, si j’en éprouve le besoin.

Logiciels libres, licences et services en ligne Tu as récemment changé de licence sur MediaInfo. Peux-tu brièvement rappeler les raisons de ce changement de licence ? Quel est la licence aujourd'hui ? Comment as-tu opéré ce changement de licence et en es-tu satisfait ?

Pour les raisons, je me permets de rediriger vers le journal que j’ai fait à ce sujet. La licence est aujourd’hui BSD 2-Clause. J’ai eu peu de contributeurs extérieurs, et ils n’étaient pas morts donc ça a été facile de leur demander, et comme ils n’étaient pas intégristes du copyleft ils ont signé le CLA vite fait. À noter qu’il y a quelques gardiens des changements de copyrights, j’ai dû envoyer les CLA de mes contributeurs au mainteneur Debian qui voyait d’un mauvais œil le diff de changement de nom dans l'assignation de copyright. Maintenant je suis comme d’autres projets avec une demande décriée par certains de signature de CLA avant contribution. Ça fait bondir des gens, il parait que je perds des contributions, mais c’est moins prise de tête et si jamais je veux passer à la licence ISC (ou WTFPL) un jour car c’est plus à la mode ben je pourrai. Je suis satisfait dans le sens où je n’ai plus à gérer les courriels demandant si on a le droit de faire ci ou ça et ça me correspond plus (je suis pour que les gens aient le plus de libertés possibles, sans jugement sur leur position sur le libre, chacun y vient à sa vitesse).

En parlant de MediaInfo, le projet est toujours hébergé chez SourceForge… qui est désormais plutôt controversée. Pourquoi n'as-tu pas basculé sur une autre forge ?

En fait, j’ai plus ou moins basculé : le site web et les sites de téléchargement principaux sont maintenant sur mes propres serveurs. Je laisse un miroir des fichiers sur Sourceforge pour les sites tiers pas doués qui ne mettent pas à jour les liens (ils ont des robots qui testent la présence de la version N+1) et les gens qui veulent rester sur Sourceforge. Plus de téléchargement officiel chez eux, donc je n’ai pas à me taper leur installeur bourré de pub ni afficher leur pub (je préfère afficher la mienne, c’est plus rentable :-D ). Mon installeur Windows a de la pub aussi certes, mais il est bien moins violent que le leur (sur le mien, il faut faire un choix actif pour installer le logiciel en pub, sur celui de Sourceforge tout est fait pour te tromper). Reste le SVN, mais comme c’est que pour moi et qu’il marche toujours, c’est la fainéantise. Un jour je passerai à Git (un jour !), ça vient doucement.

Tu as une vision plutôt pragmatique du logiciel libre ; contrairement à certains ici, tu utilises des logiciels propriétaires sans hésiter si tu les juges meilleurs. Utilises-tu pour ton activité professionnelle des logiciels propriétaires commercialisés en tant que service (SaaS - Software As A Service) ? Quelle est ta position générale sur ce sujet ? Pourrais-tu en utiliser, et si oui quelles seraient les conditions requises pour que tu acceptes de les utiliser ?

Exact. Visual Studio est bon ? Je l’utilise, point. Qu’on me propose un IDE libre qui est bon, et je le prendrai (je rigole pas mal quand on me parle d’IDE libre « performant » avec plein de noms pour dire d'en avoir, ça montre surtout une méconnaissance de Visual Studio). SaaS ou pas, l’important pour moi est la liberté des données générées. Un produit non libre, il sait faire du code libre et il sait faire des binaires libres. Pour le SaaS en lui-même, c’est surtout un mot « hype » pour désigner une façon de faire pas si nouvelle, Sourceforge dont on a parlé précédemment c’est du SaaS depuis 15 ans. Pour l’idée de céder à la mode du SaaS, l’important pour moi est la liberté des données qui en sortent : format standard. Que ce soit libre ou pas, ce n’est pas mon problème (mais de celui qui me fournit le service. Et si le service disparait, je regarderai alors ce que je fais de mes données libres). Je suis un « vieux » qui n’utilise pas tant que ça le SaaS parce que surtout il n’en voit pas toujours l’intérêt à part le hype et le fait de ne pas avoir à installer de logiciel (mais comme je sais faire ça, ce n’est pas vendeur pour moi). Je l’utilise surtout pour le collaboratif, travailler à plusieurs sur un Google Document est quand même très très pratique (et c’est ça l’important).

À noter que ton « contrairement à certains » me fait bien sourire, la quasi-totalité de ces personnes ont un BIOS (donc du logiciel) non libre, par pur confort, ou des pilotes non libres, ou un Steam non libre, suivant leurs propres limites et leurs envies du jour, et leur stigmatisation des gens ayant un peu plus de logiciel non libre qu’eux est bizarrement mis avec une limite qui exclut des gens tout en les incluant eux. Tout le monde utilise du propriétaire qui peut contenir des méchantes portes dérobées, les gens qui se croient plus libristes que les autres car n’ont pas les mêmes trucs proprios que les autres qu’ils critiquent ne trompent qu’eux-même. Tout le monde priorise son confort au libre, c’est juste le placement de la limite qui change. Si les libristes qui ne veulent pas utiliser de logiciels non libres car c’est caca étaient cohérents sur leurs arguments, ça ferait longtemps qu’on aurait des processeurs (CPU et GPU) libres faits à partir de fonderies libres. Ce n’est pas le cas.

Un projet libre dont tu as envie de parler ?

MediaInfo bien évidemment :-D. Plus sérieusement, je suis surtout consommateur d’autres projets libres, sans forcément avoir de coup de cœur sur un projet précis. Si il fallait en citer un, je dirais CentOS qui propose une version professionnelle de distribution Linux, et qui me perme de décider quand je migre grâce à sa maintenance de 10 ans et de plusieurs versions en parallèle, et non pas quand les distributions m’obligent à faire les migrations quand ils arrêtent rapidement le support.

Un mot à ajouter ?

J’ai essayé de mettre un maximum de trolls dans mes réponses, spécialement pour LinuxFr, lequel prendra le plus ? :-D

Merci Jérôme pour ton temps et tes réponses ! :)

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Revue de presse de l'April pour la semaine 35 de l'année 2014

1 septembre, 2014 - 20:04

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Bulletins Electroniques] Brevetabilité des logiciels et des "business methods" aux Etats-Unis

Par la rédaction, le vendredi 29 août 2014. Extrait:

Une décision de la Cour Suprême va faire évoluer la pratique américaine concernant les brevets sur les logicels, les méthodes, et forcer à un réexamen de leur brevetabilité. Une évolution qui va créer de l'incertitude à court terme, mais qui peut être bienvenue.

Lien vers l'article original: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76626.htm

Et aussi:

[JDN] Open source 2.0 ou l'ère de la maturité

Par Marc Palazon, le jeudi 28 août 2014. Extrait:

En cette année 2014, l’open source est en pleine effervescence et démontre encore une fois qu’il ne s’agit en rien d’un phénomène de mode mais bien d’une mutation profonde de l’écosystème mondial de l’informatique qui se joue.

Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/solutions/expert/58291/open-source-2-0-ou-l-ere-de-la-maturite.shtml

Et aussi:

[Le Courrier] Une alternative au droit d’auteur

Par Laura drompt, le jeudi 28 août 2014. Extrait:

Les licences Creative Commons encouragent le partage des contenus culturels, dans l’idée d’un Internet participatif. Un changement de paradigme.

Lien vers l'article original: http://www.lecourrier.ch/123348/une_alternative_au_droit_d_auteur

[Le Monde.fr] Hadopi, surveillance, Netflix… le gouvernement Valls 2 est-il numérique?

Par la rédaction, le mercredi 27 août 2014. Extrait:

Emmanuel Macron, qui remplace poste pour poste Arnaud Montebourg à Bercy, est bien plus «digital» – le mot utilisé dans les milieux économiques – que numérique – le mot utilisé par la société civile. C’est lui, en collaboration avec le directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault, qui a par exemple décidé du recul du gouvernement sur les «pigeons», ces entrepreneurs du Web qui protestaient contre la taxation des plus-values de revente d’entreprises.

Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/08/27/valls-2-un-gouvernement-plus-digital-que-numerique_4477403_4408996.html

Et aussi:

[Mediapart] Logiciel Libre - juste une question humaine

Par Frédéric Couchet, le mardi 26 août 2014. Extrait:

Pourquoi existe-il des personnes qui font des logiciels libres? Eben Moglen, l’une des figures les plus importantes dans l’univers du logiciel libre et de la culture numérique, propose une réponse simple et sans doute très juste

Lien vers l'article original: http://blogs.mediapart.fr/blog/frederic-couchet/260814/logiciel-libre-juste-une-question-humaine

[La Presse] Microsoft gâte les cégépiens de Limoilou avec une suite Office gratuite

Par la rédaction, le dimanche 24 août 2014. Extrait:

Ardent militant pour l'implantation du logiciel libre, le professeur Daniel Pascot trouve «scandaleux» que des cégeps relaient la promotion de Microsoft auprès de leurs étudiants. M. Pascot, qui est professeur au Département des systèmes d'information organisationnels de l'Université Laval, ne s'étonne pas de la stratégie adoptée par le géant de l'informatique: «C'est un peu la stratégie du dealer de drogues. On vous donne le produit gratuitement pour que vous ne puissiez plus vous en passer et, par la suite, il devient payant.»

Lien vers l'article original: http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201408/23/01-4794130-microsoft-gate-les-cegepiens-de-limoilou-avec-une-suite-office-gratuite.php

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Forum PHP - 23 et 24 octobre 2014 - Beffroi de Montrouge (92)

1 septembre, 2014 - 17:32

L'AFUP est heureuse d'annoncer la prochaine édition du Forum PHP, le plus grand rendez-vous annuel de toutes les communautés PHP, professionnelles et open-source, dédié au langage et à son écosystème en France. Le Forum se tiendra les jeudi 23 et vendredi 24 octobre 2014, à Montrouge, aux portes de Paris.

Cette année, le programme des conférences aura pour thématique phare « Du concept à la production, PHP premier à l'arrivée! » avec pour grands axes :

  • Agilité et Devops en PHP
  • Gagner du temps avec l'écosystème open-source PHP
  • Les solutions cloud du développeur PHP rapide
  • Optimisation PHP côté production
  • Retours d'expérience PHP à grande vitesse
Nouveauté 2014 – Le Forum PHP lance les ateliers pratiques

Dans sa volonté d'emmener la communauté PHP à son top, l'AFUP propose cette année des ateliers pratiques d'une demi-journée en parallèle des conférences, animés par les plus grands experts du langage.

Le premier à ouvrir le bal est Julien Pauli, expert PHP reconnu, actuellement en charge de la gestion des sorties des versions 5.5 et 5.6 du langage. Il vous emmènera à la découverte des arcanes des extensions PHP : à quoi sert une extension PHP, comment sont-elles architecturées, comment et pourquoi en créer une soi-même ? Vous apprendrez comment fonctionne PHP de l'intérieur, et vous mettrez en place une extension vous permettant d'aborder, de manière concrète, de nombreux points, tels que le cycle de vie de PHP, son architecture, la gestion de la mémoire dans PHP et la manipulation des variables en interne. Vous aborderez ensemble les concepts plus avancés de fonctions / tableau (hashtable), classes et objets pour finir sur la découverte et la modification de la machine virtuelle de PHP.

À noter que l'inscription est sans surcoût pour les visiteurs munis d'un billet d'entrée.

À propos de l’AFUP

L’AFUP, Association Française des Utilisateurs de PHP, est une association de loi 1901 dont le principal objectif consiste à promouvoir PHP auprès des professionnels et participer à son développement. Dans cette optique, l’AFUP organise depuis 2001 des rencontres à Paris et en province qui favorisent l’échange d’expertises.

Aujourd’hui l’AFUP compte près de 350 membres dont un quart de personnes morales (entreprises ou collectivités territoriales).

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Points Libres GNU/Linux, Blender le 1er septembre à Montpellier

1 septembre, 2014 - 12:21

Lundi 1 septembre 2014 de 14h00 à 17h00
Maison des Adolescents - MDA34 - 9, rue de la République 34000 Montpellier

Les Points Libres proposés par Montpel’libre prennent leurs quartiers à la Maison des Adolescents de l’Hérault MDA34. Tous les premiers lundis de chaque mois la MDA hébergera les Points Libres, dans les salles accueil cyberespace et partenaires.

Les AteLibres sont des ateliers pratiques sur le thème des logiciels libres organisés et animés par l’équipe dynamique et compétente de Montpel’libre ainsi que de ses partenaires.

Montpel’libre vous propose de participer aux « Points Libres », le grand rendez-vous de tous les passionnés du logiciel libre. Il a lieu le premier lundi de chaque mois, de 14h00 à 17h00.

Programme habituel :
14h00-16h00 : accueil à la Maison des Adolescents de l’Hérault des personnes qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur les systèmes et logiciels libres, Linux ou utiliser librement les ressources numériques, salle accueil PC.

16h00-17h00 : toute une équipe de passionnés, vous proposent l’animation de l’atelier « Points Libres » par les membres de Montpel’libre. Discussions libres et accompagnement des utilisateurs aux systèmes d'exploitation libres, Linux, Haiku. Permanence Logiciels Libres. Installation de Mint, Ubuntu et Emmabuntüs sur le cyberespace de consultations libres.

16h00-17h00 : introduction à Blender, (inscriptions recommandées).

  • téléchargement et installation
  • généralités sur l’image 3D
  • présentation générale de l’interface
  • découverte des outils de base
  • configuration et préférences

Pour les utilisateurs plus avancés, une aide sur des points précis ou blocages et possible, salle partenaires à l’étage.

Entrée libre et gratuite pour tout public.

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Atelier « Découverte des Logiciels Libres Scribus »

31 août, 2014 - 13:49

L’association CercLL, en collaboration avec Yves Specht, vous invite à l’Atelier du Samedi Libre qui se déroule le samedi 13 septembre 2014 de 14 h 30 à 17 h 30, à la Fabulerie, au 4 rue de la Bibliothèque, 13001 Marseille.

Ateliers

Ces ateliers se déroulent, en général, sur une séquence hebdomadaire, de 2 à 3 séances de travail et sur un thème déterminé.

Comme le mot atelier le laisse présumer, dans ce cadre, nous proposons une approche pratique des outils libres.

Nous avons décidé de nous adresser à un public débutant qui cherche à mieux connaître son ordinateur et les applications les plus courantes que tout un chacun utilise.

Entrée libre. Tout public.

Prérequis

Les personnes qui veulent participer à ces ateliers devront s’inscrire à la Fabulerie, au 4 rue de la Bibliothèque, 13001 Marseille, ou sur notre site CercLL.

L’atelier n’aura lieu que si quatre personnes au moins sont inscrites.

L’inscription équivaut à un engagement moral de participation.

Atelier Scribus

Atelier Découverte des Logiciels Libres Scribus, première séance.

Scribus est un logiciel libre de publication assistée par ordinateur (PAO), distribué sous licence libre GNU GPL. Il convient pour la réalisation de plaquettes, de livres et de magazines. Scribus est multi‐plate‐forme.

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Museomix cherche des développeurs

29 août, 2014 - 23:29

Museomix est un évènement qui rassemble, le temps d’un week‐end (7, 8, 9 novembre) dans un musée, des amateurs, curieux, passionnés de différents profils, pour remixer un musée.

Sur le modèle des hackathons, des équipes sont constituées pour travailler pendant trois jours sur un prototype de support de médiation dans le musée. Un des exemples de réalisation est le prototype développé l’an dernier au Musée dauphinois à Grenoble : Levez les yeux ! (Vidéo Youtube).

Il manque des développeurs dans quasiment tous les muséomix : Saint‐Étienne, Paris, Arles, Nantes, Lille, Genève, Montréal et Derby (Angleterre).

Chaque équipe est constituée des profils suivants :

  • Fabrication — Fabriquez‐le !
  • Médiation, interaction et usage – Faites une expérience réussie !
  • Expertise des contenus – Rendez‐le scientifiquement juste !
  • Communication et diffusion – Faites‐le connaître !
  • Programmation et développement – Faites‐le marcher !
  • Graphisme et mise en forme – Rendez‐le beau !
  • + un profil polyvalent.

Les équipes seront libres de choisir l’œuvre à « museomixer ».

En région Rhône‐Alpes, l’édition 2014 aura lieu au Musée d’art et d’industrie de Saint‐Étienne.

Il contient trois collections :

  • une sur les armes (du moyen‐âge au contemporain) ;
  • une sur les cycles (vélo, grand‐bi…) ;
  • et une sur les rubans (avec notamment de nombreux métiers à tisser).

Nous avons reçu de nombreuses candidatures dans tous les profils, mais nous manquons de développeurs ! Si le projet vous intéresse, n’hésitez pas à nous envoyer un courriel pour avoir plus d’informations à clemence<at>cybele-arts<dot>fr. Vous n’avez pas besoin d’avoir des connaissances particulières en art, ou sur le domaine des musées en général. Un peu de curiosité et d’envie suffiront !

Détails pratiques :

  • présence obligatoire les trois jours : 7, 8 et 9 novembre 2014 ;
  • 50 € (ou équivalent selon les pays) de participation sont demandés pour les repas des trois jours qui seront servis ;
  • chaque participant doit se loger par ses propres moyens (en région Rhône‐Alpes, des propositions de CouchSurfing seront arrangées entre les muséomixeurs locaux et les autres) ;
  • des fab labs locaux seront présents pour mettre tout leur matériel à disposition.

N. D. M. : Voir la partie « Comment fonctionne museomix ? sur la question des licences (« Nous encourageons les participants à adopter des licences libres (ou ouvertes à défaut) », pas de brevets, les licences CC-0, CC-By, CC-by-sa, LGPL, CeCILL, Peer Production sont citées, et les briques propriétaires devraient pouvoir être remplacées par une alternative libre). Et dans la partie « Inspiration » sont mentionnés les principes Drupal, le Manifeste Mozilla, les Principes de Wikipédia, le Contrat social Debian et les Principes de l’événement Burning Man.

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Deux ans de Pastèque, logiciel de caisse

28 août, 2014 - 22:22

Pastèque est un logiciel de point de vente (point of sales). Avec le matériel adéquat (imprimante thermique, lecteur de carte bleue…), il permet de gérer tout point de vente : restaurant, épicerie, bar, librairie…

Le 28 août est, selon le calendrier républicain, le primidi 11 fructidor (222 cette année) et, surtout, le jour de la pastèque. On a décrété que ça serait l’anniversaire du projet : c’était les 2 ans. Il y a deux ans, on travaillait à l’arrache le P.O.S. d’OpenBravo pour les besoins d’un restaurant (2 sous de table) et d’un bar (le Café citoyen) militants, exigeant du logiciel libre.

Aujourd’hui, Pastèque est devenu un projet logiciel à part entière. L’anniversaire est l’occasion de faire un point d’étape.

Changements techniques

OpenBravoPOS, logiciel à l’origine de Pastèque, commence à vraiment être loin derrière. C’est dommage, le code en catalan avait un exotisme certain pour les Nordistes et Belges qui ont travaillé dessus.
Nous nous orientons vers un modèle client‐serveur, simplifiant la gestion simultanée de plusieurs points de vente.

Pastèque n’est donc plus tant un logiciel qu’une suite :

  • Pastèque Server, interface de programmation (API) pour les clients, interface d’administration ;
  • Pastèque Desktop, le client historique, mais dont l’interface est en train d’être révolutionnée par Clic’Ordi ;
  • Pastèque Android, le client Android qui progresse énormément avec l’intégration d’imprimantes thermiques, du système de paiement Payleven, des lecteurs de code‐barres, etc.

Une version HTML 5 est envisagée, mais il paraît pour le moment trop ambitieux de maintenir quatre logiciels de front.

On a mené quelques rationalisations, notamment sur la numérotation des versions. La version stable est la 5.

Changements autour du logiciel

Une communauté commence à apparaître autour de Pastèque, avec des scripts avancés proposés sur le forum ou les premières contributions majeures en code de Clic’Ordi.

Le site Web a été refondu pour quelque chose de plus « professionnel ». Un site communautaire dédié a été mis en place.
Un site sert à l’accès aux comptes en ligne et le Redmine est toujours en IPv6 uniquement. :-)

Changements dans le modèle économique

Le modèle client‐serveur posait un problème économique à pas mal d’utilisateurs. En effet, il n’existait plus de solutions gratuites. Les comptes sur les serveurs de Scil étaient payant, tout comme l’accès à Pastèque Server pour l’auto‐hébergement (licence GPLv3, payante).
Scil a donc opté pour la gratuité pour les petits commerçants (3 points de vente). Les commerces plus gros trouveront les tarifs très raisonnables : 15 € par points de vente au‐delà du troisième.

Et l’avenir ?

Le logiciel progresse bien, tant techniquement que commercialement. On ne se bile pas trop sur la technique.
À présent qu’elle émerge, l’organisation de la communauté et ses droits sont un point à envisager (pour l’instant tout appartient à la coopérative Scil). La question du caractère payant de l’accès à Pastèque Server sera également à étudier.

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Avalanche de nouveautés sur la Wii

28 août, 2014 - 09:16

De nombreux jeux sont sortis sur la Wii. Non pas la Wii U mais celle qui l'a précédée. "Où ça , où ça ?" me diriez-vous. Ne cherchez pas dans le commerce, vous ne les y trouverez pas. La simple raison est qu'ils sont disponibles seulement via le HomeBrew Channel. Le HomeBrew Channel (HomeBrew="fait maison") est une chaîne parallèle de la scène "hackers" non approuvée par Nintendo. Vous pensez bien, des jeux qui ne passent pas par Nintendo, quel scandale. C'est pourtant le seul moyen de faire autre chose avec cette console que des jeux, lui redonnant ainsi une nouvelle vie loin de la poussière du grenier.

Comment y accéder ?

Nous vous en avons déjà parlé dans un précédent article à propos de la sortie d'OpenTTD sur la Wii.

Suivez la procédure qui y est indiquée pour installer le HomeBrew Channel. Si le système de votre Wii se laisse faire (ne pas le mettre à jour), alors le côté obscur de la force sera avec toi.

Revenons à nos moutons

Les nouveautés parues sur ce Channel. Nous avons donc vu apparaître des reprises de grands classiques : Wolfenstein3D (moteur libre d'IdSoftware renommé Id Tech 1), Quake1 (portage du moteur libéré de la même maison Id Tech 2), Hexen (moteur GLQuake), DukeNukem3D (motorisé par le moteur libre eDuke32) , des jeux issus de concours ou évènements (Ludum Dare par exemple), des jeux indépendants (pas tous réussis), mais aussi des jeux libres et c'est sur eux que nous allons insister :
Leur code source étant disponible et modifiable, de compétents programmeurs peuvent s'en emparer et les adapter (porter) sur la Wii. La Wii possède un processeur particulier (PowerPC d'IBM ainsi qu'un système propre, dans notre cas, cela fonctionne sur le HomeBrew Channel). Depuis notre article précédent, outre les jeux déjà cités dans cet article, nous avons vu apparaître : SuperTux, Pingus, WiiDoom (basé sur PrBoom une reprise de Doom), LiquiidWar (basé sur Liquid War de Christian Mauduit), Lpairs de Mickael Speck, et plus récemment BlobWars : Metal Blob Solid, Super Maryo Chronicle (ces 2 portages ont été réalisés par Wiimpathy).
Enfin, n'oublions pas les jeux du groupe espagnol PixJuegos qui ont eux-mêmes portés leurs jeux sur la Wii. Il s'agit donc de PixBros (un jeu de plateformes réussi), Garnatron (un jeu de tir à défilement vertical de type Galaga), PixDash (un autre jeu de plateforme à défilement horizontal) et pour finir "La Pessadilla de Ripollès" un jeu de combat "Beat them up" qui a gagné la première rencontre castillane de développement de jeux vidéo.

Alors convaincu ?

Cours tout de suite chercher la Wii dans le grenier. Et quand tu auras fini de jouer, vas donc voir les autres logiciels libres présents sur la Wii et le HomeBrew Channel. Avec un regret tout de même, la licence n'est bien souvent pas indiquée (alors qu'elle est libre puisque le jeu d'origine l'est)

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Nouveautés chez Prof Tux

27 août, 2014 - 14:27

Quelques nouveautés chez Prof Tux, un site de conseils sur GNU/Linux et le Libre. Après avoir migré la boutique vers un hébergeur ayant ses serveurs en France, puis refait entièrement la boutique, toujours avec une solution libre, avoir enlevé Google Analytics (pour des raisons de respect de la vie privée), je publie maintenant de nouveaux tutoriels. Ils sont plus orientés vers le monde associatif, afin de les aider à découvrir les solutions libres disponibles et les accompagner dans leur migration.

J’ai aussi rédigé un petit guide des solutions libres spécialement pour les associations. Alors, venez découvrir tout cela chez Prof Tux, il y a maintenant un système de points de fidélité.

N. D. M. : Voir aussi le Guide Libre Association de l’April (et la campagne d’appel à dons pour encore une journée).

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Sortie de R.A.S. v0.5, alias RandoAmisSecours

27 août, 2014 - 13:21

Après quelques mois de développement, voici une nouvelle version de R.A.S. (alias RandoAmisSecours).

Pour rappel, R.A.S. est une application Web permettant de déclarer les sorties (montagne, canyon…) que l’on va effectuer. Chaque sortie étant assortie d’un horaire de fin et d’alerte. Si vous ne revenez pas à temps de votre sortie (par exemple à cause d’un accident), R.A.S. alertera vos contacts par courriel (et SMS). Je vous avais déjà parlé de ce projet dans cette dépêche sur la v0.4.

Améliorations Envoi de SMS

De nombreuses personnes ont demandé à ce que R.A.S. puisse envoyer des SMS en plus des courriels. C’est maintenant possible pour les clients de Free Mobile, grâce à l’interface de programmation (API) mise en place en juin par l’opérateur.

Pour activer ce service, les utilisateurs concernés doivent indiquer qu’ils sont clients de Free Mobile et remplir le nom d’utilisateur et la clé d’accès au service.

Afin de supporter d’autres opérateurs éventuels, j’ai d’ailleurs écris une mini bibliothèque fournissant une seule API pour l’envoi de SMS : SMSForward. Pour le moment seul Free Mobile est supporté, mais j’espère ajouter la prise en charge d’autres opérateurs lorsque ceux‐ci mettront une API à disposition.

Prise en charge des fuseaux horaire

Depuis la version 0.4, RandoAmisSecours est capable de gérer les fuseaux horaires correctement. Cependant ceux‐ci ne fonctionnent correctement que si chaque utilisateur a bien indiqué le fuseau horaire dans lequel il se trouve.

Avec la version 0.5, ce champ est devenu obligatoire. Les anciens utilisateurs sont donc automatiquement invités à mettre cette information à jour lors de la prochaine connexion.

Du code JavaScript détectant le fuseau horaire actuel du navigateur Web a été ajouté afin d’aider l’utilisateur à choisir le bon fuseau horaire.

Traductions

Une nouvelle traduction apparaît. Après l’anglais et le français, voici l’espagnol ! Merci beaucoup à sebbcn pour cette contribution.

Site officiel

J’ai migré le site officiel de R.A.S. vers un domaine dédié : randoamissecours.org. J’en ai profité pour utiliser un certificat StartSSL. Celui‐ci est supporté pas la majorité des navigateurs Web et présente le gros avantage d’être gratuit.

J’ai profité de l’occasion pour améliorer le score du site au SSL Test en suivant les conseils de Mozilla sur la configuration Apache.

Android

J’ai commencé le développement d’une application Android pour R.A.S. Pour le moment, l’application permet juste de se connecter au site et de lister ses sorties et celles de ses amis.

À terme, j’espère pouvoir ajouter les fonctionnalités suivantes :

  • synchronisation régulière avec le serveur ;
  • affichage d’une alerte en cas de retard sur une sortie de l’utilisateur ;
  • clôture d’une sortie de l’utilisateur ;
  • affichage d’une alerte en cas de retard sur une sortie d’un ami de l’utilisateur ;
  • création d’une sortie.

Cependant le développement Android est nouveau pour moi (autant le langage Java que l’API Android), donc l’application avance très lentement. Si une personne souhaite contribuer à ce projet, je suis très intéressé !

Le code source est disponible sur la page GitHub de RandoAmisSecours Android.

Un peu de technique

Pour rappel, R.A.S. est développé en Python (2.6, 2.7, 3.3, 3.4 et PyPy) et basé sur le célèbre cadriciel Django (version 1.6).

Travis CI

À chaque push sur GitHub, une suite de tests est lancée par Travis CI.
Ceci permet de détecter rapidement des régressions dans des configurations que je ne teste pas régulièrement : base de données PostgreSQL ou d’autres versions de Python.

landscape.io

J’ai récemment découvert landscape.io, qui permet de faire tourner plusieurs analyseurs statiques sur votre code Python. Les résultats sont visibles sur la page de R.A.S..
Les résultats ne sont pas à la hauteur de ce que propose Coverity pour le language C/C++. Cependant, landscape.io permet de détecter un ensemble de mauvaises habitudes qu’il est bon de corriger.

Par la suite

RandoAmisSecours commence à prendre un petit peu d’âge et est maintenant régulièrement utilisé par un petit groupe d’amis.

Ceux‐ci me demandent donc les améliorations suivantes :

  • choix d’une personne référente (parmi vos amis) pour une sortie, qui sera alors la seule à recevoir les alertes, et qui doit au préalable accepter d’être le référent sur cette sortie ;
  • indiquer les amis participant à une même sortie, les alertes seront alors envoyées à tous les amis des utilisateurs participant à la sortie ;
  • création d’une liste de description type pour chaque activité. Pour la spéléologie par exemple, le Secours Spéléo attend un certain nombre d’informations lors de l’alerte qu’il serait bon de rappeler.

Et bien d’autres améliorations, voir la page de suivi de problèmes de GitHub.

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Espace Libre et Richard Stallman en conférence à la Fête de l’Humanité 2014

26 août, 2014 - 21:27

Je reprends une information donnée dans la dernière revue de presse de l’April, pour signaler que Richard Stallman sera présent à la Fête de l’Humanité. La Fête de l’Huma est une fête organisée par le journal L’Humanité.

Bien que ce soit initialement un rendez‐vous politique du Parti communiste français, cette rencontre rassemble beaucoup plus largement. La fête aura lieu, cette année, du 12 au 14 septembre au  parc de La Courneuve.

Richard Stallman sera présent lors de cette édition où il donnera une conférence intitulée Logiciel libre : les Droits de l’Homme dans votre ordinateur. Elle se tiendra le vendredi 12 septembre à 17 h 30 au Village de l’économie sociale et solidaire.

Cette édition est également l’occasion de voir réapparaître un espace du logiciel libre, qui était présent il y a quelques années, mais qui avait disparu depuis. Cet espace se veut être un lieu d’éducation populaire aux enjeux du Libre.

Plus de détails dans la suite de la dépêche.

À cette occasion, des démonstrations d’imprimantes 3D, des installations de distributions GNU/Linux (entre autres) devraient avoir lieu tout le week‐end. Les fab labs des « Fabriques du Ponant » et Carrefour Numérique, le fab lab de la Cité des sciences seront présents, avec du matériel, pour effectuer des démonstrations. Bien que géré par des bénévoles, un soutien financier de 2 000 € est recherché pour l’organisation de l’espace. Un financement participatif a été lancé pour l’occasion : ça se passe sur ulule.

N. D. M. : Seront aussi présents l’April, Ars Industrialis, Creative Commons France, Emmabuntüs, FacLab, FDN, Open Edge, Framasoft, Jerry Do It Together, La Quadrature du Net, Les petits débrouillards d’IDF, Mageia, Parinux, Ubuntu-fr. Ou encore Bernard Stiegler et Sébastien Broca (et R. M. S.) qui participeront à des débats sur l’espace.

Source Wikimedia - Pierre‐Yves Beaudouin - GFDL / CC-by-sa.

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