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Planète April - http://planete.april.org/
Mis à jour : il y a 13 heures 2 min

Thierry ARNULF: [VIDEO] – (TouLibre) – De quoi devons-nous nous libérer aujourd’hui ?

9 décembre, 2018 - 20:57
Description : Cette conférence, qui date de 2015 avec Jérémie Zimmermann, reste toujours d’actualité. Son sujet porte sur la surveillance de masse. Durée : 01:24:03 Source : Conference durant la recontre Toulibre 2015 au Bazar du Libre à Toulouse. Publicités

Simon VIEILLE: Une loi européenne pour censurer les mouvements sociaux sur Internet ?

9 décembre, 2018 - 10:26

Alors que la contestation nourrie par les gilets jaunes grandit, demandons-nous comment la future loi de censure antiterroriste s'appliquerait aux mouvement sociaux.

OSINET: GoLand tip of the day: clean up GoLand leftover cache and log folders

8 décembre, 2018 - 17:10
GoLand tip of the day: clean up GoLand leftover cache and log folders Frederic Marand Sat, 2018-12-08 17:10 Google Go = Golang

When GoLand is upgraded from one version to the next, the deployment process adds a new set of configuration, cache, and log directories. But it does not remove the versions associated to the previous versions of the IDE, to ease rolling back to the previous version if an upgrade happens to cause an issue.

So after some time, removing these now-unused folders will regain some disk space, possibly more than 1 GB. Here are their respective locations and content on macOS:

Role Size indication Configuration variable Default location Configuration 3 to 10 MB idea.config.path
  • ~/Library/Preferences/Gogland1.0
  • ~/Library/Preferences/Goland.(version)
Plugins 50 to 100 MB idea.plugins.path
  • ~/Library/Application Support/Gogland1.0
  • ~/Library/Application Support/GoLand-EAP
  • ~/Library/Application Support/GoLand
  • ~/Library/Application Support/GoLand.(version)
Caches 200 MB or (much) more idea.system.path
  • ~/Library/Caches/Gogland1.0
  • ~/Library/Caches/GoLand2018.(version)
Logs 1 to 10 MB idea.log.path
  • ~/Library/Logs/Gogland1.0
  • ~/Library/Logs/GoLand2018.(version)

On Windows and Linux, lookup the location using the name of the configuration variable in the third column.

Notice that the Toolbox app uses similar locations

Lucas CIMON: La Tour & Cheat Your Own Adventure

8 décembre, 2018 - 16:00

Hier soir a ÊtÊ l'occasion de playtester un très court jeu de rôle que j'ai bricolÊ ces deux dernières semaines.

Vous venez d'arriver au sommet de La Tour, l'immeuble le plus dangereux du pays, sous l'emprise du gang Takoyashi. Vous formez une Êquipe d'opÊrations spÊciales aguerrie, ÊquipÊe pour l'assaut et experte en arts martiaux. Votre tactique : sÊcuriser le bâtiment pièce par pièce, Êtage après Êtage, en apprÊhendant tout individu hostile.

Ce jeu de rĂ´le monopage vous propose de jouer une courte partie dans la veine des films d'arts martiaux indonĂŠsiens comme The Raid.

Nous ĂŠtions 3 autour de la table, la session a durĂŠ environ 2h30, et les retours ĂŠtaient très positifs đŸ˜„

Après plusieurs modifications suites aux retours très bien vus des mes playtesteurs, le voici :

Petit conseil si vous tentez l'expÊrience comme MJ : comment souvent avec ce type de court jeu d'action intense, il m'a semblÊ nÊcessaire d'intercaler des scènes oÚ la tension retombe un peu, pour mÊnager le rythme de la partie.

Au passage, si vous souhaitez une ambiance sonore, je vous recommande la bande son du film The Raid.

Enfin, une idĂŠe ĂŠvoquĂŠe par un joueur durant la partie : pourquoi pas imprimer quelques plans d'immeubles pour se repĂŠrer durant la partie ?

Je serais sincèrement ravis de vos retours, que vous l'ayez lu ou carrÊment testÊ autour d'une table !

Cheat Your Own Adventure

Durant l'autre partie de soirĂŠe nous avons testĂŠ ce petit jeu an anglais de Shane McLean datant de 2012.

Sur 2 pages, ce jeu sans meneur vous invite à retranscrire l'ambiance des Livres-Dont-Vous-Êtes-Le-HÊros, les diffÊrentes options qui s'offrent au lecteur et l'amène vers d'autres pages, et les mauvais choix qui mènent à une mort atroce.

Image de Wikipedia - Ninjamaster - CC BY-SA 3.0

Le terme Cheat dans le nom du jeu se rÊfère à une pratique bien connue de toute personne qui a dÊjà lu / jouÊ à un tel livre : revenir à la page prÊcÊdemment visitÊe lorsque votre dernier choix vous a amenÊ vers une fin funeste. Autrement dit : tricher !

Personnellement j'ai trouvĂŠ que c'ĂŠtait une petite perle, ultra simple mais toutefois vraiment original en terme d'ambiance et de mĂŠcanique de jeu. C'est un jeu idĂŠal pour improviser une partie sur le pouce, pendant une balade ou en voiture. Nous l'avons testĂŠ Ă  3, et je pense qu'il aurait ĂŠtĂŠ encore plus amusant d'y jouer Ă  4.

Notre livre s'appelait ÂŤ La Crypte du Mal Âť et voici un petit compte-rendu des ĂŠtapes par lesquelles le hĂŠros est passĂŠ :

  1. face Ă  la crypte :
    • [x] tu sonnes Ă  la porte - page 8
    • [x] tu escalades un pilier pour accĂŠder directement Ă  l'ĂŠtage - page 7
  2. tu trouves une torche. Une fois la pièce illuminÊe :
    • [ ] tu fouilles la pièce - page 67
    • [x] tu ouvres une des portes latĂŠrales - page 42
  3. quelque chose grouille et te monte dessus :
    • [ ] tu grimpes sur les meubles pour traverser le couloir - page 25
    • [x] tu mets feu Ă  mes vĂŞtements. Tu y es immunisĂŠ de puis que Zaardrak t'as enchantĂŠ dans le tome 6. - page 12
  4. face Ă  un puits :
    • [ ] tu t'ĂŠlèves, aspirĂŠ par une force - page 2
    • [x] tu jettes un caillou, entends un "PLOUF" et dĂŠcides de plonger - page 83
  5. dans l'eau au fond du puits :
    • [ ] tu longes le contour pour trouver une issue - page 13
    • [x] tu empreintes le passage que tu as aperçu sous l'eau - page 82
  6. dans la grotte :
    • [x] tu t'avances prudemment vers le bruit, l'arme Ă  la main - page 24 → đŸ’€ des goules te dĂŠvorent vivant
    • [x] tu manges un champignon - page 20
  7. tu deviens invisible et marche sur une pierre qui ĂŠmets un bruit de mĂŠcanisme qui s'enclenche :
    • [ ] de l'eau jailli du plafond et remplit la grotte - page 37
    • [x] plus loin tu entends le bruit d'une herse mĂŠtallique s'abattre au sol. Des cris inhumains retentissent - page 66
  8. plusieurs goules et une jeune femme ont ĂŠtĂŠ ĂŠcrasĂŠs :
    • [ ] tu essaies de sauver la dame - page 55
    • [x] tu lui fais les poches - page 80
  9. tu trouves une fiole. Tu progresses dans la grotte dans un couloir jonchĂŠ de cercueils :
    • [ ] tu as dĂŠjĂ  rencontrĂŠ un vampire dans le tome 18, tu transperces les cercueils un Ă  un avec un pieu - page 17
    • [x] tu n'as pas lu le tome 18, tu avances bravement en criant ÂŤ MAIS OĂ™ EST LA SORTIE ? Âť - page 77
  10. alors que tu progresses, ĂŠpĂŠe en avant, quelque chose approche vers toi dans l'ombre :
    • [x] un vampire se jette sur toit en hurlant ÂŤ CE TOMBEAU SERA VOTRE TOMBEAU ! Âť - page 19 → đŸ’€ il te dĂŠcoupe en morceaux
    • [x] un doppelgänger te ressemblant trait pour trait (mais pas invisible) se tient devant toi - page 69
  11. comment le vaincre ?
    • [x] il a la mĂŞme ĂŠpĂŠe que toi en main, et tu exploites une faille qu'elle a en combat - page 6 → đŸ’€ il te suce le sang
    • [x] la potion dans ta poche te permet de contrer ses pouvoirs et l'incapaciter - page 10
  12. tu les reconnais, c'est Vendrak, un vieil ennemi. Reste Ă  trouver le trĂŠsor :
    • [x] tu t'empares de la clef autour de son cou - page 4 → đŸ’€ elle te brĂťle la main, puis le corps tout entier
    • [x] tu lui extorques le secret du trĂŠsor contre sa vie, mais tu le pourfends quand mĂŞme - page 3

Nous n'avons pas ÊtÊ toujours très inspirÊs, et avons pris beaucoup de libertÊ avec la règle en proposant parfois diffÊrentes situations se prÊsentant au joueur, plutôt que de lui prÊsenter plusieurs choix d'actions. Mais on s'est amusÊs comme des petits fous!

D'autre part l'idÊe des numÊros de page nous a bien plu. On s'Êtait dit que si 2 numÊros identiques Êtaient ÊnoncÊs, il faudrait faire en sorte que le joueur ait pu arriver à cette scène par plusieurs chemins.

Voici d'ailleurs une petite règle alternative que nous avons conçu à la fin de la partie, pour remplacer l'Êchelle de difficultÊ des jets vraiment très punitive à la fin, et introduire les numÊros de pages dans la mÊcanique de jeu :

  • lorsqu'un joueur propose un choix, il ĂŠnonce ensuite un numĂŠro de page de deux chiffres compris entre 1 et 6
  • après avoir fait son choix, le Narrateur lance 3d6 pour dĂŠterminer si cette option est mortelle : si au moins un des chiffres correspond a un de ceux du numĂŠro de page, le joueur survit

Cette variante donne un risque de mort constant d'environ une chance sur trois. Et si vous voulez garder l'aspect "c'est plus dur vers la fin", lancez 4d6 dans les 4 premières pages, et seulement 2d6 dans les 4 dernières.

Si jamais vous testez cette variante, dites-moi ce que vous en avez pensĂŠ en commentaire ! đŸ˜‰

Nouvelles April: Comment, pourquoi les Chatons et notamment le Chapril - Décryptualité du 3 décembre 2018 - Transcription

8 décembre, 2018 - 14:45


Titre : Décryptualité du 3 décembre 2018 - Comment, pourquoi les Chatons et notamment le Chapril
Intervenants : Nolwenn - Magali - Christian - Nico - Luc
Lieu : April - Studio d'enregistrement
Date : décembre 2018
Durée : 14 min
Écouter ou télécharger le podcast
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Logo Chapril - Licence GNU FDL - CC by-sa - LAL
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description

Souscrivant à l'initiative Chatons de Framasoft l'April sort son Chapril. L'occasion de rappeler en quoi consiste l'initiative et l'engagement associatif à offrir de telles alternatives.

Transcription

Luc : Décryptualité.

Nico : Le podcast qui décrypte l’actualité des libertés numériques.

Luc : Semaine 48. Salut Manu. Non ? Pas de Manu ! Où est Manu ? Bon, eh bien alors salut Mag.

Mag : Miaou Nolwenn.

Nolwen : Miaou Nico.

Nico : Miaou Christian.

Christian : Miaou Luc.

Luc : Comment ça miaou ? Je vois que quand Manu n’est pas là, les chatons dansent ou un truc comme ça. Manu est parti ; il n’a même pas fait de revue de presse, elle n’est pas encore publiée.

Mag : En fait il l’a faite, mais elle n’est pas validée.

Luc : Donc on n’en parlera pas cette semaine.

Mag : Ça fait bizarre d’ailleurs un décryptualité sans revue de presse !

Luc : Oui, mais c’est la vie ! C’est comme ça ! Donc du coup nous avons décidé de parler CHATONS.

Mag : Oui. On va chatonner ce soir.

Luc : Une initiative dont on parle régulièrement avec un point de vue, ce soir, un petit peu plus particulier parce qu’il y a des chatons qui se montent notamment à l’April et chez Parinux. Du coup, on a des gens qui sont en première ligne et qui peuvent en parler. Un chaton c’est quoi ?

Mag : Un chaton1 c’est un membre du collectif des Hébergeurs, Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires.

Nolwenn : Rien que ça !

Luc : C’est une initiative lancée par ?

Nico : C’est une initiative qui a été lancée à l’origine par Framasoft2. Ils avaient décidé de Dégoogliser Internet3. Ils avaient proposé plein de services et ils se sont rendu compte qu’ils devenaient un peu trop gros parce que plein d’utilisateurs sont arrivés sur leurs services et, du coup, ils étaient en train de se transformer en Google bis. Donc ils ont dit : on ne deviendra pas gros, on va faire plein de petits chatons partout et donc monter plein de structures qui vont gérer globalement les mêmes services, mais de manière décentralisée et avec peu d’utilisateurs ; leur but c’est d’être en dessous de la barre du millier d’utilisateurs.

Mag : Parce que plus on est nombreux et mieux c’est !

Luc : Effectivement. C’est un petit dans la logique de ce que FDN avait fait, donc French Data Network4 qui était le premier fournisseur d’accès associatif et qui, grossissant, avait dit : « On ne veut pas devenir gros, on va apprendre à d’autres personnes à faire la même chose que nous ». Framasoft s’est mis un peu dans cette logique-là.

Christian : Et ça permet donc une plus grande décentralisation des services, ce qui est vraiment positif.

Mag : Des chatons on en trouve partout : il y en a France, au Canada ; pour l’instant ça s’arrête là. Il me semble qu'il y en a peut-être un qui va arriver en Belgique ou qui est déjà en Belgique.

Christian : Il y a une très belle carte sur le site chatons.org où on peut les consulter, les localiser, les voir.

Luc : Chatons au pluriel.

Christian : chatonsss point org !

Luc : Combien de chatons au final ?

Mag : 61 chatons actuellement mais là il y a une nouvelle portée et je pense qu’il va y en avoir six ou sept de plus.

Luc : Une portée c’est quand il y en a de nouveaux qui rentrent ? Du coup, qu’est-ce qu’il faut pour faire un chaton ?

Christian : Déjà, on ne fait pas ce qu’on veut quand on est un chaton : il y a une charte à respecter, il y a aussi un manifeste très engagé à suivre et auquel il faut adhérer. Donc il y a un certain nombre de règles importantes à respecter.

Nico : Les règles, en fait, c’est tout ce qui va faire qu’un service va être éthique. Ça va être : on s’engage à ne pas surveiller les données, à ne pas faire de censure, à éviter les contrôles par les administrateurs des données des utilisateurs ; cela a été renforcé en plus avec l’entrée en vigueur du RGPD [Règlement général sur la protection des données] qui était clairement dans la philosophie de ce que les chatons voulaient mettre en place. Après, il y a toutes les problématiques techniques : faire des backups, avoir un business modèle viable donc pas un truc qui va mourir tout seul parce qu’il n’y a pas de finances ou il n’y a personne pour s’en occuper. Il faut vraiment venir avec un vrai projet, sur le long terme, et pas juste un truc kleenex qui finira dans 15 jours.

Mag : Et bien sûr solidaire : si un chaton meurt, il faut que les données qui sont stockées chez ce chaton-là puissent être récupérées par les autres chatons pour que le service continue.

Luc : Est-ce qu’on a déjà eu des petits chats morts ? Le petit chat est déjà mort ?

Mag : Oui, il y en a un qui a préféré arrêter parce qu’il n’arrivait plus à maintenir ses services.

Christian : Il faut voir qu’un chaton c’est une aventure humaine ; c’est du temps, de l’investissement, une machine plus ou moins puissante et du temps pour mettre en place les choses et parfois on s’aperçoit que, effectivement, c’est trop de disponibilités pour ce qu’on a, mais ce n’est pas grave, c’est positif, ce sont des expériences partagées et c’est très bien ! Vu qu’il y a beaucoup de chatons, même s’il y en a un qui disparaît, ça ne remet pas en cause le service et le principe pour tout le monde.

Luc : Du coup, comment on fait pour récupérer ses données ? Parce que si on met ses données dans un chaton et que le chaton meurt, il passe sous une voiture, comment on fait ? On a mis toutes ses billes dedans, c’est foutu ?

Christian : Là-dessus la charte des chatons est très claire, c’est-à-dire que les données sont récupérables pendant un certain temps et en respectant un certain nombre de règles.

Luc : Mais si la personne lâche le morceau et dit « ce n’est plus mon problème », comment tu peux garantir qu’elle va faire ce qu’elle s’est engagée à faire ?

Nico : C'est vrai que ça va être compliqué, quand même, si ça ferme du jour au lendemain. C’est arrivé je crois, récemment, pas sur un chaton mais sur un autre service où ils ont perdu leur disque dur suite à une erreur de manip de leur hébergeur, eh bien !!!!

Luc : Du coup il n’y avait pas de backup ?

Nico : Là non ; là l’hébergeur a vraiment tout « vraqué » d’un coup ; ils se sont retrouvés un peu dans le gaz. Malheureusement la fiabilité à 100 % n’existe pas, mais les chatons s’engagent à faire le maximum possible à hauteur de leurs moyens. Forcément qu’une structure un peu plus grosse aura peut-être plus de moyens et plus de fiabilité qu’une structure plus petite. Quoique ça ne veut pas forcément dire grand-chose en informatique.

Nolwenn : Ou pas !

Christian : Rappelons, bien sûr, que dans tout système d’information, il ne faut pas forcément faire une confiance absolue à son fournisseur et faire ses propres sauvegardes. C’est une règle de base en informatique.

Luc : Et rappelons que les GAFAM, les très très grosses boîtes qui ont beaucoup de moyens font également d'énormes conneries. En 2011 c’était Sony qui s’était fait piquer des millions de données bancaires, des numéros de cartes bancaires valides, non chiffrés à priori.

Nico : Il y avait Google qui s’était pris la foudre sur un data-center et qui avait perdu quelques téraoctets de données dans un coin.

Mag : Il y avait Facebook qui distribuait gratuitement des données de ses utilisateurs.

Luc : Voilà ! Les données de 86 millions de personnes et qui, en plus de ça — il y avait un article là-dessus, c’est assez récent — n’avait pas lu les conditions de la boîte à qui il donnait les données de 86 millions de personnes. Donc le risque zéro n’existe pas.
Dans les chatons qui quittent le navire, il y en un autre un peu particulier qui est parti et qui lui a décidé que le principe de chaton ne lui convenait plus.

Mag : En fait il y eu un ultimatum : soit vous virez tel chaton, soit je me barre ! Et à chaque fois qu’il y a ce genre d’ultimatum !

Luc : Pourquoi virer le chaton ? Sur quelle base ?

Nolwenn : Pour des raisons politiques. Après, le problème des chatons c’est que comme ce sont des collectifs, forcément chaque collectif peut avoir sa propre position politique et sa vision de comment doivent être faites certaines choses. C’est inhérent à tous les milieux, que ce soit les chatons ou ailleurs.

Christian : Je vous invite à regarder le site chatons.org parce que la charte est assez précise justement sur les exigences et les attendus. Les exigences ont leurs limites, donc il peut y avoir des gens qui estiment qu’il y a besoin de plus, effectivement. Là, encore une fois, c’est une activité collective et des fois il y a des gens qui n’adhèrent pas et préfèrent prendre leur chemin. C’est possible. Le chaton n’est pas là pour tout remplacer, n’est pas là pour tout faire, mais c’est un projet, c’est une référence, c’est un repère dans l’espace numérique qui est plutôt intéressant, mais qui ne veut pas dire qu’à côté il n’y a pas aussi d’autres activités.

Luc : Qu’est-ce qu’on trouve comme types de services dans ces chatons ?

Nolwenn : Globalement on va retrouver le même genre de services que ceux qu’on trouve déjà chez nos amis de Framasoft. Ça va être par exemple des pads ou des agendas en ligne.

Luc : Un pad c’est quoi ? Un iPad c’est ça ?

Nolwenn : Non. C’est un outil de travail collaboratif pour travailler sur du texte. Par exemple vous voulez faire une page wiki qui n’existe pas, vous êtes cinq copains, vous allez travailler sur la même page et à la fin vous allez pouvoir tout pousser d’un coup.

Luc : On l’utilise aussi pour les compte-rendus ; on travaille à plusieurs en même temps sur les compte-rendus quand on fait des réunions ; ça marche bien.

Mag : Ou pour les traductions.

Luc : Quoi d’autre ?

Christian : Des pastes pour copier-coller des morceaux de texte, échanger rapidement sur Internet quand on ne travaille pas au même endroit en même temps.

Luc : C’est tout ?

Mag : Il y a aussi des raccourcisseurs d’URL, ce qui est assez pratique quand on doit envoyer une URL par mail, ça fait un petit bout au lieu de trois lignes. Il y un abonnement au flux RSS.

Luc : Plus personne n’utilise les flux RSS !

Mag : Si, il y en a.

Christian : Plus qu’on ne croit. Il y a aussi des instances Mastodon.

Nico : Après, globalement, c’est tout logiciel qui est hébergeable sur un serveur et partageable par plusieurs personnes.

Luc : Logiciel libre.

Nico : Logiciel libre. D’ailleurs je ne sais même pas s’il y a une notion de logiciel libre dans les chatons.

Mag : Si.

Nolwenn : Si.

Christian : Si. C’est dans la charte, il y a marqué « il faut que ça soit des logiciels sous une licence compatible avec celles de la Free Software Foundation.

Nico : Globalement, n’importe quel logiciel peut être installé sur un chaton, il suffit juste d’avoir suffisamment d’utilisateurs pour le demander, suffisamment de gens pour l’installer et puis suffisamment de gens pour le maintenir aussi, derrière.

Luc : Dans les services intéressants il y a aussi Nextcloud5 qui est une sorte de cloud personnel — c’est déjà un gros logiciel donc tout le monde ne l’offre pas — qui permet de synchroniser ses contacts, son agenda, d’héberger des fichiers et de les partager. Moi j’en ai un chez la Mère Zaclys qui est un chaton ; c’est quand même vachement pratique et ça évite de mettre tous ces trucs-là chez les GAFAM.

Nico : Nextcloud est un bon exemple parce que c’est un des plus compliqués à maintenir pour les chatons : ça consomme beaucoup de disque dur, justement les gens vont mettre beaucoup de données dedans, du coup il faut des grosses capacités techniques ; tous les chatons n’ont pas ces capacités-là donc il y a très peu de Nextcloud et, du coup, tout le monde va chez les mêmes. Ce sont vraiment des services comme ça qui sont un peu critiques et malheureusement pas encore très bien décentralisés.

Mag : À Parinux on a un Nextcloud ! Et vous à l’April ?

Christian : On a d’autres services. D’ailleurs c’est un point important, nous recrutons des animateurs de services. Si vous avez un service qui vous intéresse particulièrement vous pouvez nous le proposer, on se fera une joie de vous accueillir dans l’équipe Chapril pour l’installer, le maintenir et le faire vivre.

Luc : Christian, toi qui as participé de l’intérieur à la mise en place du côté technique d’un chaton, ça consiste à quoi, en gros, en essayant de rester clair pour les néophytes ?

Christian : Principalement c’est mettre effectivement une machine en place. Certains chatons se basent sur des toutes petites machines qui fonctionnent presque toutes seules par exemple avec YunoHost6. Nous on a fait le choix d’une infrastructure plutôt solide avec deux serveurs redondés, des backups, de l’espace numérique fantastique. À partir de là on a installé des machines virtuelles pour faire tourner des services. Un gros travail ! Au passage je salue Polux et toute l’équipe de l’April.

Mag : Et Quentin et Édouard et Didier et VX. Bref !

Luc : Du coup tu estimes à combien de temps de boulot passé là-dessus par les membres de l’April ?

Christian : Mais quand c’est du plaisir on ne compte pas, voyons ! Je dois reconnaître que ça a été l’occasion de faire aussi des Chapril Camps, de bloquer des week-ends pour passer du temps ensemble à mettre en place une infrastructure de qualité.

Nico : De toute façon, en termes de temps, ça va beaucoup dépendre des services qu’on propose, du nombre d’utilisateurs qu’on va accueillir. Forcément, si on accueille 10 000 personnes avec des services par paquets de 12, il va vraiment falloir beaucoup de moyens. Alors que si un chaton ne propose qu’un service à dix adhérents ça, ça peut se monter en un après-midi sans problème.

Nolwenn : Après il y a un point aussi qui n’a pas forcément été soulevé, ce sont les compétences personnelles de chaque administrateur. Comme dans les chatons la plupart des gens sont des bénévoles et ne sont pas forcément du métier de l’administration système, c’est aussi un point de vue personnel, une montée en compétences qu’il faut acquérir et ce n’est pas toujours évident à acquérir ; il faut vraiment une vraie curiosité, une vraie volonté de le faire et d’apprendre.

Christian : C’est ça qui est passionnant, c’est que chacun peut apporter sa plus-value ; on n’est pas forcément obligé d’être un adminsys professionnel pour participer ; on peut commencer par juste installer un logiciel libre et voir comment il fonctionne, comment il s’installe, être accompagné et puis juste s’occuper de ça, ne pas s’occuper de l’infrastructure à côté, des serveurs, du routage, des sauvegardes, du monitoring. Non, non, on laisse ça à ceux qui savent faire et on se concentre juste sur le service ; ça prend moins de temps et ça permet effectivement un, de participer deux, d’être utile et de monter en compétences, absolument.

Luc : Il faut aussi tenir dans la durée, effectivement. Souvent on sait que sur les projets bénévoles on arrive, quand on a de la chance, à trouver des gens motivés au départ, mais des gens motivés dans la durée ce n’est pas toujours facile ; comment on fait pour maintenir des trucs parce qu’il y a des mises à jour à faire, ce genre de choses, comment on fait pour tenir dans la durée ?

Nico : C’est aussi pour ça que les chatons n’excluent pas les entreprises. Vous avez le droit d’être une entreprise mais, du coup, sous certains formats puisqu’il y faut une entreprise éthique donc les SCOP [Société coopérative et participative] en particulier pour faire ce système-là. Vous pouvez très bien faire payer le service ; il faut juste que ce ne soit pas gratuit ou, en tout cas, pas financé par la publicité ou par la revente des données des utilisateurs, donc éviter ce que font les GAFAM. Mais vous pouvez monter, avec un business modèle fiable vous pouvez être un chaton et vendre votre service à vos clients.

Mag : Et vous pouvez aussi être un particulier, avoir un chaton totalement fermé réservé à votre famille. Donc c’est vraiment ouvert à un grand nombre de personnes.

Christian : Certaines associations ont des services qui sont réservés aux adhérents et là les cotisations permettent, par exemple, de couvrir l’espace disque nécessaire pour avoir un Nextcloud ou autre.

Luc : On cite souvent les Motards en Colère parce qu‘on ne les attend pas là ; on ne voit pas les Motards en Colère en chatons, mais ils ont leur propre chaton réservé aux Motards en colère.

Christian : Pour faire durer il faut une équipe effectivement, souvent d’adminsys mais justement c’est aussi l’opportunité d’installer une organisation avec une équipe et de se répartir avec un adminsys qui va gérer le gros serveur et des personnes qui vont ne s’occuper que d’un service ; ça peut être plus léger. On voit que ça peut être l’organisation habituelle des gros geeks qui sont tout seuls ou alors, justement, une équipe ouverte.
Autre point important, il n’y a pas que des geeks ou des técos pour faire tourner un chaton. Il y a besoin de rédactionnel, il y a besoin de graphisme. L’un des points intéressants avec le Chapril, c’était de travailler avec Antoine Bardelli, un des graphistes avec qui on travaille beaucoup à l’April et qui nous a fait un magnifique logo Chapril ; je vous invite à aller voir chapril.org7, c’est magnifique !

Mag : Laisse-moi deviner ! Il a une tête de chat, c’est ça ?

Christian : Oh ! Comment tu as deviné ?

Luc : OK ! Il y a une autre chose qu’il faut faire effectivement dans la durée, c’est accompagner les utilisateurs, c’est une chose que je compte faire au sein de Parinux parce qu’il y a des tas de gens qui vont galérer un petit peu et il faut les aider. Il y a plein d’outils, on n’en a cité qu’une partie ; il y a notamment le truc pour les dates, l’équivalent de Doodle que tout le monde utilise et ça marche tout aussi bien ailleurs.

Christian : On en a un sur Chapril !

Luc : Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ; s’il y a une alternative utilisez-la plutôt qu’utiliser le machin propriétaire qui vous espionne, ça ne vous coûtera pas plus cher et ça ne vous fera pas perdre de temps. Donc voilà ! Allez sur chatons.org, chatons au pluriel, chatonsss. Amusez-vous bien et on se retrouve la semaine prochaine

Mag : Miaou.

Christian : Miaou.

Nolwenn : Miaou.

Luc : Wouaf !

Benoît SIBAUD: LinuxFr.org : seconde quinzaine de novembre 2018

7 décembre, 2018 - 21:09

Cent-neuvième Êpisode dans la communication entre les diffÊrents intervenants autour du site LinuxFr.org : l’idÊe est tenir tout le monde au courant de ce qui est fait par les rÊdacteurs, les admins, les modÊrateurs, les codeurs, les membres de l’association, etc.

L’actu rÊsumÊe ([*] signifie une modification du sujet du courriel) :

Statistiques

Du 16 au 30 novembre 2018

  • 1200 commentaires publiĂŠs (dont 4 masquĂŠs depuis) ;
  • 268 tags posĂŠs ;
  • 137 comptes ouverts (dont 29 fermĂŠs depuis) ;
  • 36 entrĂŠes de forum publiĂŠes (dont 2 masquĂŠes depuis) ;
  • 25 liens publiĂŠs (dont 2 masquĂŠs depuis) ;
  • 13 dĂŠpĂŞches publiĂŠes ;
  • 32 journaux publiĂŠs (dont 1 masquĂŠ depuis) ;
  • 5 entrĂŠes nouvelles, 1 corrigĂŠe et 0 invalide dans le système de suivi ;
  • 1 sondage publiÊ ;
  • 0 page wiki publiĂŠe (dont 0 masquĂŠe depuis).
Listes de diffusion (hors pourriel)

Liste linuxfr-membres@ - [restreint]

  • [membres linuxfr] Cotisation April rĂŠglĂŠe + dons aux autres assos ?

Liste meta@ - [restreint]

  • [Meta] PrĂŠsence au POSS 2018 les 5 et 6 dĂŠcembre
  • [Meta] dĂŠpĂŞche sur le calendrier de l'avent

Liste moderateurs@ - [restreint]

  • R.A.S.

Liste prizes@ - [restreint]

  • [Prizes] LinuxFr prizes recap du mardi 20 novembre 2018, 22:42:04 (UTC+0100)
  • [Prizes] LinuxFr prizes recap du mardi 20 novembre 2018, 22:42:39 (UTC+0100)

Liste redacteurs@ - [public]

  • R.A.S.

Liste team@ - [restreint]

  • R.A.S.

Liste webmaster@ - [restreint]

  • R.A.S.
Canal IRC adminsys (rĂŠsumĂŠ)
  • revue du stock de disques durs SAS en rĂŠserve et des modules mĂŠmoire
  • migration de alpha en Debian stretch
  • correction du script perl d'envoi des messages des prizes (avec libemail-messageid-perl)
  • les conteneurs stretch ont migrĂŠ vers le dehydrated de stretch-backports
  • retrait d'une clĂŠ GPG expirĂŠe pour les sauvegardes duplicity
  • pense-bĂŞte tunneling ssh -A -J ssh-bastion -R3128 user@external_network suivi d'un curl -v --location --socks5 127.0.0.1:3128 --socks5-hostname 127.0.0.1:3128 http://server.intranet (pour permettre Ă  un serveur externe de finalement ĂŞtre un peu aussi sur un intranet‌)
Tribune de rĂŠdaction (rĂŠsumĂŠ)
  • relances sur la dĂŠpĂŞche CSS froide đŸŽ‡â„â›„ et les dĂŠpĂŞches OS mobiles
  • corrections post-publication sur la dĂŠpĂŞche GIMP
  • mettre des images animĂŠes PGN de parties Leela Chess Zero dans une dĂŠpĂŞche ?
42 ! Tribune de modÊration (rÊsumÊ)
  • du spam (anglophone ou francophone, y en a pour tous les goĂťts)
  • une partie de nomic
  • politique de publication des sondages : on ĂŠvite de publier deux sondages Ă  moins d'une semaine d'intervalle, et sinon, c'est quand un modĂŠrateur y pense et trouve un sondage qui l'inspire parmi les propositions
Commits/pushs de code https://github.com/linuxfrorg/
  • Popular tags based only on public nodes
  • Update rack

(admin ansible)

  • Remove one expired GPG key for duplicity
  • Dehydrated from stretch-backports
  • Move dlfp containers to Debian Stretch
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Nouvelles April: L'April présente à l'Ubuntu Party parisienne dimanche 9 décembre 2018

7 décembre, 2018 - 14:35
Début: 9 Décembre 2018 - 11:00Fin: 9 Décembre 2018 - 18:00

A l'occasion de la sortie de la nouvelle version de la distribution Ubuntu, une Ubuntu Party aura lieu le 9 décembre 2018 à Paris.

Attention ! Le ministère de la culture ayant décidé de fermer tous les lieux publics culturels samedi 8 décembre, l'Ubunu Party n'aura lieu que le dimanche 9 au lieu du week-end entier, comme c'était initialement prévu. Le programme pour dimanche 9 décembre est à jour.

Au programme :
- une install party pour installer des systèmes d'exploitation libres sur les ordinateurs personnels ;
- des ateliers d'initiation aux outils du numérique ou à l'utilisation de logiciels libres ;
- des conférences sur des sujets variés.

Pour plus de détails, voir le programme disponible en ligne.

À cette occasion, l'April tiendra un stand. Si vous avez des disponibilités pour l'animer, vous pouvez vous inscrire sur le wiki ou envoyer un courriel à evenements AT april POINT org.

Tristan NITOT: Gilets jaunes, Facebook et le populisme

7 décembre, 2018 - 14:10

Les gilets jaunes manifestent à Avignon par Sébastien Huette — licence CC-BY-NC-ND

Ces derniers jours, j’ai parlé de 3 articles passionnants pris séparément. Mais pris ensemble, mis en perspectives, ils sont encore meilleurs et démontrent à quel point Facebook est devenu un élément détonnant dans un contexte explosif. Les voici :

  1. « Gilets jaunes » : un cas d’école de la polarisation du débat public ;
  2. « C’est comme ça qu’on s’informe » : au sein des « gilets jaunes », Facebook plutôt que le « système » médiatique.
  3. Après avoir Liké, les gilets jaunes vont-ils voter ? ;

De chacun de ces articles, je tire une idée (pas forcément la plus centrale de l’article). Les voici, dans le même ordre :

  1. Plusieurs facteurs dans le débat sur les gilets jaunes font qu’il y a polarisation comme jamais auparavant. Les politiques font des petites phrases, les sites parodiques balancent des énormités, les gens sur Facebook relayent tout ce qui va dans leur sens (biais de confirmation) sans trop soucier de vérité, la presse ne parle que des manifs qui dégénèrent et enfin Facebook affiche les articles le plus susceptibles de créer de l’engagement (comprendre : faire réagir le lecteur en bien ou en mal) ;
  2. Les gilets jaunes, rejetant les médias traditionnels, ont tendance à s’informer sur Facebook, quitte à s’abreuver de fausses nouvelles. C’est un peu comme le téléphone arabe de notre enfance, sauf qu’en plus chacun est en colère (ça amplifie les déformations) et que le média (Facebook) favorise les messages les plus outranciers, peu importe qu’ils soient faux.
  3. Facebook sait précisément, nommément, qui a lu, liké, partagé, commenté (en bien ou en mal) des messages et vidéos sur les gilets jaunes. Facebook propose des catégories publicitaires automatiques extrêmement fines. C’est ainsi que la firme de Mark Zuckerberg et de Sheryl Sandberg a vendu (sans le réaliser) de la publicité ciblant des gens “détestant les juifs”. Facebook reconnait avoir été utilisé par les russes pendant l’élection présidentielles américaine de 2016. Et ça a recommencé en 2018.

On peut très bien imaginer lors de prochaines élections en France, une campagne d’intoxication médiatique visant les supporters des gilets jaunes et financée par un pays étranger voulant déstabiliser la France (rappelons le soutien de Poutine à l’extrême-droite en France et aux USA). Facebook dispose de tous les ingrédients nécessaires :

  1. Audience : Facebook est déjà utilisé par cette population ;
  2. Intimité : Facebook sait tout des opinions de chacun des utilisateurs ;
  3. Polarisation : Facebook est incité à mettre en avant les contenus les plus outranciers, qu’ils soient vrais ou faux ;
  4. Ciblage : Facebook permet de cibler les gens très finement en fonction de leurs opinions ;
  5. Finances : Facebook a une forte incitation financière à le faire : son business model qui le pousse dans ce sens-là.

Tout est en place pour rendre “intéressantes” les prochaines élections en France. Voilà qui n’est guère rassurant pour l’avenir. En substance, tous les ingrédients pour un Cambridge Analytica français sur base de gilets jaunes sont présents.

Mises à jour
  1. Voici un dessin de Marc Dubuisson sur la radicalisation via Facebook fort à propos, comme souvent.
  2. Olivier Ertzscheid (auteur de l’article #3 ci-dessus) explique à la Tribune de Genève comment Facebook “survalorise des sentiments d’injustice”. Il ajoute : « Facebook est un outil formidable pour favoriser l’émergence et l’évolution des mouvements, mais il rend les conditions de la victoire impossible, puisque son intérêt n’est pas que la révolution aboutisse, mais que la machine à revendications tourne à plein régime. Son algorithme va constamment jeter de l’huile sur le feu, pour entretenir cette interaction permanente qui construit le modèle économique de Facebook. » ;
  3. Sur Twitter, où on peut remarquer que sur les 600 comptes qui relayent les vues du Kremlin, le hashtag #GiletsJaunes est le plus actif.

Jérémie ZIMMERMANN: [PJMedia] Google Reveals Plans to Monitor Our Moods, Our Movements, and Our Children’s Behavior at Home

7 décembre, 2018 - 13:00

Patents recently issued to Google provide a window into their development activities. While it’s no guarantee of a future product, it is a sure indication of what’s of interest to them. What we’ve given up in privacy to Google, Facebook, and others thus far is minuscule compared to what is coming if these companies get their way.

These patents tell us that Google is developing smart-home products that are capable of eavesdropping on us throughout our home in order to learn more about us and better target us with advertising. It goes much further than the current Google Home speaker that’s promoted to answer our questions and provide useful information, and the Google-owned Nest thermostat that measures environmental conditions in our home. What the patents describe are sensors and cameras mounted in every room to follow us and analyze what we’re doing throughout our home. […]

https://pjmedia.com/trending/google-reveals-plans-to-monitor-our-moods-our-movements-and-our-childrens-behavior/

Nouvelles April: L'April propose un stage affaires publiques pour le premier semestre 2019

7 décembre, 2018 - 11:12

L'April, association de promotion et de défense du logiciel libre, propose un stage affaires publiques – dans lequel s'inscrira l'émission de radio de l'April Libre à vous ! – pour le premier semestre 2019.

Spécialité du poste : affaires publiques Début : janvier ou février 2019 Durée : 4 à 6 mois, temps plein, éventuellement en 4/5. Lieu : Paris 14e Indemnisation : selon profil

Profil recherché : Master, études juridiques / sciences politiques / affaires publiques. Vous êtes intéressé⋅e par les enjeux des libertés à l'ère numérique et par le logiciel libre dans ses aspects éthiques, philosophiques et politiques. Capable de travailler de manière autonome, doté⋅e d'une bonne capacité d'analyse et de synthèse, le milieu associatif vous intéresse. Des compétences techniques ne sont pas nécessaires.

Descriptif du poste : Dans le cadre de ce stage, vous serez amené⋅e à travailler sur les dossiers institutionnels de l'April (droit d’auteur, interopérabilité et DRM, vente forcée, priorité au logiciel libre dans le secteur public, etc). En étroite collaboration avec le responsable affaires publiques, vous réaliserez des analyses de fond et prendrez plus généralement part à la veille, aux discussions et au travail de sensibilisation réalisés par l'association sur les questions politiques et juridiques autour du logiciel libre. Vous participerez notamment à la préparation de l’émission de radio animée par l’April, Libre à vous ! sur radio CauseCommune : préparation des sujets, recherche et contact d’intervenant⋅es, etc.

Anglais courant souhaité.

Stage indemnisé.

Envoyer CV et lettre de motivation dans un format ouvert.

Offre aux formats odt et pdf.

Thierry ARNULF: La taxe sur les GAFAM, une utopie?

6 décembre, 2018 - 21:52
Si des mesures Européennes ne sont pas prises pour taxer les GAFAM (01), la France le fera. Du moins, c’est ce qu’affirme Bruno Le Maire (02). L’information a été relayée par plusieurs medias : NUMERAMA – Bruno Le Maire se dit prêt à faire … Lire la suite →

Tristan NITOT: En vrac avec Qwant Maps

6 décembre, 2018 - 20:21
En vedette : Qwant Maps

Qwant Maps est sorti en version Alpha (c’est à dire qu’il est encore moins fini qu’un version Bêta !). C’est le tout début, mais il est public, c’est déjà beaucoup. C’est aussi un grand pas dans la mesure où c’est un produit Qwant basé sur des logiciels et des communautés libres, avec OpenStreetMap en tête. On le trouve sur Github.

De nouvelles fonctionnalités arrivent, patience !

Ils en parlent : En Vrac

Jérémie ZIMMERMANN: [Politico] Technical impossibility at heart of EC’s plan to stop spread of online terrorist content

6 décembre, 2018 - 13:00

With its proposed legislation to proactively monitor customer data online, and so “prevent the dissemination of terrorist content”, the European Commission is targeting the wrong players and asking Europe’s cloud infrastructure companies to do something that is flatly impossible. […]

The nature of that work means it’s not possible, in technical terms, for cloud infrastructure providers to proactively monitor, filter, access, disable and take down a specific piece of content, or otherwise play around with their customers’ data. That data is solely controlled by the customer: cloud infrastructure providers do not control what content is put up, how that content is made available to the public, or to whom it is made available by their customers. We are simply the enablers, the processors, with a business model founded on the customers’ trust that we will not access his or her data. This who we are and what we do.

After analyzing the proposals and consulting with representatives of member countries and from the various EU institutions, t’s become clear the regulation is wrongly scoped for and should therefore be targeted at social media platforms and online content sharing services. […]

https://www.politico.eu/sponsored-content/technical-impossibility-at-heart-of-ecs-plan-to-stop-spread-of-online-terrorist-content

Jérémie ZIMMERMANN: European Governments agree to outsource Internet censorship to Google and Facebook

6 décembre, 2018 - 12:42

We have never seen an European Regulation adopted this quickly by European governments (less than 3 months!), despite concerns voiced by some Member States1Member States opposed to the current version of the text include Finland, Czech Republic, Slovakia, Poland and Denmark.. Macron has obviously convinced them that, as European elections are getting closer, they could maintain their powers by using the everlasting terrorism pretext. Censorship and mass surveillance of the Internet will be the result.

The EU Council has just decided, right now and without any serious debate, to carry a Regulation proposal that will force all Internet actors to submit to mass surveillance and automated censorship tools provided by Facebook and Google2In 2017, the European Commission proudly announced it had been ÂŤ working over the last two years with key internet platforms including under the EU Internet Forum”, mainly Google, Facebook, Twitter and Microsoft since 2015, “to ensure the voluntary removal of online terrorist content”, notably thanks to “the internet industry-led initiative to create a ‘database of hashes’ ensures that once terrorist material is taken down on one platform, it is not uploaded on another platform”.
Already, “the aim is that internet platforms do more, notably to step up the automated detection of terrorist content, to share related technology and tools with smaller companies, and to make full use of the ‘database of hashes’., while allowing the police to order them to remove within one hour content they consider “terrorist”, without the authorisation of a judge.

These two delusional and unprecedent measures will force the entire digital European ecosystem to submit to a handful of giants that the EU cynically pretends to fight (read our analysis), while putting at risk the confidentiality of our exchanges3The situation has a bit evolved since our last analysis on how the Regulation may weaken the confidentiality of our communications. In the version adopted today by the Council, Recital 10 of the Regulation has been amended in a way which looks like an attempt to put private communications out of the text’s scope: “Interpersonal communication services that enable direct interpersonal and interactive exchange of information between a finite number of persons, whereby the persons initiating or participating in the communication determine its recipient(s), are not in scope”.
However, this amendment is a mess and fails to secure anything. Firstly, this modification is not reproduced in Article 2, which defines how the notions of the text. Above all, this modification lacks consistency: “Interpersonal communication services” are already defined in the European Electronic Communications Code (Article 2 and Recital 17) as able to cover some kind of cloud services (typically where a limited number of users use it to exchange documents). But the version of the Regulation adopted today explicitly put cloud services within its scope, while pretending to put interpersonal communications out, leading to a massive confusion.… All this despite the fact that neither the European Commission nor the governments have been able to demonstrate how this text may be of any use against terrorism4In 2017, UNESCO published a report analysing 550 studies on online radicalisation. The report found that “the current state of evidence on the link between Internet, social media and violent radicalization is very limited and still inconclusive” and that “there is insufficient evidence to conclude that there is a causal link between extremist propaganda or recruitment on social networks and the violent radicalization of young people”. The report underlined that “attempts to prevent Internet dimensions of the violent radicalization of youth do not have proven efficacy, but on the other hand it is clear that they can damage online freedoms, especially freedom of expression”..

Debates on this text will continue before the European Parliament. Next Wednesday, the 12th of December, the Parliament will vote on a report about anti-terrorism, which, even if not a proper legislation, promotes nearly the same absurd measures that the ones provided by the Anti-terrorism Censorship Regulation, which will be debated by the Parliament in the coming weeks.

This first vote on Wednesday will be an opportunity for each Member of the European Parliament to reveal its position on the totalitarian project of Emmanuel Macron. As the electoral campaign for the European elections of 2019 is getting underway, they will be held accountable for this vote.

References   [ + ]

1. ↑ Member States opposed to the current version of the text include Finland, Czech Republic, Slovakia, Poland and Denmark. 2. ↑ In 2017, the European Commission proudly announced it had been ÂŤ working over the last two years with key internet platforms including under the EU Internet Forum”, mainly Google, Facebook, Twitter and Microsoft since 2015, “to ensure the voluntary removal of online terrorist content”, notably thanks to “the internet industry-led initiative to create a ‘database of hashes’ ensures that once terrorist material is taken down on one platform, it is not uploaded on another platform”.
Already, “the aim is that internet platforms do more, notably to step up the automated detection of terrorist content, to share related technology and tools with smaller companies, and to make full use of the ‘database of hashes’. 3. ↑ The situation has a bit evolved since our last analysis on how the Regulation may weaken the confidentiality of our communications. In the version adopted today by the Council, Recital 10 of the Regulation has been amended in a way which looks like an attempt to put private communications out of the text’s scope: “Interpersonal communication services that enable direct interpersonal and interactive exchange of information between a finite number of persons, whereby the persons initiating or participating in the communication determine its recipient(s), are not in scope”.
However, this amendment is a mess and fails to secure anything. Firstly, this modification is not reproduced in Article 2, which defines how the notions of the text. Above all, this modification lacks consistency: “Interpersonal communication services” are already defined in the European Electronic Communications Code (Article 2 and Recital 17) as able to cover some kind of cloud services (typically where a limited number of users use it to exchange documents). But the version of the Regulation adopted today explicitly put cloud services within its scope, while pretending to put interpersonal communications out, leading to a massive confusion. 4. ↑ In 2017, UNESCO published a report analysing 550 studies on online radicalisation. The report found that “the current state of evidence on the link between Internet, social media and violent radicalization is very limited and still inconclusive” and that “there is insufficient evidence to conclude that there is a causal link between extremist propaganda or recruitment on social networks and the violent radicalization of young people”. The report underlined that “attempts to prevent Internet dimensions of the violent radicalization of youth do not have proven efficacy, but on the other hand it is clear that they can damage online freedoms, especially freedom of expression”.

Thierry ARNULF: De nouvelles révélations sur Facebook

5 décembre, 2018 - 23:01
Facebook exploite, depuis de nombreuses années, les données personnelles de ses utilisateurs, à travers les différents contrats de partenariat commercial qu’il a signé avec des tiers. Cette information a été rendue officiellement publique avec la célèbre affaire Cambridge Analytica (01). Le parlement britanique … Lire la suite →

Isabelle DUTAILLY: Un exercice à trous avec Writer

5 décembre, 2018 - 17:40

Les exercices à trous peuvent servir à différentes matières scolaires : vocabulaire, orthographe, conjugaison, histoire, géographie, etc. On peut en générer avec le traitement de texte de LibreOffice en utilisant la fonctionnalité Formulaire. Les élèves pourront se déplacer d'un espace à un autre pour le remplir sans déranger le reste du texte.

Ce tutoriel a été réalisé avec LibreOffice 6.1.3.2 mais il fonctionne aussi avec les versions antérieures.

Création des zones de texte

Ouvrir ou saisir le document qui doit saisir pour l'exercice : il vaut mieux, en effet, avoir déjà du texte pour ça. Cela facilite la tâche de conception.

Se placer là où on veut un « trou », aller sur Formulaire et cliquer sur Zone de texte. Dessiner la zone à la souris.

Pour la mise en forme, par exemple si on veut une police de couleur différente et pas de bordure, faire un clic droit sur la zone et cliquer sur Contrôle. Par défaut, l'ancrage défini est Comme caractère, le laisser ainsi.

Paramètres des contrôles
Descendre jusqu'au niveau de Police et de Bordure pour changer la mise en forme.

Le texte à trous
Et voilà le travail, un texte avec des vrais blancs et pas des espaces.

Pour affiner la position sur la ligne, faire un clic droit sur le contrôle et aller sur Position et taille afin de déterminer comment le bloc de test se situe sur la ligne.

Cette zone de texte « modèle » étant configurée, il suffit de la copier-coller là où il doit y avoir des trous à remplir. Pour une meilleure gestion du document, je suggère de donner un nom à chaque bloc, dans le document exemple je les ai simplement nommés du mot manquant. Simple et efficace.

Alignement
Sélectionner l'alignement vertical pour qu'il cadre mieux avec le texte (caractère ou ligne).
Navigation et utilisation

Pour tester, cliquer sur Mode de conception du menu Formulaire, il enclenche ou arrête la fonctionnalité. On peut ainsi vérifier la séquence de déplacement du pointeur sur les divers champs avec la touche tabulation. Si elle ne correspond pas à ce que l'on désire, revenir en mode conception et cliquer sur Ordre d'activation. Déplacer les éléments vers le haut ou le bas, on voit tout l'intérêt de bien nommer ces zones.

Séquence d'activation
Sélectionner l'élément à déplacer à gauche et le déplacer avec les flèches à droite.

Si on souhaite que le reste du texte ne soit pas modifiable, sélectionner le texte concerné aller sur Insertion > Section. Cocher Protéger. Un mot de passe n'est pas impératif. Soit dit en passant les mots de passe dans LibreOffice ne sont pas craquables, pas sans beaucoup de temps et de moyens en tout cas. Il est donc conseillé de garder en lieu sûr une copie du document sans mot de passe afin de pouvoir le réutiliser en cas d'oubli.

Insertion d'une section
Pour protéger la section, descendre jusqu'à la case Protégé et la cocher.

On trouvera en téléchargement le texte qui a servi d'exemple, il s'agit des premiers versets du poème d'Apollinaire À la Santé tiré d'Alcools.

Jérémie ZIMMERMANN: [NewScientist] Exclusive: UK police wants AI to stop violent crime before it happens

5 décembre, 2018 - 13:00

Police in the UK want to predict serious violent crime using artificial intelligence, New Scientist can reveal. The idea is that individuals flagged by the system will be offered interventions, such as counselling, to avert potential criminal behaviour. […]

The system, called the National Data Analytics Solution (NDAS), uses a combination of AI and statistics to try to assess the risk of someone committing or becoming a victim of gun or knife crime, as well as the likelihood of someone falling victim to modern slavery.

West Midlands Police is leading the project and has until the end of March 2019 to produce a prototype. Eight other police forces, including London’s Metropolitan Police and Greater Manchester Police, are also involved. NDAS is being designed so that every police force in the UK could eventually use it. […]

https://www.newscientist.com/article/2186512-exclusive-uk-police-wants-ai-to-stop-violent-crime-before-it-happens

Nouvelles April: Émission « Libre à vous ! » diffusée mardi 4 décembre 2018 sur radio Cause Commune

4 décembre, 2018 - 13:43

La septième émission Libre à vous ! de l'April a été diffusée en direct sur la radio « Cause commune » mardi 4 décembre 2018 de 15 h 30 à 17 h. Nous avons commencé par un échange avec Pierre Baudracco et Caroline Corbal, membres du comité de programme de Paris Open Source Summit, qui nous ont entretenus de cet événement qui a lieu les 5 et 6 décembre 2018 au Dock Pullman (Aubervilliers). Nous avons enchaîné avec notre sujet principal qui concernait le logiciel libre et le monde associatif avec Frédérique Pfrunder, déléguée générale chez Le Mouvement associatif et Laurent Costy, administrateur de l'April, co-animateur du groupe de travail Libre Association et directeur adjoint de la Fédération Française des MJC. Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et assistante projets à l'April, nous a alors présenté l'édition 2019 du Libre en Fête. Et nous avons terminé par l’annonce de quelques événements à venir. Vous trouvez sur cette page les références citées pendant l'émission. Les références qui pourraient manquer seront ajoutées ultérieurement.

(Ré)écouter en ligne

S'abonner au podcast

Sommaire 
  1. Les ambitions de l'émission Libre à vous !
  2. Programme de l'émission du 4 décembre 2018
  3. Podcasts des différents sujets abordés
  4. Références pour la partie Paris Open Source Summit
  5. Références pour la partie Libre en Fête 2019
  6. Références pour la partie logiciel libre et monde associatif
  7. Références pour la partie annonces et événements à venir
  8. Pauses musicales
Les ambitions de l'émission Libre à vous !

La radio « Cause commune » a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet. Sur le site de la radio on lit : « Radio associative et citoyenne, les missions de Cause Commune sont de fédérer toutes les initiatives autour du partage et de l’échange de savoirs, de cultures et de techniques ».

Nous avons alors proposé de tenir une émission April intitulée Libre à vous ! d'explications et d'échanges concernant les dossiers politiques et juridiques que l'association traite et les actions qu'elle mène. Une partie de l'émission est également consacrée aux actualités et actions de type sensibilisation. L'émission Libre à vous ! est principalement animée par l'équipe salariée de l'April mais aussi par des membres bénévoles de l'association et des personnes invitées. Donner à chacun et chacune, de manière simple et accessible, les clefs pour comprendre les enjeux mais aussi proposer des moyens d'action, tel est l'objectif de cette émission mensuelle, qui est diffusée en direct chaque 1er mardi du mois de 15 h 30 à 17 h.

N'hésitez pas à nous faire des retours pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi les points d'amélioration. Vous pouvez nous contacter par courriel, sur le webchat dédié à l'émission (mais nous n'y sommes pas forcément tout le temps) ou encore sur notre salon IRC (accès par webchat). L'émission dispose d'un flux RSS compatible podcast.

Programme de l'émission du 4 décembre 2018

Au programme :

  • nous avons commencé par un échange avec Pierre Baudracco et Caroline Corbal, membres du comité de programme de Paris Open Source Summit, qui nous ont entretenus de cet événement qui a lieu les 5 et 6 décembre 2018 au Dock Pullman – 87, avenue des Magasins Généraux, 93300 Aubervilliers
  • notre sujet principal concernait logiciel libre et monde associatif avec Frédérique Pfrunder, déléguée générale chez Le Mouvement associatif et Laurent Costy, administrateur de l'April, co-animateur du groupe de travail Libre Association et directeur adjoint de la Fédération Française des MJC.
  • Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et assistante projets à l'April, nous a alors fait une présentation de l'édition 2019 du Libre en Fête
  • enfin, nous avons terminé par l'annonce de quelques événements à venir
Podcasts des différents sujets abordés

Voici les podcasts des différents sujets abordés pendant l'émission :

Références pour la partie Paris Open Source Summit Références pour la partie Libre en Fête 2019 Références pour la partie logiciel libre et monde associatif Références pour la partie annonces et événements à venir Pauses musicales

Les références pour les pauses musicales :

Jérémie ZIMMERMANN: [TheRegister] Microsoft menaced with GDPR mega-fines in Europe for ‘large scale and covert’ gathering of people’s info via Office

4 décembre, 2018 - 13:00

Microsoft broke Euro privacy rules by carrying out the “large scale and covert” gathering of private data through its Office apps.

That’s according to a report out this month [PDF] that was commissioned by the Dutch government into how information handled by 300,000 of its workers was processed by Microsoft’s Office ProPlus suite. This software is installed on PCs and connects to Office 365 servers.

The dossier’s authors found that the Windows goliath was collecting telemetry and other content from its Office applications, including email titles and sentences where translation or spellchecker was used, and secretly storing the data on systems in the United States. That’s a no-no. […]

https://www.theregister.co.uk/2018/11/16/microsoft_gdpr/

Nouvelles April: 44 organisations demandent à Emmanuel Macron de renoncer à son projet de censure anti-terroriste

4 décembre, 2018 - 09:48

L'April se joint à 43 associations pour signer une lettre ouverte rédigée à l'initiative de La Quadrature du Net, afin d'interpeller le président de la République et lui demander de renoncer à son projet de règlement européen de censure sécuritaire, dont il est le principal promoteur.

Les gouvernements européens se réuniront le jeudi 6 décembre 2018 pour décider de leur position sur ce texte. Ce règlement instrumentalise la crainte terroriste pour museler tout Internet, mais ne servira à rien d’autre qu’à renforcer Google et Facebook notamment et à remettre en cause la confidentialité de nos communications.

Un texte qui aura un écho particulier pour toute personne qui suit la liberticide directive droit d'auteur. L'objet du texte est différent, mais la solution affichée est très similaire : imposer aux acteurs de l'Internet, hébergeurs en tête, une surveillance des informations et contenus des personnes qui utilisent leurs services et les en rendre responsables.

Vous pourrez retrouver la liste des signataires sur le site de La Quadrature du Net, ainsi que leurs textes d'analyse sur ce dossier.

La lettre ouverte en PDF ou ci-dessous :

Opposition au projet de règlement européen de censure antiterroriste

Monsieur le Président,

Au nom de la lutte contre la radicalisation terroriste en ligne, vous défendez un projet de règlement européen imposant de nouvelles obligations à l’ensemble des acteurs de l’Internet : hébergeurs de site, de blog et de vidéo, forum et réseaux sociaux, sites de presse, fournisseurs de mail et de messagerie, etc.

Alors que la Commission européenne et votre gouvernement ne démontrent de façon étayée ni l’efficacité ni la nécessité de ces obligations pour lutter contre le terrorisme, vous souhaitez imposer aux acteurs d’Internet d’agir sur des contenus dont la dangerosité n’aura été évaluée par aucun juge et ce dans des délais extrêmement courts.

Ces obligations sont porteuses de graves dangers pour l’ensemble de l’écosystème numérique européen. En effet, les moyens économiques, humains et techniques requis pour exécuter les obligations envisagées sont tout simplement hors de portée de la quasi-totalité des acteurs : très peu sont ceux qui seront en mesure de répondre 24h/24h, 7j/7 et en moins d’une heure aux demandes de retrait de contenu provenant de n’importe quelle autorité d’un État membre de l’Union. De la même manière, les mesures de surveillance et de censure automatisées que les autorités nationales pourraient imposer en vertu du texte seront totalement impraticables.

Ainsi, pour se plier à ces nouvelles contraintes, les acteurs économiques de petites et moyennes tailles ne pourront que sous-traiter l’exécution des demandes de retrait et la censure automatisée aux quelques grandes entreprises qui, en raison de leur puissance financière, seront capables de les prendre en charge, Google et Facebook en tête, cette sous-traitance étant porteuse d’une dépendance économique et technique gravement préjudiciable à l’économie numérique européenne.

Quant aux acteurs associatifs et collaboratifs à buts non lucratifs, ils n’auront d’autres choix que de cesser leurs activités.

Ce règlement appauvrira donc radicalement la diversité numérique européenne et soumettra ce qu’il en reste à une poignée d’entreprises qui sont déjà en situation de quasi-monopole et dont il faudrait au contraire remettre en cause l’hégémonie.

Enfin, ce règlement conduirait à une surveillance généralisée de nos échanges en ligne et une censure privée et automatisée de l’information, parfaitement contraires au projet humaniste que vous entendez porter au niveau européen.

Nous, acteurs de cet écosystème et défenseurs des libertés fondamentales, vous demandons de renoncer à ce projet.