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Mis à jour : il y a 23 heures 53 min

Nouvelles April: Émission « Libre à vous ! » diffusée mardi 19 février 2019 sur radio Cause Commune - Cyberstructure - Pacte pour la Transition - Directive droit d’auteur - Projet de loi école

19 février, 2019 - 15:30

Nous avons commencé avec notre invité principal Stéphane Bortzmeyer pour son livre Cyberstructure. Internet, un espace politique. Nous avons enchaîné par une interview d'Aliette Lacroix pour présenter le Pacte pour la Transition. Nous avons poursuivi par un point sur le projet de directive droit d'auteur et par un point sur le projet de loi pour une école de la confiance. Nous avons terminé avec l'annonce d'événements.

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Podcasts des différents sujets abordés

Les podcasts seront disponibles après la diffusion de l'émission (le jour même ou le lendemain).

Sommaire 
  1. Podcasts des différents sujets abordés
  2. Les ambitions de l'émission Libre à vous !
  3. Programme de l'émission du 13 février 2019
  4. Personnes participantes
  5. Références pour la partie sur le Pacte pour la Transition
  6. Références pour la partie Cyberstructure
  7. Références pour la partie sur le projet de directive droit d'auteur
  8. Références pour la partie sur le projet de loi pour une école de la confiance
  9. Référence pour la partie annonce d'événements
  10. Pauses musicales

Les ambitions de l'émission Libre à vous !

La radio « Cause commune » a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet. Sur le site de la radio on lit : « Radio associative et citoyenne, les missions de Cause Commune sont de fédérer toutes les initiatives autour du partage et de l’échange de savoirs, de cultures et de techniques ».

Nous avons alors proposé de tenir une émission April intitulée Libre à vous ! d'explications et d'échanges concernant les dossiers politiques et juridiques que l'association traite et les actions qu'elle mène. Une partie de l'émission est également consacrée aux actualités et actions de type sensibilisation. L'émission Libre à vous ! est principalement animée par l'équipe salariée de l'April mais aussi par des membres bénévoles de l'association et des personnes invitées. Donner à chacun et chacune, de manière simple et accessible, les clefs pour comprendre les enjeux mais aussi proposer des moyens d'action, tel est l'objectif de cette émission hebdomadaire, qui est diffusée en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h.

N'hésitez pas à nous faire des retours pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi les points d'amélioration. Vous pouvez nous contacter par courriel, sur le webchat dédié à l'émission (mais nous n'y sommes pas forcément tout le temps) ou encore sur notre salon IRC (accès par webchat). L'émission dispose d'un flux RSS compatible podcast.

Programme de l'émission du 13 février 2019

La treizième émission Libre à vous ! de l'April a été diffusée en direct sur la radio « Cause commune » mardi 19 février 2019 de 15 h 30 à 17 h.

Au programme :

  • Nous avons commencé avec notre invité principal Stéphane Bortzmeyer pour son livre Cyberstructure. Internet, un espace politique.
  • Nous avons enchaîné par une interview d'Aliette Lacroix pour présenter le Pacte pour la Transition.
  • Nous avons poursuivi par un point sur le projet de directive droit d'auteur
  • Nous avons continué par un point sur le projet de loi pour une école de la confiance.
  • Nous avons terminé par l'annonce d'événements
Personnes participantes

Les personnes qui ont participé à l'émission :

  • Frédéric Couchet, délégué général de l'April
  • Aliette Lacroix, Collectif pour une Transition Citoyenne
  • Stéphane Bortzmeyer, auteur du livre Cyberstructure
  • Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques à l'April (en régie)
Références pour la partie sur le Pacte pour la Transition Références pour la partie Cyberstructure Références pour la partie sur le projet de directive droit d'auteur Références pour la partie sur le projet de loi pour une école de la confiance Référence pour la partie annonce d'événements Pauses musicales

Les références pour les pauses musicales :

LE-ROUTEUR-WIFI.COM: Le WiFi 5 Ghz n’est pas toujours meilleur que le WiFi 2.4Ghz

19 février, 2019 - 10:15

Vous avez des problèmes avec votre connexion WiFi ? Essayez d’utiliser le WiFi 2.4 Ghz plutôt que le 5 Ghz. Certes, le 5 Ghz est plus rapide, plus récent et moins encombré – mais il a une faiblesse… Il n’as pas une aussi bonne couverture réseau que le 2.4 Ghz et il est plus sujet aux interférences.

5 Ghz Vs 2.4 Ghz : Quelle différence ?

La technologie WiFi permet d’émettre sur deux bandes de fréquences radio : 5 Ghz et 2.4 Ghz. L’utilisation de la bande 5 Ghz est devenue courante avec l’apparition du WiFi 802.11nconnu aujourd’hui comme « WiFi 4 » – présenté en 2009. Avant cela, le WiFi utilisait majoritairement le 2.4 Ghz.

Et ça a été un grand pas en avant ! Le 5 Ghz utilise des ondes radio plus courtes, ce qui permet d’atteindre des vitesses supérieures. Le « WiGig » va encore plus loin en utilisant la bande 60 Ghz. Cela signifie des ondes radio encore plus courtes et donc une bande passante encore plus haute mais sur une distance bien plus courte.

Les fréquences 5 Ghz sont aussi moins sujettes à l’encombrement du signal. Cela signifie une connexion sans fil plus stable, plus fiable, particulièrement dans les zones denses avec de nombreux réseaux et appareils à proximité. Les téléphones sans fils (fixes) et les baby-phones utilisent en général la bande 2.4 Ghz également créant des perturbations sur cette fréquence WiFi – mais pas sur la fréquence 5 Ghz.

En résumé, le 5 Ghz est plus rapide et permet d’avoir une connexion plus stable. C’est la dernière technologie et il peut être tentant d’utiliser ce réseau en permanence en oubliant carrément l’existence du réseau 2.4 Ghz. Mais les ondes radio plus courtes de la fréquence 5Ghz signifie également une moins bonne portée du signal et une moins bonne pénétration des ondes à travers les objets physiques. En d’autres mots, il y a tout de même quelque chose que la fréquence 2.4 Ghz fait mieux que la 5 Ghz : Avoir une bonne portée du signal et passer à travers les murs.

Un routeur qui utilise les deux fréquences ?

Les box opérateurs et les routeurs récents sont généralement des routeurs « Dual Bande » et peuvent emmètre simultanément deux réseaux WiFi un en 5 Ghz et un en 2.4 Ghz. D’autres routeurs dits « Tri-Bande » peuvent même créer deux réseaux 5 Ghz séparés en plus du réseau 2.4 Ghz pour réduire l’encombrement du réseau 5 Ghz.

Ce n’est pas simplement un problème de rétro-compatibilité pour connecter vos vieux appareils ne supportant que le WiFi 2.4 Ghz. Il y a des moments ou vous devriez utiliser le réseau 2.4 Ghz même si vous êtes sur un appareil qui supporte le 5 Ghz.

Les routeurs peuvent être configurés de deux façons : Soit ils n’affichent qu’un réseau et ils répartissent automatiquement les appareils sur la fréquence 2.4 Ghz ou 5 Ghz, soit ils affichent les deux réseaux et c’est à vous de choisir auquel vous souhaitez vous connecter.

Par exemple, si vous appelez vos deux réseaux « MonWiFi » et que vous leurs donnez le même mot de passe. En théorie, les appareils qui s’y connectent devraient changer automatiquement de réseau en choisissant le meilleur disponible. Mais ça ne fonctionne pas toujours très bien et vous pourriez vous retrouver sur le réseau 2.4 Ghz alors que vous devriez utiliser le 5 Ghz ou vice-versa.

A la place, je vous conseille de donner des noms différents au réseau 2.4 Ghz et le réseau 5 Ghz : « MonWiFi2.4 » et « MonWiFi5 » par exemple. Les noms n’ont pas vraiment besoin de contenir la fréquence, vous pourriez les appeler « réseau1 » et « réseau2 » si vous préférez. Avec deux noms différents vous pourrez choisir le réseau auquel vous vous connectez. Les appareils plus vieux, ne disposant que du WiFi 2.4 Ghz, ne verront pas apparaître le WiFi 5 Ghz.

Quand le réseau 2.4 Ghz est meilleur

Si vous avez des problèmes de connexion lorsque vous êtes connecté au réseau 5 Ghz, il faut toujours essayer de se connecter en 2.4 Ghz pour voir si cela règle le problème.

La fréquence 5 Ghz peut sembler plus récente et plus rapide -et c’est techniquement le cas- mais elle fonctionne mieux dans les petits espaces. Si vous voulez connecter un grand open-space en WiFi, le 2.4 Ghz sera meilleur. Pour connecter un parc ou un espace extérieur, le 2.4 Ghz sera aussi bien meilleur. Pour les maisons aux murs épais le WiFi 2.4 Ghz aura aussi une meilleure couverture que le 5 Ghz – certaines vieilles maisons aux murs particulièrement épais ne laisseront même pas passer un signal 2.4 Ghz d’une pièce à l’autre.

Le WiFi 2.4 Ghz devrais aussi mieux fonctionner qu’auparavant. Avec la majorité des gens utilisant le 5 Ghz, les villes rassemblent moins de WiFi 2.4 Ghz qu’avant, cela devrait limiter les interférences et permettre une meilleure connexion. De plus en remplaçant le vieux téléphone fixe sans fil par votre smartphone et le baby-phone par un baby-phone WiFi, vous devriez encore améliorer la qualité du signal.

Je vous conseille de faire le tour de la maison à la recherche des appareils émettant sur la fréquence 2.4 Ghz pour voir s’ils sont encore utiles ou remplaçables. Une fois la maison épurée de toutes ces sources d’interférences vous devriez gagner en portée et en qualité du signal WiFi.

Il existe d’autres solutions pour régler ce problème, c’est sûr. Les routeurs en maille ou « Mesh » permettent aujourd’hui d’étendre facilement le signal WiFi 5 Ghz à toute la surface d’une grande maison, mais cette installation a un prix et si vous n’êtes pas prêt à investir dans un système WiFi dernière génération, ça vaut peut-être le coup de vérifier si le WiFi en 2.4 Ghz ne fonctionne tout simplement pas mieux chez vous.

Un 2.4 Ghz encore mieux avec le WiFi 6

La fréquence 2.4 Ghz est un peu négligée depuis l’apparition du 5 Ghz plus rapide et stable. Le WiFi 802.11n (WiFi4) supporte les fréquences 2.4 Ghz et 5 Ghz, mais la dernière norme en date, le WiFi 802.11ac (WiFi5) ne supporte que le 5 Ghz. Si vous avez un routeur Dual-Bande 802.11ac, il fait tourner un réseau 5 Ghz 802.11ac et un réseau 2.4 Ghz 802.11n. Le réseau 5 Ghz utilise donc une norme plus récente.

La nouvelle norme WiFi 6 va résoudre ce problème. La nouvelle génération de norme WiFi pourra en effet supporter le WiFi 2.4 ghz et le WiFi 5 Ghz, une bonne occasion de rafraîchir cette fréquence un peu oubliée pour lui redonner un peu de vitesse.

Choisir entre WiFi 2.4 et WiFi 5 Ghz

Pour choisir entre WiFi 2.4 Ghz et 5 Ghz, rendez-vous dans l’interface de votre routeur dans la section « Propriétés réseau sans fil », « Propriétés WiFi » ou « Wireless Network Settings » en anglais. Donnez aux réseaux 2.4 Ghz et 5 Ghz deux noms distincts, je vous conseille d’intégrer « 2.4ghz » et « 5ghz » dans leurs noms pour les identifier plus facilement par la suite. Vous pouvez en revanche utiliser le même mot de passe pour les deux réseaux si vous le souhaitez.

Votre routeur est peut-être configuré pour donner le même nom à ces deux réseaux par défaut, leurs donner un identifiant SSID différent vous permettra de faire le choix par vous même au moment de la connexion.

Vous pouvez maintenant facilement choisir sur quelle fréquence vous souhaitez vous connecter. Pour cela rendez-vous simplement dans l’interface de connexion WiFi de l’appareil que vous souhaitez connecter et sélectionnez le nom du réseau que vous venez de nommer.

Une fois que vous aurez rejoins les deux réseaux une fois, votre ordinateur/smartphone se souviendra des mots de passe et vous pourrez facilement changer de réseau en sélectionnant celui de votre choix dans la liste.

Si passer sur la fréquence 2.4 Ghz ne résous pas votre problème de connexion WiFi à la maison ou au boulot, je vous conseille de considérer l’utilisation d’un système de routeur Mesh. Cela permet d’étendre le réseau 5 Ghz largement dans la maison ou le bureau pour pouvoir se connecter depuis n’importe-ou.

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LE-ROUTEUR-WIFI.COM: Ce que j’ai pensé du service cloud SpiderOak

19 février, 2019 - 05:54

Nous en avons déjà parlé, le stockage dans le cloud est en passe de devenir le nouvel incontournable de notre vie numérique. Il présente bien des avantages, comme le fait de rendre vos données accessibles depuis l’ensemble de vos appareils connectés ou de les mettre à l’abris de la panne ou de l’accident en les copiant ailleurs. Il permet également, en quelque sorte, d’étendre le stockage de vos périphériques qui en possèdent le moins. Par exemple, si votre téléphone possède 32 Go de stockage, en souscrivant à une offre de cloud de 100 Go, 100 nouveaux Go peuvent être utilisés à partir de votre smartphone, tant qu’il est connecté à internet.

Mais il y a également des inconvénients, comme dans tous services, et celui qui est le plus flagrant, celui qui est souvent cité, c’est tout simplement le fait de confier vos données à un tiers. Oui, je le sais bien, c’est le principe même du cloud, mais ce transfert de localisation des données pose certaines interrogations. Il est tout à fait légitime de se demander si certaines personnes pourront accéder à vos données par exemple. Par curiosité, ou bien pour les exploiter afin de revendre votre profil à des fins publicitaires, ou encore à des fins d’espionnage industrielles ?

Personnellement je ne sais pas si ces peurs sont justifiées, et si abus il y a, je ne sais pas quels sont les services qui s’y livrent et ceux qui ne mettent pas le nez dans vos affaires. Mais force est de constater, que dans certains pays où peuvent être hébergées vos données (suivant les services de cloud), des dispositions législatives permettent à certaines institutions d’accéder à vos données en toute légalité…

Le 17 juillet 2014, Edward Snowden, le maintenant fameux lanceur d’alerte, ancien membre de la CIA et de la NSA (rien que ça), donne une interview à la presse dans lequel il révèle encore de nouvelles choses. Par exemple, il affirme que les employés de la NSA s’amusent à s’échanger certaines photos récupérées sur des services de stockage en ligne. Je vous laisse imaginer la thématique des clichés…Et dans cette interview, il conseille d’utiliser un service de stockage comme SpiderOak, plutôt que DropBox ou que d’autres services de cloud américains.

Avant d’aller plus loin, petit disclaimer, je ne sais pas si ce que dit M. Snowden est vrai. Et quand bien même si ça l’était, vous ne stockez pas forcément de photos personnelles de ce type sur votre stockage cloud. Ce que je veux dire par là, c’est que si la NSA scrute vos données hébergées en ligne à la recherche d’informations sur le terrorisme, et, pour s’amuser, de photos de nus, si vous ne disposez ni des unes, ni des autres, ces services restent très bons. De plus, rien ne garantit que des choses similaires ne se passent pas dans d’autres pays.

Quoi qu’il en soit, il faut donc être vigilant sur les services que l’on choisit et sur les données que l’on héberge, mais il ne faut pas tomber dans la paranoïa la plus extrême. Oui surement que certains bots accèdent à vos données, oui c’est une violation de votre intimité, mais il y a de très forte chance que ce que vous hébergez ne soit pas du tout intéressant pour eux.

C’est quoi SpiderOak

Si toutefois vous êtes sensible à cette problématique de possible accès à vos données, il y a une solution dans le paysage cloud commercial, c’est-à-dire en dehors de l’auto-hébergement. Et cette solution c’est SpiderOak.

En effet, vous entendrez souvent des particuliers dirent, au sujet de cette ingérence dans les données, « Moi je m’en moque, je n’ai rien à cacher ! ». Oui ok très bien, mais est-ce que le fait de ne pas héberger de données sensibles donne le droit à l’hébergeur de les consulter ? Peut-être que le soir, devant votre télé, une fois que vous êtes dans votre canapé, avec votre petite couverture, devant Netflix, vous n’avez rien à cacher non plus. Accepteriez-vous alors que l’on pose une petite caméra sur votre table basse ? C’est vraiment une question de positionnement personnel que cette histoire de confidentialité des données.

Et là où SpiderOak est différent, c’est qu’il s’agit d’un service de « Zero knowledge », de « connaissance zéro ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Vous allez voire c’est vraiment très simple. Sur le cloud, qu’ils soient avérés ou non, il y a des doutes. Afin qu’aucun doute ne soit permis concernant leur service, SpiderOak assure une connaissance zéro de vos données. Pour y parvenir, la méthode utilisée est enfantine, avant que vos données ne soient uploadées vers leurs serveurs, le client (le logiciel que vous utilisez pour poster les données), va les chiffrer.

Tout ce qui arrive sur leurs serveurs est donc crypté, en utilisant une méthode combinant RSA en 2048 bits et AES en 256 bits. Cela signifie, que même si un tiers souhaitait consulter les données que vous hébergez sur le service, il ne le pourrait pas. La manière même dont sont chiffrées les données ne permettrait même pas à l’entreprise elle-même de pouvoir les décoder si elle le souhaitait.

Passons maintenant à l’étude plus traditionnelle de ce qui est proposé par ce service, maintenant que nous avons évoqué de quelle manière il protège vos données.

Inscription et offres

SpiderOak propose une offre gratuite de 2Go de stockage et durant 3 semaines vous pourrez stocker 250 Go de données. Cette offre n’est pas très facile à trouver, car je ne l’ai pas vu dans la grille tarifaire. Pour pouvoir tester le service, et donc profiter de ces 21 jours de stockage supplémentaire, il faut télécharger le client, puis, de là, créer un compte. Ce n’est pas très clair, mais ça a le mérite d’exister.

Ensuite, concernant les offres, la plus petite, et donc la moins cher, est de 59$ par an pour 150 Go de stockage. Le petit calcul habituel pour déterminer le prix du Go mensuel sur la plus petite offre payante nous donne en euro (1$ = 0.87€ au 31/12/2018) à((59×0.87)/12)/150=0.028€.

Nous sommes donc à environ 3 centimes par giga et par mois concernant le prix de cette offre. Ce n’est pas ce qui se fait de moins cher, mais c’est dans la moyenne des gros services de cloud qui est entre 1 et 4 centimes.

Bien entendu, si vous avez besoin de plus de place, une offre de 400 Go est disponible, tout comme une de 2 To et une de 5 To. Comme pour les autres services, plus l’offre est grosse, plus le prix au Go est dégressif.

Le client

Un client existe pour Windows, Mac, Linux, iOS et Android. Mais mon dieu, au premier lancement que cela semble compliqué ! Déjà, si vous n’avez pas le bonheur d’être anglophone, il va falloir faire un effort. Rien d’insurmontable, mais tout n’est pas traduit, ou alors quand c’est traduit, ce n’est pas très bien fait. De plus on comprend immédiatement que ce service ne s’adresse pas forcément au plus grand nombre. Ça fait vraiment très « informatique compliquée ». Si on ne comprend pas certaines notions de bases, ça semble vraiment fouillis.

Et puis ça semble un peu vieillot, que ce soit le client pour l’ordi ou bien les clients mobiles, il faut bien avouer qu’on est loin de ce qui se fait de mieux dans le domaine. Pour toucher plus de monde, il faudrait surement revoir un peu tout ça.

Ergonomie

Nous venons de le dire les clients ne sont pas terribles en l’état. Et j’ai eu du mal à trouver l’interface en ligne sur le site. En fait elle existe, mais elle n’est pas beaucoup mise en avant, vous ne trouverez pas un gros bouton de connexion sur la première page. Non il faut sélectionner le produit SpiderOak One, puis cliquer sur « Existing user », et là, vous aurez accès à la boîte de dialogue vous permettant de vous connecter. Un disclaimer doit être coché, indiquant que vous comprenez qu’en passant par l’interface en ligne, le chiffrement « zero knowledge » ne sera pas effectif.

Bref ce n’est pas très beau, c’est compliqué, ce n’est pas très intuitif, bref, l’ergonomie n’est pas du tout bonne. On est très loin de ce que les autres acteurs du marché essaient de faire. Toutes les fonctionnalités sont là, de ce côté pas de souci, mais pour pouvoir s’en servir correctement, il va falloir une petite période d’apprentissage, et savoir faire quelques concessions visuelles. Là où la concurrence essaie de tout rendre simple et sympa à utiliser. Pour couronner le tout, il n’y a pas de fonction de glisser/déposer dans le client…

Performances

Passons maintenant à notre petit test de performances consistant à uploader un dossier de 80 Mo, constitué de textes et de photos. Puis à télécharger ce dossier sur l’ordinateur. Pour rappel, le test est effectué sur une connexion VDSL 2+ de 100 Mb/s en download et de 23 Mb/s en upload.

Bon déjà, grâce à cette magnifique ergonomie, il faut un petit temps pour trouver comment faire pour envoyer de manière ponctuelle un dossier. Le client est plutôt tourné vers des fonctions de sauvegardes régulières. Par contre en plus du « Hive », le dossier partagé automatiquement, à la manière de Dropbox, vous pouvez sauvegarder n’importe quel autre dossier de votre PC.

Il m’a fallu environ 45 secondes pour tout uploader sur le cloud, ce qui est un peu plus long que certains autres services, mais rappelons ici que les données sont chiffrées avant d’être envoyées. C’est donc normal que ce temps soit un peu rallongé.

Concernant le téléchargement de ces données, c’est la même chose que les autres services, nous sommes sous la barre des 10 secondes.

M.A.J. 02/2019 : Après qu’un lecteur me l’ai signalé (Merci MadMyke), je me suis rendu compte que j’avais oublié de parler d’une fonctionnalité très intéressante de chez SpiderOak : La sauvegarde automatique des fichiers en gardant un historique des changements ! Et c’est en effet une fonctionnalité souvent absente chez la concurrence qui apporte un réel intérêt à SpiderOak. Le service Cloud va simplement enregistrer plusieurs versions du même fichier pour vous permettre de revenir sur les changements apportés par la suite.

Avis

C’est moche, c’est compliqué à rendre en main, c’est même compliqué de s’inscrire. On a l’impression d’utiliser un service d’il y a 10 ans. Mais c’est extrêmement sécurisé, le client permet de faire de la vraie sauvegarde, des dossiers que vous souhaitez. Et au final, on finit par s’y faire. Le client de SpiderOak me fait plus penser à un logiciel de sauvegarde d’entreprise, ou de particulier éclairés, tel que, par exemple, Iperius bakcup (pour ceux qui connaissent), d’il y a 5 ou 10 ans. En tout cas, pas à un client de service de cloud actuel.

Mais comme vous l’aurez compris, c’est le prix à payer pour accéder à un cloud où vos données sont chiffrées avant même leur départ de chez vous. C’est donc à chacun de savoir si le bénéfice d’une telle protection vaut la demi-heure d’apprentissage que nécessite l’utilisation du client, et si vous êtes prêt à supporter une interface graphique d’un autre âge.

Pour ma part, c’est donc un avis tout à fait personnel, je trouve que le jeu en vaut la chandelle, même si je regrette que SpiderOak ne prenne pas le temps de moderniser un peu tout ça, notamment en ce qui concerne la fonction de glisser/déposer. Il est dommage que cette complexité n’ouvre pas plus le service, car il est certain que beaucoup d’utilisateurs cherchant la simplicité ne se serviront pas de ce cloud. Et c’est normal, car si le seul but est de pouvoir montrer la photo du petit dernier, sans avoir à se soucier d’où elle est hébergée, ce n’est pas du tout la solution optimale. Si au contraire, la préoccupation première est que personne ne puisse connaitre vos recettes de cuisine secrètes, ou, pour être plus sérieux, ne puisse avoir accès à vos habitudes et à vos données, SpiderOak est une très bonne alternative.

Il y a d’autres offres qui permettent un chiffrement chez le client, avant l’envoi des données. Mega, permet par exemple de faire cela, tout comme Sync.com, mais ils sont peu nombreux, et parfois cela est payant. De plus, disons-le tout net, si pour vous, il est très important de posséder une bonne application mobile reliée à votre cloud, SpiderOak est très loin d’être le meilleur concurrent, tant son client mobile est obsolète. Bref un très bon service au niveau de la sécurité mais qui mériterait d’être complétement revu au niveau de son expérience utilisateurs.

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Nouvelles April: Décryptualité du 18 février 2019 - Tout est faux

19 février, 2019 - 00:25

Écouter ou télécharger le décryptualité du 18 février 2019 (13 minutes)

    Métriques bidons, notoriété montée de toute pièce... et si tout sur internet était faux ?
    Générique – La prose du pépère – Les Barons Freaks – Licence Art Libre (LAL)

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Nouvelles April: Revue de presse de l'April pour la semaine 7 de l'année 2019

18 février, 2019 - 18:37

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Telegramme] Logiciels libres. Des participants avides de connaissances

Le dimanche 17 février 2019.

La bibliothèque municipale propose, jusqu’au 15 mars, une exposition sur les logiciels libres. Vendredi, Sylvie Péron, de l’association Les ordis libres, était dans les locaux pour présenter…

Et aussi: [ZDNet France] Non, vous ne pouvez pas reprendre du code open source

✍ Steven J. Vaughan-Nichols, le dimanche 17 février 2019.

Une note populaire sur la liste de diffusion du noyau Linux affirme que l’auteur d’un programme peut empêcher des tiers d’utiliser son code selon son bon vouloir. C’est faux.

[Developpez.com] Directive copyright: la version finale est enfin prête. L'EFF explique comment les entreprises US pourraient en profiter

✍ Stéphane le calme, le jeudi 14 février 2019.

L’Union européenne est sur le point de parvenir à réécrire ses règles de copyright datant de deux décennies, ce qui obligera Google et Facebook inc. d’Alphabet inc. à partager leurs revenus avec les industries de la création et à supprimer le contenu protégé par copyright sur YouTube ou Instagram.Les négociateurs des pays de l’UE, le Parlement européen et la Commission européenne ont conclu un accord après des négociations d’une journée.

Et aussi: Voir aussi: [Numerama] UFC-Que Choisir fait condamner Google sur la collecte et l'utilisation des données personnelles

✍ Maxime Claudel, le mercredi 13 février 2019.

Après avoir fait plier Twitter, UFC-Que Choisir continue son combat pour la protection des données personnelles.

Et aussi: [Silicon] Open Source: Linux domine le top 5 des compétences les plus prisées

✍ Ariane Beky, le mardi 12 février 2019.

Linux devance le cloud et la sécurité au top des domaines de compétences les plus demandés par les recruteurs de profils open source.

[Developpez.com] Un hacker lance FreedomEV, un projet open source qui apporte de nouvelles fonctionnalités aux voitures Tesla

✍ Bill Fassinou, le samedi 9 février 2019.

Jasper Nuyens, celui qu’on surnomme avec un groupe de hackers “les pirates Tesla” a profité de l’événement FOSDEM de ce cette année pour présenter son projet de libération, dit-il, de la pleine puissance des voitures Tesla. Le FOSDEM est un événement gratuit qui permet aux développeurs de logiciels de se rencontrer, d’échanger des idées et de collaborer. Il regroupe ainsi chaque année à Bruxelles, des milliers de développeurs de logiciels libres et open source du monde entier. Jasper Nuyens est le directeur général de Linux Belgium, une entreprise qui fournit des services de conseil, de formation et de support Linux à d’autres entreprises utilisant Linux de manière professionnelle dans le contexte de serveurs et de Linux embarqué.

Tristan NITOT: Agir pour le climat à titre individuel

18 février, 2019 - 17:46

Comme vous le savez peut-être, j’ai pris en 2018 de nouvelles habitudes pour réduire mes déchets et ma production de CO2 et de rouler à vélo. En substance, j’ai décidé de faire ma part pour limiter le changement climatique. Bien sûr, on pourra me rétorquer que les actions individuelles ne suffisent pas[1]. Et pourtant, elles sont importantes. Voici pourquoi :

Je suis un individu et c’est bon pour moi

Pour moi, le sujet est important et mon action sur ces sujets est réelle et quotidienne. Elle a la grande qualité de faire que je suis dans l’action, et même si c’est minime, c’est déjà ça. Je suis cohérent dans mes actions et dans mes convictions, et c’est vraiment bien positif au quotidien. Attention toutefois de ne pas tomber dans le punitif, à faire qu’on s’interdit trop de choses, ce qui rendrait ce changement trop lourd à porter sur le long terme. J’ai revendu ma grosse Harley Davidson et finalement c’était un soulagement pour moi. J’ai gardé ma vieille Royal Enfield qui consomme 4 litres au 100km et je sais que je remonterais dessus un jour.

Pour les industriels, je suis un consommateur

Les industriels adaptent leur production en fonction de la demande des consommateurs, sinon ils n’arrivent pas à la commercialiser. Je reprends donc à mon compte l’adage popularisé par Coluche : “Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas !”. Et les mêmes industriels finiront par faire des produits plus respectueux de l’environnement, avec moins d’emballage, plus faciles à réparer, etc. Je suis aussi vigilant de ne pas devenir une victime de la publicité : quand je veux acheter un truc, je me demande d’où vient l’envie, et si c’est un vrai besoin. Si oui, j’achète un objet de qualité, qui va me durer longtemps.

Pour mes proches, je suis l’exemple qui suscite le débat puis l’action

Quand j’agis d’une certaine manière, pour moi, pour me sentir cohérent avec mes valeurs, les gens le remarquent parfois, et on en parle. Pourquoi ne manges-tu plus de bœuf ? Pourquoi roules-tu à vélo ? Pourquoi as-tu décidé de ne plus prendre l’avion pour aller en vacances en 2019 ? Ça peut sembler fou, mais ça fonctionne. Au bureau, il y a de plus en plus de “vélotaffeurs” (personnes prenant le vélo pour aller bosser), et pourtant c’est l’hiver. Le simple fait de faire, d’avoir une démarche, ça rend socialement acceptable le fait d’être écolo. Et d’autres suivent. Peut-être avez-vous vu cette vidéo TED qui démontre la naissance d’un mouvement, où l’on constate que c’est le premier suiveur qui transforme un marginal en un leader. À nous d’être le premier suiveur local, celui qui diffuse localement le mouvement pour le climat. (Attention de ne pas devenir un gros lourd qui embête tout le monde avec ces sujets !)

Pour les élus, je suis un électeur

Fondamentalement, les politiciens sont des suiveurs. Presque tous aujourd’hui connaissent le problème du changement climatique et les enjeux (à part une poignée de climatosceptiques qui sont payés pour ne pas comprendre). Mais un politicien cherche avant tout à être élu, condition sine qua non pour pouvoir exercer son métier. Autrement dit, un politicien ne prendra des mesures que dans la mesure où cela mènera à sa réélection. S’affirmer respectueux de la planète, conscient des enjeux écologiques, c’est rendre possible des politiques qui sont nécessaires mais que les élus ont peur de mettre en place car leur carrière pourrait en pâtir.

Voilà pourquoi je pense que le changement passe par moi !

Mise à jour

Je lis ça et là que ce que fais, dis et écris ne suffira pas. Je suis bien d’accord. Arrêter de manger du bœuf, limiter les déplacements en avion ou faire du vélo ne suffira pas. Mais c’est un premier pas. Indispensable pour faire le second pas, par exemple participer à une manifestation pour le climat. Qui lui non plus ne suffira pas. Mais qui permettra un troisième pas. Et ainsi de suite. Refuser de faire le premier pas sous prétexte que l’objectif semble trop loin est lâche, car l’enjeu est de taille. Je dirais même qu’il n’y a pas de plus grand enjeu au XXIe S.

Pour faire un grand voyage, vous avez sûrement remarqué que c’est le premier pas qui coûte. Certes. Mais faire ce premier pas est un accomplissement, d’autant plus que qu’en nous voyant avancer, d’autre se mettent à faire de même.

Note

[1] Par exemple, We can’t do it ourselves, On ne peut plus seulement responsabiliser le consommateur individuel ou encore Remise en question (vidéo).

Nouvelles April: Pertinence du libre face à l'informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux - Décryptualité du 11 février 2019

18 février, 2019 - 17:33


Titre : Décryptualité du 11 février 2019 - La pertinence du libre face à l'informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux
Intervenants : Christian - Manu - Luc
Lieu : April - Studio d'enregistrement
Date : 11 février 2019
Durée : 15 min 50
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 6 de l'année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Soporte Técnico Informatico. Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description

En réaction à un article de la semaine dernière où un chirurgien américain critique les effets d'une solution logiciel de gestion d'hôpital sur la pratique de la médecine1, Décryptualité évoque toute l'étendue de la nécessité de maîtriser son informatique, notamment dans un milieu professionnel.

Transcription

Luc : Décryptualité.

Voix off de Nico : Le podcast qui décrypte l’actualité des libertés numériques.

Luc : Semaine 6. Salut Manu.

Manu : Salut Christian.

Christian : Salut Luc.

Luc : Sommaire.

Manu : Huit jolis articles.

Christian : 24 heures, « Achats publics : L’informatique de l’État jugée pas assez écolo par les Verts », par Lise Bourgeois.

Manu : Ça parle du canton de Vaud, en Suisse, et effectivement les Verts veulent pousser à utiliser du logiciel libre encore plus et ils revendiquent que c’est une bonne informatique ; donc on aime bien, on applaudit.

Christian : Le Journal du Centre, « L’association Nevers [prononcé never par Christian, NdT] libre promeut l’informatique et les logiciels libres ? » par Gwénola Champalaune.

Luc : Never ?

Manu : Oui, c’est un jeu de mots.

Luc : D’accord.

Manu : De la ville de Nevers et effectivement ils font pas mal de choses là-bas, il y a plein de petits gars très motivés qui font la promotion du Libre. Même s’ils font des jeux de mots sur le nom de la ville ce n’est pas grave !

Luc : Excellent. Moi je suis très fan.

Christian : Developpez.com, « Microsoft rejoint le projet Openchain aux côtés de Google », par Stéphane le calme.

Manu : J’ai super hésité à le mettre parce que c’est un article plein de buzzwords, je n’ai pas bien suivi tout le truc. OpenChain c’est en gros qu’ils veulent vérifier que tous les logiciels libres utilisés dans les grosses entreprises, comme Microsoft, mais il y en a d’autres, Google, Facebook, ils sont tous dans l’OpeCchain on dirait et ils veulent garantir la chaîne de certification du Libre et s’assurer que c’est bien libre et qu’ils ont le droit de l’utiliser.

Luc : Qu’on peut utiliser différentes briques logicielles ensemble et qu’il n’y aura pas d’incompatibilité juridique.

Manu : Sur le principe c’est intéressant, mais effectivement les noms qui sont mis en avant, les GAFAM en gros, ça fait un peu peur.

Christian : Le Monde.fr, « Parcoursup : la justice enjoint à une université de publier son algorithme de tri », par Camille Stromboni.

Manu : On applaudit, là encore, parce qu’il faut ouvrir les algorithmes pour savoir ce qui se passe exactement. Parcoursup, il y a eu tout un scandale parce que c’était la sélection ou pas la sélection à l’entrée des universités. Donc avoir accès à ces algorithmes c’est utile, ça permet d’avoir une vision de ce qui se passe à l’intérieur et les algorithmes ne vont pas diriger nos vies sans qu’on le sache.

Luc : On rappelle : Parcoursup c’était le logiciel qui gérait les lycéens. En gros il allait interroger les universités, les grandes écoles, etc., ce sont elles qui donnaient une réponse et, en fait, on ne savait pas sur quel critère la réponse était donnée. Donc ça c’est la suite.

Manu : Ça s’ouvre petit à petit. Probablement que ça va prendre un peu de temps.

Christian : Developpez.com, « La France et l’Allemagne s’associent pour rendre la directive copyright plus néfaste », par Michael Guilloux.

Manu : On en a parlé, ce sont les articles 11 et 13 des évolutions du droit d’auteur qui sont en train d’être travaillées pour s’implanter en Europe.

Luc : Avec quand même cette perspective plutôt positive qu’ils vont arriver nulle part, parce que, à priori, il y a quand même un certain nombre d’autres pays européens qui ont voté contre.

Manu : Voilà ! Donc ils ne voulaient pas censurer Internet ; ils ne voulaient pas bloquer les mèmes et faire plein de saloperies. Mais la France et l’Allemagne, vraiment d’une seule voix, disent : « Si, si, si, on veut une directive droit d’auteur », et effectivement, ce qu’ils ont l’air de proposer c’est encore pire que ce qu’il y avait avant, notamment les critères sur le temps de vie d’une entreprise avant qu’elle doive implémenter les filtres obligatoires, des choses comme ça. C’est un peu ridicule et on espère que ça va se planter !

Christian : France Culture, « Vasarely : vendre aux riches pour donner aux pauvres », par Mathilde Serrell.

Manu : C’est un artiste, Vasarely, qui a fait plein de tableaux avec des ronds et des carrés.

Christian : Tout le monde les connaît.

Manu : Oui, parce qu’ils ont été réutilisés et justement, c’est pour ça qu’on en parle, c’est parce que cette réutilisation-là avait l’air d’être encouragée par l’artiste lui-même, qui appréciait qu’on reprenne son œuvre et il y a un rapport qui est fait avec le Libre et l’open source.

Luc : Et l’Art libre, puisqu’il y a des gens qui reprennent les principes du Libre dans le domaine de l’art.

Christian : Developpez.com, « GNU/Linux : après plus de 25 ans d’existence », par Coriolan.

Manu : Ça reprend un peu l’histoire, effectivement 25 années pour le noyau Linux qui a donné son nom, dans une certaine mesure, au système d’exploitation et il y a plein de choses à voir. Il y a une petite frise chronologique qui est dans l’article. Allez jeter un œil, c’est sympa.

Christian : Les Echos, « Données personnelles : Cisco rejoint Apple dans sa lutte pour une loi aux États-Unis », par Lucas Mediavilla.

Manu : Une loi et quelle loi ! Là il est question du RGPD.

Luc : Une traduction du RGPD aux États-Unis, c’est ça ?

Manu : Exactement ! Une traduction ou en tout cas une implémentation de quelque chose qui y ressemblerait. Le RGPD [Règlement européen pour la protection des données] est supposé défendre les droits à la vie privée des consommateurs et des citoyens européens. Les États-Unis n’ont pas ce genre de chose-là aujourd’hui. Et là, même des grosses boîtes comme Cisco et Apple, auraient peut-être un intérêt et pousseraient à mettre ça en place là-bas.

Luc : On en parlait la semaine dernière. Apple a fait les gros yeux à Facebook et Google ; eux sont moins intéressés aux données personnelles, ce n’est pas pour ça qu’ils les respectent. En tout cas c’est un mouvement intéressant et on va voir ce que ça donne. Sujet du jour Manu ? Tu voulais revenir sur un article de la semaine dernière.

Manu : Oui, qui m’avait paru intéressant. Ça parle d’informatique et ça prend un point de vue – c’est une synthèse qui nous a été rendue accessible par l’intermédiaire d’une traduction d’un article américain – et c’est un point de vue de l’usage de l’informatique dans le milieu médical et de la manière dont les médecins ont un peu chamboulé leur manière de travailler et pas en mieux, à l’aide ou à cause ou malgré l’outil informatique. Et c’est une évolution qu’on a l’air de constater un peu partout.

Luc : C’est un chirurgien américain qui aurait fait une tribune là-dessus, un type assez impliqué dans les questions de santé de publique, donc un type qui a quand même une dimension politique. Comment s’appelle-t-il ?

Christian : Atul Gawande et il se dit journaliste en plus d’être chirurgien.

Luc : On apprend, à la fin de l’article, qu’il est parti bosser avec Amazon et d’autres pour faire des supers solutions disruptives dans le domaine de l’informatique médicale.

Manu : Mais ça n’empêche pas qu’il a fait des trucs bien avant. On peut faire malgré tout des trucs bien. Il est aussi connu pour avoir fait tout un système qui permet de sauver des vies.

Christian : Absolument. Aujourd’hui on sait que, comme dans les avions, il y a des checklists maintenant dans les blocs opératoires. Il y a des checklists pour les opérations et il a été un des moteurs pour que ça se réalise et que ça se généralise.

Luc : Je crois que c’est surtout le contenu de la checklist parce que le principe même de la checklist n’est quand même pas tout neuf. L’article, en gros, est un sorte de témoignage de ce qu’il a pu vivre dans l’hôpital dans lequel il bossait où on leur a changé leur système informatique, il y avait déjà de l’informatique avant, pour un système qui gérait tout et qui devait, en gros, résoudre tous les problèmes, leur faciliter la vie et augmenter la productivité et qui, en fait, a plutôt freiné leur boulot.

Manu : Vraisemblablement c’est un gros logiciel qui a été mis en place par une entreprise qui est venue spécialement pour ça, qui a été spécifié, contrôlé, recetté par pas mal d’équipes, mais pas par les médecins. Les médecins se sont retrouvés ensuite à utiliser le logiciel, ça leur est tombé dessus et ils ont dû s’adapter à un logiciel qui n’avait pas été fait vraiment pour eux.

Christian : Et ça ne concerne pas que quelques médecins puisque dans ce logiciel épique il y a la moitié des Américains qui ont leurs données médicales dedans.

Luc : Manifestement ce machin est déployé dans beaucoup d’hôpitaux. Dans les chiffres qui sont avancés il y a en un que je trouve très significatif où une étude avait révélé que les professionnels de santé passaient deux heures sur le logiciel pour une heure passée avec le patient, donc effectivement c’est assez énorme !

Manu : C’est disruptif, c’est hyper disruptif pour le boulot ! Là le boulot était disrupté à fond.

Luc : Ce qui est intéressant c’est que le gars en question, Atul, c’est ça son prénom ?

Christian : Atul Gawande.

Luc : L’Atul en question lui était plutôt fan d’informatique, etc., disant on ne va pas jeter l’outil nécessairement par principe, ou en tout cas le principe de l’informatique, ce n’est pas l’idée de l’article, sans quoi effectivement ce serait un peu moins intéressant. Effectivement c’est ce problème qu’il peut y avoir et qui dépasse très largement la question de la médecine d’avoir un outil qui a vocation à tout gérer, qui va être spécifié, dont on va définir les fonctionnements, sans nécessairement prendre en compte les contraintes du terrain.

Manu : Et c’est le logiciel qui est implémenté, qui vient d’en haut en quelque sorte. On leur impose ce logiciel-là et ils n’ont pas moyen d’en sortir. C’est un logiciel propriétaire fait par des sociétés qui vont gagner de l’argent sur ses évolutions et qui vont faire payer, certainement très cher, ce genre de chose. Effectivement ce n’est pas un logiciel qui a été fait pour les médecins et pour les patients. Vraisemblablement c’est un logiciel qui a été fait par les administratifs.

Luc : Il dit que c’est quand même beaucoup pour les patients puisqu’ils sont nombreux à se connecter, à récupérer leurs données, etc., mais qu'effectivement il y a la dimension administrative qui est importante et qu’il y a énormément de données à saisir qui, dans certains cas, peuvent être utiles ; le chirurgien lui-même disait que ça l’aidait à suivre ses dossiers, mais que pour d’autres spécialités ça faisait énormément d’infos non utiles pour eux à saisir, du coup, ce sont plus des agents de saisie que des médecins, puisqu’ils y passent deux heures, et que c’est peut-être un peu problématique. Par contre ça faisait gagner beaucoup de temps à l’administratif.

Christian : La question à nouveau se pose : est-ce que l’informatique est là pour enfermer les utilisateurs ou pour être un outil de liberté et qu’ils puissent eux-mêmes progresser et partager les avancées ?

Luc : C’est un enfermement un peu différent de celui dont on parle d’habitude. On a tendance à beaucoup parler des GAFAM, de l’idée de faire du business sur les données personnelles des gens et de les enfermer parce qu’on ne veut pas qu’ils aillent ailleurs et qu’on veut capter tout leur argent. Là c’est un peu différent, c’est-à-dire que l’outil a été spécifié avec un point de vue qui est celui des administratifs, le corps médical n’a pas eu le temps ou pris le temps de se pencher là-dessus.

Manu : Ils sont trop occupés et maintenant ils ont encore moins de temps.

Luc : Donc ils ont fait un outil qui était centré sur leur propre problématique. Et comme l’outil est obligatoire, effectivement les utilisateurs se retrouvent coincés dedans. Ça reste un logiciel propriétaire donc on ne peut pas le faire évoluer.

Manu : Il a un seul fournisseur.

Luc : Voilà ! Après ça il y a même une problématique qui dépasse la question du Libre ou pas, qui est également évoquée, qui est que dès lors qu’on veut un logiciel qui fasse tout et qui couvre 100 % de nos usages, eh bien on arrive sur une usine à gaz, parce que dans la vie et dans n’importe quel travail, il y a toujours des cas particuliers, il y a des trucs qui ne tombent pas les cases, etc. Donc indépendamment du fait que les administratifs ont fait un truc où les médecins devaient saisir énormément de données, ce qui faisait gagner du temps aux autres et ça sans tenir compte des contraintes et des enjeux qu’on peut avoir sur le terrain, on a quand même cette idée qu’on est coincé avec le logiciel puisque, hiérarchiquement, on doit l’utiliser parce que tout le système marche comme ça. C’est-à-dire que si on veut faire des ordonnances, si on veut que l’hôpital puisse récupérer ses sous, etc., tout fonctionne par le logiciel donc on n’a pas d’autre choix que de le faire fonctionner. Donc ils ont pris des solutions comme embaucher des gens.

Manu : Oui. Ils ont fait venir des secrétaires, en fait, dont la seule responsabilité était de gérer l’informatique et la saisie informatique, ce qui avait le gros avantage de permettre au docteur de discuter avec son patient et pas de discuter avec l’ordinateur et éventuellement d’obtenir des informations du patient. Ils ont même l’air de faire évoluer ça. Finalement les docteurs étaient assez contents de cette mise en place-là, qui coûte plus cher, parce qu’il faut employer quelqu’un de plus.

Luc : On dit qu’il y a beaucoup d’erreurs aussi, parce que ce sont des gens qui sont en général pas chers, qui ne sont pas des spécialistes, qui ne savent pas trop de ce dont on parle.

Manu : Exactement. Saisir des médicaments, saisir des éléments en anatomie ça peut être compliqué et il était même question de délocaliser cette partie-là dans d’autres pays, l’Inde par exemple.

Luc : Il y a des services qui sont vendus.

Manu : Il y avait une chose qui était intéressante c’est que les médecins avaient envie de faire évoluer l’outil.

Luc : Comme c’est propriétaire ils n’ont pas pu, c’est le principe.

Manu : Ils sont bloqués, il n’y a qu’un seul fournisseur et le fournisseur est le seul à avoir des droits sur le code.

Luc : Même si ce n’était pas le cas, ce n’est pas dit que ce soit possible. C’est-à-dire que quand on a un logiciel qui gère tout et qu’il arrive comme une solution toute faite, c’est une montagne, enfin c’est un château fait de briques, et si on veut retirer la brique du dessous, eh bien c’est compliqué, ce sont les fondations, on ne pas tout faire et ça devient extrêmement lourd. Donc même s’ils avaient la possibilité de le faire, il n’est pas dit que ce soit faisable.

Manu : Ce n’est pas dit, mais il y avait une optique qui était quand même intéressante, c’était l'interopérabilité, c’est-à-dire le code est fermé, mais il y a parfois moyen quand c’est bien prévu, et ce n’est pas toujours le cas, de rentrer par des portes qui sont prévues pour ça. Et si ces portes sont bien mises en place ça permet, éventuellement, de mettre des étudiants informaticiens, des stagiaires ; on va leur demander de faire des prototypes, de faire des tests, de faire des évolutions d’interface et de faire évoluer l’IHM [Interaction Homme-machine] par exemple, pour que les médecins puissent mieux gérer leur logiciel, pour qu’ils aient moins à faire de répétitions. Mais ça n’avait pas l’air d’être le cas, ce n’était pas permis par le fournisseur initial.

Christian : Et l’un des grands enjeux de pouvoir quand même décentraliser vers les utilisateurs l’évolutivité des logiciels et des applis.

Luc : Il y a quelques mois la Cour des comptes, je crois, avait publié un truc sur l’usage de l’informatique dans l’administration et qui encourageait à rentrer en mode start-up, en quelque sorte, en disant ce sont les services qui doivent maîtriser l’informatique et pas simplement aller voir des fournisseurs et faire des petits projets. Donc pas des grosses usines à gaz comme Louvois2 ou d’autres machins qui coûtent des centaines de millions et qui ne fonctionnent pas.

Manu : Et qui sont des échecs !

Luc : Et il y a quand même cette idée aussi que quand on veut faire un outil qui soit adapté aux besoins, c’est par petites itérations qu’on progresse. Quand on arrive avec le monolithe, le machin où tout est prévu à l’avance, on va dire tout est pensé, etc., on a à peu près toutes les chances d’être à côté, ne serait-ce parce que d’un service à un autre les gens ne bossent jamais pareil.

Manu : Non seulement d’être à côté, mais en plus, comme tu disais, d'avoir à faire à un château fort où chaque brique est interconnectée à l’autre et où on ne peut rien bouger au risque de tout faire tomber, que tout l’édifice s’écroule ; un château de cartes !

Luc : Un autre truc que je trouve très intéressant aussi, il dit que les gens, les professionnels de santé, discutaient moins entre eux puisqu’ils étaient plus centrés sur l’ordinateur et discutaient également en fonction de la structure de ce qu’ils avaient à remplir dans les formulaires. Du coup ils n’étaient plus en train de parler de médecine et de leurs patients. De la même façon qu’on a des étudiants ou des lycéens qui ne s’intéressent pas à la matière qu’ils étudient mais à est-ce qu’ils vont avoir une bonne note. Du coup l’intérêt ce n’est pas d’apprendre, c’est d’avoir une bonne note.

Christian : Et la solution a été de rajouter des humains pour pouvoir…

Luc : Oui, mais au final pour prendre en charge le boulot pénible. Après il y a des côtés positifs qu’il peut y avoir dans l’informatique aussi.
J’avais des discussions ; j’avais lu un vieux bouquin de sociologie sur la profession médicale, qui était assez critique. J’ai un copain qui est biologiste dans un hôpital universitaire, donc d’un certain niveau, et qui avait lu le bouquin. Il était assez convaincu par le truc et il y avait notamment cette notion dans la médecine – lui était assez critique par rapport au milieu – que les médecins s’appuyaient beaucoup trop sur leur expérience personnelle : est-ce qu’ils ont déjà vu le cas ou pas ? Or, en médecine, il y a des tas de choses qui peuvent se passer, des cas qui sont rares. Il disait qu’il existe des outils informatisés, notamment, qui disent « en présence de tel et tel symptômes, les probabilités de telle maladie sont de tant, de tant, de tant «, qui sont quand même des références vachement intéressantes. Lui me disait à l’époque, ça remonte un petit peu, que les médecins avaient tendance à ne pas utiliser ce truc-là et à s’appuyer uniquement sur ce qu’ils avaient déjà vu, déjà connu. Du coup on peut imaginer aussi qu’il y ait plein de choses qui peuvent être apportées par l’informatique, mais une informatique intelligente et adaptée aux besoins et aux enjeux, plutôt que d’avoir une espèce de gros monolithe qui, en fait, est un outil de gestion et pas un outil de médecine.

Christian : Du coup il souligne le fait que l’application monolithique énorme a beaucoup de mal à s’adapter, que l’informatique en général ne s’adapte pas. Par contre que les humains, eux, s’adaptent énormément et que, du coup, il faut arriver à composer les deux éléments pour faire de bonnes solutions.

Luc : D’où l’intérêt d’avoir des petites briques et de l’interopérabilité.

Manu : Et des petits logiciels qui sont faits éventuellement par leurs utilisateurs. On connaît un médecin qui fait ça en France, qui a un logiciel qu’il met en avant et qu’il produit.

Christian : Citons-le parce que depuis – on est en quelle année ? – 20 ans, il a fait un énorme travail magnifique, le docteur Gérard Delafond qui, depuis le début des années 2000, a fait des conférences autour du Libre et puis s’est dit : moi je n’ai pas le logiciel qui va bien pour gérer mon cabinet médical, donc je vais le faire. Il est très talentueux et comme il est très talentueux, qu’il connaît ses limites et qu’il connaît son métier, eh bien il a fait appel à une entreprise avec laquelle il a continué à développer l’application MedinTux3 entre autres.

Manu : Et c’est une application en logiciel libre.

Christian : Tout à fait. Oui.

Manu : Qui est mise en avant sur des forges de développement de logiciels libres, sur l’ADULLACT4, notamment. Donc il faudrait le recommander aux États-Unis. Maintenant c’est une petite solution, j’imagine qu’eux ont une usine à gaz démesurée ; ça va être compliqué d’introduire ce genre de disruption à l’intérieur.

Luc : En cette période d’épidémies de grippes et de gastros, on va souhaiter une bonne santé à tout le monde. On se retrouve la semaine prochaine.

Manu : À la semaine prochaine.

Luc : Salut.

Christian : Salut.

Isabelle DUTAILLY: Synchroniser son agenda entre Thunderbird sous Linux et Android

18 février, 2019 - 16:30

Sous Windows, j'avais un petit logiciel qui faisait le travail de synchronisation entre mon ordinateur et mon téléphone. Sous Linux, ça n'existe pas à ma connaissance, en outre, ce logiciel avait un défaut : la dernière version n'acceptait plus mon téléphone. En passant à une distribution Linux et par un serveur Nextcloud, le problème de reconnaissance du téléphone disparaît et la synchronisation peut se faire avec plusieurs matériels différents. C'est facile à mettre en place, vous prendra beaucoup, beaucoup moins de temps que ça m'en a pris pour rédiger ce tutoriel et ne demande pas de connaissances particulières et en prime vous restez maître de vos données.

Les pré-requis

Pour commencer, il vous faut donc Thunderbird plus les extensions Lightning, ça c'est pour l'agenda et Cardbook, ça c'est pour le carnet d'adresses.

OU TbSync et Provider for CalDAV & CardDAV qui utilisera Lightning et les carnets d'adresse de Thunderbird. Pour cette option, il faut une version de Thunderbird récente.

À savoir : Lightning est intégré aux dernières versions de Thunderbird, il n'est donc pas nécessaire de l'ajouter à partir des versions 60.

Ensuite, il vous faut un serveur Nextcloud, si vous ne savez pas où trouver ça, par exemple, faites un tour sur cette page du site CHATONS.org. La synchronisation des agendas et carnets d'adresse est généralement incluse dans la gestion du partage des fichiers. On aura besoin des identifiants et du mot de passe pour s'y connecter et paramétrer logiciel et téléphone.

Et enfin, pour votre téléphone, vous aurez besoin de F-Droid qui est un magasin d'applications Android et sur lequel vous trouverez Davx5 [1] qui va servir de liaison entre le serveur et votre téléphone.

Sauvegarde de l'agenda et du carnet d'adresses et dans Thunderbird
Sauvegarder agenda et carnet d'adresses dans Thunderbird

La sauvegarde, à partir de Thunderbird, vous permettra, outre d'avoir une copie bien au chaud de ces deux éléments, de pouvoir les importer dans l'agenda en ligne et sur le carnet d'adresses du serveur.

Pour ce faire, aller sur Évènements et tâches > Exporter
l'agenda
, sélectionner, le cas échéant l'agenda à exporter. Pour le carnet d'adresses, aller dans Outils > Carnet d'adresses, puis, dans le carnet d'adresses, sur Outils > Exporter .

Dans les deux cas, il vous sera demandé de choisir le format. Garder les options par défaut, ics pour l'agenda et séparé par des virgules (csv) pour le carnet d'adresses.

Création l'agenda sur le serveur et partage dans Thunderbird

Il faut procéder dans l'ordre : le serveur d'abord, Thunderbird ensuite.

Création d'un agenda sur le serveur

Connectez-vous à votre serveur, allez sur l'icône de l'Agenda et cliquez sur Nouvel agenda , donnez-lui un nom. Il est créé. Pour l'ajouter à Thunderbird, cliquez sur l'icône tout à droite du nom de l'agenda, celle avec les trois points pour ouvrir un petit menu, cliquez sur Lien . Copier l'adresse qui vous est donné ensuite.

Dans Thunderbird, aller sur Évènements et tâches, clic droit dans la colonne Agendas, à gauche de la fenêtre. Cliquez sur Nouvel agenda, cochez Sur le réseau et appuyez sur le bouton Suivant. Dans la boite de dialogue suivante, cochez CalDAV et collez l'adresse du lien dans l'emplacement prévu. Appuyez sur le bouton Suivant. Dans la boite suivante, Thunderbid vous demandera de nommer l'agenda, de choisir sa couleur et d'indiquer une adresse électronique. Enfin, il vous sera demandé d'entrer votre identifiant au serveur ainsi que le mot de passe associé. Je suggère de cocher la case « Utiliser le gestionnaire de mots de passe pour se souvenir du mot de passe ». Appuyez sur le bouton OK.

Ajout de l'agenda synchronisé sur Thunderbird

Pour que la synchronisation se fasse dans Thunderbird : Thunderbird ayant changé ses paramètres de sécurité, il va falloir modifier un paramètre avancé.

Allez dans le menu Édition > Préférences, là dans l'onglet Avancé [2], cliquez sur le bouton Éditeur de préférences. Traitez par le mépris la boite vous disant Attention danger, appuyez sur Je prends le risque car on n'en prend pas. Recherchez la valeur :

network.cookie.same-site.enabled

La modifier en passant de « true » à « false », double-cliquer dessus suffit, fermez la fenêtre et la boite précédente. Redémarrez le logiciel.

Paramètre de configuration avancée de Thunderbird

Importer l'agenda pas connecté dans le nouveau : allez sur Évènements et tâches > Importer, il ne reste plus qu'à aller chercher le fichier .ics que vous avez précédemment enregistré et d'indiquer dans quel agenda vous désirez l'importer puis de cliquer sur le bouton OK.

C'est fini !

Création carnet d'adresses sur le serveur et partage dans Thunderbird

Il faut procéder dans l'ordre : le serveur d'abord, Thunderbird ensuite.

Copie de l'URL du carnet d'adresses sur le serveur

Connectez-vous à votre serveur, allez sur l'icône du Carnet d'adresse et descendez en bas de la fenêtre sur les Paramètres (icônes en forme de roue dentée) donnez un nom à votre carnet d'adresses. Il est créé. Pour l'ajouter à Thunderbird, cliquez sur l'icône tout à droite de son nom, celle avec les trois points pour ouvrir un petit menu, cliquez sur Copier le lien , c'est copié !

Dans Thunderbird, aller sur Outils > Cardbook, clic droit dans la colonne à gauche de la fenêtre. Cliquez sur Nouveau carnet d'adresses. Dans la nouvelle boite de dialogue, cochez Distant , appuyez sur le bouton Suivant, dans la nouvelle boite de dialogue, cochez CardDAV , collez le lien que vous avez copié au niveau d'URL , entrez votre identifiant au serveur ainsi que le mot de passe associé.

Ajout du carnet d'adresses distant dans Thunderbird

Pour importer votre carnet d'adresses pas connecté dans le nouveau : aller sur Outils > CardBook. Cliquez sur l'icône avec les trois traits. Aller sur Carnet d'adresses, puis sur Importer des contacts depuis un fichier.

Import d'un carnet d'adresses dans Thunderbird


Pour que la synchronisation de votre carnet d'adresses fonctionne, il va falloir qu'elles figurent impérativement dans Cardbook. Ouvrez Cardbook, allez sur les Préférences et cochez les deux options d'intégration avec Thunderbird.

C'est fini !

Paramétrer TbSync

Si vous préférez utiliser TbSync, les préliminaires, export des agendas et carnets d'adresses et création des agendas et carnets d'adresse sur le serveur, sont les mêmes et c'est l'adresse que vous copiez-collez comme précédemment indiqué qui va vous servir.

Dans Thunderbird, allez sur Outils > Préférences des modules, descendez sur TbSync.

Les préférences de TbSync

Dans la boite de dialogue qui s'ouvre, descendez tout en bas de la colonne Accounts Status pour aller sur Accounts actions. Cliquez sur la flèche pour pouvoir choisir le type de serveur, ici CalDAV & CardDAV (premier choix).

Ajout d'un compte dans TbSync

La boite suivante vous demande d'indiquer un profil de serveur, prenez le premier, Discovery service, et cliquez sur le bouton Suivant.

TbSync : sélection du serveur

Dans l'étape suivante, vous devrez donner un nom de votre choix à ce nouveau compte, coller l'adresse du serveur que vous avez copiée sur votre nuage et saisir votre identifiant et votre mot de passe d'accès au serveur. Cliquez sur le bouton Terminer.

Ajout des paramètres du compte sur le serveur

De retour sur la page de paramétrage des comptes, vous allez voir votre nouveau compte figurer dans la colonne qui était vide auparavant. Cochez la case « Enable and synchronize this account » et cochez les éléments que vous désirez synchroniser, appuyez sur le bouton Synchronize now.

TbSync : choix des éléments à synchroniser

NB : n'oubliez pas d'aller changer de true en false, les paramètres de network.cookie.same-site.enabled dans l'Éditeur de configuration.

C'est fini !

Paramétrage du téléphone Android

Lancez DAVdroid pour paramétrer le compte à synchroniser et appuyez sur le + pour Ajouter un compte. Cochez l'option Connexion avec une URL et un nom d'utilisateur. Saisissez l'adresse WebDAV de votre serveur puis votre identifiant au serveur et le mot de passe associé.

Nommez ce nouveau compte, donnez-lui un nom parlant, puis terminez en cliquant sur Créer un compte.

C'est fini !

À partir d'un autre logiciel

Si vous utilisez un autre logiciel de courrier électronique, la procédure est, grosso modo, la même. Il y a deux éléments qui peuvent varier :

  • les possibilités offertes en format d'export, le format csv étant le plus universel ;
  • la structure du carnet d'adresses qui peut varier, dans ce cas, il va falloir au préalable faire correspondre (ou mapper) les champs. Ce n'est pas difficile mais ça prendra plus de temps.

Il peut également y avoir quelques distorsions si vous partez d'un compte gmail, Google ne respecte pas les normes de format vcard.

Pour compléter

Pensez à faire un tour sur la documentation, wiki ou autre équivalent de votre nuage. En effet, c'est là que vous trouverez l'adresse de connexion générique à configurer dans votre téléphone. En outre, si vous avez un autre OS, il peut y avoir des tutoriels sur l'aspect spécifique à votre OS.

  • Le wiki de la Mère Zaclys, qui est plein de pages intéressantes sur le sujet.
  • Éventuellement opter pour Memotoo pour synchroniser n'importe quoi avec presque tout [3].

[1] Davx5 est le nouveau nom de DAVdroid, cherchez à l'une des deux appellations.

[2] Il peut s'appeler Paramètres dans une version antérieure.

[3] Solution qui m'a été suggérée, je n'ai pas essayé.

Toutes les captures d'écran de NextCloud viennent de mon propre espace sur zaclys.com. Il peut y avoir des variations avec votre serveur. Idem pour votre version de Thunderbird.

Remerciements : je remercie au passage Jean-Yves Royer pour m'avoir signalé TbSync et les personnes qui ont émis diverses remarques suite à la publication de l'annonce de cet article sur mes comptes Mastodon.

Mise à jour de ce 18 février 2019 : ajout de TbSync et des adresses en fin d'article.

Nouvelles April: Le ministre de l'Éducation et l'Assemblée nationale refusent la priorité au logiciel libre dans l'Éducation

18 février, 2019 - 10:09

Communiqué de presse. Lundi 18 février 2019.

À l'occasion des débats en séance publique (lire le compte-rendu) sur le projet de loi « pour une école de la confiance » les députés, députées et le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse ont refusé la mise en place d'une véritable politique de développement du logiciel libre dans l'Éducation nationale. En effet, les amendements visant à inscrire dans la loi la priorité au logiciel libre dans les services publics de l'enseignement ont été rejetés.

Dans la soirée du vendredi 15 février 2019, une discussion commune1 a eu lieu concernant trois amendements. L'amendement 571 proposait l'inscription d'un recours systématique aux logiciels libres. Si nous soutenons sur le principe cet amendement, une priorité au logiciel libre nous semble mieux à même de répondre à la nécessité d'une véritable politique publique de transition. Deux amendements (836 et 837), déposés par le député Stéphane Peu et défendus par la députée Elsa Faucillon, visaient à inscrire dans la loi justement la priorité aux logiciels libres.

Lors des débats en commission Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, avait indiqué qu'il y avait déjà un encouragement au logiciel libre dans la loi2. Mais ce n'est qu'une déclaration de bonnes intentions sans effet. Une politique se construit avec des priorités, pas avec des encouragements.

En séance publique, le ministre s'est opposé sans distinction aux trois amendements. Ses nouveaux arguments : inscrire dans la loi une priorité peut être contreproductif et cette disposition risquerait d'être contraire au code des marchés publics. Argument éculé qui rappelle les débats de 2016 au moment de la loi pour une République numérique. Le gouvernement de l'époque s'était déjà retranché derrière une prétendue incompatibilité juridique pour s'opposer à la priorité au logiciel libre. Des parlementaires avaient signalé l'existence d'une « note juridique » de la Direction des affaires juridiques (DAJ) du Ministère des Finances et des comptes publics. Quelques mois plus tard, la secrétaire d’État au Numérique reconnaissait qu'il n'existait pas de « note à proprement parler » mais uniquement des « échanges techniques informels (notamment par mails) avec notre Direction des affaires juridiques » À l'époque, les arguments juridiques précis n'avaient pas été rendus publics : le gouvernement n'avait pas répondu à notre demande et la DAJ s'était retranchée derrière la notion très floue du secret des délibérations du Gouvernement3.

L'April avait communiqué aux parlementaires, au gouvernement et rendue publique, une analyse sur la validité juridique d'une disposition législative donnant la priorité au logiciel libre. Notre analyse, partagée par le Conseil National du Numérique de l'époque (lire la fiche du CNNum), n'a jamais été contredite. D'ailleurs, le Parlement avait inscrit en 2013 pour la première fois dans la loi la priorité au logiciel libre pour un service public, avec l'adoption du projet de loi enseignement supérieur et recherche.

Les arguments du ministre visent donc, une fois de plus, à cacher un manque de volonté politique pour mettre en œuvre une véritable politique publique en faveur du logiciel libre.

Nous espérons que ce gouvernement agira avec plus de transparence, nécessaire à tout débat démocratique, que le gouvernement précédent. L'April demande donc solennellement au gouvernement la publication des éléments juridiques concernant une prétendue incompatibilité juridique au sujet des dispositions visant à inscrire dans la loi la priorité au logiciel libre.

Le projet de loi va poursuivre sa route au Sénat. Le sujet n'est donc pas clos.

Carl CHENET: Courrier du hacker : déjà 75 numéros pour la newsletter du logiciel libre

18 février, 2019 - 00:00

Cette semaine a ĂŠtĂŠ publiĂŠe le 75ème numĂŠro du Courrier du hacker, la newsletter rĂŠsumant l’actualitĂŠ francophone du Logiciel Libre et Open Source. 75 numĂŠros, ça fait 75 semaines consĂŠcutives. Petit point sur le chemin parcouru.

E-mail S'abonner

Pourquoi

En lançant la publication du Courrier du hacker le 15 septembre 2017, je souhaitais avant tout rĂŠpondre Ă  un besoin personnel : obtenir un rĂŠsumĂŠ chaque semaine de l’actualitĂŠ francophone du Logiciel Libre et Open Source. En effet je suis cette actualitĂŠ de très près, pour les besoins du Journal du hacker. Mais il faut bien avouer que cette actualitĂŠ va parfois très, très vite.

Le besoin ĂŠtait donc flagrant : recevoir chaque semaine un rĂŠsumĂŠ de cette actualitĂŠ directement dans mes e-mails, avec une quinzaine de liens, pas plus.

TĂŠnacitĂŠ

Beaucoup de gens, particulièrement dans le monde anglophone, lancent des newsletters. Peu nombreux sont ceux qui passent le cap de la cinquième publiĂŠe. Je savais donc qu’il fallait avant tout que j’inscrive le Courrier du hacker dans le temps, afin d’ĂŞtre visible pour devenir un vrai acteur de la communautĂŠ FOSS francophone, la newsletter du logiciel libre.

Ă€ part quelques retards, les publications se sont succĂŠdĂŠes sans interruption depuis la crĂŠation. Je ne m’interdis pas de ne pas publier pendant une ou deux semaines, particulièrement pendant mes vacances. Mais jusqu’ici j’ai rĂŠussi Ă  me tenir Ă  cette nouvelle discipline. Pourvu que ça dure

Ă€ retenir : les projets qui percent du jour au lendemain, ça arrive… mais surtout dans les vidĂŠos YouTube sur les startups amĂŠricaines

S’ouvrir Ă  tous les lecteurs

L’une des grandes prises de conscience que j’ai eue en communiquant au sujet du Courrier du hacker et particulièrement sur LinuxFR, est que certains lecteurs ĂŠtaient complètement fermĂŠs Ă  l’idĂŠe de recevoir les e-mails de la newsletter. Fallait-il pour autant les priver d’un contenu d’une qualitĂŠ exceptionnelle, pour une histoire de format de l’information ?

J’ai donc pris la dĂŠcision de faire un effort et d’ĂŠlargir la prĂŠsence du Courrier du hacker.

Ă€ retenir : les rĂŠseaux sociaux sont aujourd’hui quasi-incontournables, autant commencer tĂ´t.

Flux RSS du Courrier du hacker

Bien ĂŠvidemment, en dehors de l’e-mail, comme newsletter du logiciel libre, le Courrier du hacker se devait d’avoir son flux RSS.

Le flux RSS du Courrier du hacker : https://lecourrierduhacker.com/rss

Compte Mastodon du Courrier du hacker

Grand utilisateur de Mastodon moi-même, j’ai donc squattÊ l’instance des amis de Framasoft (merci à eux) pour y hÊberger le compte Mastodon du Courrier du hacker : https://framapiaf.org/@lecourrierduhacker

Compte Twitter du Courrier du hacker

Un très grand nombre de Libristes frĂŠquentent ĂŠgalement Twitter. Il est important d’y ĂŞtre prĂŠsent si on souhaite toucher le plus grand nombre.

Le compte Twitter du Courrier du hacker : https://twitter.com/courrierhacker

Un contenu accessible et exploitable

Afin que le contenu de la newsletter reste toujours accessible, et que cet accès soit simple, il fallait constituer des archives pour la newsletter du logiciel libre. C’est dĂŠsormais chose faite.

Les archives du Courrier du hacker : https://lecourrierduhacker.com/archives

Ă€ retenir : il faut absolument crĂŠer des archives externes Ă  votre prestataire d’envoi de newsletters, qui pourrait vous couper l’accès Ă  vos archives et donc Ă  votre contenu si l’envie lui en prenait.

Le futur du Courrier du hacker

Tout en continuant le travail hebdomadaire dĂŠjĂ  fait, le Courrier du hacker, en tant que newsletter du logiciel libre, va mettre en avant les excellents acteurs de la communautĂŠ FOSS francophones. Nous avions dĂŠjĂ  parlĂŠ de l’April, mais aussi des blogueurs par exemple, le numĂŠro 75 met en avant l’excellent site web Microlinux. Nous allons multiplier ce type d’initiatives, n’hĂŠsitez pas Ă  me contacter si cela peut vous intĂŠresser.

Me suivre sur les rĂŠseaux sociaux

N’hÊsitez pas à me suivre directement sur les diffÊrents sociaux pour suivre au jour le jour mes diffÊrentes projets dans le Logiciel Libre :

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Tristan NITOT: En vrac du dimanche

17 février, 2019 - 18:50

Benoît SIBAUD: LinuxFr.org : première quinzaine de février 2019

17 février, 2019 - 16:35

Cent‐quatorzième épisode dans la communication entre les différents intervenants autour du site LinuxFr.org : l’idée est tenir tout le monde au courant de ce qui est fait par les rédacteurs, les admins, les modérateurs, les codeurs, les membres de l’association, etc.

L’actu résumée ([*] signifie une modification du sujet du courriel) :

Statistiques

Du 1er au 15 février 2019 :

  • 1 523 commentaires publiés (dont 15 masqués depuis) ;
  • 217 étiquettes (tags) posées ;
  • 121 comptes ouverts (dont 28 fermés depuis) ;
  • 49 entrées de forum publiées (dont 2 masquées depuis) ;
  • 26 liens publiés (dont 1 masqué depuis) ;
  • 16 dépêches publiées ;
  • 19 journaux publiés (dont 2 masqués depuis) ;
  • 2 entrées nouvelles, 0 corrigée et 0 invalide dans le système de suivi ;
  • 1 sondage publié ;
  • 0 page wiki publiée (dont 0 masquée depuis).
Listes de diffusion (hors pourriel) Liste linuxfr-membres@ — [restreint]
  • R. A. S.
Liste moderateurs@ — [restreint]
  • [Modérateurs] update du site et des listes ?
  • [Modérateurs] problème d’encodage dans la dernière revue de presse ;
  • [Modérateurs] image pour dépêche « Pass The Salt » LinuxFr.org ;
  • [Modérateurs] propos limites antisémites ;
  • [Modérateurs] Désactivation du compte de X [*] ;
  • [Modérateurs] pourriel ;
  • [Modérateurs] contenu promouvant le racisme.
Liste prizes@ — [restreint]
  • [Prizes] LinuxFr prizes recap du samedi 2 février 2019, 17:45:50 (UTC+0100)
Liste redacteurs@ — [restreint]
  • R. A. S.
Liste team@ — [restreint]
  • [team linuxfr] Problème au niveau de l’indexation Google du site ;
  • [team linuxfr] Participer au Libre en Fête 2019 (du 2 mars au 7 avril) : une idée d’événement facile à mettre en place.
Liste webmaster@ — [restreint]
  • R. A. S.
Canal IRC adminsys (résumé)
  • règles iptables contre des spammeurs ;
  • passage du conteneur de prod en Debian Stretch ;
  • « Ruby Sass ne sera plus pris en charge au 26 mars », reste à trouver une solution (une entrée de suivi a été ouverte par ailleurs ;
  • mises à jour de sécurité ;
  • tas de tâches : fail2ban, stats webalizer, publier la partie adminsys, gitosis, conquérir le monde.
Tribune de rédaction (résumé)
  • corrections sur des titres de journaux ;
  • un journal sur l’article 13 ?
  • liste meta@ désormais fermée.
Tribune de modération (résumé)
  • du pourriel ;
  • réaction de Veolia suite à une mise en cause dans une offre d’emploi ;
  • discussion autour de commentaires problématiques et de la fermeture d’un compte ;
  • discussion autour du sondage sur les contributions financières aux projets libres ;
  • groupe dormant sur LinkedIn ;
  • collisions de pseudos en fonction de la casse : 700 comptes ayant le même identifiant de connexion à la casse près, 326 si l’on se limite aux comptes ouverts ;
  • annonce de la mise à jour du serveur de prod ;
  • liste meta@ désormais fermée ;
  • qui sera au FOSDEM ?
Commits/pushs de code https://github.com/linuxfrorg/

(scripts adminsys)

  • nginx.conf based on stretch ;
  • redis.conf from stretch ;
  • Merge branch 'alpha_stretch' ;
  • stretch on prod ;
  • Dehydrated package on trusty.
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LE-ROUTEUR-WIFI.COM: Test du service de cloud NextCloud

17 février, 2019 - 05:51

Nous l’avons vu mainte et mainte fois, le cloud est en passe de devenir un confort quasiment obligatoire pour beaucoup d’utilisateurs. Les motivations peuvent être différentes, certains veulent simplement pouvoir augmenter le stockage sur leur téléphone, d’autres souhaitent se prémunir d’éventuelles pertes de données en les décentralisant. Et enfin certains utilisent plutôt le cloud pour la facilité de partage que cela apporte, que cela soit entre les différents appareils, ou entre les utilisateurs.

Mais, pour qui s’intéresse un minimum à l’informatique, des interrogations reviendront immanquablement, où vont les données ? Qui y a accès ? Est-ce qu’elles restent privées ? C’est principalement à cause de ces questionnements que beaucoup d’entreprises de passent pas par un cloud commercial comme ceux que nous connaissons afin de fournir du stockage en ligne à leurs employés.

En effet certaines lois, applicables à beaucoup des pays hébergeant ces gros services, disposent que l’accès aux données hébergées dans le cloud reste possible aux autorités ou même à d’autres institutions si le besoin s’en fait sentir. Pour simplifier. Tout ceci est assez flou, et personne ne sait avec certitude si les données stockées sont lues ou non, et si oui suivant quel critère.

Il est évident que Microsoft, Amazon, Google et les autres ne doivent pas avoir grand-chose à faire de vos photos de vacances, par contre est-ce qu’un bot (un programme informatique agissant comme un robot plus ou moins autonome), parcours les données hébergées afin de mieux cibler sa clientèle ? D’en tirer des informations pouvant constituer une ressource commerciale, comme par exemple dans le domaine de la publicité ciblée ? Peut-être. Imaginons maintenant que vous soyez une entreprise, petite ou grosse, et que vous ayez les mêmes interrogations. Seriez-vous prêt à confier à ces géants des informations internes pouvant relever du secret commercial ? Ou si vous êtes un particulier un peu méfiant, peut-être que vous avez envie de tout simplement ne pas vous poser de question et opter pour une autre solution que les acteurs traditionnels.

C’est une des forces de NextCloud, la solution de cloud que nous présentons aujourd’hui.

Inscription et offres

NextCloud, c’est différent. Commençons par cela. Si quand vous vous inscrivez à une offre cloud de Microsoft, de Google ou d’Amazon, vous louez en réalité une petite partie de leur stockage serveur pour votre usage personnel, il est possible de faire différemment avec NextCloud.

Certes, le site pourra vous proposer de trouver un hébergeur privé, qui vous fera profiter des services de la plateforme, comme la concurrence, mais ce n’est pas l’intérêt profond de NextCloud. Là où cet intérêt réside, c’est qu’il est possible de télécharger le logiciel serveur, et de l’installer vous-même, sur votre machine à vous, afin de profiter de votre cloud, chez vous.

Il suffit pour cela d’un vieil ordinateur, de stockage sous forme de disque dur, d’une bonne connexion internet, et d’un bon tutoriel en ligne. Bien sûre, des notions complémentaires seront nécessaires, comme par exemple le fait de savoir router certains ports dans sa box, mais dans les faits, rien n’est insurmontable.

On monte donc son propre cloud, et cela soulève de nouvelles questions. Par exemple, sur le prix. D’habitude, nous prenons la première offre payante d’un service, nous la ramenons au mois, puis nous déterminons un prix au Go mensuel. Bien entendu, ici cela est bien plus difficile à faire. Le logiciel est gratuit, mais un coût existe tout de même. Le service étant chez vous, l’électricité et l’éventuelle maintenance sont à votre charge.

Amusons-nous à faire un petit calcul, en France, pour 2018, le prix du Kwh est de 0.15€. Un Raspberry Pi consomme 1.41Wh, soit environ 12 Kwh à l’année en étant allumé toute l’année. Donc un serveur NextCloud coutera en électricité, pour la partie ordinateur (en choisissant un Raspberry pi comme PC), 1,80€ par an…

A ceci il faut rajouter la consommation du (ou des) disque dur. En gros, en moyenne un disque dur externe USB de 1 To consomme 1.5 W, nous pouvons donc, à la louche doubler la facture. Nous arrivons à un cloud fonctionnel de 1 To pour la somme de 3.60€, s’il n’y a pas de matériel à changer (panne), et si vous possédez déjà le matériel devant être mis en œuvre.

C’est très, très loin du prix des offres concurrentes. Bien entendu, ici, pour la démonstration, nous partons sur du matériel simple et consommant peu, cette facture peut être bien différente suivant le matériel et les achats initiaux.

Passons tout de suite à l’autre question qui devrait vous venir en tête. Oui on stocke les données en interne, donc elles sont protégées au niveau de leur confidentialité, oui elles seront disponibles sur le téléphone, la tablette etc. MAIS, si ma maison prend feu ou est inondée ? Je perds un gros bénéfice du cloud traditionnel puisque mon serveur sera détruit ? Et bien si votre serveur est de petite taille, il n’est pas impensable (dans le cas d’un Pi par exemple), de le mettre chez des amis ou de la famille par exemple, ou mieux encore, de le garder à votre domicile et d’en faire une sauvegarde la nuit sur une autre unité située ailleurs.

Ici nous ne parlerons pas de l’installation de NextCloud, un article entier devrait y être consacré. Sachez seulement que ce n’est pas compliqué si vous avez de bonnes notions de base en informatique. Retenez également que cette solution n’est disponible que pour les machines fonctionnant sous linux.

Le client

Comme pour la plupart des offres de stockage, il existe un client NextCloud pour Windows, MacOS, Linux, mais aussi pour Android, iOS et WindowsPhone. C’est clients vous permettront de gérer vos fichiers et vos dossiers. L’interface en ligne, qui comme le reste sera accessible une fois que vous aurez correctement ouvert les ports de votre box ou de votre routeur, est aussi soignée que celle d’un service payant, et vous permettra de réaliser les mêmes choses. Mis à part l’utilisation de suites bureautiques telles celles de Microsoft ou de Google. Quoi que…

C’est une autre des grandes forces de NextCloud, la communauté est très présente, et cela entraîne qu’il y a beaucoup de développement autour de cette application. Directement depuis l’interface en ligne, à l’intérieur de ses paramètres, il est possible de rajouter une myriade de modules ! Vous pouvez créer votre cloud selon vos besoins, et si d’aventure il vous faut une suite bureautique, c’est possible. Certes ce sera peut-être un peu moins bien que celle de Microsoft. Mais si il vous faut un chat, un lecteur de PDF, un module de commentaires pour les utilisateurs, ou tout autre service supplémentaire, vous le trouverez surement.

Tout comme la partie serveur, il faudra mettre un peu les mains dans le cambouis pour aboutir au cloud de vos rêves, mais cela en vaut la peine.

Ergonomie

Soyons tout de suite clair, si on parle du logiciel dans son intégralité, l’étape de l’installation du serveur réduit grandement l’ergonomie générale du produit. C’est un fait. Même si NextCloud devient de plus en plus simple, il reste encore réservé aux personnes ayant un minimum de bases techniques. Si c’est votre cas, alors accompagné d’un bon tutoriel, l’installation est envisageable.

Si on parle de l’usage en lui-même, c’est excessivement simple. Certes il y a pas mal d’options, mais tout est accessible au plus grand nombre. Si vous avez déjà utilisé un service de cloud, vous ne serez pas déstabilisé. Tout se ressemble, pour ma part je préfère même l’ergonomie de l’interface en ligne de NextCloud à certaines autres d’offres commerciales.

Quant aux différents clients, c’est pareil, il n’y a pas plus de difficulté à utiliser celui de NextCloud que celui de Google ou de Microsoft par exemple.

Performances

Pour une fois, je ne vais pas donner de chiffres, puisque, certes je possède un NextCloud, mais qu’il est chez moi… les chiffres que je pourrais donc donner seraient des temps locaux… donc très rapides.

Cependant je vais mettre l’accent sur autre chose, qui est aussi un point déterminant dans l’usage de NextCloud, votre bande passante, surtout en upload. En effet, quand vous allez être à l’extérieur, consulter un fichier sur votre Nextcloud revient à faire emmètre des données à sa box. Vous n’êtes pas fibré, vous risquez d’être très déçu par rapport aux autres hébergeurs qui possèdent, eux, des liens extrêmement rapides. Tout dépend donc de votre connexion. C’est parfaitement utilisable avec la fibre, pour tous les usages. Et c’est suffisant, à mon sens, avec une bonne connexion VDSL si vous n’échangez pas trop de photos et pas de vidéos. Pour simplifier, pour travailler c’est parfait, pour la détente un peu moins.

Avis

Je suis, à titre personnel, un ardent défenseur de la confidentialité de mes données, et à ce titre, je suis partisan de NextCloud. Mais il faut bien admettre que si cette solution offre énormément d’avantages, elle comporte également quelques inconvénients. Par exemple, le problème de la dépendance à la bande passante est un vrai souci si vous n’êtes pas fibré. Le fait que le serveur ne soit compatible qu’avec Linux peut aussi être une barrière, tout comme le fait que l’installation soit moins aisée que celle d’un logiciel sous Windows. Ce sera donc à chacun de peser le pour et le contre d’une telle solution. Mais si vous vous trouvez dans le cas le plus idéal, à savoir que vous possédez du matériel pouvant servir à une installation NextCloud, que de taper quelques lignes de code dans Linux ne vous fait pas peur, et que votre domicile est fibré, alors c’est vraiment dommage de se priver d’un tel service.

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Simon VIEILLE: Glyn Moody sur l’article 13 – Une aberration judiciaire

15 février, 2019 - 09:49

L'émancipation des grosses plateformes centralisatrices est une des réponses à ces débiles qui pondent des lois proportionnellement toutes aussi débiles.

Héberger des contenus à la maison fonctionne très bien et c'est le moment d'y songer ! Et si vous préférez les chatons alors visitez Chatons.org.

Lucas CIMON: Jeux multijoueurs en local sur PC

15 février, 2019 - 09:00

Je crois que j'envisage d'ĂŠcrire un article sur ce sujet depuis que j'ai crĂŠĂŠ ce blog ! J'ai retrouvĂŠ ces notes datant d'au moins 5 ans, dĂŠposĂŠes au fin fond d'un fichier texte :

Dans tous ces jeux, un des plaisirs principaux provient de la dÊcouverte, à deux ou plus, des règles du jeu. Aussi je tâcherai de ne pas en dire trop, mais juste assez pour vous allÊcher un peu.

Je vais essayer de respecter cette contrainte d'ĂŠcriture fixĂŠe par mon moi d'il y a plusieurs annĂŠes đŸ˜„

Cet article va donc recenser quelques uns de mes coups de cœur vidÊo-ludiques de ces 20 dernières annÊes, parmi les jeux sur PC pouvant se jouer à au moins 2 sur le même Êcran. J'espère que certains vous donnerons envie de rassembler quelques amis ou cousins pour les tester !

Super Bomberman 2 sur SNES

Un de ceux auxquels j'ai le plus jouĂŠ ado, avec mes cousins notamment, jusqu'Ă  4 sur un mĂŞme clavier !

Je me souviens passer plusieurs minutes avant chaque partie Ă  configurer quelles touches du clavier serait attribuĂŠes Ă  quel joueur, dans l'interface de l'ĂŠmulateur de Super Nintendo Snes 9x. Il fallait se dĂŠpĂŞcher car l'impatience montait rapidement :) A noter qu'il est possible de jouer sous Linux / Mac / Windows.

Cette version du jeu contient 10 niveaux diffĂŠrents et la possibilitĂŠ de jouer avec des bots. Le gameplay est ultra classique mais je ne m'en suis jamais lassĂŠ ! Surtout que certains niveaux et certains power-ups ouvrent des possibilitĂŠs tactiques. Le gant par exemple est redoutable car il permet de projeter des bombes par-dessus les murs, et mĂŞme d'un cĂ´tĂŠ du niveau Ă  l'autre !

Windjammers

Toujours sur ĂŠmulateur Super Nintendo, il s'agit cette fois d'un jeu de duel bien particulier : on s'affronte avec un frisbee super-sonique !

Je crois qu'à première vue il est facile de sous-estimer le fun que ce jeu procure :) Les matchs sont très courts, les Êchanges rapides et tendus... La palette de coups est très rÊduite mais cela rend le jeu facile à prendre en main et le positionnement sur le terrain un ÊlÊment clef.

Ayant jouĂŠ Ă  ce jeu dans mes annĂŠes collège-lycĂŠe, quelle n'a pas ĂŠtĂŠ mon (agrĂŠable !) surprise de le retrouver... Ă  mon travail. C'est en effet un des jeux favoris Ă  l'espace dĂŠtente de oui.sncf Ă  Nantes đŸ˜† J'en dĂŠduis que je ne suis pas le seul a avoir ĂŠtĂŠ marquĂŠ par ce jeu, d'autant plus qu'il a ĂŠtĂŠ portĂŠ sur au moins 5 consoles depuis sa sortie en 1994.

GLTron

Aaaah GLTron... Tant d'heures scotchÊs après les cours devant un jeu si minimaliste... Parfois, à nouveau, à 4 sur le même clavier ! Ou alors le quatrième jouait à la souris, un peu laborieusement...

À ne pas s'y tromper : il ne s'agit absolument pas d'un jeu de course ! Le but est d'être le dernier survivant en lice, et tout le monde joue contre le temps et l'espace qui s'amenuise... Après quelques parties je vous promets inÊvitablement quelques commentaires du type  Mais... Comment t'as fait pour passer là ?? 

Un jeu de rÊflexes encore une fois, open-source et compatible Windows / Mac / Linux, sans aucune variÊtÊ de niveaux mais dotÊ de quelques paramètres permettant de varier les plaisirs : vitesse du jeu, taille du terrain...

Jump'n Bump

Un jeu de plate-forme cette fois, mais toujours aussi minimaliste et faisant appel Ă  nos instincts primaires. Jusqu'Ă  4 joueurs sur le mĂŞme clavier. Je ne vous en dit pas plus, mais ce n'est pas parce que vous incarnez de mignons lapins sautant partout que ce jeu est destinĂŠ Ă  de jeunes enfants...

Le jeu date de 1998 et a ÊtÊ open-sourcÊ dès l'annÊe suivante comme emailware. Il existe sous Windows et sous Ubuntu. A l'Êpoque je le lançais avec DOSBox...

Enno Rehling a portĂŠ le code en HTML+Javascript. Vous pouvez jouer Ă  cette version en ligne ici: https://lucas-c.github.io/jump-n-bump/

Il existe aussi une version remastered permettant jusqu'Ă  8 joueurs et des manettes de jeux, ainsi qu'un ĂŠditeur de niveaux : https://domarius-games.itch.io/jump-n-bump-remastered

Super Mario War

Exactement le mĂŞme principe de jeu, mais cette fois dans l'univers de Mario, avec plus de 1000 niveaux diffĂŠrents, des power-ups Ă  foison et plein de modes de jeux : GetTheChicken, Domination, CTF, ...

Super Mario War est open-source (C++), compatible Windows / Linux / Mac, supporte les manettes de jeux... un party game idĂŠal. Je crois nĂŠanmoins y avoir jouĂŠ moins de parties qu'Ă  Jump'n Bump.

KRYP

A la fois OVNI dans cette liste et vÊritable petit coup de cœur il y a 3 ans, j'ai dÊcouvert Kryp via le site Warp Door.

Ce jeu gratuit de ditto, le crÊateur de Gonner, a comme particularitÊ de ne nÊcessiter qu'un bouton par joueur ! Rassemblez amis, famille ou collègues et demandez-leur d'appuyer sur une touche du clavier sur l'Êcran d'accueil et c'est parti !

C'est encore un jeu très minimaliste, mais s'il peut paraÎtre un peu brouillon ou alÊatoire lors des premières parties, il se rÊvèle nÊcessiter rÊflexes et sens tactique. La mÊcanique de jeu très maline est pensÊe pour limiter une partie à 2 ou 3 minutes, pour mieux les enchaÎner à l'infini.

Enfin et pour ne rien gâcher, je le trouve visuellement assez Êpatant !

nidhogg

On revient à du duel avec ce jeu du prolifique crÊateur Messhof. C'est aussi le premier jeu payant de cette liste, à 10 ₏ sur Steam ou Humble Bundle hors soldes. À noter qu'il existe une version "2" que je n'ai pas testÊ, oÚ les graphismes changent radicalement.

Le GIF animÊ ci-contre rÊvèle l'essentiel du gameplay, qui s'Êtoffe de sauts, de parades haute ou basse et de la possibilitÊ de lancer son arme. Les combats s'enchaÎnent de manière frÊnÊtique à travers diffÊrents tableaux, jusqu'à ce qu'un joueur obtienne aux termes de plusieurs victoires la rÊcompense ultime...

Très addictif et jubilatoire, ce jeu  indÊ  mÊrite vraiment d'être essayÊ !

A dÊfault de jouer à l'original, inÊgalable, notez qu'il existe une version parodique très complète et gratuite, EGGNOGG+. Les contrôles sont parfois alÊatoires, le level design est moins rÊussi, mais le jeu reste très amusant !

Samurai Gunn

Un jeu assez similaire, avec un gameplay un poil plus ĂŠpurĂŠ (pas de niveaux de parades diffĂŠrents) mais qui permet cette fois de s'affronter jusqu'Ă  4, voir de jouer en co-op contre des vagues de ninjas.

On retrouve le même Êquilibre  attaques d'escrime illimitÊes  /  attaques à distance rationnÊes  que dans Nidhogg, et la possibilitÊ de parer des balles est très jouissive !

Et puis c'est bien connu, les samouraĂŻs qui utilisent des armes Ă  feu n'ont pas d'honneur...

La bande son de doseone est très bonne, mÊlangeant sonoritÊs japonisantes et rap. J'imagine très bien le thème de Samurai Gunn dans un film de Tarantino par exemple. Je la prÊfère même à celle de Nidhogg pourtant excellente, Êtrange et hypnotique.

La page officielle du jeu n'existe plus, mais il peut être achetÊ pour 14 ₏ sur Steam. CrÊation du dÊveloppeur Beau  Teknopants  Blyth, un deuxième Êpisode devrait sortit très bientôt sur Nintendo Switch, accompagnÊ d'une BD dans le même univers du dessinateur français Valentin Seiche.

Towerfall Ascension

Que de joyeux souvenirs que ces heures passÊes à progresser dans le mode  histoire  coopÊratif ou bien en arène oÚ les coups bas pleuvent, devant un vidÊo-projecteur avec une manette de Xbox vissÊe entre les mains. Avec bien sÝr, toujours un bouton pressÊ pour encocher une flèche dans mon arc tendu...

Multi-plateformes, issu Ă  l'origine d'une game-jam, les superlatifs vont me manquer pour dĂŠcrire Towerfall Ascension, tant il reprĂŠsente la quintessence des jeux que j'aime. Direction artistique, action frĂŠnĂŠtique, ergonomie, level design, durĂŠe de vie, fun... tout est ÂŤ aux petits oignons Âť.

Il est Ă  15 â‚Ź sur Steam, et de tous les jeux commerciaux prĂŠsentĂŠs ici c'est sans hĂŠsiter dans celui-ci que je vous recommanderais de mettre vos biffetons.

Crawl

Dernier des jeux de cette liste que j'ai dĂŠcouvert, Crawl est un jeu de dungeon crawling compĂŠtitif et asymĂŠtrique. Avec des Gros Pixels.

En clair, lors d'une partie de Crawl, chaque joueur est associÊ à un hÊro ainsi qu'à un panthÊon malÊfique. Tandis qu'un seul joueur contrôle un hÊro à l'Êcran, tentant de monter de niveau et de s'Êquiper à travers le donjon, ses camarades prennent possession dans chaque pièce qu'il traverse des pièges et monstres tentant de le liquider, en faisant Êgalement Êvoluer en puissance ces derniers petit à petit...

Si notre première partie Êtait franchement bordÊlique et faite de très mauvais choix tactiques, le concept est original et je me suis beaucoup amusÊ dans un rôle comme dans l'autre. Nous avons un peu râlÊ lorsque la sÊlection alÊatoire d'Êquipement vendu par le marchant favorisait un joueur, ou quand un autre adoptait fourbement une tactique de  grève des monstres , mais le jeu n'en reste pas moins drôle et ÊquilibrÊ. Vous le trouverez à 15 ₏ sur Steam, et y jouer vous donnera l'occasion d'affronter Gabe Newell comme boss final d'un des donjons !

Conclusion

Je l'assume complètement, il s'agit avant tout d'un article  madeleine de Proust .

Mais quel plaisir de replonger dans ces pĂŠpites ! Je vous recommande chaudement d'en rassembler plusieurs sur une clef USB Ă  ramener lors votre prochaine soirĂŠe vidĂŠo-ludique đŸ˜‰

Bien sÝr je n'ai effleurÊ que le plus gros de l'iceberg, mettant de côtÊ d'autres grands classiques que j'ai adorÊ, comme Puzzle Bobble ou Super Smash Bros sur (Êmulateur) Nintendo 64. Ou bien des jeux ayant très mal vieilli comme Island Wars ou Blobby Volley, auquel je me souviens avoir jouÊ en cours de Technologie au au collège. Ou encore de vieux jeux indÊs de dÊveloppeurs maintenant reconnus, comme 0space ou DasUberleben de Beau  Teknopants  Blyth, ou Jet Pack BasketBall de Messhof. Il y a enfin de nombreux autres jeux rÊcents que j'ai beaucoup apprÊciÊ sans les nommer ici, comme les excellents BattleBlock Theater & Castle Crashers, ou Wand Wars qu'il faudra un jour que je compare à Lethal League.

Pour conclure je vais en mentionner un dernier tout de mĂŞme, un jeu Flash minimaliste gratuit oĂš certains reconnaĂŽtront l'ancĂŞtre de Spy Party, Puji.

Ă€ venir cette annĂŠe (peut-ĂŞtre) : un autre article oĂš j'aimerais ĂŠvoquer quelques bons souvenirs de jeux vidĂŠos coopĂŠratifs.

En attendant je serais ravis de lire vos propres recommandations dans les commentaires, oĂš vos propres anecdotes de partie que cet article ont pu rappeler Ă  votre mĂŠmoire !

EDIT [2019/02/16] : Je rajoute à cette liste Super Crate Box Together testÊ hier soir : sans être inoubliable, cette version co-op (jusqu'à 4) d'un petit jeu des hollandais de Vlambeer est suffisament hypnotique, avec l'envie d'en refaire toujours  une dernière  pour faire un meilleur score, pour que je vous le recommande ici !

Bruno CORNEC: FLOSSCon 2019: les photos !

15 février, 2019 - 06:22

Quand un ĂŠvĂŠnement est fini, il faut encore travailler autour ! En parler pour que nous ayons plus de soutien pour la prochaine fois, regrouper les prĂŠsentations des confĂŠrenciers pour les publier (en cours) et mettre Ă  disposition des photos pour se souvenir de l’ĂŠvĂŠnement.

Table ronde secteur public Ă  Fontaine

Donc vous pouvez maintenant retrouver des photos de la FLOSSCon 2019 sur mon compte flikr. J’utilise ce service temporairement, en attendant que nous puissions proposer mieux auto-hĂŠbergĂŠ comme un piwigo, mais pas le temps pour le moment de le faire. Si vous ne souhaitez pas apparaĂŽtre, n’hĂŠsitez pas Ă  me demander de retirer une photo, elles ne sont lĂ  que pour tĂŠmoigner d’un moment intĂŠressant passĂŠ lors de l’ĂŠvĂŠnement, pas pour crĂŠer des soucis.

Pour les prĂŠsentations dĂŠjĂ  publiĂŠes, vous pouvez utiliser notre agenda, les liens sont disponibles dans les descriptifs des prĂŠsentations. Evidemment, vous pouvez comme moi tanner les confĂŠrenciers qui ne l’ont pas encore fait pour qu’ils m’envoient leur document, que je puisse le mettre en ligne

La prochaine ĂŠtape sera pour FLOSSITA de faire son AG, vraisemblablement dĂŠbut Mars, pour travailler sur les activitĂŠs suivantes.

LE-ROUTEUR-WIFI.COM: Test du service cloud d’Amazon Drive

15 février, 2019 - 05:48

Le cloud, c’est le stockage à la mode, et c’est parfaitement compréhensible, car nous avons tous de plus en plus besoin de mobilité, et nos productions multimédias sont de plus en plus lourdes. Un service qui propose donc de décharger nos smartphones, par exemple, ou d’y rendre accessible des données qui n’étaient auparavant disponibles que sur notre PC est forcément bien reçu. De même, l’idée de pouvoir mettre à l’abri certains documents que l’on ne voudrait pas perdre, sur une plateforme sécurisée et hors du domicile, est également très intéressante à l’heure où il ne se passe pas un mois sans que l’on parle d’une nouvelle menace pour nos données. Un virus, une erreur, ou une panne matérielle n’impactera pas les données que vous aurez mises en ligne sur votre service de cloud.

Des services de stockage en ligne, il en existe une liste longue comme le bras. Ils possèdent tous des particularités, chacun essayant, en fonction de ces moyens monétaires et techniques de se démarquer de cette forte concurrence. Quand on pense cloud, on pense immédiatement à des noms comme Google Drive, Dropbox, iCloud ou Mega, mais il y a un service qui étonnamment est beaucoup moins connu en France, et qui pourtant est proposé » » par un très grand nom, le Drive d’Amazon.

Et si ce service est moins connu, il y a une raison ! Amazon s’est concentré, durant des années au stockage dédié aux entreprises, pas aux particuliers. C’est une chose intéressante à connaitre pour votre culture, Amazon est un très gros hébergeur. Il héberge des sites internet, des applis en lignes, d’énormes bases de données, et même d’autres services de cloud. Quand on parle de l’immense puissance d’Amazon, beaucoup pensent en tout premier lieu à la fonction originale de la firme, sa boutique en ligne, mais il ne faut surtout pas négliger l’importance qu’a acquis la société grâce à son offre de stockage et de services en ligne. Et si le cloud d’Amazon pour les particuliers n’est pas encore aussi connu que d’autres, il possède néanmoins de très sérieux avantages. Voyons ça ensemble.

Inscription et offres

A l’inscription, ou à l’utilisation, si vous possédez déjà un compte Amazon pour faire vos achats, les deux sont liés, vous pourrez prétendre à l’offre de 5 Go gratuits. L’offre qui vient ensuite est celle de 100 Go au prix de 19.99€ par an. Soit, (19.99/12)/100=0.016€ par giga mensuellement. 1 centime et demi par giga est un prix assez intéressant pour tenir tête à la concurrence, mais qui n’est pas non plus au niveau de ce qu’il se fait de plus bas dans le domaine. Ce n’est donc pas là que se situe l’avantage principal de l’offre cloud du géant.

Non, ce qui différencie Amazon, se trouve dans ce qui vous sera offert si vous êtes un client Prime. Pour rappel, comme d’autres vendeurs en ligne, Amazon propose un abonnement annuel, appelé Prime, qui, à l’origine, devait vous permettre d’être livré plus rapidement et de manière gratuite. Avec le temps, ce service s’est énormément étoffé, pour regrouper aujourd’hui toute une palette d’avantages liés aux services parallèles que propose Amazon. Souvent les clients Prime d’Amazon sont bien informés de tout cela, mais dans le doute, voici un petit tour non exhaustif de ce à quoi vous pouvez prétendre :

  • Une livraison rapide et gratuite
  • Un accès à Amazon Prime Video, le service de VOD
  • Un accès à Prime Music avantageux à Prime Musique, le service de streaming de titres musicaux (3 mois gratuits)
  • L’emprunt de livre dans le service Prime Reading
  • Un compte Twitch Prime, vous donnant accès à des cadeaux dans certains jeux vidéo
  • Un accès prioritaire aux ventes flash

C’est super me direz-vous, mais quel est le rapport avec le Amazon Drive ? Et bien vous l’aurez compris, si vous êtes déjà un client Prime, sur ce service aussi vous bénéficiez d’avantages.

Le service de Cloud est divisé en deux parties, Amazon Drive à proprement parler, et Amazon Photos. C’est sur ce dernier que l’avantage s’applique. En étant un client Prime, le stockage sur Amazon Photos est ILLIMITE.

La plupart des gens que je connais souscrivent à un service de cloud, soit pour mettre à l’abris certaines données, soit pour sauvegarder leurs photos. Rendez-vous donc compte de l’immense intérêt que propose donc Amazon à ses clients Prime.

Le client

Le client, appelait Amazon Photos, est disponible sous Windows, MacOS, Android et IOS, mais également sur le périphérique de streaming de l’entreprise, Amazon FireStick, et est même compatible avec Echo, l’assistant vocal.

Le client, auquel vous accédez avec les mêmes identifiants que votre compte Amazon traditionnel, se présente comme un logiciel de sauvegarde. Ici il n’est pas question de suite bureautique ou d’options de partage extrêmement avancées. Non, avec Amazon Photos, on sauvegarde des fichiers et on rapatrie des fichiers.

Il est possible d’injecter sur son cloud des fichiers à la main, mais, et c’est ce qui fait sa force en parallèle du Prime, il est également possible de désigner des dossiers qui seront sauvegardés automatiquement. Vous comprenez tout de suite l’intérêt de la chose, il suffit d’indiquer ses dossiers contenant des photos pour que toutes se retrouves en lignes et ainsi à l’abri de nombreux tracas.

Attention cependant à bien comprendre que les fichiers autres que les photos, c’est-à-dire par exemple les fichiers textes, les présentations, les vidéos… seront décomptés de vos 5 Go si vous optez pour l’offre gratuite. Seules vos photos disposent d’un stockage illimité. Il faut donc bien veiller à ne synchroniser automatiquement que ce type de données.

Du côté mobile, il est également possible de transférer directement les photos prises avec votre smartphone sur le Cloud.

Ergonomie

Le logiciel de Drive, que ce soit sur votre ordinateur ou sur votre téléphone est très simple. Très simple dans sa présentation aussi bien que dans son usage. Il faut dire que ce client ne sert qu’à envoyer et recevoir des photos, il n’y a pas, pour le moment, d’autres services. Il est donc normal que l’ergonomie soit bonne.

Depuis l’interface en ligne, il est possible d’accéder à plus de choses, même si cela reste très simple. Ainsi vous pourrez partager certains des dossiers qui se trouvent dans votre cloud, mais également gérer la présentation de vos photos suivant plusieurs critères, comme par exemple les personnes qui y apparaissent ou les lieux où elles ont été prises. Une autre option vous permet de réaliser quelques retouches simples sur vos clichés. Rien de bien révolutionnaire donc, mais cela reste très suffisant si le but n’est que de faire de la sauvegarde.

Performances

Pour ceux qui ont l’habitude de nous lire, toujours le même petit protocole de test, l’envoi d’un dossier de 80 Mo de textes et de photos, puis le téléchargement de ce même dossier du cloud vers le PC. Ma connexion est toujours de 100 Mb en download et de 23 Mb en upload.

Il aura fallu, en passant par le client Windows, 40 secondes pour déposer ce dossier sur Amazon Drive, ce qui est plus long que les services concurrents que nous avons déjà testés. Mais je pense que comme le service est entièrement pensé pour faire de la sauvegarde, c’est un peu moins important qu’un cloud permettant un vrai travail en ligne.

Concernant le téléchargement, nous sommes dans les mêmes fourchettes que pour la concurrence, c’est-à-dire entre 5 et 10 secondes pour rapatrier les 80 Mo.

Avis

Le service offert par Amazon est basique au niveau des fonctionnalités. Il n’offre que peu d’options, ne permettant plus ou moins que de réaliser de la sauvegarde en ligne. Mais cette fonctionnalité est particulièrement bien gérée, et peu même s’effectuer de manière automatique, mettant ainsi le service quasiment au niveau d’offres professionnelles spécialisées. C’est un très bon moyen de disposer d’une version « hors site » de vos fichiers et surtout de vos photos, ce qui vous met à l’abri des éventuelles pannes ou compromissions.

Et c’est surtout au niveau des photos que cela devient particulièrement intéressant. Notre production de photos n’a jamais été aussi importante que depuis l’apparition des smartphones. Et pour qui veut toutes les conserver, cela peut rapidement devenir un casse-tête après quelques années. Les particuliers qui ne sont pas forcément versés dans l’informatique ne possèdent pas de serveur de stockage chez eux, et ne sont pas forcément prêt à rajouter des disques durs dans leur machine. Amazon Drive est donc le moyen parfait de pouvoir sauvegarder, et le cas échéant, restaurer, toutes ces photos. Quoi qu’il arrive, vous ne perdrez rien, puisque vous aurez eu la bonne idée d’activer la sauvegarde automatique, et de vos photos stockées sur le PC et des nouvelles qui seront prises avec votre smartphone.

Bien entendu, il faut pour que cela soit aussi intéressant que cela, deux choses en amont. Premièrement, que vous soyez un client Prime d’Amazon, et deuxièmement, que vous n’ayez pas besoin d’un cloud pour faire autre chose que de la sauvegarde. Bien que cette deuxième condition soit de moindre importante, le service étant gratuit, rien ne vous empêche de souscrire à une offre plus complète en parallèle.

Pour résumer et conclure, Drive d’Amazon est la solution parfaite pour faire de la sauvegarde de photos gratuitement si l’on est déjà client Prime, mais cela se limite plus ou moins là.

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Nouvelles April: Directive droit d'auteur : le Parlement européen sera la dernière ligne de défense contre la censure automatisée

14 février, 2019 - 14:04

Les négociations inter-institutionnelles sur la proposition de directive droit d'auteur se sont terminées mercredi 13 février 2019 avec un accord sur le liberticide article 13. Cela est regrettable mais ne doit pas atteindre notre détermination : nous nous mobiliserons jusqu'au bout pour convaincre les parlementaires européens de rejeter la directive, dans sa globalité, lors du vote final fin mars ou début avril 2019.

Alors que les reports répétés de la dernière réunion de ce qu'on appelle les « trilogues » pouvaient laisser espérer que l'article 13 finisse par être abandonné, un accord a malheureusement été trouvé. Il faudra attendre la publication des traductions officielles mais le fond de la disposition reste inchangé : la généralisation du filtrage automatisé rendu de facto obligatoire par une responsabilisation disproportionnée des plateformes de partage sur les contenus publiés par leurs utilisateurs et utilisatrices. Avec pour seuls garde-fous des injonctions contradictoires et hors-sol. Une version officieuse, en anglais, a été mise en ligne par l'eurodéputée Julia Reda.

L'ultime étape pour que la proposition de directive soit adoptée sera le vote final par le Parlement européen. Le vote devrait avoir lieu au plus tôt entre le 24 et 25 mars 2019, et, au plus tard, entre le 15 et le 18 avril. Il est indispensable de se mobiliser d'ici là pour convaincre les parlementaires de rejeter ce texte, comme ils et elles avaient pu le faire pour une version antérieure, et fondamentalement assez peu différente, le 5 juillet 2018. Considération faite des tensions entourant ce texte, de l'ampleur des critiques et des élections européennes de mai, la conjoncture semble bonne pour obtenir un rejet !

Le site SaveYourInternet.eu sera un site de référence pour la campagne et proposera sans doute des actions à mener. Nous ne manquerons pas de les relayer.

Rappelons enfin qu'une exception des plateformes de développement et de partage de logiciel libre dans des termes acceptables, c'est-à-dire notamment sans critère de lucrativité, demeure présente à l'article 2(5). S'il s'agit d'une sécurité bienvenue il n'est évidemment pas question de s'en satisfaire, le principe même d'un filtrage généralisé est à proscrire.

LE-ROUTEUR-WIFI.COM: Test du service VPN Surfshark : Un petit VPN au grand potentiel

14 février, 2019 - 10:20

Il y a les fournisseurs VPN très connus, Cyberghost, NordVPN, ExpressVPN… et puis il y a les autres, plus humbles, plus récents, moins présent sur le devant de la scène. Mais cela veut-il forcément dire que leur valeur est moindre ?

Aujourd’hui, nous allons tester Surfshark, un service de VPN basé dans les Iles Vierges Britanniques qui commence tout doucement à faire parler de lui. Plusieurs de ces « petits » VPN émergent depuis quelques années comme Le VPN, une entreprise spécialisée dans le VPN francophone, ou bien encore le VPN « filtrant » Spotflux.

Si ces VPN commencent à avoir un peu de notoriété c’est très certainement qu’ils ont su s’approprier les fonctionnalités des grands noms tout en ayant eu la bonne idée de proposer des concepts un peu différents. Voyons donc cela avec Surfshark.

Surfshark
  • Performances
  • Simplicité
  • Tarif
4.3

Surfshark

Le petit dernier de mes tests mais pas des moindres : Surfshark a su me surprendre avec une vitesse et une simplicité d’utilisation accessibles à un prix relativement bas.

' Voir l’offre Surfshark La couverture VPN

Commençons par ce qui est encore le point le plus faible de Surfshark, la couverture VPN. Vous n’êtes pas sans savoir qu’un prestataire de service VPN se doit d’offrir une grande variété de pays concernant les différentes connexions possibles. Certains fournisseurs peuvent vous proposer une connexion dans 100 ou même 150 ou 180 pays différents.

Ici, Surfshark, quant à lui ne vous proposera qu’une connexion dans l’un des 50 pays dans lesquels il dispose de serveurs. Surfshark annonce posséder environ 800 serveurs, ce qui est un nombre intéressant vis-à-vis du nombre de pays couverts. Le client en tire d’ailleurs partie, puisqu’il est indiqué sur le site, qu’en vous connectant à un pays précis, le client choisira pour vous le serveur le plus rapide.

Nous pouvons donc parler ici d’une couverture encore réduite certes, mais qui semble performante. Et n’oublions pas que Surfshark fait encore office de petit nouveau sur le secteur, et qu’il lui faudra encore un peu de temps pour pouvoir étoffer son offre géographique.

Pour ceux qui seraient encore totalement ignorant de ce qu’est un VPN et surtout pourquoi le nombre de pays peut se révéler important, je vous fais un petit résumé. Un VPN sert, très classiquement à deux choses, la première est de pouvoir protéger vos communications en les chiffrant, la seconde est de pouvoir se connecter à un serveur distant et ainsi de pouvoir s’en approprier l’adresse IP. Ainsi, si vous voulez, par exemple, regarder une vidéo qui n’est pas disponible en France mais seulement aux Etats-Unis, il vous suffira de vous connecter à un serveur hébergé dans ce pays pour pouvoir la visionner.

Donc plus vous voulez avoir un large choix d’adresses IP, et plus il faut que le service VPN dispose d’un grand nombre de serveurs. Bien entendu, si votre seul but est d’obtenir une adresse IP située dans un pays précis, alors il suffira que votre prestataire couvre ce pays. De même, si votre but est de pouvoir contourner certaines lois, de censure, ou contre le téléchargement par exemple, il suffira également que le service choisi propose un serveur dans un pays où ces lois ne s’appliquent pas.

Bref, le nombre de pays couverts par Surfshark est plus réduit que certains gros acteurs du marché, mais cela peut tout de même s’avérer largement suffisant suivant votre utilisation.

L’application

Ou plutôt les applications ! Car de ce point de vue-là, Surfshark est plutôt assez bien placé ! Car si les indispensables sont présents, comme les applications Windows, MacOs, Android et iOS, Surfshark propose aussi, une application Linux, une extension pour Chrome et pour Firefox et même une application dédiée au Firestick d’Amazon.

Pour ma part je n’ai testé que le client pour Windows, et je peux vous dire que ça change de certains autres services, et en mieux ! L’application est belle, légère, intuitive et fonctionnelle. Pour vous donner un ordre d’idée, l’appli Windows de Surfshark occupait environ 2% des ressources processeurs de mon ordinateur quand d’autres clients (non je ne citerais pas de nom !) eux s’octroient 15 ou 18% des mêmes ressources.

J’ai trouvé l’application particulièrement simple à utiliser, même pour des personnes qui n’auraient qu’une idée très lointaine de ce qu’est un VPN. On télécharge, on installe, on choisit un pays et c’est fini. On peut difficilement faire plus simple. Pas de réglages compliqué (en apparence), pas de prise de tête.

Je dis « en apparence », car même si l’interface principale est très épurée et facile à prendre en main, il n’en reste pas moins qu’il est possible de pouvoir effectuer certains réglages plus complexes. Vous pourrez ainsi changer de protocole de connexion, activer ou désactiver le KillSwitch, ou encore mettre en place le double Hop.

Quel que soit le moyen de connexion, Surfshark ne propose pour le moment que deux protocoles, l’IKEV2 et l’OpenVPN, ce qui peut s’avérer déjà bien suffisant, mais sachez que si vous cherchiez absolument du L2TP ou du PPTP, ce n’est pas encore à l’ordre du jour.

Concernant le killswitch, il s’agit d’une fonctionnalité qui n’est pas propre à Surfshark, mais qu’il est intéressant de retrouver dans leur application. Le principe est simple, en cas de coupure de connexion VPN, l’application se charge de couper totalement votre connexion. Ainsi, si votre utilisation du VPN est d’échapper à une certaine censure étatique, ou de contourner certaines règles, même en cas de coupure, vous ne serez pas identifiable.

Par contre le double hop, je n’avais pas encore vu ça chez d’autres fournisseurs de VPN. C’est une fonctionnalité réservée aux plus paranoïaques d’entre nous. Le principe est simple, si vous craignez que l’on puisse tracer votre adresse, même en étant connecté à un serveur VPN, l’application va se charger de vous connecter, en chaîne, sur deux serveurs ! C’est-à-dire que de votre côté vous serez connecté à un serveur A, qui lui-même se connectera à un serveur B.

Les performances et la sécurité

Nous l’avons vu, ici il n’est pas question de déployer l’ensemble de l’éventails des protocoles de chiffrement. Mais est-ce que cela veut dire que la sécurité est pour autant moindre ? Pas du tout ! La sécurité offerte par les protocoles de chiffrement est au niveau de ce qui se fait ailleurs.

Une interrogation qui revient très souvent au regard des VPN, de la part des utilisateurs, est de savoir si le service conservera un fichier journal de leurs connexions, c’est le fameux log. De nombreux prestataires assurent qu’ils ne conservent pas de logs, mais il est parfois légitime de se poser la question quand on voit les juridictions desquelles ils dépendent. Ici, je vous le rappelle, Surfshark est basé dans les Îles Vierges Britanniques, une juridiction particulièrement souple avec les règles s’appliquant aux libertés individuelles !

Et au niveau des performances, voilà ce que j’ai pu noter. Je vous raconte un peu ma vie, pour que vous puissiez avoir une référence concernant les performances mesurées. J’habite en France, je suis abonné chez Free, et dispose d’une connexion en VDSL 2 + d’environ 100 mbps. 94 pour être précis. En étant connecté au serveur britannique de Surfshark, en IKEV2, un speedtest me donne un débit de 78 mbps.

Alors oui il y a une perte, mais il y a une perte avec tous les VPN. A titre de comparaison, avec le VPN que j’ai l’habitude d’utiliser, en me connectant au même pays, j’ai une connexion de 55 mbps. Bien entendu je n’ai pas testé les 50 pays possibles, mais d’après ce que j’ai pu voir, je trouve le débit bon, voir même très bon.

Le prix du service

Et c’est là que les nouvelles sont un peu moins bonnes, du moins si vous comptez ne vous abonner qu’au mois par mois.

En effet, un mois d’abonnement au service vous coûtera 9.89€, ce qui est relativement cher. Mais les choses s’améliorent grandement en choisissant un abonnement sur une période plus longue. En effet, un abonnement d’un an ne vous reviendra plus qu’à 4.99€ par mois, et en ce moment une promotion permet même de ne payer le mois d’abonnement que 1.74€ à la condition de choisir un engagement de 2 ans. Cela revient donc à 2 ans de VPN pour 41.81€, ce qui est plutôt une très bonne offre.

Surfshark, c’est donc des prix relativement intéressant à la condition de ne pas s’abonner qu’un seul mois.

Conclusion

Pour être honnête, des services de VPN j’en ai testé quelques-uns… des dizaines mêmes, et à chaque fois je me dis, « celui-ci est pas mal mais c’est dommage que… », et bien cette fois, je me suis juste dis, que Surfshark était vraiment intéressant.

Des prix dans la norme si on excepte l’abonnement mensuel et une sécurité au niveau de la concurrence, même si vous aurez moins de choix dans les protocoles. Les applications sont nombreuses simples et agréables, et ce qui ne gâche rien, le support à l’air sympa et compétent.

Les débits sont bons, même meilleurs que certains gros fournisseurs de VPN (pour les serveurs que j’ai testé), et des fonctionnalités sympas comme le double hop raviront les plus méfiants.

Surfshark est déjà très bon dans sa configuration actuelle, je me demande bien ce qu’il en sera dans quelques années. Surfshark, le fournisseur VPN qui me fera changer mon abonnement ?

Surfshark
  • Performances
  • Simplicité
  • Tarif
4.3

Surfshark

Le petit dernier de mes tests mais pas des moindres : Surfshark a su me surprendre avec une vitesse et une simplicité d’utilisation accessibles à un prix relativement bas.

' Voir l’offre Surfshark

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Nouvelles April: Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (19 février 2019)

13 février, 2019 - 14:12
Début: 19 Février 2019 - 15:30Fin: 19 Février 2019 - 17:00

La treizième émission Libre à vous ! de l'April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 19 février 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l'émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

Notre invité principal sera Stéphane Bortzmeyer pour son livre Cyberstructure. Internet, un espace politique. Nous parlerons avec Aliette Lacroix du Pacte pour la Transition. Nous ferons un point sur le projet de directive droit d'auteur et un point sur le projet de loi pour une école de la confiance.

Écouter le direct  S'abonner au podcast

Les ambitions de l'émission Libre à vous !

La radio Cause commune a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet. Sur le site de la radio on lit : « Radio associative et citoyenne, les missions de Cause Commune sont de fédérer toutes les initiatives autour du partage et de l’échange de savoirs, de cultures et de techniques ».

Nous avons alors proposé de tenir une émission April intitulée Libre à vous ! l'émission pour comprendre et agir avec l'April — d'explications et d'échanges concernant les dossiers politiques et juridiques que l'association traite et les actions qu'elle mène. Une partie de l'émission est également consacrée aux actualités et actions de type sensibilisation. L'émission Libre à vous ! est principalement animée par l'équipe salariée de l'April mais aussi par des membres bénévoles de l'association et des personnes invitées. Donner à chacun et chacune, de manière simple et accessible, les clefs pour comprendre les enjeux mais aussi proposer des moyens d'action, tel est l'objectif de cette émission hebdomadaire, qui est diffusée en direct chaque mardi du mois de 15 h 30 à 17 h. Avec normalement une rediffusion le soir même de 21 h à 22 h 30.

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