Agrégateur de nouvelles

Taninges: Première de l'Open Source du giffre, Le lundi 14 septembre 2026 de 18h00 à 21h00.

l'Agenda du Libre - 30 juillet, 2026 - 06:18

Le lundi 14 septembre 2026 à 18h, à l’occasion de la Fête des Possibles, aura lieu le premier atelier du groupe Open Source du Giffre.

Cet atelier, qui sera probablement suivi d’autres ateliers (fréquence à établir, bi-mensuels ou trimestriels), viseront à aider associations et habitants de la vallée à transiter vers des solutions numériques libres et respectueuses de la vie privée, dans la continuité des actions portées par l’association Framasoft

G’MIC 4.0 : La quadrature du pixel, plus facile que jamais !

Linuxfr.org - 29 juillet, 2026 - 09:25

Dix-huit ans après ses débuts, G’MIC, cadriciel libre pour le traitement des images numériques, franchit une étape importante avec la sortie d'une nouvelle version majeure, numérotée 4.0, la version de la maturité !

L'occasion, comme chaque année, de faire le point sur les évolutions récentes de ce projet, depuis notre dernière dépêche publiée en août 2025.

N. D. A. : Cliquez sur les images pour en obtenir une version en pleine résolution, ou une vidéo correspondante lorsque les images contiennent l’icône 

Sommaire 1. G’MIC : Un cadriciel libre pour l'image numérique

Le projet G'MIC (GREYC's Magic for Image Computing) est né en juillet 2008, et a grandi au sein de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC de Caen (Unité Mixte de Recherche placée sous la triple tutelle du CNRS, de l'ENSICAEN et de l'Université de Caen).

Sa vocation : offrir un cadriciel libre, ouvert et extensible pour la manipulation, le traitement et la création d'images numériques. Pour ce faire, il s'appuie sur les fonctionnalités de la bibliothèque libre C++ de traitement d'images CImg, développée depuis 1999 d'abord au sein de l'INRIA, puis de l'équipe IMAGE du GREYC (également par votre serviteur).

Au cœur du projet se trouve un interpréteur de langage de script dédié, le « langage G'MIC », spécialement conçu pour prototyper rapidement de nouveaux algorithmes de traitement d'images, et les enchaîner au sein de pipelines (ou filtres) personnalisés. Autour de ce noyau viennent se greffer plusieurs interfaces, donnant à l'utilisateur accès à des centaines d'opérateurs de traitement d'images prédéfinis, comme par exemple l'outil en ligne de commande gmic ; le service Web G'MIC Online ; et le greffon G'MIC-Qt, qu'il est possible d'intégrer dans plusieurs logiciels de création et d'édition d'images, tels que GIMP, Krita, digiKam, Paint.net, Adobe Photoshop ou Affinity Photo. C'est aujourd'hui ce greffon qui est l'interface du projet la plus utilisée, avec plus de 1200 téléchargements quotidiens, en progression depuis un an. Il propose plus de 640 filtres variés pour triturer vos images et enrichir les possibilités des logiciels de retouche, et semble particulièrement apprécié des artistes numériques.

Cette version majeure 4.0 marque un tournant dans la vie du projet : la syntaxe du langage G'MIC, le code de l'interpréteur et des algorithmes de traitement d'images associés sont maintenant éprouvés. Nous souhaitons donc ralentir un peu le rythme des nouvelles releases et de l'ajout de nouvelles fonctionnalités, pour nous concentrer sur la stabilité, la robustesse, et les performances du cadriciel.

Fig. 1.1. Aperçu de quelques-unes des interfaces proposées par le projet G'MIC : Greffon G'MIC-Qt pour GIMP (en haut à gauche), Outil CLI gmic (en haut à droite), Service web G'MIC Online (en bas).

2. Nouveaux filtres du greffon G'MIC-Qt

Côté greffon G'MIC-Qt, l'essentiel des nouveautés se concentre sur l'apparition de nouveaux filtres de traitement d'images. La version 4.0 porte leur nombre à 644, tous accessibles directement depuis l'interface graphique. Je liste ci-dessous les derniers filtres ajoutés.

2.1. Filtre « Rendering / Pixel Stretch »

Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » permet de sélectionner une « bande de pixels », et la duplique dans l'image en lui faisant suivre une trajectoire personnalisable, définie par deux courbes splines (une pour chaque bord de la bande).

Fig. 2.1.1. Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » tel qu'il apparait dans le greffon G'MIC-Qt.

Fig. 2.1.2. Exemple de rendu du filtre « Rendering / Pixel Stretch », ici avec deux traînées de pixels ajoutées par le filtre.

Cet effet donne l'impression que l'image a été étirée localement, un peu comme une pâte élastique. Il peut servir à suggèrer ou styliser un mouvement dans une image, comme sur l'exemple ci-dessous (extrait de la vidéo tutorielle que Miguel Pineau a spécialement dédiée à ce filtre).
On peut également imaginer son utilisation pour du Glitch art ou de la création de textures abstraites.

Fig. 2.1.3. Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » appliqué pour styliser le mouvement d'une danseuse (Crédits : Miguel Pineau).

2.2. Filtre « Rendering / Gradients [Poles] »

Toujours dans cette section « Rendering », notons l'arrivée de « Rendering / Gradients [Poles] », un filtre générant des dégradés de couleurs en interpolant spatialement des points-clés colorés, dont les positions et les couleurs sont laissées au choix de l'utilisateur. Ici, l'interpolation fait usage des fonctions de base radiale qui produisent des dégradés de couleurs lisses et harmonieux. L'utilisateur a également le choix de l'espace de couleurs dans lequel l'interpolation s'effectue. L'animation ci-dessous illustre le fonctionnement de ce filtre au sein du greffon.

Fig. 2.2.1. Le filtre « Rendering / Gradient [Poles] » crée des gradients spatiaux de couleurs possiblement complexes, à partir de quelques points de contrôle.

2.3. Filtre « Artistic / Marker Drawing »

Passons maintenant au filtre « Artistic / Marker Drawing », qui comme son nom l'indique, essaye de redessiner une image d'entrée sous la forme de traits de stylos feutres colorés. L'algorithme sous-jacent trace effectivement des splines colorées aléatoires sur une feuille blanche, le long des contours des structures géométriques présentes dans l'image à reproduire.

Fig. 2.3.1. Le filtre « Artistic / Marker Drawing » redessine une image en simulant l'utilisation de stylos feutres colorés.

Les nombreux paramètres réglables de ce filtre permettent d'obtenir des rendus potentiellement variés, plus ou moins abstraits, comme l'illustre la figure comparative suivante :

Fig. 2.3.2. Trois types de rendus du filtre « Artistic / Marker Drawing », utilisant trois jeux de paramètres différents.

2.4. Filtre « Deformations / Heightfield Warp »

Changeons maintenant de thématique avec le filtre « Deformations / Heightfield Warp » qui crée un effet 3D, en déformant une image d'entrée comme si elle était plaquée sur une carte d'élévation (définie de manière paramétrique). Un effet d'éclairage additionnel, de type ombrage de Phong, peut être activé pour accentuer davantage l'effet de volume 3D produit par ce filtre.

Fig. 2.4.1. Le filtre « Deformations / Heightfield Warp », tel qu'il apparait dans le greffon G'MIC-Qt, ici avec une élévation correspondant à une demi-sphère bombée vers la caméra.

Ce filtre est particulièrement flexible : il laisse la possibilité à l'utilisateur de définir explicitement des formules mathématiques personnalisées pour les cartes d'élévations. Les mathématiciens en herbe peuvent ainsi laisser libre cours à leur imagination pour déformer leurs images !

Fig. 2.4.2. Application de trois formules personnalisés de cartes d'élévations 3D, avec le filtre « Deformations / Heightfield Warp ».

2.5. Filtre « Degradations / Offset Stripes »

Les amateurs de Glitch art pourront être séduits par le nouveau filtre « Degradations / Offset Stripes », qui crée un effet de décalage de bandes d'images, horizontales et/ou verticales, avec des amplitudes de décalage aléatoires.

Fig. 2.5.1. Le filtre « Degradations / Offset Stripes » applique des décalages aléatoires sur des bandes d'images horizontales et/ou verticales.

Ce principe de base est tout simple, mais là encore, les nombreux paramètres du filtre donnent accès à des décalages décorrélés sur chaque canal, pour des espaces couleurs variés, en pouvant itérer ces décalages aléatoires, et autorisent ainsi une grande variété de dégradations d'images de type « Glitch », comme illustré sur la figure ci-dessous.

Fig. 2.5.2. Résultats de différents jeux de paramètres du filtre « Degradations / Offset Stripes », appliqués sur une même image de portrait.

2.6. Filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] »

Et pour terminer ce résumé des nouveaux filtres du greffon G'MIC-Qt, j'ai gardé le plus intéressant pour la fin : le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » est un nouveau filtre de transfert de couleurs entre deux images.

Le transfert de couleur consiste à appliquer une transformation couleur à une image « Source », en prenant comme référence une deuxième image (image dite de « Style ») dont on veut reproduire le style ou l'ambiance colorimétrique, et ceci bien sûr en préservant autant que possible les structures importantes (contours, objets, contenu sémantique) présentes dans l'image « Source » d'origine.

Fig. 2.6.1. Principe du transfert de couleur entre images: une image « _Source » (à gauche) est modifiée (à droite) de telle façon qu'elle « emprunte » les couleurs d'une image de « Style » (au centre)._

D'un point de vue algorithmique, il y a de nombreuses façons d'aborder ce type de transfert. Le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] », comme son nom le suggère, implémente trois méthodes différentes pour ce faire : une méthode ACP ; une méthode de transfert d'histogrammes ; et enfin une méthode variationnelle. Pour utiliser ce filtre dans le greffon G'MIC-Qt, il suffit de l'appeler sur une image contenant deux calques superposés : un calque contenant l'image « Source » à modifier, et un calque avec l'image « Style » contenant les couleurs de référence à transférer.

Fig. 2.6.2. Le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » tel qu'il se présente dans le greffon G'MIC-Qt.

L'algorithme variationnel de transfert de couleur implémenté dans ce filtre est une production totalement originale : il est le fruit d'une collaboration de recherche entre deux membres de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC de Caen (D. Tschumperlé et J. Rabin), et d'une professeure du laboratoire de mathématiques LMI de l'INSA de Rouen (C. Le Guyader).

Bref, un algorithme 100 % normand, qui fonctionne forcément « vachement

Paris: Atelier découverte de la monnaie libre Ğ1 lors d'un café nexus, Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 18h00.

l'Agenda du Libre - 29 juillet, 2026 - 06:01

Ce samedi 1er août 2026 de 14h à 18h il y a un " Café Nexus " afin de présenter la monnaie libre Ğ1.


Ce café à lieu chaque 1er samedi du mois et il est possible de proposer des ateliers.


Si il y a des monnaie libre / junistes pour venir aider, soyez les bienvenus.


C’est au 14 rue Patay dans le 13e arrondissement de Paris.


Ouvert à toutes et tous.

Podcast Projets Libres épisode 71 : LaSuite.coop, faire un commun autour de la Suite de la DINUM

Linuxfr.org - 28 juillet, 2026 - 14:17


Découvrez la coopérative LaSuite.coop, qui s'est donné pour objectif de bâtir un commun numérique autour de LaSuite, de la DINUM (Direction interministérielle du numérique de l'état français).

Avec Bertille Mazari, cofondatrice et directrice générale de lasuite.coop, et Timothée Gosselin, cofondateur et président du CA de Lasuite.coop, nous faisons un panorama de ce projet citoyen :

  • comment LaSuite.coop est-elle née ?
  • quels liens entretient l'équipe de LaSuite.coop avec la DINUM ?
  • comment fédérerent-ils les acteurs de la vie civile pour en faire un projet de société ?
  • comment l'équipe est-elle accompagnée dans ce projet ?

Vous pouvez écouter l'épisode en audio ou lire sa transcription en texte (une traduction automatique en anglais est aussi disponible).

Pour améliorer la qualité de notre production, nous sommes preneurs de vos retours dans les commentaires :

  • qu'est-ce que vous avez aimé dans cet épisode ?
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Revue de presse de l’April pour la semaine 30 de l’année 2026

Linuxfr.org - 28 juillet, 2026 - 10:33

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

Grande interview : Denis Thuriot, maire de Nevers

Transcriptions - 28 juillet, 2026 - 10:14

Delphine Sabattier : Bonjour à tous. Deux jours d'échanges, de rencontres, de décryptages autour des grands enjeux qui animent nos territoires. Voilà pour le programme pour le Congrès des Villes de France. Nous avons déplacé Smart Tech dans cet évènement. Nous tournons en direct sur un studio partagé avec le média Paroles d'élus et je vais avoir avec moi deux grands invités Valentin Goethals, journaliste pour Paroles d'élus, et Denis Thuriot, maire de Nevers, président de Nevers (…)

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Chantepie: Donnez une seconde vie à votre ordinateur (install party linux), Le samedi 12 septembre 2026 de 11h30 à 16h00.

l'Agenda du Libre - 28 juillet, 2026 - 06:53
 

En parallèle de la Journée de la Gratuité #5, nous organisons pour la première fois une ‘Install Party Linux’

Le Mans: Permanence du mercredi (en raison des fortes chaleurs), Le mercredi 29 juillet 2026 de 09h00 à 12h00.

l'Agenda du Libre - 27 juillet, 2026 - 18:21

Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

 

Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

Planning des réservations consultable ici.

UX, logiciels libres et démocratie : pour un numérique populaire

Transcriptions - 27 juillet, 2026 - 08:51

Pour un numérique populaire
Clémence Piteau : Bonjour tout le monde. Léopoldine et moi sommes UX [User Experience] designeuses. Notre métier consiste notamment à faire un numérique qui soit satisfaisant pour tout le monde, dans le sens de créer un numérique populaire. Un numérique populaire, pour nous, c'est vraiment dans le sens accessible au peuple, aussi dans le sens qui n'handicape pas, qui n'exclut pas, qui ne nuit à personne et qui ne met personne en danger.
Léopoldine Mennessier : (…)

- Transcriptions / , , , , , ,

Paris: Learn how to replace nonfree BIOS/UEFI: demonstration and Training with the Zerocat Chipflasher, Le dimanche 2 août 2026 de 13h00 à 19h00.

l'Agenda du Libre - 26 juillet, 2026 - 19:53
Language

Part of the event will be held in English, but people who speak both English and French and who are knowledgeable of the topics will be there.

Background

The BIOS/UEFI is software that is responsible for initializing the computer hardware and loading an operating system. Most of the BIOS/UEFI are not free software.

This has many consequences: many implement annoying restrictions that prevent you from replacing removable WiFi cards, have unsolvable bugs, etc.

As they run before the operating system and are responsible of loading it, they can also potentially modify it and some even do that (see the Computrace Wikipedia article for more details).

This makes it impossible to trust computer when the BIOS/UEFI is not free software.

Fortunately, there are many distributions of BIOS/UEFI replacement. Some of them are fully free like GNU Boot or Canoeboot. To use these you need a compatible computer.

These BIOS/UEFI are stored on a flash chip that is located on the mainboard of the computer. In most cases, to replace the nonfree BIOS/UEFI, you need a flash chip programmer.

In addition of nonfree BIOS/UEFI, many recent computers also come with a Management Engine (more details in the The Intel Management Engine: an attack on computer users' freedom article), which pose extremely serious freedom issues.

The Management Engine is also located in the exact same flash chip than the BIOS/UEFI and it is possible to limit the damage it does by removing part of its code with tools like me_cleaner (see https://github.com/corna/me_cleaner for more details) and a flash chip programmer.

However if you do it wrong there is a risk of damaging or even completely breaking the computer, especially for laptops. This happened to many people.

Program

We will explain in which cases the risks are low or high and how to do it with laptops, with a Chipflasher from Zerocat in order to show how to practically reduce risks.

A big part of the explanations will be done by Kai Mertens who is the designer of the Zerocat Chipflasher, and he will be there in person.

The Chipflasher from Zerocat is a versatile device that is designed specially for tasks like that. Its operation requires some training and some knowledge about typical difficulties in in-system flash programming.

This device comes with freedom in mind, down to details. It started as a cellar-project during the time of Snowden revelations, and now reaches a point of maturity in cooperation with the GNU Boot project. Key features that make this device a reproducible tool on GNU/Linux-Libre systems, now and in future, will be explained.

You will be trained in device operation, targeting a hard-to-flash ThinkPad systemboard. Successful operation should result in a successful boot of the liberated laptop - but let’s see!

There will also be a demo of kick2-connect (the advanced interface) @230400 baud (high speed serial port) via Grasshopper (a serial port adapter), operating on a variety of discrete SPI flash to show and explain the menu features.

In addition there will also be GNU Boot maintainer(s) and other people interested in the Zerocat Chipflasher during that event and we should normally have a KGPE-D16 (the fastest GNU Boot compatible computer) as well so we could also show how to install GNU Boot on it.

Though priority will be given to explanations about the Chipflasher from Zerocat as its designer comes from far away (Germany).

OpenAI attaque Hugging Face "sans faire exprès"

Linuxfr.org - 26 juillet, 2026 - 15:33

C'est OpenAI lui-même qui, par inadvertance (*), a mené une attaque par IA. Elle s'est ainsi introduite au cœur de l'infrastructure de production de Hugging Face.

NdM: (*) La responsabilité première ne revient donc pas à un modèle qui aurait « échappé au contrôle » au sens propre, mais à un dispositif expérimental dont le cloisonnement n’était pas à la hauteur des capacités évaluées. (article Usine digitale). Rappelons que la responsabilité est portée par l'humain et qu'altérer un système de traitement automatisé de données relèverait du pénal en France.

C'était supposé être juste une évaluation interne pour mesurer les capacités cybernétiques de GPT‑5.6 Sol et d'un nouveau modèle encore plus avancé. D'ailleurs, ces deux modèles étaient bien placés dans un environnement isolé. Le seul accès réseau était strictement limité à un proxy interne de cache pour l'installation de paquets. Mais…

Au lieu de résoudre directement les problèmes du benchmark ExploitGym, les modèles ont brûlé leurs tokens à trouver une faille de sécurité pour s'évader de leur environnement confiné. Ils ont identifié et exploité une vulnérabilité zero-day dans le proxy de cache du registre de paquets. À partir de là, ils ont procédé à une élévation de privilèges et à un mouvement latéral au sein de l'environnement de recherche d'OpenAI jusqu'à atteindre un nœud disposant d'un accès Internet ouvert.

Une fois connectés à Internet, les modèles ont déduit que Hugging Face hébergeait des modèles, des jeux de données et potentiellement les solutions d'ExploitGym. Ils ont alors recherché activement des moyens d'accéder à des informations secrètes pour tricher à l'évaluation. Pour ce faire, ils ont chaîné plusieurs vecteurs d'attaque, trouvé des identifiants (volés) et exploité d'autres vulnérabilités, afin d'obtenir une voie d'exécution de code à distance sur les serveurs de production de Hugging Face. Leur objectif final était d'extraire directement les solutions du test depuis la base de données de production de Hugging Face.

Ce scénario évoque d'ailleurs celui de Skynet ; le site skynetcountdown.com estime actuellement son avènement à 2035.

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Agenda du Libre pour la semaine 31 de l'année 2026

Linuxfr.org - 26 juillet, 2026 - 13:16

Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 19 événements (France: 17, Québec: 2) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire [FR Chaumont] Permanence autour du numérique libre - Le lundi 27 juillet 2026 de 09h00 à 21h30.

REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

=> Vous avez une question sur le logiciel libre ?
=> Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
=> Vous gérez une association avec Paheko ?
=> Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

  1. Adresse Open Street Map du local de REVOL:
  2. https://osm.org/go/0BqcekeTO?m=&relation=904595

Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait

15 ans de projets libres : bilan

Linuxfr.org - 25 juillet, 2026 - 08:00

Il y a 15 ans j’écrivais un article faisant le résumé de ma première année d’activité en tant que développeur de logiciel libre. J’ai ensuite fait des bilans réguliers durant les 9 ans qui ont suivi où j’y ai discuté de sujets divers et variés tels que les premiers pas, la contribution, les échecs, etc.

Je pensais avoir conclu ce cycle mais plus tard, après avoir vécu de nouvelles aventures comme voir le projet Kitsu prendre son essor, collaborer avec le projet Blender, ou devenir parent, je me suis dit que je pouvais encore partager des choses. Voici donc mon retour d’expérience de ces cinq dernières années à temps plein sur Kitsu !

Sommaire

Il y a 15 ans j’écrivais un article faisant le résumé de ma première année d’activité en tant que développeur de logiciel libre. J’ai ensuite fait des bilans réguliers durant les 9 ans qui ont suivi. J’ai discuté de sujets divers et variés tels que les premiers pas, la contribution, les échecs, etc. Enfin, j’avais conclu ces 10 années sur la satisfaction que j’avais tirée de toutes ces réalisations. Je pensais avoir fait le tour mais après 5 nouvelles années, j’ai eu le sentiment d’avoir encore des choses à partager.

Durant cette période, ma contribution a été faite exclusivement sur mon projet Kitsu (licence AGPL) porté par mon entreprise CGWire. Kitsu est un logiciel de gestion de projets pour les studios d’animation et de VFX basé sur Javascript (Vue.js), Python (Flask) et Postgres. C’est une brique importante de leur système d’information. Autour de ce logiciel, nous fournissons des services d’hébergement et de support. Ce qui me permet d’en vivre à temps plein depuis maintenant bientôt 10 ans.

Pour ce bilan, après un récapitulatif sur l’état d’avancement de Kitsu, je vais aborder différents thèmes : la collaboration avec un projet à très grand succès, être parent et développeur, l’organisation de notre premier événement dédié à notre solution, trouver un modèle d’affaires viable, faire du logiciel libre à l’heure de l’IA générative, et enfin je sortirai du champ Kitsu avec des réflexions autour des données personnelles et des LLM.

Bilans précédents : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9

État du projet Kitsu

Aujourd’hui, Kitsu est reconnu comme une solution solide par tout le secteur de l’animation. Nous équipons environ 500 studios de 1 à 1000 personnes (la majorité d’entre eux est composée de 20 à 50 personnes) dans plus de 30 pays dans le monde.

Les films et séries utilisant Kitsu sont principalement des productions indépendantes. Nombre d’entre eux ont reçu des prix prestigieux avec notamment des succès récurrents au Festival d’Annecy (la référence en animation 2D) mais aussi à Cannes, aux Césars ou aux Oscars. Le film qui a reçu le plus de récompenses est Flow (pour le coup en 3D !).

C’est un résultat assez réjouissant. Toutefois, nous ne sommes jamais sortis de cette sphère indé, les gros studios ont toujours boudé notre solution, préférant le standard américain géré par Autodesk. Nous sommes donc restés sur des performances financières très modestes comparées à celles des start-ups classiques (500 k€/an de CA). Ce résultat est toutefois à mitiger, car le secteur subit une forte crise depuis 2023, y survivre est déjà une performance en soi.

Du point de vue de l’équipe, nous sommes 5 à travailler dessus à temps plein et bénéficions de contributions régulières de notre communauté (tickets, PR, plugins et récemment une application mobile). Il y a donc une activité soutenue autour du produit.

Pour ce qui est de la licence, Kitsu est toujours sous AGPL. Son installation et son usage sont pleinement documentés, mais il dépend encore beaucoup de la structure commerciale derrière (CGWire). Son fonctionnement est bien compris par plusieurs membres de la communauté, mais pas assez pour qu’ils le maintiennent eux-mêmes.

En somme, le projet avance lentement mais sûrement et se porte bien. L’outil remplit son rôle, la communauté est contente et se développe. Nous avons pu conserver la licence tout du long et l’adoption est grandissante.

La rencontre avec Blender

À travers mon projet précédent, feu Cozy Cloud, et plus récemment les événements OSS Founders, j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer des fondateurs de projets libres populaires. Parmi eux, on compte les CEO de Matomo, Nextcloud ou Strapi. Ces échanges sont toujours grisants, intéressants et informatifs, mais ça n’est pas allé plus loin que quelques bonnes discussions et poignées de main.

Avec Kitsu, pour la première fois, j’ai eu l’occasion de collaborer directement avec un projet libre à succès et pas des moindres : Blender (un outil de création 3D en plein boom). J’ai non seulement pu assister aux premières loges de leur ascension récente, mais j’y ai aussi un peu participé.

En effet, la plupart des studios utilisant Blender se sont tournés naturellement vers notre solution pour gérer leurs projets. La fondation portait un outil similaire de gestion (Attract) mais son développeur principal n’était autre que Francesco Siddi (aujourd’hui CEO). Son implication grandissante dans tous les domaines de la fondation lui laissait peu de temps pour s’en occuper. Voyant les progrès de Kitsu, il s’est tout simplement dit qu’il était plus simple de nous soutenir que de continuer à maintenir son projet.

Ainsi, Kitsu a été choisi pour suivre les projets vidéo du Blender Studio, mais a aussi été plébiscité par celui-ci. Nous avons donc gagné en notoriété et avons bénéficié d’une visibilité internationale. Le studio ne s’est pas arrêté là puisqu’il nous a également un peu soutenus financièrement en commandant quelques fonctionnalités dans le logiciel. En contrepartie, notre logiciel leur a bien été utile pour s’organiser et faciliter la création de leurs films. J’en profite tout de même pour les remercier une nouvelle fois pour leur aide !

Un autre élément important, qui nous a beaucoup impactés, c’est la présentation que Ton Roosendal m’a faite du projet Blender lors de ma visite au studio (encore CEO à l’époque, mais il intervenait moins car il avait commencé les soins du cancer dont il sera guéri plus tard). Il a partagé avec moi les valeurs profondes de la fondation. Leur mission principale est de donner à n’importe quel artiste la liberté de créer en lui fournissant des outils de création numérique haut de gamme. Blender est en fait bien plus qu’un logiciel, c’est un vrai mouvement pour un monde plus ouvert.

Ce qui m’a amené à pousser la mission de Kitsu dans ce sens : l’idée n’était plus seulement de permettre de collaborer sereinement au sein des équipes d’animation. Nous voulions aussi permettre à n’importe quel studio dans le monde d’avoir les outils d’organisation et la méthode pour mener un projet de long métrage ou de série au bout, malgré des budgets toujours plus serrés.

En effet, les narratifs de film d’animation sont encore trop peu diversifiés et s’inspirent souvent de ceux de Disney. Chaque film indépendant qui émerge propose une autre vision du monde. Cette diversité nous libère des conceptions véhiculées par les films à grands budgets. Comme les maigres budgets des films indés ne suffisent pas toujours à finaliser le projet avec la qualité souhaitée, de bons outils d’organisation sont nécessaires pour optimiser les efforts. Ceux-ci étaient difficilement accessibles (chers et complexes à mettre en œuvre), Kitsu de par son aspect libre et sa simplicité, a rendu possible l’utilisation de ces outils.

De cette manière, de nombreuses œuvres originales comme Flow, Jim Queen, In Waves, Linda veut du poulet, Allah n’est pas obligé ont pu aller au bout de leur vision artistique. Et dans le monde entier, le phénomène s’est répété, comme encore récemment avec des films comme Bravecat en Amérique latine ou Igi (en cours) en Géorgie. Ces nouveaux points comptent, car ils libèrent nos imaginaires en nous offrant un autre regard sur le monde.

Vous l’avez compris : rencontrer et être accepté par l’équipe et la communauté de Blender a été transformateur pour notre projet. Nous avons, d’une part pu étendre notre visibilité, mais surtout viser une finalité encore plus porteuse.


Diapositive de présentation du pipeline du Blender Studio

Logiciel libre et parentalité

Dans un tout autre registre, il y a 3 ans environ je suis devenu père. Cet heureux événement a eu un impact significatif sur mes projets et mes contributions.

Cela ne surprendra personne, mais ça prend beaucoup de temps et d’énergie d’être parent. D’autant plus que cela s’est passé sur fond de crise du secteur de l’animation, ce qui a fait que je n’ai pas pu vraiment lever le pied sur Kitsu.

J’ai donc forcément dû sacrifier pas mal d’activités. À partir de ce moment-là, toute contribution était devenue trop difficile pour que je me motive. J’ai dû aussi arrêter l’organisation des meetups que j’ai mentionnés dans mon précédent post. Même suivre l’actualité des différentes associations du libre ne m’était pas toujours facile.

Mon emploi du temps a été chamboulé et les soirées drainaient suffisamment mon énergie pour me démotiver à regarder d’autres dépôts de code ou à démarrer de nouveaux projets. J’ai donc pris conscience à quel point c’est difficile pour un parent de contribuer. Je suis d’autant plus admiratif quand je rencontre un développeur parent désormais.

Pour tempérer, cela s’améliore avec le temps. Pour preuve, j’ai pu écrire cet article ! Et cette situation peut aussi être vue comme l’occasion de se donner des limites strictes et de se concentrer sur un problème donné plutôt que de papillonner sur plein de projets différents.

La pression de l’offre gratuite

Vouloir vendre un logiciel “gratuit” n’est pas chose aisée. En réalité, on vend de l’hébergement et du support autour de Kitsu. Alors, certes, l’accès gratuit facilite la dissémination, mais cela nous amène aussi à quelques écueils.

Un premier souci est que les installations auto-hébergées sont rarement propres et que le logiciel n’est pas toujours utilisé de façon optimale. Cela nous arrive donc de croiser des utilisateurs mécontents sans comprendre l’origine du problème. Mais quand on creuse un peu, ils utilisent une version auto-hébergée et n’ont pas la dernière version ou ne sont simplement pas au courant de la disponibilité d’une fonctionnalité.

Les studios pensent faire des économies en se passant de nous, mais se priver d’un éditeur pour un logiciel clé a aussi un coût (installation, maintenance, impact des incidents, sous-optimisation). Et cela nous impacte négativement aussi dans le sens où on peut générer de l’insatisfaction sans que nous y puissions faire quoi que ce soit.

Ce problème est tout de même compensé par un autre phénomène : beaucoup de gens sont contents de pouvoir accéder à ce type d’outils alors que leur budget ne le permet pas. On ne compte plus les studios qui viennent nous remercier sur notre stand sans qu’on ait jamais entendu parler d’eux.

Pour autant, cela crée une situation où notre plus gros concurrent devient nous-mêmes. Nous sommes contraints d’argumenter en notre faveur auprès d’un utilisateur déjà convaincu. Il nous est aussi arrivé d’avoir des clients utilisant notre cloud, qui, au renouvellement, nous annoncent le prix qu’ils souhaitent payer en nous menaçant de basculer en auto-hébergement si nous refusons.

Et avec la crise du secteur, beaucoup de studios ont décidé de basculer sur la version auto-hébergée. Récemment, nous avons lancé une offre légère de support à petit prix. Le succès a été très timoré. Cela nous a mis dans la position inconfortable de devoir quémander des sous à des sociétés qui tirent un bénéfice conséquent de notre solution.

Cela crée une situation difficile à gérer. Nous ne l’avions pas anticipé, nous pensions que les productions avec des budgets significatifs n’oseraient pas se priver de la garantie de fonctionnement proposée par le fournisseur.

Ce manque à gagner freine clairement notre progression et surtout nous met toujours sur le fil. Quand les perspectives ne sont pas bonnes, cela nous met particulièrement sous pression. Malgré la dynamique vertueuse du logiciel libre, cela peut aussi engendrer des situations désagréables pour les mainteneurs. Pour pallier à ça, nous essayons aussi de mettre en place des fonctionnalités propriétaires externes au logiciel : système de synchronisation entre différents studios, serveur MCP, optimisations des traitements vidéo, configuration multi-régions, etc. Nous avons pas mal d’espoir que cela remotive les studios avec un budget à rebasculer sur une offre complète.

Pour résumer, le fait que Kitsu soit libre stimule énormément l’écosystème de l’animation. Pour autant, cela génère une pression importante sur l’entreprise soutenant son développement. Maintenir le projet à flot tout en restant libre requiert beaucoup de travail.

Standardisation

Mais le fait que l’application se diffuse facilement fournit aussi un avantage non négligeable : petit à petit, l’outil devient le standard de l’industrie. D’autant plus que notre modèle de données et nos interfaces sont plutôt légers comparés aux offres concurrentes. Kitsu est donc l’outil facile à adopter, sur lequel on peut démarrer très vite en passant de studio en studio.

Encore mieux, chaque studio peut scripter facilement des connexions avec ses propres outils et avec le Kitsu d’un autre studio. Comme il est courant de fonctionner en coproduction (plusieurs studios financent et fabriquent le projet), le côté standard de Kitsu facilite bien la collaboration.

Côté école, Kitsu a la cote aussi. Pour les étudiants, la facilité de prise en main les aide à mettre en place leurs premiers projets. Cela leur fournit aussi un cadre de studio. Ainsi, ils seront ce qui est attendu d’eux en matière de reporting et de communication une fois qu’ils intégreront une équipe. Les futurs professionnels de l’image connaissent déjà Kitsu et seront motivés pour en parler.

Étant donné que la difficulté du film réside dans la partie artistique, fournir une brique clé en main, facilement accessible, retire une bonne épine dans le pied à toutes les parties prenantes de l’industrie. Quand Kitsu devient le choix par défaut, le problème de l’outil d’organisation se règle. Les équipes de production peuvent se concentrer sur leurs métiers respectifs et, par conséquent, livrer de plus beaux films.

Le premier Kitsu Summit

Fort de ce succès, nous avons pu organiser le premier événement sur une journée entièrement dédiée à notre projet. 70 personnes ont été réunies autour de 12 conférences parlant de l’utilisation de Kitsu. Nous avons aussi accueilli quelques sponsors.

Cela nous a permis de faire se rencontrer tout un tas d’acteurs de notre écosystème. La communauté a pu échanger dans la joie et la bonne humeur. Nous avons aussi discuté avec tout un tas de personnes que nous ne voyons jamais directement. Ce genre d’événements est évidemment très stimulant.

Nous avons également pu récupérer beaucoup de captations vidéo. Ce qui nous a fourni un conséquent matériel vidéo à diffuser. Cela renforce notre crédibilité. Toutefois, organiser un tel événement a requis beaucoup d’énergie et a été assez coûteux (nous étions largement à perte). Nous ne sommes donc pas encore en capacité d’en faire un tous les ans, mais la motivation pour un autre est là !


Keynote d’ouverture au Kitsu Summit 2026

Le code à l’heure de l’IA générative

Comme si la crise du secteur ne suffisait pas, notre métier de développeur a été révolutionné récemment. Les IA génératives génèrent du code correct rapidement. Quand j’enfile ma casquette de développeur, je passe donc plus de temps à discuter avec un agent qu’à intervenir sur le code directement.

Bien qu’étant une petite équipe, ces nouvelles possibilités, nous ont pas mal occupés. Nous avons pu lancer des refactorings longtemps attendus, en planifier d’autres et lancer des audits à répétition sur notre existant (à chaque avancée des modèles). Nous avons pu aussi prendre beaucoup plus de tickets. En interne, nous avons également développé plein de petits utilitaires pour nous faciliter la vie, surtout au niveau de notre infrastructure d’hébergement.

La partie assurance qualité du projet a été la plus boostée, mais nous avons aussi pu fournir de nombreuses fonctionnalités rapidement et trouver des solutions à des problèmes posés depuis longtemps (exemple : appliquer une gomme sur des dessins vectoriels).

Les contributions ne sont pas en reste. Elles sont déjà plus nombreuses, plus conséquentes, et de meilleure qualité. Voici quelques exemples : support d’OpenID, serveur MCP, app mobile pour valider les vidéos stockées sur la plateforme, plugin applicatif, etc. Pour les encaisser, nous faisons appel aux modèles eux-mêmes afin de faciliter les relectures.

Néanmoins, qui dit plus de code, dit plus de travail. Cela nous demande aussi de repenser notre organisation en vue de gérer cette nouvelle masse. Surtout si les contributions et tickets s’accélèrent, nous allons devoir revoir complètement notre infrastructure d’intégration continue (automatisation de l’analyse et traitement des tickets, des pull requests, des remontées Sentry, etc.).

Nous avons aussi pu utiliser pour la première fois Kitsu pour gérer un projet de développement complet. En effet, lancer un agent sur un projet long n’offre pas de retours clairs sur l’avancement. Avec notre outil, nous avons pu suivre toute la progression, fournir des retouches via notre système de discussion et surtout nous avons pu tracker la consommation complète de tokens (ainsi que le temps total passé). C’est un usage détourné de Kitsu mais c’est intéressant qu’à l’heure de l’IA, les développements se suivent plus comme un projet industriel classique : de manière linéaire avec un suivi de consommation.

Mais tout ceci vient avec de lourdes contreparties. La manière dont sont fabriqués et distribués les modèles est délétère : extraction massive de ressources, esclavagisme des travailleurs du clic, consommation excessive d’énergie, concentration du contrôle des modèles et communication menaçante des acteurs du secteur. Et pour revenir à un souci plus terre-à-terre, le prix du token n’est pas encore déterminé. Ce qui est possible aujourd’hui ne le sera pas forcément demain.

Pour mitiger ces aspects, nous avons rédigé un manifeste pour placer quelques garde-fous : https://www.cg-wire.com/sustainable-ai-manifesto. Ces lignes nous permettent de garder un minimum de respect pour nos utilisateurs, mais elles ne résolvent pas tous les problèmes mentionnés.

Dans les autres aspects négatifs, j’aimerais aussi souligner le fait que la perte de contrôle induite par l’utilisation d’un logiciel tiers, n’est pas négligeable. On passe d’un stade où on peut tout coder chez soi sans connexion internet et de manière privée à une situation où on envoie tout sur un cloud extérieur facturé à l’usage et analysant nos données (Andrew Kelley en parle mieux que moi).

Les reviews aussi sont plus délicates. Avant, faire une review permettait de faire progresser le contributeur. Désormais, la review sert principalement à valider le code. L’impact d’une relecture est donc moindre. Il faut aussi revoir beaucoup plus de code généré avec une logique exhaustive. Certes, les modèles respectent les règles de l’art, mais pour autant la charge cognitive à la relecture est plus importante.

Autre souci, les agents de code poussent à la consommation et proposent toujours d’aller plus loin. L’agent ne se fatiguant jamais, le fait de définir des limites devient difficile. Minimalisme et code agentique ne font pas bon ménage.

Enfin, le plaisir de coder n’est plus le même. Passer une bonne journée à résoudre des problèmes, nettoyer son code, écrire la documentation associée est bien plus plaisant que de discuter des fonctionnalités, de l’architecture et des objectifs avec un LLM.

Voilà pour un premier tour d’horizon. Le sujet de l’IA générative dans le code est très complexe. Je n’ai pas de recommandation à faire. L’idée ici est de partager un premier retour d’expérience. Ce changement est encore très récent et il est difficile d’avoir du recul dessus. Au passage, je recommande l’excellente publication Limites Numériques, qui pose pas mal de bonnes questions sur le sujet des LLM et IA génératives, notamment sur la partie expérience utilisateur.


Développement d’un serveur MCP suivi avec Kitsu

IA et données personnelles

Cela me permet de faire la transition vers un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la question des données personnelles (cf. l’ère Cozy Cloud). En effet, à travers les interactions avec les LLM, nous produisons et fournissons des données personnelles plus que jamais. Le besoin de récupérer le contrôle dessus se fait donc encore plus ressentir.

D’autant plus qu’un nouveau champ d’usage semble possible. Puisqu’avec plus de données de contexte, les réponses deviennent plus pertinentes et peuvent se baser sur des rapprochements intelligents. La mise à disposition d’un assistant virtuel paré à nous servir devient envisageable.

Aujourd’hui, des outils libres comme Hermes ou OpenClaw permettent déjà de mettre en place un tel agent pour organiser nos besoins personnels. Mais pour en tirer pleinement parti, il faut un accès à un LLM local (très coûteux aujourd’hui) et à des données personnelles structurées et privées. On peut évidemment fonctionner avec des LLMs du marché et la suite Google mais cela revient à se livrer totalement à un acteur tiers. Et comme on l’avait constaté avec Cozy Cloud, les données sont trop fragmentées entre plateformes concurrentes. C’est donc plus difficile de faire ça aussi bien qu’avec des services maîtrisés et déployés sur son propre hardware.

J’ai aussi pu observer que le principe d’autohébergement s’est popularisé : le Mac Studio est en rupture de stock, le Framework Desktop a un succès retentissant, Google propose des VM personnelles (Gemini Spark), NVidia propose sa box, etc. Toutefois, s’auto-héberger devient de plus en plus un sport de riches. Le prix du matériel explose et pour faire tourner un bon LLM, il faut compter plusieurs milliers d’euros.

Tout ça pour dire que l’informatique personnelle va probablement prendre une nouvelle dimension, mais cela profitera probablement surtout aux classes très aisées. Je suivrai tout de même cela de près et encouragerai toute initiative libre et protectrice de la vie privée dans ce domaine.

Conclusion

Ces cinq dernières années ont été très riches en événements, apprentissages, rencontres et découvertes.

Même si j’ai moins codé, j’ai beaucoup appris sur les dynamiques du logiciel libre et des modèles d’affaires liés tout en suivant les dernières évolutions technologiques. Mais surtout, j’ai pu voir mon projet se développer et rendre ses utilisateurs heureux. Enfin, j’ai pu travailler avec un des projets les plus excitants du monde libre.

Mon constat est que réaliser un projet utile et libre a un impact positif net sur le secteur ciblé. Cela amène à faire des rencontres inespérées auparavant. Mais plus l’outil progresse, plus l’alimenter nécessite des moyens conséquents. Les trouver requiert beaucoup d’énergie et amène à des situations ingrates. C’est dans ces moments que la mission prend tout son sens. Il faut savoir pourquoi on se lève le matin pour garder la motivation et trouver l’énergie pour continuer.

Kitsu a aussi permis à une brique libre de faire une percée dans un secteur où les solutions propriétaires étaient quasi omniprésentes (en dehors de l’adoption récente de Blender). C’est un pas de plus vers un monde numérique plus vertueux.

Tout ceci n’a pas été de tout repos, mais je dois dire que c’est une sacrée aventure dont je ne me lasse pas. J’ai tout de même hâte d’arriver à une forme de stabilité. Les aléas du marché créent une incertitude qui n’est pas toujours confortable. J’espère pouvoir vous dire que j’y suis arrivé lors de mon prochain bilan en y ajoutant plein d’autres apprentissages et nouvelles !


Session de validation de plans dans Kitsu (images : Wing it par le Blender Studio)

Questions-réponses tirées du journal

Est ce que tu penses que les difficultés dont tu parles sont liées à votre licence ? (piratebab2)

Avec la licence libre, on perd l’effet d’entraînement qui permet d’avoir plus de fuel pour continuer à faire grossir l’équipe et de rajouter des services. Et comme le marché est petit, d’une certaine manière ça diminue le nombre d’entreprises atteignables. Avec une approche propriétaire, il aurait été plus difficile de convaincre les premiers utilisateurs et le côté standard aurait été plus difficile à atteindre et la crise nous aurait aussi impactés. Ça n’aurait pas été simple non plus.

Avez-vous pensé à faire de la formation pour mettre du beurre dans les épinards ? (piratebab2)

Nous avions essayé sans succès, mais c’est peut-être une idée à relancer maintenant que la surface fonctionnelle du logiciel est plus importante. D’autant plus que les formations sont beaucoup subventionnées dans le secteur. Le coût pour un studio est faible.

Vous pouvez fournir une assistance à la mise en place de l’auto-hébergement, puis un contrat de maintenance (piratebab2)

Oui on a ajouté ça récemment avec notre programme Partners : https://www.cg-wire.com/partners/
Ça prend un peu, on va essayer de pousser ça pour se créer un flux de revenu supplémentaire. Si ça prend vraiment ça peut nous booster significativement (100 studios qui s’inscrivent = 350k€ / an en plus).

Pour pouvoir faire des formations professionnelles dont le paiement est pris en charge par les dispositifs en vigueur il faut avoir une certification Qaliopi ce qui entraîne des frais non négligeables parce que c’est payant. (Ysabeau

Nantes: Forum Associatif avec Linux-Nantes, Le samedi 5 septembre 2026 de 09h30 à 13h00.

l'Agenda du Libre - 25 juillet, 2026 - 01:42

Linux Nantes vous convie à nous rencontrer à notre stand et assister à une présentation de notre association Samedi 05 Septembre de 09H30 à 13H00

au Forum Associatif

Quartier Malakoff – Saint-Donatien

Place Rosa Parks – Boulevard de Berlin

44000 Nantes

Pour plus d’informations sur l’association: voir notre site.

Nantes: Permanence Linux-Nantes, Le samedi 5 septembre 2026 de 15h00 à 18h00.

l'Agenda du Libre - 25 juillet, 2026 - 01:41

Linux Nantes tient à vous informer de sa prochaine permanence. Nous vous proposons :

  • de vous faire découvrir Linux et les logiciels libres.
  • de vous aider à installer Linux sur votre ordinateur ou votre portable.
  • de vous informer sur l'utilisation de votre version de Linux et des logiciels libres.
  • de voir avec vous les problèmes rencontrés.

Pour plus d’informations sur l’association: voir notre site.

Avertissement ! Pour des raisons pratiques, nous vous remercions de bien vouloir effectuer les sauvegardes de vos données personnelles avant de venir si une installation doit être effectuée.


Le numérique peut-il être éthique ?

Transcriptions - 24 juillet, 2026 - 17:26

Ostpolitik : Bonjour à toutes. Bonjour à tous. Bienvenue dans Abonnez-vous matin tous les vendredis de dix heures à midi. Nous avons une petite minute de retard, ce n'est pas grave, ça arrive, le compte à rebours n'était même pas terminé. L'émission se déroule en direct des locaux de Mediapart, comme d'habitude, on reçoit des créatrices et créateurs de contenu, aussi des personnes qui créent des médias, on en parlera, bien sûr, tout à l'heure, et vous retrouvez également sur cette chaîne ma (…)

- Transcriptions / , , , , , ,

Gourin: Venez découvrir Linux et le Libre !, Le vendredi 21 août 2026 de 18h30 à 20h00.

l'Agenda du Libre - 24 juillet, 2026 - 16:04

Venez découvrir Linux à l'occasion de nos permanences du Libre, le vendredi soir, une fois par mois à Graines d'Utopies!

Apportez votre ordinateur pour voir comment il est possible de remplacer votre vieux système d'exploitation Windows par une solution libre qui redonnera une nouvelle vie à votre ordinateur.

L'atelier du Libre c'est aussi l'occasion de discuter d'alternatives logicielles, d'autonomie numérique et de liberté sur Internet.

Paris: Atelier de sensibilisation et essais téléphones à OS libéré, Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 17h00.

l'Agenda du Libre - 24 juillet, 2026 - 16:03

Votre téléphone rame, est encombré ou certaines applis ne fonctionnent plus?

Venez nous retrouver à la Générale où nous animons un petit atelier sur le sujet et vous ferons tester de vieux (mais pas que;)...) téléphones qui refonctionnent très bien après leur passage à un OS ‘libéré’. L'atelier est désormais organisé en 2 volets avec une partie Opérateurs, après la partie OS alternatifs.

 

L’association Electrocycle https://electrocycle.co œuvre sur la réutilisation de vieux (plus de 4 ans) matériels électroniques: ainsi, de même qu’en passant son PC sous Linux on réutilise très bien parfois de très anciens PC, en passant son smartphone sous OS libre on peut prolonger de façon très importante sa durée de vie.

Nous vous attendons nombreux:)!

Le Tholonet: Matinée des associations, Le dimanche 6 septembre 2026 de 09h00 à 12h00.

l'Agenda du Libre - 23 juillet, 2026 - 22:56

L'Axul (Association du Pays d'Aix des Utilisateurs de Linux et des Logiciels libres) tiendra un stand lors de la MATINÉE DES ASSOCIATIONS du Tholonet au parc des Rapegons (complexe sportif) allée Louis Philibert  

 

INFORMATIONS GÉNÉRALES :

 

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