Agrégateur de nouvelles

Liege: Café Crypté, Le mercredi 2 septembre 2026 de 17h00 à 20h00.

l'Agenda du Libre - 13 août, 2026 - 16:05

Le Café crypté est un moment collectif durant lequel nous tentons résolument de limiter la casse dans notre utilisation des outils numériques et connectés face à la surveillance numérique et la privatisation des données privées.

Le Café tente de rendre compréhensible les motifs et techniques de vol et d'exploitation de nos données par la surveillance de masse des multinationales numériques (GAFAM) et des états.

Le Café cherche à partager et construire des stratégies et pratiques d'autodéfense numérique saines afin de se prémunir de ces intrusions diverses et de rappeler que le droit à l'anonymat est un droit qui ne se négocie pas.

Le Café peut être technique mais pas excluant, il est politique mais pas partisan, il est complexe mais pas (trop) compliqué et il essaie de rester collaboratif sans être contraignant.

Cette année, les café cryptés se produisent le premier mercredi du mois, de septembre 2026 à juin 2027 entre 17h et 20h dans les locaux de Barricade (Rue Pierreuse 21 à 4000 Liege)

Comme vous le voyez sur l'affiche, l'atelier se compose de 2h d'atelier libre, de partage d'outils, de réflexions, de pratiques et de théories. Vous pouvez manger dans le même temps bien sur, et le bar sera ouvert. A 19h, on fera une présentation sur un thème à chaque fois différent.

Prochaines dates : le 2 septembre 2026, le 7 octobre 2026, le 4 novembre 2026, le 2 décembre 2026, le 6 janvier 2027, le 3 février 2027, le 3 mars 2027, le 7 avril 2027, le 5 mai 2027 et le 2 juin 2027.

Venez quand vous voulez et n'oubliez pas de prendre votre ou vos machines (ordinateur, smartphone ou tablette), l'espace et le bar sont ouverts.

Si vous voulez continuer à discuter de tout ça hors des cafés, vous pouvez envoyer un courriel à cette adresse crypto@bawet.org

Retrouvez toutes nos dates sur démosphere, l’agenda alternatif liégeois : https://liege.demosphere.net/

Si vous voulez continuer à discuter de tout ça hors des cafés, vous pouvez envoyer un courriel à cette adresse crypto@bawet.org

Et, tout les documents que les cafés produisent, ainsi que les notes des cafés se trouvent ici : https://nuages.bawet.org/s/aq4GPibwDPrWA7G ou directement le guide introductif à l’autodéfense numérique : https://nuages.bawet.org/s/NLk6CJo5M9y7nDN

Vous pouvez nous suivre sur le fediverse via notre compte Mastodon sur le Fédiverse : https://tchafia.be/@crypto

Podcast Projets Libres épisode 72 : State of the Map 2026 : les contributeurs OpenStreetMap à Paris !

Linuxfr.org - 13 août, 2026 - 07:52

Découvrez la grande conférence annuelle des contributeurs du projet collaboratif de cartographie OpenStreetMap : State of the Map !
L'édition 2026 se déroulera pour la première fois en région parisienne, du 28 au 30 août à Champs-sur-Marne.

On vous explique tout avec Benoît Peyon, administrateur de l'association OSM France et membre du comité d'organisation.

Cet épisode est le premier d'un nouveau format (10 minutes), dédié à la présentation des conférences de l'univers du libre.

Bonne écoute !

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Lettre d'information XMPP de juin 2026

Linuxfr.org - 12 août, 2026 - 18:47

N. D. T. — Ceci est une traduction de la lettre d’information publiée régulièrement par l’équipe de communication de la XSF, essayant de conserver les tournures de phrase et l’esprit de l’original. Elle est réalisée et publiée conjointement sur les sites XMPP.org et LinuxFr.org selon une procédure définie.

Bienvenue dans la lettre d'information XMPP, ravi de vous retrouver ! Ce numéro couvre le mois de juin 2026.

La lettre d'information XMPP vous est proposée par l'Équipe de communication de la XSF.

Comme tout autre projet accompli par la XSF, la lettre d'information est le résultat du travail volontaire de ses membres et des personnes y contribuant. Si vous êtes satisfait des services et logiciels que vous utilisez peut-être, n'hésitez pas à dire merci ou aider ces projets.

Vous souhaitez contribuer à l'équipe de communication de la XSF ? Lisez en bas de page.

    Sommaire Annonces de la XSF XMPP Summit 29

    La XMPP Standards Foundation (XSF) a le plaisir d'annoncer le 29e Sommet XMPP, le premier à se dérouler entièrement en ligne ! Ce Sommet XMPP se tiendra du vendredi 4 septembre au samedi 5 septembre 2026, de 13 h à 16 h UTC ces deux jours. La XSF invite toutes les personnes intéressées par le développement des technologies XMPP à y participer à distance et discuter de tout ce qui concerne XMPP !

    Adhésions à la XSF

    Être membre élu de la XMPP Standards Foundation témoigne d’un engagement en faveur des normes ouvertes et d’une implication professionnelle au sein de ou avec la communauté XMPP. Votre adhésion contribue à faire de la XSF une organisation solide, ce qui est en soi précieux. Elle vous confère également un droit de vote sur les questions techniques et administratives au sein de la XSF. La procédure de candidature est simple et gratuite, et votre adhésion vous permettra également de vous impliquer plus facilement. Si vous souhaitez rejoindre la XMPP Standards Foundation en tant que membre, veuillez postuler à notre 3e appel trimestriel à candidatures avant le 16 août 2026 à 00h00 UTC.

    Évènements XMPP Articles XMPP Nouvelles des logiciels XMPP Clients et Applications XMPP
    • aTalk a publié les versions 6.1.0, 6.2.0 et 6.3.0 de sa messagerie sécurisée pour Android avec appels vidéo et fonctionnalités GPS. Ces versions introduisent la rétraction de message, retirent la fusion des messages multiples dans la fenêtre de chat, étendent la fonctionnalité de correction du dernier message à tous les messages envoyés et pas seulement au dernier message envoyé, supportent les traductions des messages envoyés/reçus dans les chats/salons avec l'option de traduction qui peut être activée par contact ou par salon, et apporte également des améliorations, quelques corrections mineures et beaucoup de modifications 'sous le capot'. Voir les notes de publication pour tous les détails.

    • Conversations a publié sa version 2.20.1 pour Android. Cette publication ajoute les Note à moi-même comme suggestion de recherche et des corrections de bugs mineurs. Assurez-vous de consulter le journal des modifications pour tous les détails !

    • Converse.js a publié sa version 14.0.0 de son client web XMPP open-source. Cette publication ajoute le support pour le chiffrement OMEMO:2 ! Elle apporte également des nouvelles méthodes pour l'API pubsub pour créér, s'abonner et se désabonner, support de la version logiciel et affichage des versions logiciels du serveur dans le profil, support d'OMEMO 2 (urn:xmpp:omemo:2) en utilisant la stanza content encryption, détecte les contacts supportant uniquement omemo:2 comme étant capable d'OMEMO, avec de nombreuses autres corrections et d'autres travaux sous le capot ! Tout ceci génère certaines incompatibilités rétroactives, donc merci de consulter directement le journal des modifications pour tous les détails !

    • Fluux Messenger, a publié ses versions 0.16.0, 0.16.1 et 0.16.2 , de son client moderne XMPP multi-plateforme, pour les communautés et organisations. Ces versions ajoutent le chiffrement de bout-en-bout OpenPGP — le chiffrement des messages 1:1 avec un stockage de clé protégé par mot de passe et la sauvegarde/restauration de clé secrète, le support de OpenPGP e2ee dans la version web, la gestion des Multi-TSK (Transferable Secret Key) dans le flux de restauration des sauvegardes des comptes possédant plusieurs clés, marqueur de message non-lus sur l'avatar, rédiger des messages hors-ligne et les envoyer à la reconnexion, support des messages directs dans les salons ("chuchoter"), et bien d'autres modifications et corrections. Merci de consulter le journal des modifications intégral pour tous les détails !

    • Gajim a publié sa version 2.4.7 de son application de chat XMPP gratuite et bourrée de fonctionnalités. Cette publication supporte le chiffrement OpenPGP moderne, les messages brouillons sont désormais persistants, ce qui signifie qu'après avoir redémarré Gajim, vous pouvez poursuivre là où vous vous êtes arrêté, les salons de discussion sont désormais nommés selon leurs participants si pas d'autre nom n'est donné, désactiver un compte lors de la connexion est désormais corrigé, et elle vient également avec de nombreuses petites améliorations et corrections de bugs. Merci pour toutes vos contributions !

    • Movim a publié ses versions 0.34, nom de code "Meier", et 0.34.1! Ces nouveaux jalons Movim stabilisent le travail important réalisé dans les précédentes publications tout en introduisant une nouvelle expérience redesignée pour les appels de groupe (conférences). Dans cette version vous pouvez ajouter des salons dédiés à des appels de groupe dans vos Espaces ("Spaces") et explorer la nouvelle interface d'appel vidéo. Les appels en conférence, reconstruit depuis zéro, la renégotiation média, nouvel agencement et interface redesignée, nouveaux sons de notification, gestion de session, d'autres corrections et plus encore !

    • Profanity a publié la version 0.18.2 de son client XMPP console. Cette publication apporte des corrections de bugs pour conserver l'écriture dans le terminal lors du passage en veille, éviter l'échange des OTR de révéler votre présence à des inconnus, et rendre muet l'erreur 'no key' pour les messages de transport de clé. Merci de consulter le journal des modifications pour tous les détails !
    Serveurs XMPP

    La communauté Ignite Realtime est heureuse d'annoncer la sortie d'Openfire 5.1.0. Quelques points forts de cette version : l'établissement de connexion via SASL (avec un généreux soutien de la Fondation NLnet), une série de durcissements concernant le chiffrement, la correction d'un bug de complexité O(n²) qui provoquait des démarrages de 2 heures sur de gros déploiements (seulement quelques secondes maintenant), Java 25, le nouveau support officiel de MariaDB, Firebird et CockroachDB. Vous pouvez lire le journal des changements complet pour avoir tous les détails !

    Bibliothèques et outils XMPP Extensions et spécifications

    La XMPP Standards Foundation développe des extensions à XMPP dans sa série de XEP en plus des RFC XMPP. Des développeuses, développeurs et autres personnes expertes en normes du monde entier collaborent à ces extensions, élaborant de nouvelles spécifications pour les pratiques émergentes et affinant les méthodes existantes. Proposées par n'importe qui, celles qui remportent le plus de succès finissent par être classées comme finales ou actives, selon leur type, tandis que les autres sont soigneusement archivées comme différées. Ce cycle de vie est décrit dans la XEP-0001, qui contient les définitions formelles et canoniques des types, des états et des processus. Vous pouvez en savoir plus sur le processus de normalisation ici. La communication autour des normes et des extensions se fait via la liste de diffusion des normes (archives en ligne).

    Extensions proposées

    Le processus de développement d'une XEP commence par la rédaction d'une idée et sa soumission à l'éditeur XMPP. Dans un délai de deux semaines, le Conseil décide d'accepter ou non cette proposition en tant que XEP expérimentale.

    • Jingle User Location
      • Cette spécification définit une extension de l'application Jingle pour échanger et mettre à jour la position de l'utilisateur dans une session Jingle active en utilisant la XEP-0080 User Location payload.
    • XMPP Decentralized ID (XID)
      • L'ID XMPP décentralisé (XID) est un identifiant d'entité XPMM indépendant de DNS. Cette spécification décrit comment générer, utiliser et gérer celui-ci.
    • Jingle Synchronized Real-Time Text
      • Cette spécification définit l'extension d'une application Jingle pour la négociation temps réel du texte à l'intérieur de la même session de conversation que l'audio et la vidéo.
    Nouvelles extensions
    • Version 0.1.0 de XEP-0514 (Balisage d'Emojis)
      • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil le 12 mai 2026 (XEP Editor(dg))
    • Version 0.1.0 de XEP-0515 (Protection contre la Dégradation de Connexion TLS)
      • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
    • Version 0.1.0 de XEP-0516 (Identifiant XMPP Décentralisé (XID))
      • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
    • Version 0.1.0 de XEP-0517 (Texte Synchronisé en Temps-Réel dans Jingle)
      • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
    Extensions déférées

    Si une XEP expérimentale n’est pas mise à jour pendant plus de douze mois, elle sera retirée de la catégorie Expérimentale pour être classée comme Déférée. Si une mise à jour intervient, la XEP sera replacée dans la catégorie Expérimentale.

    • Pas de XEP déférée ce mois-ci.
    Extensions mises à jour
    • Version 1.35.5 de XEP-0045 (Discussions multi-utilisateurs)

      • Correction de l'attribut from dans les examples où le salon lui-même envoie un message
      • Corrige le champ du nom du noeud pubsub associé dans l'exemple d'information de découverte
    • Version 0.5.0 de XEP-0420 (Stanza Content Encryption)

      • L'affixe de temps utilise le profile DateTime de XEP-0082
      • Les rpads longs NE DOIVENT PAS être rejetés
      • Ajout d'une taille cible minimum pour le complèment aléatoire pour renforcer la résistance face à des attaques par corrélation dans le cas de contenus courts et un rpad de longueur nulle.
      • Retrait de Implementation inutile
      • Avertissement concernant l'injection de stanzas déchiffrés
      • Clarifie la solution de repli pour le body
      • Corrige les descriptions pour s'appliquer à toutes les stanzas au lieu de seulement les messages
      • Retire le DOIT ambigu dans l'affixe de temps et clarifie la vérification des affixes
      • Exige du registrar de fournir une liste d'éléments exclusivement processé coté serveur
      • Liste les XEP dépendantes
      • Ajoute le schéma XML (syndace)
    • Version 0.1.1 de XEP-0514 (Emoji Markup)

      • Retrait des références obsolètes à BoB (techmetx11)
    Dernier appel

    Les derniers appels sont lancés une fois que tout le monde semble satisfait de l'état actuel d'une XEP. Une fois que le Conseil a décidé que la XEP semble prête, l'Éditeur XMPP émet un dernier appel pour recueillir des commentaires. Les commentaires recueillis lors du dernier appel peuvent aider à améliorer la XEP avant de le renvoyer au Conseil pour qu'il passe à l'état Stable.

    • Pas de dernier appel de XEP ce mois-ci.
    Extensions stables
    • Pas de XEP passant à stable ce mois.
    Extensions dépréciées
    • Pas de XEP dépréciée ce mois.
    Extensions rejetées
    • Pas de XEP rejetée ce mois.
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    Contributions et traductions de la lettre d'information

    Il s'agit d'un effort communautaire, et nous tenons à remercier les traductrices et traducteurs pour leur contribution.
    Les bénévoles et les nouvelles langues sont les bienvenues !
    Les traductions de la lettre d'information XMPP seront publiées ici (avec un certain retard) :

    Contributions à la lettre d'information de ce mois-ci : emus, cal0pteryx, Gonzalo Raúl Nemmi, Ludovic Bocquet, anubis, Badri (badrihippo), XSF iTeam

    Contributions à la traduction :

    • Français : Adrien Bourmault (neox), anubis, seveso, impromptux, Blacknight
    • Italien : Mario Sabatino, Roberto Resoli
    • Portugais : Paulo
    Aidez-nous à créer la lettre d'information

    Cette lettre d'information XMPP est produite en collaboration avec la communauté XMPP. Chaque numéro mensuel est rédigé dans ce simple pad. À la fin de chaque mois, le contenu du pad est fusionné dans le dépôt GitHub de la XSF. Nous sommes toujours ravis d'accueillir de nouvelles personnes contributrices. N'hésitez pas à rejoindre la discussion dans notre groupe de discussion Comm-Team (MUC) et à nous aider ainsi à poursuivre cet effort communautaire. Vous avez un projet et souhaitez le faire connaître ? N'hésitez pas à partager vos actualités ou événements ici, et à les promouvoir auprès d'un large public.

    Tâches que nous effectuons régulièrement :

    • collecte d'actualités dans l'univers XMPP
    • résumés courts d'actualités et d'événements
    • résumé de la communication mensuelle sur les extensions (XEP)
    • révision du projet de lettre d'information
    • préparation d'images pour les médias
    • traductions
    • communication via les comptes des médias
    Licence

    Cette lettre d'information est publiée sous licence CC BY-SA.

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    Qualité et confiance dans les données collaboratives

    Transcriptions - 12 août, 2026 - 17:54

    Bonjour à toutes et à tous, merci d'être là. Je suis ravi d'être présent à Brest avec vous. Cela a plusieurs significations pour moi. J'ai commencé à contribuer à OpenStreetMap à Brest. J'étais à Télécom Bretagne, juste à côté. C'est donc assez intéressant de faire cette présentation aujourd'hui, plus de dix ans après. C'est un plaisir de vous avoir parmi nous pour vous donner le retour d'expérience, pas mal de choses.
    Bonjour !
    Une petite précision. J'interviens ici au titre de la (…)

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    Dépendance aux GAFAM : menace pour la démocratie ?

    Transcriptions - 11 août, 2026 - 09:32

    LaSuite.coop est une coopérative qui développe une alternative libre et souveraine aux grandes plateformes numériques. Nous parlons souveraineté numérique, logiciel libre, dépendance aux GAFAM, rôle de l'État et alternatives concrètes pour reprendre un peu le contrôle sur nos outils du quotidien.
    Timothée Gosselin, voix off : Donc là, en fait, nous donnons tout notre argent public à des entreprises américaines.
    Jean Massiet, voix off : Pour faire tourner les PC de nos fonctionnaires. (…)

    - Transcriptions / , , , , , , ,

    Multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

    Linuxfr.org - 10 août, 2026 - 09:26

    Bonsoir à toutes et à tous !

    Après un démarrage « maladroit » en avril dernier (en clair on s’est pris une volée de bois vert

    Nancy: Installons Linux ! Spécial Camp Climat, Le samedi 29 août 2026 de 09h30 à 12h30.

    l'Agenda du Libre - 10 août, 2026 - 07:02

    ADIEU WINDOWS, BONJOUR LINUX !

    Installons-y Linux !

    Votre PC Windows rame ?

    Ou bien, avec l'arrêt programmé de Windows 10, il n'est pas compatible Windows 11 ?

    Ou encore, vous souhaitez un environnement numérique libre, sans les GAFAM ?

    Alors, choisissez la sobriété en gardant votre ordinateur, n'en achetez pas un autre, redonnez une seconde vie à votre machine en installant Linux à la place de Windows.

    Au programme

    • Découverte de Linux et des logiciels libres
    • Installation de Linux sur votre ordinateur

    Entrée sur inscription

    Agenda du Libre pour la semaine 33 de l’année 2026

    Linuxfr.org - 9 août, 2026 - 17:16

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 12 événements (France: 8, Belgique: 1, Québec: 1, Internet: 2) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire [FR Saint-Étienne] Permanence de l'association Alolise - Le lundi 10 août 2026 de 19h00 à 22h00.

    Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

    Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l'informatique, les logiciels, l'hébergement, passer de Windows à Linux.

    Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

    [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d'Espéranto + Visio - Le lundi 10 août 2026 de 19h30 à 21h30.

    Saluton,

    Je vous propose des cours d'espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
    Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d'ailleurs.

    L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
    Vous trouverez plus d'informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l'Europe"

    Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d'application telle que Duolingo.
    Début: lundi  8 juin 2026.
    Les cours sont GRATUITS pour tous.

    Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l'association l'Écurieux, ainsi qu'en distanciel / visioconférence.
    Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

    Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays Basque… afin de pratiquer en situation réelle.

    N'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d'informations ou pour vous inscrire.

    Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

    [FR Chaumont] Permanence Informatique - Le mardi 11 août 2026 de 09h00 à 16h30.

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

    => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
    => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
    => Vous gérez une association avec Paheko ?
    => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
    On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

    Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

    Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait

    L'imposture du logiciel libre

    Transcriptions - 9 août, 2026 - 14:50

    Le concept de logiciel libre a été introduit il y a 40 ans et s'est imposé comme le pilier central de l'alternumérisme. Depuis, le paysage de l'informatique, ainsi que ses implications sociétales, s'est complexifié. Au fond, que défendons-nous réellement, politiquement, lorsque nous faisons la promotion du logiciel libre, mais aussi de la décentralisation d'Internet, de l'interopérabilité, du chiffrement de bout en bout, ou lorsque nous critiquons les algorithmes toxiques ?
    Merci d'être (…)

    - Transcriptions / , ,

    Saint-Cyr L'École: Permanences Logiciels Libres : pc et smartphones, Le samedi 19 septembre 2026 de 14h00 à 17h00.

    l'Agenda du Libre - 9 août, 2026 - 04:02

    Root66 vous propose une permanence Logiciels Libres.

    À cette permanence, tu pourras bénéficier d'un accompagnement pour t'aider à installer, configurer des logiciels libres aussi bien sur PC que sur Smartphones.
    Un vieux pc qui rame ? Besoin de faire une sauvegarde de tes données ? Envie de tester des applications opensource sur ton téléphone ou sur ton pc, mais tu as peur de tout casser et de ne pas y arriver seul.e. Pas de souci, l'équipe de root66 est là pour t'accompagner, à ton propre rythme !

    Un des objectifs est de t'aider à reprendre le contrôle de tes données et d'apprendre pas à pas les bonnes pratiques à adopter pour sécuriser et améliorer ta vie privée.

    N'hésite pas à passer ! L'équipe de root66 sera ravie de t'accueillir !

    Et si tu n'as aucun problème technique, la permanence est aussi faite pour échanger et discuter des logiciels libres ou du numérique en général.

    Programme (non exhaustif) :

    • Dépannage, assistance sur PC, smartphones utilisant du logiciel libre
    • Découverte et apprentissage pour utiliser un système libre comme Linux
    • Installations et configurations complémentaires d'applications
    • Mise à jour et installation de nouveaux logiciels opensource
    • Discussions conviviales entre utilisateurs autour des logiciels libres 

    Entrée libre et gratuite

    Sur place, l'adhésion à l’association est possible, mais non obligatoire.

    Saint-Cyr L'École: Permanences Logiciels Libres : pc et smartphones, Le samedi 12 septembre 2026 de 14h00 à 17h00.

    l'Agenda du Libre - 9 août, 2026 - 04:02

    Root66 vous propose une permanence Logiciels Libres.

    À cette permanence, tu pourras bénéficier d'un accompagnement pour t'aider à installer, configurer des logiciels libres aussi bien sur PC que sur Smartphones.
    Un vieux pc qui rame ? Besoin de faire une sauvegarde de tes données ? Envie de tester des applications opensource sur ton téléphone ou sur ton pc, mais tu as peur de tout casser et de ne pas y arriver seul.e. Pas de souci, l'équipe de root66 est là pour t'accompagner, à ton propre rythme !

    Un des objectifs est de t'aider à reprendre le contrôle de tes données et d'apprendre pas à pas les bonnes pratiques à adopter pour sécuriser et améliorer ta vie privée.

    N'hésite pas à passer ! L'équipe de root66 sera ravie de t'accueillir !

    Et si tu n'as aucun problème technique, la permanence est aussi faite pour échanger et discuter des logiciels libres ou du numérique en général.

    Programme (non exhaustif) :

    • Dépannage, assistance sur PC, smartphones utilisant du logiciel libre
    • Découverte et apprentissage pour utiliser un système libre comme Linux
    • Installations et configurations complémentaires d'applications
    • Mise à jour et installation de nouveaux logiciels opensource
    • Discussions conviviales entre utilisateurs autour des logiciels libres 

    Entrée libre et gratuite

    Sur place, l'adhésion à l’association est possible, mais non obligatoire.

    Villeurbanne: Apéro de rentrée des Journées du Logiciel Libre, Le jeudi 1 octobre 2026 de 19h30 à 21h00.

    l'Agenda du Libre - 7 août, 2026 - 06:37

    La rentrée approche… Et c'est aussi le cas pour l'organisation des Journées du Logiciel Libre !

    Les Journées du Logiciel Libre se déroulent chaque année à Lyon depuis 1998 et rassemblent spécialistes, adeptes, curieux et curieuses de tous niveaux venus de toute la France pour un week-end riche en conférences, ateliers et rencontres.

    Vous voulez participer à l'organisation des JdLL 2027 ? Venez nous rencontrer le jeudi 1er octobre à 19h30 au Laboratoire Ouvert Villeurbannais (21 place des Maisons Neuves à Villeurbanne ! Il y aura à boire, à manger et une volonté de construire une nouvelle édition des JdLL encore meilleure que celle de l'an dernier !

    Jouars-Pontchartrain: Ğmarché et Ğconférence, Le dimanche 30 août 2026 de 10h00 à 18h00.

    l'Agenda du Libre - 6 août, 2026 - 18:06

    Ğévènement monnaie libre à JOUARS-PONTCHARTRAIN (78760) dimanche 30 AOUT 2026!

    10H00-18H00 ĞMARCHÉ
    12H00-14H00 REPAS PARTAGÉ (apporter nourritures et boissons à partager  )
    14H00-18H00 ĞMassage du dos assis
    14H30-15h30 ĞConférence - Changer la monnaie pour changer notre r·apport au monde
    18H FIN DE L’ÉVÉNEMENT

    capacité de l’évènement NON limitée:
    merci de vous inscrire pour que nous puissions tout de même comptabiliser le nombre de personnes svp

    pour recevoir l’adresse de l’évènement, nous vous invitons à remplir ce formulaire d’inscription:
    FORMULAIRE

    possibilité d’ouvrir un compte Ğ1 (CESIUM) avant l’événement (le préciser dans le formulaire)

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    **dessin: Gildas LigthPainting

    Bressuire: Le libre par le jeu, Le dimanche 16 août 2026 de 16h00 à 20h00.

    l'Agenda du Libre - 6 août, 2026 - 09:29

    Bookynette reprend son Tour des GULL et se rend cette fois-ci à Bressuire..

    Venez partager un bon moment autour de jeux de société et rencontrer le GULL GEBULL -> Gatine Et Bocage Utilisateurs de Logiciels Libres.

    Ce sera l’occasion de découvrir de façon ludique l’univers du libre, de discuter et de profiter de l’ouverture du bar asso de la Gob. (Le gobelet)

    RDV le 16/08 à partir de 16h, au 3 rue de la Chaize à Bressuire (79300).

    Une adhésion à l’association la Gob est demandée pour l’évènement. (prix libre)

    Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial

    Linuxfr.org - 5 août, 2026 - 20:36

    J’aime le logiciel libre. J’aime la littérature. Alors, un jour, je me suis demandé s’il était possible d’éditer de la littérature libre.
    Les premiers essais ont eu lieu au début de l’été 2020, le covid laissait le temps libre à des expérimentations.

    Six ans plus tard, les Éditions du Renard Spatial existent, éditent des littératures de l’imaginaire libres, et viennent de publier « Ça ne peut pas être pire qu’ici » par Lisa Refur (une amie), un roman court de fantasy/apprentissage, au format papier.
    C’est l’aboutissement d’une aventure que je vais vous raconter ici.

    Sommaire L’art libre, une discipline très différente du logiciel libre

    On parle assez peu d’art libre, que ce soit sur LinuxFR.org ou ailleurs (il n’y a même pas de catégorie dédiée !) ; on peut même considérer que le sujet est ignoré, y compris des personnes qui baignent dans le logiciel libre depuis des décennies. C’est que l’art libre et le logiciel libre sont différents sur beaucoup d’aspects, y compris des points fondamentaux. On pourrait disserter longtemps sur ce point, mais ça n’est pas le sujet ; je vais plutôt me concentrer sur quatre points qui sont utiles à comprendre pour la suite.

    Le premier, c’est que la personne qui développe un logiciel développe d’abord un outil.
    D’accord, elle peut y tenir énormément, avoir une vision forte ; mais l’implication personnelle reste beaucoup moins forte que celle d’un·e auteur·ice dans son œuvre artistique. Les créateur·ices de logiciels libres acceptent donc beaucoup plus facilement la réappropriation et la modification de leur production ; au contraire des artistes qui ont tendance à vouloir conserver le contrôle sur des œuvres qui peuvent être très personnelles.

    Le second, c’est que mis à part quelques exceptions comme le cinéma, beaucoup d’arts sont profondément solitaires ou se pratiquent en tout petit comité, là où le développement logiciel est généralement un travail d’équipe. Les notions de partage, d’amélioration mutuelle sont beaucoup plus fréquents dans le développement logiciel que dans l’art.

    Le troisième, c’est que la réutilisation d’éléments – la réutilisation directe, au contraire de l’inspiration – est infiniment plus fréquente dans le développement logiciel que dans l’art.
    Tous les logiciels ou presque réutilisent du code, via des bibliothèques, des API, des ABI, ou directement. Au contraire, la réutilisation directe en art est rare, hors quelques cas précis, et souvent mal vue.

    Le quatrième et le plus important, c’est l’argent, la thune, le fric, la moula.
    Les développeurs informatiques sont généralement bien, voire très bien payés, même avec les changements introduits par les IAs génératives. Au contraire, rares sont les artistes qui peuvent vivre de leur art ; celles et ceux qui peuvent en vivre décemment sont encore plus rares.

    Les trois premiers points expliquent pourquoi la notion de « Liberté » (dans le sens de l’expression « art libre ») est moins importante pour les artistes que pour les développeurs et développeuses de logiciels. Le dernier explique pourquoi les artistes ont une énorme difficulté matérielle à contribuer à de l’art libre, quand bien même ils et elles en auraient envie ; parce que pour offrir de son temps, ou trouver un modèle de financement compatible avec l’art libre, il faut d’abord pouvoir manger à sa faim.

    Mais cette longue digression introductive ne nous apprend toujours rien sur le sujet d’origine !

    Le projet des Éditions du Renard Spatial

    Dès le début, mon projet était clair : je voulais éditer de la littérature libre, et pas n’importe comment.

    La direction éditoriale

    Tout éditeur a besoin d’une direction éditoriale, pour que les client·es ne soient pas perdu·es. Quel sens ça aurait d’éditer en vrac des livres de cuisine, des polars, des livres sur l’informatique et des albums photo ?

    Je lis principalement des littératures de l’imaginaire – science-fiction, fantasy, fantastique, le tout pris au sens large. C’est pour cela que les Éditions du Renard Spatial éditent des littératures de l’imaginaire. J’ai aussi décidé de partir sur des formats courts : on trouve beaucoup de sagas et œuvres à rallonge dans ces univers ; mais j’aime bien lire des histoires percutantes et efficaces. En prime, c’est plus rapide à éditer (je n’ai pas écrit « plus facile »).

    De la littérature libre

    Je veux dire : vraiment libre ; donc sous des licences qui respectent les quatre libertés habituelles (même si on peut se poser la question de savoir ce qu’est le « code source » d’un texte si ce n’est le texte lui-même). J’ai donc choisi de partir, par défaut, sur les licences Creative Commons, qui ont le bon gout d’être adaptées à ce genre de projet et connues. Je me limite aux licences libres, ce qui exclut les clauses -NC et -ND, qui en font des licences « de libre diffusion ».

    Ça a été l’occasion de se poser sérieusement la question de l’intérêt de licences libres appliquées à la littérature. J’en vois deux assez immédiats.

    Le premier, c’est la diffusion de l’œuvre.
    Une œuvre, une fois publiée, va circuler, qu’on le veuille ou non. Elle sera « piratée », que l’éditeur ait protégé son œuvre ou non ; d’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de fuites de livres sur les sites de partage illégaux proviennent de sources internes à la chaine du livre ? C’est un point d’autant plus important pour moi que je veux que les textes que je publie, vivent, même si ma maison d’édition doit disparaitre.

    Le second, c’est le fandom de l’œuvre.
    Si une œuvre plait, alors il va se créer tout un tas d’œuvre dérivées – que l’auteur·ice et l’éditeur·ice le veuillent ou non – à base de fanfictions, de dessins, et j’en passe. Aujourd’hui tout ça existe sans aucun cadre légal, et les licences libres permettent de créer ce cadre.

    De la littérature pour tout le monde

    La culture, c’est vite cher, et je refuse la position d’une culture réservée à une élite.

    Les livres que j’édite sont donc les moins chers possibles, dans la limite du raisonnable. Ça implique que les livres papier sont d’office des formats « poche » – 11 x 18 cm – et que les livres électroniques sont sensiblement moins chers que les versions imprimées.

    En bonus, ça m’arrange parce que je n’ai jamais aimé les grands formats. Alors, c’est joli dans une bibliothèque et ça fait un bel objet à offrir – et, soyons honnêtes, à revendre – mais en ce qui concerne la fonction livre, je trouve ça nul, parce qu’un grand format, c’est encombrant, c’est lourd, c’est pénible à transporter (et je lis souvent dans les transports) ou même à tenir quand on est vautré dans un canapé.

    Un vrai éditeur, pas un éditeur-Amazon

    Je voulais que les livres des Éditions du Renard Spatial soient de « vrais » livres, que l’on peut acheter dans n’importe quelle librairie, avec un ISBN, un référencement qui va bien, et tout. L’idée du livre qui existe, mais qui ne peut être acheté que sur le site du vendeur, ou en ligne chez un seul libraire – en général Amazon – me gonfle.

    C’est sans doute parce que j’aime beaucoup mes libraires (qui sont d’excellent conseil). En prime, ça m’évite d’avoir à gérer toute la logistique, le stockage, les factures individuelles, l’envoi de commandes… tout ce que je déteste.

    De tous mes choix, c’est – de loin – celui qui m’a le plus cassé les pieds.

    Production locale et raisonnée

    Faire imprimer des livres en Chine pour les vendre principalement en France me semble absurde ; donc l’idée de base était de trouver un imprimeur en France, ou à défaut quelque part dans l’UE.

    D’autre part, la chaine du livre repose beaucoup sur une notion de stock qui voyage. En très résumé, l’imprimeur imprime un tas de livre, qui est en partie stocké, en partie envoyé aux libraires, qui vendent ce qu’ils peuvent et qui – chose exceptionnelle dans le monde de la vente – renvoient les exemplaires invendus… qui finissent au pilon s’ils ne se vendent pas pendant un peu trop longtemps (ou sont trop abimés à cause des voyages), parce que le stockage, ça coute cher. Donc, si je peux éviter de faire imprimer des livres pour les stocker et finir par les détruire, ça m’arrange, parce que tout ça c’est une perte sèche.

    Le difficile problème des couvertures

    Pour commencer, une illustration de couverture, c’est un budget important pour une petite structure, surtout en refusant l’usage d’IA générative (ah oui, il y a la question de l’IA générative qui est venue s’inviter au milieu du projet).

    Alors, j’ai réfléchi. Le premier intérêt d’une couverture, c’est d’attirer l’œil, d’être facile à repérer dans un magasin ou sur un site, au milieu de beaucoup d’autres.
    Autre chose : les livres que j’ai achetés à leur couverture se comptent sur un doigt d’une main ; quant aux couvertures que je suis capables de décrire sans aller les vérifier, il y en a très peu, la plupart d’entre elles sont sobres – et à l’exception de celle déjà nommée, aucune d’elle n’a été un critère d’achat. Inversement, beaucoup de littératures de l’imaginaire ont des couvertures illustrées, avec une typographie soignée, mais à cause des effets de mode, elles ont tendance à toutes se ressembler, ce qui fait qu’aucune ne se repère facilement dans la masse.

    La solution s’est imposée d’elle-même : je peux me contenter de couvertures sobres, très lisibles, très faciles à reconnaitres, avec une harmonie dans la collection.

    Le temps et l’énergie que je peux y consacrer

    Ce projet n’est pas mon activité principale, et je n’ai pas pour projet d’en vivre.

    L’avantage, c’est que ça me libère d’une contrainte financière extrêmement forte – rares sont les petites maisons d’édition rentables.

    L’inconvénient, c’est que ça m’empêche de faire du volume, ce qui n’aide ni pour la reconnaissance, ni pour la publicité, ni pour les revenus.

    Profils d’auteur·ices cible

    Un tout petit éditeur, avec des conditions d’édition étranges (de l’art libre, des formats qui rapportent moins à l’unité), qui est-ce que ça va intéresser ?
    C’est une vraie question.

    Ma réponse, c’est : le même genre de profil que celui intéressé par le logiciel libre, mais dans le monde de la littérature.

    Concrètement, c’est un·e auteur·ice qui écrit pour le plaisir, en loisir, et donc n’a pas besoin de ce revenu pour vivre.

    Je vais être très clair sur un point : je paie mes auteur·ices, et il n’a jamais été question de ne pas le faire. Simplement, je ne peux pas me permettre d’avance sur droits ni promettre des ventes faramineuses, cf. le point précédent.

    Ainsi donc, après une première publication-test sur l’un de mes textes, j’ai convaincu une amie, Lisa, de se lancer dans l’aventure avec moi…

    Créer les Éditions du Renard Spatial, de façon légale et complète

    À ce stade – en réalité, avant la dernière ligne du paragraphe précédent, j’ai toute la vision cible, il n'y a plus qu’à passer à la réalisaton !

    D’abord, une entreprise

    La France propose le système de « microentreprises » ou « autoentrepreneurs », un système légal qui est censé permettre à tout le monde de se créer facilement une entreprise pour se créer un complément de revenu, et qui correspond bien à mon projet.

    Le mot-clé est « facilement ». Eh ben, si ça, c'est facile, je veux même pas imaginer la prise de tête que ça doit être de créer une entreprise « normale », même unipersonnelle. Je passe les détails – déjà parce que ça fait six ans donc ça a pu changer –, mais au cas où, sachez tout de même que :

    1. Une autoentreprise peut avoir un nom commercial, mais le nom réel, celui enregistré au SIREN, est impérativement votre identité réelle. Il y a bien une option qui permet de masquer ces informations personnelles – la base SIREN étant publique –, mais tous les systèmes d’interconnexion informatique dont vous allez avoir besoin partent du principe que cette information est disponible dans les données publiques. Donc, impossible d’activer la confidentialité tant que toute la paperasserie n’est pas terminée.
    2. En théorie, un compte bancaire séparé suffit, pas besoin d’avoir un compte bancaire professionnel ; donc on peut utiliser un compte personnel gratuit. En pratique, le site des impôts impose un IBAN professionnel… et toutes les banques ont bidouillé leurs règles commerciales pour limiter l’émission d’IBAN professionnels aux seuls comptes professionnels payants.
    3. Et, à partir de septembre 2026, il faut aussi un système de facture électronique.

    OK, l’entreprise et ses dépendants (la banque, l’inscription au RCS via le Tribunal de Commerce, les impôts, l’URSSAF…), c’est fait.
    Et ensuite ?

    Éditer c’est vendre, et vendre c’est communiquer

    Avant toute chose : déposer sa marque à l’INPI. C’est pas gratuit, mais ça évite les abus un peu trop faciles.

    Il me faut donc des outils de communication. Ça passe par divers comptes sur les réseaux, pour communiquer avec les gens là où ils sont, même si ça ne m’enchante pas. Je décide de ratisser large : BlueSky, Instagram, Discord, LinkedIn, Facebook, et même à l’époque un compte Twitter qui a été abandonné. Je n’ai pas de compte Mastodon parce qu’il faut d’abord que je trouve une instance adaptée à ce genre de projet ; je prends les conseils.

    Puis, un site web ; et là, j’ai un gros avantage : je peux le créer et l’héberger moi-même.
    C’est un site 100 % statique créé avec Hugo, sobre (sans JS ni framework CSS) et disponible ici : https://renardspatial.com/. J’y ai tenté des trucs d’un point de vue design – et je ne suis pas du tout designer. Mais je cherchais quelque chose d’un peu original, qu’on a pas l’impression d’avoir déjà vu partout, et qui soit utilisable sur mobile (ça reste la majorité des utilisateurs). Là aussi, je prends les retours (seulement les constructifs). Les polices d’écriture sont celles utilisées pour les livres et, bien évidemment, sont libres.

    Un livre doit avoir un ISBN

    L’ISBN (pour « International Standard Book Number ») c’est un numéro d’identification unique pour chaque livre dans le monde depuis les années 1980.

    C’est la partie facile : pour une modique somme, l’AFNIL en fournit très largement assez pour des années, il suffit juste d’un peu de patience. Les numéros sont fournis sous la forme d’une liste, à l’éditeur de les attribuer à chaque ouvrage ; la version numérique et la version papier ne comptant que pour un que s’ils sont strictement identiques.

    Ouf ! J’ai enfin toute la structure et tout le nécessaire pour que l’entreprise fonctionne ; maintenant, je peux enfin commencer à éditer !

    Créer de la littérature libre… avec des logiciels libres ? Éditer le texte lui-même

    Pour l’instant, c’est la partie facile : mon amie Lisa – seule autrice tierce pour l’instant – et moi utilisons LibreOffice, dont le système de commentaires fait l’affaire. D’autre part, on se voit souvent en vrai, ce qui simplifie beaucoup le travail.

    L’outil de PAO

    La PAO, c’est la Pagination Assistée par Ordinateur, ce qui permet à l’ouvrage – livre, magasine, etc. – d’avoir une mise en page correcte.

    Un fait peu connu du grand public : un logiciel de traitement de texte est incapable de faire une mise en page correcte, et j’entends par là d’avoir une qualité professionnelle, notamment en ce qui concerne la typographie. Un LibreOffice Writer – ou même un Microsoft Word – ne gèrent pas les alignements sur grilles, ont des options de césure, de lignes veuves et orphelines très réduites, ne gèrent pas les ligatures de manière fine, n’ont pas d’option pour activer (et encore moins paramétrer) l’alignement visuel, et j’en passe. Or, j’ai envie d’avoir une mise en page correcte, même si certains gros éditeurs, eux, ont décidé de s’en passer.

    Le logiciel libre le plus connu pour ce faire, c’est LaTeX. Il est excellent sur la typographie, et… atroce sur le reste. Pour moi ça n’est pas un choix acceptable, il ne correspond tout simplement pas à ma façon de travailler (et, si vous êtes aficionados de LaTeX, pas la peine de venir le défendre en commentaires, je le connais depuis plus de 20 ans).

    Le choix suivant, c’est Scribus. Donc je l’installe, l’essaie, l’essaie encore, l’essaie toujours ; et après beaucoup trop longtemps, je n’arrive toujours pas à faire le quart de ce que je veux avec. (Il semblerait que le logiciel se soit beaucoup amélioré depuis, il faudra que je réessaie).

    La solution que je trouve n’est hélas pas libre et à l’époque elle n’était même pas gratuite, bien qu’infiniment moins chère que les mastodontes du genre. C’est Affinity Publisher ; et en une après-midi, j’ai une maquette qui est à 90 % ce que je veux, couverture comprise, donc je décide d’être pragmatique et de partir sur ce logiciel.

    Créer les fichiers pour l’impression

    C’est facile : tous les imprimeurs prennent des fichiers PDF (et indiquent la version exacte qu’ils attendent), donc en suivant les instructions, il ne devrait pas y avoir de surprise. Et de fait, j’en ai pas eu.

    Créer les livres électroniques

    Mon diffuseur (je reviendrai sur son rôle dans la section suivante) me dit que je peux me contenter de fournir un EPUB et un PDF, et qu’il transforme lui-même le livre aux éventuels autres formats, dont l’infâme Kindle.

    Le PDF, c’est facile, j’ai déjà. Mais l’EPUB ? Je découvre trois choses :

    1. Un livre électronique au format EPUB, c’est juste un fichier ZIP renommé avec le texte au format XHTML (oui !), un fichier de styles CSS (qui sera largement ignoré par le logiciel de lecture…) et une poignée de métadonnées, en général du XML (parfois renommé).
    2. Malgré ça, personne ne semble savoir générer un EPUB correct. La plupart des logiciels et convertisseurs que j’essaie me génèrent une soupe de balises sans aucun sens ; d’ailleurs la plupart de ceux que j’ai sur ma liseuse ont des problèmes plus ou moins graves à l’usage.
    3. Le format EPUB semble être plus une vague indication qu’une norme, et les différentes liseuses et logiciels de lecture ont tous des interprétations, disons créatives de comment ce format doit être rendu.

    Donc, je finis par décider de le générer à la main ; et en fait, c’est facile : en une journée, j’ai un fichier tout à fait valide qui passe bien sur ma liseuse physique, et sur diverses liseuses logicielles sur PC et smartphone. Mon seul échec, c’est la page de faux-titre qui n’est pas stylisée correctement. Il y avait un seul piège : les fichiers ZIP définissent l’ordre dans lequel sont stockés les fichiers, et le format EPUB attend un ordre précis qui doit être respecté (mimetype, puis META-INF/*, puis OEBPS/*). Il semblerait que les versions récentes de LibreOffice produisent un résultat correct, il faut que je réessaie.

    Et donc maintenant, j’ai des livres qui contiennent de la littérature libre, qu’il me faut vendre.

    Vendre de la littérature libre

    Parce que si je parle de littérature libre depuis le début, je n’ai jamais parlé de littérature gratuite, et pour cause : mon but est bien de vendre cette littérature, même libre, ne serait-ce que parce qu’il faut bien que je paie les intermédiaires. Justement, parlons-en.

    La chaine du livre

    Le processus de création d’un livre implique tout ce petit monde :

    1. L’auteur·ice, qui écrit le livre.
    2. L’éditeur – ici moi-même, au nom des Éditions du Renard Spatial – qui édite le livre, et qui peut faire appel à :
      1. Une correctrice, qui s’assure qu’il ne reste pas de fautes d’orthographe et de grammaire ; et croyez-moi la langue française aurait bien besoin d’une simplification. Une grosse.
      2. Une graphiste, pour la couverture, les éléments de communication, etc.
      3. Un maquettiste, pour la mise en page.
      4. … et j’en passe, surtout dans les grands groupes (notamment le directeur de collection).
    3. L’imprimeur, qui, ben, imprime le livre.
    4. Le distributeur, qui assure la logistique, c’est-à-dire de stocker les livres imprimés et les envoyer aux libraires.
    5. Le diffuseur, qui va assurer la promotion des livres auprès des libraires et s’assurer de leur présence.
    6. La libraire, qui va vendre le livre.

    Sachant que dans la liste principale, seul l’imprimeur travaille à tarif fixe ; tous les autres se rémunèrent au pourcentage du prix de vente final… et donc vont sans doute refuser les partenariats vus comme non rentables. Comme, par exemple, travailler avec un petit éditeur qui vend des livres pas chers, libres, et qui ne fait même pas ça à plein temps.

    Pour l’instant, coté édition, je fais tout moi-même. Si jamais un jour, j'ai les moyens (je compte sur vous !), j’investirai d’abord dans une correction professionnelle.

    Vendre des livres électroniques

    Trouver un distributeur de livres électroniques, c’était facile ; et très vite, j’ai eu une nouvelle à mon pseudo disponible sur à peu près toutes les plateformes.
    On a donc travaillé un premier livre avec mon amie Lisa, on l’a réalisé, vendu partout où on peut acheter un livre électronique, et on a découvert la triste vérité :

    Les livres électroniques, ça n’intéresse personne.

    C’était le plus beau « Vu et s’en tape » de toute notre vie. En fait, sans version papier, c’est comme si le livre n’existait même pas.

    Mais il y a un problème…

    Vendre des livres papier

    Vous vous rappelez quand, plus haut, j’écrivais que j’avais créé l’entreprise en 2020 ? Eh bien, le covid avait mis un grand bazar dans le monde de l’impression, et les prix du papier s’étaient envolés.

    Ça s’est ensuite calmé. Quelques semaines. Après quoi, la Russie a déclaré la guerre à l’Ukraine, grande fournisseuse européenne de bois et de papier, donc re-crise, retour des prix absurdes, priorité absolue aux clients de longue date, etc. (j’ai même quelques mangas de cette époque qui sont visiblement imprimés sur du papier machine, le même qu’on utilise dans nos imprimantes !)

    Quand c’est de nouveau revenu à une certaine normale, j’ai cherché imprimeurs, distributeurs et diffuseurs. L’imprimeur, c’est facile, tous les imprimeurs de France et de Navarre veulent bien faire des livres de poche. Facile, pour eux, on paie un tarif fixe par livre et ça leur va bien. Le distributeur et le diffuseur, c’est beaucoup plus compliqué. Ce que je veux faire, c’est pas assez cher, y’a pas assez de volume, j’ai pas assez de poids dans un marché déjà saturé.

    Alors, je me suis dirigé vers l’impression à la demande, qui finalement a beaucoup d’avantages pour une structure comme la mienne ; et on en trouve qui cumulent prix correct, bonne réputation, et qui impriment dans l’Union Européenne. En particulier, on peut avoir de l’impression à la demande qui est référencée sur Dilicom et Electre, donc commendable en libraire, ce dont je n’étais pas sûr à l’origine.

    Encore un peu de paperasse, puis davantage de paperasse (notamment pour faire corriger une erreur d’attribution d’éditeur), et un envoi au dépôt légal, et enfin – enfin ! – on est en juillet 2026 on a une version papier de notre premier livre !

    « Ça ne peut pas être pire qu’ici »

    « Ça ne peut pas être pire qu’ici » est une novella (à mi-chemin entre une nouvelle et un roman) de fantasy et d’apprentissage de Lisa Refur, publié sous licence CC-BY 4.0 dont voici la quatrième de couverture :

    Cette ligne de chemin de fer apparue par magie agit comme un déclencheur dans l’esprit des adolescents désœuvrés. Et s’il existait un monde au-delà de cette ville de banlieue décrépite ? Qu’est-ce qui interdit aux quatre amis de quitter Villeneuve ? Rien, en fait. C’est le début de l’aventure pour Ajax, Dro, Biénale et Zef ; l’abandon d’une cité cité sans avenir, la quête d’une vie meilleure. Mais pour aller où ? Suivre la ligne ? D’où vient-elle, et où va-t-elle ? Est-ce mieux ailleurs ?

    La seule solution qu’ont les jeunes gens pour le découvrir : prendre la route, se confronter à ses difficultés, ses joies et ses peines, dans l’espoir que la destination soit bonne.

    Il est disponible pour 6,99 € au format papier (11 x 18 cm, 84 pages, demandez l’ISBN 9782492575037 à votre libraire préféré) ; et pour 2,99 € au format électronique, sans DRM quand la librairie le permet, cherchez l’ISBN 9782492575013.

    Éditer de la littérature libre : premier point d’étape

    Le premier enseignement que j’en tire, c’est celui-ci : tout le monde s’en cogne.

    Le sujet n’intéresse personne, en bien comme en mal : je n’ai eu aucune remarque sur le sujet. Les textes, le site, les couvertures ont généré beaucoup plus de commentaires. D’un côté, c’est un peu triste ; d’un autre ça n’a pas déclenché de rejet, et c’était le point que je craignais le plus dans cette expérience. Je croise les doigts.

    La conclusion que j’en tire pour l’instant, c’est la suivante : pour l’instant, publier de la littérature sous licence libre ne m’a rien apporté directement, et c’était attendu : l’intérêt du libre, c’est d’abord pour les personnes qui utilisent plus que pour celles qui produisent, surtout dans un domaine où la création collaborative est minoritaire.

    Mais surtout, publier de la littérature libre ne m’a pas handicapé, donc je n’ai aucune raison d’arrêter de le faire, et par conséquent, je vais continuer !

    Et maintenant ?

    Les Éditions du Renard Spatial vont continuer à publier des littératures de l’imaginaire libres.

    Le prochain livre ne devrait pas attendre trois ans de plus, puisqu’on a un projet de recueil de nouvelles en cours avec Lisa. Si tout va bien, il devrait sortir quelque part entre cet automne et cet hiver – j’ai arrêté de croire à une date précise tant que tout n’est pas terminé.

    Mais surtout, les soumissions sont maintenant ouvertes ! Si vous êtes intéressé·es, pouvez vous proposer votre projet en suivant la procédure détaillée ici. Attention ! Il ne s’agit pas d’envoyer un texte complet avec à peine un bonjour (j’en ai déjà eu !).

    J’avais imaginé terminer par une sorte de FAQ, mais cette dépêche est déjà extrêmemement longue, donc je vous propose de lire celle du site, et de me poser toute question restante en commentaires.

    Merci de m’avoir lu !

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    Application mobile pour Nextcloud Calendar, l'outil manquant de l'écosystème

    Linuxfr.org - 5 août, 2026 - 18:51

    Ceux qui recherchent une alternative européenne et auto-hébergeable aux deux leaders mondiaux des suites bureautiques, Google Workspace et Microsoft 365, connaissent très certainement Nextcloud.

    Sommaire Qu’est-ce que Nextcloud ?

    Nextcloud est un dérivé d'ownCloud, lancé en 2016 par l'Allemand Frank Karlitschek, lui-même créateur d'ownCloud. D'abord centré sur la gestion de documents, l'écosystème s'est peu à peu étendu pour intégrer tous les modules bureautiques : e-mail, visioconférence, messagerie instantanée, etc.

    Dix ans plus tard, Nextcloud est l'un des leaders open source des suites bureautiques, collabore avec d'autres acteurs majeurs européens comme IONOS Cloud ou OpenProject, et s'engage à investir 250 millions d'euros d'ici 2030 dans la souveraineté numérique.

    Un beau parcours qui a commencé, comme beaucoup, par un simple commit.

    Nextcloud doit donc fournir des alternatives crédibles à des outils comme Google Drive, Microsoft Teams, Google Meet ou SharePoint. Pour cela, il lui faut un écosystème extrêmement complet, doublé d'une expérience d'usage très qualitative, afin de faciliter et d'accélérer l'adoption auprès des publics non techniques, qui constituent en réalité la majorité du public visé.

    Pourquoi une application de calendrier ?

    Contrairement à Google avec Google Agenda ou à Microsoft avec Outlook et Teams, Nextcloud ne propose pas d'application mobile dédiée à son calendrier.

    Vous me direz d'abord : « C'est inutile, il suffit d'utiliser la web app. » Oui, mais non.

    Imaginez un commercial en déplacement : il doit consulter son agenda, créer un rendez-vous avec un prospect et envoyer une invitation, parfois avec une connexion réseau très limitée. Dans cette situation, une application mobile, accessible en un clic et capable de fonctionner hors ligne, fait la différence.

    Vous me direz ensuite : « C'est inutile, il suffit de connecter son calendrier à une application existante avec un lien CalDAV. » Encore une fois, oui, mais non.

    Une application générique peut synchroniser les événements, mais elle ne sait pas créer un lien de visioconférence Nextcloud Talk, ni intégrer les fonctionnalités spécifiques de la plateforme (comme la récupération des contacts par exemple). C’est exactement ce qui fait la force des applications de Google et Microsoft : chaque brique est conçue pour fonctionner avec les autres.

    Et c’est ce manque que nous avons voulu combler.

    La création d’une première version en quelques semaines

    Sur un coup de tête et un peu au hasard, nous avons réalisé un premier prototype.

    La technologie multiplateforme React Native a été choisie dans cette optique : aller vite pour tester la faisabilité. Si l'application n'avait jamais été créée auparavant, c'était peut-être qu'il existait un verrou technique que nous n'avions pas identifié.

    Nous avons créé une première version fonctionnelle et très basique en quelques jours en nous appuyant sur l'API de Nextcloud, puis nous avons amélioré l'expérience et ajouté quelques fonctionnalités (afficher ou masquer un agenda, créer un nouvel événement, ajouter des participants).

    Après des tests rapides en cas réel sur Android et iOS, nous avons créé les fiches App Store et Play Store, puis publié. Trois jours plus tard, les applications étaient disponibles pour le grand public.

    Un succès inattendu

    L'application a été publiée sur les magasins d'applications (App Store et Play Store) en avril 2026.

    Trois semaines plus tard, avec un article Reddit comme seul moyen de communication, l’application avait déjà atteint 3.500 téléchargements.

    Une heureuse surprise, mais qui allait demander du travail !

    L'application était avant tout destinée aux besoins internes de notre entreprise et n'avait pas été pensée pour une telle adoption.

    Il a fallu transformer ce prototype réalisé rapidement en un produit capable de répondre aux besoins de milliers de personnes tout en respectant les standards de l'open source :

    • structurer une vision moyen-terme et créer une feuille de route publique
    • récolter et répondre aux retours des utilisateurs (GitHub, App Store, Play Store)
    • publier un APK à chaque version pour ceux qui n’ont pas accès au Play Store
    • renforcer les performances et l’expérience utilisateur sur tous supports (notamment sur la navigation dans le calendrier et la gestion des données)
    Et maintenant ?

    Avec environ 15.000 téléchargements à fin juillet 2026, l'application est utilisée au quotidien par des milliers d'utilisateurs et dispose déjà des fonctionnalités principales :

    • Visualisation des agendas personnels et partagés dans différentes vues (jour, semaine, mois, etc.)
    • Édition des événements avec ajout d’un lien de visioconférence, d’un lieu et de participants
    • Notifications configurables pour les rappels avant un événement
    • Traductions en 8 langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, néerlandais et russe
    • Support de plusieurs comptes connectés simultanément (par exemple, pour les ceux utilisant Nextcloud à titre pro et perso)
    • Widgets (iOS et Android) pour visualiser rapidement les événements à venir

    Nous avons pu échanger récemment avec les équipes techniques de Nextcloud afin de confronter notre produit à leur expérience de l'écosystème, aux bonnes pratiques et aux attentes des utilisateurs.

    Leurs retours nous ont permis de repenser notre feuille de route, qui sera mise à jour en conséquence dans les semaines à venir.

    En attendant, pour celles et ceux qui disposent d'une instance Nextcloud et qui souhaitent télécharger l'application :

    Et pour les plus motivés qui voudraient contribuer (ou simplement étudier le code source), voici le lien du dépôt GitHub :
    https://github.com/SoluceTechnologies/nextcloud-calendar-mobile

    N. D. M. : GPLv3

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    Dunkerque: Rencontres des libertés numériques, Le samedi 19 septembre 2026 de 10h00 à 12h00.

    l'Agenda du Libre - 5 août, 2026 - 13:41

    La prochaine rencontre des «samedis des libertés numériques» est organisée à la Maison de Quartier des Glacis : rendez-vous à l'accueil. Le thème du jour est: « Installez GNU/Linux, rendez rapide votre ordinateur: contre l'obsolescence programmée par Windows 10 ».

    En parallèle, une discussion est proposée, après visionnage d'une vidéo : « Disparaître sous les radars des algorithmes », un court-métrage de Marc Meillassoux, auteur de Nothing to Hide.

    Si vous apportez votre ordinateur (de bureau, ou portable), nous pouvons vous aider pas à pas, pour:

    1. Tester GNU/Linux, sans rien installer sur le disque; vous verrez si l'ordinateur redevient maniable, et si vos logiciels préférés sont là, pour la bureautique, Internet, le dessin, le son, la vidéo, etc.
    2. Si vous le voulez, installer GNU/Linux (il y a le choix entre quelques variantes, selon les âges et les préférences)
    3. Voir comment accéder à la logithèque libre et gratuite (plusieurs milliers de paquets logiciels), et installer des applications en plus.

    Ces rencontres du logiciel libre sont organisées les 3èmes samedis du mois. Elles sont l'occasion d'échanger, en toute simplicité, sur divers thèmes en rapport avec notre monde numérique, dans une structure attentive à nos libertés.

    Chaumont: Permanence Informatique, Le mardi 8 septembre 2026 de 09h00 à 16h30.

    l'Agenda du Libre - 5 août, 2026 - 02:50

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

    => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
    => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
    => Vous gérez une association avec Paheko ?
    => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
    On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

    Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

    Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e : venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait

    Chaumont: Permanence Informatique, Le mardi 1 septembre 2026 de 09h00 à 16h30.

    l'Agenda du Libre - 5 août, 2026 - 02:50

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

    => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
    => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
    => Vous gérez une association avec Paheko ?
    => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
    On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

    Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

    Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e : venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait

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