Quatre questions à François Poulain sur le groupe « Comm externe »

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Quatre questions posées à François Poulain, co-animateur du groupe de travail « Comm externe ».

Que fait le groupe ?

Le groupe de travail «Communication externe» a, comme son nom l'indique, pour objet de travailler à la communication de l'association. Au départ ce travail était essentiellement une coordination autour d'une liste de discussion : qui fait quoi, comment, pour quel évènement, combien de copies de tel document, etc. La croissance récente de l'association ayant impliqué une volonté de structuration, un groupe de travail s'est créé autour des personnes qui participaient à la liste.

Les activités du groupe sont assez diverses : ça peut constituer à travailler l'argumentaire d'un tract, réaliser un totem présentant l'association, discuter du graphisme du futur T-shirt, ou encore réaliser des bannières de soutien pour Internet. Si vous passez voir notre stand à l'occasion de notre présence sur un évènement, vous aurez l'occasion de voir quelques documents et affiches de notre facture.

Comment peut-on participer, quelles compétences cela demande, temps...

Comme beaucoup de groupes de travail de l'April, nous travaillons beaucoup au travers du wiki, où sont visibles des projets en cours ou passés. Le groupe de travail étant récent, nous ne sommes pas contre les bonnes volontés, bien au contraire. En effet, les compétences utiles dont nous manquons le plus sont le graphisme et les compétences en communication et marketing. Cette situation peut sembler paradoxale pour mener à bien un travail de communication, mais de fait la plupart des associations autour du logiciel libre souffrent de ce même constat.

Donc, si parmi les adhérents de l'April, des gens dont le métier est la communication voulaient s'investir, ne serait-ce par exemple que pour nous conseiller et nous aider à progresser, qu'ils sachent qu'ils seraient les bienvenus.

Que fais-tu dans la vie ?

Je suis ingénieur généraliste, et actuellement doctorant en automatique : je m'intéresse à la stabilisation des procédés. J'applique mon art à la définition des commandes de vol à utiliser pour concevoir les auto-pilotes de quelque véhicule spatial futuriste.

J'ai la chance de pouvoir travailler exclusivement avec des logiciels libres, ceux-ci étant particulièrement adaptés à des usages comme les miens qui consistent à réaliser des codes prototypes. L'accès au code source est une condition nécessaire pour un chercheur qui refuse les «boites noires» ; et la possibilité d'échanger sans contrainte mes codes avec n'importe quel chercheur facilite grandement la collaboration scientifique.

Comment as-tu commencé à participer au groupe ?

J'ai adhéré à l'April en 2005, après la bataille contre la brevetabilité du logiciel au parlement européen, et à la veille de l'examen1 parlementaire de la futur loi DADVSI. Dans un premier temps, je suis resté plutôt contemplatif, mais très intéressé par l'activité et l'objet de l'association ; de mon point de vue, j'ai donc eu le temps d'apprécier certains points forts et certains besoins de l'association. Cette période était aussi pour moi l'occasion de mieux découvrir les sphères du logiciel libre et leurs mécanismes.

À l'occasion du week end «membres» de février 2007, un concours de circonstance fit que le futur groupe Sensibilisation avait identifié un besoin précis de réalisation graphique sur laquelle j'étais compétent. J'avais envie de contribuer, et ma situation faisait que j'étais disponible à cette fin. J'ai donc travaillé à ce projet (Expolibre II). J'ai par la suite été sollicité pour réaliser quelques autres contributions graphiques. La suite vient logiquement : une fois que l'on connait les interlocuteurs et tout ce qui fait la «circuiterie» interne de l'April, les projets ont tendance à se suivre, lorsqu'ils ne se bousculent pas — car contrairement au logiciel, le temps impose comme règle d'être divisé pour être partagé.

  • 1. C'est l'expression consacrée pour désigner les joutes féodales du cirque parlementaire.