Ce document a pour but de résumer jusqu'aux élections législatives françaises les avis et les propositions des formations politiques revendiquant nos suffrages sur le logiciel libre et les sujets connexes (brevets logiciels, interopérabilité, protection des informations privées...).
Ce document continuera à évoluer après les échéances électorales. Il permettra ainsi de suivre comment les promesses de campagne sont tenues.
Ce document est certainement militant, mais uniquement en faveur du logiciel libre.
Il n'a pas pour mission de favoriser telle ou telle formation politique, mais simplement d'informer
ceux qui le souhaitent sur les positions des partis.
Si le parti que vous soutenez vous apparaît ici défavorisé, il ne le doit qu'à lui même et nous vous engageons :
| Cap 21 Corinne Lepage |
|
| Chasse, Pêche, Nature et Tradition Jean Saint-Josse |
|
| Démocratie Libérale Alain Madelin |
|
| Forum des Républicains Sociaux Christine Boutin |
|
| Front National Jean-Marie Le Pen |
|
| Les verts Noël Mamère |
|
| Ligue Communiste Révolutionnaire Olivier Besancenot |
|
| Lutte Ouvrière Arlette Laguiller |
|
| Mouvement des citoyens Jean-Pierre Chevènement |
|
| Mouvement National Républicain Bruno Mégret |
|
| Parti Communiste Français Robert Hue |
|
| Parti Radical de Gauche Christiane Taubira |
|
| Parti des Travailleurs Daniel Gluckstein |
|
| Parti Socialiste Lionel Jospin |
|
| Rassemblement pour la République Jacques Chirac |
|
| Union pour la Démocratie Française François Bayrou |
|
| Collectif des Démocrates Handicapés Jean-Christophe Parisot |
|
| Nouvelle donne Pierre Larrouturou |
|
| Solidarité et Progrès Jacques Cheminade |
|
Le modèle économique du logiciel libre gagnerait à être précisé, le concept de communauté d'intérêt utilisé aujourd'hui restant flou.
Quant à la brevetabilité des logiciels, je ferai volontiers mienne la proposition récente de l'Académie des Technologies, qui est d'étendre la notion de brevetabilité aux logiciels, en prenant toutefois le soin d'unifier la jurisprudence en Europe par le moyen d'une directive européenne. En effet, les brevets ont pour objectif de protéger les inventeurs tout en faisant connaître la nouveauté technique, et, ce faisant, sont un excellent moyen de protéger les entreprises innovatrices et l'investissement immatériel, appelé à se développer encore dans notre société. Et cela n'empêche pas l'existence du logiciel libre, qui peut coexister avec les brevets.
L'effort de recherche primordial dans ce secteur devra être intensifié et nos industries soutenues,
au moment où les Etats-Unis investissent fortement par leur budget de défense dans les NTIC.
L'extension du domaine des brevets aux logiciels, absurdité économique qui handicaperait nos entreprises
et freinerait le développement de ce secteur, doit être refusée.
Déclaration sur le site de campagne
La brevetabilité des logiciels, absurdité économique qui freinerait l'innovation et handicaperait nos entreprises, doit être refusée. On soutiendra le développement et l'usage des logiciels libres - particulièrement intéressants en termes de coûts et de sécurité d'utilisation - qui sont à l'origine d'une activité de services prometteuse.
Propos recueillis par courrier électronique par O1net.
Autoriser les brevets sur les logiciels mettrait l'Europe sous la coupe des entreprises américaines. Il faut refuser la vassalisation technologique vis-à-vis des Etats-Unis et soutenir le logiciel libre, la créativité de l'informatique française et européenne et notre indépendance technologique.
Avant d'instaurer la protection du logiciel par le brevet, comme les Etats-Unis le souhaiteraient, il faudrait s'assurer que son absence est vraiment pénalisante pour les éditeurs européens de logiciel. Les études économiques conduisent plutôt à penser que les brevets logiciels sont aujourd'hui une arme aux mains des grandes entreprises, qui en usent pour bloquer l'innovation ou pour limiter le recours aux logiciels libres. Par ailleurs, le logiciel bénéfice déjà de la protection par le droit d'auteur.
Interview accordée au Journal du net
Sur le plan technologique, le brevet sur le logiciel va tuer l'innovation en permettant
aux grands groupes de placer des barrières autour de technologies importantes.
Sur le plan politique, plus encore, la défaite des "logiciels libres" (de tout brevet) voulue
par les "gnomes" de Bruxelles sonnerait le glas de l'indépendance technologique des pays européens
vis-à-vis des entreprises américaines, puisque cela leur permettrait d'étendre la notion de brevet
aux inventions créées par ordinateur et de "verrouiller" en quelque sorte l'innovation à venir
en matière logicielle.
C'est donc un impératif de souveraineté que de refuser le "monopole informatique" et la brevetabilité
des logiciels.
Le bras de fer entre la communauté des internautes et la firme de Bill Gates pour que Microsoft n'abuse pas de sa situation dominante sur les systèmes d'exploitation des PC. pour tenter de dominer l'Internet est ainsi le symbole du libéralisme vertueux des cyber-activistes.
Il faut trouver un équilibre entre la nécessaire rémunération du travail intellectuel du concepteur de logiciels (qui va dans le sens de la brevetabilité des logiciels), et la protection du consommateur contre l'abus de position dominante qui est fait par certains.
Sur les brevets logiciels :
Je m'intéresse à cette question parce que c'est le prolongement naturel du combat que nous menons contre le brevetage du vivant.
Derrière le brevetage du vivant, il y a une vaste entreprise d'accaparement de ce que j'appelle les
biens communs comme les gènes, la connaissance, la transmission des connaissances, qui font
partie des biens communs de l'humanité.
Le droit d'auteur seul permet une protection égalitaire entre multinationales, PME et développeurs indépendants, et a d'ailleurs permis la prospérité de l'industrie européenne du logiciel.
Le Parti Socialiste se dit contre les brevets logiciels, pourtant le gouvernement laisse dériver la situation. S'agissait-il d'une simple promesse de circonstance liée à la proximité des élections présidentielle ?
Pour contrer les abus de l'Office Européen des Brevets, je propose de supprimer en juin 2002 l'article 52.3 en laissant tel quel l'article 52.2 de la convention du brevet européen afin que le droit cesse d'être bafoué par un pur procédé rhétorique (le fameux "en tant que tel") et que l'exception à la brevetabilité soit clairement réaffirmée conformément aux textes préparatoires de la Convention du Brevet Européen et du Code français de la Propriété Intellectuelle dans le domaine des logiciels, des méthodes intellectuels, des jeux, des présentations d'informations et des créations artistiques.
Déclarations sur le site de campagne
La priorité aujourd'hui, c'est la mise en place d'un pôle informatique européen, sur la base d'une coopération entre nations volontaires, afin de concentrer nos moyens en recherche et production et de bâtir un système d'exploitation type "Linux", indépendant des grands groupes existants et donc de l'hégémonie américaine. A ce stade, nous pourrions envisager une politique de brevetabilité protectrice de nos réussites.
Le maintien du statu quo sur ce sujet n'est pas satisfaisant, car il ne faut pas laisser l'Office Européen des Brevets décider seul, sans l'aval de la Commission européenne, sur une notion aussi fondamentale.
Compte tenu des enjeux que recouvre ce dossier pour l'économie française et européenne, il parait
urgent que le Gouvernement français se prononce officiellement contre la brevetabilité des
logiciels.
Question écrite au gouvernement (30/04/2001)
(Je suis) plutôt attaché à la notion de droit d'auteur et ne pense pas que la brevetabilité des logiciels soit une bonne chose.
Source : Le monde informatique
Il faut faire une distinction entre les brevets fictifs - c'est-à-dire des dépôts d'idées - et des brevets réels - des produits finis. En effet, les brevets fictifs, tels qu'ils sont conçus aux Etats-Unis, n'ont comme objectif que de bloquer le développement de nouveaux concurrents et d'augmenter le monopole du secteur de l'informatique. Ils sont généralement déposés par les très grosses entreprises pour verrouiller un secteur. Ils doivent donc être réduits au maximum.
Notre position est celle du pragmatisme. Rendre les logiciels brevetables n'empêche pas de continuer à aider et protéger les logiciels libres. Par contre, empêcher à tout prix le brevet, c'est empêcher aux gens de créer des logiciels, de créer des emplois et de l'activité. C'est un peu comme si on avait empêché Bill Gates de créer Windows..."
L'évolution des logiciels tient plus du palimpseste que de la création pure : on écrit toujours par-dessus les lignes de quelqu'un, c'est même le ressort de la formidable vitalité de cet univers. Tout le problème est là : qui crée ? à partir de quel moment l'innovation envoie-t-elle au rebut ce sur quoi elle repose ? En ce qu'il crée des verrous et des voies de recours procédurières, le brevet nous semble une arme à double tranchant.
Cette extension incontrôlée du système de brevet dans le domaine du logiciel contribue à mettre en péril de façon croissante les entreprises informatiques européennes, les auteurs de logiciels libres et les principes fondamentaux qui ont permis l'essor de la société de l'information.
Lettre ouverte au gouvernement
La brevetabilité risque de favoriser la prédominance de grands groupes. La sécurité des usagers en sera de fait de moins en moins garantie. Le monde du logiciel libre reste encore trop fragile, son rôle est pourtant essentiel grâce aux services qui y sont liés.
Réponse par e-mail au mainteneur de la page, en cours d'intégration sur le site du collectif.
Le gouvernement français souhaite écarter tout projet qui aurait des conséquences négatives pour l'innovation en Europe.
Les brevets de logiciels, c'est remettre de la pénurie dans un système qui permet l'abondance. La volonté de brevet de l'Union européenne témoigne des antagonismes entre la logique centralisatrice du marché, opportunément aidé ici par la puissance publique, et la logique participative du réseau. Sur l'Internet, la possibilité de distribuer gratuitement tous les contenus numériques (savoir, culture, formation, information, logiciels) ouvre des horizons opposés à ceux du calcul égoïste marchand. Les logiciels libres montrent qu'un mode de production coopératif donne des résultats plus efficaces qu'un mode de production fondé sur l'assèchement et la régulation.
Les deux exigences de la deuxième étape de l'administration électronique sont donc l'interopérabilité et la transparence.
Ce sont justement les deux points forts des logiciels libres.
Je ne crois donc pas courir beaucoup de risques de me tromper en prédisant que ces derniers joueront dans les années qui viennent un rôle essentiel au développement de l'administration électronique.
Discours d'ouverture de la deuxième journée du logiciel libre dans l'administration
Si d'aventure le Conseil Européen et le Parlement européen acceptaient ce projet de directive, il faut que les responsables politiques aient bien conscience que cette extension des brevets aux logiciels aurait des conséquences dramatiques en livrant pieds et poings liés aux grands groupes des milliers de petites et moyennes entreprises européennes innovantes.
Ce serait ainsi l'ensemble de notre potentiel d'innovation dans ce domaine majeur pour l'avenir qui se trouverait durablement affaibli.
Sur l'éventail politique, une grande majorité des candidats se prononce contre les brevets logiciels.
Personne n'est en effet sûr du lendemain, ni même de la marge de manoeuvre que laisseront les initiatives intempestives de l'Office européen des brevets et de la Commission européenne.
O1net. (10/04/2002)
C'est la dernière mode dans la campagne présidentielle et elle est pour le moins inattendue: se prononcer contre les brevets sur les logiciels. Au nom de l'indépendance, contre la marchandisation du monde, pour préserver les PME... Et surtout en réaction à la proposition de directive sur ce sujet de la Commission européenne, rendue publique le 20 février...
Libération (12/03/2002)
Faut-il être contre les brevets de logiciels? Oui, répondent à peu près tous les candidats à la présidentielle. Mais chacun a son argument, révélateur de ses convictions politiques...
Libération (12/03/2002)
La Fondation Jean-Jaurès, cercle de réflexion proche du PS, vient de publier une longue note sur "la société de l'information". Rédigé par une dizaine de spécialistes, dont les conseillers de Lionel Jospin, le document formule 50 propositions qui vont de l'interdiction de breveter un logiciel...
Noël Mamère défend l'"Internet libre, citoyen et solidaire". Il propose ainsi de consulter les internautes pour élaborer une constitution internationale d'Internet et de créer un fonds pour développer le logiciel libre...
Le Monde (08/03/2002)
Une directive européenne veut autoriser les brevets sur les logiciels. Ce texte ravive la colère des supporters du logiciel libre et réveille même les politiques. C'est pas gagné...
Jean-Pierre Chevènement a été le premier à dégainer et à qualifier la directive de "non-sens économique", coiffant sur le poteau Noël Mamère, pourtant soutien officiel du "libre" depuis longtemps. Depuis, les autres partis se sont efforcés de réagir car, on le comprend, l'extension du domaine du brevet est bien une cause politique...
Presidentielles.net (26/02/2002)
L'AFUL et l'APRIL collaborent une nouvelle fois à l'occasion de cette action qui est menée en parallèle d'une action d'information auprès des différentes formations politiques.
Cette dépêche met en avant l'avis des internautes qui réagissent à la nouvelle.
LinuxFr (11/04/2002)
Consultations françaises sur la brevetabilité des inventions logicielles (Septembre 2001)
Analyse des réponses au document de consultation sur la brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur (Juillet 2001)
Réponses au document consultatif sur la brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur (Décembre 2000)
La brevetabilité des logiciels & la redevance pour copie privée : l'Agence pour la Protection des Programmes interpelle les candidats à la présidence de la République sur deux sujets aux enjeux économiques et juridiques majeurs.
Pétition pour une Europe sans brevets logiciels (Depuis début 2000)
Plusieurs lecteurs ont exprimé leur désir de voir apparaître sur cette page un bilan technique sur les sites des candidats. Il faut noter que ce bilan n'est pas forcément représentatif des convictions du candidat, qui ne s'occupe vraisemblablement pas de ces aspects.
Là, c'est la pagaille. Beaucoup de sites en .org, naturellement, mais .asso.fr est aussi une bonne réponse (RPR, CPNT).
Certains partis pensent que la politique est un commerce et se placent en .com (Démocratie Libérale, Front National, Mouvement National Républicain).
D'autre préfèrent "rester français" et se placent en .fr (Parti Socialiste, Parti Communiste).
Côté candidats, on cherche encore plus à "se vendre" avec Christine Boutin, Jean-Pierre Chevènement (.net et .com il est vrai), Alain Madelin, Robert Hue (?), Corinne Lepage, Bruno Mégret.
Les autres oscillent entre .net et .org et Jean-Marie le Pen se distingue avec un .tv.
Seuls trois sites de candidats utilisent des cookies : Jean-Pierre Chevènement, Jacques Chirac et Christiane Taubira.
Les informations reportées ici sont celles que l'on peut obtenir avec Netcraft.
Une autre page donne les indications pour les sites des candidats.
| Organisation | Serveur | OS |
| Chasse, Pêche, Nature et Tradition | netscape-commerce/1.12 | Linux |
| Démocratie Libérale | Apache | Linux |
| Front National | Apache | Linux |
| Les verts | IIS | Microsoft NT4/Win 98 |
| Ligue Communiste Révolutionnaire | Apache | Linux |
| Lutte Ouvrière | Apache | Linux |
| Mouvement des citoyens | Apache | FreeBSD |
| Mouvement National Républicain | Apache | Linux |
| Parti Communiste Français | Apache | Linux |
| Parti Radical de Gauche | Netscape-Enterprise/2.01c | IRIX |
| Parti Socialiste | Apache | Linux |
| Rassemblement pour la République | Netscape-Entr 3.6 | Solaris |
| Union pour la Démocratie Française | Apache | Linux |
Le site www.radical-gauche.org a une page d'accueil vide, à l'exception d'un script JavaScript redirigeant vers le site de Christiane Taubira www.planeteradicale.org (IIS/4.0 sur Microsoft NT4/W98 d'après Netcraft).
Pour le site du RPR, il faut noter un problème d'accessibilité du site avec certains navigateurs dû à l'utilisation de Shockwave.
La page d'accueil du site du Parti Socialiste ne respecte pas les standards concernant l'encodage des caractères: elle utilise en partie l'encodage lié à Windows (qui n'est en plus même pas annoncé), ce qui pose des problèmes de lisibilité avec certains navigateurs.