[[00:00]] Frédéric Couchet: Une petite précision sur la question qui vient d'être posée: la meilleure façon de faire changer la loi aux États-Unis, c'est que l'Europe refuse les brevets logiciels. [C'est ce qu'a dit le...] Et je ferai une remarque: ceux qui disent que les brevets logiciels en Europe sont obligatoires parce que ça existe aux États-Unis et au Japon en se référant aux accords {CLIPS} mentent... parce que les accords CLIPS n'impliquent pas justement une uniformisation à ce niveau-là. [[00:22]] La deuxième chose, c'est que il faut savoir que si les brevets logiciels sont autorisés en Europe, les premiers qui vont en profiter ce sont les entreprises américaines qui ont de façon préventive déjà déposé des demandes auprès de l'Office Européen des Brevets. Je vais prendre un exemple très simple: Amazon, que tout le monde connaît, a depuis, je crois, 98 ou 99, déjà fait une demande auprès de l'Office Européen des Brevets pour son brevet sur le web-shopping. [[00:45]] Donc la meilleure façon aujourd'hui de sauver, je dirais, à la fois l'Europe et les États-Unis des brevets logiciels si {les accords viennent} en Europe, est que la décision maintenant est que purement politique. Elle dépend de nos élus, et elle dépend des gens qui sont actuellement à la tête du gouvernement français, et notamment allemand, qui n'ont pas pris aujourd'hui de décision, et qui sont en face d'eux, à l'Office Européen des Brevets, qui dans une illégalité totale depuis maintenant une dizaine d'années, accordent des brevets logiciels, en contradiction avec la convention de Munich, et donc la seule chose qui reste à faire aujourd'hui, c'est de convaincre les gouvernements, français et allemand notamment, de demander la dissolution de l'Office Européen des Brevets et un moratoire sur son activité et sur la... la convention de Munich. C'est la seule chose qu'il y a à faire. Donc pour les gens qui veulent sauver l'Europe des brevets logiciels y'a qu'une chose à faire: allez voir votre député, demandez-lui de poser une question au gouvernement à ce sujet-là. [[01:28]] Noël Mamère: Comme je suis justement... député [rires, brouhaha...] ils ont vraiment besoin... Et c'est d'ailleurs parce que je suis député que vous êtes là... Euh, évidemment, on va poser la question, moi je vais poser la question au gouvernement, c'est clair. Je pense qu'il faut qu'on demande à nos amis... à nos amis verts au Parlement européen, de parler... [[02:00]] Richard Stallman: Est-ce qu'il s'agit de parler du gouvernement européen ou français? [uniquement français!] Noël Mamère: Non, français! Moi je suis député au parlement français! Richard Stallman: Oui mais peut-être c'est au parlement français qu'il faut le faire! Noël Mamère: Il faut le faire au parlement français pour poser la question au gouvernement français, puisque ça dépend principalement du gouvernement français et du gouvernement allemand. Mais on peut... moi je peux le faire au plan du gouvernement français, on peut s'adresser à des collègues députés allemands, et verts allemands, pour qu'ils posent la question au gouvernement allemand, mais on peut se servir aussi du parlement européen avec le groupe des verts au parlement européen dans lequel il y a des Allemands... et des Français. {Alors çà} on peut très bien... c'est ce que nous allons... c'est ce que nous allons faire.