[[00:00]] {Jean-Benoît Lévès???}, d'EDF. J'ai beaucoup apprécié votre classification, vous euh... Je crois qu'il apparaît aujourd'hui, autour du logiciel ET de son usage, encore une subdivision. Le logiciel, c'est vraiment une oeuvre fonctionnelle, comme vous l'avez dit. par contre, pour réaliser une simulation, pour traiter une application, il va falloir aussi des données. Et donc je crois que le débat sur la protection ou la brevetabilité, doit bien distinguer le fonctionnel et l'accès aux données. Quand on parle d'application dans le domaine de la biologie, on voit bien que les données, que sont l'identification du génome humain, tout le débat est bien là [toux masque], mais dans d'autres domaines, de la simulation, il peut se faire que des données soient à protéger, parce qu'elles constituent un savoir-faire d'entreprise, et que la dissimulation de la donnée, des fois acquise difficilement, empêcherait le rôle de l'entreprise. Dans d'autres cas ces données doivent être au contraire, publiques, et accessibles. Donc il y a une distinction alors sur les oeuvres fonctionnelles, euh le logiciel libre... [[01:34]] Richard Stallman: Je suis d'a... tout à fait d'accord de ce que... de ce qu'il faut distinguer entre le logiciel et les données. Et je n'applique pas les mêmes conclusions à tous les deux. Parce que le logiciel est un oeuvre fonctionnel, les données, peut-être non! Peut-être dans, dans un jeu, les données sont le scénario, les caractères... peut-être c'est comme un roman! Donc c'est la question, c'est un oeuvre esthétique. Pas un oeuvre fonctionnel. [[02:16]] Mais je, je ne suis PAS d'accord de ce qu'il faut laisser contrôler les besoins d'une entreprise. On peut... Parfois on peut laisser faire les entreprises ce qu'ils veulent, mais... pas toujours! Les, les dits «besoins» de l'entreprise ne sont pas vraiment «besoins», sont des «désirs», et si on n'accepte pas les entreprises comme maîtres du monde, ça veut dire qu'on ne cède pas toujours aux désirs des entreprises. Mais parfois, oui! Quand il n'y a pas vraiment de raison contre, bien! On peut laisser faire ce que l'entreprise veut faire. Mais je... je le dis seulement pour dire que même le fait de s... d'être... difficile d'acquisition, de ce que les données sont difficiles de [à acquérir]... à acquérir, euh, n'implique pas que l'entreprise mérite pouvoir faire ce qu'il... ce qu'elle veut avec ces données. Aussi, il faut distinguer complètement les deux champs de brevetage et droits d'auteur. [To lump together? Comment dit-on, to lump together?] Les amalgamer entraîne des erreurs. On peut, on peut pas considérer ni l'un ni l'autre de manière intelligente si on les amalgame.