[fr.news.yahoo.com] Les maisons de disques attendent le plan antipiratage avec impatience

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C’est encore loin d’être la fête, mais au moins, l’industrie du disque n’exclut pas de la faire prochainement. C’est ce qui ressort de la conférence de presse que donnait le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) au Midem de Cannes, ce lundi 28 janvier.
Le syndicat professionnel regroupant les majors du disque présentait, comme chaque année, le bilan de l’année écoulée. Comme évoqué il y a quelques jours, les ventes de CD baissent toujours, et ce, pour « la cinquième année consécutive », selon le directeur général du Snep, Hervé Rony. En 2007, le chiffre d'affaires a chuté de 17,4 %.
Mais « 2008 devrait être l’année de basculement vers des usages légaux ». Les ventes numériques ont atteint les 50,8 millions d’euros, soit une multiplication par six depuis 2004. C’est largement insuffisant pour compenser les pertes enregistrées sur le marché du CD, d’autant que les ventes de sonneries de mobile et de ringback tunes (musique qui remplace les tonalités d'appel) ont connu une progression nettement moindre en 2007. Mais l’industrie note une série de « facteurs encourageants » pour l’année à venir.
« Un optimisme mesuré »
Christophe Lameignère, président du Snep et PDG de Sony BMG en France, a admis « un optimisme mesuré dû à un changement d’état d’esprit, notamment chez les FAI, qui ont décidé de travailler avec nous, et du côté des pouvoirs publics, qui nous aident beaucoup et répondent à nos attentes ».
Comme il a déjà eu l’occasion de le faire savoir, le Snep croit beaucoup dans les propositions pour lutter contre le piratage contenues dans le rapport Olivennes, présenté par le président de la République fin novembre 2007. Il faudrait maintenant que « cela arrive vite et que cela soit fait de manière massive »continue le président du Snep. Allusion au mécanisme de réponse graduée qui permettrait à l’industrie du disque d’envoyer des messages d’avertissement aux internautes qui téléchargement illégalement.
Les maisons de disques semblent d’autant plus confiantes que la ministre de la Culture Christine Albanel a annoncé lors de sa conférence de presse d’ouverture du Midem, que le gouvernement travaillerait à mettre au point un avant-projet de loi début février, pour un examen au Parlement au printemps.
Autre source de satisfaction : le refus clair de la ministre de voir s’instaurer en France un mécanisme de licence globale, alors même que cela faisait partie des propositions de la commission Attali sur la relance de la croissance. « Ce n’est pas Attali qui fait le gouvernement, heureusement pour nous », s'est réjoui Christophe Lameignère.
La question de l'abandon des DRM
La licence globale n’est pas le seul sujet sensible récurrent. Les verrous numériques (DRM) et surtout leur éventuel abandon, sont revenus sur le tapis, sauf que les majors semblent bien moins rivées sur leurs positions. « L’abandon des DRM n’est pas une fin en soi. On n’a pas encore mesuré si les retirer peut dynamiser les ventes », considère Christophe Lameignère. Pour l’instant, [retirer les DRM, NDLR] c’est juste un moyen d’obtenir l’interopérabilité. Ce n’est pas seulement un problème d’industrie, c’est aussi un problème commercial ». Sous-entendu : il n’y a pas de position commune, à chaque major de se déterminer.
L’année 2007 a vu une à une les majors renoncer à leurs mesures de contrôle de la copie mais en ordre dispersé, parfois dans le cadre d’opérations restreintes ou expérimentales. Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music France, a tenu à cette précision : « Nous sommes convaincus que l’avenir de la musique passera par des formules d’abonnement. Or l’abonnement passe obligatoirement par des DRM. On est en train, tous, de faire des tests. Mais je ne pense pas que l’avenir de la musique numérique soit un avenir sans DRM ».
En tout cas, l’industrie du disque se remet à parler d’avenir, en termes concrets. C’est un signe. »

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